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Nadia Richard évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nadia,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

A l’automne prochain, nous pourrons vous retrouver sur Slash, la plateforme de France TV, dans le nouveau programme « Mental ». Comment présenteriez-vous cette série ?

C’est une série qui parle de quatre jeunes adultes, qui ont des troubles du comportement, de l’alimentation,…en tout cas qui ont un problème mental. On les voit évoluer dans un hôpital psychiatrique. C’est tout simplement une série normale mais qui se déroule enfin dans un nouvel univers. On suit ces quatre jeunes dans leurs péripéties, dans leurs histoires d’amour, dans leurs problèmes et surtout dans leur combat contre la maladie.

Qui y serez-vous ? Quelles seront les principales caractéristiques de votre personnage ?

Je joue une aide-soignante qui connaissait une des quatre jeunes, de leur période lycéenne. Forcément, il se passe quelque chose entre ces deux ex camarades de classe, il se trouve que cette patiente a un petit peu peur de me retrouver car je n’ai pas été très sympa avec elle par le passé.

Les évènements avanceront de façon surprenante.

Quelles ont été vos principales sources d’inspiration pour incarner votre personnage ?

Je connais bien Slimane-Baptiste Berhoun, le réalisateur puisque nous avions déjà tourné ensemble sur « Le secret des Balls ». En fait, il a tendance à rigoler de mon côté petite fille gentille et, parfois, je fais de grands rires qu’il trouve diaboliques. Il m’a incité à jouer de cette dualité gentille/ méchante. Je ne peux pas vous en dire plus pour le moment, pour ne pas spoiler l’évolution de mon personnage.

En tout cas, j’ai évidemment travaillé avec le réalisateur pour mon jeu. Maintenant, je dois le dire, c’était assez naturel.

Selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire dans ce programme ?

La fraicheur ! C’est quelque chose que l’on n’a jamais vu. Généralement, on a toujours des jeunes gens qui ont des histoires d’amour au collège, dans un lycée, à la Fac, c’est bien mais c’est vu et revu. Là, on est enfin dans quelque chose de nouveau. On est dans un hôpital psy, on pourrait penser que ça va être « dark » mais pas du tout, c’est très frais et vrai. Ce sont simplement des jeunes qui ont des troubles mentaux ou des troubles autres mais ils continuent de vivre.

Dans une série lambda, les problèmes sont souvent des disputes avec les copains ou les parents, alors que, ici, ça peut être une difficulté à manger depuis trois jours. Je trouve cela plus profond, il y a peut-être un peu plus de sincérité.

 

 

Il s’agira là d’une première saison. Une deuxième pourrait-elle être envisagée ?

Je suis convaincue que cette série a vocation à avoir plusieurs saisons car il y a vraiment de la matière. Nous avons quatre personnages principaux donc quatre troubles de la personnalité ou autre. Oui, il y a la place à plus. Il faudra simplement voir si le programme plaît mais je n’ai pas trop d’inquiétude sur ce point.

De mon côté je serais ravie de poursuivre l’aventure même si, malheureusement, la fin de mon personnage me laisse penser qu’il y a peu de chance que je revienne. Mais je rêve de revenir s’il y a une saison 2, bien sûr.

En parallèle, vous animez votre chaine Youtube « Utile Futile ». Quel en est le principe ?

C’est une chaine sur laquelle j’essaie de faire une sorte de développement personnel. Je fais du « Docteur Love », en conseillant les gens sur leurs problèmes de cœur dont ils me parlent. Je parle d’amour mais l’idée est surtout de se sentir mieux dans sa vie, mieux dans son couple, mieux dans ses chaussures. J’ai fait des vidéos par exemple sur comment avoir confiance en soi.

Mon but est vraiment d’aider les gens à oser aller vers les autres. Parce que je me rends compte que, petite, mon soucis numéro un était de savoir comment dire au garçon que j’aimais que j’étais amoureuse de lui. Sauf que je n’avais pas d’élément de réponse. Pareil, comment savoir si celui que j’aimais avait aussi des sentiments pour moi ? Il n’y avait pas la réponse sur internet. J’essaie de donner des éléments de solution, évidemment je ne peux pas tout savoir parce que je ne suis en face de la personne mais, par mon expérience, par les informations que j’ai recueillies, j’essaie d’aider.

Des échanges sont-ils ensuite possible ?

Oui, absolument. J’organise mes vidéos de cette façon, je numérote généralement les questions pour permettre aux gens de réagir. Je ne cesse de le dire, je n’ai évidemment pas la science infuse. Même si, parfois, tous les éléments me laissent penser qu’une personne est clairement à fond sur une autre, je ne peux pas savoir à coup sûr car je ne suis pas cette personne-là. Donc j’adore avoir des retours sur mes conseils, sur ce que j’ai dit. Même, parfois, je peux dire des énormités encore plus grosses que moi, et tous mes abonnés me disent alors avec bienveillance que je me suis trompée en commentaire. J’adore le mettre en lumière car eux sont contents de me montrer que je me suis trompée quelque part, c’est un petit jeu entre nous. En même temps, j’en apprends moi-même tous les jours grâce à eux aussi.

C’est comme un échange en fait, j’ai l’impression d’être toujours un peu plus calée sur les histoires d’amour et eux m’envoient en retour des messages pour me dire par exemple qu’ils ont enfin osé aller parler à l’homme ou à la femme dont ils sont amoureux. Ils m’envoient même parfois des photos, il n’y a rien qui me rend plus heureuse que cela.

 

 

Comment se passe le choix des questions et des thèmes que vous abordez ?

Evidemment, les vidéos qui fonctionnent le mieux sont celles qui parlent des relations, où on se demande comment plaire, comment être sexy. Je me rends compte que je suis face à une audience jeune qui manque d’information, qui n’est pas éduquée sexuellement, qui n’est pas éduquée sentimentalement. A l’école, on nous apprend notamment l’histoire-géo mais pas comment être heureux dans la vie. C’est bateau comme phrase mais c’est la vérité.

J’ai le sentiment d’être heureuse par rapport à la moyenne des gens et je me dis que, si je peux donner des petits conseils pour aider, c’est toujours ça de gagné.

Quelles sont les fréquences de mise en ligne ?

Chaque lundi, je publie une vidéo sur le concept « Ça veut dire quoi ? #Demande A Nad ». Mes abonnés me racontent leurs histoires de cœur sur Instagram, et j’y réponds en vidéo, sur YouTube. J’en suis à l’épisode 24, c’est cool.

Un mercredi sur deux, je fais plus ou moins le même concept mais, pour le coup, juste sur des questions sexo. Et, après, je fais avec les idées qui me passent par la tête, ça dépend donc de ce que je vois autours de moi, potentiellement des propositions de mes abonnés.

Pour la suite, avez-vous des envies particulières pour le développement de la chaine ?

Récemment, Youtube a mis en place une option de souscription payante. J’ai organisé cela de façon à ce que les gens qui y souscrivent soient des abonnées de diamant. J’ai créé un groupe Facebook où je discute avec eux, je leur fais des live exclusifs. Ils peuvent aussi venir me parler de leurs problèmes d’amour en one to one, via Messenger.

J’en ai plus d’une centaine maintenant, je n’ai presque plus le temps de leur répondre tellement ils sont nombreux. C’est passionnant, j’en suis très contente mais je me suis dit qu’il faudrait que je trouve un moyen de faire cela encore différemment. Donc, en septembre, j’ai prévu l’ouverture de la chaîne Twitch, où je compte faire du « Docteur Love » en live.

Ce fut un plaisir, Nadia, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Hubert Benhamdine nous présente Christophe, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hubert,

C’est un plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint depuis quelques semaines le casting de « Un Si Grand Soleil », la série à succès de France 2. Justement, quelques temps après votre arrivée, comment expliquez-vous la fidélité sans faille des téléspectateurs ?

J’ai découvert la série assez récemment, j’ai donc un regard assez neuf et frais dessus. Ce qui m’a frappé, c’est la beauté. Il y a une volonté esthétique, il y a des partis pris visuels de réalisation, qui sont assez nets, assez affirmés. En plus, je me suis rendu compte, sur le plateau, que les réalisateurs avaient une vraie marge d’invention sur leur façon de filmer la série, mais qu’il y a aussi une direction artistique très affirmée qui veille aux moindres détails… C’est très pro. Ce côté esthétique est lié aussi à l’identité des réalisateurs, qui ont des parcours extrêmement différents les uns des autres et donc des sensibilités artistiques riches et différentes.

Plusieurs d’entre eux ont des parcours dans le cinéma, je pense à Julien Seri, Chris Nahon, Fouad Benhammou. Et je n’ai travaillé qu’avec  de très bons réalisateurs sur la série : Christophe Barbier est un formidable directeur d’acteur qui fait de très beaux plans séquences,  les sœurs Barbault, Sarah et Emilie, ont une sensibilité rare et un formidable état d’esprit, Benoit d’Aubert est excellent, et j’en oublie… Ce sont des artistes très inventifs, qui ont plein d’idées et ça se voit à l’image. J’ai été très agréablement surpris par cela.

