Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Grégory Questel évoque sa riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Grégory,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous participez actuellement au Festival Nikon, notamment au travers de « Je suis un beau dessin », court-métrage dans lequel vous jouez mais que vous avez aussi co réalisé, ce qui est une première pour vous. Quel en est le sujet ? Quel angle avez-vous pris ?

 

Il se trouve que j'ai d'abord tourné dans un autre court-métrage pour ce Festival, « Je suis une banquette arrière ». C'est ainsi que j'ai été tenté de faire le mien. Je l'ai co écrit avec Xavier Thiam et Marjorie Frantz, qui jouent aussi avec moi. C'était l’occasion d'une première co réalisation.

 

Depuis que j'ai arrêté « Plus Belle la Vie » il y a trois ans et demi, je me suis énormément remis à l'écriture. Pour cette fois ci, plutôt que de devoir démarcher des productions, nous avions envie de faire quelque chose en autonomie, rapidement. L'écriture s'est bien passée, le tournage a duré une soirée seulement et le montage deux jours. C'était avant tout pour le plaisir. Il se trouve que, en 24 heures, il était tout de suite dans les vingt les plus soutenus et les plus vus. Bientôt un mois après, il l'est toujours. Nous commençons vraiment à croire à quelque chose, pensant que notre écriture a sans doute plu.

 

C'est un sujet fort, il n'est pas anecdotique.  C'est compliqué d'en parler sans dévoiler la chute. Il me tient à cœur. Par ailleurs, je suis parrain de deux associations à destination des enfants, « Ela » et « Tout le monde chante contre le cancer », je suis également papa de trois enfants, dont le deuxième joue dans le court-métrage, donc les thèmes autours de l'enfance me parlent et me touchent. Ce qui fait le lien avec le sujet du court-métrage que je vous invite à découvrir : https://www.festivalnikon.fr/video/2017/731?lang=fr

 

2/ Pourquoi avez-vous particulièrement souhaité mettre en avant ce thème-ci ?

 

C'est du travail d'écriture. Ce n'est pas arrivé par hasard, mais pratiquement. Le thème étant « Je suis un cadeau », nous sommes partis sur un dessin. De fil en aiguille est arrivé le sujet fort. Je suis particulièrement concerné parce que j'ai, comme je vous le disais, trois enfants donc, naturellement, cela vient aussi et se ressent dans l'écriture.

 

3/ Selon vous, quelles sont les clés du succès de ce court-métrage ? Pourquoi plaît-il aux internautes ?

 

On écrit énormément, et avec beaucoup d'exigence. Nous nous sommes cassés la tête sur chaque réplique, sur chaque mot. Ce film, quand on le voit une fois, n'en a pas l'air mais, si on le regarde une deuxième fois, on se rend compte qu'il y a des détails vraiment partout. Qui sont affreux à voir après coup.

 

Cela tient aussi à la simplicité de la réalisation. C'est simple, c'est quotidien, cela parle à tout le monde.

 

4/ En parallèle, « Lui dire » sera présenté au Festival Cinécran de Vannes, le 17 mars prochain. Que dire sur cette autre belle aventure artistique ?

 

C'est un texte qu'un ami, François Courtois, a écrit il y a vingt ans. Je n'avais alors pas l'âge du rôle mais j'ai tout de suite adoré ce texte. Puis, c'est tombé aux oubliettes.

 

Il y a cinq ans, j'y ai repensé, en voyant le travail de Virginia Bach, qui avait fait un court-métrage, « Fuir », sur les femmes battues. Un travail magnifique, j'adore son traitement, le côté premier degré, elle ne s'encombre de rien, elle a un grain à l'image qui est sublime. Elle a lu le texte de François, elle l'a adoré mais, ne faisant pas les commandes, elle l'a réécrit. Pour en faire son adaptation, que nous avons tournée, grâce à France 3, à la région Occitanie, à l'Adami. Du coup, presque vingt ans après, j'ai pu rappeler François pour lui dire que son histoire avait enfin vu le jour.

 

Il est tout chaud, on a fait quelques projections privées, c'est à présent parti dans les Festivals et on commence à avoir des réponses. Vannes est la première ville à avoir donné son accord et, comme je viens de cette ville, je suis hyper content de cette nouvelle. J'espère que ce film va aller chercher des prix parce que c'est encore un sujet terrible.

 

5/ Vous êtes aussi de retour à Marseille sur les plateaux de tournage de « Plus Belle la Vie ». Vous serez à nouveau à l'écran à partir du 12 février prochain. Nous imaginons que c'est un plaisir de retrouver l'équipe et les plateaux ?

 

C'est exactement cela. Avec Dounia Coesens, qui joue Johanna, ma femme, nous sommes de retour pour deux mois, avec une bonne intrigue qui va se conclure par un prime. Mais plus de trois ans après notre départ, c’est assez étrange d'être à la fois acteur et aussi presque spectateur, de retrouver la place du Mistral. Malgré l’énorme charge de travail, on ressent un côté « touriste » assez rigolo, qui nous donne aussi beaucoup de détente dans le jeu. Nous avons beaucoup de plaisir à retrouver le soleil et les amis. C'est très sympathique.

 

6/ Vos trois ans et demi de pause dans la série vous ont-ils permis d'appréhender différemment votre personnage ? Ou, à l'inverse, l'avez-vous retrouvé spontanément, êtes-vous le même qu'à l'époque ?

 

Le personnage revient de suite. C'est assez amusant de le retrouver. Il en va de même pour le couple. Avec Dounia, nous ne nous sommes jamais quittés, elle est comme une sœur aujourd'hui pour moi, en plus nous sommes voisins à Paris et nous nous voyons tout le temps. Par contre, se refaire des bisous pour le tournage était étrange mais, en même temps, très marrant.

 

Dès que je remets les petits mocassins, le personnage revient de suite. C'est comme le vélo je crois. Le procureur Revel est le même. Terrible au boulot, arriviste, arrogant, carriériste, et magique à la maison. Sa compagne est son seul talon d’Achille. Il est prêt à tout pour elle. N'importe quelle femme rêverait d'un mari aussi amoureux, attentionné, prévenant. Ça le sauve.

 

Vous verrez pourquoi ils reviennent, cette raison m'aide à lui donner un côté plus attachant, du moins je l'espère.

 

7/ Vous l'avez dit précédemment, vous écrivez aussi beaucoup. Quels sont vos projets et vos envies dans ce domaine ?

 

Les gens qui m'ont donné l'envie de faire ce métier sont les artisans créateurs, le Splendid, Poirret / Serreault, Bacri / Jaoui. C'est vrai, plutôt comédie, encore que les derniers cités n'étaient pas uniquement dans ce registre. Mon envie est d'écrire, de monter des projets dans un collectif.

 

Avec Xavier Thiam, nous écrivons beaucoup. Marjorie Frantz nous a accompagné pour le court-métrage du Nikon. Ensemble, tous les trois, nous écrivons une série en vingt six minutes, très comédie, dans le monde du doublage, avec toutes les anecdotes cocasses que nous avons dans ce milieu.

 

« Hydra » est une autre écriture faite avec Xavier, un six fois cinquante deux minutes. Dans un autre registre, l'univers y est à mi chemin entre « Lost » et « House of cards ». C'est un grand écart suffisamment large pour s'imaginer beaucoup de choses. Une production nous accompagne, nous allons voir comment se passe la suite. Le développement est toujours très long, mais j'adore ces temps d'écriture, c'est indispensable.

 

8/ Parmi toutes vos casquettes artistiques, un domaine plus que tous les autres vous attire-t-il tout particulièrement ? Ou, au contraire, la diversité vous plaît-elle davantage ?

 

C'est la diversité qui m'attire. Un jour faire du doublage, le lendemain écrire, le surlendemain jouer dans « Section de recherche » ou « La stagiaire » , tourner un court métrage etc…

 

J’ai une formation d'ingénieur mathématiques en informatique. C'est pendant ces études que j'ai découvert le théâtre amateur. Ensuite, je suis arrivé à Paris prendre des cours de théâtre pour en faire un métier. J'aime justement la diversité, l'insécurité de ne pas savoir la suite, de travailler avec de nouvelles équipes. Le côté CDI m'oppresse, j'aime à l'inverse la diversité de mon métier.

 

Ce fut un plaisir, Grégory, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

Partager cet article

Repost0

Koh-Lanta Fidji : Mélanie évoque son beau parcours !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mélanie,

Vous avez participé à la dix-huitième saison de "Koh Lanta" sur TF1. Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Membre fidèle de la tribu des rouges, vous avez quitté l’aventure sur décision médicale, suite à votre blessure à la cuisse, à quelques jours de la finale. A froid, que retenez-vous de votre aventure ?

Je retiens que c'était une belle aventure, dans laquelle je me suis donnée à 100 000%, que ce soit sur le camp ou sur les épreuves. Je n'ai aucun regret, physiquement mon corps a lâché mais je dois l'accepter, même avec le recul. C'est dommage mais c’est le signe sans doute que ça devait se passer ainsi.

2 / Le fait de ne pas avoir été éliminée suite à un conseil, avec votre nom sur les bulletins, apaise-t-il un peu la déception d’avoir dû partir sans défendre vos chances ?

Je crois que c'est très difficile d'être éliminé sur des votes, d'après ce que mes camarades ont ressenti. Je ne l'ai pas vécu mais partir sur décision médicale à ce stade du jeu reste super frustrant. Il ne restait que trois épreuves à faire avant l'orientation et j'avais encore toute mes chances de faire de belles choses. C'était compliqué.

