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Le médias blog de Julian

Guillaume Faure : parcours, passions, projets - il aborde tous les sujets !

30 Mai 2017 , Rédigé par Julian STOCKY

Bonjour Guillaume,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps   !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples talents et aux nombreuses expériences, notamment sur scène, au cinéma, en télévision, en musique, mais aussi dans la réalisation et les voix off. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

C'est, avant tout, la possibilité que cela me donne de m'exprimer. On est tous complexes, on a tous de multiples facettes que l'on ne peut pas, que l'on ne veut pas exprimer au quotidien. Très clairement, mon métier le permet.

 

On me distribue souvent sur des rôles de mecs pas forcément super sympas. Je sais que j'ai cela en moi et je suis assez à l'aise avec ça dans mon métier. Cela me plaît beaucoup, probablement parce que je ne me l'autorise pas dans la vie.

 

Il y a également le rythme de vie. Je suis certes dépendant de plein de choses, notamment du désir des autres mais j'ai une certaine liberté. Je suis libre d'accepter, de refuser, de créer, de choisir mon entourage. Il y a forcément des avantages aux inconvénients et vice versa.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines  ?

 

Si je n'avais pas fait de piano et de musique de manière générale, je n'aurais pas fait de théâtre, j'en suis absolument convaincu. En tant que comédien, la musique a été justement très importante. Principalement en France, on retrouve souvent l'idée que ce n'est pas vraiment un métier. Même certaines personnes du milieu le pensent, imaginant qu'un  physique peut suffire. J'ai eu la chance de ne jamais aborder mon métier de cette façon là, grâce au piano qui m'a montré que, sans un travail acharné, on n'avance pas.

 

3/ Êtes-vous davantage attirée par un exercice en particulier ou est-ce la diversité et la complémentarité qui vous attirent le plus  ?

 

J'aime produire quelque chose de manière globale, l'écrire, le réaliser, le jouer. Aujourd'hui, je me sens plus acteur que musicien.Je me bats au quotidien pour mon métier, mais il y a des fils rouges qui traversent les mois et les années. Cela peut être la musique, l'écriture.

 

4/ Retenez-vous un expérience plus qu'une autre  ?

 

Je suis parti il y a quatre ans tourner un film aux Philippines avec un réalisateur américain. Cette expérience a été marquante à plein de niveaux. Je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais, cela a été fait de manière un peu originale.

 

Nous étions vraiment au fin fond des Philippines (nous avons mis 52 heures pour rentrer). Là-bas, j'ai rencontré un réalisateur complètement hallucinant, Max Makowski, avec un charisme, une intelligence, une culture très impressionnants.

 

Nous avons commencé à tourner un film dans le sens chronologique, ce qui est très rare, en impro, avec des informations qui nous étaient données sur la séquence à venir au mieux la veille. Je ne connaissais, en tant qu'acteur, que ce qu'était censé connaître mon personnage, par rapport aux actions et aux autres comédiens qui incarnaient les autres rôles.

 

Artistiquement et d'un point de vue comédie, c'était hallucinant à jouer. D'autant plus que les acteurs étaient les cadreurs, avec des prises qui duraient parfois une heure et quart. Toute la production mettait les comédiens dans une situation où, si notre personnage n'était pas censé connaître ce lieu, nous n'avions pas accès au décor avant la séquence. On découvrait donc les choses au fur et à mesure.

 

Cela a posé quelques problèmes avec certains acteurs sur place. Non seulement c'était dingue artistiquement parlant mais tout ce qui s'est passé autours de ce film dans la vie était encore plus incroyable. Je me suis retrouvé en hélicoptère à essayer de sauver une personne au milieu de l'océan qui avait tenté de se suicider.

 

Nous avons rencontré tellement de problèmes que, au bout de trois semaines, nous avons dû rentrer en France le temps que les aléas soient réglés. Pour revenir en théorie un mois après… pas une minute n’a été tournée depuis. 

 

Émotionnellement, professionnellement, artistiquement, les rencontres faites, j’ai été très marqué. Il n'y a que ce métier pour vivre des choses aussi hallucinantes.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels  ?

 

Je tourne la saison 5 de « Chérif » pour France 2. Mon personnage est semi récurrent. Je tourne également en ce moment dans le prochain long-métrage d’Alex Lutz.

 

Il y  beaucoup de types de productions différentes, certaines très carrées, sans surprises où l’on retrouve des personnes avec lesquelles on a déjà travaillé, on est un peu en terrain connu.

