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Madeleen Tinnière évoque sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Madeleen,

 

C'est un réel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous êtes actuellement sur scène, à la Comédie de Lille, avec la pièce « Jamais le deuxième soir ». Pour ceux qui ne le connaîtrait pas encore, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

 

C'est toujours la question de l'amour, des relations et surtout du couple. C'est aussi comment se positionnent les femmes par rapport aux hommes dans les relations. C'est vraiment l'histoire d'une fille qui en a marre de ne tomber que sur des plans foireux, que sur des hommes avec qui ça ne va durer que quelques semaines.

 

Du coup, elle se dit qu'elle pourrait faire comme les hommes, à savoir en prendre un pour un soir, sans lendemain. Elle veut profiter des hommes pour les jeter après. Mais si les hommes agissent ainsi, ils auront l'éloge de séducteurs alors que, si une femme agit de la sorte, c'est mal vu. La pièce s'interroge aussi sur ce que sont les femmes pour les hommes, des choses, des objets ? Comme dans beaucoup de pièces je pense, les questions de l'amour, du couple, de la fidélité sont centrales.

 

Je joue le rôle de Cynthia, la meilleure amie de Mirabelle. Cette dernière s'est faite larguée, pour la n-ième fois, elle en a marre. Elle décide donc d'aller sur les sites de rencontres pour inviter un homme, coucher le soir-même et le jeter le lendemain. Mon personnage se cache même pendant une vingtaine de minutes derrière le bar pour entendre ce qui se dit. Lui est italien mais ne veut pas coucher directement, il veut faire les choses dans l'ordre. Je suggère alors à ma copine de l’hypnotiser, cela part dans tous les sens, c'est très drôle, le garçon passant par plein de personnages assez délirants.

 

Selon mon point de vue, Cynthia rythme un peu la pièce.

 

2/ Selon vous, pour quelles raisons ce spectacle plaît-il au public lillois ?

 

Le thème du couple, des relations amoureuses et des sites de rencontre. Ces derniers sont vraiment une grande question dans le monde actuel. Beaucoup de gens se rencontrent sur internet et commencent une relation virtuellement avant un premier rendez-vous.

 

La pièce évoque aussi le comportement masculin, Mirabelle veut jouer avec les hommes, sans être dénigrée.

 

3/ La pièce est à l'affiche à Paris depuis de nombreux mois. De près ou de loin, vous êtes-vous inspirée des interprétations et du jeu proposé dans la capitale ? Ou, à l'inverse, avez-vous cherché à apporter une touche plus personnelle ?

 

J'ai beaucoup vu la pièce et j'ai souvent regardé la captation. Je souhaite donc me détacher de ces interprétations pour trouver ma Cynthia à moi, avec ce que je suis. Je pense que c'est important de se détacher de ce que l'on a vu. On peut juste s'en inspirer au départ pour la construction du personnage. Je suis en recherche permanente de mon personnage.

 

On m'a dit que j'avais une belle fraîcheur, que j'apportais quelque chose de frais, de léger. J'essaie de dégager cela de mon personnage. Cynthia est très rigolote, très légère, c'est la bonne amie qui est là pour remonter le moral, qui rigole tout le temps.

 

4/ C'est votre troisième spectacle différent à Lille, il est à l'affiche jusqu'au 13 mai. Au-delà, avez-vous l'envie de prolonger l'aventure sur place ? Ou souhaiteriez-vous davantage revenir sur les planches parisiennes ?

 

Pourquoi pas continuer sur Lille si l'occasion se présente, c'est vraiment un public très différent. Les gens viennent au théâtre pour se divertir et on le sent. Le public est léger et facile à capter. Si on me propose d'autres dates en province, j'y vais direct.

 

 

5/ De façon plus générale, quelles sont vos autres projets et envies artistiques ?

 

Avec la compagnie que j'ai montée il y a trois ans, nous avons un projet de création. Nous voudrions écrire à base d'improvisation pour ensuite proposer un seule en scène, où une amie me mettrait en scène. 

 

En ce moment, je fais du comique mais, à la base, c'est le dramatique qui me plaisait le plus. Je vais beaucoup au théâtre public et j'aimerais beaucoup revenir vers cela. Ceci dit, je vais continuer mes castings dans le comique car cela me plaît et ça fait du bien au moral. Faire rire les gens fait du bien. Je voudrais donc garder un peu les deux, tout en développant des projets avec ma compagnie.

 

6/ Pour terminer, que dire de plus aux lecteurs pour les inciter à venir vous voir sur scène à Lille ?

 

Vous passez une heure cinq de fou rire. Il y a un coup de théâtre vraiment chouette, c'est aussi plutôt intéressant de voir comment une femme s'y prend pour faire comme les hommes. C'est également l'occasion de mieux comprendre ce que les femmes pensent de leurs homologues masculins.

 

C'est léger mais, en même temps, il y a beaucoup de vérités. Tout cela est amené avec le sourire.

 

Merci Madeleen pour cet échange !

 

Publié dans Théâtre

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Julia Mevel nous présente sa nouvelle pièce, On purge bébé !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julia,

 

C'est un réel plaisir de vous revoir pour cette nouvelle interview.

 

1/ On peut vous retrouver actuellement sur la scène du théâtre Le Lucernaire, dans la pièce « On purge bébé ». Très simplement, comment décrire ce spectacle à succès ?

 

C'est une des dernières pièces écrites par Feydeau. Mais ça reste très actuel. Il en a écrites d'abord beaucoup avec du comique de situation, il allait chez Maxim’s s'inspirer des joyeux discours sociaux de la grande bourgeoisie de l'époque.

 

En fait, pendant les dix dernières années de sa vie, l'auteur a vécu dans un hôtel à Saint Lazare, il a été chassé de son foyer, il trompait sa femme avec hommes et femmes et il est mort de la syphilis. Bref, il était dans un état où il était sûrement dégoutté des relations sociales. C'est pourquoi il a écrit, selon moi, ses meilleures pièces ou, du moins, avec les répliques les plus ciselées. Dont « Feu la mère de Madame », « On purge bébé », « Mais n'te promène donc pas toute nue » où le rôle de la femme est majeur et où l'humour vient presque plus du texte que de la situation. Avant, il écrivait de grandes pièces avec énormément de personnages, comme «  Le dindon  » « La Dame de chez Maxim ».

 

C'est beaucoup plus tranché qu'avant, on le sent plus révolté mais c'est d’autant plus drôle et tragique en même temps. Cela traite énormément des relations humaines dans le couple et dans le foyer, ça parle aussi du monde des affaires. Parce que le personnage du mari, Monsieur Follavoine, essaie de vendre ses pots de chambre en porcelaine incassable. Il a un entretien dans la journée avec Monsieur Chouilloux, qui en tant qu’employé au ministère de la guerre peut faire force d’influence pour fournir toute l’armée française en pot de chambres. L’enjeu est de taille alors pour Monsieur Follavoine, alors que sa femme, qui elle est à peine habillée, vient lui parler des problèmes de constipation de son fils Toto – que je joue.

 

Je joue en fait trois rôles dans la pièce, c'est génial, un vrai régal. Je joue la servante, Rose, Toto, l'enfant et Madame Chouilloux, qui arrive à la fin de la pièce. Madame Chouilloux est la femme adultère et elle trompe son mari avec son cousin Monsieur Truchet, c’est ce qui est annoncé en 1ère scène. Alors, quand tout ce beau monde se retrouve, tout éclate dans une scène finale totalement associée au comique de boulevard. C’est d'une modernité incroyable.