Avec le recul, je ne suis pas frustrée, je me dis que c'est dommage. Mais j'ai accepté. Je n'ai pas d'aigreur vis à vis de ce qui s'est passé. 

3/ Quel a été, pour vous, le moment le plus marquant de vos trente-six jours d’aventure ?

Un jour qui m'a vraiment beaucoup marqué est celui de la défaite au jeu de confort pour l'appel téléphonique. Parce que c'était tellement important à ce moment-là du jeu, pour moi, d'entendre mes enfants et ma famille, d'avoir des nouvelles, que cela a été super dur. Je crois que c'est la fois où j'ai le plus pleuré, où j'ai eu besoin de temps pour réfléchir.

En même temps, cette défaite a complètement changé mon aventure. Je me suis boostée davantage, voulant vraiment me battre jusqu'au bout, me disant que, tant pis si je ne les ai pas eus au téléphone, il faut que je me batte pour moi et mes enfants. A partir de là, je n'ai plus eu peur de faire des choses, d'essayer, d'y aller à 100 000 %. Je me suis vraiment mise dans le jeu, je crois, à ce moment-là.

Votre victoire lors du parcours du combattant a été, nous l’imaginons, un instant fort ?

Cette victoire a été la consécration de tout ce que j'avais fait. Je pense que je me donnais assez et que je méritais aussi d'avoir une victoire personnelle. Du coup, c'est vrai que cela a été super agréable et un moment très marquant pour moi dans l'aventure.

Ce que vous avez vécu et ressenti pendant cette aventure correspond-t-il à ce que vous vous imaginiez ?

Je m'étais imaginé un peu comment j'allais réagir, comment j'allais vivre les choses. Après, sur le moment, j'ai été quand même très affamée, nous étions souvent à fleur de peau. Toutes les émotions sont décuplées. Même si on en a conscience avant, quand on le vit c'est vraiment intense.

J'ai eu le temps aussi de refaire le monde, de réfléchir à ma vie, de prendre des décisions sur ce que je veux faire et la façon d'y arriver. Cela a été très fort. C'est difficile d’expliquer ce que l'on ressent là-bas mais, quand on est coupé du monde et qu'on se bat avec nous-même mais aussi contre les autres, avec lesquels, en plus, on noue des amitiés, on va chercher des choses profondes en nous, ce qui est très intéressant comme travail.

4/ Au dixième jour, à l’issue de votre victoire dans l’épreuve du puzzle chauve-souris, vous devenez capitaine de la nouvelle équipe rouge. Comment aviez-vous alors appréhendé cette nouvelle responsabilité ?

Je ne suis pas du tout une leader dans la vie, j'aime bien être avec le peuple, je n'avais pas du tout envie d'être capitaine en fait. Mais, dans le jeu, je n'avais pas le choix que d'aller très vite et de sauver ma peau, j'étais très fière d'avoir gagné, c'était une très belle récompense.

Mais il a fallu que j'assure et que j'assume mon rôle de capitaine. Toutefois, je leur ai expliqué que je ne prendrai pas ce rôle, toute seule, de porte-parole. Certes, j'étais capitaine mais je leur ai dit que, comme d'habitude, les choix se feraient en commun. Ce qui comptait pour moi, c'était l'échange et que chacun donne son avis pour les décisions, comme dans la vie de tous les jours.

Avec le recul, regrettez-vous certains de vos choix dans la composition de votre équipe ?

Non, pas du tout. J'ai trouvé que notre deuxième équipe rouge était agréable, qu'il y avait une bonne fusion. D'ailleurs, nous n'avons eu qu'un seul conseil entre nous, celui de Marta, et j'étais super désolée   parce que j'aurais aimé que l'on gagne toutes les épreuves pour arriver tous ensemble à la réunification. Malheureusement, nous avons perdu la première épreuve. Nous étions tellement unis, sans histoire entre nous, que, avec le recul, je trouve que mes choix lors de la composition étaient bons. 

5/ Lors de la réunification, votre tribu est en forte majorité et l’on peut naturellement s’attendre à l’élimination progressive des quatre aventuriers jaunes encore présents. Ce qui ne sera finalement pas le cas. Comment expliquez-vous ce retournement de situation ?

Honnêtement, je pense que notre choix stratégique, qui était un choix de base, a été bien tenu, en tout cas par nous les cinq qui nous sommes retrouvés dans la deuxième équipe rouge. Comme on se l'était dit, nous sommes arrivés tous les cinq à la réunification.

Finalement, oui, il y a eu des rebondissements mais ce sont les aléas du jeu, il y a des choses qui se passent et qui font que ça ne tourne pas forcément de la manière dont on l'avait pensé. Mais je retiens que l'on était bien car, même si certaines personnes ont fait des choix différents et ils en avaient le droit, ça ne nous a pas tant pénalisé que ça. Avant que je ne sorte, on était encore quatre rouges contre deux jaunes, donc on était toujours bien dans notre stratégie.

Malheureusement, je sors sur blessure médicale et mes camarades perdent aussi ma voix au conseil. Il y avait aussi un collier, il me semble que c'était Magalie. Ce qui a mis à égalité les votes. Ils ont eu l'immunité et un collier, ce qui a fait pencher la balance à ce moment-là. Mais je ne pense pas que nous avons perdu stratégiquement car, si je n'étais pas sortie, nous avions une chance, les quatre anciens rouges, de passer le conseil.

En avez-vous voulu à Maxime et Fabian de ne pas avoir respecté la stratégie des anciens rouges ? Comprenez-vous, avec le recul, leurs choix ?

Je ne leur en veux pas du tout. A la base, j'ai toujours dit que c'était un jeu et qu'il fallait qu'on garde ça dans nos têtes, sinon on serait devenu fou. C'était leur choix, je n'ai peut-être pas tout compris sur le camp ni en regardant les épisodes, mais cela ne m'a pas pénalisé pour mon parcours en fait.

Ils se sont pénalisés tous seuls en faisant cela et ont fini par sortir avant nous. Je n'ai pas de rancœur vis à vis de cela, d'autant plus que ce n'est qu'un jeu. Ils avaient tout à fait le droit de changer de stratégie. Pour notre équipe, c'était plus simple de garder notre tactique de départ car nous étions en supériorité et, en plus, nous avions fait toute l'aventure ensemble avec les rouges, nous avions tissé des liens et noué une amitié forte, on n’avait donc pas envie de s'éliminer. Pour Maxime et Fabian, je n'ai pas de rancœur, ils ont fait leurs choix, c'était leur jeu.

Du coup, comment avez-vous abordé le moment des destins liés, avec toutes les tractations alors en cours ?

J'étais avec Tiffany. C'était compliqué car les binômes avaient été fortement dispatchés par rapport aux couleurs et à ce que l'on voulait faire par la suite. Cela nous a mis en difficulté. Après, un binôme avait un collier, un autre a eu l’immunité, ça se jouait donc entre le duo André/ Maxime et le mien. Mais je ne me suis pas trop sentie en danger parce que j'avais encore mes trois autres camarades rouges avec moi sur le camp. Je savais qu'ils ne voteraient pas contre moi et Tiffany avait le soutien de Magalie. Nous étions donc pratiquement assurées de passer. On avait juste peur que Maxime ou André ait un collier. Mais je n'ai pas trop appréhendé ce moment-là en fait, ça n'a pas été si compliqué pour moi.

6/ Tout au long de votre beau parcours, on vous a vue très proche de votre camarade Sandrine. Que dire sur cette belle amitié ?

C'est une amitié qui perdure, on s'appelle encore toutes les semaines. On s'est revue avant la finale, une seule fois seulement, car nous avons toutes les deux des vies chargées et nous n'habitons pas du tout au même endroit. Puis nous nous sommes vues à nouveau lors de la finale.

On va essayer de se voir cette année, la première qui pourra bouger dans le village ou la ville de l'autre ira. C'est une amitié qui s'est installée petit à petit dans l’aventure, qui a été très forte. Cela a été aussi ma force, j'avais besoin d'aide, elle avait besoin de moi, on se comprenait, on riait, on échangeait, on prenait des décisions à deux.

C'est une belle aventure, on rencontre des gens que l'on n'aurait peut-être pas croisés dans la vie de tous les jours. Nous n'avons pas forcément eu d'atomes crochus au départ, de par nos vies différentes puis, finalement, on a tissé des liens super forts. C'est une aventure unique qui, forcément, nous marque à vie, je trouve cela cool. Nous avons cette aventure en commun dans notre amitié qui va continuer.

7/ Quelles sensations vous ont procuré le visionnage des différents épisodes ? Est-ce plutôt un plaisir de vous replonger fictivement dans l’aventure ou, à l’inverse, est-ce difficile de découvrir certains actes ou comportements ?

J'étais excitée à chaque épisode de voir ce qui se passait. Je savais la finalité mais je ne savais pas ce que l'on verrait ni ce que chacun tramait de son côté. C'est vrai que c'était intéressant aussi de voir tout ce que je n'avais pas compris sur le moment. A beaucoup de conseils, je ne comprenais pas trop les choix et je découvrais que mes camarades avaient voté contre certaines personnes, sans que je le sache. J'ai donc pu m'apercevoir, avec les diffusions, de toutes les discussions qu'il y a eues à côté.

Même si ça s'est bien passé, cela n'a pas toujours été évident ni facile de voir certaines choses. Parce que, sur le moment, on n'avait pas de recul, je pensais que tout allait bien, que tout le monde trouvait cela cool mais, en fait, j'ai découvert que des gens étaient à fond dans les stratégies. C'est donc assez surprenant en fait. Je préfère garder, aujourd'hui, malgré ce que j'ai vu dans les épisodes, mon souvenir de ce que j'ai ressenti au moment où j'étais sur l'île. Je pense que c'est mieux que ce que j'ai vu à l'écran.

