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Koh Lanta : Steeve, éliminé sur les poteaux, se remémore son aventure!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Steeve,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

Vous finissez troisième de cette vingtième saison de « Koh Lanta », vous avez été éliminé après l’épreuve des poteaux. Quel bilan général tirez-vous de votre aventure ?

Je pense que mon parcours est bon. Dans le sens où, déjà, la sélection est très difficile. Ensuite, j’ai la chance de me retrouver sur l’île, au milieu de 20 autres aventuriers. J’ai un profil qui n’est pas le plus préparé à me départager de tous ces jeunes loups autours de moi. Finalement, je suis avec les jaunes et ça se passe très très bien. J’arrive à avoir une place importante au sein de la tribu. De là, je vais à la réunification, c’est déjà une première victoire énorme pour moi.

Petit à petit, je m’aperçois que le feeling passe avec l’ensemble des aventuriers, que presque personne ne veut voter contre moi. Au fil de l’eau, je me retrouve à une épreuve mythique, celle des familles, que je gagne avec mon fils. C’est MA victoire. Ca s’enchaine, j’ai la chance de gagner l’orientation, avant de me retrouver sur les poteaux. Donc une aventure dingue. Je suis parti sans être parmi les favoris et je me suis retrouvé aux portes de la victoire. Cette aventure est bluffante, exceptionnelle et, quelque part, je suis fier de mon parcours, même si j’aurais aimé l’emporter.

Vous l’avez évoqué, parmi les faits marquants des derniers épisodes, vous avez remporté l’épreuve des familles. On peut penser que la journée passée avec votre fils fait partie des meilleurs moments de ces 40 jours d’aventure ?

Ah oui, vraiment. On m’aurait dit que j’allais gagner l’épreuve, que j’allais partager ce moment avec mon fils et que l’aventure allait s’arrêter là, j’aurais signé, tellement c’était unique. Déjà voir arriver Hugo était fou, je ne m’attendais pas à ce que l’un de mes fils vienne, ils sont mineurs tous les deux. Gagner cette épreuve était alors assez évident, il m’a donné un shoot d’adrénaline assez exceptionnel, je voyais les statuettes éclairées tellement c’était évident pour moi.

On l’a tous vu, la récompense est quelque chose que l’on ne vit qu’une seule fois. Je l’ai vécue après 38 jours de fatigue, avec mon fils, c’était exceptionnel. Du coup, il m’a reboosté pour la fin de l’aventure.

Justement, cette adrénaline vous a sans doute aidé à être particulièrement efficace aussi lors de l’orientation, épreuve que vous avez remportée ?

C’est ça. L’orientation me faisait peur, notamment après l’épreuve sur l’ile avec Cyril où on cherchait les amulettes, dans laquelle j’avais été très très nul.

J’ai un manque de confiance en moi et, du coup, quand je perds un peu mes moyens, je m’énerve, je tourne en rond et je suis assez nul. Hugo m’a énormément conseillé là-dessus, on s’est posé, il m’a suggéré de m’organiser un peu plus. A cela s’ajoute la motivation qu’il m’a apportée en me parlant de son frère. Grâce à cela, je ne me suis pas énervé. Pourtant, je me suis retrouvé en galère d’entrée, je n’ai pas trouvé mon repère de suite. Une fois celui-ci détecté, c’était une zone très très dense, je me suis dit que, si je commençais alors à m’énerver, j’allais péter un câble. Du coup, je suis resté calme et ça a marché. Je me suis bluffé moi-même. Cela a bien fonctionné, je dois cette victoire à ma récompense avec Hugo et à ce moment où on s’est posé tous les deux, qui m’a assagi.

Le lendemain, lors de votre deuxième passage sur les poteaux, qu’est-ce qui vous a manqué ?

Pas grand-chose. Comme à l’orientation, je suis arrivé sur la deuxième épreuve des poteaux un peu stressé, dans le sens où je n’avais pas été une seule seconde à l’aise le premier jour, même si j’avais tenu une heure dix. Je me suis dit que ça allait être compliqué mais, en fait, j’étais super bien. Je pensais même pouvoir tenir la journée.

Je crois que j’ai connu un excès de confiance. J’étais sûr de ne pas tomber et, du coup, j’ai mal positionné mes pieds sur la deuxième clavette, de quelques millimètres. J’ai tenté de me re-stabiliser, j’ai bougé une nouvelle fois, en avançant un peu et je suis tombé. C’est un manque de concentration car, franchement, j’étais bien. Ce type d’épreuve ne pardonne pas.

Quand je suis tombé, tout s’est écroulé. Je savais que, en finissant troisième, mon aventure s’arrêtait là. Même deuxième d’ailleurs. Du coup, c’est une déception, accentuée par ces premières minutes dont je vous parlais. Je ne tremblais pas, j’étais à l’aise, il faisait chaud mais je me motivais. Et puis je suis tombé…

Au moment de votre chute, dans votre tête, vous le disiez, vous saviez que c’était fini pour vous ?

Je sais déjà en montant sur les poteaux que, si je ne finis pas premier, ni Cindy ni Maud ne me choisira. On était conscient que j’avais quasiment l’unanimité du jury final. Du coup, ce n’était pas une surprise, on en avait même parlé entre nous.

Je suis content quand même, dans le sens où je perds tout seul. A l’inverse, je savais que je devais choper la victoire tout seul aussi. Je le savais d’entrée. En voyant la fin des poteaux, je râle encore plus, quand je vois que Maud fait une erreur technique et tactique, à tirer son fil trop tôt. Je me dis que j’aurais pu être à la place de Cindy et gagner. Mais je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même, vraiment.

 

 

Comment s’est passé, à titre plus personneL, le visionnage du dernier épisode ? Cela a-t-il généré en vous une petite frustration ?

Forcément, cela a réveillé un peu ce qui s’est passé là-bas, même si nous sommes rentrés depuis un moment. Il y a un peu de déception car je me suis aperçu, une nouvelle fois, que je suis passé vraiment près de la victoire. Surtout quand je pense aux votes potentiels du jury final.

Revoir Cyril rigoler largement et grâcement lors de mon élimination m’a fait aussi un peu mal. Je me suis demandé si je méritais autant cet éclat de rire de sa part. Tout cela a été un peu blessant. Mais je me dis que l’aventure est belle, qu’elle s’est bien terminée.

Evidemment, j’ai déçu mes proches, les gens qui m’ont soutenu et qui y ont cru jusqu’au bout. Après, Cindy et Maud sont des aventurières qui méritent largement leur place. Je n’en veux pas une seconde à Cindy, dans le sens où c’était ce qu’il fallait qu’elle fasse. Maud, en plus, finit vainqueur, c’est quelqu’un d’exceptionnel, elle n’a pas volé sa victoire.

Quant à la diffusion, c’est un peu, pour nous, comme une deuxième aventure, nous qui avons vécu 40 jours là-bas. On vit 14 émissions résumées en 2 heures, forcément il y a des moments où j’aurais aimé voir autre chose. J’ai chassé 2 heures et demie par jour dans l’eau froide, non-stop pendant 40 jours et rien n’a été montré. Je tiens le feu 40 jours aussi non-stop, la nuit, sans relâche et on ne me voit pas non plus. Forcément, j’aurais préféré me voir un peu plus en action sur le camp que voir certaines disputes entre les uns et les autres. Mais cela fait partie du jeu et c’est ce qui fait que cette émission tient en haleine tout le monde.

Sur le résultat final, sur l’expérience finale, c’est une aventure de fou, je ne regrette pas une seule seconde ce qui s’est passé sur place.

Les retrouvailles avec les autres aventuriers ont-elles été chaleureuses et ont-elles permis de refermer ensemble le livre ?

Oui, complètement. C’est très puissant entre nous. On dirait, dès fois, qu’entre les uns et les autres, c’est tendu. Les relations là-bas sont démultipliées, c’est dingue. On est une famille. Même avec Victor, avec qui je n’ai pas eu le plus d’affinité, tout le monde le sait. On était ravis de se retrouver tous les deux, il a fait la connaissance de mes enfants, moi de sa femme. On s’est pris dans les bras.

On est tous vraiment potes, on a l’impression d’avoir tissé un lien entre nous assez magique. Tous ces moments où on se retrouve sont puissants, vraiment, et sincères. C’est le plus important.

