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Mélissa Silveira Sanchez évoque ses actualités et projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Mélissa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment sur scène mais aussi en télévision. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ? D’où vous vient cette passion ?

Je crois que je ne pourrai pas faire autre chose. Je ne sais faire que cela. A la base, j’ai commencé le théâtre car, à la maternelle, je ne parlais pas. A l’école, ils pensaient que j’étais muette. Du coup, ma maman m’a inscrite à des cours de théâtre, j’ai eu peur, je me suis enfuie. J’avais trop peur de parler. Même à la boulangerie, c’est dire à quel point j’étais une timide maladive.

En fin de primaire, une professeur a monté une pièce de théâtre, un Molière, « Le bourgeois gentilhomme ». Ce fut une révélation, je me suis dit que je voulais en faire toute ma vie. Je ne me suis pas arrêtée et je ne peux pas m’arrêter.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités ou des singularités entre les différents domaines évoqués ?

Une chose est sûre, jouer au théâtre ou jouer face à une caméra n’est pas le même exercice. Sur les planches, il y a, pour moi, beaucoup plus d’investissement en amont. Dans le sens où l’on ne compte pas les heures de répétition, pendant plusieurs mois. En étant devant un public, le quatrième mur n’existe pas.

Au cinéma, la caméra voit tout, même le moindre mouvement de sourcil. C’est peut-être un travail plus psychologique. Plusieurs méthodes existent d’ailleurs pour le jeu. Mais il faut tout additionner pour, à la fin, prendre ce dont nous avons besoin pour jouer.

Récemment, j’ai joué un homme, sur scène, dans une pièce de Victor Hugo. Ce fut un exercice bien différent d’un texte plus contemporain. J’ajouterais que le cinéma permet d’être plus proche de soi-même.

3/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Il faut avoir travaillé son texte et son personnage, c’est très important. Il en va de même lors d’un casting, je travaille le rôle comme si je l’avais. Il y a quelques fois des répétitions, comme au cinéma, qui permettent de se préparer et de mieux se concentrer. Le plaisir est aussi un facteur important. Faisons les cons sérieusement !

Le scénario inspire quelque chose qui est propre au comédien, chacun a sa propre interprétation. L’artiste apporte donc une partie de son intimité. C’est très plaisant.

J’aime aussi me faire guider pour être sur la bonne route. L’acteur n’est qu’un élément, une petite partie du puzzle, d’un film mené de bout en bout par un réalisateur qui, lui, projette l’ensemble.

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent en vous ?

Mais qu’est-ce que je fais là ? Cependant, une fois que je suis montée sur scène, je vis le moment présent et, même si le public ne parle pas, je l’entends, je le vois, je le sens, c’est un réel plaisir !

Le trac est toujours là, même au bout de nombreuses représentations car chaque soir est différent.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’aimerais de plus en plus me tourner vers le cinéma, vers les courts et les longs métrages. Je viens d’ailleurs de co-écrire avec la talentueuse comédienne et metteur en scène, Eliza Calmat, un court-métrage, « Diego ».

C’est l’histoire d’un jeune mec handicapé qui vit avec sa soeur ultra protectrice. Ensemble, ils tentent de joindre les deux bouts. Une jeune femme borderline fait irruption dans leur vie, Ella. Diego tombe sous le charme de cette inconnue et avec l’accord de sa soeur décide de l’héberger. Une histoire d’amour naît entre Diego et Ella. Cette rencontre va pousser Diego à se dépasser. A eux trois, ils vont oser vivre et peut être, retrouver une forme d’espoir.

En fait, mon frère et ma sœur sont atteints d’une maladie génétique rare, le CDG syndrome, c’est une atrophie du cervelet. Ma soeur c’est la romantique. A 36 ans, elle rêve d’avoir un amoureux et collectionne les poupées. Diego, lui c’est le jeune philosophe, il a conscience de son handicap, et ça le révolte. Il nous demande d’ailleurs souvent, quand il va guérir. Cela est impossible, c’est injuste mais il faut vivre avec. Le handicap est un sujet dont j’ai envie de parler car, en France, si on n’y est pas confronté, on en est assez détaché. On a soit peur d’approcher, soit pitié. On ne voit que le handicap et pas la personne. Etre handicapé c’est pas une identité.

Merci Mélissa de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Hanna Castera : parcours, actualités, projets - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Hanna,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, notamment chanteuse, comédienne et réalisatrice. Qu’est-ce qui vous plait tant dans votre quotidien ?

C’est vrai, j’ai plusieurs casquettes mais je dirais même que je suis assez autodidacte. Cela gêne un peu en France. Je suis surtout très passionnée, j’aime mon métier, j’aime chanter, j’aime faire la comédie, j’aime créer des choses et j’aime faire ça pour le partager avec les gens car c’est un métier de partage avant tout.

2/Quelle suite logique retrouvez-vous dans votre parcours pour ces différentes casquettes?

J’ai débuté très jeune, avec la chanson. Ensuite est arrivé le cinéma, j’ai fait de la comédie car j’aime cela. A force de ne pas avoir en fait des rôles que j’aurais aimé jouer, j’ai créé afin de faire des choses que j’avais envie de faire.

3/ Quelles sont vos sources d’inspiration musicales ?

Je n’ai pas spécialement de source, je chante ce que j’aime. Je ne peux pas chanter une chanson si je ne la ressens pas. Il faut que cela me fasse vibrer, c’est très important.

En qualité d’appréciation de chanteurs qui existent, j’ai plusieurs personnes. C’est vrai que les gens ont tendance à me qualifier de Johnny féminine. Je ne le fais pas exprès, j’ai une voix dans le style mais c’est mon chanteur préféré en France.

J’aime aussi d’autres voix, Florent Pagny, Céline Dion, Whitney Houston ou bien encore Mariah Carey. Ce sont des styles différents. Je n’aime pas toutes leurs chansons mais j’apprécie quand l’émotion passe. Faire passer ces émotions est très important pour moi.

On me considère un peu comme une révolutionnaire, je suis très provocante dans les textes. Il y a 4 ans de cela, un ami malheureusement décédé aujourd’hui m’avait écrit « Le droit des hommes ». C’est un appel à la révolution mais je l’ai interprétée. Je ne suis jamais rentrée dans les cases, je n’y arrive pas, ce n’est pas dans mon style et je suis plutôt partisane d’être libre tant que l’on reste bien sûr dans le respect des autres.

Quel souvenir retenez-vous dans votre carrière de chanteuse ?