8/ Les images vous ont montrée très joyeuse, dynamique, souriante. Ces adjectifs vous caractérisent-ils bien dans votre vie de tous les jours ?

Oui, effectivement, je suis quelqu'un de tranquille, à la cool. J'aime que les choses se passent bien. Je suis calme, gentille mais il ne faut pas non plus me pousser dans les orties. J'aime bien quand les choses sont transparentes mais c'est compliqué dans un jeu comme "Koh-Lanta" où, forcément, on ne peut pas tout raconter. Cela a été difficile à gérer sur le moment pour moi mais j'ai essayé de faire au mieux et de me canaliser comme je pouvais. Parfois, j'ai pété des câbles parce que je suis entière. Quand il y a quelque chose qui me dérange et que les gens n'assument pas forcément devant moi, cela m'énerve et j'ai besoin de parler et de m'expliquer.

9/ En un mot, comment décririez-vous votre aventure ?

Surprenante.

Seriez-vous prête à refaire votre sac et à repartir ?

C'est une question difficile. Autant, j'adorerais pouvoir repartir et aller jusqu'au bout cette fois-ci. En faisant plus attention, car je sais aussi comment je me suis fatiguée sur le camp et sur les épreuves, je pourrais mieux me préserver, en tout cas physiquement, pour aller plus loin. En même temps, j'aime bien quand les choses sont uniques et je crois que c'est une aventure unique.

Je ne sais pas si je serais prête à repartir en ayant déjà vu ce que c'était. Je me dis aussi que c'est bien de garder ce souvenir-là et d'accepter de ne pas avoir gagné. En même temps, ce n'était pas forcément le but ultime pour moi.

Je crois que je resterais sur cette aventure-là pour avoir un bon souvenir de "Koh-Lanta". Aussi pour que d'autres gens qui souhaitent y aller aient leur chance également.

Ce fut un plaisir, Mélanie, d’effectuer cette interview avec vous !

Publié dans Télévision

Partager cet article

Repost0

Elodie Bouleau évoque sa riche actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Élodie,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

1/ Vous êtes à l'affiche, au théâtre de la boussole, de la pièce à succès « Dans la peau de ma femme » de Guilhem Connac, Pierre Du Tremblay et Benoit Labannière. Quelle histoire y est racontée  ? Quelles thématiques sont abordées ?

 

C'est l'histoire de Fred et Cécile, en couple depuis quelques années déjà. Lors d’une scène de ménage, Cécile fait le voeu que Fred se mette une seule journée à sa place. Et contre toute attente, le lendemain matin, Fred se retrouve dans la peau de Cécile et Cécile dans la peau de Fred. Et la visite de leur meilleur ami va les obliger à jouer le rôle de l’autre.

 

Une pièce sur les rapports Homme/Femme évoquant bien sûr les défauts de l’un et l’autre, tantôt poussifs pour totalement s’abandonner à cette comédie légère dénonçant un certain nombre de clichés totalement assumés et où chacun se reconnaîtra pour rire à gorge déployée tout le long de la pièce.

 

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

La pièce démarre sur une scène de ménage où Cécile représente cette femme moderne, working-girl, d’apparence très féminine et avec des responsabilités. Pressée, elle gère tout au travail comme à la maison et reproche un certain nombre de choses à son mari. Elle est parfois râleuse, mais néanmoins « attachiante».

 

Puis, quand Cécile devient Fred, on bascule forcément dans une apparence beaucoup moins glamour :-) D’abord vêtue d’un short et d’un maillot de football, Cécile perd naturellement son port de tête, sa démarche est plus lourde, elle ne croise évidemment plus les jambes sauf si on la rappelle à l’ordre, je lui ajoute en plus d’une voix plus grave une légère gouaille avec un esprit plus macho, adulescent, blagueur et « puéril ».

 

3/ En tant que comédienne, d'un point de vue artistique, comment vous mettez-vous facilement dans la peau d'un personnage masculin ?

 

Comme tout homme doit avoir une part de féminité, je pense que toute femme a sa part de masculinité. Surtout à notre époque et je connais la mienne !! Il ne s’agit pas de singer l’homme mais d’exagérer certains traits de caractère, comme ses attitudes physiques de façon à rendre le jeu visuellement drôle.

 

J’ai démarré ma formation théâtrale et mon métier de comédienne par la Commedia Dell’arte. Porter un masque, désarticuler son corps, créer une démarche unique, adopter une gestuelle, lui attribuer une voix, pour totalement s’abandonner et faire naître un personnage. J'observe également beaucoup. La rue est le parfait spectacle de la vie !

 

4/ Selon vous, quelles sont les clés du succès de cette pièce ?

 

Depuis la nuit des temps, les hommes et les femmes essaient de se comprendre, mais en vain… il y a tant de questionnement et de mystère non résolus sur le sexe opposé. Pourquoi fonctionnons-nous systématiquement de manière différente ? Des questions qui restent sans réponse et où il y a encore tant à dire et à écrire. Et puis qui n’a jamais rêvé d’être dans la peau du sexe opposé ? Le succès de cette pièce provient sans nul doute d’un sujet indémodable où tout le monde peut s’identifier comme à la fois se divertir.

 

Moi-même, j'écris une pièce sur les rapports Homme/Femme en soulevant un tout autre point de vue : Quelle est la place de l’homme dans notre société actuelle ? La pièce s’intitule « Le Mâle du Siècle » et c’est pour très bientôt !!

 

5/ Malgré un rythme très soutenu et une mécanique très précise, vous permettez-vous pour autant quelques libertés personnelles pour surprendre vos camarades ?

 

Fort heureusement ! Chaque soir est différent et c’est ce qu’on appelle la magie du spectacle vivant ! N’importe quel comédien qui intègre une troupe en cours de route, ce qui a été mon cas pour cette comédie, commencera d’abord par s’appliquer à dire le bon texte, écouter ses partenaires de jeu, rentrer dans le bon rail et répondre aux exigences du metteur en scène.

 

Puis, vient la période après rodage où l’on est plus confiant, l’ambiance de la troupe est plus que bonne et bienveillante et il suffit d’un soir où le public est plus communicatif que d’autre et où l’amusement et le lâcher prise vont nous faire improviser, rebondir sur un nouveau mot, un nouveau geste proposé par son partenaire, on y répond et on se surprend.

 

C’est d’ailleurs à base d’improvisation que les comédiens étoffent un texte, validé ou non par l’auteur. Aussi, et comme vous l’avez précisé, la comédie représente une mécanique imposant une rythmique bien spécifique et l’on ne peut évidemment pas ou très difficilement improviser et surprendre ses camarades pendant ces scènes de jeu réglées comme du papier à musique.

 

6/ En parallèle de cette pièce, vous êtes aussi en tournée avec trois autres spectacles. Que dire sur chacun d'entre eux ?

 

Je joue effectivement « Le Coach » et « Le Bon Plan », 2 excellentes comédies de Bruno Bachot. « Le coach » est d'abord un succès théâtral avant d’être adapté au cinéma avec Jean-Paul Rouve et Richard Berry. La pièce se joue depuis six ans, partout en France. J'ai rejoint l'équipe il y a six mois pour faire le Festival d'Avignon. C'est une comédie d’une grande efficacité, avec une mécanique extraordinaire et un rythme de comédie hyper soutenu. Un caviar d’écriture.

 

Egalement « Le Bon Plan » la nouvelle pièce de Bruno Bachot qui compte 4 comédiens et 8 personnages. J’interprète pour ma part 3 personnages : Une concierge nymphomane; Mylène, une jolie danseuse puis Madame Smith, une comptable sur-vitaminée, névrosée et qui entend des voix. Une comédie burlesque au rythme effréné qui, je l’espère, trouvera prochainement une programmation parisienne.

 

Pour terminer, « Bons à rien, prêts à tout » de et avec Philippe Urbain et Emmanuel Carlier où j’interprète encore une fois un rôle de composition. Géraldine, une jeune catholique, étriquée au visage particulièrement ingrat et avec des dents toutes noires. Autant vous dire que mon passage en loge avant d'entrer en scène est assez long, je porte une perruque brune, bouclée, avec les cheveux gras, ainsi qu'un costume d’un autre temps, je transforme mes sourcils en plus épais et broussailleux et sans oublier le vernis noir que je dois poser sur les dents.

 

7/ Pour terminer et revenir sur la pièce à la Boussole, que dire de plus pour inciter les lecteurs, si ce n'est pas déjà fait, à venir voir ce chouette spectacle ?

 

Victime de son succès, « Dans la peau de ma femme » se joue simultanément dans 10 villes de France, ce qui est un premier gage de qualité !! La salle est comble tous les soirs et pour notre plus grand bonheur. C'est une comédie archi efficace, on rit du début à la fin, pour petits et grands, à voir en couple ou en famille, venez vous divertir, vous ne le regretterez pas. Alors, vous venez quand ?

 

Merci, Élodie, pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

Partager cet article

Repost0

Caroline Munoz évoque sa chronique sur C8 dans William à Midi !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

1/ Les fidèles téléspectateurs de C8 peuvent vous suivre dans la nouvelle émission de William Leymergie, « William à Midi ». Pour commencer, pour ceux qui ne le connaîtrait pas encore, comment présenter ce programme quotidien ?

 

C'est un programme qui est entre le magazine et l'actualité, qui traite de différents sujets très concernant pour les téléspectateurs et l'ensemble des Français. On démarre à 12h 40 par un journal et on termine vers 14h.

