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Leilani Lemmet nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Leilani,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

 

Vous serez à l'affiche à partir du 26 août prochain, à l'Essaion, d'un spectacle jeune public, « Alice au pays des miroirs ». Très simplement, comment décrire cette pièce? Quels thèmes y sont abordés ?

 

C'est une adaptation libre, évidemment, de « Alice au pays des merveilles ». On y retrouve un parcours initiatique d'Alice qui découvre des choses sur elle-même et sur le monde, en traversant ce dernier.

 

Dans cette version, on se penche plus sur la question de l'image. L'image que l'on peut renvoyer aux autres, l'amour de son image, pourquoi on s'intéresse à sa propre image. Ce sont des thèmes d'actualité car, avec les réseaux sociaux, chacun calcule son image. On a tous une vitrine maintenant. D'où le titre du spectacle, dans lequel Alice traverse ce questionnement. Elle se retrouve face à des personnages qui sont soit obnubilés par leur image, soit qui ont quelque chose à résoudre avec la notion d'image de soi et d'image que l'on renvoie aux autres.

 

Vous interpréterez trois de ces personnages. Qui sont-ils ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

Je vais interpréter la chenille, quelqu'un de très philosophe. Elle voit la vie de manière assez contemplative, elle observe, elle est stoïque. Elle est posée, sans émotion particulière, elle observe, elle constate. Lorsqu'elle rencontre Alice, elle la voit un peu comme une curiosité, elle échange avec elle des propos presque de réflexion. C'est un personnage très intéressant à jouer parce que cette distance et ce recul sur le monde ne sont pas de la froideur mais sont assez drôles. Ce personnage peut être surprenant, en total déséquilibre par rapport à Alice qui arrive un peu affolée, dans un monde qu'elle ne connaît pas. La chenille est un peu la représentation de la réflexion.

 

Ensuite, il y a Tweedledee. Dans le livre initial, des jumeaux se regardent en miroir. Sans trop en dévoiler, je joue l'un des deux et il y a clairement le questionnement de qui est le vrai et qui est le reflet. Qui est la véritable personne et qui est l'image ? Ce qui fait poser la question de jusqu'où est-on soi-même ? Et à partir de quand est-on simplement une image et une représentation de soi-même pour les autres  ?

 

Le dernier personnage est la reine. Elle est obnubilée par son image, elle représente le manque de confiance en soi et la peur de ne pas renvoyer la bonne image.

 

Ces personnages sont variés, avec des caractéristiques bien différentes. Justement, comment allez-vous aborder le fait de jouer successivement trois rôles aux registres différents ?

 

Je ne l'appréhende pas. Il y a une progression assez cohérente dans le spectacle qui fait que ces personnages amènent Alice jusqu'au bout de son chemin. Tout est assez logique, du coup je ne serai pas perdue. Surtout, c'est amusant de passer d'un personnage à un autre. Évidemment, il faudra se changer vite, en moins de cinq minutes. Rien que le fait de mettre le costume fera sortir du précédent personnage. Ce n'est donc pas une inquiétude.

 

De façon plus générale, selon vous, qu'est-ce qui va plaire dans ce spectacle aux petits et aux grands ?

 

Les chansons, l'humour notamment. Il y aura d'ailleurs des niveaux d'humour accessibles aux enfants et d'autres allusions plus à destination des adultes. C'est aussi un spectacle poétique, d'une part visuellement et d'autre part via son propos. Il y aura également de la vidéo, la scénographie sera en grande partie faite par ce biais. Cela permettra de changer facilement d'univers et contribuera au côté poétique du spectacle.

 

 

La distribution est alternante. En termes de préparation, qu'est-ce que cela change pour vous, comparativement à un spectacle plus traditionnel où vous êtes seule sur le rôle ?

 

On ne nous a pas demandé de faire exactement la même chose que notre partenaire, ce qui est intéressant. La direction est évidemment la même mais, après, une fois que les détails sont calés, chacun se les approprie, chacun s'approprie ses moments charnières, ces choses qu'il faut que le personnage ait, ses ruptures de rythme, d'intention et d'émotion aussi.

 

Effectivement, ces traits de caractère ne sont pas interprétés de la même façon, même si la direction est la même. Je n'ai pas encore vu ma doublure jouer, ce qui n'est pas le cas des autres, parce que c'est la metteur en scène. Du coup, ce sera la surprise, deux ou trois jours avant le début. Je vais découvrir sa façon de jouer.

 

A moins d'un mois de la première, dans quel état d'esprit êtes-vous pour le moment ?