Pour terminer, on ne pouvait pas passer à côté, on a pu voir à plusieurs reprises que vous portiez un caleçon à l’envers sur la tête, au bord de l’eau. Comment vous est venue cette idée ?

Je n’ai eu que des retours et des commentaires sympas. Après, c’est un style. J’habite dans le sud, je n’ai pas trop de cheveux, j’avais un chapeau en paille qui me faisait plus mal qu’autre chose, avec le sel et le sable. Du coup, je me suis dit que je n’avais pas grand-chose en coton à me mettre sur la tête, j’ai pris la première chose qui venait, c’était mon caleçon. Je m’en fous un peu de mon image, tant que je suis à l’aise, tant que je suis bien.

Ca me permettait un peu de me garder au sec pour la nuit. C’est un style comme un autre mais je n’ai pas trop réfléchi à cela. Mais c’est un nouveau style, à Nice sur la plage il y en a quelques-uns qui ont un caleçon en coton sur la tête maintenant J

Ce fut un plaisir, Steeve, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Aurélien, finaliste, évoque son beau parcours !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Aurélien,

C’est un plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez été éliminé à l’issue de l’épreuve de l’orientation, sur cette nouvelle saison de « Koh Lanta ». A froid, quel bilan tirez-vous de votre aventure ?

Je n’ai aucun regret, déjà. C’est une bonne chose je pense. J’ai passé une super aventure, très riche en émotions, j’ai eu les victoires qu’il fallait donc je suis super content de moi et de mon parcours.

On l’a vu sur les derniers épisodes, vous vous êtes davantage révélé en gagnant plusieurs épreuves individuelles. La fin d’aventure a été très riche pour vous.

Oui, tout à fait. On ne me voyait pas beaucoup au départ, j’étais discret, c’est mon caractère, c’est comme ça, c’est grâce à cela aussi que je suis arrivé loin. Je suis monté en puissance, il vaut mieux cela que l’inverse. C’est très bien ainsi, je suis très content de moi.

Revenons quelques instants sur l’épreuve de l’orientation. Qu’est-ce qui vous a manqué pour trouver ce fameux poignard ?

J’ai tout fait comme il fallait, j’avais toutes les couleurs et les directions en tête, je savais me servir de la boussole. Mais, voilà, on était à deux sur le même couteau, c’était compliqué et il était certain que l’un des deux ne trouverait pas. C’est tombé sur moi… Cindy a eu le coup d’œil qu’il fallait, elle a regardé en l’air au moment où il fallait. C’était tendu, cela s’est joué à rien.

Pour le deuxième couteau, on était à trois dessus, c’était encore pire, sachant que les filles étaient en train de chercher depuis deux heures et demie. Il a fallu, en arrivant, que je recommence tout. J’ai quand même trouvé la balise, je suis content de moi mais, encore une fois, ça ne s’est pas joué à grand-chose avec Maud. Mais bon….

Vous évoquiez ces instants où vous êtes deux ou trois à chercher la même chose. On peut penser que la tentation est forte de surveiller l’adversaire, plutôt que de se concentrer uniquement sur sa propre recherche ?

Exactement ! Steve, lui, était tout seul, il avait donc moins cette pression. A deux, ce n’est pas pareil. Je pense que, si j’avais été seul, ça aurait pu le faire.

A plusieurs, on a peur que l’autre trouve avant donc on le surveille un peu, c’est sûr. C’est obligatoire je pense, on ne peut pas faire autrement. On est tellement stressé que l’autre soit là qu’on le scrute au cas où.

De façon plus générale, quels sont les principaux souvenirs qui vous viennent à l’esprit de ces 40 jours d’aventure ?

Les proches, souvenir le plus récent. Aussi les conforts gagnés avec l’équipe jaune, la cérémonie avec la tribu notamment ainsi que le plateau de fromages. C’était assez fou. Manger une pizza sur l’aventure est dingue également.

Comment avez-vous géré la longueur des nombreuses journées sur le camp ?

On essaie de s’occuper au maximum mais, au bout d’un moment, on n’a plus rien à faire. Une fois que l’on ait allé chercher de l’eau, du bois, à manger, il ne reste plus grand-chose. Du coup, dès fois, les journées sont longues. On faisait ce que l’on pouvait mais ce n’était pas évident.

 

 

A titre plus personnel, comment avez-vous vécu le visionnage de votre élimination ?

Comme tout au long de la diffusion, à chaque épreuve, j’avais les mains moites, comme si j’étais dans l’aventure. C’était assez bizarre, j’étais à fond dedans alors que je savais très bien comment cela se finissait à chaque fois. Je revivais la chose.

Le fait que ce soit la finale, qu’il y ait eu tous les copains autours m’a aidé à mieux faire passer la diffusion. Comme je n’ai aucun regret, cela ne m’a pas blessé non plus.

Vous évoquiez les retrouvailles avec les autres aventuriers. On peut imaginer que tout le monde était content de se revoir et de boucler ensemble la boucle de cette belle et grande aventure ?

Oui, c’est vrai. J’avais déjà revu certains aventuriers pendant la diffusion, on avait regardé certains épisodes chez les uns et les autres. C’est là aussi que l’on voit qu’il y avait l’aventure, qu’il y a pu y avoir des embrouilles, des malentendus mais que, maintenant, avec le recul, tout le monde s’entend bien. C’est cool.

Un mot sur Maud, la gagnante ?

Maud était mon alliée de fin d’aventure, avec Cyril. La voir gagner est forcément une grande joie pour moi. Elle le mérite, elle est toujours restée fidèle à elle-même, c’est une aventurière hors pair et une femme très impressionnante. Elle m’a beaucoup inspiré.

Elle apportait énormément de bonne humeur, elle était une sorte de maman. Sa présence m’a fait du bien pendant l’aventure. C’est quelqu’un de sincère, on peut compter sur elle.

Si l’opportunité venait à se présenter, aimeriez-vous refaire votre sac et repartir à l’aventure ?

J’essaie, pour le moment, de reprendre le fil de ma vie. Je n’ai que 23 ans, si on me le propose d’ici deux à trois ans, peut être que je repartirais. Mais, pour l’instant, j’ai d’autres projets en tête.

En 40 jours, beaucoup de choses ont changé en moi, je n’ai plus le même regard sur la nourriture, ni sur le confort que l’on peut connaitre dans la vie quotidienne. Tout cela m’a fait grandir, j’ai appris plein de choses et, maintenant, d’autres projets vont se présenter à moi.

Merci Aurélien pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Clo se rappelle son beau parcours jusqu'en finale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clo,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

Vendredi dernier a eu lieu la finale de « Koh Lanta ». Comment se sont passées les retrouvailles des 21 aventuriers ?

Nous étions, c’est vrai, assez excités de tous se retrouver. C’est la première fois que ça arrivait depuis l’avant-première en février. Forcément, on était un peu nostalgiques, se retrouver les 21 ensemble nous a fait remonter pas mal de souvenirs. On s’est dit que c’était la fin d’une grande et belle aventure. Nous avons vraiment apprécié cette soirée. Nous avons réalisé aussi à quel point nous avions de la chance d’être là. Ce n’était que du kiff.

C’était aussi assez impressionnant de se retrouver sur le plateau, moi qui le voyais à la télé depuis des années.

A titre plus personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de ces dernières épreuves ? Notamment l’orientation, qui a causé votre élimination ?

Forcément, c’était un épisode qui n’était pas simple à regarder puisque c’était celui de mon élimination. En revanche, je me dis que je préfère être éliminée à l’orientation plutôt que de voir mon flambeau éteint parce que tout le monde vote contre moi au conseil. Au final, si je regarde en arrière, on n’a quasiment jamais voté contre moi. Donc c’est plutôt très positif.

En revanche, revoir cette épreuve de l’orientation qui a été difficile pour moi n’a pas fait, c’est vrai, ressurgir mes meilleurs souvenirs de l’aventure. Mais, en tout cas, je ne tire de cette dernière que du positif. J’ai tout donné, je suis arrivée en finale, c’est juste super pour moi, c’est top.

Justement, à l’orientation, qu’est-ce qui vous a manqué pour trouver l’un des trois poignards ?