Cela n’a pas toujours été facile, je me suis battue toute seule mais j’ai fait de belles rencontres et de belles scènes. J’ai quand même chanté devant 18 000 personnes. Mais, que je chante devant 10 personnes ou devant 18 000 personnes, c’est pareil pour moi car je chante avec passion.

C’est un partage avec les gens, j’ai besoin du contact avec le public. Le rapport de proximité est différent bien sûr selon la taille de la salle.

4/ Selon vous, quelles sont les clés pour bien réaliser un film ?

Je dirai qu’il n’y a pas de bien ou de pas bien. C’est très typique français de faire des choses comme les autres. Je ne veux pas faire comme tout le monde, je n’ai pas envie de ressembler à qui que ce soit, je veux que lorsque l’on regarde mes films on puisse dire que c’est du Hanna Castera.

Je ne dis pas que le travail des autres est mauvais, je dis juste que je n’ai pas envie de faire comme tout le monde, je n’ai jamais vécu comme tout le monde, je ne suis même pas née comme tout le monde. J’ai mes idées et je suis quelqu’un qui aime faire un film pour montrer la vérité, la réalité, qu’elles soient dures ou pas. Je vaux que les gens soient devant un fait accompli lorsqu’ils regardent mon film.

Toutes les personnes à qui j’ai montré mon film « Ames sœurs » ont pleuré, que ce soient les hommes ou les femmes. Ils m’ont dit que c’est violent psychologiquement, que c’est dur mais que c’est vrai. On sent la vérité.

Quand je fais travailler des comédiens qui tournent dans mes projets, je les amène à vivre la situation, pas à la jouer. Je ne veux pas que les gens jouent parce que, quand on joue, ca sonne faux. Le film est touchant, il sonne vrai car les gens vivaient le moment présent, ce qui est vraiment important.

5/ Devant la caméra, quel genre vous attire le plus ?

J’aime tout jouer, j’ai fait des styles différents, j’ai fait pas mal de choses assez violentes, que ce soit d’un point de vue psychologique ou physique. Mais j’aime tout jouer. Par exemple, dans « Ames sœurs », je fais le rôle de la malade, c’est vraiment très dramatique, cela m’a énormément touché quand j’ai tourné.

Mais je peux passer d’une veuve noire à une tueuse, en passant par une femme malade. J’aime faire tous les rôles, je trouve que l’on ne doit pas être limité dans un style. Ce qui est un souci en France. Il faut pouvoir avoir un éventail de rôles à faire.

6/ Plus généralement, quels sont vos actualités, projets et envies artistiques actuels ?

Je suis en finalisation du film « Ames sœurs » dont je vous parlais. J’ai un deuxième long métrage que j’avais déjà commencé mais qui prend plus de temps car il y a beaucoup d’action dedans. Les combats d’arts martiaux me prennent du temps. C’est un film sur le monde de la prostitution, de la drogue et de la mondanité. Il y a une belle histoire d’amour. Il me reste encore un jour ou deux à tourner dessus. On peut citer Pierre Santini, Didier Roustan, Jean-Pierre Bernard, ils ont joué le jeu et ont apprécié.

Je suis en train d’essayer d’organiser un concert et je souhaite m’inscrire dans des festivals. La scène me manque, j’ai fait un concert il y a peu de temps à « L’étage » et ce besoin de scène, ce rapport de proximité avec les gens me manquent.

Merci Hanna pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Musique

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Mickaël Winum évoque sa passion pour son métier ainsi que son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Mickael,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Artiste aux multiples casquettes, vous êtes expérimenté sur scène notamment et sur les plateaux de tournage. Pourquoi prenez-vous autant de plaisir dans l’exercice artistique ?

Certains comédiens ont tendance à faire ce métier pour de « mauvaises » raisons, une certaine notoriété, un besoin d’exister aux yeux du public, d’être connus, reconnus.

Personnellement, je pense que la plus belle des choses pour un comédien est d’exercer ce métier par nécessité. J’entends par là que l’on a un besoin absolu de transmettre ou de dire des choses, d’avoir des idées, des histoires à raconter.

Je pense à mon professeur qui disait qu’il faut avoir cette capacité à se raconter à travers les rôles qu’on interprète. Comme j’avais beaucoup de choses à dire, je pense que c’est le plus beau des métiers que j’ai pu choisir.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités entre ces différents domaines ?

J’irai même plus loin, chaque expérience de vie, chaque rencontre, chaque moment peuvent interférer avec d’autres et avoir une certaine utilité.

A partir du moment où on le fait, cela doit apporter quelque chose et ça doit même apporter quelque chose aux autres. Car il doit être aussi jouissif pour le comédien de jouer que pour le spectateur d’écouter ce que l’on a à dire.

Je suis sûr que les choses sont liées, il n’y a pas de hasard. Même des moments vécus il y a 15 ans ont parfois une résonnance des années plus tard.

3/ Le rythme sur un plateau de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Tout dépend du rythme et du cadre. Contrairement au théâtre où nous avons un peu plus le temps de travailler en amont, la télévision a un rythme plus condensé. Je pense que mon expérience dans « Plus belle la vie » m’a bien secoué dans ce sens.

Il y a bien sûr l’apprentissage du texte, mais il faut aussi connaitre ses points A et B. Plusieurs questions sont importantes : d’où je viens ? Vers où je vais ? Quel est mon objectif ? Quel chemin dois-je emprunter ?

Ensuite, je commence à travailler avec mes propres mots, pour avoir une note juste au niveau du ton. Avant ensuite de l’accorder aux mots de l’auteur.

4/ Vous serez présent à Cannes, au Festival Short Film Corner, avec « Quand vais-je te revoir », de Raphaëlle Jean-Louis. Quelle histoire y est racontée ?

Cela m’a beaucoup touché. Raphaëlle est, à la base, infirmière et, il faut le dire, elle a beaucoup investi pour ce programme. Elle a quelque chose à faire, à raconter, c’est une belle personne.

Il s’agit avant tout, pour ce court-métrage, d’une très belle histoire d’amour. Mais il y a des obstacles et des écueils qui viennent s’intercaler par ci par là. Ma compagne a peur en effet de s’engager pour une raison que l’on ignore au début mais qui est très touchante, comme vous le verrez.

Comment présenteriez-vous votre personnage ?

Armand est quelqu’un de simple, de doux, d’aimant, de très gentil. Il aime la vie, la simplicité, il a besoin de vivre les choses, il ne se pose pas trop de questions.

