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Quelques mots de présentation...

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour à toutes et à tous,

En dehors de ma passion pour mon métier d'ingénieur, je suis également intéressé par les médias auxquels je consacre ce blog pour mettre en avant mes coups de cœur artistiques.

Aussi, au travers d'interviews exclusives, j'aime à partager l'actualité, les projets et les envies d'animateurs de télévision, de journalistes de radio, de comédiens de théâtre et de musiciens.

C'est aussi l'occasion de mieux comprendre leur organisation de travail ainsi que les coulisses de leur métier.

Retrouvez ainsi tout au long de ce blog les entretiens que j'ai pu mener par passion, mais aussi avec plaisir !

Bonne lecture à tous.

Julian

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Le saut du diable : Maira Schmitt évoque son personnage dans cette création de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

© NICOLAS GOUHIER / CPB FILMS / TF1

 

Bonjour Maira,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver le jeudi 17 juin prochain, en prime time sur TF1, dans l’unitaire « Le saut du diable ». Vous qui avez vécu cette aventure de l’intérieur, comment présenteriez-vous ce téléfilm ?

Alors, c’est un bon téléfilm d’action, c’est une certitude. Ce sont les retrouvailles d’un père et d’une fille au bout d’un long moment de doutes existentiels du père. Donc ce sont des retrouvailles assez intenses, assez fortes. C’est la relation qui s’installe, tout le passé est vraiment mis à nu au cours du téléfilm. Mais c’est aussi le côté action, aventure, avec le meurtre dont je suis témoin, entre passeurs et migrants. Donc c’est une question d’actualité qui est traitée dans un film d’action et de divertissement, c’est aussi cela que j’ai beaucoup aimé.

Après, c’est une course contre la montre, contre le temps, dans la montagne, avec un mélange de canyon et d’escalade.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Qui est-il ?

C’est une jeune fille très mature pour son âge, point sur lequel on a vraiment insisté au cours du tournage. On ne voulait pas la rendre ennuyante, ni trop jeune, ni ado typique que l’on peut retrouver dans pas mal de films. Donc on a voulu lui donner un caractère très mature, capable de se poser beaucoup de questions, avec une capacité d’adaptation qui est quand même assez grande puisqu’elle va suivre son père dans cette aventure-là sans se douter de tout ce qui va se passer. Et, pourtant, elle va le faire, elle va descendre des montagnes de 60 mètres de haut, elle va se jeter dans des canyons d’eau glacée, elle va traverser l’orage, la montagne,… Donc c’est vraiment une jeune fille qui a du caractère, qui aime en découdre et qui, malgré tout cela, sait gérer ses relations familiales et est beaucoup à l’écoute de son père pendant toute l’aventure dans laquelle ils s’embarquent.

 

© NICOLAS GOUHIER / CPB FILMS / TF1

 

D’ailleurs, pour son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

C’était difficile car ce n’est pas une aventurière dans l’âme. On ne pouvait pas prendre Lara Croft ou n’importe qui puisqu’elle est vraiment une fille qui se retrouve là-dedans un peu par dépit et qui se lance dans cette aventure mais sans le savoir. Donc je n’avais pas forcément de source d’inspiration précise puisque c’était assez original d’avoir un personnage comme cela qui soit pris au dépourvu. Il n’y avait pas besoin d’avoir des capacités sportives ou d’escalade surhumaines, c’est juste une personne normale, une adolescentes normale, qui se lance dans cette aventure.

Par rapport à l’actualité, bien évidemment comme on a tourné à proximité de l’Italie, il y avait beaucoup de centres de migrants à côté de nous. On en a donc beaucoup parlé avec le réalisateur, même si ce n’est pas là l’élément principal du film. Mais ça fait partie de l’actualité et j’ai trouvé très intéressant de traiter cela dans un film de divertissement comme celui-ci. Parce qu’on aurait pu bien sûr faire un autre sujet, avec juste le père et la fille qui partent à l’aventure. Donc j’ai beaucoup aimé mettre de l’actuel dans tout cela et mélanger les genres…cette histoire pourrait finalement presque faire un documentaire.