 

Et puis à l'inverse, j'ai été contacté par un jeune réalisateur français Matt Beurois qui s'installe aux États-Unis pour un film de zombies en Anglais produit un peu « à l'arrache ». Le tournage débute mi-juin. Mon personnage n'est pas français, ce qui sera un beau challenge. C’est typiquement le genre de tournage qui réserve des surprises, c’est très excitant.

 

J'écris actuellement un long-métrage, mais je ne vais pas trop m'avancer dessus. C'est une chouette histoire, très originale dans le paysage cinématographique français.

 

Ce fut un plaisir, Guillaume, d'échanger avec vous   !

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Sébastien Falgoux évoque son parcours et ses projets artistiques !

29 Mai 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Sébastien,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, notamment comédien et auteur. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

J'ai toujours un besoin d'écrire, sur des sujets de société, sur l'actualité. Ma première pièce de théâtre a traité d'un sujet politique, la deuxième était sur les années 80, la troisième que je viens de finir d'écrire traite aussi de pleins de sujets de société. Notamment l'écart d'âge entre une femme et un homme, surtout quand la femme est plus expérimentée que son mari, ce qui gêne beaucoup dans la société française. C'est toujours un énorme plaisir d'écrire des pièces.

J'écris aussi des romans, j'ai besoin d'inventer des histoires depuis que je suis tout petit. Les interpréter, c'est encore mieux. Jouer quelqu'un que je ne suis pas dans la vie m'éclate tout le temps. J'adore incarner des personnages qui sortent un peu de l'ordinaire, comme des beaufs. Cela me fait beaucoup rire. Il me plaît donc d'interpréter des personnages hauts en couleurs mais qui restent proches de la réalité. Car si cela sonne faux, je n'y arrive pas.

2/ Un domaine vous aide-t-il pour un autre ?

Oui. Car j'ai complètement les personnages en tête, que je les interprète ou non, puisque je les ai créés. Pour apprendre ne serait-ce que les répliques, c'est beaucoup plus simple avec un texte que l'on a écrit qu'avec un texte que l'on découvre. Les deux sont liés.

Je peux jouer aussi dans des choses que je n'ai pas écrites, il faut que cela me plaise, que ça sonne juste et vrai.

3/ Dans l'écriture, quelles sont vos principales sources d'inspiration artistiques ?

Les sujets de société ! Je suis quelqu'un d'assez intéressé par la politique. Pour ma première pièce, j'avais imaginé une histoire entre un premier ministre et une fille de joie au bois de Vincennes. Cette pièce m'a permis de dénoncer ce que je ne trouve pas normal en politique.

Je pars souvent d'un sujet de société pour, ensuite, inventer des personnages assez hauts en couleurs en général. Par des phrases simples, je vais donner ma vision des choses et, au passage, tacler ce que j'ai envie de tacler.

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, comment vous préparez-vous en amont ?

Le but est de savoir son texte. Je l'apprends, je l'essaie chez moi, je teste plusieurs interprétations. C'est vraiment quand j'entends « Moteur » que j'y vais.

J'aime bien être guidé par un réalisateur ou un metteur en scène, mais je n'apprécie pas qu'ils soient fermés. Il est important qu'ils soient à l'écoute des comédiens pour pouvoir accepter aussi des idées proposées par ces derniers. C'est à double sens.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

J'aimerais pouvoir faire publier mon deuxième roman. D'ailleurs, j'en ai même déjà écrit un troisième. Et un autre est en cours.

C'est l'histoire de quatre femmes qui n'auraient pas dû se rencontrer mais qui ont toutes un point commun, celui d'avoir vécu un drame le 3 juin 1999. La première, Fanny, a été incarcérée pour vingt ans de prison. La deuxième, Sabrina, a perdu son petit garçon. La troisième, Isabelle, commissaire de police, a perdu son collègue lors de l'arrestation de Fanny. La dernière est une femme transsexuelle et qui doit vivre avec ce poids. Le destin va les faire se croiser, d'où le titre « Destins croisés ».

La pièce « On va s'aimer » va être montée. J'ai les comédiens et le metteur en scène, il nous faut une production maintenant. Ce qui n'est pas évident.

J'ai aussi des projets pour participer à des longs métrages, notamment l'un sur Strasbourg cette été. Le cinéma m'attire beaucoup, notamment les grands réalisateurs. J'ai envie d'être devant une caméra. 

