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Nicolas Grandhomme : actualités, projets, parcours - il aborde tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nicolas,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous êtes un artiste aux déjà riches et nombreuses expériences. De façon générale, qu'est-ce qui vous attire tant dans votre quotidien artistique ?

 

Je suis payé pour jouer, je me lève le matin pour aller jouer, ce qui est super cool. J'aime bien pouvoir passer de la comédie, avec « Lebowitz contre Lebowitz », à des rôles plus fermés. J'ai cette chance là et j'en suis très heureux. Avoir ce choix est très intéressant, pour incarner d'autres vies et proposer des choses.

 

Sans oublier l'aventure que représente un tournage, c'est-à-dire rencontrer des gens sur un mois, un mois et demi, un peu comme une colonie de vacances qui travaille. On est les meilleurs amis du monde pendant un mois et demi et, après, on sait que l'on ne va pas forcément se revoir de suite. Quand on se retrouvera,  en tout cas, on aura cette expérience en commun. Cela est, je trouve, plutôt agréable.

 

Très sincèrement, j'aime tout dans mon métier. Je ne voudrais pas en faire d'autres.

 

2/ Dans votre parcours, une expérience plus que toutes les autres retient-elle votre attention ?

 

L'expérience la plus marquante pour moi fut au théâtre, quand j’ai monté « Le journal d'un fou » de Gogol, qui était un seul en scène d'une heure vingt. J'avais précédemment travaillé au théâtre dans une compagnie où il y avait beaucoup d'acteurs, nous étions entre quinze et vingt tout le temps sur scène. A l'époque, j'avais besoin de me retrouver seul sur scène, de me confronter pour savoir que si je me plantais, c'était à cause de moi et inversement. Je ne voulais pas partager.

 

C'est l'expérience qui m'a le plus enrichi mais aussi celle qui m'a fait le plus flipper. A une demi heure de la première, j'étais incapable d'aller sur scène, allant jusqu'à dire à mon metteur en scène que je ne voulais plus jouer. Finalement, j'y suis allé et, au total, j'ai fait 79 représentations. Mais j'ai dû prendre vraiment du plaisir trois à quatre fois, en me disant être vraiment au bon endroit. J'ai eu peur la première moitié du temps et j'ai été correct l'autre moitié, mais cela reste une expérience inoubliable. Être seul en scène, je le conseille à tous les acteurs qui pourraient avoir la chance de le faire.

 

C'est ma plus grande peur et ma plus grande satisfaction.

 

3/ Face au rythme souvent soutenu sur un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Déjà le texte ! C'est la base de tous les acteurs. Qu'il soit théâtral ou télévisuel.

 

Je n'ai pas de méthode particulière, si ce n'est d'essayer d'être le plus au présent possible. Je crois que le travail de l'acteur est d'être entre « action » et « coupé » le plus au présent possible entre ce qui se raconte dans la scène et ce que lui a envie d'y mettre. Je crois qu'il y a plusieurs niveaux de lecture dans le jeu d'un acteur. Il faut que ce dernier puisse se raconter lui à travers le personnage pour pouvoir prendre du plaisir. Ce n'est pas la chose la plus évidente, ce n'est pas ce que l'on voit en premier mais c'est ce que voit l'acteur quand il voit son travail.

 

4/ Retrouvez-vous certains liens et certaines complémentarités entre les différents supports artistiques que vous connaissez ?

 

Je trouve que le travail de l'acteur au théâtre est beaucoup plus solitaire. Déjà parce que les textes sont beaucoup plus chargés et grands. Le travail en amont doit être plus fourni.  Au cinéma et en télévision, les acteurs sont des boulons. A un moment, sans metteur en scène, sans équipe technique, sans preneur de son, le travail de l'acteur n'existe pas. Au théâtre, un texte, un acteur, une scène suffisent.

 

C'est certainement plus gratifiant pour un acteur d'être au théâtre car les applaudissements sont pour lui. A partir du moment où le spectacle a commencé, le metteur en scène ne peut plus rien dire, même si on s'est trompé. A l'image, le réalisateur peut couper si on n'est pas du tout dans la bonne direction.

 

En tout cas, il y a des complémentarités dans la concentration que cela demande. Je pense qu'il faut être aussi concentré et aussi détendu dans les deux cas. J'ai du mal à travailler si on n'est pas dans la détente. Cela ne veut pas dire rigoler tout le temps, cela veut dire être à l’affût de tout ce qui se passe, ne pas être autocentré, ne pas être sur son soi, mais être prêt à choper tout ce qui passe, les gens qui marchent dans la rue, les bruits de café. Être sur le qui-vive pour pouvoir tout utiliser.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets du moment ?

 

Je suis en tournage d'un unitaire pour France 3, avec Grégori Derangère et Flore Bonaventura, qui s'appelle « Roches noires », réalisé par Laurent Dussaux. Le tournage a lieu dans les Alpes, avec un beau casting pour ce beau thriller dans les montagnes.

 

Avec un peu de chance la saison 3 de « Lebowitz contre Lebowitz », une fois que la saison 2 aura été diffusée, si les audiences sont bonnes.

 

Ce fut un plaisir, Nicolas, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision

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Morgane Cabot évoque pour nous son spectacle actuellement à l'affiche !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Morgane,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre Le Comédia, du spectacle « Welcome to Woodstock ». Pour commencer, comment présenter ce programme ?

 

C'est amené comme un road-trip psychédélique musical. Cela a la forme de la comédie musicale, dans le sens où il y a des histoires et des musiques, mais ça n'en est pas une, étant donné qu'il n'y a pas de chanson originale. Ce ne sont que des reprises des années 70.

 

On appelle cela un staged concert, c'est courant aux Etats-Unis, c'est vraiment un concert mis en scène. C'est-à-dire que les chansons sont vraiment mises en avant et, ensuite, on a décidé d'une histoire pour avoir le fil rouge et pour pouvoir amener les chansons. Ces dernières sont avant tout des illustrations musicales de ce qui est en train de se passer et de ce que vivent les personnages.

 

2/ Justement, quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

 

Elle s'appelle Florence, elle vient avec ses cinq amis parisiens de vivre mai 68. Ils entendent parler du festival de Woodstock et décident d'y aller tous ensemble.

 

Florence a eu une éducation très bon chic bon genre. Elle a un côté posé mais, en même temps, elle a envie de vivre des choses un peu dingues. A cette époque, après ce qui s'était passé, ils espéraient tous que la musique puisse changer les choses. Il y avait alors cette espèce de revendication un peu politique et surtout très musicale d'aller de l'avant, grâce à la musique qui devait changer le monde.

 

Mon personnage a envie d'y croire et elle est très extrême. Quand tout va bien, elle est dingue et hystérique, quand ça ne va pas, c'est la fin du monde.

 

3/ D'un point de vue artistique, comment alternez-vous facilement, pendant les deux heures du spectacle, les parties chantées et celles jouées ?

 

Cela se fait assez naturellement parce que c'est vraiment bien amené. On est tout le temps ensemble, c'est vraiment la bande de potes qui se suit, il y a une bonne énergie, un bon ping-pong avec les différents personnages. Les chansons chorales alternent avec les solos, donc cela se fait assez bien.