De la réussite lors de cette épreuve. Je me suis mis beaucoup de pression, j’étais très stressée avant. Ce qui me ressemble aussi, je suis comme cela dans la vie de tous les jours. J’ai cherché cette balise en vain pendant environ deux heures. J’ai, ensuite, forcément réalisé que Maud avait une longueur d’avance lorsque j’ai vu qu’elle cherchait le poignard. Je me suis dit que ma seule chance serait d’en faire de même à ce moment-là.

Tout simplement, il m’a manqué de la réussite et un peu de sang-froid peut être aussi.

De façon plus générale, quels sont les plus beaux souvenirs que vous gardez à l’esprit ?

Je retiens de cette aventure les relations que j’ai pu créer et forger avec les autres aventuriers, à commencer par mes coéquipiers bleus. A mon sens, j’étais dans une superbe équipe, dans laquelle je me suis sentie vraiment à mon aise. J’étais à ma place, j’étais moi-même. Je retiens vraiment l’humain. J’ai vraiment créé des relations très fortes avec certains, c’est aussi ce qui m’a permis d’avancer dans le jeu et c’est beau.

Il faut savoir que, quand on est comme cela, sur une ile déserte, coupés du monde et de tout, on n’a que l’humain sur lequel se reposer. Cela m’a fait beaucoup de bien.

Au moment de sauter du bateau le premier jour, envisagiez-vous alors d’aller aussi loin dans l’aventure ? L’orientation était-elle, à ce moment-là, un objectif réaliste ou plutôt utopique ?

Clairement, pour moi, être sélectionnée était déjà une étape énorme. Il faut voir tout le parcours que l’on fait, de 25 000 candidatures au départ pour n’être que 21 à sauter du bateau. C’était une grosse victoire à mon sens.

Aller jusqu’en finale est juste génial. Vous n’avez pas idée à quel point je suis heureuse de mon aventure, que j’ai vécue pleinement, sans aucun regret. Ce n’est que du bonheur. Quand je vois les retours de mes proches et la fierté qu’ils ont, je me dis que ce que j’ai vécu est vraiment chouette.

 

 

A l’inverse, qu’est ce qui a été le plus compliqué à gérer pendant l’aventure ?

Je dirais que, au début de l’aventure, ça a plus été l’ennui, que je n’avais pas anticipé. C’était vraiment compliqué, les journées étaient extrêmement longues et je ne m’étais pas préparée à cela.

Au fur et à mesure que l’on avançait, notamment à partir de la réunification, le plus compliqué pour moi, on le voit d’ailleurs à l’image, a été d’éliminer des personnes, tout simplement. On passait tellement de temps ensemble, on était de moins en moins, ça devenait de plus en plus difficile de s’éliminer. Je suis une personne plutôt humaine et sensible, ça n’a pas été une mince affaire.

Vous évoquiez les journées un peu longues au début du jeu. Que faisiez-vous du coup face à cela ?

Principalement, des échanges avec les autres. On s’est beaucoup parlé, de tout et de rien mais aussi beaucoup de nourriture. On fantasmait énormément là-dessus. Aussi, forcément, on se laissait pas mal de moments dans la journée pour aller chercher à manger, dès que l’on en avait l’énergie. Egalement pour se reposer, pour améliorer un peu la vie du camp, pour s’occuper du feu, pour aller chercher du bois.

Si l’on revient sur la finale, Cindy, votre binôme de l’aventure, finit deuxième. Quel regard portez-vous sur sa performance ?

Je suis super contente que Cindy soit allée en finale, évidemment. Parce que c’est la fille avec laquelle j’ai vraiment passé le plus de temps dans mon aventure et avec laquelle j’ai vraiment eu des liens assez forts. Maintenant, la victoire se joue à pas grand-chose, à un vote près. Elle a fait un super parcours, elle peut en être très fière en tout cas.

Pour terminer, cette aventure vous a-t-elle changée à titre plus personnel ?

Oui, évidemment. Je ressors de cette aventure avec un peu plus d’assurance, de confiance en moi et moins d’appréhension de l’avenir je dirais. Je pense que, quand on a fait une aventure aussi difficile que « Koh Lanta », ça nous forge un sacré mental et ça nous prouve qu’on est quand même solide.

J’ai aussi renforcé les liens avec mes proches, avec mes amis. C’est une aventure qui reste gravée et qui marque aussi une grosse étape de ma vie. A présent, je n’ai plus envie de me poser de questions, j’ai simplement envie de foncer.

Ce fut un plaisir, Clo, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Philippine et Théo nous présentent leur premier album !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Khortege

 

 

Bonjour Philippine, bonjour Théo,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous sortez l’album « Vinyle », de douze titres. Très simplement, comment le présenteriez-vous ?

Philippine : C’est un album de reprises de titres des années 70. On est tous les deux sur cet album, d’où un choix assez simple, « Philippine et Théo, Vinyle ».

Théo : Oui, c’est bien de le définir simplement, sans folie artistique.

Philippine : Tout en simplicité. Le but étant, à la base, de retranscrire des chansons un peu oubliées de cette période. Il y a peu de titres très connus, il n’y en a que quelques-uns, la plupart sont des titres qui ont pris un peu la poussière. On les a dépoussiérés, justement, pour les remettre au goût du jour, en 2.0

 

L’ambiance musicale est ainsi différente de la version originale…

Théo : Oui, c’était l’objectif.

Philippine : On utilise les techniques de 2019 pour rendre les titres plus modernes.

Théo : C’est le cas sur l’album que nous avons pu enregistrer. En première partie de Patrick Fiori, nous sommes en acoustique, guitare et voix, et nous proposons encore une autre couleur. Pour le coup, les textes ressortent, on a des nuances différentes. Au final, on peut donc dire qu’il y a deux couleurs différentes dans ce projet.

 

Si l’on revient à l’origine de cet album, comment se sont faits les choix des chansons ?

Théo : Pour une partie, ce sont des titres que l’on connaissait. Notamment « La maladie d’amour » de Michel Sardou.

Philippine : Même Joe Dassin. En tout cas, je connaissais un peu « Salut les amoureux ». Après, le plus gros travail a été de redécouvrir ou de découvrir les titres. Par exemple, j’ai redécouvert ce titre en fouillant. Je l’avais complètement oublié et ça a été le cas pour plusieurs chansons de l’album. Il y en a aussi beaucoup que l’on a découvertes.

Théo : Peut-être que c’est ça aussi qui nous a amusés. C’est aussi pour cela que nous sommes partis sur cette idée. Pour aller s’enrichir de cela. C’est un challenge. C’est aussi une forme de respect de nos pères musicaux de la variété française.

 

On peut imaginer qu’en faire une sélection n’a pas été simple. Vous auriez sans doute pu aller au-delà de 12 chansons ?

Théo : Oui et, d’ailleurs, on ne va pas se limiter à 12.

Philippine : Il nous est arrivé de reprendre des titres qui ne sont pas sur l’album. Par exemple ceux de Michel Delpech, que l’on aime bien. Il y avait déjà eu un album autour de ses chansons, nous n’avons donc pas voulu les reprendre sur « Vinyle », le but étant vraiment de laisser la place aux chansons qui n’ont pas été beaucoup reprises, voire pas du tout. Je pense notamment à « Je pars » de Nicolas Peyrac ou encore « Quelque chose et moi » de Gérard Lenorman. Je ne crois pas les avoir réentendues. Sans oublier « Le premier pas » de Claude Michel Schonberg. Même « Il a neigé sur yesterday », de Marie Laforet, qui est quand même l’une des chansons les plus connues de l’album, en tout cas pour les retours que l’on en a.

A part des reprises sur les plateaux télé, il n’y a pas eu, pour ces titres, de travail de réédition, de réarrangement. Nous avons vraiment essayé de proposer une toute nouvelle version de chacune des chansons, tout en respectant la structure, l’âme et l’artiste.

Théo : Autant que possible, effectivement. C’était dur, par exemple, pour Serge Gainsbourg. Y est-on arrivés ? J’ai envie de dire que c’est au public de juger.

 

 

 

Vous évoquiez les retours que vous avez pu avoir. Justement, quels sont-ils ?

Théo : Beaucoup de souvenirs reviennent chez les personnes qui ont déjà entendu ces titres et qui ont vécu avec.