 

De l'impatience de commencer à jouer et de voir les réactions.  Évidemment du trac parce que, même si nous nous sommes beaucoup amusés à travailler cela, tant que le public n'a pas découvert la chose, on ne sait pas ce que ça va donner ni comment ça va être pris. J'ai hâte en tout cas d'y être car c'est un spectacle assez riche je pense, avec de l'humour, de la poésie, de la musique. Avec plusieurs niveaux de lecture, pour les petits et les grands.

 

En conclusion, que dire pour définitivement inciter les lecteurs à venir voir le spectacle ?

 

C'est une adaptation qui est intéressante parce qu'elle se penche sur un sujet d'actualité, l'image de soi et ce que l'on en fait. Présenter cela dans un spectacle jeune public dans lequel les parents peuvent aussi s'amuser, le tout en musique, avec de la poésie et de l'humour, est plaisant.

 

Merci Leilani pour ce bel échange !

Publié dans Théâtre

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Aurore Klein évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit : Hervé Hauboldt

 

Bonjour Aurore,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous démarrerez au printemps prochain le tournage d'un long-métrage indépendant, aux Iles Canaries. Sans tout en dévoiler, quelle histoire y sera mise en avant  ?

 

« Les ruines de Tindaya » est un film qui raconte une histoire assez simple, de jeunes, plusieurs garçons et une amie, qui partent en vacances aux Iles Canaries, pour décompresser. Ils vont  rencontrer un soir, en rentrant à l'hôtel, deux jeunes filles qui tiennent une buvette dans le désert. Ils finiront par se retrouver prisonniers de celles-ci.

 

C'est un peu l'inverse de ce que l'on a l'habitude de voir. Ici, les femmes prennent les hommes en otage et vont dévoiler leur côté sombre, et ce sera aux personnages masculins de se tirer d'affaire. C'est un film de genre, aux ambiances particulières, mais toujours avec une touche d'humour décalé. Comme on peut le voir dans certains films de Tarantino, par exemple.

 

On y parle donc de la rivalité du féminin et du masculin dans la société, du fait qu'il y a une peur avec la montée du féminisme et la place de plus en plus grande prise par la femme dans une société encore très patriarcale. Ces thèmes sont abordés dans le film, sous une forme originale.

 

Comment présenteriez-vous votre personnage ? Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C'est un personnage féminin très fort en fait, très marqué. Alma est assez brute, accompagnée d'une fille plus jeune qu'elle.  Elles sont toutes les deux livrées à elles-mêmes, elles se sont élevées seules et n'ont pas de références masculines.

 

Elle est un peu l'amazone du film. Elle a un caractère bien trempé. Elle est violente, autoritaire et sûre d'elle. Mais on découvrira ses failles et son coeur, bien cachés sous sa carapace.

 

Plus généralement, selon vous, qu'est-ce qui va plaire et intéresser les futurs spectateurs du film ?

 

Le film de genre est particulier, ce registre a déjà son public. Je sais que le réalisateur et l'auteur sont vraiment fans.

 

Ensuite, l'idée est de faire aimer le film au grand public et donc d'instaurer des petites subtilités, dans le scénario, dans l'histoire, dans la façon dont ce sera raconté. Justement, ce sujet actuel du féminin et du masculin qui se retrouvent confrontés l'un à l'autre visera à toucher un maximum de personnes. Le côté fun aussi, en tout cas je l'espère !

 

Où en êtes-vous dans votre préparation personnelle  ?

 

J'ai déjà, en fait, une préparation physique assez importante puisque je suis une jeune femme qui va finalement avoir un rapport de force physique avec deux des personnages masculins. Il y a donc nécessairement un besoin d'exercice pour pouvoir faire des chorégraphies de corps à corps qui soient crédibles. Je pratique beaucoup de sport, régulièrement. Je fais aussi un travail sur des émotions extrêmes, la haine, et la tristesse au moment où le personnage va se retrouver blessé psychologiquement.

 

En parallèle, vous allez réaliser un court-métrage, dans lequel vous jouerez aussi. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

 

C'est l'histoire d'un de mes meilleurs amis, Alban Pauly, qui est scénariste, avec qui j'ai co-écrit ce programme. Il avait écrit un court-métrage en pensant à moi, et à force d'ajouter des idées et des nouveautés, nous avons décidé de le réécrire ensemble. Cela donna naissance à « Reviens ».

 

Nous serons tous les deux réalisateurs, je serai très présente dans la préparation et les castings, lui sera principalement présent au moment du tournage dans la direction d'acteurs. On prépare le tout ensemble et nous avons d'ailleurs trouvé notre premier rôle masculin. Nous sommes en train de finaliser le casting des seconds rôles.

 

Cette histoire va normalement prendre vie au tout début du printemps prochain.