 

C'est la première fois que je fais du spectacle musical. Au début, j'étais terrorisée. L'année dernière, j'avais eu ma première grande expérience au théâtre, j'avais eu le même sentiment à l'époque. Mais cela s'est fait très naturellement, déjà parce que l'équipe est formidable, il y a un bon feeling et aussi parce qu'il est très agréable de chanter ces chansons.

 

4/ Selon vous, quelles sont les clés du succès de ce spectacle ? Pourquoi plaît-il aux spectateurs qui viennent vous voir sur scène ?

 

Les gens passent un bon moment.  Il y a la génération qui a vécu Woodstock, donc qui revit complètement ces années là. Il y a la génération d'après, nos parents, qui avaient entre cinq et dix ans à l'époque mais qui avaient entendu parler du phénomène. Il y la génération de ceux qui écoutaient la musique des parents. Et les jeunes qui ne connaissent pas et qui, du coup, découvrent cette énergie et ce côté très rock'n roll.

 

Comme ce n'est que du live, c'est vraiment prenant. Ça bouge.

 

5/ Dans les derniers instants juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

Le stress, beaucoup ! Ça va mieux, mais au début j'étais dans un état pas possible. Je faisais une psychose sur le fait de boire de l'eau. J'avais peur d'avoir la gorge sèche, de tousser, de ne pas pouvoir chanter. Si bien que je buvais des litres d'eau.

 

Quand ça commence, une adrénaline hyper bizarre se met en place et j'y vais.

 

6/ Plus généralement, quels sont vos autres projets ?

 

A la base, je viens de la télé. Faire du théâtre me fait du bien.  Je sais que je vais faire ce spectacle depuis un an, j’y ai mis beaucoup d’énergie. Normalement, en octobre 2018, nous partirons en tournée.

 

D'ici là, il va se passer, je l'espère, plein d'autres belles choses.

 

7/ Pour terminer, que dire pour inciter un peu plus encore les lecteurs à venir voir le spectacle ?

 

Si vous êtes rock'n roll, venez ! C'est une soirée sans prise de tête et vraiment cool. On s'éclate sur scène, cela se ressent et les gens aiment.

 

Si vous avez envie de passer un bon moment, d'écouter de la bonne musique, dans des décors assez originaux,venez !

 

Merci Morgane pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Camille Remy évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Camille,

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre de l’Essaïon, et présentez le spectacle « A nous de jouer ! ». Comment présenter ce spectacle ?

C'est un spectacle d’improvisation jeune public, donc à destination des enfants, créé par Coralie Lascoux de la compagnie du Ricochet Théâtre. Dans l'histoire, deux comédiennes qui ne savent plus à quoi jouer, s’ennuient. Elles arrivent sur le plateau sans parvenir à se mettre d'accord sur comment construire une histoire ensemble.

Pour y parvenir, elles vont demander de l'aide aux enfants. Ce sont ensuite eux qui choisissent qui est le héros, quelles sont les actions, quelles sont la personnalité du héros, du méchant et du copain. En fonction de leurs réponses, nous créons l'histoire au fur et à mesure.

Il y a aussi un décor qui se crée sous leurs yeux, c'est très symbolique, à partir de formes et de draps. On fait appel à leur imaginaire, pour créer des univers et créer ce qu'ils nous demandent. Cela marche super bien.

2/ Comment vous sentez-vous dans cet exercice particulier qu'est l'improvisation, surtout face à un jeune public ?

A mon sens, les enfants sont le public le plus difficile. Ils n'ont aucune convention, ils sont très honnêtes. Si ça ne leur plaît pas, ils n'hésitent pas à le dire ou à le faire remarquer. Mais, en même temps, c'est hyper prenant pour nous, un véritable challenge.

Quand les enfants rentrent dans l'histoire, ils sont à fond et il y a une reconnaissance immédiate où ils sont émerveillés, ce qui est très stimulant.

Pour l'impro, au début, j'ai vraiment eu peur. Mais, finalement, il y a quelques astuces à connaître. Comme on est deux, il ne faut jamais refuser la proposition du partenaire, il est important de toujours dire oui. C'est en pratiquant aussi que l'on prend de l'aisance.

Il ne faut pas avoir peur du ridicule, surtout avec les enfants. Parce qu'ils peuvent nous demander de faire une oreille ou un petit pois, il faut alors y aller et le faire d'une manière ou d'une autre. Ou d'autres choses complètement folles, comme faire des danses bizarres ou chanter telle une casserole. 

J'adore, on s'amuse sans cesse. On ne sait jamais ce qui va se passer, on n'a pas le temps de se lasser.

3/ Selon vous, quelles sont les clés du succès de ce spectacle ? Pourquoi plaît-il aux plus petits, mais aussi aux plus grands qui les accompagnent ?

Il y a une vraie interaction, les enfants sont toujours actifs et n'ont pas le temps de s'ennuyer non plus.  En tant que comédiennes, nous essayons de faire un double discours pour les parents, avec des références plus pour les grands et d'autres plus pour les petits.

C'est aussi pédagogique, c'est une ode à l'imaginaire, avec pas grand chose on crée un univers. On essaie aussi d'expliquer que la télé et les consoles ne sont pas les seuls moyens de distractions, qu'il existe bien d'autres jeux à faire.

Nous sommes, à titres personnels, contents de réussir avec toutes les contraintes que les enfants nous ont données. Le format fonctionne aussi très bien, avec l'apparition du meilleur copain puis celle du méchant.

4/ Dans les derniers instants juste avant de monter sur scène, comment vous sentez-vous ?

Au début, c'était beaucoup de trac. D'autant plus que c'est un spectacle dans lequel on invente constamment, avec une part permanente d'improvisation. Que ce soit pour les décors ou bien encore les ambiances sonores. La concentration doit vraiment être tout le temps à son paroxysme.

L'appréhension du début est passée, je sais que je suis à l'aise. Maintenant, c'est vraiment de l'excitation, j'ai hâte de savoir comment sera la salle, quelles seront les idées des enfants. Ces dernières varient en fonction des tranches d'âges, ce qui est super. Il reste toujours du trac mais l'excitation prédomine.

On est un peu dans la même position que les enfants, on ne sait pas ce qui va se passer donc on est prêt à tout.

5/ Plus généralement, quels sont vos autres actualités et projets artistiques actuels ?

J'ai fini l'année dernière ma formation au conservatoire du Kremlin Bicêtre et, dans le cadre de l'obtention de mon diplôme, j'ai dû monter une forme courte d'un spectacle de mon choix. J'ai décidé de faire vingt minutes d'une adaptation d'un texte de Philippe Dorin «  Le monde, point à la ligne  ». Il y a eu un gros travail de scénographie que j’ai effectué en partenariat avec Rebecca Alindret. C'est aussi un spectacle jeune public. J'adore ça, cela laisse une place grande à l'imagination.

Cette forme courte a beaucoup plu, aux classes et aux professionnels. Ce qui m'a motivé à reprendre la forme et à l'agrandir. J'ai échangé avec l'auteur, un homme très sympathique.