 

2/ Justement, selon vous, quelles sont les raisons du succès de cette pièce ? Pourquoi plaît-elle autant aux spectateurs qui viennent vous voir sur scène ?

 

Le public nous dit souvent qu'ils se retrouvent tous, de façon hallucinante. Aujourd'hui, on tend de plus en plus vers l'égalité hommes-femmes, c'est exactement ce qui est dit dans cette pièce, où le personnage de la femme ne démord jamais.

 

Les deux personnages de mauvaise foi sont drôles également, ils ont des réactions qui peuvent paraître excessives. Ça prend des proportions dingues, voire absurdes, pour des bêtises. N'oublions pas non plus le rythme crescendo, où à la fin tout explose. La fin est délirante, le public rentre dans une intimité dérangeante et se retrouvent témoins de cela c’est passionnant.

 

3/ Vous le disiez, vous jouez successivement trois personnages aux tranches d'âge variées. Comment, d'un point de vue artistique, passez-vous facilement de l'un à l'autre ?

 

Frédéric Jessua, le metteur en scène, a eu raison de faire totalement confiance au texte avec une sincérité de jeu et une prise en compte importante des enjeux pour chacun des personnages.

 

On n'est pas dans la vanne à tout prix. On a d'abord travaillé sur un jeu très épuré et sincère. Du coup, je joue Rose très sincèrement, elle n'est pas là pour prouver quoi que ce soit, donc elle est totalement naïve mais elle pense avoir fait Sciences Po. Elle ne comprend rien mais elle est persuadée de ce qu'elle dit, ce qui est drôle. Ce qui fonctionne, c’est de ne pas le jouer, c'est tout à fait sincère et spontané de sa part.

 

Ensuite, il y a Toto qui arrive. Il a sept ans, je ne lui ai pas mis forcément un âge mais des intentions de jeu. En plus, j'ai beaucoup joué des enfants donc cette énergie-là me plaît beaucoup. C'est un enfant butté, qualifié d'enfant roi, où il y a presque un complexe d’Œdipe avec sa maman. On s'en rend compte à la fin, fin qui, selon certaines critiques, « glace le sang ». Je suis d'accord. Bref, cet enfant est sans gêne, presque diabolique et maléfique. Plus il y de bordel dans la maison, plus il aime mais plus il en souffre aussi. Ce n'est pas juste méchant pour être méchant.

 

A la fin, j'arrive en Madame Chouilloux, je m'éclate dans la caricature d'un personnage entre Chantal Ladesou et celui que j’aime tant imiter le personnage de ma Maman. Elle est très maniérée, elle est juste inscrite dans le texte de Feydeau comme étant une bourgeoise mais je profite de déborder un peu sur ce rôle. Elle cartonne à chaque fois, c’est une joie de la jouer, elle est très féminine, avec des talons de vingt centimètres. Le travail de costume, avec un chapeau, un long manteau et des talons aide beaucoup. C’est important aussi qu’on ne me reconnaisse pas de suite.

 

Ce sont de vraies incarnations que j'aime faire. Le métier de comédien, je le définirais comme quelqu'un qui sait un peu tout faire, même si évidemment, on a un naturel qui nous tend vers un « emploi ». Je prends énormément plaisir à incarner des personnages, déjà quand je faisais de l'improvisation.

 

En plus, je n'ai pas le temps de me mettre dans un état conscientisé. Je sors de scène en Toto énervé et je me change directement en Madame Chouilloux. Je n'ai pas le temps d'y penser, il faut que j'y sois. C'est lié au travail aussi, le metteur en scène m'a fait travailler la voix, ce qui m'aide également à trouver mon personnage. C’est très amusant.

 

 

4/ En parallèle de cette belle pièce, quels sont vos autres projets en cours actuellement ?

 

C'est un projet qui me tient beaucoup à cœur, avec mon amie, ma colocataire, ma partenaire de scène aujourd'hui, Lucie Calvet, qui est danseuse et acrobate professionnelle. On a vraiment deux parcours totalement différents, on s'est rencontrées il y a un an et demi. On a eu un coup de cœur et nous avons créé un spectacle qui mêle nos performances, de danse, de théâtre, de chant et d'acrobatie avec le tissu aérien.

 

Elle prend plusieurs formes différentes dans le spectacle. Je joue le personnage d’une femme qui essaie, comme tout à chacun, de faire sa vie, de réussir dans ce qu'il aime, de se chercher. Dans cette quête, cette femme est accompagnée d’une présence mystérieuse jouée par Lucie qui traverse plusieurs personnages du doudou, à sa conscience, en passant par son coach de vie. On débute par la mort de cette femme, toutes les images se rembobinent et les moments forts de sa vie sont déployés sur le plateau. C'est une super rencontre et j'espère qu’on ira loin avec ce spectacle.

 

Merci Julia pour ce bel échange !

Publié dans Théâtre

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Nathalie Blanc revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nathalie,

Nous sommes ravis d'effectuer cet entretien avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes et cordes artistiques, comme peut en témoigner votre parcours. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre métier ?

C'est le théâtre qui m’a amenée à être comédienne et non le cinéma. C'est le plaisir très personnel de l'adrénaline, de la mise en abîme lorsqu’on est sur scène, cette sensation physique qui se rapproche des sports de l’extrême. J’associe ce ressenti au saut à l’élastique, ou au parachutisme. Il y a le trac, l’énorme appréhension du vide, puis le saut.

Au delà de la sensation physique, j'aime aussi le parcours intellectuel et spirituel que l'on peut traverser au milieu de grands textes. C'est une forme de transe quand on est sur scène.

2/ Entre ces différents domaines que sont les planches et la caméra, retrouvez-vous des similarités ? Ou considérez-vous ces registres comme totalement dissociés ?

Il y a évidemment des liens puisque l'on joue. Mais la structure et les contraintes ne sont pas du tout les mêmes. Il est beaucoup plus difficile à l'écran, en tournage, surtout en télévision vu le rythme des journées de travail, de retrouver cette sensation de transe que l'on peut avoir sur scène.

Au théâtre, une fois que le metteur en scène a fait son travail et que l'on a répété, le temps du jeu nous appartient. Il est entre nos mains, nous le maîtrisons. Tandis que, sur un tournage, nous ne sommes responsables que de dix pour cent de ce qui s'y passe.

Ce ne sont clairement pas les mêmes sensations. Quand on travaille avec des réalisateurs qui aiment diriger et qui connaissent réellement la direction d'acteurs, le temps de le répétition est plus conséquent, on commence alors à retrouver le même plaisir qu’au théâtre. En particulier avec les réalisateurs amateurs de plan séquence.

 

 

3/ Au théâtre justement, quelles sensations et quels sentiments prédominent dans les derniers moments avant de rentrer sur scène ?

Dans ma vie, j'ai eu différentes sensations. Je me souviens avoir eu au conservatoire une période de doute et de remise en question, où j'ai eu un mauvais trac. C'est devenu un enfer pendant six mois, c'était une torture de rentrer sur scène. Il y avait des choses à  régler dans ma vie privée et dans mon jeu, à tel point que je me suis nouée les cordes vocales. Je ne gérais plus mon trac,  cela se traduisait physiquement et je devenais aphone.

Sinon, habituellement, j’ai plutôt un bon trac, cette belle excitation qui nous permet de sauter dans le vide. Bien sûr, il y a de la peur mais on ne peut pas s'empêcher d'y aller. Comme avant un manège, c'est une aventure. Je crois que le trac fait partie du plaisir.

4/ Sur les plateaux de tournage, face au rythme intense que vous évoquiez, avez-vous en amont une méthodologie de préparation particulière ?