 

De 13h à 14h, c'est vraiment la partie magazine où l'on retrouve des rubriques consommation, tourisme, enfance, santé notamment. On essaie de coller à l'actualité sur des programmes et des thèmes plus larges.

 

2/ Vous êtes en charge de la rubrique consommation. Comment la décrire ? Quels en sont le principe et le contenu ?

 

C'est vraiment la consommation au sens large, de tout ce qui peut concerner les foyers français. Donc ça va de comment choisir son assurance auto aux menus des fêtes de fin d'année, en passant par la vie sans frigo ou encore le vin sans alcool. Citons également les critères pour choisir une nouvelle pompe à chaleur avec déduction fiscale.

 

Donc c'est vraiment très large.

 

3/ Comment se font les choix des thèmes ? Est-un un choix uniquement interne ou est-ce fonction aussi des demandes des téléspectateurs ?

 

Pour l'instant, c'est vraiment en interne où des décisions collégiales sont prises au sein des équipes. Ensuite, des journalistes partent faire des reportages. A partir de là, on écrit des chroniques que l'on présente en plateau. Elles durent environ six minutes, trois minutes sont consacrées au sujet et les trois suivantes permettent de préciser en plateau des informations qui ne sont pas forcément données précédemment.

 

Quelles petites touches personnelles essayez-vous d'apporter dans votre chronique ?

 

Sans doute ma personnalité. Ce n'est pas mon domaine de prédilection donc je me situe un peu comme les téléspectateurs, je découvre aussi des thèmes qui m’intéressent et je les défends de cette façon.

 

4/ Ce programme est diffusé à un horaire très concurrentiel, face notamment aux journaux d'information. Du coup, qu'est-ce qui fait la spécificité de votre émission ? Cherchez-vous à vous adresser à un autre public ?

 

On essaie effectivement de s'adresser à un autre public. Nous présentons l'actualité mais sous la forme d'un magazine. C'est-à-dire que nous traitons de sujets qui ne sont pas forcément évoqués dans les journaux des grandes chaînes. C'est un peu notre plus.

 

Nous avons aussi le public de William Leymergie qui nous suit. C'est quelqu'un qui a fait une très belle carrière et qui a une grande notoriété, ainsi qu'un grand professionnalisme. Son image attire aussi le public et les fidèles.

 

La personnalité et le charisme de William apportent beaucoup. C'est aussi la bonne humeur qui fait notre marque de fabrique. Le plateau se veut convivial et bienveillant avec, en plus, un fond d'information, d'actualité. On est vraiment proche du public et je pense que c'est ce qui plaît avant tout.

 

5/ A l'antenne, vous autorisez-vous certaines libertés entre vous pour vous surprendre et vous amuser encore plus ?

 

On essaie de sortir du cadre, même si on est très timé. En plus, on s'entend vraiment bien, nous sommes une bande de copines, il y a donc ce côté sympa et convivial, on n'hésite pas à se charrier les unes les autres.

 

6/ Pour finir, que dire pour inciter, si ce n'est pas déjà fait, les lecteurs à suivre l'émission ?

 

Quelque soit la personne, son âge, sa ville, son centre d'intérêt, elle trouvera toujours une réponse à une question dans cette émission. On aborde tous les sujets de notre société, de notre vie du quotidien. Chacun est forcément intéressé par l'un des thèmes.

 

L'émission fonctionne aussi parce qu'on s'y retrouve tous. Si l'on n'est pas concerné directement, cela concerne un proche. De toute manière, l'émission touche tout le monde et chacun y trouve un centre d'intérêt.

 

Merci Caroline pour ce nouvel échange !

Publié dans Télévision

Partager cet article

Repost0

Marie Réache évoque sa riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche au Lucernaire de la pièce « Orphée et Eurydice à bicyclette ». Pour commencer, comment présenter ce spectacle ? Quels thèmes et quelles thématiques y sont abordés ?

 

La compagnie des Épis Noirs, avec laquelle je travaille, a pour spécialité de prendre des mythes et de les déflagrer en quelque sorte. On part effectivement du mythe d’Orphée et d'Eurydice mais on retrouve Bernard et Jeanine, deux personnes qui s'aiment beaucoup et qui décident de raconter l’histoire des deux héros pour sauver le monde.

 

Dans l'histoire, on croise aussi notamment les parents d'Orphée et d'Eurydice. Il y a en fait plein de personnages que l'on va tous jouer pour raconter une aventure. Ça donne un espèce de spectacle complètement vertigineux, avec un cadre et, dans celui-ci, on fait exister de nombreux univers.

 

Sans arrêt, on revient sur Bernard et Jeanine, c'est donc vraiment du théâtre dans le théâtre. On passe d'un univers à l'autre en l'espace d'un mouvement de cadre. On passe de personnages très caricaturaux et comiques à Orphée et Eurydice qui ont une sorte de pureté, à Bernard et Jeanine qui se disputent mais qui sont tous deux très sympathiques.

 

Bernard est à fond sur sa volonté de sauver le monde. Jeanine est plus légère, elle fait cela pour lui faire plaisir donc elle ne se rend pas vraiment compte qu'il y a du public, elle lui parle de ses bas de contention, de ses varices. Cela donne un décalage très sympa.

 

Les gens apprécient énormément ces changements de cap très abrupts.

 

2/ Comment basculez-vous d'un personnage à l'autre ?

 

Ce n'est pas du théâtre d'incarnation, ce n'est pas du tout du théâtre psychologique. Dès le départ, on a travaillé avec un cadre pour symboliser cette cassure. De suite, on a mis en avant le fait de passer d'une chose à une autre en une seconde. Mais ce n'est pas facile, les personnages ont notamment des voix totalement différentes.

 

Je joue à un moment la mère, une abominable femme, une sorte de Cruella d'Enfer. Pour tout raconter, Eurydice est une sirène qui vient d'un monde sous marin et qui est envoyée sur terre pour sauver le monde, par Hadès, le dieux des Enfers. Elle est accompagnée d'Orphée.

 

Se développe ensuite une histoire d'amour avant qu'Eurydice ne descende aux enfers. C'est en fait une prostitution dans le monde des films pornos. A la fin, Orphée vient la chercher mais, comme dans le mythe, Hadès lui dit de ne pas se retourner, ce qu'il n'écoute pas, entraînant la mort d'Eurydice. Sur le fond, c'est donc une histoire assez dramatique mais le spectacle n'est pas traité de la sorte du tout.

 

3/ Justement, quelles ont été vos principales sources d'inspiration à tous pour développer, mettre en scène et interpréter ce spectacle ?

 

La compagnie est axée principalement sur du théâtre musical, les deux casquettes étant mises en avant équitablement. Pierre Lerick écrit les textes et fait les musiques. D'habitude, il fait la mise en scène mais là, comme nous ne sommes que deux pour interpréter une dizaine de personnages, nous sommes mis en scène par Manon Andersen, une comédienne extraordinaire fétiche de la compagnie. Elle a fait un travail incroyable, les gens sont ravis.

 

C'est un spectacle inclassable, un ovni. Il faut se laisser porter, il ne faut pas chercher à comprendre. Tout est donné et il faut surtout se laisser porter dans ce tourbillon, qui est autant musical que théâtral. Du coup, je me retrouve à jouer de l'accordéon, ce que je n'avais absolument jamais fait, à chanter, ce que j'ai très rarement fait et à danser, ce que je n'avais carrément jamais fait. C'est assez complet. Je n'ai d'ailleurs jamais fait un spectacle aussi physique, je sors en transpiration.

 

Tout est très affirmé par rapport au théâtre psychologique. Pour passer d'un monde à l'autre, on ne peut pas être dans de la demi teinte. Eurydice commence en enfant, le travail associé m'a beaucoup plu car je l'ai souvent fait.  Plus je vieillis, plus on me donne des rôles jeunes, ce qui est plutôt agréable. Après, elle devient une jeune fille puis une femme. Un peu comme dans le mythe, un serpent va même arriver dans cette histoire d'amour entre Orphée et Eurydice, qui s'appelle Victorio, un salopard, un mac qui va casser cette belle idylle naissante sur l'île d'Ouessant. C'est le début de la descente aux enfers dont je vous parlais.

 

4/ Le spectacle est présenté depuis quelques jours maintenant. Quels sont les premiers retours des spectateurs ?

 

On a plutôt vraiment des bons retours. La première était complète. Il y avait une petite longueur à la fin que nous avons résolue. Entre la première et maintenant, on a enlevé dix minutes de spectacle, pour arriver au bon format d'une heure quinze.

 

Beaucoup de gens nous félicitent pour notre performance et nous disent être embarqués dans ce tourbillon. D'autres disent avoir du mal à suivre mais la plupart aiment ce vertige dans lequel on les embarque. C'est vraiment un type de théâtre particulier et la compagnie fait de véritables cartons depuis des années, notamment en Avignon. L’humour est très particulier, on n'est pas dans quelque chose de connu et c'est ce qui fait l'originalité de la pièce.

 

5/ En parallèle, les fidèles téléspectateurs de France 3 peuvent vous retrouver depuis quelques années dans la série à succès « Plus Belle la Vie ». Où vous interprétez le personnage de Babeth Nebout. Que dire de cette belle aventure ?

 

Certains téléspectateurs sont venus voir la pièce, se sont laissés emporter et, en sortant, m'ont dit que c'est incroyable de me retrouver dans un registre aussi différent. Ce qui me fait super plaisir.