Au sein de notre compagnie « Les Buveurs de Thé », nous avons décidé de reprendre ce projet en l'élargissant. C'est la première fois que je m'essaie à l'écriture, tout en tentant de garder la fibre de l'auteur, pour ne pas dénaturer le texte. Ce n'est pas évident, c'est un gros travail que je suis en train de faire en partenariat avec mes camarades. En plus de cela, je suis passé des comédiens de ma formation à ceux de ma compagnie. On recommence certes tout du début mais c'est hyper intéressant, on découvre d'autres facettes, d'autres interprétations et d'autres idées. C'est très enrichissant !

Nous visons une programmation pour septembre prochain. Avec un objectif de 50 minutes par représentation.

Toujours avec Les Buveurs de Thé nous allons travailler avec le Gratt Ensemble (Groupe de Réflexions et d’Actions Théâtrales Transdisciplinaires). Ils ont fait un appel à textes il y a six mois, ils en ont reçu une centaine avant d'en sélectionner cinq. Ils vont faire des événements basés sur l'écriture contemporaine mais pas uniquement. Nous avons été appelés en tant que compagnie associée à porter les textes en voix, nous allons faire les mises en lecture. C'est aussi un gros travail, les textes sont très intéressants, très profonds et assez politiques. Il y a plein de choses à défendre, ce qui est vraiment captivant. Nous sommes une jeune compagnie, nous avons seulement deux ans, donc ce projet nous permet de défendre d'autres choses ensemble, qui continuent à nous unir.

Une des comédiennes de la compagnie, Ellen, a écrit un texte en pensant à nous. Cet été, nous allons faire une résidence de dix jours pour le travailler. C'est un drame familial, qui me sort des mondes merveilleux enfantins. J’ai hâte de commencer aussi cette nouvelle aventure!

Merci Camille pour votre disponibilité ! 

Publié dans Théâtre

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Bénédicte Allard : parcours, passions, projets - elle aborde tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Bénédicte,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog. 

1/ Vous êtes une artiste aux expériences riches et variées. Notamment sur les planches, en télévision ou au cinéma. Qu’est-ce qui vous attire tant dans votre quotidien artistique ?

C’est justement cette pluridisciplinarité. Passer de l'un à l'autre me permet de rendre mon quotidien riche et varié. Il n'y a aucune routine sauf celle du changement ! Je suis une sorte de couteau suisse, je suis comédienne, je suis chanteuse dans un groupe de rock, je suis nageuse de natation synchronisée et je suis aussi auteure.

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différentes cordes artistiques ?

Toujours ! Par exemple, dans la comédie musicale, il faut être aussi bien comédienne que chanteuse ou encore bonne danseuse. Il y a des projets où, forcément, tout se rassemble. Sur d’autres, on est pris uniquement pour une compétence.

Cela donne une vraie force. On a, je pense, plus de facilités à incarner des personnages quand on est un artiste pluridisciplinaire.

3/ A titre personnel, un domaine plus que tous les autres vous attire-t-il tout particulièrement?

C’est très difficile de répondre. Je me sens profondément comédienne, j’ai envie de dire que je suis premièrement comédienne. C'est d'ailleurs toujours comme cela que je me présente.

Après, quand je donne un concert, je me sens pleinement chanteuse et, quand je nage, je me sens pleinement nageuse de natation synchronisée. Pas simple d’en mettre un en avant plus qu’un autre. C’est vraiment l’ensemble que j’aime, et c'est l'ensemble qui fait ce que je suis.

4/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ?

Oui ! Ma première pièce de théâtre que j’ai jouée en Avignon en 2016. Nous jouions tous les jours, c’était très intense et ce fut une première pour moi d’avoir ce rythme si soutenu. Cela m’a beaucoup marqué.

 

Sur les planches justement, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous juste avant l’ouverture du rideau ?

C’est très étrange, oui il y a du stress mais l'expérience des compétitions de natation synchronisée que j’ai pu faire par le passé m'ont appris à travailler mon mental. Avant l’ouverture du rideau, je me mets dans une bulle. Je suis là sans être là, c’est une espèce de présence absence, je me connecte à mes sensations, à mon énergie, à ce que je vais devoir jouer et à mon personnage. Malgré le stress, il y a une grande sérénité. C’est un mélange, une dualité, une vraie ambivalence de détente et de stress. 

Dès que le rideau s’ouvre, il faut alors y aller, comme dans une arène où il est nécessaire d’avoir un mental de guerrier.

5/ Pour l’écriture, quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Spontanément je parlerais de Françoise Sagan. La plume de Justine Lévy me touche aussi énormément. Après, mes inspirations se trouvent également beaucoup dans la peinture et la musique.  Frida Kahlo, Klimt, Janis Joplin, Gainsbourg ou encore Barbara me nourrissent beaucoup.

Quand j’ai écrit ma pièce, je n’ai pas essayé de copier un style, ni de me conformer à l’idée que je me faisais de ce que la pièce devait être, je l’ai écrite comme je le sentais. J’ai essayé de faire du Bénédicte.

6/ De façon plus générale, quels sont vos actualités et projets du moment ?

J’en ai beaucoup ! J’ai écrit, je viens d’en parler, une pièce de théâtre sur Frida Kahlo. En fait, j’ai fait des études de Philosophie - Psychanalyse, j’ai soutenu un mémoire en 2014 intitulé "Frida Kahlo, Martyr enfanté par l'effondrement". J’avais la possibilité de faire une thèse mais j’ai fait d'autres choix. Ne voulant cependant pas laisser tomber Frida, j’ai décidé d’en faire une pièce de théâtre sur laquelle je suis actuellement en plein travail.

Vous pourrez aussi me retrouver dans le premier long-métrage de Yoann Jean-Charles, « Nuit de grève » avec François-Marie Nivon en rôle principal. C’est un film que je trouve très poétique, très beau, très esthétique aussi. Il sort le 20 décembre en salle, à Paris, au cinéma Saint-André des Arts. Il sera ensuite diffusé à l’Ile de la Réunion et nous espérons encore ailleurs.

Je travaille aussi avec un comédien sur l'élaboration d'un duo sous forme de série, qui sera diffusée sur le net. Ce projet est en train d’éclore et nous allons le tourner bientôt.

J'ai également co-écrit un court-métrage avec Claire Duchêne que nous tournerons courant 2018.

Côté natation synchronisée, j'ai rejoint la troupe de spectacles "Swim'Ladies" nouvellement créée et managée par Laetitia Branda qui est mon ancienne duettiste avec qui nous avons, entre autres, gagné le titre de Vice-Championne de France. Ce nouveau pôle de shows aquatiques se rattache à celui déjà existant, "Swim'Riviera", crée par Loïc Branda, ancien athlète de haut niveau membre de l’équipe de France de Natation en Eau libre.

 

 

J’ai l’envie de faire du cinéma, j’aime beaucoup l’image. J’adore certes le théâtre, je viens de là mais j’aime le jeu et la relation à la caméra. Je trouve que c’est quelque chose de très intime. Cela me fait vibrer.