5/ En parallèle, quels sont vos autres actualités, projets et envies artistiques actuels ?

Je vais tourner dans le moyen-métrage d’Aliaume Giret, « Prévan». Le personnage, le Vicomte de Prévan, est tiré des « Liaisons dangereuses », il mène un peu une existence similaire à celle du Vicomte de Valmont. Il incarne le vice, la séduction, l’adultère, le jeu de l’amour et du hasard.

C’est un film d’époque, du XVIIIè siècle. Nous avons commencé les essayages, avec de magnifiques costumes sur mesure.

En parallèle, je travaille sur un seul en scène, au théâtre et ce sera cette année, c’est une certitude. J’ai la validation de mon agent, j’y crois, j’y travaille. Il s’agit d’un magnifique texte philosophique du XVIIIè siècle sur le bonheur.

« On a rien à faire dans ce monde qu’à nous y procurer des sentiments et des sensations agréables » sont les premiers mots du texte, on ne peut donc que tomber amoureux de ce dernier. C’est un texte que j’avais envie de réactualiser, de dépoussiérer. Ce projet me tient vraiment très à cœur.            

C’est une heure et quart de plaisir. Il est dit qu’il faut « pour être heureux, s’être défait des préjugés, être vertueux, se bien porter, avoir des goûts et des passions, être susceptible d’illusions car nous devons la plupart de nos plaisirs à l’illusion et malheureux est celui qui l’a perd. Loin donc de la faire disparaitre par le flambeau de la raison, tachons d’épaissir le vernis qu’elle met sur la plupart des objets. Il leur est encore plus nécessaire que ne le sont nos corps, les soins et les parures ». C’est magique, merveilleux !

Je suis aussi sur un projet de film, dans lequel je jouerai le fils d’un danseur de claquettes. Mais c’est encore un peu tôt pour pouvoir vous en dire davantage.

J’aimerais avoir un parcours rock’n roll, intense, surtout pas monotone.

Merci Mickael pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Charlotte Eisbrenner évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Charlotte,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours notamment sur les planches, mais aussi au cinéma, en télévision et en publicité. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

C’est une passion que j’aie depuis l’enfance, j’ai commencé le théâtre à l’âge de 12 ans. Jouer et être sur scène m’a toujours rendu heureuse et apporté plein d’énergie.

Au théâtre, on est porté par le public, on reçoit son énergie, ce qui est génial ! En tournage, toute une équipe est présente autours de nous, une complicité se créé.

Je me sens bien, cela me fait du bien.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents exercices cités ?

Pour moi, ce sont des exercices assez différents. Je ne travaille pas de la même manière au théâtre et devant la caméra.

C’est complémentaire, oui, parce que ce n’est pas la même chose. Maintenant, je ne dirai pas qu’il y a un exercice qui va m’apporter quelque chose que j’utiliserai pour une autre manière de travailler.

3/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent alors en vous ?

Forcément le stress, un peu d’angoisse et de l’impatience. Je sais aussi que, dès le rideau levé, le stress va s’effacer instantanément, pour laisser place au plaisir.

Ce stress est le même depuis le début de mon parcours mais il n’est pas le même sur le long terme. L’appréhension diminue progressivement au fil des représentations, avec un rodage et une maitrise du texte de plus en plus grands. Même si l’on n’est jamais à l’abri d’une bêtise, d’un oubli d’accessoire ou d’un évènement pouvant mettre en danger le show.

A chaque nouveau spectacle, c’est pareil : ce stress revient au début puis s’estompe un peu au milieu. Mais il demeure malgré tout, même à la fin car, d’un soir à l’autre, le public n’est pas le même.

Typiquement, quand je faisais des spectacles pour enfants, je ne pouvais pas me tromper, les gamins sont sans filtre et renvoient directement ce qu’ils reçoivent. C’est un public encore plus intransigeant.

4/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

J’essaie de me mettre un peu dans une bulle, souvent j’apprends mon texte plutôt à la dernière minute, volontairement. Parce que c’est dans un sentiment d’urgence que je l’imprime et que je l’intègre le mieux.

Une fois sur le plateau, le moment est plutôt à la complicité avec l’équipe présente, à la disponibilité de chacun, en passant par le maquillage et par l’habillage. Avant d’être équipée du micro pour ensuite répéter le texte très rapidement, puis d’entendre les indications du réalisateur. Tout s’enchaine très rapidement.

Pendant les moments de prise, je reste très concentrée et j’essaie de donner un jeu avec les autres comédiens.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Des choses se dessinent actuellement, mais j’attends encore quelques confirmations. Les journées de tournage tombent généralement d’une semaine à la suivante.

J’ai un projet personnel indépendant du milieu artistique, qui me prend beaucoup de temps aussi.

Tous les domaines m’intéressent, je suis à l’écoute des propositions. Tout en restant sur l’univers du théâtre, du cinéma et de la télévision. J’écris un peu également et peut-être qu’un jour je m’essaierai à la mise en scène, cela me plairait bien.

6/ Pour finir, que peut-on simplement vous souhaiter pour la suite ?

Que la vie continue de me réserver de jolies surprises. Cela fait toujours plaisir de participer à de beaux projets, à des journées de tournages sympathiques ou à des choses plus sérieuses comme des pièces dramatiques.  

Merci Charlotte de nous avoir accordé un peu de votre temps.

Publié dans Télévision, Théâtre

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Julia Mevel évoque la pièce "Les hommes préfèrent les emmerdeuses" !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Julia,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à l’Alambic, de la pièce « Les hommes préfèrent les emmerdeuses ». Quelle histoire y est racontée ?

C’est une pièce café-théâtre, nous sommes deux sur scène, en couple. Donc cela évoque toutes les thématiques de couple, notamment les prises de tête et le quotidien qu’on peut avoir. Ces scènes sont agréables à jouer, car elles prêtent à sourire et à rire. Nous nous identifions chacun à ces personnages-là, nous apportons tous notre propre version.

La pièce est aussi un théâtre de vannes, sans prise de tête, pour passer un très bon moment avec de l’efficacité de texte et des situations drôles.