Il faut savoir son texte. En télévision, à moins d'un travail en amont à la table avec le réalisateur, (ce qui est quand même assez rare vu les contraintes de temps et de budget) il vaut mieux savoir son texte parfaitement, mais ne rien fixer. Il ne faut pas trop rêver au découpage, au montage et à la réalisation en elle-même, parce qu'ils nous échappent et ne sont pas de notre ressort.

Si on s'est trop préparé à une certaine rythmique de la scène et à une certaine réalisation, on peut avoir des mauvaises surprises. Sur le plateau, on est alors presque en opposition avec le réalisateur et on se retrouve handicapé et enfermé dans quelque chose qui est devenu rigide. Il faut donc essayer de rester souple dans son apprentissage du texte et dans sa vision de la scène.

C'est évidemment nous qui apportons les couleurs du personnage, on le rêve, on le dessine mais il faut rester malléable. Et il est important, sur le plateau, de vite comprendre ce que veut le réalisateur.

5/ Dans votre parcours, retenez-vous spontanément certaines expériences plus encore que toutes les autres ?

Oui ! On a tous, je pense, des coups de cœur et des aventures particulières, pour des raisons humaines avec tous les gens qui participent au projet. Au théâtre, cela a été le cas avec Gildas Bourdet dans « Séjour pour huit à Tadécia ». Ce fut une folle aventure avec des acteurs formidables et un metteur en scène incroyable que j'adore. Mais cette préférence-là est presque du domaine du privé. Ce sont, comme je le disais, surtout les personnes avec qui on le fait qui marquent.

 

 

En télévision, ce fut vrai avec Didier Le Pêcheur dans une série qui s'appelait « La Commanderie », qui se passait au Moyen-Age. Nous sommes partis avec une équipe formidable, techniciens comme acteurs, pendant trois mois en Bourgogne. Au final, nous avons vécu une superbe aventure qui nous a laissé des souvenirs impérissables.

6/ Quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

J'ai la chance de faire soit des guests, soit des récurrents pour une seule saison sur des séries. Les personnages y sont plus diversifiés. L'année dernière, j'étais sur la saison 8 de « Profilage ». Cette année, on le sait maintenant, je reviens en saison 6 de « Chérif ». Nous sommes en plein tournage, mais  je ne vous dévoilerai rien de ce que Christelle Laurent (mon personnage) va vous préparer :).

C'est un vrai plaisir de retrouver cette équipe que j'aime beaucoup. Cette série policière détonne un peu de ce qui peut être proposé en France, il y a du style, du rythme, de l'humour, avec une BO exceptionnelle. C'est beau, c'est cohérent. Tout le monde y met du cœur. C'est un vrai plaisir de jouer une rôle de méchante, il y a plein de choses à faire et je m'amuse beaucoup. Nous finirons le tournage en octobre et la diffusion proposera douze épisodes cette saison contre dix traditionnellement.

7/ Pour finir, en termes d'envies, qu'aimeriez-vous découvrir ou redécouvrir ?

J'adorerais faire de la science fiction et du fantastique. Je sais que c'est compliqué  en France, nous n'avons pas vraiment la fibre. Même si certaines séries commencent à se développer. J'ai envie que l'on sorte davantage du policier lambda, que l'on a beaucoup vu. Il faut savoir prendre des risques, comme France Télévisions a su le faire récemment. Il est important que les showrunners s'affirment davantage  dans notre pays pour que l'on puisse proposer des série aux identités fortes.

Merci Nathalie pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Nous autres : Interview avec les quatre comédiens de cette belle pièce !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marina, Angélique, Samuel et Aurélien,

Quelle joie de vous retrouver tous ensemble pour cette nouvelle interview.

 

1/ Vous serez, sur scène, vendredi 4 mai prochain, au théâtre de la commune à Aubervilliers, pour la version courte, en 45 minutes, de la pièce « Nous autres », écrite par Mélanie Belamy. A quelques jours seulement du jour J, comment vous sentez-vous ? Plutôt excités de faire découvrir ce spectacle au public ? Ou l'appréhension est-elle présente ?

Samuel : Je trouve que l'on est prêt, en tout cas je me sens prêt. Je ne suis ni impatient ni stressé. Généralement, à une semaine et demie, je suis stressé mais là ce n'est pas le cas. « Let it be ».

Angélique : De toute façon, une chose est sûre, la date arrive. On est, selon moi, sur la bonne voie, on a bien avancé, surtout en semaine de résidence. Il y a encore des choses à finaliser, ce qui est normal. De toute façon, un spectacle est toujours en évolution, même après les premières. Je suis excitée et impatiente que cela arrive, avec tout de même ce petit stress qui permet de donner le meilleur de soi par la suite.

Marina : Je suis très impatiente et très contente. Je pense que l'on est prêt, effectivement, que l'on va s'amuser, ce qui est bien le principal. Ça va aller vite, ça va finir vite aussi et on aura alors hâte de nouvelles dates.

Aurélien : Je suis stressé mais je pense qu'il est temps de la jouer. Nous la travaillons depuis longtemps, il faut y aller. C'est une création, on ne sait donc jamais vraiment ce que ça va donner. On l'a déjà jouée en sortie de résidence devant des copains, un public conquis, mais, cette fois-ci, nous serons dans une très belle salle, face à un public nombreux et inconnu. J’espère qu’on sera à la hauteur des espérances de notre metteure en scène.

Angélique : Elle a une vision long-terme pour ce projet,  qui lui tient à cœur.

Samuel : C'est vrai que, à bien y réfléchir, cela peut générer un peu de stress.

 

2/ Vous avez fait une semaine de résidence avec la pièce. En quoi cela vous a-t-il permis d'avancer sur ce projet ?

Angélique : C'était horrible, on a failli abandonner le projet (rires). Non, en vrai, c'était hyper productif et pertinent de le faire. On a vraiment avancé, travaillant chaque jour et longtemps dessus. En plus, nous vivions ensemble le soir, cela nous a permis, comme dans la pièce, de nous lier et de nous découvrir.

Marina : Cela nous a bien rapprochés.

Samuel : Ça s'est très bien passé. L'organisation de Mélanie était parfaite, elle a assuré. On s'est tous bien entendus pendant la résidence. L'essentiel de notre travail s'est effectivement fait à ce moment-là. Nous avons aussi concrétisé beaucoup de choses que nous nous étions dites chaque lundi en répétition. Cette semaine vaut six mois de boulot traditionnel.

Aurélien : On a posé beaucoup de pierres pendant les précédentes répétitions et la résidence a été un vrai coup d'accélérateur.

Angélique : La Fileuse est un lieu dingue, avec plein d'autres artistes. J'ai trouvé cela top.

 

3/ Pendant les derniers jours restants avant la date finale, qu'aimeriez-vous finaliser pour être définitivement prêts ?

Marina : Des petits éléments techniques doivent être ajustés, des petites choses doivent être précisées. Mais le gros est là, les émotions sont là, les personnages aussi. Ce sont vraiment ces derniers que nous avons beaucoup travaillés en résidence, il faut à présent que la structure se finalise pour être vraiment dans l’efficacité et le rythme.

Angélique : Toujours creuser et aller plus en profondeur aussi je pense.

Marina : C'est un travail qui n'arrêtera jamais, ce sera pour le 4, mais pour après aussi.

 

 

4/ Avec le recul de toutes ces répétitions, qu'est-ce qui va plaire, selon vous, le 4 mai, pendant ces 45 minutes de représentation ?

Samuel : Mélanie s'est livrée et a donné ce qu'elle avait à donner.