7/ Pour finir, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Il y a plein de belles choses qui m'arrivent en ce moment, je rencontre des personnes formidables, j'ai la chance d'être très bien entourée et épaulée par mes proches; alors, que ça continue ainsi !

Ce fut un plaisir, Bénédicte, d’échanger avec vous !

Tout pareil !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Arnaud Jouan revient sur son parcours et évoque son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Arnaud,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes un jeune artiste aux expériences déjà variées. Notamment en télévision, au cinéma et en clips. De façon générale, qu’est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien artistique ?

J’aime mon métier parce qu’il interdit la routine. Je hais cela du plus profond de mon âme, je hais m’ennuyer. Même lors de journées sans tournage, je me lève tôt, je fais du sport, je prépare mes textes, je fais fonctionner mon cerveau et je bosse mes castings.

J’ai la chance d’être en deuxième année aux cours Jean-Laurent Cochet-Pierre Delavène, c’est une formation magnifique. Les professeurs sont supers, il nous apprennent des techniques très profondes, pertinentes et très subtiles qui, à l’écran, rendent les choses naturelles et vraies. Gérard Depardieu, Daniel Auteuil, Jean Reno ou encore Isabelle Huppert sont passés par là.

Le réalisateur Paolo Cedolin Petrini, qui est devenu mon meilleur ami par la suite, m’a confié le premier rôle dans «Incompatibles», son premier long-métrage, aux côtés de Roger Moore, en 2013. J’ai apprécié que quelqu’un me mette en scène, c’est de là qu’est venue cette passion pour le cinéma. A présent, j’écris avec ce réalisateur, nous préparons des courts et des longs-métrages. Nous nous occupons, à Monaco, de l’A.C.C.M (Association pour la Création Cinématographique de Monaco) une association dont j’ai la chance d’être le président. Nous essayons de créer des productions, de faire des projections et nous avons actuellement plusieurs projets qui vont bientôt voir le jour.

2/ Remarquez-vous des différence notoires entre les différents supports artistiques que nous avons évoqués ?

Sur les longs-métrages, nous avons forcément plus de temps pour la préparation. J’ai pu l’expérimenter pendant quatre mois pour le dernier long de Cheyenne-Marie Carron. Ca n’a pas toujours été simple au début pour préparer ce rôle mais avec du temps et de la réflexion, inconsciemment ma façon de parler a changé tout comme ma façon de regarder et de penser. Ce fut une longue et intense préparation personnelle. Cela m’a permis de vivre des choses que je ne vis pas au quotidien, je me suis mis en danger. J’adore expérimenter ces choses là. J’ai beaucoup appris sur ce tournage.

Comparativement au cinéma, pour la télévision en général on a moins le temps pour les préparations. Il y a plus de pression car il faut rentrer beaucoup plus d’images dans la journée. En moyenne deux à trois minutes utiles sont tournées par jour au cinéma alors que, suivant les programmes, ce chiffre peut monter jusqu’à vingt en télévision, ce qui est parfois un peu plus stressant, il faut l’avouer.

3/ Parmi ces domaines, êtes-vous davantage attiré par l’un d’entre eux en particulier ?

J’ai vraiment envie d’accentuer le côté cinéma et long-métrage, en touchant à tous les genres, le dramatique et la comédie notamment. Au travers aussi de films indépendants dirigés par de jeunes réalisateurs qui essaient de se faire les dents. Nous sommes tellement nombreux à vouloir exercer dans ce domaine que c’est de plus en plus difficile de trouver sa place. 

J’ai aussi le souhait de monter sur les planches, j’ai développé cet amour du théâtre grâce aux cours dans lesquels je suis. Ils nous apprennent non seulement leur technique mais aussi à aimer les mots et à rendre captivant des textes qui peuvent, pour certains, paraître ennuyeux comme des textes de Molière ou Hugo. Ils m’ont donné le goût de la lecture, je dévore des bouquins depuis deux ans, ce qui n’était pas le cas quand j’étais petit.

4/ Plus généralement, quels sont vos projets et actualités artistiques actuels ?

Dernièrement, le clip du groupe Ruby Cube « Heart Beat » est sorti. Ce groupe fait de plus en plus parler de lui et j’en suis très heureux. J’aime leur style de musique. Avoir pu tourner pour eux le clip de leur single était un honneur. C’était vraiment cool, j’ai rencontré de belles personnes.

Prochainement va sortir le long-métrage « Jeunesse aux coeurs ardants », réalisé par Cheyenne-Marie Carron. Il sera visible à partir du 14 mars 2018. La réalisatrice m’a donné carte blanche, elle m’a apporté énormément de liberté. Elle aime l’improvisation. Il y a même une prise qui a duré 27 minutes, j’ai hâte de voir le résultat.

Merci Arnaud pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Je suis une femme amoureuse - Interview croisée avec Isabelle Laurent et Marinelly Vaslon pour leur court métrage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Isabelle et Marinelly,

 

Vous êtes respectivement la réalisatrice et l'une des comédiennes du court-métrage « Je suis une femme amoureuse », qui est en compétition au Festival « Paris Courts devant ».

 

1/ Comment présenter ce court-métrage ? Quel en est le synopsis ?

 

Isabelle  :

Le film a été réalisé dans le cadre du concours Nikon de l’année dernière. Ce concours propose à ses participants de réaliser un film en moins de 2 minutes 20 sur un thème donné. En 2016, il s'agissait de la Rencontre et j’ai très vite pensé à proposer une histoire autour du conjugal. C’est clairement un film d’acteurs, d’actrices.

 

Marinelly  : 

Ce court-métrage est l'histoire d'une femme trompée, jouée par Anne Paris, et qui décide d'aller confronter la maîtresse de son mari, que j’interprète (la maîtresse hein, pas le mari!). Dans un lieu où cette dernière attend justement son rendez-vous amoureux.

 

Il s'agit donc d'une rencontre tout à fait inattendue du point de vue de mon personnage. Ce court-métrage a d’ailleurs été l'occasion de plusieurs belles rencontres, notamment avec la merveilleuse Isabelle mais aussi avec Anne Paris, la comédienne fantastique qui était ma partenaire de jeu.

 

 

2/ Quelles ont été, Isabelle, vos principales sources d'inspiration pour son développement ? Qu'avez-vous souhaité mettre en avant ?

 

J'ai souhaité faire un court qui me ressemblait, dès le choix du sujet. Le conjugal est un thème qui m'est cher. Plutôt que de parler d’une première rencontre, d'un couple dans ses débuts, j'ai préféré m’orienter vers son vécu et aborder l’idée de l’Autre rencontre. C'est une idée que je développe beaucoup, à laquelle je pense souvent en tant que femme. Pour moi, le sujet du film est l’infidélité, dans son sens commun, mais ce n'est pas le cas pour tout le monde. Le film laisse place à plusieurs lectures. J'en suis ravie. Certaines personnes sont même allées très loin dans leur interprétation. Le plus important pour moi est l’émotion.

 

 

3/ Vous êtes, Marinelly, l'interprète de l'un des deux personnages féminins. Que dire sur cette femme ?