J’ai été bluffé par le niveau du casting, je trouve que les acteurs sont très très bons. Il y a vraiment une belle équipe, je pense que ça fait partie des ingrédients qui font la qualité de la série.

C’est aussi très riche en termes de scénario, il y a plein d’intrigues, beaucoup de personnages. J’aime bien également le petit mélange de tonalités, des intrigues sont plus légères que d’autres et je trouve que c’est un atout. Typiquement, le personnage de Gary est très drôle et les scénaristes mettent très bien cet aspect en avant.

Vous y interprétez le personnage de Christophe. Comment le caractérisez-vous ? Comment le décrivez-vous ?

Christophe Lemeur, vétérinaire de profession, est un personnage très passionné, qui vit son métier comme un engagement. On le voit très vite empêcher le vol d’un guépard. Il a un côté militant et n’hésite pas à prendre des risques, même inconsidérés.

Je pense que c’est un personnage très positif, j’espère sympathique. A travers les séquences et les dialogues que l’on me confie, je perçois aussi qu’il n’est pas dénué d’humour. Cela me plait particulièrement, mon parcours à l’image et même théâtral va dans ce sens. J’aime beaucoup la comédie.

Il est très amoureux de sa femme, Johanna, la terrible avocate, très bien interprétée par Aurore Delplace. Qui est, pour le coup, un personnage assez différent, très incisif, très ambitieux, très dur en affaires. Il y a une sorte de contraste dans ce couple, même si, dans l’intimité, elle peut être très douce. On n’en est qu’au début de nos pérégrinations et il va se passer bien des choses.

 

 

Vous retrouvez-vous en lui sur certains aspects de sa personnalité ?

Oui, déjà sur la cause animale. Je fais partie de ces acteurs qui pensent qu’un rôle n’arrive jamais complètement par hasard. C’est vrai que j’ai remarqué cela un nombre de fois incroyables dans mon métier. Souvent, quand un rôle me tombait dessus, il y avait un aspect important du personnage qui était complètement en écho avec ma vie personnelle. C’est assez étrange mais c’est comme cela.

Je suis végétalien pour plein de raisons, des raisons de bien être, de santé mais aussi pour des raisons de conscience écologique et de souci de la cause animale. C’est quelque chose qui me tient à cœur, sans que je monte au créneau dans les manifestations, c’est plus dans ma vie de tous les jours que ça s’inscrit tout simplement. Le fait que ce personnage soit vétérinaire, qu’il adore les animaux, qu’il ait un côté un peu militant me parle beaucoup forcément.

Sur sa personnalité, j’aime bien son côté bienveillant et son humour. Ce sont des qualités que j’espère développer dans ma vie. Donc, oui, je me sens assez proche de lui.

Pour la suite, quelles thématiques vous tiendraient à cœur ?

Je me laisse forcément porter et c’est super sympa de voir un personnage évoluer au fur et à meure. Il faut savoir que nous n’avons pas une très grande visibilité sur les arches et sur l’avenir. On a deux mois d’avance peut-être, à peine, sur les téléspectateurs. On découvre donc au fur et à mesure ce qui va nous arriver, c’est assez passionnant, c’est très intriguant aussi.

J’aimerais que l’on continue à le voir dans l’action, à le voir monter au créneau. J’ai beaucoup aimé l’intrigue autours du vol de guépard, il y avait un côté film d’action mené par des non flics, ce qui rendait les choses assez amusantes aussi. C’était très sympa et très agréable à jouer. J’adorerais donc que son côté véto « de terrain » se développe encore, je trouverais cela super à faire.

Personnellement, j’aime beaucoup la comédie, j’aime beaucoup aussi les comédies romantiques, les comédies sentimentales. En plus, Aurore, ma partenaire de jeu, est très à l’aise aussi dans la comédie, tout comme l’excellent Folco Marchi, qui joue Ludo et avec qui nous formons un trio mouvementé… J’espère que l’on pourra développer de plus en plus de choses autour de ce couple et de ce trio. Si on pouvait développer encore une tonalité de « dramédie » ou de comédie sentimentale, comme cela en prend parfois le chemin, ce serait chouette. Car il y a plein de choses à dire sur ce thème, il y a plein de belles valeurs à défendre à travers les histoires de couples. Ce sont toujours des sujets qui touchent énormément.

Quoiqu’il en soit, j’aime toutes les tonalités et mon métier est de faire éventuellement rire et pleurer.

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Au fur et à mesure, affinez-vous votre méthodologie pour être encore plus disponible et efficace sur le plateau ?

Oui, tout à fait. C’est vrai que, sur ce type de format et ces modes de tournage, ça va très vite. On a très peu de prises, il faut donc être efficace dès la première. Je dirais que ça ne révolutionne pas ma façon de travailler, je suis quelqu’un qui a l’habitude de beaucoup travailler en amont, je prépare énormément mes séquences et mes textes. J’ai hérité cette méthode de ma formation à Paris, où j’ai réalisé l’importance du travail sur le texte. Il est riche et peut permettre de créer un personnage avec un nombre impressionnant de nuances. Cela ouvre de nombreuses portes et ça peut nous rendre très libres ensuite sur le plateau.

Du coup, j’aime beaucoup ce travail-là, j’aime mâcher, remâcher mes répliques, trouver les meilleurs appuis de jeu, le bon rythme, les bonnes ruptures. Cela m’amuse énormément. Donc, généralement, quand j’arrive sur le plateau, je suis déjà très préparé et ça se passe bien. Après, il ne faut pas être obtus, il ne faut pas complètement verrouiller son travail en amont. On a des intuitions mais le réalisateur peut avoir une autre vision que la nôtre sur la séquence.

Je travaille donc énormément, tout en gardant en tête qu’il faut rester souple et ouvert à ce qui peut se passer sur le moment. Il peut aussi y avoir une routine à intégrer par rapport aux décors, aux accessoires de mise en scène, aux caméras qui font que ce que l’on a imaginé n’est pas possible. Il est donc important de garder cette souplesse en soi, tout en sachant son texte à la perfection.

Vous êtes aussi dans un cadre de tournage très agréable, à Montpellier, avec une équipe où l’ambiance est très familiale et chaleureuse.

C’est une découverte incroyable. Trois plateaux tournent en permanence, cela représente donc beaucoup de monde. Récemment, une quatrième équipe s’est greffée, tournant des choses précises en extérieur. J’ai été extrêmement impressionné.

A mon arrivée, tous les autres acteurs m’ont dit que c’était super sympa, que c’est une vraie grande famille. C’est vrai, malgré tout ce monde, malgré les cadences soutenues, l’atmosphère est super agréable. Pourtant, on fait plusieurs plateaux, il y a trois réalisateurs par épisode, ça change à chaque session, il y a du coup un gros turnover. Cette super ambiance se transmet. Comme on la constate, on a envie qu’elle continue, donc chacun essaye de se responsabiliser et d’être garant de cela, pour ne pas gâcher la fête.

En parallèle, quels sont vos autres projets et envies artistiques en ce moment ?

J’aimerais bien faire du cinéma, même si je connais peu d’acteurs qui ne disent pas cela. J’ai bon espoir que la télévision, dans les années à venir, devienne encore plus passionnante. J’ai l’impression qu’elle est déjà amenée à se réinventer. Il y a maintenant une telle concurrence avec toutes les plateformes de VOD qui sont très inventives que ça amène du travail mais aussi d’autres façons de produire et de créer des programmes. Il me plairait de collaborer à une série Netflix. J’adorerais cela.

Peu importe le support, pour moi l’essentiel est évidemment la qualité du programme, son originalité et l’intérêt du rôle. C’est vrai que j’adore le format série car on a l’opportunité de faire évoluer le personnage dans la durée, ce qui est un plaisir énorme. Il y a aussi tellement de genres que j’aime, j’adore la science-fiction, j’adore la comédie sous toutes ses formes, j’ai donc plein d’envies. Même le film historique. J’avais d’ailleurs joué pour France 3 dans une mini-série, « 1788….et demi ». Il y avait un ton très décalé, très drôle avec, en plus, une très belle image. Je jouais un personnage très fou, je n’ai jamais autant poussé à l’image ce que je peux faire dans la comédie que sur ce rôle-là. Il était un peu dans la démesure. J’y avais pris beaucoup de plaisir, ça me plairait de retrouver ce genre d’emploi.

Parallèlement, je fais beaucoup de théâtre, j’écris et mets en scène pour ma compagnie qui s’appelle L’Enfant Bleue. Nous avons des projets passionnants à venir dont la création d’un spectacle de science-fiction comique et musical…

Merci Hubert pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Charlie Nune revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Charlie,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous !

Vous êtes actuellement en plein tournage d’un long-métrage chinois, un blockbuster. Pour ce que vous pouvez en dire, comment le présenteriez-vous ?