Marina : Je pense qu'elle a réussi à en faire une vraie trame et une vraie histoire. L'écriture est hyper diversifiée, il y a des monologues, des dialogues, des parties un peu chantées, d'autres dansées. C'est pluridisciplinaire, il y a plein de choses.

Angélique : On aborde des sujets qui nous tiennent à cœur, d'une manière accessible. On parle de ce que notre génération connaît.

Aurélien : Personnellement, quand je suis comédien, j'ai toujours du mal à avoir un œil extérieur sur un projet. N'ayant pas ce regard de jugement, je ne sais pas si ce que je fais est bien. Nous avons eu de très bons retours à La Fileuse, ça nous a fait plaisir, Mélanie est, je pense, contente du rendu. Le jour J, nous serons à 100%.

Samuel : Quand tu écris, tu te livres. Ce qui plaira, c'est le fond que Mélanie a mis dans sa pièce.

Angélique : Notre énergie plaira je l'espère. Le fait que nous ayons une bonne cohésion de groupe se verra sur scène, du moins nous ferons tout pour la communiquer.

 

5/ Pour terminer, au-delà de la date du 4 mai, aimeriez-vous prolonger l'aventure ?

Marina : Carrément ! Mélanie s'est beaucoup investie et, dès le départ, elle nous a dit que, au-delà de la première date, elle avait l'envie de l'emmener plus loin. Elle est déjà en train de chercher des théâtres, elle a rencontré beaucoup de monde et a mis beaucoup de moyens.

Angélique : Quand Mélanie m'a parlé de ce projet, j'ai eu envie de le porter avec elle sur le long terme. Donc oui, bien évidemment, je suis partante pour la suite.

Marina : Mélanie est vraiment dans cette dynamique de le professionnaliser pour l'emmener plus loin.

Aurélien : Elle a créé ce projet de A à Z, qui est pro et qui peut partir en tournée.

Angélique : Nous avons dû enlever plein de choses pour la version courte, que Mélanie aimerait bien redévelopper plus tard. Il y a donc toujours cette vision du plus long terme.

 

Merci à tous les quatre pour cet agréable échange !

 

Informations pratiques : 

4 mai 2018 à 15h20

Théâtre National de La Commune à Aubervilliers
2 rue Edouard Poisson 93300 Aubervilliers
Métro 7 arrêt Aubervilliers-Pantin 4 chemins
Entrée gratuite

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Koh-Lanta : Jérémy revient pour nous sur l'épisode de la réunification !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jérémy,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour cette interview.

 

1/ Vendredi dernier, vous avez été éliminé par vos camarades à l'issue du premier conseil post réunification. Vous attendiez-vous à cette décision à ce moment-là ?

 

Oui, je m'y attends complètement. C'est d'ailleurs pour cela que l'on me voit essayer de faire comme si j'avais un collier, d'essayer de mettre un peu de parano chez mes camarades. Parce que je sais que je suis devenu indésirable de part ma révélation à Nathalie. Malheureusement, dans une équipe où tout va bien, la moindre petite excuse est un beau prétexte pour éliminer une personne.

 

En l’occurrence, me concernant, l'excuse était, selon leurs propos, que je vais au gré du vent. C'est du pipeau télévisuel bien sûr, c'est juste pour que leur image n'en prenne pas un cas. Parce qu'ils savent très bien que je suis proche de Candice et que, quoi qu'il arrive, je ne vais pas l'éliminer. C'est utopique de penser le contraire. Après, si on veut faire un parallèle, eux sont très proches de Dylan, personne ne leur dit rien, cela paraît normal, mais moi qui suis proche de Candice, on se permet de me critiquer en expliquant que je vais au gré du vent, que je n'ai pas ma place, que je retourne ma veste. C'est la loi du plus fort, ils sont sept ou huit à dire la même chose donc, forcément, étant seul à soutenir le contraire, je donne l'image d'un fou là où eux passent pour des gens totalement sensés.

 

Fait plutôt rare, vendredi dernier, un deuxième vote a été effectué suite à l'égalité au conseil entre Javier et vous. Au moment de l'égalité, avez-vous espoir d'être sauvé ou vous savez-vous déjà condamné ?

 

C'est une certitude que je vais me faire éliminer. D'ailleurs, quand je lis mon nom la première fois sur le premier bulletin, on ne le voit pas mais j'applaudis. Je sais qu'ils ne sont pas bêtes, je sais qu'il y a des stratèges et des gens intelligents dans l'équipe, je sais que, si mon nom est sorti, je vais être éliminé. Je le comprends dès que je vois mon nom une première fois, je n'ai pas besoin d'attendre ni la fin du premier vote ni celle du deuxième.

 

2/ Vous évoquiez cette révélation faite à Nathalie concernant le faux collier d'immunité. Quel impact cela a-t-il eu dans la décision de vos camarades de vous éliminer ?

 

A les écouter, c'est l'impact principal car, comme je le disais, cela leur donne une excuse. Après, il y avait peut-être Nathalie qui était en danger avant moi mais, en tout cas, je pense qu'ils voulaient faire sauter le binôme Candice – Jérémy, ce qu'ils ont fait. Que ça se passe dans de bonnes conditions ou de mauvaises, ils m'auraient quand même éliminé. Donc je pense plutôt que ça a eu un petit impact. Par contre, ils s'en servent pour justifier leur vote.

 

On vous a vu essayer de bluffer vos camarades en tentant de leur faire croire que vous aviez trouvé un collier. Sur cette stratégie, étiez-vous réellement optimiste de la voir aboutir ? Ou était-ce plutôt une tentative de la dernière chance ?

 

Non, c'est totalement une tentative de la dernière chance. En même temps, à ce moment-là, je me dis que, si jamais ils ne m'éliminent pas, je pourrai la prochaine fois leur annoncer que j'ai un collier même si je n'en ai pas. En fait, mon idée était de sauver ma tête à un conseil en annonçant que j'ai un collier sans en avoir. Pour que, justement, eux me fassent croire qu'ils votent contre moi, qu'ils m'éliminent. Mais juste pour me faire sortir mon collier.

 

En gros, je me gardais cette carte là, c'est pour cela que je ne la joue pas à fond. Je joue juste une petite carte, un petit atout, en me disant que ça ne me coûterait rien, ce qui a été le cas. Je n'ai rien dit à qui que ce soit, j'ai juste agi de façon étrange, je me suis dis que si jamais je restais, cela pourrait me servir pour la prochaine fois. En l’occurrence, cela ne m'a pas servi parce que j'ai été éliminé mais cela aurait pu. Et, de toute façon, qui ne tente rien n'a rien.

 

3/ Lors du précédent épisode, vous n'avez pas remporté le parcours du combattant, contrairement à votre première aventure. A titre personnel, avez-vous ressenti une vrai déception de ne pas avoir réalisé le doublé ?

 

Oui, complètement. Comme je le dis, c'est l'épreuve reine qui me fait rêver. Je ne le dis pas uniquement parce que je l'ai gagnée la première fois. Je le disais déjà la première fois avant de partir. Là, en l’occurrence, je l'ai perdue, il y avait de gros concurrents en face. C'est malheureusement sur une course. Même si j'étais à l'aise, je ne pense pas que j'étais le favori. J'ai fait un très mauvais départ, on s'est beaucoup plus bousculés à ce moment-là que ce que je pensais. Tout au long du parcours, c'étaient de petits espaces, on a vu par exemple l’entrelacs de cordes ou encore celui de bambous. Où c'est vraiment plus de l'agilité. En plus, si on est deuxième ou troisième, on ne peut pas vraiment doubler les gens. Donc j'étais derrière Yassin tout le long, j'attendais qu'il passe les cordes pour y aller, j'attendais qu'il passe les bambous pour y aller. Malheureusement, j'ai comblé mon retard par la suite mais je n'ai pas réussi à le doubler.