On y voit la rencontre d’un couple, où tout se passe bien. La fille est un peu la bimbo beta naïve, mais touchante. Lui est séduit par sa simplicité et surtout pas sa robe rose-bonbon. On les retrouve un an après, lui est un peu fatigué car elle est trop parfaite. Il lui demande donc de changer et de devenir un peu plus emmerdeuse, pour ajouter du piment dans le couple. C’est ce que la fille va essayer de faire mais, au début, elle va galérer, à essayer de comprendre comment devenir une emmerdeuse. En demandant de se marier, d’avoir des enfants, d’acheter une maison, elle essaie de se créer toutes ces suggestions qu’elle n’a pas de base et, finalement, elle se prend au jeu. Du coup, il va peut être finir par regretter sa volonté initiale.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est une femme naïve, joliment bébête, touchante et spontanée. Le cliché de la bimbo qui ne comprend pas tout ce qu’on lui dit.

Je me la suis appropriée différemment, en tant que « femme enfant » plutôt car j’aime beaucoup jouer ce personnage-là. Qui apprécie jouer de tout et s’émerveiller pour un rien.

3/ La pièce fonctionne bien, les rires sont nombreux. Selon vous, quelles sont les clés de ce succès ?

La thématique est infinie. Je pense que la chose la plus inspirante dans la vie et ce qui nous met dans tous nos états est l’amour. J’en suis même persuadée. Tous les jours, si on pleure, si on rit, c’est par amour. Il nous fait changer d’état, et c’est un thème dont on ne se lasse pas.

Cette pièce est le miroir du quotidien d’un couple. En tant que spectateur, on aime se rassurer en se disant que, finalement, d’autres vivent la même chose. Voire pire.

Vous vous retrouverez donc dans cette pièce, vous rigolerez et prendrez du recul sur votre couple.

4/ Au fur et à mesure des représentations, apportez-vous des petites touches personnelles à l’œuvre ?

Totalement ! Je joue cette pièce depuis un an et deux mois. Au fur et à mesure des représentations, je commence à trouver l’aisance du personnage, je me l’approprie et j’y rajoute un peu de clown. Car j’adore le côté toon des dessins animés, je suis très visuelle, je suis fan des mimiques. Je vais dès fois rajouter des mouvements un peu absurdes. C’est ma petite touche à moi.

5/ Quelques instants avant l’ouverture du rideau, comment vous sentez-vous ? Quelles sensations prédominent en vous ?

Tout dépend du nombre de représentations déjà effectuées. Maintenant, j’arrive avec une aisance, j’ai confiance, je sais ce qui a fonctionné donc je sais à priori ce qui peut fonctionner.

Par contre, il y a encore quelques mois, j’avais clairement encore le stress du trou. On ne sait jamais ! Mais comme nous ne sommes que deux sur scène, j’ai une vraie complicité avec mon partenaire, je sais que dans tous les cas nous allons nous aider l’un l’autre, nous allons rebondir.

Je reste excitée à l’idée de jouer, j’adore la scène. Je saute tout le temps avant de jouer, je fais des câlins avec mes partenaires. Je me bouge dans tous les sens et il m’arrive de pousser des petits cris lors des applaudissements du « noir » avant de monter sur scène. Cela m’apporte une certaine folie et énergie que nécessite le personnage.

6/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je me suis orientée depuis peu vers le court-métrage, le travail caméra. Je trouve ce domaine très intéressant, très subtil, incarné et approfondi. J’ai tourné dans deux courts-métrages pour lesquels j’avais le rôle principal. J’en prépare un autre et je me rends compte à quel point les répliques doivent être ciselées et très natures.

Mais clairement le théâtre est l’amour de ma vie, je sais que j’en ferai tout le temps, c’est ce pour quoi j’ai quitté mon travail de cadre commercial il y a deux ans. J’adore ce partage instantané avec le public. Je me sens à l’aise notamment dans la comédie et j’envisage aussi, pourquoi pas, de monter mon spectacle. J’écris des sketchs et j’ai fait quelques scènes ouvertes. Il faut juste que j’arrive à trouver confiance en moi.  

7/ En conclusion, comment inciter les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

Venez voir le reflet de vous-même. Vous vous rendrez compte que ça fait du bien, que c’est drôle et relaxant. A la fin, nous pourrons même aller prendre un verre ensemble, nous avons une vraie complicité avec le public, vous allez être très surpris et peut-être que nous allons un peu vous utiliser dans le spectacle. Nous sommes là pour s’amuser ensemble.

Merci Julia d’avoir répondu à quelques questions pour notre blog !

Publié dans Théâtre

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David Le Roch évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour David,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ Vous serez, du 6 au 8 avril prochain, sur scène avec « Dieu, le diable et moi », dans le cadre du festival Printemps de la Création à l'Art Studio Théâtre Paris 19. Quelle histoire y est racontée ?

Cette pièce, de l’auteur Dragan Marinkovic, aborde la vie, notre place sur cette terre, notre destinée, ce que l’on fait, pourquoi l’on est venu, bref toutes les questions que l’on peut se poser. Et s’il y avait des choses à refaire, qu’est ce que l’on referait, qui on voudrait être.

C’est un homme qui rencontre un personnage dans une gare déserte et ce dernier lui apprend qu’il est mort. De là va suivre un dialogue entre ces deux protagonistes. Au fur et à mesure des réponses, on va petit à petit comprendre qui ils sont vraiment et pourquoi ils se sont rencontrés dans ce lieu un peu improbable et désert.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

On pourrait dire qu’il est tour à tour diable, dieu, le bien et le mal. Comme c’est un duo, on pourrait s’imaginer que le bien est d’un côté, le mal de l’autre mais peut-être que cela s’inverse, ou peut-être pas.

L’auteur, dans son écriture, ne donne jamais de réponse à toutes les questions mises en avant. Dans la mise en scène non plus. Le spectateur doit cheminer là-dedans et apporter sa propre réponse. Cette dernière n’appartient qu’à soi car, autours de nous, personne n’est déjà allé là-bas, à moins de croire à la réincarnation. Comme on oublie tout, c’est ce qui est dit dans la pièce, c’est à chaque fois une grande première. A nous donc de travailler sur quelque chose d’ouvert et de rendre ce texte et ce jeu le plus concrets possible.

3/ Quelles seront, selon vous, les facteurs de réussite de cette pièce ?

C’est un thème universel,  c’est aussi un nouvel auteur puisqu’il s’agit de sa première création. Cela a été tiré d’un de ses romans, adapté au théâtre, que j’ai ensuite repris pour travailler scéniquement.

Aimeriez-vous d’ailleurs poursuivre les représentations dans une autre salle parisienne ?

Oui, bien sûr ! C’est une création, nous travaillons actuellement pour ce festival mais il y aura évidemment une suite. Au théâtre, on veut toujours poursuivre l’aventure, c’est tout le temps vivant.