C’est un gros film d’action, avec d’énormes moyens. Autours d’argent volé, de mafias françaises, de mafias chinoises. Un groupuscule d’agents chinois va aller chercher une taupe qui s’est infiltrée dans un réseau de mafias françaises, dirigé par le personnage de José Garcia. J’y joue, pour ma part, sa femme.

Justement, qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

La bourgeoise française, dans toute sa splendeur. D’ailleurs, quand le réalisateur m’a vue, il m’a fait comprendre que j’étais parfaite pour ce rôle. Je l’ai bien pris J.

Je n’ai pas une façon de parler qui fait très bourgeoise, du coup je me tiens très droite, je fais beaucoup de langage de corps. Je fais attention à ma diction aussi.

Un mot peut-être sur la distribution alléchante pour ce film ?

C’est avec une méga star chinoise, Tony Leung, sans oublier José Garcia ni Olga Kurylenko. Cette dernière joue l’avocate de José.

Selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire dans ce long-métrage ?

L’action, c’est sûr ! L’intrigue est sympa aussi, il y a de beaux rebondissements à la fin. C’est un bon film d’action, à la « Mission Impossible » et à la « Taken ».

 

 

L’organisation sur le tournage de cette fiction chinoise diffère-t-elle de ce que vous pouvez connaitre ?

Ce n’est pas du tout la même façon de travailler. En France, tout est prévu à l’avance, on sait exactement ce que l’on va faire, plan par plan, quand on arrive le matin. Eux sont beaucoup plus en free-style. Ils marchent beaucoup plus au feeling, à l’instinct, ce qui est un peu perturbant parce que l’on ne sait pas très bien ce que l’on va faire.

Je m’adapte, je fais ce que j’appelle ma « pâte à modeler » : on me dirige et je me modèle en fonction de ce que l’on me demande. Je suis très psychorigide dans ma méthode de travailler, je suis très bonne élève, je suis à la disposition des gens, ce qui me parait normal.

Sur ce tournage, des traducteurs sont présents partout, nous sommes une grosse équipe, 150 personnes sont présentes au minimum sur le plateau. A noter aussi 70 voitures de luxe pour les figurants, sans oublier les 70 cascadeurs, les hélicoptères et les bateaux.

Nous tournons sur Paris et autours, notamment au Château de Monvoisin, qui est ma maison dans le film. J’invite les lecteurs à voir à quoi il ressemble, c’est magnifique en tout cas, il doit approcher les 2 000 m². Il y a un grand jardin, un élevage de canard, un bateau, je le vis bien J.

En parallèle, vous poursuivez votre collaboration sur la chaine Gulli.

Avant, j’y faisais la voix de la montagne, je fais à présent majoritairement des voix off dans des émissions de la chaine.  J’adore travailler avec eux, ce sont des gens formidables, je m’éclate franchement.

Je fais aussi beaucoup d’autres voix, notamment les campagnes pour Orange, des pubs pour Lanvin, etc.

Retrouvez-vous des complémentarités entre cet exercice de la voix et vos tournages en tant que comédienne ?

Ce sont deux choses complètement différentes. Ca n’est pas du tout le même travail, on ne dégage pas du tout la même chose. Une attitude que l’on va trouver sexy à l’écran en langage du corps, ne veut pas dire que la voix va être sexy à ce moment-là. La voix est un vrai travail, il ne faut pas juste être comédien, il faut avoir une formation.

Les deux exercices me plaisent, m’apportent des choses différentes.

 

 

De façon plus générale, sur l’ensemble de votre parcours jusqu’à présent, certaines expériences plus encore que les autres vous auraient-elles particulièrement marquée ?

En novembre dernier, je suis partie un mois en Espagne. Je pense que c’est un des plus beaux tournages de ma vie, avec une équipe formidable. On s’est tous très bien entendus, ce qui n’est pas forcément évident quand on a des égos de comédiens, des emplois du temps différents, des paies différentes. Il n’y avait vraiment aucun problème avec personne, nous étions complètement en accord avec le réalisateur. On était dans un cadre idyllique, au milieu des montagnes, dans le désert, on est passé par tous les décors possibles. C’était un western, on montait à cheval, on portait des costumes d’époque, c’était une expérience géniale.

Il y a quelques années, j’étais partie tourner au Canada et cela m’avait aussi beaucoup marquée. En fait, je suis bien à partir du moment où l’équipe est bien. C’est vrai que ces deux tournages-là ont été les plus beaux parce qu’il y avait une ambiance fantastique. J’aime être heureuse d’aller travailler, je ne m’imagine pas me lever tous les matins en me disant que je n’ai pas envie d’y aller.

C’est aussi pour cela que je fais très peu de théâtre. Tous les habitués vous diront que chaque soir est différent mais j’ai l’impression quand même que la répétition du même texte tous les jours pourrait me lasser. Du coup, je ne me suis jamais vraiment lancée là-dedans. Par contre, j’étais danseuse et professeur de danse avant et, là, j’ai chorégraphié une pièce de théâtre, « Sous mon aile », écrite et mise en scène par Olivier Maille. Cela me plaît aussi beaucoup, je pense que je vais essayer d’aller creuser ce domaine. C’est ma troisième expérience dans ce sens et ça m’attire toujours autant.

Pour terminer, quelles sont vos envies pour la suite de votre parcours ?

Je suis heureuse avec ce que je fais. Mon rêve serait de tourner quelque chose à la Lara Croft, avec un fond vert, des cascades. Je ne l’ai jamais fait encore et ça me plairait beaucoup. Ainsi qu’un vrai rôle de composition, dans quelque chose qui n’est pas moi du tout, dans un domaine que je ne connais pas.

Merci, Charlie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Milo Djurovic évoque son parcours atypique, ses souvenirs et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Milo,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

Vous avez un profil un peu singulier, un peu atypique. Comment résumeriez-vous votre parcours jusqu’à ce jour ?

J’ai commencé la comédie à 17 ans par pur hasard. Il faut savoir que, jusqu’à mes 18 ans, je n’avais jamais mis les pieds dans un cinéma. Je ne regardais pas de film, je regardais surtout le foot à la télé. J’aimais suivre les rencontres à la radio, j’aimais jouer au ballon. A la télé, j’aimais « Combien ça coute ? » sur TF1 avec Jean-Pierre Pernaut et « Fort Boyard » sur France 2. Des programmes, si je puis dire, populaires. Je n’étais donc pas initialement un grand cinéphile.

A l’âge de 16 ans, à l’école, je ne faisais que des bêtises. Une élève dont la mère mettait en scène des pièces de théâtre m’avait alors incité à prendre des cours. Mais il s’avère que ce ne fut pas si facile que ça : faire le zouave et jouer au théâtre sont deux choses complètement différentes. Jouer la comédie, c’est être vrai constamment, même quand ce n’est pas vrai. J’ai donc commencé par pur hasard, en faisant une petite initiation une fois par semaine aux cours Florent. Je suis parti au bout d’un an, ne me sentant pas à l’aise. Une année plus tard, j’ai repris grâce à une rencontre avec Dominique Besnehard. S’en est suivi un long parcours, avec des années positives et d’autres qui le furent moins. J’ai beaucoup douté, quand le téléphone ne sonne pas, je me demande si j’ai fait les bons choix. Mais il ne faut jamais, en fait, le prendre contre soi. La réussite dans ce métier est un mélange de travail, d’abnégation et de chance.

Vous faites partie depuis peu du casting de « Plus Belle La Vie » sur France 3. Comment avez-vous rejoint l’aventure ?

Je n’ai plus d’agent depuis trois ou quatre ans. J’avais déjà fait par le passé des castings pour la série. Cette fois-ci, Christophe Louis a suggéré à la chaine de me proposer ce rôle de Bertrand. Cela devait durer sept à dix jours. J’ai été appelé un vendredi soir par Marisa Commandeur et j’ai commencé sur place le mardi suivant. J’ai donc eu la chance que l’on vienne me chercher, alors que j’avais complètement lâché l’idée.

Je joue un gentil médecin, il est positif, il aide Luna. J’ai aussi accepté ce projet de par les caractéristiques de mon personnage car jouer un gentil ne permet pas de défendre les mêmes choses que lorsque l’on interprète un méchant.

Ce métier est donc extraordinaire quand on peut travailler, mais tellement dur et angoissant dans le cas contraire. Il faut avoir l’intelligence alors de ne pas le prendre personnellement, mais ce n’est pas toujours facile.

Cette expérience récente sur France 3 est humainement très enrichissante.