 

Je crois que l’infidélité est un thème universel. Qu’elle soit vécue, fantasmée ou redoutée, elle nous touche tous un jour. Le personnage que je joue se retrouve confronté à cette Autre, cette femme dont elle connaissait l’existence mais dont elle pouvait faire jusque là abstraction. Et tout à coup l’histoire d’amour qu’elle vit avec cette homme prend une autre dimension.
 

Souvent, on met en scène l’infidélité avec l'homme en point central. L'aborder du fait de la rencontre entre ces deux femmes est très original.

 

De nombreux gros plans mettent en avant des sentiments divers et variés, souvent sans parole. Artistiquement parlant, comment avez-vous abordé l'interprétation de ce rôle ?

 

De façon la plus instinctive possible puisque j’ai rejoint le projet tardivement. Avec Isabelle, nous avons évidemment discuté ensemble du personnage et de sa situation. Et puis la beauté de l'écriture et la richesse de l'interprétation d'Anne m'ont fourni tellement d'émotions que j'ai été puiser dans tout cela.

 

Il y avait à la fois de la surprise parce que cette rencontre est inattendue, mais aussi une forme de honte. Et en même temps une admiration pour cette femme qui avait le courage de venir me confronter. Toutes ces réactions venaient spontanément dans le jeu et Isabelle a su les capter merveilleusement bien.

 

Isabelle  :

Ce n'est pas évident de proposer à une comédienne, surtout dans de brefs délais, un rôle sans texte. Je trouve Marinelly très présente et très convaincante par ses silences, juste. Anne est ma grande partenaire, le duo marche bien. En tant que femme, on s’identifie plus facilement à celle qui souffre, beaucoup plus présente à l’image mais l’autre souffrira aussi… J’ai voulu casser le côté manichéen. Chacune des deux femmes vit son histoire d’amour, elles ont ce sentiment en commun. Peut-être que la femme trompée a elle-même été la maîtresse d’un homme il y a dix ans…

 

J’ai beaucoup aimé le rapport entre les deux comédiennes sur le tournage, elles ne se connaissaient pas et se regardaient au loin sans se parler.

 

4/ Sur une durée de 2 minutes et 20 secondes, comment parvenir, Isabelle, à traduire tous vos souhaits et envies que vous aviez à cœur de mettre en avant ?

 

Vu que je débute, un exercice de 2 minutes 20 me rassure beaucoup car je me dis que je vais peut-être pouvoir maîtriser ces 2 minutes 20.

Ca serait déjà merveilleux d'y arriver ! Je continue à réaliser des choses courtes et à travailler mon écriture.

 

 

5/ « Je suis une femme amoureuse » est, nous le disions, projeté au Festival « Paris Courts devant ». Que dire de ce chouette festival  international ?

 

Isabelle  :

Je connais, en fait, assez peu ce festival et je suis heureuse de pouvoir le découvrir en y présentant un film. J’adore l’ambiance des festivals, on voit des films parfois incroyables, on rencontre des belles personnes. Grâce au Nikon, le film a été projeté à Clermont, il était en Aveyron cet été et maintenant à Paris. Etant très parisienne et ayant fait un film très parisien, je suis ravie. Mon court est sélectionné dans la compétition « A tout prix », qui valorise des films auto produits. Mon film est très court et très modeste, je suis contente d’avoir pu le diffuser.

 

Marinelly  :

J'ai beaucoup entendu parler de ce Festival, c’est la première fois que je m’y rendrai également. C’est en tout cas une grande fierté d’y être sélectionnées, vivement que ça commence !

 

 

6/ Pour finir, sous quelle forme ou de quelle façon aimeriez-vous prolonger l'aventure ?

 

Isabelle  :

Je poursuis l'aventure au quotidien, je développe des projets, j’ai réalisé un autre court métrage depuis. Je suis dans une période d’écriture et j’essaie de tourner bientôt. Il faut que je m’exerce. Il faut rester fort, se donner les moyens de progresser.

 

Marinelly  :

L'aventure continue pour nous avec le Festival qui, je pense, va amener de nouvelles belles rencontres. Et puis avec Isabelle, nous allons continuer notre collaboration avec de nouveaux projets. Donc, effectivement, c'est le début d'une belle aventure.

 

Merci à toutes les deux pour cet échange très sympathique !

Publié dans Télévision

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Sandra Gaugué évoque pour nous ses différents spectacles !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sandra,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions sur notre blog.

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche de deux spectacles, « Les secrets de Barbe Bleue », pour lequel vous composez aussi la musique, ainsi que « Petit ours brun ». Comment présenter chacun de ses spectacles ?

 

Concernant, « Les secrets de Barbe Bleue », c’est une création originale tirée du conte de Perrault. L’idée est venue lors d'un cours de théâtre. J'étais avec Clara D'Agostino, qui avait envie d'écrire une comédie musicale sur «  La Barbe Bleue  ». Elle m'a proposé d'en faire la musique et nous avons rapidement présenté dix minutes du spectacle lors d'un tremplin. Ça nous a encore plus boosté pour la suite, et pour écrire le spectacle en entier nous avons fait appel à Vincent Merval pour écrire les paroles des chansons. Quelques mois plus tard et après plusieurs lectures publiques, nous pouvons présenter le spectacle au complet !

 

Depuis le 1er novembre, nous avons quatre dates au théâtre Trévise, dans le cadre du Festival Musical’In. Nous allons peut-être prolonger à la rentrée de janvier, nous croisons les doigts. C'est du théâtre musical, l'histoire tourne autour du personnage de Rosalie, une jeune fille pleine de rêves. Elle rencontre Barbe Bleue, avant de l'épouser. Evidemment elle finit par se poser des questions sur ce que sont devenues ses précédentes femmes, que l’on n’a jamais revues, et tous les secrets que cache son mari. On a surtout voulu raconter que derrière ce conte se cache une réalité différente, de ce qu’il s’est vraiment passé. Finalement : Qui est vraiment Barbe Bleue ? Est-ce que le conte n’est pas basé sur des rumeurs et quelle est la vérité, à la fin ?

 

Le spectacle est ouvert aux enfants à partir de six ou sept ans. Nous sommes huit comédiens chanteurs sur scène et c'est nous qui assurons la production nous-même. On espère vraiment réussir à faire tourner ce spectacle, c'est un petit peu notre bébé. J’ai adoré composer les musiques, j’adore le jouer sur scène et donner tout ce que j’ai pour faire ressortir les émotions.

 

« Petits ours brun » est un spectacle musical pour les jeunes enfants, tiré de la célèbre série illustrée datant d'il y a longtemps maintenant. C'est un spectacle avec cinq comédiens qui sont tous des ours sur scène. On retrouve Maman et Papa Ours, bien sûr, mais aussi la Nounou, et Grande Ourse Rousse – le personnage que j’interprète. Et bien sûr Petit Ours Brun !

 

Pendant environ une heure, on chante, on danse, sur une histoire et des mélodies qui aident Petit Ours Brun à grandir. C'est vraiment un superbe programme pour les enfants, de grande qualité. Même pour les parents, car c'est mignon comme tout, vraiment dans l'esprit des livres de l'époque. Les enfants s'éclatent, c'est un bonheur de les entendre rire et s’émerveiller.