Face à cette diversité des thèmes et des émotions, vous avez pu utiliser de nombreuses couleurs de votre palette artistique…

Bien sûr ! C’était vraiment génial. Quand j’ai lu le scénario, la première demande que l’on m’avait faite avait été d’écrire toutes les choses d’action que je ne pourrais pas effectuer, pour qu’une doublure s’en occupe. En fait, au fur et à mesure de l’aventure dans la montagne, je me suis rendue compte que j’étais capable de tout faire donc j’étais super contente. Parce que c’était très très physique et je ne pensais pas avoir toutes ces capacités-là, même si je sais que je suis très débrouillarde. J’ai su m’adapter, on n’a eu que trois jours en fait avec les guides de montagne pour s’entrainer au canyoning et à l’escalade. C’est vrai que ça a vraiment élargi ma palette de possibilités au niveau physique. Je trouve que c’est vraiment important d’utiliser le corps quand on joue. Là, c’est vraiment un film qui est centré sur ça, sur comment appréhender une descente en montagne. Cela m’a beaucoup aidé pour le jeu, j’ai eu la chance de ne jamais avoir peur en hauteur, je n’avais pas du tout le vertige. Devoir jouer la peur et l’angoisse liées au scénario a permis d’élargir encore plus la palette des possibilités parce que ce n’était pas juste jouer la peur en étant tétanisée et en tenant debout droite comme un piquet, c’était vraiment la peur profonde d’une situation extrême.

Cela m’a montré aussi que je pouvais résister au froid et à l’eau. Je n’ai pas le vertige mais j’ai assez peur de l’eau, je n’ai jamais été très à l’aise dans ce milieu-là. Je me suis dit que, maintenant que j’ai vu que je pouvais le faire, même physiquement je pourrai m’adapter à d’autres situations extrêmes.

 

© NICOLAS GOUHIER / CPB FILMS / TF1

 

Selon vous, et même si ce n’est pas toujours évident à définir, qu’est-ce qui pourra plaire aux, on l’espère, nombreux téléspectateurs qui suivront ce programme ?

Déjà, j’imagine que ce seront les images parce que c’est vrai que la montagne est extrêmement bien filmée. Les cadreurs et les chefs opérateurs ont fait un super boulot, sous la réalisation d’Abel Ferry. Les images sont vraiment splendides, c’est très original, surtout pour la chaine TF1. J’imagine aussi que ce sera la relation père/ fille qui est toujours assez intéressante, surtout à cet âge-là. En tout cas, j’ai adoré la traiter. Et bien sûr l’aventure et l’action qui, encore une fois, sur des sujets qui sont extrêmement rares sur une chaine de télévision française.

A titre personnel, avez-vous déjà eu la chance de le visionner ?

Oui, oui, je l’ai découvert il n’y a pas très longtemps, c’est pour cela que je parle des images, j’étais vraiment époustouflée et très heureuse de les découvrir. Ça fait toujours une sensation toute drôle, ça m’a rappelé plein de souvenirs du tournage, de comment ça s’était passé, c’était vraiment un grand plaisir de découvrir ce film.

 

© NICOLAS GOUHIER / CPB FILMS / TF1

 

Pour terminer, en quelques mots, que peut-on vous souhaiter avec ce téléfilm ?

Bien évidemment, on peut souhaiter que beaucoup de monde regarde ce beau film parce que ça a été vraiment une aventure tant au niveau scénaristique, qu’humain ou physique. J’espère que tout ce travail sera récompensé parce que, quand on fait des choses comme cela, on a envie de les montrer. Je pense que je ne suis pas la seule à être fière de ce beau projet et de tout ce qu’il apporte finalement. Surtout, encore une fois, j’insiste sur son originalité que je suis très très fière de défendre. Je me dis que ça peut montrer qu’il n’y a pas que les séries policières qui peuvent marcher sur des chaines comme TF1, qui sont très familiales. Je suis très heureuse de montrer aussi cette autre facette de la télévision française, qui est en train de se développer de plus en plus j’ai l’impression.

