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Le médias blog de Julian

Jessica Mompiou : parcours, actualité, projets - elle nous dit tout !

27 Septembre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre, #Télévision

Jessica Mompiou : parcours, actualité, projets - elle nous dit tout !

Bonjour Jessica,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vos nombreuses expériences théâtrales mettent en avant votre passion pour cet art. Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Quand je suis sur scène, je me sens vraiment vivante. J’ai l’impression que rien ne peut m’y arriver et j’ai vraiment besoin de cela. Le rapport avec le public est aussi très enrichissant, car les acteurs sont en contact direct avec les spectateurs : nous ressentons vraiment ce qu’ils ressentent, au travers des bonnes ondes qu’ils peuvent nous envoyer.

Ces sensations sont vraiment uniques !

2/ Que retenez-vous des différents spectacles déjà joués ? Qu’est-ce qui vous a le plus marqué jusqu’à présent ?

Spontanément, je pense à la première fois où je suis montée sur scène. C’était vraiment mon tout premier spectacle, je venais d’arriver sur Nantes et je ne connaissais pas encore vraiment le théâtre. J’y avais pour autant le rôle principal.

Je me rappellerai toujours du moment où j’ai ouvert la porte pour rentrer sur scène. Devant une salle toute noire, les lumières m’ont ébloui et j’ai ressenti quelque chose d’unique et d’alors inconnu pour moi. Malgré le stress, j’avais une grande adrénaline, j’y suis allée avec joie.

3/ Quelles sensations prédominent en vous juste avant de monter sur scène ? Comment vous sentez-vous alors ?

J’ai toujours la boule au ventre, mais c’est un sentiment plutôt positif. Je suis stressée car le théâtre est sans filet, il n’est pas possible de recommencer.

Je ne suis pas angoissée, juste super excitée de commencer. Systématiquement, quelques minutes avant le début, j’aime être toute seule sur le plateau, pendant que mes acolytes sont dans les loges, pour faire des exercices de diction en marchant. Je m’échauffe un peu, au travers de petits exercices. Avant de retrouver la troupe pour le cri de guerre indispensable.

Au théâtre, il n’y a pas, selon moi, de petits rôles. Nous avons tous besoin les uns des autres pour pouvoir, à la fin, faire quelque chose de bien. Ainsi, ce fameux cri de guerre permet de rassembler toutes les bonnes énergies avant de commencer, pour aller ensuite chercher les gens.

4/ Quelles complémentarités retrouvez-vous d’un art à l’autre ? Des passerelles existent-elles ?

Je trouve que le théâtre aide beaucoup pour le cinéma. Pour moi, c’est comme si c’était la base. A l’image de la danse classique, qui permet ensuite la pratique de n'importe quelle autre danse.

Lors de mon dernier tournage, je me suis sentie plus à l’aise, grâce à mes expériences précédentes sur scène. Même si ce sont deux exercices bien différents. Il n’est jamais évident de refaire plusieurs fois consécutives la même scène jusqu’à ce que le réalisateur soit satisfait. Il faut aussi faire abstraction de toute l’équipe technique qui nous entoure. Je pense apprécier de plus en plus cet art.

Mais le théâtre reste ma passion première, avec une atmosphère unique.

5/ Plus globalement, quels sont vos envies et projets actuels ?

Des projets de théâtre et de cinéma sont en cours de discussion. J’ai également tourné en février dernier dans le long-métrage « Burn out », le nouveau film du réalisateur marocain Noureddine Lakhmari. Pour une sortie en 2017, complétée d’une projection au Festival du film de Marrakech en décembre de cette année.

C’est l’histoire assez inattendue de personnes issues de milieux sociaux assez différents. Ces gens-là vont être mis face à face, pour justement montrer la différence de classes qui peut exister dans la population. Le film est axé sur trois personnages principalement : un jeune cireur de chaussures de 13 ans qui doit gagner sa vie pour acheter une prothèse à sa mère, un homme très riche qui circule en Maserati dans les rues de Casablanca, et une jeune étudiante qui se prostitue la nuit.

Le réalisateur aime montrer du doigt ce que nous n’avons pas envie de voir, il met vraiment en avant ces différences fortes qui existent au Maroc. Où l’on retrouve côte à côte, au feu rouge, une charrette tractée par un âne et une voiture de collection.

J’y interprète le rôle de Sophia, gérante d’une galerie d’art, à qui il manque un tableau d’un grand peintre marocain pour finaliser son exposition. Mon personnage va faire tout ce qui est en son pouvoir pour trouver cette toile.

6/ En conclusion, comment inciter nos lecteurs à continuer de s’intéresser à l’art ?

Il est important de s’intéresser à l’art pour l’ouverture d’esprit. Surtout en ce moment, où l’ambiance de la société est un peu noire. C’est une échappatoire à cette actualité peu joyeuse. Avec aussi un enrichissement personnel.

Continuez donc à aller au théâtre, à voir des films mais aussi à assister à des expositions.

Merci Jessica d’avoir répondu à nos questions !

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