 

C'est aussi très technique et athlétique pour nous parce que, dans les costumes, nous avons très chaud et on y voit presque rien. Cela demande énormément d'énergie. Mais c'est un plaisir. Nous avons vraiment une super équipe, nous nous connaissions tous de notre école de comédie musicale.

 

 

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de vos personnages respectifs ?

 

Dans le premier spectacle, je suis Rosalie, le personnage le plus représenté sur scène. C'est une jeune première, une jeune fille qui rêve d'amour, de se marier, qui a envie d'avoir une vie de princesse. Du coup, elle pense avoir trouvé l'homme parfait avec Barbe Bleue. Mais, évidemment, cela ne se passe pas comme prévu, il a plein de secrets, il est très mystérieux, il cache des choses, il ne veut pas qu'elle rentre dans son cabinet secret.

 

Elle commence à se poser des questions et va finalement faire l'erreur irréparable de rentrer dans ce cabinet, pour y découvrir ce qui s'y passe. Elle change alors vraiment, elle se transforme, elle devient beaucoup plus dramatique, elle évolue réellement mais sans perdre la force de croire en son amour malgré tout ce qu’elle découvre sur lui. Je trouve que c'est hyper fort pour un personnage de croire en quelqu'un, de ne pas lâcher, d'aller jusqu'au bout. C'est une forme de courage, ce personnage est beaucoup plus fort qu'il n'y paraît au premier abord.

 

Pour l'autre programme, Grande Ourse Rousse est une chipie, une petite peste, on ne va pas se mentir. Mais, en même temps, elle adore son cousin petit ours brun. Elle le pousse un peu, elle lui donne envie de grandir. Elle l'incite à dépasser ses limites.

 

Elle a une superbe chanson où elle est sur sa balançoire, elle pense à ses rêves, elle dit qu'elle aimerait tellement grandir pour pouvoir faire plein de choses. C'est vraiment super mignon.

 

3/ Selon vous, quelles sont les clés du succès de chacun de ces spectacles ?

 

Le premier spectacle vient juste de démarrer, tout est encore à faire mais c’est magique. C’est une création dans laquelle on a mis toute notre passion et une immense envie de faire partager des émotions. Je pense que c’est ce qu’il y a de plus essentiel dans un spectacle, pouvoir donner des émotions, aux enfants comme aux adultes. Jouer un conte en théâtre et en musique permet aussi de surpasser ses peurs pour les enfants. C’est ce qui nous enrichit, et nous rend heureux j’en suis convaincue. Cette pièce est imbibée de cela.

 

L'autre pièce plaît beaucoup aux petits et aux grands, et Petit Ours Brun ça parle à tout le monde. Nous sommes dans un super beau théâtre, au Gymnase. La production est géniale, la communication est excellente, toute l’équipe des comédiens est parfaite et pas mal d’événements sont organisés à l'extérieur. C'est un spectacle d'une très grande qualité. Une tournée commence même en janvier.

 

4/ A partir du 8 décembre prochain, nous pourrons aussi vous retrouver dans « Merci d'être passée ». Que dire sur cette autre aventure artistique ?

 

 

Nous avons joué 14 dates l’année dernière, c'est donc une reprise. Nous reprendrons dans un chouette lieu, « A la folie  théâtre». Nous avons même la chance d'avoir eu plusieurs nominations aux P’tits Molières. Ce spectacle est extrêmement bien écrit je trouve. Être sur cette pièce est une chance, je suis entourée de femmes exceptionnelles, chacune dans ce qu'elle fait.

 

L'histoire est intimiste, réaliste et, en même temps, pleine de subtilités. C’est une femme d’une quarantaine d’années qui trouve son mari en train de coucher avec une de ses élèves. Et ça va créer un lien très particulier entre les deux femmes, qui va changer leur vie. C’est très touchant et j’adore vraiment le côté hyper réaliste des émotions. On ne fait pas semblant sur scène, on vit vraiment les émotions des personnages. C’est hyper fort.

 

Je me sens extrêmement chanceuse de travailler avec tous ces gens, au travers de l'ensemble des spectacles dans lesquels je suis actuellement. C'est essentiel, j'ai beaucoup de chance.

 

Ce fut un plaisir, Sandra, d'effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Théâtre

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Marlène Veyriras nous présente sa pièce de théâtre et ses autres projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marlène,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog.

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, chaque lundi et mardi à 21h, au théâtre Les Blancs Manteaux, de la pièce « Petits secrets de famille ». Comment décrire cette œuvre ? Quelles thématiques y sont abordées ?

 

C'est une pièce de Béatrice Vernhes qui traite de sujets familiaux, des tabous, des non dits. On y voit une mère autoritaire qui a des projets sur sa fille, des gardiens qui se contentent de leurs conditions et une Julie qui veut aller au bout de ses rêves !

 

Julie, le personnage que j’interprète, ne connait pas son père, elle le reproche à sa mère (Mme Dumont) qui ne sait même pas lui donner un nom ! Georges lui le connait... mais Madame Dumont pense qu’il est trop tard pour lui dire ! Cela s’élucidera à la fin de la pièce, entre quiproquos et malentendus !

 

C'est une très chouette aventure, humaine d’abord, nous sommes quatre sur scène, il y a une très bonne entente, beaucoup de bienveillance, de respect et d’écoute, ce qui permet d’être assez libre ensemble sur scène. L'équipe est une vraie famille, les deux distributions s'entendent très bien. Je m'amuse beaucoup sur cette comédie qui garantie une très bonne ambiance !

 

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

Julie se veut différente de sa mère, elle a fait des études, elle reproche d’ailleurs à Madame Dumont sa vie de hippie. Julie vient de décrocher un travail à la banque. Pour sa mère, les banquiers sont des porcs ! Elle est complètement « Stuck in the Past » comme dirait Julie qui n’en démord pas ! Au final, elle tombe amoureuse, c’est l'homme de sa vie… non sans quelques surprises… qui révèlent sa naïveté ! Mme Dumont ne pensait pas sa fille si niaise … L’une est très rêveuse (Julie) l’autre terre-à-terre (Mme Dumont). C'est aussi ce qui amène la comédie.

 

Elle est un peu folle en fait cette Julie ! C’est pour ça que je l’aime bien ! Sa mère aussi est une tarée ! Deux caractères forts, pas mal de couleurs et de choses à jouer. Je m’amuse beaucoup !

 

3/ D'après vous, quelles sont les clés de réussite de ce spectacle ? Pourquoi plaît-il aux spectateurs qui viennent vous voir sur scène ?

 

Il y a un public pour les comédies café-théâtre, les gens rient beaucoup ! C’est entraînant ! Il y a une belle énergie aussi entre les comédiens et j’espère que notre bonne humeur, notre envie se transmettent aussi ! C’est sans doute l’une des raisons du succès des lundis soirs ! Dans l'écriture, il y a de vraies blagues qui font mouche. Les quiproquos emportent les gens.

 

C'est une pièce qui monte en puissance, on suit vraiment l'évolution des personnages et des situations jusqu'à l'explosion ! Donc, jusqu'au dénouement, le public est avec nous. C’est très agréable de les sentir si réceptif !