 

C'est une aventure extraordinaire et incroyable. Comme je le dis souvent, il n'y a pas de star dans la série, personne n'a la grosse tête et on retrouve un esprit de troupe juste formidable qui n'existe sur aucun autre tournage. Il n'y a pas un acteur de la série dont je pourrais dire que je ne l'aime pas. Je les aime tous, particulièrement les membres de ma famille. On est vraiment très soudés. Il faut d'ailleurs savoir que Jean-Marie Galey, qui joue mon père dans la série, est la personne qui m'a lancée dans le métier de la télé à mes vingt ans.

 

5/ Pour terminer, que dire de plus aux lecteurs pour les inciter encore davantage à venir voir la pièce ?

 

C'est un spectacle d'une heure quinze d'évasion, dans un tourbillon. Laissez vous aller, c'est vraiment du théâtre populaire, fait pour plaire à tout le monde. Nous avons vraiment bon espoir, c'est très bien parti.

 

Ce fut un plaisir, Marie, d'effectuer cet entretien avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article

Repost0

Phany Brière Marret nous présente sa riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo: Michel Nikodem

 

Bonjour Phany,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview.

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche de deux courts-métrages en compétition au Festival Nikon, « Je suis un drame » et « Je suis ta liberté ». Comment les présenter respectivement ? Quelles thématiques y sont abordées ?

 

« Je suis un drame », joué par Vincent Ronsse, le petit Jolan Pallier et moi-même, est un film de Benjamin Pallier, avec qui j'avais déjà tourné pour la série « Osef ». Cela retrace les événements et le drame du Bataclan, le soir du 13 novembre 2015, sur la base d'une histoire vraie.

 

Pour la petite histoire, ce film de 2 minutes 20, adapté donc au format Nikon, est en premier lieu un court métrage d'une plus longue durée, où j'ai bien sûr davantage de scènes et du dialogue. Donc il aura encore une actualité après le festival Nikon.

 

Quant à « Je suis ta liberté », un film de David Kadoche O'Sullivan, je joue aux côtés de Cyril Perrain, Adèle Galloy, Chrystelle Gagey, Kartal Temel, Marie-Lou Souares et Akim Mechrafi (ndlr photo ci-contre) notamment. Nous y montrons à quel point on peut être enchaîné à un tas d'obligations qui nous empêchent une certaine liberté. Cette dernière, quelque part, a un prix. Le réalisateur a une très belle personnalité et je vous invite d'ailleurs à regarder tout le reste de son travail (http://www.davidkadocheosullivan.com)

 

Crédits photo : Kartal Temel

 

Il faut les voir, il faut voter pour les deux, chacun abordant des thèmes très humains.

« Je suis Ta Liberté » : https://www.festivalnikon.fr/video/2017/1522?lang=fr

« Je suis Un Drame » : https://www.festivalnikon.fr/video/2017/756?lang=fr

 

2/ Sans trop en dire, comment présenter vos deux personnages ? Qui sont-ils ?

 

Dans le premier court-métrage, je suis une mère de famille qui va tout simplement sortir faire la fête. Je n'en dirais pas plus mais je pense que vous avez déjà une petite idée de la suite. Pour le second, je joue une patronne très sévère, pas cool du tout. C'est vraiment une femme de poigne.

 

3/ Ce festival est vraiment très riche, beaucoup de courts-métrages y sont proposés. Mais seulement certains sont retenus au travers des votes. Selon vous, pour quelles raisons ces deux programmes peuvent-ils se distinguer et ressortir du lot ?

 

Nous sommes vraiment dans la réalité, ce n'est pas ni du fantastique ni de la fiction. Le drame du Bataclan touche énormément et on a besoin de ne jamais oublier cette date. C'est une sorte d'hommage qui est très important à mes yeux car cette soirée est gravée à vie. Je pleure à chaque fois que je revoie ce court-métrage, la puissance du jeu de Vincent, le regard du petit...

 

L'autre programme retrace vraiment un contexte réel de la vie, qui marque les esprits. Le message est très puissant.

 

4/ En tant que comédienne, les programmes courts impliquent-ils une adaptation particulière, peut-être pour renforcer dans le jeu certains messages ? Ou, à l'inverse, restez-vous la même que pour un long-métrage ?

 

Cela dépend de la longueur de mes scènes. Souvent, sur une petite scène, c'est compliqué de trouver le jeu juste car il y a tellement de façons différentes d'interpréter une simple réplique. Mais, quand on a une bonne équipe, avec un réalisateur qui dirige bien, c'est tout de suite plus simple. La préparation reste la même.

 

La seule différence, comparativement à un long-métrage où l'on a davantage de temps pour s'installer, réside dans la nécessité d'être bon de suite, sur le très court terme.

 

Vous noterez quand même que je joue de plus en plus de rôles de « garces » (rires). Typiquement, dans « Une idée d'enfer », par le même réalisateur David Kadoche O'Sullivan, je joue une huissière de justice peu sympathique. On y retrouve également Akim Mechrafi, Jemma Franses, ainsi que Julien Monnin. Ce programme est actuellement en tournée dans les festivals et nous attendons encore un peu avant de le sortir.

 

Extrait du film "Une idée d'enfer"

 

5/ Vous évoquez ces rôles de femmes un peu plus difficiles, que vous avez aussi interprétées dans un clip récemment. Est-ce là une nouvelle marque de fabrique ?

 

Comme un chanteur qui trouve, à un moment donné, sa voix, je me rends compte que j'aime être les traits d'une personne que je ne suis absolument pas dans la vie de tous les jours, que j'aime de vrais rôles à contre-emploi. J'adore vraiment les personnages de pestes et j'adorerais en interpréter une dans une série ou un long.

 

Dans ce clip, « A mes côtés », de Koobe Juh (https://youtu.be/t6GWMZwmKZc), je joue le rôle d'une mère, qui met des bâtons dans les roues de la relation de sa fille avec son petit copain. Elle n'accepte pas ce dernier, il n'est pas à la hauteur des espérances qu'elle voudrait pour sa fille. Mais, petit à petit, elle finit par comprendre la situation. Toutefois, il est vrai que, au début, je ne suis pas une mère gentille.

 

6/ Pour le jeu dans ce clip, où l'on n'entend jamais le son de votre voix, une préparation particulière a-t-elle été nécessaire, comparativement à des scènes entièrement jouées mais audibles pour le public ?

 

Je me suis simplement mise en tête que j'étais une garce. Donc aucun sourire, plutôt froide. Je dois dire que j'ai un atout dans ce sens avec mon visage. On m'a en effet souvent dit que, au premier abord, je suis une personne qui paraît très froide, surtout quand je ne souris pas.

 

Cela a fait du chemin dans ma tête et je me suis dit que, entre le fait que j'adore jouer des pestes et celui d'avoir un visage froid par nature, je pourrais foncer dans ce domaine.  C'est d'ailleurs David Kadoche O'Sullivan qui m'a un petit peu révélée à cela, en travaillant avec lui.

 

Sur le clip, je mimais parfois des mots, je crispais les lèvres, levais un peu les yeux au ciel. Au début de mes tournages, on me donnait d'ailleurs beaucoup de rôles muets, notamment sur des films en 16 mm. Je suis donc habituée à l'exercice par ce fait. 

 

7/ De façon plus générale, quels sont vos projets artistiques à venir ?

 

J'ai joué dans un pilote, avec Ngo, pour une série télé. Sur le ton de la comédie, cela évoque la vie d'une femme noire. Tout est tourné en dérision et c'est très drôle.

 

« Amour-Eux » est un long-métrage en projet, réalisé par Alexandre Laugier, avec Thibaud Vaneck ("Plus Belle la Vie") et Jessica Errero ("La Vraie Vie des Profs", "Overdrive") dans les rôles principaux, Bastien Munez, Marine Duhamel ("Plus Belle La Vie"). Ce sera une histoire d'amour. Lorsque deux regards vont s'y croiser, tout va basculer. Le tournage aura lieu sans doute en avril ou en juin, dans le sud de la France. Il y a une cagnotte Ulule actuellement pour financer une partie du film. Le réalisateur souhaiterait une sortie sur grand écran évidemment, mais il a déjà pu également sortir des films en VOD.

 

Concernant la seconde partie de l'année, des pourparlers sont en cours pour un autre long-métrage, « Le gorille », tiré d'un livre de Tony Cavaleri, qui sera aussi le réalisateur du film. Celui-ci sera certainement co-réalisé. Il y aura, entre autres, Michel Berreur au casting.

 

Merci, Phany, pour votre disponibilité !

 

 

Pour suivre Phany :

ImDb : http://www.imdb.com/name/nm5490780/

Site web : http://www.phany.book.fr

Facebook (cliquez sur « suivre ») : https://fr-fr.facebook.com/phany.briere

Instagram : https://www.instagram.com/phanybrieremarret/

 

Publié dans Télévision

Partager cet article

Repost0

Millie Duyé évoque le Festival Traits d'Union !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Millie,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions sur le blog.

 

Le Festival "Traits d’Union" est d'abord l'histoire d'une rencontre. Une rencontre artistique et humaine entre une jeune compagnie, les Entichés et un lieu solidaire et citoyen du Val de Marne, Le Théâtre El Duende. Puis un constat : la difficulté de la professionnalisation des jeunes compagnies en Ile de France et limportance du réseau. Nous avons uni nos forces : celle d’avoir un lieu à soi (le Théâtre El Duende) et celle de l’expérience de la jeune création (Les Entichés) et avons imaginé trois semaines autour d’une thématique pour offrir aux jeunes compagnies sélectionnées et aux jeunes photographes les meilleures conditions possibles : des lieux de répétition, une prise en charge financière de leur communication, une véritable co-réalisation (sans ce fameux minimum garanti), la présence de programmateurs et presses parmi leurs spectateurs, etc. 