 

C'était une grosse déception parce que, en plus, la finale aurait été face à Candice, cela aurait été une très très belle histoire. Mais, voilà, Koh Lanta, ce sont aussi des déceptions, ce ne sont pas que des bonnes nouvelles ni des fiertés. En l’occurrence, celle-ci fait partie des plus grosses déceptions, voire la plus grosse déception de mon aventure.

 

4/ Toujours dans l'épisode de vendredi dernier, pour en revenir au choix de l'ambassadeur rouge, on vous voit tenter de convaincre Nathalie de céder sa place à Yassin. A froid, regrettez-vous ce choix ?

 

Je le regrette, oui et non. Parce que, sur le coup, ça paraissait être la meilleure des solutions. Après, ce qui est dommage et que l'on ne voit pas forcément, c'est que c'est vraiment moi qui insiste pour que Yassin y aille. En fait, Nathalie est bornée à y aller, Ludovic est borné à ce que Yassin n'y aille pas, c'est moi qui leur dit qu'on peut lui faire confiance. C'est moi qui fait jouer la confiance qu'ils ont en moi, en leur disant : je pense qu'on peut lui faire confiance, je pense que c'est quelqu'un de bien, il s'est déjà fait éliminer comme un malpropre la première fois, je ne vois pas comment il pourrait se regarder dans une glace s'il faisait la même chose.

 

Je n'aurais pas compris qu'il puisse le faire mais il l'a fait. Quand il s'explique, il dit que, face à Dylan, il aurait perdu. Il aurait tout aussi pu convaincre Dylan d'éliminer quelqu'un de l'équipe inverse, Alban ou autre. Il ne l'a pas fait, j'ai trouvé que c'était un peu simple, un peu fait à la va vite. Mais bon, c'est Koh Lanta, les gens ne jouent pas tous avec les mêmes règles. Je sais que, personnellement, je n'aurais pas forcément éliminer quelqu'un. J'étais au courant que d'autres pouvaient le faire. En tout cas, ce dont j'étais sûr, c'est que Yassin ne m'éliminerait pas et qu'il n'éliminerait pas Candice. C'était mon objectif numéro un. Je ne pensais pas non plus du tout qu'il allait éliminer Ludo ni Nathalie mais, voilà, comme je le dis dans l'épisode à Nathalie, cela restait possible qu'il vote Ludo quand même. J'ai eu une discussion avec ce dernier que l'on n'a pas forcément vue à l'écran, où on se dit que, si Yassin venait à mettre un nom, ce serait le sien. On en était conscient mais Ludo aussi avait confiance en Yassin.

 

Donc cela a été une erreur de parcours mais, en même temps, l'objectif de la réunification est atteint. A voir comment cela se passe par la suite mais je n'avais pas envie de prendre le risque que ce soit Cassandre qui aille aux ambassadeurs. Imaginons qu'il y ait eu un tirage au sort entre nous, que Cassandre aille aux ambassadeurs et qu'elle m'élimine, j'aurais eu des regrets. Là, on ne peut pas dire que j'en ai eus parce que je continue mon aventure, tout comme Candice et Nathalie. Malheureusement pour Ludo que j'apprécie et qui est un super mec, je ne regrette pas forcément mon choix.

 

5/ A ce stade-à de l'aventure, faites-vous de Candice, dont vous êtes assez proche, une de vos favorites pour la suite ?

 

Oui, depuis le début de l'aventure, c'est ma favorite. Je savais qu'elle serait ma force et ma faiblesse. On se rend compte que, personnellement, c'est ma force mais, pour les autres, c'est une faiblesse.

 

C'est une de mes favorites mais, en étant objectif, j'ai du mal à voir comment elle pourrait aller loin car c'est une cible à abattre. En même temps, avec ma sortie, le binôme est cassé donc ce n'est plus « que » une aventurière accomplie. Je sais que Yassin l'apprécie beaucoup parce qu'elle est une compétitrice. Je pense que, après sa défaite, il a vraiment envie de la battre. Lui va pousser un peu sans doute pour la garder et, comme il a beaucoup d'influence, j'espère que les autres vont le suivre.

 

De façon plus générale, pour terminer, qui voyez-vous aller loin dans l'aventure ?

 

Pas forcément par ordre de préférence mais vraiment de façon objective, Pascal en numéro un parce qu'il est très très très habile. Il est très malin, il fait en sorte que tout le monde lui fasse confiance, que tout le monde se dise : je suis avec Pascal, je ne crains rien. Pourtant, il ne paraît pas hyper menaçant sur les épreuves mais il ne faut pas oublier qu'il a gagné la première fois l'orientation et les poteaux.

 

Yassin en numéro deux parce que, pour moi, pareil, il a beaucoup de fans dans les aventuriers restants, ils le respectent énormément. Je les vois mal se salir en mettant son nom ou celui de Pascal, je les vois mal prendre ce risque.

 

En numéro trois, je dirais Javier. Il n'est pas particulièrement performant dans les épreuves et, dans un combat des héros, toutes les options sont prises en compte. Certains pourraient se dire qu'il est le « bon plan » pour aller jusqu'au bout. Ensuite, je verrais bien Cassandre, qui est très proche de Pascal et de Yassin. C'est un peu leur chouchou. Vu que ce sont eux deux qui contrôlent le jeu, vaut mieux être dans leurs petits papiers qu'en dehors.

 

Ce fut un plaisir, Jérémy, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Marion Huguenin évoque sa belle actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Stéphane Huguenin

 

Bonjour Marion,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview.

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre La Boussole, avec la pièce à succès « Dans la peau de ma femme ». Très simplement, quelle histoire y est racontée ? Quels thèmes y sont abordés ?

C'est l'histoire de Fred et Cécile, qui s'aiment depuis pas mal d'années, qui vivent ensemble et qui ont pour rêve d'adopter. Le jour de la Saint-Valentin, ils vont avoir une petite dispute qui va se terminer en une phrase un peu clé de Cécile, « Mon vœu le plus cher serait que tu te mettes une seule journée à ma place  ». Le lendemain, le rêve va être exhaussé.

Malencontreusement, cela va tomber le mauvais jour. Mais je ne préfère pas en dire plus.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Je joue Roxanne Delmas, une assistante sociale. C'est quelqu'un de très enjouée, lumineuse, elle est toujours à l'écoute des autres. C'est quelqu'un qui a une grande capacité d'analyse et donc elle aime être là pour les autres. Aussi par son métier, par la force des choses.

En fait, elle a une double facette mais je m'arrêterai là pour ne pas dévoiler une part importante de la pièce. Elle est également très rigoureuse et fait très bien son travail, dans les règles de l'art.

3/ La pièce est à l'affiche depuis juin dernier. Selon vous, quelles sont les principales raisons de ce succès ? Pourquoi plaît-elle tant aux nombreux spectateurs qui viennent vous voir ?

Je pense que c'est une pièce assez légère, on passe un bon moment sans prise de tête. On est en pleine décontraction devant cette pièce, c'est vraiment du divertissement.  Mais il y a aussi une profondeur derrière, ce n'est pas que le couple qui va échanger de sexe, c'est aussi toute la question de l'adoption qui est sous-jacente à la pièce. 

L’adoption prend un rôle central dans la pièce et donc, du coup, cela donne un enjeu plus important. C'est, je pense, tout à fait l'enjeu du spectacle et ce pourquoi il est intéressant.