Ce fut un plaisir, Sébastien, de nous entretenir avec vous   !

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Laurent Orry : parcours, passions, actualités - il aborde tous les sujets !

28 Mai 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Laurent,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses expériences, notamment devant la caméra, sur les planches ou bien encore dans la mise en scène. Pourquoi prenez-vous autant de plaisir chaque jour à exercer ce métier ?

 

Être acteur et être metteur en scène, ce n'est pas tout à fait pareil, ce n'est pas le même plaisir. A la limite, cela peut être plus gratifiant d'être acteur car l'on est vu et, si cela marche, on est reconnu dans la rue. Alors que le metteur en scène est plus dans l'ombre.

 

J'ai fait beaucoup de mises en scène de théâtre il y a plusieurs années et, actuellement, je fais de la réalisation de courts-métrages. J'avoue que même si j’aime profondément être acteur, mon ultime plaisir est dans la création de mon univers, pour explorer vraiment mes obsessions.

 

Quand je peux le faire aussi en tant qu'acteur, c'est super. Dans «  Plus belle la vie  », j'ai demandé à ce que mon personnage soit confronté à son passé, à son enfance, soit à travers la figure du père qui revient, soit quelqu’un d’autres, peu importe, mais que son enfance resurgisse d'une manière ou d'une autre. C'est quelque chose qui m’obsède beaucoup, comment on construit sa vie en fonction de enfant que l'on a été, de l’enfance qu’on a eue.

 

En tant qu'auteur ou metteur en scène, on a plus facilement la possibilité d'orienter son art vers ce qui nous intéresse profondément. Le comédien est plus au service d'un réalisateur, d'un scénario. Ce que j'apprécie beaucoup, mais ce n'est pas le même plaisir.

 

Ce métier (je devrais dire: ces métiers!) est aussi une façon de s'inventer, ça aussi c'est un grand plaisir! On ne choisit pas sa famille, ses parents, ni le contexte de ses premières années, mais on peut inventer son présent, son quotidien, on peut faire autre chose que ce qui était peut-être prévu. Même si j’ai le sentiment qu’en ce qui me concerne, rien n’a jamais été prévu  J'ai l'impression non pas de contrôler ma vie mais de la projeter, d'être un peu responsable de cette projection.

 

2/ Retrouvez-vous une certaine complémentarité entre ces différents domaines ?

 

Oui, je crois mais il ne faut pas que cela déborde. Quand on est acteur, il y a un réalisateur et un metteur en scène, il ne s'agit pas de se mettre à leur place. Cela ne veut pas dire se soumettre, mais connaître sa fonction et savoir où l'on a un champ de possible.

 

Il est vrai que naviguer de l'un à l'autre permet d'avoir un peu de recul justement. D'abord de savoir que le réalisateur doit faire face à des problèmes et donc qu’il serait bien de ne pas lui en rajouter. Et, inversement, de comprendre un peu mieux comment fonctionnent les comédiens pour faire attention à leur psychologie. Il y a donc des passerelles.

 

C'est pareil lorsque j'écris. Je viens de rédiger le scénario d'un court-métrage. Traduire ses idées en histoires à travers des personnages a quelque chose de très plaisant, car l'on devine déjà vers quoi et comment on va pouvoir diriger et SE diriger.

 

3/ Quelle est l'expérience qui vous a le plus marqué jusqu'à présent ?

 

Au théâtre, je me souviens d'avoir repris le rôle au pied levé de George Dandin, il y a plusieurs années, pour une tournée à travers la France. Cela a été une vraie rencontre. Parfois l'on ne s'y attend pas, c'est souvent comme cela que ça se passe. Ce que l'on attend est régulièrement décevant et ce que l'on n'attend pas est une belle surprise. Je crois avoir compris vraiment où voulait en venir le metteur en scène et cela a été une révélation.

 

Je me souviens aussi de mon adaptation de Raymond Carver, un nouvelliste américain, que j'avais traduit pour le théâtre. Cela a été une très très belle expérience. Ce sont des histoires du quotidien, de couples. Des sortes de nouvelles Ikéa comme l'a écrit une universitaire. Cela pourrait paraître péjoratif mais, en fait, c'est vrai. Ce sont des gens qui ont sensiblement la même vie, dans un même mobilier et pourtant, à l'intérieur de ça, chacun est particulier. On s'y retrouve tous. Du coup, j'avais fait un décor extrêmement épuré, comme si c'était la même petite maison sur x années avec tous les locataires qui y avaient vécu, avec toutes leurs histoires de couples qui se succédaient. L’inspiration était littéraire, pourtant pour moi, ce spectacle se situait plus entre théâtre et cinéma . Il y a eu des choses vraiment magiques!