Philippine : Globalement, on a un public assez large. Avec beaucoup de gens de plus de 40 ans car ce sont ceux qui ont grandi et qui ont vieilli même avec ces chansons-là. Mais il y a aussi des enfants de 12 ans qui en connaissent. Parce que les parents ou les grands-parents les écoutaient à fond. C’est, du coup, assez drôle.

Certaines chansons de l’album vont plus parler à un public qu’à un autre et inversement. « Pour la fin du monde » a touché beaucoup de petits de moins de 10 ans. « Je pars » aussi. « La maladie d’amour » parle à tout le monde, sans exception. « L’anamour » est un peu élitiste on va dire, très peu de gens s’en souviennent. Il y a vraiment de tout, autant sur l’album que sur les chansons entre elles, ce qui est cool.

 

Vous l’avez dit, vous avez fait la première partie de Patrick Fiori. Quand pourrons-nous à nouveau vous retrouver sur scène ?

Théo : Nous étions à Narbonne il y a quelques jours et ça s’est super bien passé.

Philippine : Nous ferons la première partie de Patrick Bruel le 25 juillet au Festival de Sollies Pont. On aura surement d’autres petites scènes sur des plateaux radio ou lors de premières parties. Des confirmations sont en cours. En novembre, nous reprendrons, sans doute, pour quelques dates, les premières parties de Patrick Fiori. D’ici là, peut être que d’autres choses vont s’enclencher, l’album étant sorti il y a peu de temps.

 

Quels souvenirs gardez-vous d’ailleurs de ces premières parties ?

Philippine : C’était bien !

Théo : C’est à l’image de l’artiste, je dirais, et de la personne.

Philippine : C’est vraiment quelqu’un de généreux et son public aussi d’ailleurs. Les gens se sont également fidélisés à nous, ce qui nous fait plaisir. A chaque fois, c’est une joie, une surprise, du trac, les sensations sont énormes.

Théo : Même si, pour nous, il y a certaine redondance, chaque scène nous a apporté son lot de nouveautés.

Philippine : Les gens nous surprennent, nous font rire, parfois nous émeuvent aussi. On va toujours à la rencontre du public et c’est touchant. Ce sont, pour le coup, des expériences inoubliables de premiers pas sur scène.

Théo : Patrick est vraiment bienveillant. Il nous fait même rentrer dans son spectacle sur « Salut les amoureux ». Il nous a intégré dans le show, il nous fait faire le salut avec lui, c’est dingue.

Philippine : Il nous présente au micro, avant que l’on monte sur scène. On a beaucoup de chance, on est bien entourés.

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

Philippine : Une longue vie à la musique française !

Théo : Nous venons d’avoir une belle satisfaction, Nicolas Peyrac vient de partager « Je pars ». Ce serait une bonne nouvelle que les artistes que l’on a repris soient agréablement surpris.

Philippine : Que les gens qui ont connu cette période s’y retrouvent, que toutes les nouvelles générations découvrent ce que leurs ainés ont connu. Le but est celui-ci, de faire découvrir des titres importants, qui sont des piliers sur lesquels il faut se baser. Plus tard, en tant qu’auteurs artistes interprètes, nous aimerions nous en inspirer. Donc démarrer là-dessus est une base importante que l’on voudrait transmettre ou retransmettre.

 

Ce fut un plaisir d’échanger avec vous deux !

Publié dans Musique

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Sabine Perraud nous parle de son personnage sur TF1, dans Camping Paradis !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sabine,

Quel plaisir de vous revoir pour ce nouvel entretien.

On pourra vous retrouver, ce lundi 24 juin, en prime time sur TF1, dans un nouvel épisode inédit de « Camping Paradis », Le grand saut. A quelle intrigue allez-vous prendre part ?

Mon personnage, Charlotte, est une jeune femme, infirmière, qui élève seule son fils Lucas, depuis toujours. Grâce aussi à l’aide de ses parents retraités, qui s’occupent de lui comme d’un fils. Elle souffre justement un peu de l’omniprésence de sa mère et décide, du coup, de partir en vacances tranquillement avec son fils, en tête en tête. Mais elle va tomber nez à nez avec….ses parents.

Au camping, elle va alors chercher à annoncer à ces derniers qu’elle veut s’installer définitivement dans la région, à des centaines de kilomètres d’eux. Il lui faudra trouver la bonne forme et le bon moment pour cela.

A titre plus personnel, au-delà des informations du scénario, quelles ont été vos sources d’inspiration pour vous approprier le personnage ?

Je viens d’une famille de médecins, je connais donc bien le milieu hospitalier, même si je n’avais pas forcément grand-chose à traiter en lien avec ce métier dans l’épisode. Le soin est quelque chose que je connais, je n’ai pas eu à aller chercher très loin.

En ce qui concerne le rapport à son fils et le fait d’être maman, ça me parle, étant donné que j’ai un garçon plus petit encore que celui de l’épisode. C’était assez sympathique d’avoir ce rapport avec ce gamin et je m’amusais d’ailleurs à dire le soir, que j’allais dîner avec mon fils et sa maman car je passais pas mal de temps avec eux. Jouer cette facette-là de mon personnage était assez simple.

Pour ce qui est des parents assez étouffants, ce n’est pas quelque chose que j’ai subi. En revanche, j’ai pas mal d’amis qui ont ce genre de mères, un peu méditerranéennes, très protectrices, qui veulent tout contrôler. Je les ai vus réagir, j’avais donc en mémoire cette façon d’appréhender la relation.

 

 

Ce programme existe depuis une dizaine d’années maintenant. Aviez-vous regardé un ou deux épisodes avant le tournage pour vous mettre dans l’esprit et l’ambiance de la série ?

Je connaissais le programme pour avoir déjà tourné dans un épisode six ans auparavant, avec un autre réalisateur. Il n’y avait malheureusement pas de diffusion avant de me rendre sur place mais, par hasard, pendant le tournage, je suis tombée un soir sur un épisode très vieux, l’un des premiers. D’ailleurs, il avait été réalisé par Philippe Proteau, avec qui je tournais au même moment. C’était assez marrant de voir toute l’évolution, des décors, des personnages, du registre. Il y a plein de petites choses qui ont changé.

Selon vous, qu’est-ce qui plaira aux téléspectateurs lundi soir ?

Je pense que la force de ce programme est l’identification. Dans chaque épisode, on retrouve les récurrents, qui sont un peu les piliers, la stabilité du programme, avec leur sympathie, leur bonhommie et leur capacité à toujours arranger les problèmes, à trouver des solutions,  à se décarcasser pour aider tout le monde. D’ailleurs, j’ai eu la grande joie de tourner avec Candiie, qui joue la seule fille de l’équipe. C’est un amour et ce fut vraiment un bonheur. Elle est mon amie dans l’épisode et on a pris beaucoup de plaisir à travailler ensemble, c’était très fluide.

Ce programme permet à chacun de s’identifier à un personnage ou une intrigue. On a tous soit vécu des choses qui peuvent leur arriver, soit vu de près ou de loin des amis, des gens de la famille vivre des choses similaires. On retrouve également toujours plusieurs générations. J’étais dans le « middle age », mais il y avait aussi des plus anciens, sans oublier une intrigue autours de trois jeunes, avec des problématiques de leur âge. Tout le monde y trouve son compte.

On le sait, deux soirées au camping sont proposées dans chaque épisode. Comment avez-vous appréhendé ce rythme de tournage ?

La production fait les choses bien. En général, on commence sur des horaires normaux et, au fur et à mesure de la semaine, ça peut se décaler. Ou l’inverse. Cela est fait de telle sorte que l’on puisse se recadrer. Mais, en réalité, je ne me recale jamais. J’ai un enfant, je me lève tôt tous les matins et c’est difficile de se reposer sur les horaires décalés.

Je ne suis pas une grande amatrice des tournages de nuit, j’ai plutôt une énergie de la journée. Mais comme j’ai joué au théâtre toute l’année, j’avais quand même ce rythme décalé en moi, cela m’a du coup moins posé de problèmes. En plus, nous n’avons pas fait, cette fois-ci, de grosses nuits. On avait simplement froid car, lorsque l’on tourne en mars et avril dans des petites tenues d’été, on souffre un peu, du fait du vent. Hormis cela, c’est hyper confortable, les gens sont adorables sur le plateau, on nous amène des manteaux et des bouillottes entre chaque prise. En tout cas, on est bien soigné.