 

Merci à nos partenaires : Gare au Théâtre, Théâtre Antoine Vitez, 94 citoyens, BNP-Paribas, La Villa Mais d’Ici, Actisce Les Halles-Le Marais, La Jonquière, Point du jour, le département du Val-de-Marne, la Ville d’Ivry-sur-Seine. 

 

1/ Du 11 au 28 janvier se déroule la deuxième édition du Festival « Traits d’Union ». Pour commencer, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce jeune programme, comment le présenter ? Quel en est le principe ?

 

C'est un Festival de la jeune création. Il ne faut pas du tout entendre théâtre amateur mais théâtre professionnel, jeunes compagnies, à savoir compagnies en voie de professionnalisation. L’idée est que ce festival puisse être un tremplin pour ces compagnies et puisse leur permettre un accompagnement.

 

Ces compagnies ont reçu une formation professionnelle et commencent à avoir une diffusion professionnelle aussi. Que ce soit par le biais de théâtres franciliens ou de productions en Avignon. Pour la plupart, ils ne touchent pas, pour autant, tous un salaire et leur fonctionnement n'est pas complètement autonome, ce qui est tout à fait logique.

 

Nous voulions vraiment un endroit qui puisse créer du lien entre ces jeunes compagnies, où nous pouvons être là pour les accompagner. Notre compagnie, «  Les Entichés  », les soutient professionnellement, en les accompagnant sur la communication, sur la diffusion, nous essayons de les mettre en relation avec des presses et des professionnels. Pour les accompagner sur tout le temps de diffusion de leur spectacle et leur assurer éventuellement une base, un avenir professionnel après le Festival.

 

L'idée est donc vraiment celle-ci, un accompagnement de la jeune création et un lieu qui soit créateur de liens entre toutes ces jeunes compagnies. Pour pallier à ce que nous avons pu vivre par le passé. A part quelques Festivals, il y a très peu de lieux de rencontre pour les troupes en voie de professionnalisation, qui sont jeunes et qui ont des questions. Le but est d'avoir un vrai échange de compétences.

 

2/ Pour cette deuxième édition, quels sont les grands sujets, les grands thèmes et les grands axes qui sont présentés ?

 

Les frontières ! L'année dernière, c'était la discrimination, cette années ce sont les frontières, au sens très large. C'est simplement le lieu de séparation entre deux choses fondamentalement différentes, pas forcément une ligne de démarcation, ça peut être une frontière psychologique, une frontière générationnelle dans une famille, une frontière entre les parents et les enfants, une frontière en amour, des frontières géographiques d'un territoire, des frontières géopolitiques.

 

En tout cas, selon moi, le théâtre est un lieu de crise, c'est un endroit de clivage, il y a théâtre quand il y a crise, quelle qu'elle soit. Ça peut être une crise sympathique. Pour moi, les frontières et même le première thème, la discrimination, amènent toujours cette idée de crise, de différence, d'une situation de clivage entre deux choses. De là, il y a un questionnement ou un débat qui peut naître.

 

Comme on envisage vraiment le théâtre aussi comme cela dans notre compagnie et au Duende, en tout cas comme un théâtre citoyen qui donne lieu à un débat social avec son public, ce thème nous correspond bien. On n'aborde jamais aucune vérité mais les pièces présentées mettent en avant un théâtre qui questionne. A notre sens, toutes les pièces, même si elles sont différentes, rentrent dans le thème des frontières et dans cette idée de soulever un questionnement.

 

3/ En parallèle des spectacles, d'autres manifestations artistiques sont aussi proposées autour, pour un contenu très riche et très varié.  Que dire sur cette diversité artistique ?

 

Il y a six compagnies principales de spectacles vivants qui ont la possibilité de jouer deux représentions chacune. Deux autres compagnies ont des interventions ponctuelles, le dimanche à 15h, sous une forme plus courte. Notamment deux spectacle de danse et une intervention théâtrale presque documentaire sur la Révolution et la guerre d'Algérie. Sans oublier la projection d'un documentaire, « Au pied du mur », l'histoire d'un jeune humoriste français de confession juive, qui rencontre Dieudonné.

 

Il y a aussi cinq jeunes photographes féminines, sélectionnées sur dossier. L'une est permanente et les trois autres exposent chacune sur une semaine et nous accueillons de nouveau cette année la photographe Sixtine Leroy, marraine du Festival pour la section photographie. Chaque jeudi s'ouvre sur un vernissage de ladite photographe, sur le même thème.

 

4/ Pour toutes, au delà de se faire connaître, les compagnies se voient proposer d'autres accompagnements ultérieurs. Quel en est l'objectif ?

 

Nous essayons de développer beaucoup de choses.  Il y a la solidarité inter compagnies, c'est très important pour nous que les uns aillent voir les autres et qu'ils se soutiennent. Sans forcément être présents tout au long du Festival, nous attendons au moins qu'ils connaissent les spectacles. Nous essayons aussi de les mettre dans les meilleures conditions avant la représentation car, pour la plupart, ces spectacles n'ont jamais été créés ou n'ont jamais été joués.

 

Nous avons un partenariat avec « Gare au théâtre », à Vitry sur Seine, un très beau lieu de diffusion, ainsi qu'avec le théâtre Antoine Vitez à Ivry et celui du Duende. Les compagnies ont l'occasion, dans ces trois salles, de répéter. Beaucoup de temps leur est donc donné.

 

Puis, nous établissons également des jurys pour que ce ne soit pas uniquement des dates de diffusion mais pour que, en aval, il puisse y avoir des retombées. Un jury de cinq presses s'engage à aller voir chaque spectacle et à écrire un article associé. Ces presses élisent ensuite une compagnie coup de cœur. Il y a aussi un jury professionnel, nous avons notamment un partenariat avec les centres d'animation Actisce qui s'engagent à choisir trois compagnies auxquelles ils proposeront des dates sur la saison suivante. Tous ensemble, ils en sélectionnent ensuite une à laquelle un partenariat est proposé avec les trois Centres d’Animations (Point du Jour, La Jonquière et Les Halles le Marais). La Villa Médicis assurera aussi une semaine de résidence à la compagnie coup de cœur pour sa prochaine création.

 

Et enfin nous avons reçu une subvention du Département qui nous permet notamment d’inviter des institutions scolaires du Val de Marne. On essaie au maximum de faire venir des publics de scolaires. Dans ce cas, nous incitons à l'échange, au débat. Ce dialogue est, pour nous, très important.

 

5/ Pour finir, que dire de plus pour inciter, si ce n'est pas déjà fait, les spectateurs à venir assister au Festival ?

 

Toutes ces compagnies présentent une forme de théâtre extrêmement contemporaine, elles sont toutes très différentes mais, dans tous les cas, c'est du théâtre très actuel. Ces sujets sont rarement mis en avant et ces compagnies amènent une autre vision du théâtre, beaucoup plus populaire, beaucoup plus actuelle. Qui pourrait s'adresser aussi à des gens qui n'ont pas les codes du théâtre.

 

C'est aussi un vrai lieu d'échange et de partage, un endroit familial avec de jeunes compagnies passionnées, avec une dynamique pour créer aussi des expositions, des interventions et des formes courtes. Cela amène une vision du théâtre qui est, je pense, encore un peu rare. Il y a une vrai idée de liant avec le public.

 

Ce fut un plaisir, Millie,  d'échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

Partager cet article

Repost0

Grégory Di Meglio évoque son parcours et ses actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Grégory,

 

Quelle joie d'effectuer cet entretien en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes un artiste aux nombreuses et riches expériences. D'où vous vient cette passion ?

 

J'ai ce métier dans la peau depuis toujours. Déjà tout jeune, j'aimais faire rire la galerie en interprétant des personnages plus loufoques les uns que les autres.

 

Arrivé à l'adolescence, j'ai commencé par la photo, en tant que mannequin. Les shootings m'ont permis de voyager et de travailler avec beaucoup de photographes, sur de nombreuses campagnes et publicités. Il y avait déjà un jeu et un rapport humain qui s'installaient, et qui me plaisaient beaucoup. Puis la comédie a suivi. Après plusieurs figurations sur les plages de Saint-Tropez pour la série « Sous le soleil », ma nature on va dire un peu explosive n'est pas passée inaperçue, et j'ai commencé à être casté. J'ai vraiment été lancé par TMC dans « Sous le soleil de Saint-Tropez », où je jouais le rôle d’Eliott. Puis, avec du travail et beaucoup d'observations sur les plateaux, les professionnels m'ont fait confiance et les castings sont devenus de plus en plus réguliers, notamment pour la télévision.

 

2/ Parmi toutes vos expériences, l'une d'entre elles vous a-t-elle plus marqué qu'une autre ?

 

Toutes mes expériences ont été importantes. Que ce soit dans des guests ou des rôles récurrents . Elles m'ont servi à grandir, et à nourrir mes interprétations.

 

Alors évidemment, sur un rôle récurrent, il est intéressant pour moi de faire évoluer le personnage dans le temps… Mais le guest, autrement dit, le personnage qui intervient dans une histoire, sur une durée limitée, tout en défendant sa présence et son intérêt, est aussi un travail intéressant, et pas aussi simple que cela peut paraître.

 

Pour le moment, je travaille davantage en fiction télé sur différentes séries et téléfilms unitaires. En majeure partie pour France Télévisions, TF1 et M6. J'en suis ravi, mais  mon objectif reste le cinéma.

 

D'ailleurs, pour la petite histoire, un rôle sur un long métrage a bien marqué mon esprit. Celui dans « Fiston », le film de Pascal Bourdiaux, aux côtés de Kev Adams et Franck Dubosc.