Merci, Maira, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Roland Garros sur France Télévisions : Inès Lagdiri évoque son premier tournoi en direct à la télévision !

Publié le par Julian STOCKY

@ Nathalie Guyon / France Télévisions

 

Bonjour Inès,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le tournoi de Roland-Garros est actuellement diffusé sur les antennes de France Télévisions. On imagine  votre plaisir et votre joie de voir cette édition se dérouler, malgré le contexte du moment ?

Tout à fait, je pense que les spectateurs sont heureux de revenir sur les courts, même si la jauge est encore très très limitée. Il y a un petit peu d’ambiance la journée sur les courts et je pense que ça fait plaisir à tout le monde, autant aux spectateurs qu’aux joueurs. D’autant que l’on voit la différence avec les night sessions à huis clos. Même s’il n’y a pas encore beaucoup de monde, un peu de monde c’est déjà mieux que rien.

A titre plus personnel, quelles sensations vous procure votre premier tournoi en direct à la télévision ?

Beaucoup de plaisir ! Un peu de stress aussi, forcément parce que, comme toute première, c’est toujours un peu stressant. Mais, voilà, je fais de mon mieux, je prends du plaisir. C’est vrai que j’avais commenté, l’année dernière, le tournoi sur les antennes numériques, j’avais donc une mini-expérience aux commentaires, quand même assez restreinte. Là, cette année, en direct à la télévision, c’est le grand bain on va dire mais beaucoup de plaisir principalement. J’essaie de profiter au maximum et de prendre de l’expérience aussi avec les consultants et les autres journalistes. J’essaie d’avoir les oreilles bien ouvertes.

Justement, en amont des matchs, quelle est votre méthodologie de préparation ?

Ca dépend. Dès fois, je sais quels matchs je vais faire et, dès fois, comme samedi dernier, en fin d’après-midi, certains commentaires n’étaient pas prévus à mon programme. Alors là, c’est vite vite vite quelques infos…on a des sites de prédilection, ceux de la WTA et de l’ATP, qui sont assez bien faits, avec tous les matchs de la saison de chaque joueuse et chaque joueur, les face-à-face, toutes les infos sur les profils. On a aussi des documents qui sont préparés par le tournoi exprès pour les journalistes. J’utilise tout cela, j’essaie de travailler au maximum pour avoir le plus d’infos et aider les téléspectateurs à comprendre un petit peu les profils de chaque joueuse et chaque joueur, ainsi que les enjeux aussi. Il y en a pas mal que je connais déjà et, pour ceux que je ne connais pas, j’essaie de regarder des images de matchs précédents, sur Youtube notamment.

En plus, on le sait, pendant la quinzaine, le rythme est soutenu pour tout le monde….

Oui, oui, ce sont de longues journées. Samedi dernier par exemple, j’ai commencé à commenter à 11h mais j’étais déjà à Roland-Garros à 9h. A 18h 30, je m’apprêtais à commenter mon dernier match de la journée, mon troisième. Voilà, c’est un rythme intense mais, en même temps, c’est beaucoup de bonheur de pouvoir vivre un tournoi comme cela de l’intérieur, qui me faisait rêver quand j’étais plus petite.

Pendant une rencontre, quelles sont vos préférences personnelles, notamment pour les moments d’intervention ? Aimez-vous privilégier les commentaires entre les échanges ? Ou même pendant ceux-ci ?

Pendant les échanges, j’essaie de ne pas trop parler. Je suis une passionnée de tennis, j’ai beaucoup regardé le tennis à la télé et c’est vrai que je préfère quand on ne parle pas pendant l’échange. Voilà, j’essaie de ne pas trop le faire, sauf si vraiment je suis emballée par quelque chose. J’essaie de plutôt parler entre les échanges. Ca dépend aussi du consultant avec qui je suis, j’essaie de m’adapter, il y en a qui aiment parler tout de suite après le point, d’autres plus tard. Il faut trouver un peu son rythme, ne pas se marcher dessus et laisser la place au consultant qui est quand même la personne la plus habilitée à commenter et à analyser la rencontre.