 

J'aime beaucoup travailler avec les comédiens pour que, le moment venu, lors des représentations, il y ait plusieurs niveaux de lecture, plusieurs strates qui permettent d'improviser tout en retombant toujours sur ses pieds. Ça amène quelque chose, cela introduit du réel.

 

Et puis, il y a eu la dernière grosse intrigue sur «  Plus belle la vie  », qui a été assez forte. C'est très difficile car le tournage est extrêmement rapide. J'avoue que, pour cette intrigue, je me suis mis à nu. Même si être acteur ce n'est jamais être totalement soi-même, cela passe par nos émotions, nos sentiments, notre corps. Sans la mise à nu, quelque chose d'humain ne sera pas présent. J'y ai mis de moi. J'ai joué avec cette limite, qui est de dire que ce n'est pas moi mais il faut faire comme si, à un moment précis.

 

4/ Vous êtes actuellement l'interprète de Jérôme Belesta dans la série à succès de France 3 « Plus belle la vie ». Que dire sur cette chouette expérience ?

 

C'est d’abord une super ambiance, vraiment. Il n'y a pas de vedette ou de star. C'est très agréable, quand on fait bien son travail, d'avoir tout de suite ce retour des partenaires, des acteurs, des producteurs, des auteurs. J'ai rarement vécu cela sur les plateaux de tournage, où spontanément les gens nous croisent ou nous appellent pour nous dire qu'ils ont beaucoup apprécié ce que l'on fait. Il y a un côté très familial.

 

Comme dans toutes les séries au long court, il y a une possibilité de développement. Nous nous sommes très vite entendus avec Caroline et Théo, qui jouent respectivement la femme et le fils de mon personnage . Nous avons beaucoup de plaisir à nous retrouver, à jouer ensemble.

 

De temps en temps, les auteurs écrivent des choses qui sont inspirées du réel, souvent de faits divers, pour être ancrés dans la réalité sociale. Cela demande un bel engagement d'acteur. J'apprécie beaucoup la qualité du travail de certains comédiens de la série.

 

Seul vrai regret, ce serait mieux si nous avions plus le temps de faire les choses. Mais la diffusion quotidienne, tout au long de l'année, impose ce rythme soutenu. D'une manière ou d'une autre, c'est une expérience formidable. Des idées progressistes y sont véhiculées, notamment ce couple d'homosexuels qui adopte des enfants métisses ou cette fille qui se fait violer par un petit ami et qui porte plainte, car quand on dit non, c’est non! La famille Belesta qui essaye de rester digne malgré ses faibles moyens financiers. Ce qui permet de parler de la fierté des gens dits « défavorisés » et pour qui l’important n'est pas qu’une question d'argent., mais de aussi de respect de soi… C'est vraiment très bien qu'il y ait ce regard humaniste sur autant de sujets.

 

5/ Plus généralement, quelles sont vos autres actualités, projets et envies artistiques actuels ?

 

Je viens de faire un guest dans « Caïn ». Je suis en train de tourner dans une nouvelle série, « Ben », à Nantes, pour France 2, avec entre autres Barbara Schulz. C'est une série policière. Mon personnage pourrait être un frère de Jérôme Belesta, mais en plus nerveux et plus buté. Cela va être bien, je pense. On a toujours peur de côtoyer des vedettes, parfois à juste titre, mais c'est vraiment très agréable de travailler avec des gens comme Barbara, qui est très sympa, et comme Akim Isker, le réalisateur, qui est à la fois très pro et très attentionné.

 

Je mets aussi la dernière main sur un court-métrage que m'ont inspiré des auteurs américains, père et fils, John et Dan Fante. Cela parle de filiation, un thème qui décidément m’obsède. Pour reprendre votre expression, je multiplie les casquettes, puisque je l’ai écrit, je le réalise et je joue dedans. C’est un film fait avec très très peu de moyens, mais comme le disait une fois Maître Martin Scorsese: l’important est que ce soit avant tout un acte d’amour.

 

Merci Laurent d'avoir répondu à nos questions  !

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