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Le médias blog de Julian

Benoit Solès évoque pour nous son parcours et son actualité !

29 Septembre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre, #Télévision

Benoit Solès évoque pour nous son parcours et son actualité !

Bonjour Benoit,

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme le témoigne votre parcours notamment en télévision et au théâtre. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué jusqu’à présent?

Clairement, le théâtre. Je viens des planches, j’ai pris des cours dès l’adolescence et j’ai très vite eu le souhait d’en faire mon métier. Le plaisir de jouer sur scène me plait beaucoup.

Je suis arrivé en télévision, au travers notamment des séries AB, presque par hasard. J’ai beaucoup aimé faire cela mais le théâtre reste ma passion première. Cela se voit encore aujourd’hui, j’en fais plus que de la télévision.

2/ Existe-t-il des complémentarités entre ces domaines artistiques ?

Il m’arrive de lier les deux, notamment dans la sitcom « L’école des passions » à laquelle j’ai participé il y a quelques années. Cette série parlait de jeunes comédiens dans un cours de théâtre.

Mais ce sont quand même deux métiers assez différents. Les histoires que l’on y joue ne sont pas toujours les mêmes et la technique que l’on emploie pour être un comédien de théâtre ou un acteur de télévision est bien différente.

Les sens et l’essentiel restent les mêmes, à savoir jouer, retrouver une forme de vérité et créer un personnage. Mais il y a quand même de vraies différences.

Il peut arriver, par exemple dans une pièce très contemporaine, que l’on veuille retrouver un style de jeu qui va se rapprocher de celui de la caméra, à savoir plus naturaliste. Ou, au contraire, parfois certains films d’époque permettent de percevoir un côté un peu plus théâtral dans le décor et le jeu.

3/ Face au rythme intense des tournages, quelles sont vos astuces de préparation pour ensuite être efficace ?

Sur le tournage, il arrive que l’on apprenne un peu l’organisation au fur et à mesure. Ou qu’il y ait des changements de dernière minute. Il est très important de bien savoir son texte pour avoir du temps de cerveau disponible. Afin de se mettre à sa place, de gérer la caméra et le partenaire.

Il faut être prêt à s’adapter à une demande du metteur en scène ou bien encore à la façon de découper la scène. Mais, là encore, au fond, chacun a ses méthodes. Il y a des acteurs qui apprennent par cœur et très très bien leur texte, d’autres au contraire préfèrent se mettre en danger en ne les sachant pas trop. A titre personnel, mieux je le sais, mieux je joue.

4/ Au théâtre, quelles sensations prédominent en vous juste avant de rentrer sur scène ?

Un mélange de stress et d’excitation. Ce moment où l’on écoute le bruit de la salle est très particulier et je l’aime beaucoup. Je me souviens, à mes débuts, avoir joué avec une très grande comédienne qui s’appelait Madeleine Robinson. Elle me disait toujours d’écouter le bruit du public, car c’est la plus belle musique du monde.

Je pense souvent à cette phrase lorsque je suis derrière le rideau. Cette situation signifie que l’on s’apprête à jouer et surtout qu’il y a du public dans la salle. De belles rumeurs, avec une belle salle bien pleine est quelque chose de très agréable.

On est dans un état d’excitation, on est heureux, on a envie de jouer. Mais, en même temps, on a peur. Le trac, c’est vraiment cela. Il m’est arrivé de trembler et d’avoir le cœur qui bat la chamade. Mais, en même temps, c’est dans ces moments-là que je me suis senti le plus heureux de faire ce métier. Même dans ces moments de grande peur, je n’aurais donné ma place à personne.

Donc cet instant-là, avant la représentation, est un instant que j’aime et que j’adore. Il est bien sûr différent selon que l’on soit à la première, à la seconde ou la deux-centième. Le passage de la coulisse à la scène est toujours un moment particulier.

Selon la personnalité, selon le métier, selon la pièce, il y a des acteurs qui peuvent être capables de discuter le bout de gras et d’entrer spontanément en scène. D’autres vont avoir besoin de se concentrer, d’allumer des bougies et d’écouter de la musique.

Chacun vit l’instant à sa façon. Je dirais que, au fond, il y a une sorte de concentration mais qui peut se faire en une seconde. On peut passer une heure à se préparer mais arriver sur scène dans le mauvais état, trop fermé, trop concentré.