4/ La distribution est alternante et des comédiens rejoignent aussi l'équipe au fur et à mesure des représentations, ce qui a été votre cas. Dans ce sens, comment avez-vous abordé l'interprétation de votre personnage ? Avez-vous voulu vous l'approprier pleinement ? Ou vous êtes-vous quand même inspirée de ce que faisaient ou font vos camarades ?

En fait, je n'ai pas eu beaucoup de temps malheureusement pour travailler cette pièce, alors je suis allée voir le spectacle plusieurs fois. J’ai pu voir le travail de Claire-Lise Lecerf et Laetitia Fourcade, qui interprétaient ce rôle. Elles étaient différentes l'une de l'autre et c'était vraiment intéressant de voir à quel point le personnage peut avoir plusieurs couleurs. Je l’interprète donc à ma sauce, à mon tour.

Au départ, je m’inspirais un peu de ce que mes camarades faisaient et, à présent, je prends des libertés, je fais ma Roxanne à moi.

 

Crédits photos : Anais Brébion

 

5/ Justement, vous parliez de libertés. C'est une pièce avec du fond, c'est aussi une pièce comique. Du coup, pour surprendre le public mais aussi vos camarades, vous amusez-vous de temps en temps à quelques petites improvisations ?

Ça peut arriver mais mon rôle n'est pas le plus simple pour s'accorder des libertés et faire de la vanne. Roxanne, c'est un peu le regard du public. J’observe ce qui se passe, du coup le public se retrouve davantage en moi. Mon personnage peut moins faire ce genre de vannes, en improvisation.

6/ Vous le disiez, votre rôle est sans doute le plus sérieux dans cette pièce. Comment, en conséquence, vous intégrez-vous à la distribution plus haute en couleurs au moment de rentrer sur scène ? Comment vous dénotez-vous du côté plus léger que l'on peut voir au début du spectacle, avant votre arrivée ?

C'est une bonne question. En fait, je suis aidée par le fait que mon personnage rencontre le couple pour la première fois. Donc, du coup, Roxanne est surtout en observation. C'est alors assez simple pour moi, comme les acteurs sont excellents sur scène, c'est un peu du ping-pong. En fonction de ce que mes camarades me renvoient, ce n'est pas très difficile d'être complètement ébahie et de me  demander ce qu'ils sont en train de faire.

C'est vraiment très cool et c'est comme ça, je pense, que j'arrive à faire la part des choses avec les autres personnages qui sont très hauts en couleurs.

7/ A titre plus personnel, dans les derniers instants avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ? Plutôt de l'excitation ou, à l'inverse, un peu d'angoisse ?

Franchement, vraiment de l'excitation. Je crois que c'est la première pièce que je joue où, même à la première, je n'ai pas vraiment été traqueuse. Un petit peu quand même, j'avais surtout peur de perdre mon texte. C'est vraiment le premier spectacle pour lequel je n'ai pas le trac, ça peut m'arriver de temps en temps, je ne dis pas, avec cette envie de bien faire et cette crainte de me louper. Mais, vraiment, c'est de l'excitation à 100%, sur cette pièce j'ai hâte de rentrer sur scène. En plus, je ne rentre pas dans la première partie, je suis en coulisses, j'écoute comment le public réagit pour adapter mon jeu en conséquence.

J'aime bien vivre les situations, j'aime beaucoup les silences au théâtre, je sais que certains préfèrent le rythme car c'est une comédie. Mais je joue beaucoup avec mon corps et mon visage. Ce n'est pas un vide, c'est un silence volontaire, je m'amuse beaucoup avec cela.

Peu importe mes partenaires, ils sont tous supers, je suis très excitée de rentrer sur scène à chaque fois.

8/ En parallèle, quels sont vos autres actualités et projets artistiques en ce moment ?

Je viens de rentrer d'un tournage en Haute-Savoie, d'un téléfilm pour TF1, « Un bébé pour Noël », avec notamment Laetitia Millot et Maud Baecker. C’était super, nous nous sommes vraiment éclatés dans ce projet réalisé par Eric Summer. Je ne peux pas trop en dire plus pour le moment, si ce n'est que je joue le rôle d'une serveuse.

 

Crédits photo : Stéphane Huguenin

 

Je suis très contente d'être revenue sur scène, cela me manquait et j'avais hâte de retrouver ces sensations. Mes envies du moment sont donc comblées. Je suis aussi en écriture d'une pièce.

9/ Pour terminer et boucler la boucle, que dire de plus aux lecteurs pour les inciter davantage encore à venir voir la pièce au théâtre La Boussole ?

Si vous avez envie de rire et de passer un super bon moment pendant une heure vingt, venez nous rejoindre. On s'éclate sur scène, on espère que les spectateurs sont comblés aussi, ce qui semble être le cas selon les critiques et le nombre de personnes qui viennent.

En plus, vous pouvez voir ce spectacle dans plusieurs villes, cette pièce tourne dans dix endroits, notamment Lille, Lyon, Montpellier, Nice et j'en oublis. C'est vraiment une pièce dans laquelle on rigole beaucoup, sans prétention. Mais ce n'est pas du café théâtre basique, il y a vraiment une profondeur dans cette pièce et je pense que l'on peut réellement passer un très bon moment.

Merci, Marion, pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Céline Vitcoq évoque Speakerine, la mini-série de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Céline,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ On peut vous retrouver actuellement sur France 2, pour trois soirées, dans la nouvelle mini-série « Speakerine ». A titre personnel, comment présenteriez-vous ce programme ?

C'est un traité social des années 60, de 1962 très exactement. Comme le titre l'indique, cela évoque toute l'époque des speakerines, une page emblématique de l’univers télévisuel ! Les années 60 et les speakerines représentent un peu les débuts de la télévision, qui rappelons-le n’était pas encore en couleur à ce moment-là.

« Speakerine » parle donc de ce milieu professionnel-ci et bien sûr, mise en scène au cœur d’une intrigue policière et en flux tendu derrière, de la place de la femme dans la société des années 60. De son émancipation à ce moment-là. C'était déjà une émancipation professionnelle car, à cette époque, la majorité d'entre elles ne travaillaient pas, étaient femmes au foyer.

Il y a aussi une dimension politique, ça se passe à la fin de la guerre d'Algérie, pendant ce que l’on appelait « les événements » d’Algérie. Tout un contexte historique et politique est clairement très présent et sert de toile de fond à l’intrigue.

2/ Comment décrire votre rôle ? Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Mon rôle est très simple. Je suis Mag, la maquilleuse de la speakerine vedette, interprétée par Marie Gillain qui est absolument géniale dans ce rôle. Cette maquilleuse a un petit peu valeur de confidente, elle est plutôt drôle, c’est une fille joviale. Elle est aussi là pour rasséréner la speakerine avant les prises. Une maquilleuse sur un plateau, c'est un peu une accompagnatrice.

 

 

3/ Pour préparer ce rôle dans ce contexte on va dire historique des années 60, vous êtes-vous replongée dans des documents de l'époque pour vous imprégner de l'ambiance et de l'état d'esprit des gens ?

Bien sûr ! On l'a tous fait d'ailleurs. Tous les comédiens s'y sont attelés, évidemment. Nous avons tous regardé les images de Denise Fabre, Catherine Langeais et autres présentatrices vedettes vedettes, au travers des vidéos disponibles sur l'INA  notamment ou autres banques d’archives. Cela nous a permis de nous mettre au diapason du débit de parole de l'époque, des intonations... Ce n'est pas si loin que ça mais l’élocution était différente. On ne parlait pas tout à fait de la même façon en 60 que maintenant, pratiquement en 2020.