 

A titre personnel, quand je vais voir un spectacle, je prends autant de plaisir à écouter le texte qu'à regarder les comédiens s'éclater sur scène. C'est le cas ici. Nous mettons toute notre énergie. J'essaie tous les soirs d'apporter quelque chose de différent, de me surprendre moi même et de surprendre mes partenaires pour ne pas enregistrer une mélodie. J’aime casser le confort autant que possible ! J’aime me dire que si une même personne venait dans la salle tous les soirs, il ne faut jamais qu’elle s’ennuie ! Il faut la surprendre. C’est aussi ça le théâtre, c’est vivant !

 

4/ La distribution est alternante. Comment se passe le lien avec l'autre comédienne qui interprète le rôle ? Comment partagez-vous les évolutions ?

 

L'autre comédienne est l'auteure et la metteuse en scène. Je suis très libre car elle est très à l’écoute aussi. Les dates également sont bien réparties.

 

Je suis allée la voir jouer plusieurs fois pour intégrer les déplacements puis elle vient régulièrement assister à nos représentations pour faire des retours sur la mise en scène. Nous faisons quelques répétitions afin de recaler des petites choses et de ne pas prendre de mauvaises habitudes de jeu… mais le manque de temps empêche la régularité, ce qui peut être pénalisant quand on joue qu’une fois par semaine et en alternance.. Tout est question de travail, en tout cas on peut toujours approfondir les choses et s’améliorer ! C’est comme dans la vie, rien n’est jamais acquis !

 

5/ Au-delà de cette belle pièce, quels sont vos projets et actualités ?

 

Au cinéma, j'ai récemment tourné dans « Aurore », le film de Blandine Lenoir, avec Agnès Jaoui, produit par Karé Productions. Je joue la petite amie du patron du restaurant, un homme odieux mais très drôle, interprété par Nicolas Chupin. J'ai pris beaucoup de plaisir à tourner cette scène avec la fabuleuse Agnès Jaoui.

 

Prochainement aussi, le film de Nawell Madani, coréalisé avec Ludovic Colbeau-Justin, sortira dans les salles. J’ai eu le plaisir d’interpréter une jeune femme en prison aux côtés de François Berléand et Nawell Madani. Là aussi un chouette moment de tournage.

 

En écriture, je finalise deux courts métrages. Je développe un projet de vidéos humoristiques et je coécrits une pièce de théâtre avec Pascal Bendavid, un ami comédien. Cela fait longtemps que je ressentais l’envie de partager mes idées, le besoin d’écrire à deux, de faire du ping-pong avec les mots ! Avec Pascal, cela s’est fait tellement naturellement que c’était une évidence ! Je suis très heureuse de ce projet que nous prévoyons de proposer au Festival des Mises en capsules 2018, au Ciné 13. Un challenge pour une première création théâtrale qui sera d’ailleurs une comédie !

 

6/ Enfin, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

 

Je ne sais pas ! Ce que vous voudrez !! Moi, je me souhaite en tout cas de continuer à faire ce que j'aime !

 

Cet échange fut un plaisir Marlène !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Alix Schmidt évoque sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alix,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre Montmartre Galabru, chaque jeudi soir à 21h 30, de la pièce « Jalousie en trois lettres ». Comment présenter cette pièce ? Quels thèmes y sont abordés ?

 

Écrite par une femme, Esther Vilar et mise en scène également par une femme, Charlotte Belhomme, c’est une comédie dramatique sur les enjeux et les tourments de la jalousie et de la passion amoureuse.

Yana, Helen et Iris vivent dans un même immeuble et sont follement éprises du même homme, Paul, lui-même déjà en couple avec Helen.

 

Lorsque mon personnage, Yana, révèle au moyen d’une lettre à Helen la relation qu’elle entretient avec Paul - lui étant incapable de l’avouer à sa femme - tous les ingrédients de la tragi-comédie sont en place : tour à tour, Yana et Helen, sous forme de guerre épistolaire, vont s’échanger tout au long de la pièce, des courriers cinglants, tantôt drôles, tantôt émouvants: l’une, Yana, a pour objectif d’arracher définitivement Paul des bras d’Helen et l’autre, Helen, de récupérer l’homme de sa vie.

 

Mais la victoire de Yana est de courte durée: Iris, une autre femme, fait irruption dans la vie de ce triangle amoureux et vient bouleverser ce fragile équilibre…

 

2/ Comment décririez-vous votre personnage  ? Quelles sont ses principales caractéristiques  ?

 

Yana est architecte et c’est d’ailleurs elle qui est à l’origine de la conception de l’immeuble où vivent tous les protagonistes de l’histoire. Elle en connaît donc les moindres recoins et pousse le vice jusqu’à révéler à Helen la cachette amoureuse qui abrite ses ébats avec Paul.

 

Elle est célibataire, sans enfant et ne semble pas avoir encore connu le grand amour jusqu’au jour où elle tombe amoureuse de Paul, pourtant âgé de 20 ans de plus qu’elle. Ce qu’elle lui trouve de si irrésistible, elle ne le sait pas tout à fait elle-même : je pense que c’est le challenge, le défi qui l’intéressent et l’excitent au début.

J’ai travaillé d’abord ce rôle en la faisant apparaître comme une femme sûre d’elle, arrogante, en parfaite maîtrise de ses émotions et consciente de son pouvoir de séduction car tout lui réussit.

 

C’est une femme qui ne semble pas avoir souffert, connu le dépit amoureux, l’abandon et la jalousie qui en découle et c’est pour cela qu’au début de la pièce, je pense, elle n’est pas dans la compassion vis-à-vis d’Helen. Pour autant, une fois qu’elle est en couple avec Paul, elle n’a qu’une envie: devenir son amie car j’imagine qu’elle voit en Helen une figure sororale ou maternelle : au final, elles sont tellement proches puisqu’intimement liées et unies par l’amour qu’elles vouent à Paul.

 

Puis, la situation change brusquement: Iris, une nouvelle femme entre dans cette trame amoureuse et renverse la situation. Paul délaisse Yana pour Iris et de femme jalousée et enviée, Yana devient à son tour LA jalouse féroce de la pièce. Balayée par la nouvelle intruse, son royaume s’écroule et elle sombre peu à peu dans la folie. Par la suite, elle devient plus tendre et compréhensive.

 

J’ai beaucoup aimé travailler sur ce renversement de situation et de personnalité. Pour un acteur, c’est toujours extrêmement plaisant de pouvoir donner et montrer plusieurs palettes de son jeu.

 

3/ Selon vous, quelles sont les clés du succès de cette pièce  ?

 

Le texte d’abord ! Les répliques sont tellement bien ciselées, peaufinées, tranchantes et drôles que c’est un réel bonheur de les avoir en bouche pour nous, comédiennes, et pour les spectateurs de les écouter.

 

Bien que les sujets abordés soient sérieux – le regard de la société en général sur la femme, la jeunesse et son déclin, l’adultère, l’amour qui rend fou, la jalousie qui peut tuer, la pièce est traitée en partie sous forme de comédie : les répliques sont parfois tellement dures, redoutables, qu’elles sont d’une cruauté carrément jouissive.