4/ En parallèle, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je reprends une pièce dans laquelle j’ai joué la saison dernière, « Jeu de piste », de Jean Rigaud. Pareil, c’était une création. C’est encore un duo, un homme une femme cette fois-ci, que nous avons joué l’année écoulée en Avignon. Nous y retournons cette année et, avant, en mai, sur Paris, du 17 au 21.

J’y interprète le rôle d’un écrivain qui est derrière sa machine à écrire, et qui revit son écriture, ses personnages, entouré d’une sorte d’alter égo féminin qui sera le fil rouge de la pièce. Au-delà de cette histoire, c’est l’univers de cet auteur qui a été édité après sa mort que l’on découvre, sa femme faisant revivre sa mémoire à travers ses écrits.

Faisant la mise en scène aussi, ce qui m’a intéressé était de mettre sur le plateau, avec les mots de l’auteur, la rencontre qu’il a eue avec sa femme Nadia. Ce n’est pas leur vie calquée, mais l’histoire s’en inspire. Il a rencontré sa femme autours d’une machine à écrire et d’une voiture de course. Je me suis attaché à essayer de faire revivre cette magie. La rencontre d’un homme et d’une femme dans un monde imaginaire, qui est l’écriture, le roman, la passion des mots.

5/ Plus généralement, vous êtes un artiste aux multiples casquettes. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

C’est un métier mais aussi une passion. J’aime créer, me retrouver avec une équipe sur un plateau de théâtre, m’enfermer dans un lieu pour essayer de travailler sur une pensée et des mots d’un auteur.

Puis, en même temps, cela permet de s’amuser, au premier abord on dit jouer. J’aime être avec une équipe et essayer de refaire des morceaux de vie, ce qui est plutôt intéressant. C’est agréable d’en faire son métier, d’aller travailler en jouant.

La passion des auteurs, la rencontre, la discussion, c’est plutôt délicieux.

6/ Pour finir, que dire à nos lecteurs pour les encourager à venir vous voir sur scène début avril ?

Poussez la porte d’un théâtre, osez la création. Ca peut faire peur d’aller voir un auteur que personne ne connait, ce que je peux comprendre mais, en même temps, c’est l’occasion de se laisser surprendre.

 Comme dirait l’auteur, « l’expérience passée n’est rien d’autre qu’une habitude qui t’empêche d’être libre, un chemin bien connu que tu choisiras systématiquement au détriment de celui qui t’est inconnu ». Choisissez donc un chemin sur les auteurs vivants qui ne sont pas connus, cela permet tout de suite après d’aller voir un auteur connu, comme cela vous vivrez les deux expériences.

Ce fut un plaisir, David, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre

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Raphaëlle Lenoble évoque sa pièce de théâtre "Gros mensonges entre amis" !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Raphaëlle,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous serez sur la scène de L’Auguste Théâtre à partir du 19 mars avec la pièce « Gros mensonges entre amis ». Comment présentez l’histoire ? Quelles thématiques y sont abordées?

Sacha Guitry a, en fait, écrit ce que l’on appelle des pièces en un acte, d’une durée chacune de 15 à 20 minutes. Nous avons eu l’envie de monter ces pièces, qui ne sont pas souvent jouées pour la plupart.

Nous en avons choisies 3, qui tournent autour d’un thème principal, le mensonge. D’où le titre que le metteur en scène a inventé. Nous avons également ajouté un texte de Jean Cocteau en introduction, « Le menteur ». Des surprises font le lien entre les différentes œuvres, mais je ne vous en dis pas plus.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de vos personnages ? Comment les décrieriez-vous ?

Je joue dans les deux dernières œuvres, « Villa à vendre » et « Une paire de gifles ». Les deux personnages que j’interprète sont très différents.

Dans la première pièce, je joue une grande bourgeoise qui vit à Joinville, dans une maison qui lui appartient. Elle s’y retrouve seule avec sa bonne, elle est complètement déprimée car elle n’arrive pas à vendre cette villa. Ce n’est pas vraiment dit dans la pièce, mais on le suppose, elle est ruinée et a donc vraiment besoin de cette vente. Elle va recevoir un couple de potentiels acheteurs et va tenter de les manipuler. Mais…tel est pris qui croyait prendre !

Dans « Une paire de gifles », c’est complètement différent. J’y interprète une femme qui a un amant. On suppose qu’elle aime beaucoup les hommes et que son mari le sait. Il va donc se jouer de cette femme et de son amant. Le naif n’est pas toujours celui que l’on croit…

Ce fameux trio amant – femme – mari fonctionne toujours très bien au théâtre.

3/ Vous avez déjà joué cette pièce avec succès notamment l’année dernière. Quelles sont, selon vous, les clés de son succès ? Pourquoi plait-elle autant aux spectateurs ?

Guitry est un auteur intemporel, comme Feydeau ou Molière. Il n’a absolument pas vieilli, à la fois dans les thématiques abordées mais aussi dans l’écriture.  Ses personnages ne sont pas simplement des poseurs ou des faiseurs de bons mots, ce sont des hommes et des femmes qui poussent leurs faiblesses à l’extrême pour se croire un instant les plus forts.

Beaucoup de gens nous disent avoir aimé la pièce  parce que le parti pris de la mise en scène de Lionel Fernandez est un peu différent de la façon dont ces pièces se montent habituellement. Nous apportons un peu notre touche personnelle !  En plus, scoop, on pousse la chansonnette ;-)

4/ La structure particulière de cette œuvre, 3 pièces en 1 acte, implique-t-elle une adaptation de votre part, en termes de jeu ou de préparation notamment ?

C’est un exercice un peu différent parce que, comme je vous le disais, je joue deux personnages. Donc le travail de concentration est différent, d’autant plus que j’enchaine deux pièces.

Il faut donc switcher très rapidement, oublier ce qui vient de se passer pour tout de suite se remettre dans une autre énergie. C’est la seule chose qui change mais, en même temps, c’est très agréable.

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je tourne depuis début août un long métrage, « Réconciliation », le premier long-métrage de Freddy Mouchard, avec qui j’avais tourné deux publicités il y a quelques années et on avait très envie de re-travailler ensemble.

J’y joue une Cathare, pendant l’inquisition, à Montségur, dans les Pyrénées. J’interprète également deux autres rôles car je représente la femme à travers le temps. Il nous reste encore les scènes en studio à tourner à Paris, pour une sortie espérée en mars 2018 au cinéma, si tout se passe bien.