Cela fait partie de la force de France Télévisions, vous partagez l’antenne avec des consultants de renom.

C’est sûr ! Quand j’ai commenté mon premier match avec Justine Henin, ça m’a fait tout drôle, elle a gagné quatre fois ici, je la regardais, j’avais des posters d’elle dans ma chambre quand j’étais petite. Pareil pour Mary Pierce. C’est vrai que c’est toujours un peu impressionnant. Je pense que je l’étais au début. Ce n’est pas forcément évident de faire de l’antenne la première fois, en plus avec des joueurs et joueuses que l’on admire beaucoup. Dès fois, on a un petit peu peur de ne pas être à la hauteur mais, bon, il faut faire le job quand même, je fais de mon mieux.

 

@ Nathalie Guyon / France Télévisions

 

Quel regard portez-vous sur ce début de tournoi ? On voit notamment de nombreuses surprises pour les têtes de série dans le tableau féminin…

Beaucoup de surprises, oui. On en a l’habitude dans le tennis féminin, c’est vrai que ça fait quelques années que l’on a du mal à avoir des joueuses qui performent régulièrement, comme ça peut être le cas dans le tennis masculin. On a quand même eu Osaka qui a gagné quatre Grands Chelems très récemment mais qui a eu quelques difficultés en dehors du terrain sur ce tournoi. C’est vrai qu’on a l’habitude, à Roland Garros, d’avoir des vainqueurs qui sortent un peu de nulle part, avec Swiatek l’année dernière, avec Ostapenko aussi. On est un petit peu habitué à cela mais les joueuses encore présentes dans le tournoi sont plutôt des joueuses qui ont performé ces dernières semaines ou ces derniers mois. On le sait aussi, c’est une surface très différente des trois autres tournois du Grand Chelem. Les joueuses qui performent sur dur ont souvent plus de difficultés ici, ce n’est pas forcément les mêmes que l’on a l’habitude de voir tout au long de l’année performer sur les autres tournois qui le font ici, ce n’est pas plus mal aussi, ça donne un petit peu l’occasion à d’autres joueuses d’évoluer et d’aller loin dans un tournoi du Grand Chelem.

Je trouve que Swiatek a toute ses chances, vraiment, d’aller loin encore dans le tournoi cette année, elle a gagné l’année dernière, ce serait la première fois depuis longtemps qu’une joueuse, ici, arrive à garder son titre. Voilà, elle m’a fait forte impression pour l’instant sur ce début de tournoi, on verra la suite.

Pensez-vous d’ailleurs que la jauge réduite des spectateurs rebatte certaines cartes ?

Je pense que oui, dans le sens où notamment il y a des français qui ont joué tard, sans public. C’est sûr que le fait qu’il n’y ait pas forcément le soutien habituel peut jouer. Après, ils commencent à être un petit peu habitués, ça fait un peu plus d’un an maintenant que l’on joue la plupart des tournois à huis clos ou avec très peu de spectateurs. Ce n’est pas une bonne chose forcément pour le sport, on a hâte de voir le public revenir.

Du coup, selon vous, à quoi peut-on s’attendre pour la deuxième semaine ?

A voir Rafael Nadal gagnerJ. On verra…mais bon, il est encore impressionnant. Dans le tableau féminin, je vous le dis, j’ai l’impression qu’Iga Swiatek a vraiment de bonnes chances, elle n’a pas perdu un set depuis l’année dernière et c’est toujours le cas depuis le début de ce tournoi. On verra si elle a la maturité nécessaire pour performer. Dans le tableau masculin, on a aussi une nouvelle génération qui arrive, avec des joueurs très talentueux, à l’image de Musetti ou de Berrettini, ou encore de Sinner. Tsitsipas a un tableau ouvert, à voir s’il arrive en finale comme il est supposé le faire, à la vue du tirage au sort. J’ai hâte, en tout cas, de voir ce que ça va donner.