Alex, le coach et répétiteur des acteurs et Richard Guedj m’ont accueilli pour mon premier jour, m’ont fait visiter les studios. J’ai senti de suite de la bienveillance. Tout le monde est gentil, personne ne tire dans le même sens. J’ai très vite découvert Avy Marciano, Boubacar Kabo et Anne Decis, deux personnes adorables et d’une gentillesse folle. Ce sont des amours, je les aime à la folie. Même en dehors des tournages, on s’écrit, on se vanne, on s’écoute, il y a de la rigolade, de la compassion, de l’amitié. C’est un peu comme une petite famille qui s’est recréée. Humainement, c’est donc aussi un plaisir. Quand je descends, j’ai presque l’impression à chaque fois de partir en vacances. On est énormément chouchoutés et il faut être reconnaissant de cela.

 

 

Parmi toutes vos expériences, l’une plus que les autres vous aurait-elle particulièrement marqué ?

Une m’a marqué énormément, que j’adorerais relancé. C’est une série dont je vous invite à regarder le trailer sur Youtube, qui s’appelle « Comme des champions ». Ça a été fait en 2007, je sortais de cours de théâtre à ce moment-là et ça raconte plusieurs histoires en même temps, dans le monde du football.

Une journaliste, qui est victime d’une sanction professionnelle, bascule des reportages de guerre au monde du sport. Elle découvre ainsi le milieu du foot. On suit alors le quotidien d’une équipe à travers différents regards, celui de cette journaliste qui vient d’arriver, celui d’un joueur qui vient de signer, celui du capitaine qui gère le tout. Je jouais le rôle d’un dépendant sexuel et c’est le projet, sincèrement, qui m’a le plus motivé. Je n’en ai jamais eu d’autre qui m’ait marqué comme celui-là.

On parlait de faire apparaitre Thierry Henry ou encore Frédéric Michalak. Un footballeur était à l’origine du projet mais il s’est retiré, ce qui l’a fait capoter. Ce projet était fou, on évoquait des courses de Ferrari sur les quais, un passage à Clairefontaine pour les terrains d’entrainement. Tout était dans la démesure et je pense que l’aventure aurait été folle. Une cinquantaine de pays était intéressée pour acheter le programme. Cela aurait pu être une très très belle épopée, sans doute la plus belle série française. Mais on apprend du passé et on vit pour le futur.

Pour la suite, quelles seraient vos envies artistiques ?

Je pense à deux scénarii où je n’ai fait que les trames, que j’aimerais beaucoup développer. Mais j’attends d’être un peu plus installé. Il y a aussi quelque chose qui me tient à cœur pour le théâtre, je ne peux pas trop en parler, ce serait quelque chose d’éphémère mais je suis persuadé que ça pourrait extrêmement bien marcher.

Bien entendu, j’aimerais avoir des projets de comédie, dans lesquels je m’amuserais. Pour cela, il faut que le rôle me plaise, que l’ambiance soit bonne, que je m’entende bien avec mes partenaires. C’est ce qui se passe sur France 3 mais ce n’est pas toujours le cas sur tous les projets.

Vous évoquiez le plateau et les planches. Un de ces domaines vous attire-t-il plus que l’autre ?

Plus jeune, j’avais davantage l’envie d’être vu et mis en valeur. Aujourd’hui, j’aime bien l’idée de défendre un projet. Que ce soit le théâtre ou les plateaux. Sur scène, ce sont d’autres sensations, on joue un match d’une heure et demie, on peut rater deux ou trois petites choses car on nous demande avant tout de la continuité, plutôt que la précision du cinéma. On sort automatiquement beaucoup plus lessivé d’une heure trente de théâtre que de quatre heures de comédie fiction.

Je trouve des choses positives un peu partout. Si je prends l’exemple actuel de « Plus Belle La Vie », on est dans l’entre deux. On tourne nos scènes entièrement, on a trois caméras aux plans différents, le rythme est très rapide, on se rapproche donc vite du théâtre. C’est très plaisant.

Ce fut un plaisir, Milo, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Un Si Grand Soleil : Interview avec Malik Elakehal qui évoque Bilal, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Malik,

Quelle joie d’effectuer cet entretien avec vous !

Nous pouvons vous retrouver dans la série à succès de France 2, « Un Si Grand Soleil », qui va prochainement souffler sa première bougie. Quelles sensations procure en vous la fidélité croissante des téléspectateurs ?

Je parle pour moi mais c’est sans doute vrai pour tous les acteurs, cette fidélité est quelque chose de très touchant et de plaisant. Parce que, quelque part, notre travail touche des millions de personnes qui sont attirées par ce programme et qui restent fidèles. Cela nous conforte dans l’idée de donner le meilleur de nous-mêmes, de répondre présent.

Lorsque l’on croise des personnes qui nous reconnaissent, elles nous disent souvent que, pour elles, c’est un rendez-vous familial. Toute la famille se réunit pour partager ce moment-là, c’est vraiment incroyable de se dire que nous sommes vecteurs de réunions comme celles-ci, c’est vraiment réconfortant.

Vous y interprétez le personnage de Bilal, qui a vécu pas mal de choses cette année. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Je dirais qu’il a eu une belle évolution, en plus de beaucoup de péripéties. Il a dû faire face à plusieurs confrontations parce que la vie l’a mené à peut-être ne pas pouvoir s’exprimer pleinement sur certains thèmes. Il se sentait sans doute un peu bridé. Je trouve que ce personnage avait atteint un stade de sa vie où il s’était dit que c’était le moment d’affronter concrètement ses difficultés et de les surmonter. Ce que j’aime bien dans l’écriture et dans la réalisation, c’est justement le fait d’avoir abordé ses difficultés de manière sincère et vraie.

Il vit son aventure avec tout ce qu’elle implique, en faisant face à lui-même au final. Il s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas vivre juste dans le déni. Il a vécu une sorte de voyage presque initiatique, j’aime cette idée d’évolution chez lui. En tant qu’interprète, c’est agréable d’avoir cette matière-là.

De près ou de loin, sur certains aspects de sa personnalité, vous reconnaissez-vous en lui ?

Pas forcément, à vrai dire. On vient avec toute son énergie et avec tout ce que l’on a vécu dans sa vie, pour essayer de s’en inspirer mais j’aime l’idée justement d’explorer un personnage que je ne connaissais pas, qui n’existait pas, pour lui donner vie avec mes armes. Donc avec ma propre personne, tout en lui amenant sa propre profondeur de son propre relief. En tissant un fil entre qui je suis et qui est le personnage, j’essaye de lui donner pleinement vie et forme. J’aime cet exercice-là.

Bien sûr aussi que l’on amène notre énergie et certaines choses qui viennent de nous, notamment dans des façons d’agir et d’interagir. Mais, vraiment, dans la profondeur du personnage, j’aime cette idée de création, pour s’approprier la matière première qu’est le texte. Quelque part, il est le socle de départ.

Parmi les moments forts vécus cette année, on pense à sa révélation à tous de son homosexualité. Dans quoi êtes-vous allé puiser pour interpréter avec autant d’émotion ces scènes ?

Je trouve que la sincérité est dans l’aveu, dans le lâché prise, dans la quête du bonheur. Après, que ça soit ce thème-là ou un autre, j’ai surtout cherché l’honnêteté d’une personne envers les difficultés qu’elle a.

Ce sujet est très fort, il véhicule de belles émotions. Il y a, je pense, beaucoup de personnes qui peuvent se retrouver dans certaines difficultés d’expression. C’est ce qui m’a permis d’aller vers une sorte d’émotion car un aveu, je crois, est toujours difficile. Pour Bilal, c’était une étape à franchir. Ce fut vraiment génial à jouer, avec de la matière, avec de l’émotion, avec des choses à explorer.

 

 

Pour la suite, aimeriez-vous défendre des thèmes ou des sujets en particulier ?

Dans l’absolu oui. Mais je ne vous cache pas que mon plaisir premier est d’incarner au mieux possible les choses que l’on me propose. J’aime l’idée de m’adapter à l’évolution du personnage. Pour moi, c’est une forme de challenge super agréable, au-delà de ce que je voudrais moi insuffler.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. Au fur et à mesure des mois de travail, parvenez-vous à affiner votre méthodologie de travail ?

C’est ma première expérience d’une quotidienne. C’est vrai que l’on peut avoir de l’appréhension lors de scènes à l’enjeu émotionnel et fort. Pour ma part, je trouve cette expérience super enrichissante et, pour le coup, rassurante car je me suis rendu compte que j’aimais travailler dans ces conditions, que ce n’était pas une gêne, que cela me permettrait presque de rentrer en moi de manière assez concrète pour sortir ce que je voulais sortir.

Cela me permet d’être présent au bon moment, malgré une cadence soutenue. Mais on s’adapte car ce rythme est le même pour tout le monde, techniciens et réalisateur y compris. Le fait d’aller tous dans la même direction m’aide beaucoup dans la concentration et la préparation du personnage. Les appréhensions s’effacent au fur et à mesure. Je dirais que c’est plaisant et réconfortant de voir que l’on réussit à atteindre les objectifs.

Merci Malik pour votre disponibilité !