C’est un très beau film et je suis ravie d’en faire partie.

6/ En conclusion, que dire à nos lecteurs pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

Si vous avez envie de découvrir ou de redécouvrir Guitry, ce sont des pièces que les gens n’ont pas l’habitude de voir monter. Et c’est une création originale !

Vous allez passer un bon moment, vous allez rire, dans un joli petit théâtre de 90 places.

Nous sommes une super équipe, nous nous entendons tous très bien, cela se ressent sur scène. Nous prenons beaucoup de plaisir à vous faire rire !

Satisfait, ou remboursé J

Vous pouvez venir nous voir aux dates suivantes : 

En mars : Dimanche 19 / Mardi 21 Mars / Lundi 27 / Mardi 28 
En avril :  Lundi 3 / Mardi 4 / Lundi 17 / Mardi 18 / Vendredi 21 / Dimanche 23 
A 21H y compris les dimanches
 

Ce fut un plaisir, Raphaëlle, d’effectuer cet entretien avec vous !

Merci ! Plaisir partagé !

Publié dans Théâtre

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Isabelle Rocher nous présente les deux pièces de théâtre dans lesquelles elle joue !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Isabelle,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

1/ Vous êtes actuellement sur scène, à la Comédie St Martin, pour la pièce « Adopte un Jules.com ». Quelle histoire y est racontée ?

C’est l’histoire de 3 nanas très différentes à la recherche du mec de leur rêve. Elles vont donner des conseils tout au long de la pièce ; certains sont farfelus et d’autres plus réalistes. Ce spectacle fonctionne par tableaux où l’on va passer par différentes étapes comme le premier rdv, la première nuit ou encore la rencontre avec la belle-mère...

Même si nous allons parfois un peu dans l’extrême, les gens se retrouvent en nous. Les personnages sont très marqués mais nous avons tous au moins un trait de leur caractère dans notre propre personnalité.

Cette comédie parle aux gens car la recherche sur internet par le biais de réseaux sociaux ou de sites spécialisés dans les rencontres est très en vogue !! Il n’y a plus vraiment de tabou aujourd’hui. C’est une pièce très actuelle et moderne. On s’amuse, on se détend, ça fait du bien !

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Clara est un peu la meneuse de bande, elle est davantage dans la « normalité » par rapport à ses copines plus fantaisistes. Même si Clara a aussi ces moments de lâcher-prise, elle garde le cap et reste plus terre à terre.

Elle adore ses amies mais ne peut pas s’empêcher de les vanner en permanence.. Par contre, elle reste toujours bienveillante et protectrice. Ses 2 copines, Marie et Kitty, sont à l’opposé l’une de l’autre ; la première est une catho coincée tandis que l’autre est une poupée extravertie avec très peu de filtres. Le mélange donne un trio pétillant et parfois même explosif !!

3/ La pièce est un véritable succès depuis plusieurs années. Selon vous, quelles sont les clés de cette réussite ?

Je me répète un peu mais pour moi la clé du succès de cette pièce c’est sa modernité et son ton osé.. On est à mi-chemin entre la pièce de théâtre et le one man show. On se lâche vraiment sur scène, on ose et c’est ce que les gens attendent ! Et on est des meufs en plus c’est top !! Y a une vraie liberté dans l’écriture et dans le jeu..  Aborder ces sujets-là de cette façon-là est assez rare.

On s’amuse entre nous mais aussi avec le public, le décor est très minimaliste voire inexistant. Du coup, il faut tout de suite embarquer les gens avec nous avec l’aide du texte évidemment, mais aussi avec notre énergie et notre jeu d’actrice. Nous sommes beaucoup en interaction avec le public et il adore ça !!

4/ Vous retrouvez une pièce que vous connaissez et vous rejoignez un format qui fonctionne bien. N’est-ce pas trop compliqué de retrouver sa place ?

Ça a été une petite pression c’est vrai.. Car même si je reprenais un rôle que j’avais déjà joué et même si j’avais très envie de le retrouver et de construire avec une nouvelle équipe, j’étais la seule à (re) débarquer !! Il fallait que je sois à la hauteur !

La pièce a évolué, le personnage aussi donc oui il y a eu du trac ! Ce qui a été rassurant, c’est que j’ai rejoint l’équipe au moment où la pièce déménageait au théâtre de la Comédie St Martin. Donc avec une nouvelle mise en scène, un renouveau.

La découverte de nouvelles partenaires était aussi stressant car je sais à quel point changer d’équipe peut être déstabilisant. On recommence à zéro avec quelqu’un de nouveau, on va vers l’inconnu.. Il faut recréer une complicité, un rythme de jeu tout en gardant ses propres repères et que tout ça fonctionne sur scène.

Mais tout se passe très bien.. ! J’en profite d’ailleurs pour les citer : Jennifer Dubourg-Bracconi et Loelia Salvador. Ce sont deux super comédiennes, on s’amuse beaucoup et on a toutes le même objectif : servir la pièce et ravir notre public !!

5/ En parallèle, nous pouvons vous retrouver à la Grande Comédie dans « Jamais le deuxième soir ». Pourriez-vous nous en présenter les thématiques ?

On reste dans l’humour.. C’est une comédie fraiche, légère et très actuelle co-écrite par Enver Recepovic et Patrick Hernandez. Elle raconte l’histoire de Mirabelle, mon personnage, qui, lassée d’enchainer les déboires amoureux, va décider de se venger. Elle est déterminée à emballer un mec, le mettre dans son lit dès le premier soir, d’où le titre de la pièce, et le jeter de suite après.

Avec l’aide de sa meilleure amie Cynthia, elle va se mettre à chercher LE mec d’un soir et une fois trouvé, va pouvoir activer son plan d’attaque. Mais, évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu.. Elle va tomber sur un bel italien gentleman, Lorenzo qui lui n’a pas du tout le même objectif! Cela amènera du coup à des situations très drôles, farfelues et pleines de surprises mais aussi à des révélations inattendues …

Comment avez-vous abordé votre personnage, face à son état d’esprit un peu particulier ?

Mirabelle me ressemble beaucoup au niveau du caractère.. Quand j’ai lu la pièce et que j’ai commencé à visualiser le personnage, je me suis vite rendue compte d’une certaine proximité. J’apporte donc beaucoup de moi, même si ça reste un rôle … !

C’est une femme déterminée, assez indépendante qui décide de prendre sa vie en main. Elle est très franche, un peu grande gueule mais aussi féminine et séductrice. Elle va tout faire pour atteindre son but mais va être prise à son propre jeu… Déstabilisée, elle montrera d’autres facettes et finira par tomber le masque !