A titre personnel, j’essaie d’être disponible et ouvert à l’autre. De replonger, alors que je sais très bien ce que je vais jouer, dans un état presque d’inconnu, de surprise et d’écoute.

5/ D’un point de vue artistique, quels sont vos projets et envies actuels ?

La prochaine pièce devrait être un Goldoni, au théâtre Déjazet, à Paris en janvier prochain. Suivie, à l’automne 2017, par la tournée de « Cyrano de Bergerac » que j’avais jouée l’année dernière dans la capitale. Puis, en janvier 2018, je repars, pour la seconde fois, en tournée avec « Rupture à domicile ». Nous en serons alors à plus de 200 représentations. C’est une pièce qui fonctionne très bien.

En parallèle, j’espère retrouver, d’ici à la fin de l’année, les plateaux de tournage.

6/ Comment parvenez-vous à gérer aussi votre rôle d’élu politique, en parallèle de votre parcours artistique ?

Il faut se dégager du temps. Etre un élu comme je le suis, conseiller municipal dans le troisième arrondissement parisien, prend beaucoup de temps. Beaucoup de réunions ont lieu, beaucoup de présence sur le terrain est aussi attendue. C’est passionnant ! Je m’occupe également de la culture aux Républicains, ce qui est encore un autre travail, tout aussi plaisant.

J’avais le besoin, depuis plusieurs années, tout en continuant à faire mon métier, de faire autre chose. Cela aurait pu être un engagement associatif ou humanitaire, mais mon choix s’est porté sur la politique. Parce que je crois que, lorsque l’on fait cela au niveau local, on est dans quelque chose de non rémunéré, de l’ordre du service aux autres en essayant d’améliorer le fonctionnement au sein de l’arrondissement.

Cette activité me prend du temps, c’est un engagement très fort qui n’est pas toujours facile mais que je suis content de faire.

7/ Pour finir, que dire aux lecteurs pour les encourager à continuer de s’intéresser à l’art ?

C’est une très belle et difficile question. Je dirais qu’il est très important d’être curieux des autres, d’aller vers des expressions artistiques que l’on ne connait pas forcément. Pourquoi pas, c’est le conseil que je donnerais, se donner une sorte de défi. Par exemple d’aller voir de la danse si l’on n’aime pas cet art. Soit pour se conforter dans l’absence d’adhésion ou, au contraire, pour provoquer une surprise.

Dans ma carrière, mais aussi en tant que spectateur, j’ai souvent essayé de provoquer l’inconnu. Je me suis attaché à jouer des styles théâtraux les plus différents possibles les uns des autres, à aller dans des théâtres subventionnés et des théâtres privés, à jouer des rôles dramatiques mais aussi des rôles comiques.

Je pense que le spectateur, s’il le souhaite, devrait se pousser pour aller vers l’inconnu, l’étrange. Et puis après, peut-être devrait-il essayer d’avoir de l’exigence dans ses choix. C’est agréable de se détendre parfois avec quelque chose de simple, de facile, et puis parfois il peut être intéressant de faire un effort, d’aller vers quelque chose de plus exigeant, un livre un peu difficile, ou un film qui a un peu ennuyé mais dans lequel on va essayer de se remettre.

Au-delà de tout ça, je pense qu’il faut être libre dans le désir et la joie. Nous avons la chance d’être dans un pays où il y a beaucoup de culture disponible, où l’on peut tout voir et tout dire, du moins je l’espère, ce qui n’est pas le cas partout. Nous sommes en France, où l’on peut assister à n’importe quel style d’art, il faut donc en profiter, il faut aller au musée, au théâtre, au cinéma. Parce que c’est une chance que tout le monde n’a pas.

Ce fut un plaisir, Benoit, d’effectuer cet entretien avec vous !

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Jessica Mompiou : parcours, actualité, projets - elle nous dit tout !

27 Septembre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre, #Télévision

Jessica Mompiou : parcours, actualité, projets - elle nous dit tout !

Bonjour Jessica,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vos nombreuses expériences théâtrales mettent en avant votre passion pour cet art. Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Quand je suis sur scène, je me sens vraiment vivante. J’ai l’impression que rien ne peut m’y arriver et j’ai vraiment besoin de cela. Le rapport avec le public est aussi très enrichissant, car les acteurs sont en contact direct avec les spectateurs : nous ressentons vraiment ce qu’ils ressentent, au travers des bonnes ondes qu’ils peuvent nous envoyer.