En parallèle, à l’issue du tournoi, où et quand pourra-t-on vous retrouver à l’antenne ?

Très bonne question, je ne sais pas. Pour l’instant, ce qui est prévu, c’est que je retourne à France 3 Lorraine, là où je travaille en CDI tout au long de l’année. Je m’y occupe des sports, c’est mon job à plein temps, là j’ai été détachée pour ces trois semaines à Roland-Garros. C’est mon sport de prédilection et, au service des sports, à Paris, ils le savent. Donc ils ont fait appel à moi cette année pour le linéaire, après avoir fait appel à moi l’année dernière sur le numérique. Donc, voilà, j’espère qu’il y en aura d’autres, j’espère qu’il y aura d’autres occasions, d’autres opportunités pour moi au service des sports. C’est un service que j’aimerais rejoindre à temps plein mais on verra quelles opportunités j’aurai après.

En conclusion, pour boucler la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la suite du tournoi ?

De prendre toujours autant de plaisir, de ne pas faire de bourde, ce qui est le cas pour l’instant mais on ne sait jamais donc je reste sur mes gardesJ. Voilà, ce sera déjà pas mal.

Merci, Inès, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Les Mystères de l'Amour : Mathilda Delecroix évoque son personnage dans la série à succès de TMC !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mathilda,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint l’aventure « Les Mystères de l’Amour » il y a quelques mois maintenant sur TMC. A titre plus personnel, on imagine la joie et le plaisir que ce doit être de faire partie de cette belle et grande famille artistique ?

Eh oui. Je ne fais pas partie de la génération « Hélène et les garçons », je connaissais de nom mais sans plus, je ne savais pas trop ce qui m’attendait et, dès le début, c’est Lakshan qui m’a accueillie en premier. Adorable, un « bébé chat » si je puis dire et, très vite, je me suis rendue compte que tout le monde, acteurs comme équipes techniques, s’entend très très bien. Je pense que ça fait même partie des codes. Toujours est-il que mon rôle, qui ne devait pas durer à la base, a été prolongé. Je suis contente, c’est que j’ai bien rempli mon rôle, c’est sans doute aussi que je me suis bien entendue avec tout le monde. J’ai rejoint cette grande aventure et je suis très contente aujourd’hui. Ça fait un an et demi, déjà.

Avec vos propres mots, avec votre propre regard, comment caractérisez-vous maintenant votre personnage ?

Elise est plus femme que moi, je pense. J’ai un style très ado, très « street » alors qu’Elise est toujours en talons, avec un petit tailleur. J’ai souvent essayé de demander à la costumière si je pouvais mettre des baskets mais en vainJ. Elle a un côté plus femme que moi mais on nous laisse pas mal libres sur ce que l’on en fait. J’en ai fait un personnage un peu timide mais qui cherche sa force au fur et à mesure. Je cherche malgré tout encore un peu qui elle est. Au fil des textes que l’on m’envoie et que je lis, j’en apprends plus sur elle pour la broder un peu plus.

 

 

Avez-vous ou avez-vous eu des sources d’inspiration pour son interprétation ?

Pas tant. Je travaille les textes chez moi la veille et, après, en fonction de la personne avec qui je joue, il se passe un truc. Je suis quelqu’un de très spontanée en général, je fais avec ce qui se passe au moment présent autours de moi. Je ne vais pas trop chercher à l’extérieur, j’avoue.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. On peut penser que, au fur et à mesure, vous prenez de plus en plus vos marques ?

Oui, très clairement, j’ai beaucoup mieux compris comment ça fonctionnait. Après, j’apprends très vite mes textes, je peux donc très vite imaginer la scène et ce que j’ai envie de faire. De toute façon, sur le plateau, il peut toujours y avoir des changements. J’y vais, je suis une fonceuse.