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Fort Boyard : Alex Goude évoque sa participation à cette saison anniversaire !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alex,

C’est un plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Nous pourrons vous retrouver ce samedi 27 juillet dans la saison anniversaire de « Fort Boyard », pour votre cinquième participation consécutive. On peut imaginer qu’être présent pour les 30 ans de ce jeu est plaisant et source de fierté ?

Ce jeu est celui de notre enfance, c’est quelque chose de mythique. J’ai, à chaque fois, la chance de beaucoup m’amuser, même si je reviens systématiquement avec plein de bobos. On ne s’en rend pas compte à la télé, où tout parait beaucoup plus facile mais c’est quand même une aventure compliquée. Cela reste toujours un plaisir immense, j’adore Olivier Minne, c’est un ami.

« Fort Boyard » est une émission légendaire, l’une des plus anciennes de la télé, ça tient, ça cartonne encore cet été. C’est cool, c’est pour la bonne cause, on s’amuse, c’est aussi l’occasion de rencontrer plein de gens sympathiques. Contrairement à ce que l’on croit, on ne choisit pas nos coéquipiers, c’est la production qui décide. J’ai ainsi rencontré par le passé Samuel Etienne ou encore Adeline Blondieau et cette année notamment Héloïse Martin.

 

 

Au fur et à mesure de vos participations, affinez-vous votre préparation en amont ?

Le but est quand même d’arriver en forme car, comme je le disais, c’est beaucoup plus physique qu’on ne l’imagine. La télé, par définition, réduit les distances. Même les hauteurs y paraissent beaucoup plus petites. Elle réduit surtout la vitesse, comme lors d’une course de Formule 1. C’est une question de fréquence d’images/seconde. En l’occurrence, cette année, j’ai fait l’hôtel et j’ai fini, très franchement, au bord de l’arrêt cardiaque. J’ai cru que j’allais y passer. Mais, quand on voit les images, on pourrait se dire que j’ai une condition physique très mauvaise, sauf que je suis quand même un ancien sportif professionnel et que j’ai un peu de caisse. C’est donc beaucoup beaucoup beaucoup plus physique et dur qu’il n’y parait. Il faut donc être en forme.

Je pense aussi à l’épreuve de la boue. A l’image, on peut se dire que ce n’est pas si dur que ça mais, en réalité, elle est hyper dense. Ce n’est pas de la vraie boue, au bout d’un pas, on a l’impression d’avoir couru le marathon de New-York.

Il faut ainsi y aller pour jouer, tout en étant prêt. Le principe est quand même d’affronter ses peurs. Sur mes cinq participations, je pense que le pire moment que j’ai vécu fut la cloche il y a deux ans. J’ai vraiment eu la peur de ma vie. Je n’oublie pas non plus la poutre l’année dernière. Encore une fois, j’insiste, on ne s’en rend pas compte à l’écran. Quand on finit, on est fier déjà parce que l’on se bagarre pour une bonne cause mais aussi parce que l’on a affronté certaines de ses peurs.

On souffre, on a mal, on se fait peur, on pleure. Mais c’est toujours un moment fun.

Vous évoquiez ces épreuves compliquées. A l’inverse, certaines cellules vous tiennent-elles plus à cœur que d’autres ?

J’ai envie de dire que non. Je trouve qu’elles ont toutes leur charme, je les aime bien toutes. Evidemment, je préfère celles où il faut juste réfléchir et cogiter. Typiquement, les énigmes du Père Fouras me font toujours marrer. Bon, je suis toujours nul mais ça me fait rire J En fait, j’aime bien tout car, même quand ce sont les autres qui jouent, on participe quand même.

S’il y a une épreuve que je déteste vraiment, et Dieu sait que c’est un ami, c’est la cuisine de Willy. Il y a trois saisons, j’ai été malade pendant deux semaines. C’est vraiment une épreuve horrible.

 

 

Cette année, vous êtes une équipe mixte, 3 hommes et 3 femmes mais surtout avec un mélange d’habitués du Fort et de nouveaux. Cela a sans doute aidé à l’alchimie du groupe ?

On va se le dire, je commence à être un vieux routier, on n’est pas beaucoup à avoir enchainé les participations comme moi, j’ai de la chance.  Du coup, c’est vrai que je connais un peu les mécanismes, je sais comment ça marche. Je connais aussi certaines astuces sur quelques épreuves. Je ne vais pas tout dévoiler mais, cette année, sur le coffre-fort, il m’est arrivé un problème technique. Normalement, on est censé casser un mur à l’aide d’un marteau mais j’ai tapé tellement fort que le marteau est parti dedans, je n’avais donc plus rien pour casser les briques, ce qui était embêtant. Mais disons que, comme j’avais déjà vu l’épreuve, je savais à quoi m’attendre, je n’ai pas été surpris.

 

 

Quand les autres font des épreuves que j’ai déjà expérimentées, j’essaie de leur expliquer très vite les petites astuces que je peux connaitre.

On a tous beaucoup rigolé, même si Philippe Etchebest a été particulièrement sérieux. Avec lui, c’est « Cauchemar à Fort Boyard » J Quand on ratait une clé, c’était comme si on vivait le pire échec de notre vie. Il nous a mis la pression avant de commencer car on jouait pour son association. Il a demandé à toute la production de s’éloigner et nous a dit qu’il fallait tout casser. J’avais l’impression d’être un commis dans sa cuisine J

 

 

Justement, un mot sur l’association que vous défendez, « Les pompiers solidaires » ?

C’est une super association. Philippe fait un voyage par an avec eux. Ils vont partout dans le monde pour aider les gens qui en ont besoin, en leur apportant notamment de l’eau. On est content en tout cas d’avoir joué pour eux.

Vous verrez samedi si nous avons gagné et surtout si je n’ai pas revécu l’échec cataclysmique de l’année dernière où nous n’avions pas trouvé le mot code, ce qui avait été très dur à vivre.

Pour terminer, cette saison anniversaire est aussi l’occasion de prolonger la soirée en deuxième partie. Quels souvenirs en gardez-vous ?

On a fini de tourner très tard et, du coup, nous avons vu le Fort de nuit. C’était magnifique. On a fait des épreuves dans ce cadre et c’était une ambiance complètement différente. J’ai trouvé cela génial, j’espère que ce principe continuera l’année prochaine, même si ce ne seront plus les 30 ans. J’adorerais d’ailleurs évidemment être encore de la partie.

Merci beaucoup Alex pour vos réponses !

En ce moment, « Ménopauses », pièce que vous avez écrite et mise en scène, se joue au théâtre de la Madeleine.

A partir du 8 septembre, « Adri1 » reprend au Grand Point Virgule.

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Crys Nammour évoque son nouveau clip sur la chanson Une à Une !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Crys,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous venez de sortir votre nouveau titre, « Une à Une ». Comment le présenteriez-vous ?

C’est une chanson qui parle de l’emprise amoureuse. A première vue, elle a l’air d’être une chanson d’amour mais, en réalité, elle ne l’est pas. Parce que, justement, j’ai fait un clip qui en révèle le vrai sens, en l’occurrence l’état dans lequel j’étais au moment où j’ai écrit cette chanson, manipulée, sous emprise.

Quelles ambiances musicales et sonorités peut-on y retrouver ?

Ce sont des sonorités plutôt urbaines mais colorées. C’est ce que j’écoute et je voulais que ce titre me ressemble. J’ai eu la chance de grandir en Côte d’Ivoire, les sonorités Afro Beat me touchent de très près, leurs énergies me ressemblent et j’avais envie de les mettre dans ce titre.

Vous avez commencé à en parler, quelles ont été vos principales sources d’inspiration pour le développement de cette chanson ?

J’ai écrit cette chanson alors je vivais une histoire d’amour avec un garçon. A la base, j’avais fait une chanson d’amour, pour lui.

Mais avec un petit indice qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille à ce moment-là, à savoir que, lorsque l’on est amoureux, on ne se retrouve pas sans défense. On se retrouve plus fort en principe. Avec cet homme-là, je me retrouvais démuni, sans défense face à lui. Donc c’est bien plus tard que j’ai compris que, en réalité, j’avais écrit cette chanson dans un état qui n’était pas mon état normal mais celui d’une femme manipulée. Je voulais vraiment que le clip révèle le vrai sens de la chanson.

Dans ce titre, une femme invite un homme à rester proche d’elle, en réalité elle est complètement obsédée par lui. Petit à petit, elle lui ouvre son cœur et son être, barrière après barrière. Jusqu’à se retrouver mise à nue devant lui mais démunie, ne pouvant plus agir, sous son emprise totale.

 

 

Quels sont les principaux retours que vous avez pu avoir jusqu’à présent ?

C’est assez intéressant parce que, effectivement, lorsque j’ai posté la chanson avant le clip, tout le monde pensait que c’était un titre d’été, une chanson d’amour. Face au clip, les gens ont été, au début, surpris parce qu’ils s’attendaient à quelque chose au bord d’une plage, où tout va bien, en mode « big love ». Au final, après y avoir découvert le vrai sens de la chanson, les gens m’ont fait des retours extrêmement positifs. Beaucoup de personnes étaient vraiment touchées du fait que l’on parle de ce thème-là. Parce qu’elles l’ont vécu ou parce qu’elles connaissent des gens qui ont connu cette situation.