 

 

En plus, le cadre est magnifique…

Le lieu est effectivement très beau. C’est un vrai lieu de vacances et, au fur et à mesure du mois, on a vu de plus en plus de monde arriver. C’est plus vrai que nature.

La vue sur la mer est très belle, c’est calme. Même l’endroit où nous sommes logés, en dehors du camping, est calme lui aussi, c’est très plaisant.

On ne l’a pas citée, un mot sur la distribution que l’on pourra retrouver à l’image, en plus des récurrents que l’on connait ?

Il y a une belle distribution. Véronique Genest joue ma maman, Patrick Raynal mon père. Honoré Berrier interprète mon fils, un amour. Je le disais, mon personnage est proche de celui de Candiie et je croise aussi rapidement chacun des membres de l’équipe.

En synthèse, comment définitivement convaincre les lecteurs à suivre l’épisode ce lundi soir ?

C’est un épisode qui va surfer entre le rire et les larmes. Je pense que c’est une belle comédie dramatique. On a voulu traiter avec un peu de légèreté un sujet profond qui peut parler à tout le monde, quel que soit l’âge. Que ce soit un jeune ayant besoin de s’émanciper ou un ancien qui veut garder un peu sous son aile sa progéniture, je pense que l’on peut s’identifier. J’espère que ce sera drôle et touchant. On a essayé de tout faire pour en tout cas...

Merci pour toutes vos réponses !

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William Malatrat évoque sa belle actualité sur les planches !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour William,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

Vous serez sur scène, tout le mois de juillet, au Festival d’Avignon, avec la pièce « Quel beau dimanche ! » d’Élidie Duranton. Pièce dont vous êtes aussi le metteur en scène et qui sera proposée à 21h 30 à l’espace Roseau Teinturiers. Pour commencer, comment présenter ce spectacle ?

C’est avant tout une comédie. Dans un second temps, je dirai que c’est une comédie qui se rapporte aux divers aspects de la vie sociale des individus, une comédie « sociétale » donc. C’est un terme que j’ai trouvé et qui correspond assez bien à ce que l’on a voulu faire avec ce spectacle. On campe quatre personnages, un père de famille, sa femme et ses deux filles d’une vingtaine d’années. Le premier cité, que je joue, est le maire conservateur d’un petit village auvergnat, ce qui va engendrer pas mal de joutes amusantes et intenses.  

Le politique et l’intime vont complètement se mélanger parce que Christian Michodeau a décidé, ce dimanche là, d’annoncer, au moment du traditionnel « rôti – pommes de terre », qu’il se présente aux prochaines élections législatives. C’est, du moins, ce qu’il croit pouvoir faire. Il s’avère que sa femme Hélène et ses deux filles, Clara et Sophie, ont décidé, ce jour-là précisément, qu’elles avaient elles aussi de grandes choses à annoncer à la famille sur leur choix de vie et de carrière. La mère informe par exemple qu’il y aura du poulet bio à table et non pas de rôti... A partir de là, on va apprendre beaucoup de choses sur chacun des personnages et Christian ne va jamais pouvoir faire son annonce et va aller de surprises en surprises en frôlant les crises cardiaques. Sa femme Hélène va bien entendu apporter son grain de sel dans tout ce remue-ménage…

Je ne vais pas tout dévoiler du spectacle. Je dirais simplement que les thématiques sont celles du monde dans lequel nous vivons tous. Grâce à ce huis-clos familial et ces personnages hauts en couleur, on essaie de coller en permanence à l’actualité, pour le plus grand plaisir du public qui s’y retrouve à la seconde même. Les spectateurs sont aussi des citoyens face à cette histoire de révélations. Il n’y a aucune moralisation, ce ne sont pas les gentils contre les méchants, ce n’est pas une pièce politique, c’est pour cela qu’elle est sociétale. On ne prend pas parti, on n’est pas dans le débat « pour ou contre » ceci ou cela, on cherche uniquement à montrer que les personnages se révèlent et s’émancipent face à une forme de « conservatisme » symbolisé par le père et le politicien. C’est un aller retour constant entre le privé et le public en quelque sorte.

Vous avez commencé à en parler, quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est un homme de 55 ans, bourré d’énergie, qui adore jouer au tennis surtout quand il gagne, qui adore sa femme. Il s’adore surtout lui-même car il pense qu’il a beaucoup d’envergure et qu’il est un personnage très important…d’une ville de 3 000 habitants comme le lui rappelle sa fille Sophie. Malheureusement pour lui, la réalité est tout autre et personne ne le voit « beau » comme lui se voit. Il a de nouvelles ambitions politiques qui vont naitre autour de ce non « rôti-pommes de terre » grâce à l’adversité et la volonté de sa femme et de ses filles de s’affirmer et de changer les choses. Il est politicien avant tout, il est ambitieux certainement, il aime aussi beaucoup son 4x4, qu’il a semble-t-il financé avec l’argent de la mairie…

Il est de mauvaise foi quand il sent qu’il est pris en défaut mais au final, il saura écouter sa famille pour enfin gagner une véritable envergure grâce à elle.

Pendant la pièce va se révéler chez lui une ambition folle de changer complètement de dimension en tant qu’homme politique. Les évènements qui vont se passer pendant le repas vont multiplier son ambition par 100. Il va avoir assez de finesse pour sentir que le vent tourne dans le bon sens. Ce n’est pas un crapuleux, j’essaie de le rendre assez clownesque, notamment au travers de son costume et de ses attitudes un peu démesurées parfois. Il est un grand enfant, il est attachant tout de même. Ce personnage me rappelle un peu mes huit ans de théâtre jeune public, c’est un « politicien cartoon » mais pas uniquement. Il sait faire preuve aussi de sérieux, ce qui le rend redoutable parfois.

Nous le disions, vous avez une double casquette sur cette pièce. Comment la gérez-vous ?

J’ai la chance de travailler avec Élidie Duranton, qui a écrit le texte et qui joue une de mes filles dans l’histoire, Clara Michodeau. Je ne suis donc pas seul à créer ce spectacle. Élidie a un regard extérieur sur ce récit et ses péripéties et surtout sur la manière dont on les fait évoluer. C’est une chance de pouvoir travailler directement avec un auteur. On se complète très bien et, du coup, cela permet une mise en scène lisible et dynamique. Elle a un vrai talent d’écriture. C’est ce qui m‘a plu immédiatement pour rejoindre le projet « Quel beau Dimanche ! » quand elle me l’a proposé l’an passé.

Nous affinons l’ensemble du spectacle et la mise en scène au fur et à mesure des répétitions et je vais encore continuer dans ce sens même quand le spectacle se jouera déjà. J’ai la chance d’avoir déjà travaillé sur plusieurs spectacles avec les trois comédiennes, Noëlie Merlo, qui joue Sophie la fille cadette, Marie-Cécile Veyrenc, qui joue Hélène Michodeau la mère et Élidie Duranton donc, qui joue Clara Michodeau la fille aînée. Nous faisons beaucoup de « travail à la table » autour des enjeux du texte, du propos, en dehors du plateau. On est très soudés artistiquement et humainement, on s’entend très bien. C’est un plaisir de voir qu’elles sont toutes les trois si investies et inspirées par leurs personnages qui ont décidé de s’affirmer pleinement. Leur créativité et leur sens du jeu sont une source d’inspiration essentielle à la création.  Je n’oublie pas Christophe Mentrel qui a réalisé toute la bande son et les effets spéciaux du spectacle. C’est un travail d’équipe.

A quelques jours de votre première en Avignon, quelles sensations prédominent dans l’équipe ?

Beaucoup d’impatience de partir au Festival d’Avignon, avec une création, une comédie, dans un lieu référencé comme L’espace Roseau Teinturiers. Nous avons une belle équipe, je sais que l’on part « armé », ce qui nous permet de nous projeter assez loin déjà. L’envie d’y aller est décuplée aussi par la « trouille » que l’on a d’y être. On n’a pas peur d’aller jouer, on a en fait une sorte de trouille positive liée à la concrétisation effective du projet. On a hâte d’y être !