Évidemment, tout le travail des accessoiristes, les décors ainsi que les costumes nous ont beaucoup aidés aussi. Les coiffures, magique ! Haha ! Le réalisateur Laurent Tuel savait très bien ce qu'il voulait faire, nous étions très bien dirigés. Quand on poussait la porte du plateau, on était tout de suite dans le bain, parachutés dans les années 60 ! Tout cela s'est fait de manière assez naturelle.

4/ Selon vous, en quoi cette mini-série plaira aux téléspectateurs de France 2 ? Qu'est-ce qui va les attirer dans ces trois soirées ?

Tout ! C’est un thriller policier, une histoire haletante et trépidante. Il y a aussi un enjeu politique donc cela peut plaire aux personnes qui ont vécu ou non ces années 60, qui s'intéressent au contexte historique. Ça va séduire bien évidemment la ménagère de moins de cinquante ans car c'est aussi l'histoire d'une mère de famille avec deux enfants adolescents. Peut-être aussi les défenseurs de la cause féministe, la position de la femme y est traitée de manière assez magistrale. Surtout, c'est hyper graphique, l'image est sublime, les décors sont géniaux, il y a une espèce de nostalgie comme cela des jours passés, très esthétique.

Et puis bien sûr les comédiens sont formidables ! Marie Gillain, Guillaume de Tonquédec, Christiane Millet , Grégory Fitoussi, Barbara Probst et j’en passe, excusez du peu !!!

Ce fut un plaisir, Céline, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Johanna Berrebi évoque sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Johanna,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre Le passage vers les étoiles, avec la pièce « Dompte un mec.com ». Pour commencer, comment présenteriez-vous ce spectacle  ? Quelle histoire y est racontée ?

 

Ce spectacle est une comédie de Patrick Hernandez, à trois personnages. Je suis l'ex du nouveau fiancé de ma meilleur amie. Cette dernière est très intéressante car elle est très cruche et bête à manger du foin. Elle s'est mise avec mon ex, qui est un dragueur, qui m'a trompé pendant cinq ans, qui est très macho et qui ne respecte absolument aucune femme. Il les prend vraiment de haut et pour des moins que rien.

 

Je suis restée cinq ans avec ce garçon, je l'aimais mais je l'ai quitté car je me suis rendu compte qu'il me trompait encore une fois. Odile, que j'interprète, essaie de se reconstruire mais, comme elle a souffert pendant cinq ans avec ce qu'elle appelle « un macho demeuré », elle a encore du mal à se remettre en selle pour trouver un autre compagnon. Dans l'époque dans laquelle nous vivons aujourd'hui, c'est compliqué. Elle se fait amie avec Sandy, sa nouvelle copine, qui lui donne des conseils de séduction pour dompter et avoir un mec.

 

Cette comédie est très drôle, romantique, romanesque et sympathique.

 

2/ Selon vous, quelles sont les raisons du succès de cette pièce ? Pourquoi plaît-elle aux gens qui viennent vous voir sur scène ?

 

C'est un sujet moderne, être larguée est un sujet actuel. Les conseils que Sandy donne à Odile plaisent aussi beaucoup. Comme le dit Odile au milieu de la pièce, « en dix minutes de coaching, Sandy vient de réduire à néant cinquante ans de féminisme ». Elle lui conseille d'être cruche, de sourire à chaque fin de phrase, de faire des mimiques avec ses yeux et d'avoir l'air ébahie. Le passage sur le coaching entre les deux copines est vraiment très drôle.

 

Il y a aussi une vraie interaction avec le public. Sandy suggère à Odile d'essayer sur un spectateur ses conseils pour voir ce que cela peut donner. Pour mettre à exécution ses conseils de séduction, notamment avec des grimaces et des mimiques. C'est vraiment très marrant.

 

Cette pièce est réellement très actuelle. Tous les féministes vous diront qu'il faut faire la parité homme / femme alors que, dans cette pièce, c'est tout le contraire. Pour avoir un homme, il faut être comme il y a cinquante ans, c'est-à-dire soumise, bête, idiote, en répondant oui à tout ce que l'homme dit. Le contraste entre ce que les femmes prônent aujourd'hui pour la parité et les conseils données par Sandy qui fonctionnent, à savoir se taire, est très drôle.

 

3/ Adaptez-vous votre interprétation aux réactions du public ? Ou êtes-vous restée très proche de la version initiale ?

 

C'est une pièce qui fédère. Vous savez, on s'adapte tous les soirs. Chaque soir est différent, le public n'a rien à voir. Quand ça prend, c'est une hystérie dans la salle, tout le monde rigole à chaque fois. Le contraste entre la fille intelligente, Odile, qui s'est faite larguée et celle plus idiote, Sandy, fait généralement beaucoup rire. Les traits de caractère sont vraiment différents. En plus, le contraste est aussi physique avec ma partenaire, je suis grande et brune, elle est plus petite et blonde. Cela fait marcher notre duo.

 

4/ Pour terminer, très simplement, sur quel point insister pour définitivement convaincre les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

 

C'est moderne, c'est actuel, ça parle de sites de rencontres aussi, au travers d'Odile. Qui s'y met avec des critères inatteignables pour le commun des mortels. Donc aucun homme n'approche cette pauvre Odile, qui veut des choses qui n'existent pas aujourd'hui. C'est aussi pour cela que je vous invite à venir voir ce spectacle. Venez voir au moins ses critères sur les sites de rencontre.

 

Merci Johanna pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Koh Lanta : Clémentine évoque ses souvenirs aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clémentine,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Lors du dernier épisode vendredi dernier, vous avez été éliminée à l'issue d'une nouvelle défaite de l'équipe jaune. Voir votre flambeau être éteint aussi tôt par Denis a-t-il été une déception personnelle ?

 

Oui, oui, j'ai été très déçue. J'ai été très surprise du choix de Clémence mais j'ai beaucoup relativisé mon élimination car cela ne dépendait pas de moi. J'ai tout donné, j'ai joué toutes les cartes que j'avais à jouer mais, au final, cela n'a pas suffi. Je n'avais pas, en fait, mon aventure entre mes mains.

 

Vous aviez été finaliste lors de votre première aventure. Quels objectifs vous étiez-vous donnés au moment de repartir à l'abordage ?

 

Je me suis toujours dit que ça allait être compliqué de faire mieux que ce que j'avais fait. A ce moment-là de l'aventure, quand je sors, je m'attendais au moins à aller à la réunification. Mais je m'étais mis comme objectif numéro un, en tant que compétitrice, de remporter cette fois-ci les 100 000 euros et de gagner Koh-Lanta.

 

2/ Avant le précédent conseil, vous aviez trouvé un collier d'immunité qui vous avait sauvée. Cette fois-ci, en avez-vous cherché un avec autant d'intensité que la première fois ? Ou aviez-vous alors moins d'espoirs ?

 

J'ai cherché un petit peu, moins que la première fois. Je me suis dit que, selon moi, retomber sur un collier serait une question de chance. Donc j'avoue que je ne l'ai pas beaucoup cherché. Je me suis plutôt dit que, ce coup-ci, cela se jouerait entre Dylan et moi, j'avais donc plus de chance que mes camarades votent contre Dylan que moi de trouver un nouveau collier.

 

3/ Justement, vous parliez de Dylan, que vous aviez épargné lors du précédent épisode, pour éliminer Tiffany. Si c'était à refaire, maintiendriez-vous ce choix ?

 

Oui, j''aurais quoi qu'il en soit fait ce choix. Imaginons qu'au dernier conseil, Tiffany soit encore présente, il y aurait alors eu 100% de chances que je sorte. Alors que, là, il y a eu un vrai duel serré contre Dylan. Contre Tiffany, je n'aurais eu aucune chance.