L’histoire est très bien écrite et parle à un public féminin, masculin et de toutes générations ! C’est une comédie donc il y a beaucoup d’humour évidemment mais c’est aussi une histoire d’amitié et peut être même d’amour mais chuuuttt... Je suis vraiment contente de faire ce projet avec ces auteurs et ces comédiens (Maroussia Henrich et Thomas Perrin qui sont juste extras !!). On est une vraie troupe avec l’envie de porter cette pièce le plus loin possible !!!

6/ Etre simultanément à l’affiche de deux pièces implique-t-il une adaptation particulière pour vous ?

A quelques jours près, j’ai vraiment dû apprendre deux textes en même temps. Mais, à l’époque des pièces d’Alil Vardar, j’étais aussi sur deux spectacles. Donc ce n’est pas vraiment une première, j’ai déjà expérimenté.

Par contre, je ne mélange jamais. Ce sont deux projets différents donc je n’y vais pas avec le même  état d’esprit. La distinction est évidente et il m’est donc impossible de me mélanger les pinceaux et de me planter de texte (sourire) !

Je me rends compte que je suis quelqu’un qui adore avoir plusieurs projets en même temps et en l’occurrence plusieurs pièces ! Ça permet de changer d’un jour à l’autre de personnage, c’est aussi l’occasion d’être très active au niveau du jeu, de la recherche mais aussi dans la vie de tous les jours. Je n’ai jamais été aussi sportive et matinale que depuis mon retour sur les planches !! (rires)             

Plus sérieusement, je suis ravie ! La scène a le don de me combler.. D’un côté, je reprends le rôle de Clara dans une pièce qui cartonne où j’ai la chance de jouer dans un nouveau théâtre, avec une nouvelle équipe et une nouvelle mise en scène. Et de l’autre, une nouvelle aventure commence avec cette comédie prometteuse « Jamais le deuxième soir » où nous sommes tous plus motivés que jamais !! Je suis heureuse d’être simultanément sur ces deux spectacles et de jouer tout simplement ..!!

A côté, j’ai toujours d’autres objectifs que je n’oublie pas comme la finalisation de ma première bande-démo vidéo, voix et même des projets d’écriture avec une amie auteure et comédienne. Même si la scène reste mon premier amour, je veux toujours continuer d’expérimenter mon métier dans toute sa diversité. Et puis… le travail appelle le travail !!

7/ Pour conclure, comment inciter nos lecteurs à venir vous voir sur scène ?

Bien avant d’être sur scène, j’ai été d’abord une spectatrice émerveillée.. Et quand je vais voir des pièces aujourd’hui, le plaisir est toujours le même ! Une salle de théâtre est un lieu hors du temps où on a la possibilité de mettre en suspens son quotidien le temps d’un spectacle.

Alors je ne peux que vous encourager à venir vivre cette expérience unique avec nous ! Venez partager nos rires et nos émotions !! Et en plus le théâtre est très accessible vous n’avez plus d’excuses.

Merci Isabelle pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Eglantine Eméyé évoque son actualité en radio et en télévision !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Eglantine,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Les auditeurs de RTL peuvent vous retrouver chaque week-end, à 9h 40 le samedi et le dimanche, dans « Maison Jardin Cuisine Brocante ». Comment décririez-vous ce programme? Quel en est le contenu?

C’est un programme animé par Bernard Poirette, dans son émission du matin, qui invite quatre chroniqueurs dans des domaines tous différents mais qui sont ce que les gens font le week-end.

Nous sommes tous les cinq autours d’une table et chacun apporte son expertise, ses suggestions d’idées.

2/ Vous êtes en charge de la rubrique Brocante. Quelles sont vos petites astuces, votre petite touche personnelle pour captiver les auditeurs ?

Nous avons deux présences dans le week-end, je propose donc deux chroniques. Quand il y a des grandes brocantes qui me semblent importantes ou des évènements plus petits que j’ai pu repérer, je conseille aux auditeurs d’y aller.

Parfois je vais faire aussi une chronique sur un objet que l’on trouve souvent en brocante, pour raconter un peu son histoire, son intérêt et le prix auquel on peut le chiner.  Aussi pour expliquer comment éventuellement le restaurer et l’entretenir.

J’aime beaucoup, et je pense que cela plait aux auditeurs, la petite histoire derrière les objets, l’anecdote un peu amusante dont on va se souvenir et qui marque.

3/ Comment préparez-vous le contenu de vos interventions ? Quelle est votre méthodologie en amont ?

Personnellement, je fais beaucoup les brocantes le week-end. Malheureusement, comme tout professionnel, lorsque l’on se spécialise, on a alors moins le temps d’y aller. Mais je suis abonnée à pas mal de revues, j’ai beaucoup d’amis qui chinent eux-mêmes, cela me fait un petit réseau.

Comme tout journaliste, j’appelle le service communication ou l’organisateur de la brocante. Si j’ai le temps, j’y passe. Je peux aussi solliciter un artisan qui a l’habitude d’entretenir certains objets.

4/ En parallèle, vous animez, le samedi après-midi sur France 3, « Trouvez l’intrus ». Que dire sur ce chouette programme ?

C’est un jeu produit par Nagui, ce qui est assez amusant puisque j’ai retrouvé l’animateur avec qui j’ai débuté à Canal +. Tout le monde ne m’attend pas forcément dans cet exercice mais cela nous amusait. Je suis assez joueuse naturellement.

Le programme est pour France 3, nous avons donc une exigence de culture générale, au travers des questions posées. J’apporte un complément, des précisions pour que l’on apprenne quelque chose. Cela reste ludique avec une cagnotte à gagner.

5/ Sans oublier une participation à « Midi en France » sur cette même chaine. Comment parvenez-vous à vous organiser ?

C’est un peu la course. Cela nécessite une organisation très précise, j’ai un agenda que je gère à la minutes près, qui ne laisse du coup pas la place au retard.

Sur cette émission, nous sommes deux chroniqueuses à nous répartir la rubrique sur les animaux. L’organisation des tournages a aussi évolué depuis quelques mois, nous ne partons plus que tous les quinze jours.

6/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différentes activités ?

Chacun de ces exercices reste de l’animation. Le plus différent de tous est l’animation d’un jeu. Dans les trois autres, c’est du journalisme, notre travail est de mettre en valeur quelque chose et de vulgariser un propos. Savoir parler, savoir intéresser les gens, c’est savoir trouver l’information qu’ils vont retenir. Que ce soit « Midi en France » ou RTL, c’est le même travail.