J’accompagnerai aussi le spectacle de Valérie Gaillard « Movie show ! » au Sham’s Théâtre, pour lequel j’ai également signé la mise en scène. Un programme chargé m’attend J

Ce fut un plaisir, William, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

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Valérie Gaillard nous présente son nouveau spectacle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Valérie,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

Vous serez à l'affiche, au Festival d'Avignon, du spectacle «  Movie show  ». Très simplement, comment le présenteriez-vous ?

 

C'est un spectacle familial, tout public, c'est ludique, sur le cinéma, c'est musical aussi, c'est sous forme de tableaux avec une ligne conductrice tout à fait claire, puisque nous sommes sur un plateau de tournage de cinéma, à l'heure du déjeuner. Un des staffs de l'équipe technique préfère alors rester tranquille, elle se fait son cinéma et pète un peu un câble. Elle revoie alors tout ce qu'elle aime, elle se fait son cinéma français, anglo-saxon et américain, à sa façon. C'est du décalé, c'est de l'humour, du visuel.

 

Je vends du beau, de l'auditif, du visuel, pour les costumes notamment. Ainsi que des références qui marchent dans la conscience collective, connues et moins connues, actuelles et moins actuelles. De Harry Potter à Danielle Darrieux, du My Fair Lady à Don Giovanni. C'est, par moment, très figuratif et, par moment, les gens peuvent s'imaginer un peu ce qu'ils veulent. Je n'oublie pas non plus les supports vidéo, qui font rentrer les spectateurs un peu comme au cinéma. La musique est la bande originale du film, pour vraiment que l'on se mette dedans.

 

Quelles ont été vos sources d'inspiration pour le développement de ce spectacle ?

 

C'est la musique, parce que je suis chanteuse de formation classique. Je suis aussi mime et, pour moi, ce dernier ne se fait pas sans musique. Celle-ci est donc vraiment la carotte.

 

J'ai fait beaucoup de music hall donc j'ai souvent pensé par tableaux. Je me suis fait aussi un petit cahier avec mes goûts. Des musiques m'ont inspirée, des costumes aussi. Je n'ai pas voulu faire de premier degré, du coup je plagie un peu, je transforme, je mélange.

 

J'ai mis en avant ce que j'aime, ma nourriture, des choses agréables. Je dis toujours que ce sont les lutins qui m'ont aidée à l'écriture, ainsi que mon enfant intérieur. Ce n'est pas jeune public, c'est vraiment pour les ados et les adultes : c’est un spectacle familial qui s’adresse plutôt aux ados et adultes vu les références cinématographiques.

 

 

Comment passez-vous facilement d'un tableau à un autre ?

 

Ce ne fut pas facile. J'ai essayé de trouver un fil conducteur. Comme je mettais beaucoup le cinéma en avant, je me suis dit qu'un staff pourrait être un bon lien.

 

En tout cas, ce fut un gros travail pour développer ce spectacle. Je l'ai créé il y a longtemps et je l'ai modifié par touches, au fur et à mesure des idées et des représentations.

 

Selon vous, selon aussi les retours des spectateurs, qu'est-ce qui leur a plu dans ce spectacle?

 

Ils sortent joyeux, hyper heureux. Ils disent que c'est curatif, que ça donne le moral, que ça fait du bien. Sans critiquer personne, uniquement dans du beau.

 

Nous le disions, vous serez présente au Festival d'Avignon, un Festival toujours très riche. Du coup, comment se distinguer et sortir un peu du lot ?

 

Je suis, je pense, la seule mime à chanter. C'est mon univers, c'est ma création, donc c'est un peu unique. Les costumes sont dignes du music hall. En fait, ce spectacle est incasable, c'est pour cela qu'il est atypique et qu'il va se faire remarquer.

 

A quelques jours du début, dans quel état d'esprit êtes-vous ?

 

Ce sera une première pour moi.  Je suis confiante. Je vais prendre beaucoup de vitamines avant pour tenir les trois semaines !

 

Je connais tellement mon interprétation par cœur que je m'inquiète uniquement des aspects techniques. Car on n'est jamais à l’abri d'un petit souci.

 

Une fois les premières passées, ça va filer et je pourrai pleinement me lâcher.

 

Au delà de ces trois semaines, on imagine que vous avez le souhait de continuer à développer ce spectacle ?

 

Oui, tout à fait. Le but est d'avoir des programmateurs pour vendre des dates et faire une tournée.

 

 

En conclusion, comment définitivement inciter les lecteurs à venir voir ce spectacle ?

 

C'est de la détente, de l'amusement, c'est à destination notamment de ceux qui aiment le cinéma, qui aiment la musique. Il y a aussi des touches de mime, c'est donc très atypique. Je crois ainsi que c'est tout public. Si vous avez envie d'en avoir plein les yeux, venez. C’est une heure de spectacle très riche.

 

Il y a tellement de références cinématographiques que les gens, parfois, s'amusent aussi à retrouver le film. C'est comme une sorte de quiz pour eux.

 

Merci Valérie pour cet agréable échange !

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Brigitte Aubry évoque sa belle actualité et ses nombreux projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Brigitte,

C’est un plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, notamment comédienne à l’image, sur scène, directrice artistique, écrivaine, vous faites aussi du doublage. Si l’on prend un peu de recul sur tout cela, qu’est-ce qui vous plait tant dans votre quotidien artistique ?

C’est justement tout ce mélange des genres car je trouve qu’ils se nourrissent les uns des autres. Ils sont des supports pour comprendre. Par exemple, quand j’ai commencé à faire de la direction artistique en doublage, j’ai mieux compris ensuite, en tant que comédienne, ce qui m’était demandé dans cet exercice.

J’aime, au théâtre, l’émotion intense et différente que l’on ressent chaque soir avec le public. C’est juste phénoménal. Quand je tourne, c’est la rencontre avec un réalisateur, avec des partenaires de jeu. C’est aussi la petite excitation que l’on ressent lorsque la scène commence. J’aime tout, je crois que je n’ai pas de préférence. J’écris aussi, depuis trois ans, en collaboration avec une amie, Colette Kraffe et on est actuellement sur notre deuxième scénario, que l’on aura bientôt terminé. Cela me nourrit, me séduit, me fait rechercher, me fascine.

J’oscille entre tout cela. J’ai commencé, la semaine dernière, le tournage de « Sam » pour TF1, où je serai la maman de l’une des héroïnes. Parallèlement à cela, j’écrivais aussi. J’ai fait récemment une lecture d’un recueil de textes. La semaine prochaine, je serai en doublage, sur des comédiennes que j’aime retrouver et sur d’autres que je vais découvrir. La semaine d’après, j’écris et la suivante, je tourne à nouveau pour TF1. C’est un enchevêtrement, le lien se fait naturellement pour moi. Je suis ravi et heureuse le matin de me lever et d’accomplir ce que j’aime par-dessus tout.

Parmi vos différentes expériences, certaines d’entre elles vous ont-elles encore plus marquée ?

J’ai un premier souvenir, d’une première expérience au théâtre, j’avais 20 ans et j’étais partie avec mon professeur de théâtre, Jean Périmony, en tournée dans le Sud pour jouer « Les troyennes ». J’y étais chef de choeur, ce fut une expérience magique. Nous avions joué notamment dans les arènes d’Orange. D’un seul coup, la pluie était arrivée, nous étions partis nous protéger une dizaine de minutes et, le public étant resté, sous l’eau, nous étions revenus, trempés et nous avions terminé le spectacle. C’était un moment grandiose, en communion totale avec le public et le lieu.

Au théâtre, justement, dans quel état d’esprit êtes-vous dans les premières minutes précédant une nouvelle pièce ?

Je n’ai pas d’angoisse, c’est comme quand je tourne. Ce que je n’avais pas au début de ma carrière mais je ne travaillais pas de la même façon qu’aujourd’hui. Entre temps, j’ai fait des stages avec des américains et des anglais, dans lesquels j’ai vraiment travaillé la construction d’un personnage. Cette dernière me comble énormément aujourd’hui.

Je n’ai plus d’angoisse, on a travaillé, on est prêt, on donne et on y va. Le don au public est fort, il nous rend ce que l’on propose. C’est génial.