 

4/ Sur cette deuxième saison, quel a été jusqu'à présent, à titre personnel, votre moment le plus marquant ?

 

Je ne sais pas si c'est un moment marquant mais l'enchaînement de défaites a quand même été très marquant pour moi, dans le sens négatif. Dans le sens positif, je dirais que le moment où je trouve le collier est l'instant marquant de ma saison. Celui où je le sors au conseil, alors que j'ai toutes les voies contre moi, ce qui me permet alors de décider de qui sera éliminé, a été magique aussi.

 

A l'inverse, avez-vous quelques regrets sur ces premiers jours d'aventure ?

 

Non, franchement, je n'ai pas de regret. Parce que les défaites n'étaient pas en soi de ma faute, c'était de celle de l'équipe.

 

5/ Vous avez commencé à en parler à l'instant, comment expliquez-vous, quelques temps après, ces défaites successives en début d'aventure de la tribu jaune ?

 

Je pense tout simplement que nous étions moins forts physiquement que l'équipe des rouges. Donc, forcément, il y avait un grand écart avec l'autre équipe. Nous nous sommes pris vraiment des « tôles » sur certaines épreuves par un manque de physique de notre part.

 

Comparativement à votre première édition, qui n'est pas si lointaine, avez-vous cherché à rester la même ? Ou ce contexte un peu spécial d'aventuriers tous aguerris vous-a-t-il incité à adapter votre comportement et vos attitudes ?

 

Dans une deuxième aventure, on sait à quoi s'attendre. Je me suis dit que je serais face à des aventuriers aguerris, donc l'idée était de faire profil bas et de regarder comment ça se passerait. D'être plutôt stratégique dans mes choix car, pour moi, un combat des héros se joue beaucoup sur la stratégie. En tout cas, au moins jusqu'à la réunification. Après, c'est un peu plus individuel grâce aux épreuves même s'il y a quand même énormément de stratégies.

 

J'ai donc fait un peu plus profil bas sur cette édition, même si, pour moi, je suis restée exactement la même, j'ai dit ce que j'avais à dire quand j'en avais le besoin.

 

6/ Sur le plan physique, comment jugez-vous cette deuxième édition ? Plus difficile encore que la première ?

 

J'ai trouvé cela plus simple. Lors de la première saison, je n'étais déjà pas très grosse à la base mais j'avais perdu beaucoup de poids très vite, je ne me sentais physiquement pas au top. Là, je n'ai pas souffert de la faim plus que ça. Un peu, forcément, mais pas autant que la première saison. Je pense que, psychologiquement, j'étais encore plus prête.

 

7/ Pour terminer, à ce stade-là du jeu, quels aventuriers voyez-vous aller loin ?

 

Yassin parce que, physiquement, il est selon moi le meilleur. Ainsi que Jérémy que je trouve plutôt complet. En filles, à ce moment-là, j'ai peur pour Candice car elle est la seule jaune dans l'autre camp. Pour moi, il faut qu'elle aille jusqu'au bout.

 

Ce sont les trois aventuriers qui, clairement, m'ont le plus impressionnée dans les épreuves.

 

Ce fut un plaisir, Clémentine, d'échanger avec vous !

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Chrystelle Gagey revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Chrystelle,

 

C'est une joie d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses cordes artistiques. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien artistique ?

 

Je pense déjà que, dans tout ce qui est artistique, existe un côté créatif et libre, qui m'a beaucoup attiré. Cette liberté de faire des choses me plaît, je peux aussi contribuer à des projets, en construire en équipe. Par exemple, parmi tout ce que je fais, il y a aussi l'aspect post production. J'aime bien le côté technique, j'aime construire, aider à l'aboutissement.  Quant à la comédie, j’adore interpréter quelqu'un que je ne suis pas et avoir cette chance de pouvoir vivre des choses que, potentiellement, je ne pourrais jamais connaître dans la vraie vie. C'est s'oublier soi-même quelque part, ce qui est très enrichissant et beau.

 

Pour revenir à la genèse de votre parcours, d'où vous est venue cette envie de faire ce et même ces métiers ?

 

Au tout début, je voulais plutôt m'orienter vers la comédie. Parce que j'adorerais cela et que j'en avais fait plus jeune. Mais mes parents ne voulaient pas que j'aille dans cette branche. Donc, du coup, j'ai quand même décidé de faire quelque chose d'artistique qui se rapproche du milieu du cinéma, en l’occurrence une école d'infographie 3D. J'ai appris le montage, la 3D, les effets spéciaux, le motion design et tout ce qui est retouches photos ainsi qu'infographie. De part ce fait, j'exerce encore un peu tout cela aujourd'hui, j'aime le faire mais je n'ai pas oublié la comédie. J'ai l'occasion de jouer actuellement et j'espère en avoir d'autres plus tard.

 

2/ Parmi ces différentes cordes artistiques que nous avons évoquées, l'un d'entre-elles vous attire-t-elle tout particulièrement ? Ou, à l'inverse, est-ce la complémentarité qui vous rend heureuse ?

 

Je dirais que ce serait plutôt la comédie. Depuis que je suis petite, c'est ce qui me fait vibrer. Mais j'aime quand même toucher à autre chose, comprendre, apprendre. Peut-être que faire d'autres activités différentes de la comédie me permet de trouver un équilibre. En tout cas, c'est la comédie qui me transcende le plus.

 

Retrouvez-vous, de temps en temps, des complémentarités et des liens entre ces différents domaines ?

 

Quelque part, ils sont liés. Par exemple, le montage me permet, quand je suis comédienne, de comprendre l'utilité de faire certains plans. J'ai un meilleur œil pour analyser le tournage. Au montage, je vais comprendre aussi l'intérêt de certains positionnements et de certains trucages. Tout cela me permet de comprendre beaucoup de choses malgré les différences qui peuvent exister entre les domaines.

 

3/ Retenez-vous davantage certaines expériences spontanément, qui vous auraient marquée plus que les autres ?

 

Récemment, j'ai écrit et auto-produit un court-métrage, dans lequel j'ai joué trois rôles. Je me suis également occupée de la post production. Du coup, cela a été, pour le moment, l'expérience la plus enrichissante. J'ai géré la grande majorité du concept, ce fut très intense, ça m'a bien marquée et j'en suis contente.

 

 

4/ Vous venez de commencer à en parler, quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

En termes de comédie, un tournage est prévu prochainement sur Lyon. C'est un court-métrage dans lequel je jouerai un petit rôle, mais j'aurai la chance de côtoyer Sam Karmann et Catherine Salée. Je suis très contente car ces personnes ont un nom dans le milieu. D'autres projets vont venir sur un plus long terme, qui pourront être plus enrichissants et plus grands encore.

 

Sans oublier le court-métrage que j'ai évoqué. Je vais le terminer pour début mai, afin de le montrer à Cannes.

 

5/ Pour la suite, en termes d'envie, avez-vous le souhait de découvrir ou de redécouvrir certains domaines ?

 

Sur du très long terme, c'est d'ailleurs peut-être mon côté très indépendante qui explique cela, j'aimerais créer une boite de production. Lorsque j'aurais davantage de lignes sur mon Cv et des moyens pour m'accompagner. Parce que je trouve que le financement est ce qu'il y a de plus compliqué à obtenir pour développer des projets artistiques. Comme j’aime beaucoup aider les autres, ça me ferait plaisir de découvrir des talents et de participer financièrement à leur envol.

 

6/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Qu'encore plus de projets ambitieux se réalisent.

 

Merci Chrystelle pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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