Le jeu, c’est tout autre chose. Je suis seule avec aucune matière autre que la personnalité des gens face à moi avec laquelle il faut que j’arrive à créer du liant, une humeur, une atmosphère. Cela demande finalement beaucoup plus d’énergie et ce n’est clairement pas le même travail. Je sors celui-là du lot.

7/ Quels sont vos autres actualités, projets et envies du moment ?

Je suis présidente d’une association qui s’occupe de familles touchées par l’autisme. Je viens d’ailleurs d’embaucher quelqu’un pour m’aider.

Mon métier est un travail dans lequel il faut toujours avoir des idées, des envies, où il faut oser les proposer. Nous n’avons pas de garantie. Maintenant les contrats se signent de septembre à décembre, puis de janvier à juin quand ils sont renouvelés. Donc il faut être à l’affut de ce qu’il se passe, il ne faut pas hésiter à rencontrer des gens, à aller frapper aux portes, à proposer en permanence des choses. Cela nécessite une curiosité permanente sur tout.

Oui, j’ai encore des tas d’envies. Je songe toujours à la comédie, parce que j’ai fait des pièces de théâtre pour France 2 avec Francis Perrin, parce que j’en faisais déjà beaucoup avant. Je m’amuse aussi avec un groupe d’amis à faire un peu de musique, nous nous éclatons.

Ces multiples activités demandent effectivement beaucoup plus d’énergie que d’avoir une seule émission qui marche. Une seule, c’est trop dangereux car si cela s’arrête, vous n’avez plus rien mais si je pouvais n’avoir que deux activités au lieu de quatre, ca serait pas mal. Donc deux activités qui sont un petit plus prenantes au lieu de courir partout.

Merci Eglantine de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision, Radio

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Jérémy Garnek évoque pour nous sa passion et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Jérémy,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un jeune artiste et nous avons déjà pu vous voir notamment en télévision mais aussi pour une publicité. Comment vous est venue l’envie de devenir artiste ?

J’ai toujours aimé l’acting, j’ai toujours aimé jouer des rôles. Je suis dans un mouvement de jeunesse depuis tout petit, j’apprécie de faire rire les autres. Interpréter des émotions me plait.

Un ami ayant obtenu un petit rôle dans un film, cela m’a incité à tenter moi aussi l’aventure, je me suis alors inscrit en agence. Il y a 4 ans, cela a fini par payer. Au bout de 5 castings, j’ai eu la chance de décrocher un rôle dans une publicité pour la Française des Jeux, aux côtés notamment de Bixente Lizarazu. J’étais ravi d’obtenir cette opportunité aussi tôt, d’autant plus que je n’avais pas pris de cours.

Le tournage m’a beaucoup impressionné, je ne connaissais pas grand-chose alors du milieu. Je tremblais même pendant le maquillage. Au final, tout le monde m’a mis à l’aise et j’ai aimé faire ce que je faisais dès la première minute devant les caméras.

Cela m’a alors donné l’envie de faire de la télévision, je me suis tourné cette fois-ci vers des agents de comédiens et non de publicités. Il m’a fallu 4 mois pour obtenir une première réponse favorable, une sorte de mise à l’épreuve en fonction des retours que feraient ensuite les directeurs de casting. Ce qui m’a permis de décrocher un premier petit rôle sur TMC.

C’est une passion et j’ai vraiment envie d’en faire mon futur métier. C’est comme cela que je serai le plus heureux.

2/ Qu’est-ce qui vous plait tant dans votre quotidien ?

J’aime bien interpréter les choses et j’aime bien jouer des choses que j’ai envie de jouer. Comme je le disais, je suis dans un mouvement de jeunesse et j’y étais même animateur. Souvent, avant les activités proposées aux enfants, je devais faire des petites scènes d’introduction. Pendant trois semaines, nous devions chaque jour faire quelque chose de différent, j’aimais cela, je faisais rire les enfants, je me faisais aussi rire moi-même. Je suis plus dans l’humour que dans le sérieux.

Cette expérience m’a vraiment donné l’envie de jouer des choses dans la vie de tous les jours, de changer d’humeur.

3/ Revenons sur vos premières expériences. Qu’en retenez-vous ? Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

J’ai eu la chance, dans mes deux premières expériences, d’être entouré de gens extrêmement sympathiques. Je ne connais pas encore, mais je sais que cela existe, l’antipathie du cinéma.

Ce qui m’a plu, c’est le milieu, c’est la sympathie des gens, c’est la passion qui s’y dégage. On fait ce métier par passion. Tout le monde aime ce qu’il fait.

Le milieu du cinéma m’attire, pas uniquement en tant qu’acteur. Je fais une Fac de cinéma et d’audiovisuel. J’ai envie, plus tard, de filmer, de réaliser, de produire.

Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Je ne suis pas quelqu’un de stressé. Même la veille du Baccalauréat ou du permis de conduire. Sur le tournage pour TMC, j’étais très détendu, y compris au maquillage. J’ai bien appris mon texte mais j’ai surtout cherché à profiter de l’instant. Je ne veux pas trop réfléchir à ce que je vais faire pour justement ne pas être angoissé.

Même aux castings, je cherche à être à l’aise d’entrée de jeu. Je me dis que si ça ne fonctionne pas, tant pis, ce n’est que partie remise. Et, pour l’instant, c’est encore une passion, il est trop tôt pour parler de métier. Peut-être que le jour où j’en vivrai les choses seront différentes. A date, cela reste un plaisir.

4/ Quels sont vos projets et envies artistiques actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

Au-delà des castings que je continue à passer pour avoir des rôles de plus en plus importants, mon projet principal est de faire de la scène. Pourquoi pas même d’écrire mes textes.

L’an dernier, je m’étais intéressé à faire des cafés théâtres dans Paris, des scènes ouvertes le mercredi soir ou le dimanche soir. Faire rire les gens est, je pense, ce qui me plait le plus. Dans l’idéal, j’aimerais suivre un parcours comme celui de Kev Adams.

5/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Du bonheur, que mes projets et mes rêves se réalisent. Ce sont des choses auxquelles je pense tous les jours mais je ne fais pas cela pour être célèbre. C’est une vraie passion avant tout. C’est un plaisir d’être dans un milieu que j’aime et que je regarde depuis tout petit avec des grands yeux.

Ce fut une joie, Jérémy, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision

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