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Le médias blog de Julian

Mickaël Winum évoque sa passion pour son métier ainsi que son actualité !

19 Mars 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Mickael,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Artiste aux multiples casquettes, vous êtes expérimenté sur scène notamment et sur les plateaux de tournage. Pourquoi prenez-vous autant de plaisir dans l’exercice artistique ?

Certains comédiens ont tendance à faire ce métier pour de « mauvaises » raisons, une certaine notoriété, un besoin d’exister aux yeux du public, d’être connus, reconnus.

Personnellement, je pense que la plus belle des choses pour un comédien est d’exercer ce métier par nécessité. J’entends par là que l’on a un besoin absolu de transmettre ou de dire des choses, d’avoir des idées, des histoires à raconter.

Je pense à mon professeur qui disait qu’il faut avoir cette capacité à se raconter à travers les rôles qu’on interprète. Comme j’avais beaucoup de choses à dire, je pense que c’est le plus beau des métiers que j’ai pu choisir.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités entre ces différents domaines ?

J’irai même plus loin, chaque expérience de vie, chaque rencontre, chaque moment peuvent interférer avec d’autres et avoir une certaine utilité.

A partir du moment où on le fait, cela doit apporter quelque chose et ça doit même apporter quelque chose aux autres. Car il doit être aussi jouissif pour le comédien de jouer que pour le spectateur d’écouter ce que l’on a à dire.

Je suis sûr que les choses sont liées, il n’y a pas de hasard. Même des moments vécus il y a 15 ans ont parfois une résonnance des années plus tard.

3/ Le rythme sur un plateau de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Tout dépend du rythme et du cadre. Contrairement au théâtre où nous avons un peu plus le temps de travailler en amont, la télévision a un rythme plus condensé. Je pense que mon expérience dans « Plus belle la vie » m’a bien secoué dans ce sens.

Il y a bien sûr l’apprentissage du texte, mais il faut aussi connaitre ses points A et B. Plusieurs questions sont importantes : d’où je viens ? Vers où je vais ? Quel est mon objectif ? Quel chemin dois-je emprunter ?

Ensuite, je commence à travailler avec mes propres mots, pour avoir une note juste au niveau du ton. Avant ensuite de l’accorder aux mots de l’auteur.

4/ Vous serez présent à Cannes, au Festival Short Film Corner, avec « Quand vais-je te revoir », de Raphaëlle Jean-Louis. Quelle histoire y est racontée ?

Cela m’a beaucoup touché. Raphaëlle est, à la base, infirmière et, il faut le dire, elle a beaucoup investi pour ce programme. Elle a quelque chose à faire, à raconter, c’est une belle personne.

Il s’agit avant tout, pour ce court-métrage, d’une très belle histoire d’amour. Mais il y a des obstacles et des écueils qui viennent s’intercaler par ci par là. Ma compagne a peur en effet de s’engager pour une raison que l’on ignore au début mais qui est très touchante, comme vous le verrez.

Comment présenteriez-vous votre personnage ?

Armand est quelqu’un de simple, de doux, d’aimant, de très gentil. Il aime la vie, la simplicité, il a besoin de vivre les choses, il ne se pose pas trop de questions.

5/ En parallèle, quels sont vos autres actualités, projets et envies artistiques actuels ?

Je vais tourner dans le moyen-métrage d’Aliaume Giret, « Prévan». Le personnage, le Vicomte de Prévan, est tiré des « Liaisons dangereuses », il mène un peu une existence similaire à celle du Vicomte de Valmont. Il incarne le vice, la séduction, l’adultère, le jeu de l’amour et du hasard.

C’est un film d’époque, du XVIIIè siècle. Nous avons commencé les essayages, avec de magnifiques costumes sur mesure.

En parallèle, je travaille sur un seul en scène, au théâtre et ce sera cette année, c’est une certitude. J’ai la validation de mon agent, j’y crois, j’y travaille. Il s’agit d’un magnifique texte philosophique du XVIIIè siècle sur le bonheur.

« On a rien à faire dans ce monde qu’à nous y procurer des sentiments et des sensations agréables » sont les premiers mots du texte, on ne peut donc que tomber amoureux de ce dernier. C’est un texte que j’avais envie de réactualiser, de dépoussiérer. Ce projet me tient vraiment très à cœur.            

C’est une heure et quart de plaisir. Il est dit qu’il faut « pour être heureux, s’être défait des préjugés, être vertueux, se bien porter, avoir des goûts et des passions, être susceptible d’illusions car nous devons la plupart de nos plaisirs à l’illusion et malheureux est celui qui l’a perd. Loin donc de la faire disparaitre par le flambeau de la raison, tachons d’épaissir le vernis qu’elle met sur la plupart des objets. Il leur est encore plus nécessaire que ne le sont nos corps, les soins et les parures ». C’est magique, merveilleux !

Je suis aussi sur un projet de film, dans lequel je jouerai le fils d’un danseur de claquettes. Mais c’est encore un peu tôt pour pouvoir vous en dire davantage.

J’aimerais avoir un parcours rock’n roll, intense, surtout pas monotone.

Merci Mickael pour votre disponibilité !

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