Le trac vient uniquement si on ne se sent pas en confiance ou si on est entouré de gens avec lesquels on n’a pas forcément envie d’évoluer.

 

 

A l’image, votre méthodologie est-elle similaire, très en amont du tournage ?

Pour moi, c’est la même préparation. Je construis mon personnage, je lui donne une antériorité, il a ensuite une situation à jouer, je la regarde et j’en parle aussi sur le plateau, si possible au réalisateur. J’aime également lui proposer des choses. Mais, même dans le cas où elles ne lui conviennent pas, je ne suis pas bloquée car j’ai travaillé à fond donc je suis hyper libre de partir dans une direction ou une autre.

Concernant l’écriture, avez-vous des sources particulières d’inspiration ?

Je suis assez néophyte, je ne suis pas experte. Avec Colette, on part d’une histoire que l’on connait bien, soit que l’on a vécue et qui nous a touchées, soit qu’a vécue un ami proche. Après, on invente, on recherche des personnages, on s’amuse, on les fait exister.

Plus généralement, quels sont vos actualités et vos projets en ce moment ?

Je vais continuer le tournage de « Sam » pour TF1. Dès la rentrée, je vais tourner dans une nouvelle série, « Cheyenne et Lola », qui va durer trois ans normalement et pour laquelle j’ai été choisie afin d’interpréter un rôle très intéressant. L’histoire va se passer dans le milieu des docks, entre les migrants, la mafia, la drogue. C’est génialement bien écrit et ce sera diffusé par OCS. J’ai hâte d’attaquer.

Je vais tourner aussi pour Olivier Dahan, sur un biopic de Simone Veil. Là aussi, je suis ravie, l’écriture est superbe. Je suis fière de faire partie de ce projet. J’espère, entre temps, être rappelée pour tourner dans « Un Si Grand Soleil » car j’y adore mes enfants.

Fin décembre, j’attaque les répétitions d’une création sur les dernières heures de Van Gogh, où je jouerai sa maman. C’est un auteur magnifique, Emmanuel Fandre, qui a écrit cette histoire incroyable, qui parle de peinture bien sûr, mais aussi d’art, de relation à l’amour, à la mort, de relation à l’argent également. Le spectacle est magnifique, Van Gogh, joué par le remarquable acteur belge Tomas Coumans, fait intervenir tous les personnages de sa vie sur son lit de mort, son père, sa mère, la femme qu’il a aimée, son frère bien sûr, Gauguin évidemment et le docteur Gavhet. Sans oublier deux journalistes qui permettent des respirations et qui vont faire des interviews pour parler de sa vie. Je crois beaucoup à ce spectacle, il me tarde d’y être. Je suis gâtée, j’ai beaucoup de chance. Nous serons sur scène en janvier et février au petit Hébertot.

Merci, Brigitte, pour ce bel échange !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta : Maxime évoque ses principaux souvenirs !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maxime,

Quel plaisir d’échanger avec vous !

Vous avez été un candidat emblématique de cette vingtième saison de « Koh Lanta », sur TF1. Quels sont les principaux souvenirs qui vous viennent à l’esprit, quelques mois après ?

Spontanément, je dirais la chasse aux araignées avec Brice ainsi que celle aux crabes, toujours avec Brice et avec Mohamed également. Sans conteste. Ce fut de très bons souvenirs. Sur la vie de camp, les premiers plans de tarot, les premiers plans de manioc que l’on trouve, on sait donc que l’on va avoir à manger. Le premier feu en équipe que l’on fait.

Tout cela correspond au début de l’aventure et marque bien la vie de camp.

Justement, vous évoquiez ce début d’aventure. La responsabilité d’être le chef de l’équipe des bleus vous avait alors été confiée. Comment avez-vous vécu ce rôle ?

Je pensais, au début de l’aventure, me mettre un peu en retrait. Ce qui fut complètement raté puisque je me suis retrouvé chef. Moi qui voulait faire un peu le discret, ce n’était pas évident car on est fortement mis en avant sur les épreuves. Mon tempérament d’expédition avec ce côté un peu leadership a pris le dessus et j’ai assumé mes responsabilités à bras le corps pour porter l’équipe aussi bien dans les épreuves que sur le camp. Parce que mes expériences professionnelles et personnelles pouvaient être utiles pour nous tous.

Une fois la réunification passée, lorsque l’aventure devient individuelle, êtes-vous resté, consciemment ou inconsciemment, dans un rôle de meneur ? Ou avez-vous réussi à vous faire une place en tant simplement qu’aventurier ?

La difficulté de cette aventure est liée au fait que je sois passé par plusieurs stades. Par le rôle de chef, puis par le rôle d’ambassadeur pour la tribu blanche, puis par celui d’aventurier parmi tout le monde. C’est vrai que, quand on a été longtemps mis sous responsabilité, pendant presque la moitié de l’aventure, il y a un peu l’effet d’encre. On est encore dans cette dynamique là et ça a été un peu plus compliqué, c’est vrai, de relâcher ces responsabilités à tous les autres aventuriers, qui ont déjà quelques semaines aussi de vécu derrière eux. Je me sentais, c’est vrai, encore en charge d’eux.

C’est pour cela que je parais relativement soucieux et peu souriant parfois dans l’aventure. Parce que je me soucis du reste de la tribu, en termes de nourriture, de campement notamment. Donc ça a pesé forcément un peu.

On l’a vu lors d’un précédent conseil, vos camarades aventuriers vous ont dit en face les choses. Cela a-t-il alors été un déclic pour vous ?

Oui, exactement. Ce conseil là a été hyper instructif pour moi. Comme je dis toujours, la critique est constructive. J’en retire tout de suite des leçons et je laisse mes camarades endosser les responsabilités qu’ils m’ont demandées. Cela m’enlève de la pression, me permet d’être plus moi-même. Les aventuriers le disent après, j’ai changé, je m’améliore. En fait, je suis toujours comme cela, c’est juste que j’ai moins de soucis, moins de pression, que je décharge un peu les responsabilités que je me suis mises tout seul sur les épaules.

 

 

Pensez-vous qu’avec un peu plus de temps et cette nouvelle image de vous, vos camarades n’auraient pas voté de suite votre élimination, dès lors que vous n’aviez pas l’immunité ?

Si j’avais été plus moi-même, plus jovial, plus sociable, comme je le suis normalement dans la vie de tous les jours, peut-être que cela m’aurait aidé. Mais je ne pense pas qu’ils n’auraient pas moins voté contre moi. Je crois qu’ils auraient eu sans doute plus de scrupules à le faire car, pour le coup, ils m’auraient apprécié plus. Mais je suis convaincu qu’ils m’auraient éliminé. Je me suis mis un peu en marge du fonctionnement de toute la tribu, ils étaient tous sur des stratégies d’alliance tandis que j’étais sur une stratégie du totem. Je n’étais pas dans le même mouvement qu’eux, ce qui a fait grincer des dents quelque uns qui ont eu peur que ça fasse une place encore de prise pour la finale.

Plusieurs aventuriers l’ont fait remarqué, ils ont voté contre vous parce que vous étiez « trop fort ». Comprenez-vous à présent cet argument ?

Il faut distinguer deux façons de voir les choses. Il y a la compréhension, je comprends très bien qu’ils aient fait cela pour sauver leur tête et sauver une place de plus sur la phase finale. Il y a aussi l’acceptation et, là, c’est différent. Je suis quelqu’un de sportif, de compétiteur donc c’est plus difficile à accepter de voir que l’on se fait évincer parce que, au final, on remplit ce que les épreuves nous demandent de faire. Elles nous demandent de se dépasser, de se donner à fond, de remporter le totem. C’était forcément frustrant de voir que, en épreuve, certains ne se donnent pas à fond parce qu’ils sont assurés, par une alliance ou par un avantage du jeu, comme un collier, de pouvoir se permettre de moins forcer.

Nous le disions, vos victoires ont été nombreuses, en équipe et en individuel. Quels ont été vos petits secrets pour être aussi souvent au-dessus du lot ?