Tout le monde trouve le clip aussi très beau, très artistique. C’était d’ailleurs un vrai défi pour nous, nous l’avions tourné sans boite de production, j’ai un peu tout géré, c’est pour moi un beau succès, je suis ravie.

Vous avez aussi eu l’occasion de faire des plateaux télé, on peut notamment penser à votre live sur France 5 dans « C à Vous ». Cela montre que ce thème fait parler et que les médias ont envie de l’évoquer.

C’est un thème vraiment très important parce qu’il y a tellement de femmes qui sont dans cette situation mais qui ne le savent pas. Le problème est que, lorsque l’on est en couple avec un pervers narcissique ou sous l’emprise d’un homme, on a l’impression de n’avoir aucune porte de sortie. On croit que l’on va y rester toute notre vie ou que l’on va y rester tout court.

C’est aussi pour cela que j’ai voulu tourner le clip dans une prison circulaire, avec toutes ses portes qui emmènent en réalité vers des cellules et non pas vers l’extérieur. Le clip a été pensé dans les moindres détails pour essayer de faire ressortir la sensation d’emprise à l’intérieur de l’esprit d’une femme.

Vous évoquiez le tournage du clip, combien de temps a été nécessaire pour y parvenir ?

Nous avons travaillé très vite. Nous avons commencé à planifier le clip un mois environ avant le tournage, il a fallu ensuite réunir les équipes, trouver le danseur, Kefton. J’avais rencontré le réalisateur sur la comédie musicale « Jésus », c’est donc quelqu’un qui me suit et avec qui je vais certainement continuer à travailler très longtemps. Il nous a fallu aussi trouver la styliste, la maquilleuse, les costumes,… Ce fut beaucoup de travail.

Le tournage a eu lieu à Autun, une ville à quatre heures de Paris. La logistique a été encore un autre casse-tête. Nous sommes partis à 4h du matin pour ne revenir que le lendemain à 10h, sans s’arrêter. C’était assez éprouvant, d’autant plus que les conditions dans la prison étaient particulières. C’est une prison de meurtriers, il y a donc une ambiance un peu glauque. Mais, en même temps, le lieu est magnifique et c’est l’ambiance qu’il me fallait pour ma thématique. Tout le monde a donné en tout cas le meilleur de lui-même pour faire aboutir ce projet.

Nous avions aussi beaucoup répété avec Kefton car je ne suis vraiment pas une bonne danseuse. Il a été à l’écoute, il a créé aussi la chorégraphie. Je voulais quelque chose qui ne soit pas uniquement de la danse mais qui montre un rapport de force et de passion, un « Je t’aime, moi non plus » entre l’homme et la femme.

 

 

Quelle suite aimeriez-vous pouvoir donner à ce projet ?

Ce titre est le deuxième extrait de mon projet, après « On reprend là », une chanson très lumineuse, qui parle de la force de se relever suite aux épreuves. Elle a vocation à transmettre du courage à ceux qui l’écoutent. Quand j’écris, au final je m’écris souvent à moi-même, comme si je me parlais, un peu en mode thérapie. A travers mes chansons, je me dis ce que j’aurais aimé entendre autours de moi et que je ne trouve pas assez.

Ce projet est toujours dans cette même optique, ce sera un projet très positif, très lumineux, qui a pour but de communiquer un maximum d’amour à ceux qui l’écouteront. Il parlera aussi de sujets sensibles, il y a celui de « Une à Une », il y en a d’autres qui viendront sur les prochains singles, qui sont tout aussi sensibles. J’ai un titre qui s’appelle « Duck Face », qui va parler de la course à la perfection physique et de la réalité virtuelle sur les réseaux sociaux, de toute cette image que l’on construit de soi pour être aimé et récolter des followers mais qui, au final, nous rend tous malheureux.

Un autre titre, « Paradise », parle d’une autre forme de course, celle au succès dans la vie d’artiste. Quand on est sur scène, les gens ne voient souvent que les paillettes et le bonheur vrai d’être face à eux, mais ils oublient toute la souffrance qui accompagne la vie d’artiste. Notamment les moments de doute, les insomnies, tout cela est très dur. C’est un monde vraiment compliqué.

Dans « Mirage », mon projet, je voulais vraiment montrer que, derrière la lumière, il y a toujours une part d’ombre. C’est aussi d’elle que vient l’inspiration. C’est souvent dans la souffrance que l’on trouve les mots, en tout cas c’est elle qui me donne envie de m’exprimer et de me réconforter.

On enregistre pour le moment un EP de cinq chansons et j’espère que l’album en aura quatorze. Il est quasiment près mais je m’ouvre encore à d’autres collaborations en ce moment. Une sortie est espérée pour 2020. D’ici là, un showcase sera organisé. Je suis prête à casser la baraque, j’adore être sur scène et j’espère vous retrouver à la rentrée sur Paris et ailleurs ! J’ai hâte de pouvoir en faire plus encore.

Merci, Crys, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

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Stana Roumillac nous parle de son personnage dans Un Si Grand Soleil, sur France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Stana,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On peut vous retrouver sur France 2, dans la série à succès « Un Si Grand Soleil », où vous interprétez le rôle de Prune. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, quelles raisons expliquent la fidélité sans faille des téléspectateurs ?

Je pense que ça traduit un peu la vie au quotidien de différentes personnes et personnalités. Les gens se retrouvent énormément dans ces différentes tranches de vie et dans ces histoires. Il y a une véritable qualité, à tous les niveaux, que ce soit la mise en scène, la production, les acteurs. Il y a aussi un véritable attachement aux histoires, aux personnages.

Un an après le démarrage de ce programme, quel regard portez-vous à présent sur Prune ?

Pour l’instant, mon personnage est assez régulier. C’est une personne qui aime toujours autant son métier, qui est toujours dans l’empathie, qui a une relation de complicité assez importante avec son patron, Monsieur Bastide, joué par Jérémy Banster, qu’elle apprécie énormément. Il y a quelque chose d’enraciné dans leur complicité, au fur et à mesure du temps.

De près ou de loin, sur certains aspects de sa personnalité, vous retrouvez vous en elle ?

Oui, tout à fait. Le but aussi, lorsque l’on est comédien, est de ramener le personnage à soi, d’avoir sa propre vérité à travers son personnage. Pour être vrai, ce qui permet aux gens d’y croire et de s’attacher.

Pour la suite, aimeriez-vous pouvoir défendre des thèmes en particulier ?

Il y en a tellement. Pour l’instant, c’est un personnage qui est là et qui a plein de possibilités diverses. On peut tout faire, c’est tellement génial. Elle pourrait avoir une histoire compliquée de famille. Prune aurait pu avoir une vie cachée avant ou un passé familial lourd avec son père, qui la rattraperait. Elle serait alors obligée de se défendre pour sauver sa vie. Après, on reste une quotidienne, on parle de sujet familiaux, ce n’est pas non plus un thriller noir mais pourquoi pas…

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Affinez-vous votre méthodologie dans ce sens, au fur et à mesure du temps passé ?

Il faut être simple, efficace et quotidien. Comme le rythme de tournage est assez rapide avec beaucoup de contenu en peu de temps, il faut aller à l’essentiel, très rapidement. Au fur et à mesure du temps, j’ai pu affiner mon jeu dans ce sens-là.

Le cadre de tournage est aussi très sympathique, à Montpellier, dans des lieux très agréables.

Oui, c’est vrai. Pour l’instant, je suis encore en studio, je n’ai pas encore de vie en dehors de L Cosmétiques, je ne vois donc pas beaucoup Montpellier, à part dans ma vie personnelle. Je n’ai pas eu la chance d’apprécier les lieux magiques de la ville. Mais je la connais bien et tout le monde se régale. Même les regards des habitants sur les comédiens sont très gentils, très bienveillants, ils apprécient beaucoup la série. Ils ont, pour le coup, un regard plein de soleil, c’est le cas de le dire. J’ai donc hâte de pouvoir expérimenter les tournages en extérieur.

Nombreux sont les comédiens qui l’ont dit, vous êtes une vraie famille, avec une ambiance très sereine.

C’est un peu comme une partition de musique. Un bon morceau est aussi lié à sa tonalité, qui est, pour moi, un ensemble, entre le directeur de casting, la production, la mise en scène. Donc merci Joanna et merci à la chaine J. Tout le monde est génial, on s’entend tous bien, c’est super.

En parallèle, le film « Tourments d’amour » de Caroline Jules termine sa tournée des Festivals, avec de très nombreux prix remportés. Quel regard portez-vous sur cette aventure ?

Je suis très fière. C’est la deuxième réalisatrice guadeloupéenne à faire un film. La première avait été Mariette Mompierre, qui avait réalisé le film « Elza », dont j’avais eu le premier rôle. C’était d’ailleurs mon tout premier premier rôle. Je suis très heureuse de toutes ces aventures.