Vous arrive-t-il de vous servir de la diffusion pour modifier votre jeu ?

Oui, carrément. Même si je n’aime pas du tout me voir… je n’aime pas du tout me regarder, que ce soit à l’écran ou sur scène quand il y a des captations de mes spectacles. Mais je le fais parce que c’est important. Il y a dès fois où je me dis « ce n’était pas top, là », d’autres fois où je me dis « ah, ça c’est bien, c’est juste, ça colle bien avec le personnage, je vais garder cet aspect-là ». Effectivement, je fais attention, par rapport aux diffusions, à voir ce que ça donne, à voir ce que rend Elise.

 

 

Après environ dix-huit mois de présence à l’antenne, quels sont les principaux retours que vous pouvez avoir des fidèles téléspectateurs du programme ?

Au tout début, je sais que les gens n’avaient pas confiance, ils pensaient qu’elle allait elle-aussi rouler Rudy dans la farine. C’est vrai que, au début, ce personnage n’était pas là pour être aimé. Je crois que, au fur et à mesure, les gens ont commencé à vraiment plus l’apprécier. Je vois que les gens apprécient mon duo avec Rudy mais aussi celui avec Guéant. Je pense qu’Elise a gagné la confiance des gens. Après, en fonction de ce qui va se passer plus tard, on verra…

C’est vrai que ce personnage vous permet d’utiliser de nombreuses couleurs de votre palette artistique, que ce soit avec Lakshan ou avec Jean-Luc….

Complètement ! C’est un plaisir de jouer avec l’un et avec l’autre. Ça n’a rien à voir pour le coup. Quand je joue avec les deux en même temps, j’adore, on s’entend tellement bien, on a tous un caractère et des personnages hyper différents, il se passe vraiment quelque chose. Je pense que, à l’écran, ça se voit. Jean-Luc a un côté très théâtre aussi, lui qui en fait beaucoup, du coup, quand on travaille nos scènes, on va parfois chercher quelque chose presque de comédie de boulevard. J’espère que le public aime, en tout cas je prends beaucoup de plaisir. C’est ce qui est bien avec nos textes, on a pas mal carte blanche, on peut proposer, on a une certaine liberté, c’est vraiment un plaisir.

Pour la suite, aimeriez-vous pouvoir aborder et défendre certains thèmes en particulier avec votre personnage ?

Je n’y ai pas tant réfléchi mais j’aimerais bien voir plus le côté davantage comique qu’Elise peut avoir. Je n’ai pas eu beaucoup l’occasion jusqu’à présent. Elle pleure beaucoup, c’est une fille assez torturée mais j’aimerais bien que l’on voit son côté plus joyeuse, plus heureuse et plus drôle. Je pense justement qu’avec Guéant, on peut avoir de belles choses.

 

 

En parallèle, quels sont vos autres projets du moment ?

Je continue à jouer dans « Synthèse », une pièce que j’avais interprétée en 2020 et on va bientôt la rejouer dans le sud de la France. On essaie de continuer à faire vivre cette pièce de science-fiction, qui pose beaucoup la question de la mort. En dehors de cela, je suis élève en comédie musicale, moi qui joue, chante et danse. On est en train de monter, avec mes camarades, une comédie musicale que l’on jouera au théâtre du châtelet. J’écris aussi un peu et j’aimerais bien, un jour, réaliser ou mettre en scène. Mais c’est très loin encore pour l’instant.

En conclusion, pour boucler la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours sur LMA ?

Je ne sais pas, j’espère rester heureuse, c’est tout. J’ai un peu cette philosophie-là. Je sais que, quand je vais en tournage sur LMA, je vais rigoler toute la journée. C’est déjà arrivé que j’y aille en étant pas bien et triste, tout le monde m’avait alors donné la pêche. Ce que je veux, c’est juste pouvoir continuer à prendre du plaisir avec tout le monde et faire évoluer mon personnage pour que le public continue à l’apprécier.

Merci, Mathilda, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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