 

Les lettres échangées par ces 3 femmes sont tellement sarcastiques et cinglantes qu’elles provoquent souvent le rire des spectateurs.

 

La mise en scène, les lumières toutes particulières qui forment des tableaux quasi cinématographiques en font aussi la force de cette pièce.

 

Et puis, la jalousie, l’amour-passion sont des sentiments que beaucoup d’entre nous ont déjà expérimentés. Aimer profondément quelqu’un puis le voir partir pour un(e) autre, se retrouver alors seul(e) face à soi-même, tous ces questionnements qui nous ébranlent nous permettent souvent d’avancer et de mieux nous connaître.

 

Il y a aussi ce phénomène très intéressant de la vengeance interposée : un peu comme un exutoire, je pense que les spectateurs prennent un certain plaisir à voir un peu souffrir celle qui fait souffrir, jubilent et exultent lorsqu’elle se venge car d’une certaine façon, elle les venge eux-mêmes de leur « bourreau ».

 

4/ Vous jouez une fois par semaine. D'un point de vue artistique, comment appréhendez-vous l'exercice, comparativement à des spectacles joués successivement plusieurs fois par semaine  ?

 

Je suis toujours assez fébrile avant d'aller jouer. Il se passe beaucoup de choses en une semaine et je reconnais que le plaisir d'être sur scène une seule fois par semaine me donne une grande excitation et une impatience à redécouvrir le texte et le public. On ne rentre pas dans cette routine qui me fait parfois peur. C'est un peu comme si c'était ma Première, chaque jeudi soir.

 

5/ Quelle suite aimeriez-vous donner au spectacle  ?

 

On aimerait beaucoup qu'un nouveau théâtre nous programme pour pouvoir prolonger l'expérience car on n’a jamais fini de faire évoluer une pièce.

 

Certains spectateurs sont déjà revenus nous voir et c'est un bel encouragement pour nous. 

 

A chaque fois, ils découvrent la pièce d'une autre façon, nous la faisant redécouvrir aussi par la même occasion car leurs réactions sont toujours différentes, voire même surprenantes.

 

6/ Pour finir, que dire pour inciter les lecteurs, si ce n'est pas déjà fait, à venir vous voir sur scène  ?

 

Vous, jusqu’où iriez-vous par amour et surtout par jalousie ?

 

Merci Alix pour votre disponibilité  !

Publié dans Théâtre

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Laure Schmitz : parcours, passions, projets - elle aborde tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laure,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes et aux expériences diversifiées. Qu'est-ce qui vous intéresse tant dans votre quotidien ?

 

J'aime la création, que ce soit en racontant des histoires, comme j'ai pu le faire dans la pièce de théâtre que j'ai écrite avec une amie comédienne, ou encore dans les rôles que je peux travailler pour les fictions et courts métrages.

 

Ce qui me plait également dans le jeu dacteur, c'est dessayer d'aller vers quelque chose de différent de soi, de comprendre le personnage et au final on apprend beaucoup sur soi en jouant quelquun dautre.

 

2/ Retrouvez-vous des liens entre ces différents domaines ?

 

Oui, car créer un personnage cest aussi raconter une histoire, il faut lui inventer tout une vie, cohérente et crédible au-delà de la scène qui se joue. Il faut étoffer le personnage et ça aussi ça fait partie du métier de raconteur dhistoires.

 

De même, quand on écrit, il faut aussi qu'il y ait une cohérence psychologique, des dialogues qui sonnent justes, donc le jeu m'aide pour l'écriture, et vice versa.

 

3/ Retenez-vous une expérience en particulier de votre parcours jusqu'à présent ?

 

Quand je vivais aux États Unis, j'ai joué dans une très belle pièce avec une assez grosse production, il y avait de magnifiques décors, des superbes costumes et jai adoré notre mois de répétitions, c'était comme un puzzle dont nous avons compris lunité lors des premiers filages. Le résultat était vraiment super, très poétique, c'est l'un de mes meilleurs souvenirs au théâtre.

 

Je jouais le narrateur qui reliait tous les personnages. La pièce parle de la vie d'Einstein qui a abandonné sa fille lorsquelle était bébé. C'est l'histoire de cette fille devenue grande qui vient raconter lhistoire dun père quelle na jamais connu mais que le monde entier connait. L'équipe était top aussi, ce fut une très belle expérience.

 

4/ Pour l'écriture, avez-vous des sources d'inspiration particulières ?

 

J'adore les séries, jaime quon puisse développer un personnage presque à linfini en le mettant dans tout un tas de situations. Une fois la série terminée, ces personnages me restent familiers, comme si je les avais connus, et souvent ils minspirent pour créer mes personnages.

 

Je regarde beaucoup de films évidemment, et je lis beaucoup. En ce moment, je lis la saga sur la révolution française dAlexandre Dumas (Joseph Balsamo, etc..), jadore les romans et films historiques, je trouve ça passionnant.

 

Le monde onirique, féerique minspire également, les contes et légendes, les monstres, les sorcières Cest d'ailleurs ce que jai essayé de développer dans la pièce pour enfants que jai coécrite. La magie qui rejoint la réalité, avec un côté décalé, en dehors des clous.

 

5/ Sur les plateaux de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Des trainings réguliers ! Ce n'est pas évident d'être présent à l'autre ou encore d'être là sur le moment quand on entend «action » sur un plateau. Les stages m'y aident beaucoup.

 

Ce n'est pas non plus simple pour un comédien de sexercer quotidiennement, de faire ses gammes comme le ferait un musicien ou un danseur. Il nous faut une certaine structure et une vraie rigueur. Par exemple, pour préparer les castings, je travaille avec une autre amie comédienne ou avec un coach. Le travail de lacteur cest un travail au long court, on a jamais fini, cest ça aussi qui fait que cest passionnant.

 

Le training physique est important également, il faut être tonique dans le corps et ne pas être uniquement dans le cérébral, cest un métier qui se pratique avec tout le corps.

 

6/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets artistiques ?

 

J'aimerais passer un peu de temps à Londres pour essayer de démarcher des castings internationaux. Comme je suis bilingue anglais sans accent français, j'aimerais postuler plus régulièrement pour les séries anglophones que j'adore.

 

Dans l'écriture, peut-être un court-métrage dans lequel je jouerai aussi.

 

7/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Un rôle récurrent dans une série française ou anglophone ! Un rôle qui soit loin des clichés dans lesquels on cantonne les femmes généralement dans laudiovisuel. Malheureusement, les femmes servent trop souvent de faire valoir aux rôles masculins, cest eux qui ont le pouvoir, le plus de texte et les rôles féminins sont moins importants, moins nombreux et doivent répondre à des canons de beauté et de jeunesse. Mais cest en train de changer ! Donc on peut me souhaiter un rôle de personnage féminin fort avec toutes ses nuances dhumanité.

 

J'aimerais aussi beaucoup intégrer une compagnie qui fasse régulièrement des créations, parce que cela nourrit énormément. Jadore l'émulation de la compagnie, la scène, jouer tous les soirs

 

Merci Laure pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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