« Tourments d’amour » est un très beau film, la réalisatrice est partie quasiment de rien et, au final, elle a participé pendant près de deux ans à environ 80 Festivals, en remportant 51 prix. C’est magnifique, cela donne du courage à tous ceux qui ont envie de le faire.

Ce fut un plaisir, Stana, d’échanger avec vous !

On peut d'ailleurs vous suivre sur le lien suivant : 

https://www.instagram.com/stanaroumillac/?hl=fr

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Julien Masdoua évoque Enric, son personnage sur France 2, dans Un Si Grand Soleil !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julien,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On peut vous retrouver dans la quotidienne de France 2, « Un Si Grand Soleil », diffusée du lundi au vendredi à 20h 45. La série est très suivie des téléspectateurs, avec 3,5 millions de fidèles. Justement, vous qui faites partie de cette belle aventure, comment expliquez-vous ce chouette succès ?

Je pense que la première raison est le format, le type même du programme, à savoir la quotidienne. Le fait que les gens puissent suivre comme cela la vie de personnages tous les jours crée une proximité avec les téléspectateurs, qui est quasiment de l’ordre de la famille. Je ne me trompe pas en disant que la plupart des gens qui nous regardent assidûment nous voient plus souvent qu’ils ne voient leur propre famille.

L’horaire est adapté, généralement on est alors plutôt décontracté chez soi, dans une sphère familiale. On rentre vraiment dans l’intimité des gens.

Les sujets abordés dans ce programme, mis à part bien sûr le coté purement romanesque de certaines enquêtes policières ou le coté vraiment très romantique de certaines histoires d’amours, sont des thèmes sociaux de fond. En ce moment, en diffusion, on parle beaucoup du problème de la prostitution, de celui du trafic des êtres humains, on évoque la religion également. Ce sont des sujets dans lesquels les gens peuvent se reconnaître, des sujets auxquels on est confrontés. Tout le monde est concerné, personne ne peut y être insensible.

Ainsi, le mélange des deux, ce côté familial ainsi que la variété et la profondeur des sujets abordés, fait que ça devient quelque chose que l’on va suivre, j’espère et j’imagine, avec plaisir.

Vous interprétez le personnage d’Enric. A présent, quel regard portez-vous sur lui ?

J’ai la sensation d’avoir vu un vrai changement, un vrai bouleversement, dans la vie de ce personnage. Je ne parle pas des événements en eux-mêmes, je parle plus d’un bouleversement intérieur. C’est d’ailleurs très intéressant car, lorsque l’on interprète un personnage, on adore le nourrir de l’intérieur.

Je suis parti avec un rôle plein de convictions, plein d’assurance sur ce qui est bien, sur ce qui est mal, sur ce qu’il faut faire, sur ce qu’il ne faut pas faire. Il voyait le monde en noir et blanc, de façon manichéenne. Avec ce qu’il a vécu, avec ce à quoi il a été confronté, avec ce qu’il a pu découvrir sur lui-même, avec ce qui s’est passé dans son rapport avec les gens, notamment avec Julien Bastide, avec Inès, avec sa femme, il est passé au travers de péripéties qui lui ont appris que, finalement, peut-être ses convictions ne sont pas si inébranlables que ça, que, peut-être ses points de vue ne sont pas toujours si bons que ça, peut-être que certaines fois, il vaut mieux appréhender une situation en fonction de celle-ci et non pas en fonction de grands principes. Il a appris que tout n’est peut-être pas si simple dans la vie.

De près ou de loin, vous retrouvez-vous en lui ?

Oui, complètement. Je pense que le casting a été relativement bien fait sur cette série, on ressemble tous un petit peu à nos personnages. Depuis très jeune, j’ai eu besoin de me fixer des règles morales, des règles de vie. C’est vrai qu’une règle est théorique et, quand on la confronte à la pratique, souvent on a des surprises.

Il n’y a pas si longtemps encore, j’avais moi aussi des idées assez arrêtées sur certaines choses. La vie nous apprend que, dès fois, on a tort, que, dès fois, ce que l’on croit être des règles sont en fait des préjugés. Donc, oui, je me retrouve assez dans cette progression du personnage, je suis sûr que, à l’heure actuelle, j’ai encore des croyances ou des convictions qui, demain, me paraîtront peut-être ridicules.

Votre personnage a vécu, en un an à l’image, pas mal d’aventures. On pense notamment au décès qu’il a pu causer lors d’un accident de la route. Quelles avaient alors été vos sources d’inspiration pour interpréter avec autant d’émotions ces séquences ?

Malheureusement, j’ai une réponse très précise. Je dis malheureusement parce que c’est un peu tragique. Il se trouve que, quand j’ai tourné cette arche, je revenais d’un congé pendant lequel j’étais parti en vacances en Indonésie. Où je m’étais retrouvé coincé au moment des tremblements de terre qui ont été très meurtriers. J’étais en plein milieu de toute cette tragédie. J’avais vécu des choses assez dures, j’avais été confronté à la mort de plein de gens autour de moi, il avait fallu que je fasse des choix, que je me protège mais que, en même temps, j’essaie d’aider les autres.

Tout ce que l’on peut vivre comme foi, comme peur et comme moments de grâce dans la situation à interpréter avec mon personnage, je l’avais vécu quelques semaines avant d’avoir à tourner les séquences. D’ailleurs, la production avait été super, ils ont été très prévenants, ils m’ont suivi psychologiquement après ce drame, ils m’ont beaucoup soutenu, les réalisateurs étaient au courant de ce que j’avais vécu.

En même temps, j’avais échangé avec des collègues comédiens qui, eux aussi, par le passé, avaient vécu des choses difficiles. Ils m’ont tous dit qu’il ne fallait pas que j’ai peur d’utiliser ce que j’avais pu vivre et de m’en servir dans les scènes de cette arche. Quelqu’un avait eu une très belle phrase et m’avait dit : la meilleure façon de rendre hommage à ces gens que j’ai vu mourir devant moi est d’utiliser l’émotion qui avait alors pu naître pour la retranscrire dans mon travail. C’est vrai que cette phrase-là m’a beaucoup fait déculpabiliser. J’avais un peu de remord, j’avais un peu ce sentiment de ne pas avoir le droit de me servir de ce que j’avais vécu là-bas car c’était la vie d’autres personnes et, finalement, je me suis rendu compte que mon amie comédienne avait raison.

Le maquillage et le jeu avaient rendu la scène de l’accident très réaliste, c’était du coup très intense pour moi, j’avais eu l’impression de me retrouver quelques semaines plus tôt sur l’ile de Bali. C’était difficile à gérer mais j’ai le sentiment que, au final, les gens ont aimé la performance.

 

 

Pour la suite, aimeriez-vous pouvoir défendre d’autres thèmes encore au travers de votre personnage ?

Oh oui. J’ai tellement envie de faire de choses avec Enric. Pour l’instant, on a surtout vu de lui des remises en question. De grands principes ont été bousculés et il finit toujours plus ou moins par dire, à Inès, à Mo ou à Gary, qu’ils avaient raison et que lui avait été un peu crétin de penser le contraire. J’aimerais pouvoir développer chez lui le fait qu’il n’y a pas que des mauvaises choses dans les convictions, qu’il n’y a pas que des mauvaises choses non plus dans le fait d’avoir des règles de vie et d’être intègre.

Il me plairait de le voir aussi « avoir raison ». Ce serait bien que, dans une situation donnée, il se retrouve à nouveau face à des gens qui vont lui dire que ses convictions ne sont pas les bonnes mais que, au final, celles-ci fonctionnent. Pour montrer que, quelque fois, le fait d’avoir des règles de vie, d’avoir un avis tranché, peut être quelque chose de positif. J’aimerais pouvoir défendre un beau principe sur une arche, un principe de partage, d’altruisme, de courage.

Pour terminer, on le sait, le rythme de tournage est soutenu. Au fur et à mesure, affinez-vous votre méthodologie de préparation et de travail ?

Bien sûr, c’est un exercice très particulier, même quand on a une longue carrière derrière soi de téléfilms, de cinéma, de théâtre. La quotidienne est vraiment quelque chose à part, du fait du rythme que vous évoquiez. Donc, oui, il y a une méthode à adopter. Les nouveaux, aussi expérimentés soient-ils, sont toujours, au début, un peu paniqués par la vitesse à laquelle on tourne, par la rapidité à laquelle il faut apprendre les textes. Je leur dis souvent qu’il faut surtout ne pas viser ni une performance artistique, ni l’excellence. Dans une quotidienne, ce n’est pas cela l’idée, il faut en fait viser l’efficacité.

On raconte des histoires qui sont puissantes, il y a énormément de personnages, on passe d’une séquence à une autre, il faut donc que ce que l’on produise soit efficace. Il faut que le jeu le soit aussi, que l’on comprenne bien les intentions, que les personnages soient clairs. Une fois que cette efficacité est acquise, on peut alors revenir à une recherche d’excellence. Mais, avant tout, visons l’efficacité : le mieux est l’ennemi du bien.