Ces sensations sont vraiment uniques !

2/ Que retenez-vous des différents spectacles déjà joués ? Qu’est-ce qui vous a le plus marqué jusqu’à présent ?

Spontanément, je pense à la première fois où je suis montée sur scène. C’était vraiment mon tout premier spectacle, je venais d’arriver sur Nantes et je ne connaissais pas encore vraiment le théâtre. J’y avais pour autant le rôle principal.

Je me rappellerai toujours du moment où j’ai ouvert la porte pour rentrer sur scène. Devant une salle toute noire, les lumières m’ont ébloui et j’ai ressenti quelque chose d’unique et d’alors inconnu pour moi. Malgré le stress, j’avais une grande adrénaline, j’y suis allée avec joie.

3/ Quelles sensations prédominent en vous juste avant de monter sur scène ? Comment vous sentez-vous alors ?

J’ai toujours la boule au ventre, mais c’est un sentiment plutôt positif. Je suis stressée car le théâtre est sans filet, il n’est pas possible de recommencer.

Je ne suis pas angoissée, juste super excitée de commencer. Systématiquement, quelques minutes avant le début, j’aime être toute seule sur le plateau, pendant que mes acolytes sont dans les loges, pour faire des exercices de diction en marchant. Je m’échauffe un peu, au travers de petits exercices. Avant de retrouver la troupe pour le cri de guerre indispensable.

Au théâtre, il n’y a pas, selon moi, de petits rôles. Nous avons tous besoin les uns des autres pour pouvoir, à la fin, faire quelque chose de bien. Ainsi, ce fameux cri de guerre permet de rassembler toutes les bonnes énergies avant de commencer, pour aller ensuite chercher les gens.

4/ Quelles complémentarités retrouvez-vous d’un art à l’autre ? Des passerelles existent-elles ?

Je trouve que le théâtre aide beaucoup pour le cinéma. Pour moi, c’est comme si c’était la base. A l’image de la danse classique, qui permet ensuite la pratique de n'importe quelle autre danse.

Lors de mon dernier tournage, je me suis sentie plus à l’aise, grâce à mes expériences précédentes sur scène. Même si ce sont deux exercices bien différents. Il n’est jamais évident de refaire plusieurs fois consécutives la même scène jusqu’à ce que le réalisateur soit satisfait. Il faut aussi faire abstraction de toute l’équipe technique qui nous entoure. Je pense apprécier de plus en plus cet art.

Mais le théâtre reste ma passion première, avec une atmosphère unique.

5/ Plus globalement, quels sont vos envies et projets actuels ?

Des projets de théâtre et de cinéma sont en cours de discussion. J’ai également tourné en février dernier dans le long-métrage « Burn out », le nouveau film du réalisateur marocain Noureddine Lakhmari. Pour une sortie en 2017, complétée d’une projection au Festival du film de Marrakech en décembre de cette année.

C’est l’histoire assez inattendue de personnes issues de milieux sociaux assez différents. Ces gens-là vont être mis face à face, pour justement montrer la différence de classes qui peut exister dans la population. Le film est axé sur trois personnages principalement : un jeune cireur de chaussures de 13 ans qui doit gagner sa vie pour acheter une prothèse à sa mère, un homme très riche qui circule en Maserati dans les rues de Casablanca, et une jeune étudiante qui se prostitue la nuit.

Le réalisateur aime montrer du doigt ce que nous n’avons pas envie de voir, il met vraiment en avant ces différences fortes qui existent au Maroc. Où l’on retrouve côte à côte, au feu rouge, une charrette tractée par un âne et une voiture de collection.

J’y interprète le rôle de Sophia, gérante d’une galerie d’art, à qui il manque un tableau d’un grand peintre marocain pour finaliser son exposition. Mon personnage va faire tout ce qui est en son pouvoir pour trouver cette toile.

6/ En conclusion, comment inciter nos lecteurs à continuer de s’intéresser à l’art ?

Il est important de s’intéresser à l’art pour l’ouverture d’esprit. Surtout en ce moment, où l’ambiance de la société est un peu noire. C’est une échappatoire à cette actualité peu joyeuse. Avec aussi un enrichissement personnel.

Continuez donc à aller au théâtre, à voir des films mais aussi à assister à des expositions.

Merci Jessica d’avoir répondu à nos questions !

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