 

La rencontre avec le public lors de l'avant-première était magique. J'ai pu, après avoir travaillé sur les plateaux avec l'équipe du film, rencontrer le public, le sentir, et voir sa réaction en direct face aux images sur le grand écran. J'ai pu répondre à leurs questions, et cela fut fort intéressant et marquant. Je les ai beaucoup fait rire ! Je ne savais pas que mes scènes étaient un peu les moments phares de ce film.

 

Elles ont donc eu droit à une large diffusion (notamment à la radio) et à une grande médiatisation. Ce qui m'a permis aussi de me faire connaître, je pense, par les professionnels du cinéma. Le registre de la comédie m'a toujours plu et me va plutôt bien.

 

3/ Entre vos différentes cordes et casquettes artistiques, retrouvez-vous certains liens et certaines complémentarités ?

 

Étant très perfectionniste, j'essaie de me donner à 100% dans toutes les activités professionnelles que l'on me propose, que ce soit la publicité, la fiction TV ou le cinéma. Alors oui, le fil conducteur est le jeu, mais le travail n'est pas le même.

 

La publicité, par exemple, repose principalement sur une expression marquée, qui porte en général un message rapide sur le produit, contrairement au cinéma où la caméra scrute et cherche en profondeur dans votre regard, la vérité sans fioriture du personnage.

 

4/ Face au rythme souvent soutenu d'un plateau de tournage, avez-vous en amont une méthodologie de préparation particulière ?

 

En général, après lecture du scénario, je rentre assez rapidement dans mon personnage. C'est sans doute lié à ma grande sensibilité. La psychologie du personnage vient à moi assez facilement. Pendant ma lecture, beaucoup d'images défilent devant mes yeux, je vois des extraits du film dans lesquels il va intervenir. Cela doit sans doute faciliter ma préparation. Je fais confiance à mon intuition.

 

Une fois sur le plateau, j'ajuste mon personnage avec le regard du réalisateur. J'adore ce moment. Découvrir le point de vue du réal sur mon rôle. Autrement dit, découvrir sa sensibilité... Ce mariage fait alors naître "Le personnage".

 

5/ Vous évoquiez la comédie précédemment. Ce genre est donc votre préféré ?

 

C'est vrai que j'aime beaucoup provoquer le rire, mais pas que... N'oubliez pas que Clown n'est pas pas qu'une attraction... Intérieurement je veux dire.

 

La mise en scène et le coaching me plaisent aussi beaucoup. J'aime être en contact avec l'humain, pour créer et ressentir quelque chose. J'aime faire ressentir quelque chose à l'autre, aux comédiens, aux spectateurs, au public. Même s'ils ne comprennent pas toute l'histoire, ils vont ressentir des émotions, être dans un état, et c'est bien cela qui m'importe.

 

6/ Pour les créations, quelles sont vos principales sources d'inspiration ?

 

Malgré moi, encore une fois depuis tout jeune, je suis dans l'analyse. Je ne m'en étais pas rendu compte mais c'était ma manière d'être et de vivre. Je pense que j'ai absorbé et aspiré beaucoup de personnalités, sans y avoir réfléchi. Après, c'est une sensibilité qui est exacerbée et qui est propre aux comédiens je pense. Cela a pu me servir dans mon jeu et dans mes créations.

 

On s'inspire tous de quelqu'un ou de quelque chose, on a aussi des références inconscientes,  de ce que l'on a pu voir ou vivre.

 

7/ Plus généralement, quels sont vos projets et actualités artistiques actuels ?

 

Je serai prochainement dans la série « Section de recherches », sur TF1 - Épisodes réalisés par Julien Zidi. Vous pourrez me retrouver dans la saison 2 de « Marseille », sur Netflix, aux côtés de Gérard Depardieu. C'était sympa à vivre. Je vais également revenir sur France 3, dans « Plus Belle la Vie ».

 

Concernant mes projets, j'ai toujours voulu faire un one man show, pour enfin sortir cette énergie qui m’habite sur les planches. Il est d’ailleurs en préparation. Le contact direct et l’énergie du public me manquent.

 

Et je finirai par cette phrase que j'aime beaucoup : « Un Homme, Une Vie, Un Comédien ».

 

Merci Grégory de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision

Partager cet article

Repost0

Julia Marié évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julia,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment dans la comédie mais aussi dans la photo. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien artistique ? Pourquoi prenez-vous autant de plaisir à exercer ces métiers ?

 

C'est une façon d'avoir plusieurs vies en une seule, c'est la possibilité de ne pas être que moi mais d'être moi sous toutes mes formes.

 

L'interprétation d'un personnage ou d'une photo en tant que mannequin est un rôle que l'on joue. Cela permet d'exprimer plein de recoins et de facettes différentes de sa personnalité que l'on n'ose pas exprimer au quotidien, parce que la vie et la société ne nous le permettent pas.

 

Donc, du coup, pouvoir jouer le rôle d'un séductrice ou d'une horrible mégère fait ressortir des choses que l'on a en soi. Pouvoir les exploiter en interprétation scénique ou photographique permet d'être un peu comme un enfant qui se déguise en super héros ou en princesse. J'ai toujours aimé cela depuis que je suis toute petite et, aujourd'hui, vivre de mon art est une vraie passion.

 

Cela permet aussi de ne jamais s'ennuyer, ce n'est jamais redondant, toujours différent. Même si le côté plateau, tournage, action, maquillage, … est un peu pareil, on ne rencontre jamais les mêmes personnes et on n'est jamais au même endroit. Cela permet de voyager, de voir plein de monde tout en restant pas très loin non plus. Le jour où c'est ennuyeux, je change, je fais autre chose.

 

2/ Entre ces différentes casquettes et cordes artistiques, retrouvez-vous certains liens, certaines complémentarités, certains parallèles ?

 

Elles sont toutes complémentaires parce que, en fait, on navigue dans le même milieu artistique. Soit un jour je suis devant les caméras et je côtoie un réalisateur, une maquilleuse et une coiffeuse. Soit je suis sur les photos et je côtoie un photographe, mais aussi là encore un objectif, une maquilleuse, une coiffeuse, une équipe et une production. Dans les deux cas, il faut savoir comment poser sa voix ou encore son image par rapport à la lumière. Tout se ressemble finalement.

 

Je suis également derrière la caméra, je suis aussi maquilleuse, ce qui est autre chose encore. Du coup, cela permet de mieux comprendre aussi les personnes que je maquille et que je coiffe, dans quel état elles sont. Donc tout se relit, c'est le même univers, qui permet de jouer plusieurs rôles.

 

3/ Parmi ces différentes cordes, êtes-vous attirée par l'une d'entre elles plus particulièrement ? Ou est-ce la diversité qui vous plaît davantage ?

 

Tout l'ensemble me séduit. Je pense que, si je ne faisais qu'une seule de ces choses, je pourrais être vite fatiguée. Par contre, sur les trois univers que je côtoie, c'est le maquillage qui me nourrit réellement, qui est une véritable passion. Je libère mon sens artistique et le côté beauté, conseil, formation est vraiment quelque chose qui me plaît beaucoup. C'est aussi un métier que je peux garder toute ma vie, qui n'a pas de date de péremption.

 

En tant qu'artiste, modèle, mannequin ou comédienne, cela reste des petits rôles sur la beauté, sur l'image de soi, même si, aujourd'hui, il y a beaucoup de choses sur la quadra, que j'atteindrai bientôt.

 

Quand j'ai démarré, je courais après tous les castings. A présent, j'ai moins envie de courir après l'éphémère ou le vent, j'ai besoin de construire quelque chose de concret. Pour moi, être devant l’objectif reste un hobby, une passion et, surtout, je le prends comme une chance. A chaque fois que je réussis à avoir un petit rôle, un catalogue ou une prestation rémunérée, je me sens chanceuse. Je profite au maximum et, si un jour cela doit s'arrêter, je m'estimerai être heureuse d'avoir pu vivre toutes ces expériences.

 

Ce fut le cas notamment quand je suis partie cinq jours sur un bateau à Majorque. Même si, contrairement à ce que l'on croit souvent, les journées sont très longues. Mais c'est tellement riche et intéressant de rencontrer autant de personnes, de partager, de vivre ces émotions fortes, que la passion prend le dessus.

 

4/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus encore que toutes les autres ?

 

Je crois que le tournage, la comédie et le jeu me font vibrer. Mon premier tournage pour « Plus Belle la Vie » a été une grande expérience. J'étais très impressionnée, même je pense que je me suis sous évaluée. Jouer avec un comédien que tout le monde connaît depuis dix ans sur la série est assez impressionnant mais, finalement, il m'a très vite mise à l'aise. Je me suis rendue compte que, dernière la caméra, ce sont des gens tout à fait normaux, comme vous et moi.

 

J'ai eu la chance de rejouer avec le même personnage deux ou trois ans plus tard, sur un autre rôle. Ce qui est assez exceptionnel. Je me suis sentie beaucoup plus à l'aise. D'ailleurs, il fallait que je l'embrasse, c'était une première pour moi. En fait, j'ai trouvé cela extrêmement simple, bien plus que je ne le pensais, dans le sens où je me suis aperçue que j’incarnais un rôle, que ce n'était pas moi, que je prêtais mon corps et ma voix. Cette expérience a été vraiment frappante, elle m'a donné un peu plus de confiance. J'ai même appris à me regarder à l'écran. Cela m'a débloqué sur plein d'autres choses derrière.

 

5/ Quels sont vos actualités, projets et envies artistiques en ce moment ?