Au niveau de ma méthodologie, ayant déjà tourné dans des quotidiennes, je connaissais le rythme de travail. Mais je ne l’avais jamais porté comme cela, sur un personnage récurrent, pendant si longtemps. Cette année, j’ai appris à passer d’une méthode de sprint à une méthode de course de fond. J’ai appris à économiser mon souffle pour travailler sur la longueur.

Ce fut un plaisir, Julien, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Rencontre avec Mathieu Alexandre (comédien dans Demain Nous Appartient sur TF1)

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mathieu,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

On peut vous retrouver sur TF1, à 19h 20, dans la série à succès « Demain Nous Appartient ». Qui vient de fêter son 500è épisode. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment en expliquez-vous son succès ?

Je pense que le feuilleton de TF1 est bien fait. Je trouve que, dans ce format-là, ça fonctionne vraiment bien. Je parle de « format » car je pense que c'est important de comparer les séries en fonction de cela. DNA est un feuilleton, qui  a un épisode par jour, cinq jours par semaine tout au long de l'année. C'est une production incroyable quand on y pense. Dans ce rythme effréné, chacun fait en sorte de sortir la meilleure qualité possible, le meilleur cadre, le meilleur son, la meilleure interprétation, la meilleure figuration, la meilleure mise en scène, le meilleur décor, le meilleur accessoire, le meilleur costume, raccord maquillage, coiffure, production, etc etc, je ressens très fort que chacune et chacun a envie de faire au mieux. Tourner autant par jour, avoir ce rythme si soutenu, travailler aussi rapidement, c’est un exercice quand même très particulier. Je sens cette énergie de bien faire et j’aime cela. C’est vraiment très important pour moi, je dirais même que cette implication est nécessaire et qu'elle reste ma motivation principale. Le fait que ces centaines de personnes font au mieux chaque jour pour sortir un épisode, doit se ressentir. Je pense que c'est ça qui fait que le feuilleton a autant de succès.

Vous y interprétez Tristan. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Comme je le disais, c’est un programme qui va vite, du coup, au début, je me suis dit qu’il fallait que je le rapproche le plus possible de moi. Donc de mes attitudes, de mes manières de faire des blagues, de ma manière de parler. Si on résume, Tristan ça reste Mathieu qui dit les phrases, et qui vit les situations que les scénaristes ont écrites pour Tristan. Je sais pas si c'est très clair :-).

Ça ne veut pas dire que je suis d'accord avec ce qu'il dit ou ce qu'il pense ; par exemple l’intrigue où ma mère arrive et couche avec plein d’hommes. Personnellement, je m’en moquerais, contrairement à mon personnage.

J’aime bien Tristan, c’est un bon gars, j’aime qu’il soit sympa, drôle, touchant. Même si, parfois, il peut être naïf, limite un peu… bêta (pour rester poli), ça me parle, car c’est un côté que je peux avoir dans la vie.

Vous avez eu l’occasion de défendre des thématiques singulières, notamment dans sa relation naissante avec une escorte. C’est aussi un choix fort, juste avant la grande messe du 20h, de la première chaine d’Europe de mettre en avant des sujets aussi lourds.

Oui effectivement j'ai eu à jouer avec Laura Mathieu une intrigue sur les amours d'une prostituée. Je ne pense pas que cela soit une thématique singulière, c'est assez vu dans le cinéma par exemple (on se souvient tous de Pretty Woman), mais cela dit, jouer dans le genre « comédie romantique », jouer l'amoureux, le gars gauche qui va découvrir le grand secret de son amour, a été un très grand plaisir pour moi. Outre le fait que ma partenaire est vraiment top, j'ai bien aimé les différentes références aux scènes mythiques de ce genre (Love actually par ex), et j'ai trouvé que les scénaristes et dialoguistes nous ont donné de belles choses à dire et à défendre. J’ai bien aimé cette intrigue, car ça pose des questions : est-elle obligée d’arrêter ce qu’elle fait pour être avec quelqu’un ? Est-ce que c’est dans la logique ? C’est un métier qui, pour elle, est respectable. Tristan l’incite à arrêter, elle, à l’inverse, n’a pas envie d’être dépendante de son compagnon. Parfois je croise des spectateurs qui me disent que cela lance des débats chez eux, et ça c'est très enthousiasmant.

Dans votre question vous dites que DNA arrive avant la grande messe du 20h, c'est vrai. DNA parle de sujets de société, parfois de sujets violents, parfois d'amour et d'amitié, parfois, effectivement de thématiques peu développées en fiction. C'est peut-être un choix fort de la part de la chaine que de parler de sujets, mais je ne sais pas si se sont « des sujets lourds », ou des sujets qui peuvent déranger certains avant le 20h. Je dis que je n'aime pas le mot « lourds » pour les sujets de DNA, parce que pour moi, les sujets lourds sont justement dans le 20h : les guerres, les atrocités du monde, les injustices, les abus de pouvoir etc etc. DNA reste une fiction. Alors oui, elle aborde des thématiques parfois dérangeantes et violentes, mais je me dis que cette violence n'atteindra jamais celle du 20h.

Pour la suite, à moyen terme, aimeriez-vous défendre encore d’autres thèmes au travers de votre personnage ?

Je n’ai pas d’envie particulière. Il y a trop de causes qui méritent d'être entendues. Je fais confiance aux auteurs. Je sais simplement que j’aimerais faire de la comédie. Il me plairait que ce genre soit plus mis en avant. Faire rire les gens est quelque chose qui me tient à cœur.

Vous évoquiez le rythme soutenu sur le plateau. Avec votre expérience grandissante, affinez-vous votre méthodologie de préparation ?

Cette série est un énorme stage d’acteur. Je n’avais jamais joué à la télévision, et ces deux années sur DNA m'ont permis d'acquérir des compétences et des techniques, comme se mettre plus facilement dans ses marques, ne pas avoir « peur » de la caméra, jouer en faisant attention au son, à la lumière. Je ne connaissais pas ces choses-là et, maintenant, je commence à maitriser quelques « techniques ».

Lorsque je reçois une scène, j’essaie de comprendre où elle me mène. J'essaye de faire en sorte que les mots de Tristan deviennent les miens. Avec le texte j'essaye de comprendre la logique de la pensée de Tristan, comment et pourquoi il passe d'une idée à l'autre, comment rendre tout cela le plus naturel possible. Dans l'idée j'ai envie qu'on se dise « le comédien vient d'inventer ce qu'il vient de dire, et il l'a inventé devant la caméra ». Ce n'est pas toujours évident car dans DNA les personnages s'expriment beaucoup, un peu plus que dans la vraie vie, alors il faut parfois batailler, et travailler pour rendre cela naturel. Mais c'est un chouette exercice.

En ce moment, je suis dans une réflexion, je me dis qu’il faudrait peut-être que je trouve un coach sur Paris pour m’aider, pour m’améliorer.

En parallèle de ce programme, vous écrivez aussi, vous montez sur scène régulièrement. Retrouvez-vous des complémentarités entre ces différents domaines ? Ou les considérez-vous comme autant de métiers différents ?

Je ne pense pas qu’il y ait des métiers différents, il y a simplement des techniques différentes. Effectivement, j’ai fait beaucoup de théâtre avant et, en arrivant sur DNA, comme je le disais, il m’a fallu surtout appréhender, techniquement, le bon positionnement et le bon regard. Le métier reste le même et c’est pour cela que je ne suis pas d’accord avec les personnes qui font une sorte de catalogage entre comédiens (de théâtre) et acteurs (d'image).

J’aime le théâtre, j’ai envie de continuer, et j'aime l'image, j'ai envie de continuer :-).  Ces arts sont complémentaires, jamais je ne quitterai ni l’un ni l’autre. J’ai très envie de faire du cinéma et même de réaliser (je réalise déjà des courts métrages). L’image me plaît énormément, devant et derrière la caméra.

Vous êtes un habitué du Festival d’Avignon et vous préparez déjà l’édition 2020. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le projet que vous y défendrez ?

Je travaille depuis très longtemps avec la compagnie Les Moutons Noirs, que j’aime beaucoup. C'est un groupe de personnes incroyables. Avec eux, nous montons une adaptation du « Titanic », avec notamment de la danse et du chant. Nous serons 12 ou 13 sur scène, ce sera drôle, burlesque mais pas que. Ça va être super. Je suis content de faire partie de ce projet.

Pour la suite, quelles sont vos envies artistiques ?

J’ai très envie de faire des films. Je suis en train d’écrire un long métrage de comédie, que je vais tourner, je l’espère, très vite.

Un court métrage est aussi prévu en septembre, sur le thème de l’enfance.

Et je réalise une web série Happy Baby disponible sur You tube.

Ce fut un plaisir, Mathieu, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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