Je ne sais pas s’il y en a. Je suis très analytique, je sais que j’imagine chaque épreuve, que j’imagine quel va être l’effort physique majeur pour trouver comment le minimiser et, ainsi, économiser un peu mon énergie. On me l’a dit, on m’a fait remarquer que j’intellectualise toutes les épreuves. Mais ce n’est pas de ma faute, j’ai eu des cours en anatomie donc je sais comment fonctionnent mes muscles et je me suis servi de ces connaissances là pour souffrir un peu moins à l’épreuve du trapèze, pour ne pas trop souffrir non plus au mur d’escalade par exemple. Après, il y a aussi le mental qui prend le relai. On a chacun notre vécu.

Lors de l’épreuve des sacs où chaque aventurier éliminé doit transmettre son fardeau à un partenaire encore présent, on a vu qu’un certain équilibre a été respecté. Vous n’aviez pas été surchargé plus que les autres. Cela vous avait-il alors étonné ? Etiez-vous content de voir qu’une certaine équité était respectée ?

C’est une épreuve qui fait suite justement au conseil où on se dit les choses. Comme je l’ai évoqué, je suis devenu moi-même rapidement et je pense que mes camarades se sont rendus compte que je ne suis pas quelqu’un de méchant, de buté, de pas jovial. Au final, ils sont revenus sur un principe d’équité et de sportivité, c’est pour cela que cette épreuve est un très bon souvenir. Alors qu’Aurélien avait déjà 20 kilos, je n’ai pas été plus surchargé que Mohamed, j’ai donc apprécié la sportivité dans cette épreuve en particulier.

Parmi les aventuriers encore dans le jeu, quels sont vos favoris ?

Sur le côté sportif, dans les épreuves, je me dis qu’Aurélien a bien tiré son épingle du jeu, comme on peut le voir dans les derniers épisodes. Il reste encore l’orientation et je ne sais pas comment il s’en sortira car nous n’en avions pas trop parlé. Je verrais plus Maud sur l’orientation puisqu’elle a un passé de scout. Donc, normalement, elle doit savoir se servir d’une boussole.

Dans la détermination, on a vu que Steeve a quand même pas mal changé d’état d’esprit avec la venue de son fils, qu’il est passé en mode guerrier. Peut-être qu’il pourrait s’en sortir.

Pour terminer, ces semaines passées dans le jeu ont-elles influencé votre quotidien ?

Oui, au travers de la positivité permanente. Parce qu’on a été 21 privilégiés, parmi des dizaines de milliers de candidats, à pouvoir vivre cette aventure. Beaucoup de gens me disent que j’ai eu de la chance d’avoir fait cette émission mais je leur réponds que la chance doit se saisir et se provoquer. C’est mon discours depuis pas mal de temps maintenant : provoquer la chance et voir, à chaque fois, le positif dans ce qui arrive et se profile.

Merci, Maxime, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Cyril se remémore son beau parcours !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Cyril,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez quitté l’aventure « Koh Lanta » aux portes de la finale. Comment avez-vous vécu la diffusion de l’épisode vendredi dernier ?

Cet épisode était à double titre particulier, évidemment c’était celui de ma sortie et, en plus, c’était mon anniversaire. Je me suis dit que ce serait l’occasion de fêter cela en grandes pompes, de faire quelque chose de sympathique et d’emblématique. Parce que je suis très fier de ma sortie. Quitte à être éliminé, je préfère l’être comme ce fut le cas. Du coup, j’avais hâte de partager cela avec mes amis, surtout que personne n’était au courant, même pas Thomas. Je ne lui avais rien dit de la finalité, il savait que j’avais été au confort mais il n’avait pas d’information sur ce qui s’était passé après. Donc c’était la grosse surprise et j’étais vraiment impatient de lui faire découvrir ma sortie.

A froid, le fait d’être éliminé juste avant l’orientation reste-t-il un regret ? Ou, à l’inverse, est-ce votre beau parcours que vous retenez ?

Je pense que je vais retenir mon parcours global et le fait d’être sorti d’affaires, comme on a pu le faire avec Maud, pour arriver presque jusqu’en finale. C’est ce qui prime le plus, même si je ne cache pas que j’aurais bien voulu faire l’orientation. Cela aurait été la finalité totale de mon parcours.

Mais faire une sortie avec un coup de bluff, où c’est vraiment le hasard qui décide, est plus facile à accepter que pour d’autres qui ont plus de regrets et qui ne sont pas allés au bout de leur aventure. J’ai tout testé, j’ai tout tenté pour rester, je n’ai pas à avoir de regrets, j’ai réussi à faire tout ce que je voulais et, après, seule la chance aurait pu en décider autrement.

De façon plus générale, quels sont les principaux souvenirs que vous retenez de cette aventure ?

Je pense qu’il y a deux gros souvenirs pour moi qui sont très marquants. Le requin que l’on a réussi à libérer en début d’aventure avec les rouges était un moment très fort, très intense, c’est là où j’ai pris conscience que j’étais face à la nature et qu’il n’y avait que moi face à elle, sans filet de sécurité.

Plus que la finalité des lettres, la traversée et la recherche des amulettes sur l’île en face de la nôtre étaient aussi très impressionnantes et très fortes en émotion pour moi.

Si l’on revient aux premiers jours de votre parcours, votre équipe des rouges a vécu un démarrage compliqué. Avec le recul, comment expliquez-vous ces difficultés ?

Pour moi, les rouges, clairement, sont partis bancals à cause de l’alliance qui était préétablie entre Victor, Xavier et Emilie. C’est ce qui a fait basculer toute l’aventure. Puisque, si on ne s’était pas sentis en danger, si on n’avait pas sentis que, de leur côté, ils avaient monté quelque chose de fort, peut-être que les affinités se seraient faites plus naturellement et que d’autres alliances auraient été créées. Mais comme ils ont voulu commencer de suite ainsi et que, à trois, ils se sont trompés dans le calcul car nous étions quatre, cela a amorcé finalement le chute des rouges.

J’ai d’autant plus de regrets maintenant que je les connais tous, et encore mieux Xavier, c’est quelqu’un que j’adore, que j’apprécie énormément, avec qui on passe de très bons moments. Je suis sûr que, dans une autre configuration de jeu, cela aurait été différent pour les rouges.

A titre plus personnel, on peut penser qu’arriver aussi loin était quelque chose que vous n’auriez peut-être pas imaginé, lorsque les rouges étaient aussi peu nombreux, comparativement aux jaunes et aux bleus ?

Clairement, je me suis senti bien dans mon alliance des rouges avec Alexandre et Maud, donc je savais qu’on arriverait à la réunification. Mais, à partir du moment où Alexandre a été éliminé, je voyais mon heure arriver. Je savais que j’avais mon collier pour faire un coup mais je n’étais pas sûr de pouvoir aller plus loin. Je suis donc miraculé dans cette aventure et je pense que Maud ressent la même chose.

 

 

Au moment de votre départ, quel est votre favori pour la victoire finale ?

Pour moi, c’est une évidence, il n’y a même pas besoin de me le demander, c’est Maud. Elle est mon binôme depuis le début de l’aventure, on a vécu des hauts et des bas ensemble, on s’est toujours soutenus. Même pour mon dernier vote, on s’était dit clairement que l’on ne voterait pas l’un contre l’autre, ce qui nous a orientés vers une autre solution, pour éliminer Clo. J’aurais très bien pu essayer de détourner les votes sur Maud mais c’était impossible car on est un binôme inséparable.

Si elle arrive au bout et qu’elle venait à gagner, ce serait une partie de moi qui triompherait aussi.

On l’a vu vendredi dernier, chaque aventurier a pu se découvrir dans un miroir et se peser. Vous faites partie de ceux ayant perdu le plus de kilos. Comment s’est passé le retour à la vie quotidienne ?

En fait, je pense qu’il y a un petit laps de temps où le corps se réadapte, où il reprend un peu forme, où il emmagasine. Mais, après, cela va très vite en fait. J’ai repris tous mes kilos perdus, mais pas les muscles qui allaient avec, ce qui n’est pas grave.

Pour terminer, ces plusieurs semaines sur place ont-elles fait de vous un designer différent ?

Je pense que j’ai envie de plus m’évader maintenant, que j’ai besoin de plus de liberté. Je ressens vraiment ce besoin de laisser exprimer ma créativité différemment que dans un bureau, avec des réunions et des contraintes trop fortes. Oui, j’ai une envie de plus m’exprimer en liberté.

Merci, Cyril, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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