 

J'avoue que je ne cherche plus trop à courir après les castings. J'aimerais évidemment que cela me tombe tout cru dans la bouche, comme c'est arrivé il y a quelques temps. Il y a quelques séries récurrentes et plusieurs publicités qui se tournent chez moi à Marseille mais cela reste des petits rôles ou des silhouettes parlantes, la plupart des comédiens venant de Paris.

 

Je sais très bien que l'on n'a rien sans rien, qu'il faudrait que je monte sur Paris pour fidéliser certains contacts. Le mannequinat fonctionne toujours et je le fais par plaisir. Je continue à entretenir mes agences et mes sites, mes réseaux sociaux de photos. Mais je suis sur d'autres projets actuellement dans le maquillage. Je suis en pleines démarches pour devenir organisme de formation et donner des cours accélérés dans des écoles de coiffures notamment. Pour un avenir plus serein et plus stable.

 

Ce fut une joie, Julia, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

Partager cet article

Repost0

Marion Aydalot : Le vrai problème du Psg se passe au milieu et, pourquoi pas, en défense centrale !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marion,

 

Merci de prendre le temps de répondre à une nouvelle interview pour notre blog, autours d'un petit café, quelques minutes avant l'antenne d'Europe 1.

 

1/ A mi-saison, le PSG a pris une avance significative en tête du championnat de France, avec neuf points de plus que ses principaux rivaux. Quel bilan tirez-vous de cette première moitié de saison de l'équipe de la capitale ?

 

Si on s'intéresse aux choses vraiment positives, sans se poser trop de questions, je pense que c'est un début de saison quasi parfait. Si, en revanche, on se concentre sur les sujets plus négatifs, il y a, selon moi, un petit problème au milieu. Je ne suis pas convaincue non plus qu'Areola soit le gardien rêvé. Enfin, j'ai toujours un petit soucis avec l’entraîneur, Unai Emery.

 

En Ligue des Champions, le club a, encore une fois, un tirage au sort très compliqué. Ce 1/8è de finale est vraiment dur, quelque soit l'entraîneur. Mais c'est vrai que je ne sais pas si Emery est taillé pour Santiago Bernabeu, pour rencontrer la grande équipe de Zidane. Même si cette dernière n'a pas montré des choses folles depuis le début de saison, on sait très bien, qu'en année de Coupe du Monde, tout commence maintenant. Je reste très méfiante.

 

C'est là le seul bémol. En championnat, c'est parfait, c'est maîtrisé, c'est joué intelligemment, c'est très beau.

 

2/ Quel regard portez-vous sur leur mois de décembre un peu plus compliqué  ? Au-delà des deux défaites consécutives, l'équipe a aussi eu plus de mal à développer son jeu et les scores n'étaient plus tous aussi larges.

 

L'équipe avait rencontré le Bayern Munich une première fois en début de saison, mais les Allemands étaient alors clairement en crise. Là, les Parisiens ont retrouvé un Bayern entraîné par un Allemand, un vieux de le veille, qui est capable de remettre l'équipe sur les bons rails. D'ailleurs, ce club ne doit être entraîné que par des Allemands, si j'ai bien compris.

 

On a revu un Bayern qui se tient, qui sait maîtriser le jeu, qui joue à l'Allemande, sérieusement, précautionneusement, sans beaucoup d'éclats mais avec efficacité. Quant à la défaite à la Meinau, c'est autre chose. Un match avant ou après une rencontre de Ligue des Champions ne veut absolument rien dire. Pour tous les grands clubs d'ailleurs. Si, par exemple, on imagine Manchester City perdre contre Stoke à trois ou quatre jours d'un match européen, je ne trouverais pas cela inquiétant du tout, ce serait même presque normal. Pour moi, ce n'est pas un sujet.

 

C'est effectivement lors du match retour en Allemagne que j'ai été un peu plus inquiète mais, en même temps, le travail était fait, l'équipe est première du groupe. La critique est trop facile, finalement le Psg a des statistiques incroyables en Europe, au même titre que City. Ça ne part pas si mal.

 

3/ Intéressons nous, si vous le voulez bien, aux points positifs de ce début de saison. Edinson Cavani, bien que souvent décrié, présente des statistiques juste incroyables, avec, en plus, un état d'esprit presque irréprochable. Peut-on dire qu'il fait partie des cinq meilleurs joueurs du monde ?

 

Le problème, aujourd'hui, n'est pas Cavani. Même s'il n'est pas le meilleur joueur du monde, il appartient quand même à cette catégorie des vingt ou trente meilleurs joueurs de la planète football. Je trouve que, depuis le début de saison, il est extrêmement intéressant, il sauve Paris, sans lui ce ne sont pas les mêmes matchs. Ce n'est pas le meilleur mais il reste très intéressant et il peut permettre à Paris de remporter la Ligue des Champions.

 

Encore une fois, le vrai problème, pour moi, se passe plutôt au milieu et, pourquoi pas, en défense centrale. Tout le monde a l'air de trouver Marquinhos exceptionnel. Mais il n'est pas Ramos, Boateng, Silva, Chiellini. Il y en a beaucoup avant lui. Même chose pour le gardien. On sait que Paris a les meilleurs joueurs du monde à d'autres postes, avec Alves, Neymar, Mbappé, mais l'équipe n'a pas encore la solidité du Bayern ou du Real. Elle l'a presque, elle s'en rapproche mais pas encore tout à fait. Au milieu, il manque un Iniesta à l'époque de ses grandes saisons, un Rakitic, un Modric, un Kroos. Mais ce n'est pas loin, parce que Verratti n'est pas loin de ce niveau, parce que Rabiot est intéressant. Ce n'est pas encore l'excellence totale. Si le Psg gagne l'Europe cette année, cela ressemblera plus, pour moi, à un Chelsea de 2012 qu'à un Real de la saison dernière.

 

4/ Justement, croyez-vous en la victoire européenne du Psg ?

 

Si le Psg passe les 1/8è de finale, tout dépendra ensuite du tirage. Si c'est encore un match difficile, il y a quand même un moment où l'équipe s'épuise, même quand on est un gros club. Si, après le Real, Paris affronte City, ce sera difficile. Par contre, si c'est l'AS Roma, bien sûr, j'y croirai.

 

Mais c'est la première année que je trouve aussi ouverte, pour beaucoup de clubs. Bien malin qui sait dire qui va gagner la Ligue des Champions et je trouve cela génial. Au moins cinq clubs peuvent remporter la compétition. C'est l'année la plus surprenante depuis très longtemps, ce qui est sympa.

 

5/ L'AS Monaco, malgré de nombreux départs l'été dernier, se maintient dans le haut du classement. Êtes-vous plutôt contente de ce que l'équipe a pu montrer ? Ou est-ce quand même décevant ?

 

Tous ces départs ont été durs à encaisser. La perte des Bakayoko, Mendy, Mbappé a été compliquée à digérer. Mais je pense quand même que Monaco finira deuxième du championnat. Parce que le budget est là, parce que c'est un club qui, même s'il a chuté en Ligue des Champions, n'a plus de gros rendez-vous réel. Je trouve l'équipe intrinsèquement, ligne par ligne, joueur par joueur, plus intéressante que l'OM et l'OL, vraiment.

 

Même s'ils ont mal commencé, même s'ils ont perdu Fabinho qui, visiblement, avait la tête à Paris, même si on ne reconnaît pas Subasic, même si Falcao est un peu vieillissant malgré un début de saison canon, il y a quand même du talent, il y a une tranquillité que l'on ne retrouve pas, selon moi, dans les autres clubs.

 

Encore une fois, le budget est quelque chose de très important en Ligue 1. A la fin de la saison, il y a toujours une petite surprise mais, malheureusement, ça suit souvent le budget. Donc, pour moi, Monaco vit une année de transition et, pour ce club, tout va se jouer lors du mercato d'été.

 

6/ Au-delà de la deuxième place monégasque que vous envisagez, qui finira troisième selon vous ?

 

Je crois qu'il n'y aura pas de grande surprise. Cela va se jouer entre Marseille et Lyon. Je ne vois pas Nantes tenir même si je dois dire que le travail de Ranieri est fou et extraordinaire. Il donne une confiance à ses joueurs et il sait les faire jouer. C'est un père et, vous l'avez peut-être remarqué, les joueurs, après avoir marqué un but, se dirigent souvent vers leur entraîneur, ce qui prouve plein de choses.

 

Peut-être que Nice reviendra fort mais je ne crois pas qu'il y aura de surprises folles cette saison.

 

7/ Pour terminer, Christophe Galtier, qui vient d'arriver à Lille, est-il l'homme de la situation pour sauver le Losc ?

 

Grâce au Multiplex d'Europe 1, j'ai pu voir à peu près tous les matchs de Lille cette saison. Je me suis toujours demandée ce que Bielsa avait en tête. Il n'y avait pas de psychologie, pas d'analyse. Cet entraîneur était un peu l'anti Ranieri. C'est un club qui est épuisé, fatigué et un peu traumatisé. On voit bien qu'il y a du talent chez les joueurs mais des talents qui n'arrivent pas encore à éclore.

 

J'espère que Galtier sera l'homme de la situation car le Losc est un club très aimé en France, où il y a des moyens, où il y a eu un début de construction. J'ai envie d'y croire mais il est sûr que si Galtier arrive à les mettre dixièmes ou douzièmes, ce sera déjà énorme. Mais je ne crois quand même pas que le club descendra en Ligue 2.

 

Ce fut un plaisir, Marion, d'échanger une nouvelle fois avec vous !

Partager cet article

Repost0

1 2 > >>