 

Quelles ont été, à titre plus personnel, vos principales sources d'inspiration au moment de la réécriture ?

 

Nous étions en fait partis sur une histoire du couple. Un couple qui bat de l'aile, passe une étape difficile. Nous avons décidé de rajouter une passion commune qu'est l'escalade pour lier vraiment l'histoire et avoir une union, quelque chose qui puisse rassembler le couple. Cette passion a donné plus de dynamisme dans le scénario mais elle est aussi la source, dans l'histoire, d'un sujet sur lequel je ne peux en dire plus :)

 

Pour terminer, où en est le développement du projet ?

 

Nous avons déjà un compositeur pour la musique, et un chef opérateur et directeur de la photographie, tous deux très talentueux. Le casting des rôles secondaires est en cours. Nous avons également une boite de production qui soutient le projet, qui va démarcher dautres boites pour chercher des fonds, afin de produire le court-métrage.

 

Nous tournerons dans le Sud, en région Paca et nous avons bien l'intention de mettre en valeur cette magnifique région !

 

Ce fut une joie, Aurore, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Fort Boyard : Nathalie Simon évoque sa nouvelle participation !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Nathalie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

Vous serez ce samedi soir une nouvelle fois candidate à « Fort Boyard ». Très simplement, quelles raisons vous ont poussée à repartir à l’aventure ?

Quand Gregory Mallet m’a demandé de faire partie de l’équipe pour l’association Naevus 2000, je n’ai pas hésité. J’ai défendu leurs couleurs sur l’émission « Première compagnie » et jouer avec les camarades marseillais du Cercle des nageurs me faisait très plaisir.

Quels souvenirs gardez-vous de vos précédents passages ? Quelle épreuve vous a le plus marquée ?

La première fois, il y a super longtemps, en 94, je crois j’étais dans une découverte de ce lieu et incroyable et historique et un peu magique.

Je jouais avec d’autres animateurs et Cendrine Dominguez était l’animatrice, nous sommes restées très proches mais cela a marqué le début de notre amitié. Puis, une année, j’ai dormi au fort avec Cyril Hanouna dans des pyjamas en pilou pilou et j’avoue que c’était assez inquiétant de dormir là-bas.

Vous allez peut être rire mais, pour moi, le meilleur moment est quand on arrive en bateau, qu’on aperçoit le fort et qu’on nous hisse dans la nacelle. L’aventure commence la !

En attendez-vous une tout particulièrement cette année ?

Cette année, je crains que l’on ne me refasse faire l’épreuve du vélo en haut du fort. Comme depuis 2 ans, à chaque chute rapide, on se moque et on dit faire une « Nathalie Simon », j’aimerais bien remettre l’église au centre du village, ha ha. Mais, en même temps, je la redoute car elle me semble impossible à réaliser.

 

 

Comment décririez-vous l’esprit du Fort ? Plus généralement, que représente cette émission pour vous ?

Tous ceux qui savent que je vais le faire me disent que j’ai « trop de chance » ... C’est vrai qu’on entre dans un monde imaginaire et que c’est très chouette de se laisser faire, et puis Olivier est le garçon le plus sympa, le plus courtois, le plus élégant que je connaisse dans ce métier. Alors oui, pur plaisir.

Quelles sont les clés, selon vous, pour être une bonne candidate ?

L’esprit d’équipe et ne pas avoir peur du ridicule. En fait il faut retrouver son âme d’enfant.

Vous serez entourée de grands champions français de natation. Quels sentiments cela vous procure-t-il ?

Je suis très heureuse de partager ce moment avec eux. Je les adore, on se voit souvent à Marseille et ils ont un super esprit !!

 

 

Un mot sur l’association que vous allez défendre ?

Naevus 2000 est une association qui vient en aide aux enfants qui souffrent de Naevus géant et qui apporte également du soutien à leurs familles. Soutien moral informatif et financier car ces grains de beautés géant qui peuvent couvrir 90 % du corps nécessitent des greffes de peau chères et douloureuses. Il faut savoir que, souvent, elles ne sont pas remboursées par la sécu.

Pour terminer, comment définitivement inciter nos lecteurs à suivre l’émission ?

Si vous aimez les champions, leur état d’esprit et que vous avez envie de vous amuser en famille, mettez la 2 samedi soir!!! Vous n’êtes pas à l’abri de quelques surprises… 

Merci Nathalie pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Gémi Diallo évoque ses projets et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit Photo: Candice Nechitch

 

Bonjour Gémi,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous avez participé, en janvier dernier, au tournage d'un court-métrage qui part actuellement dans les Festivals. Comment le présenter ? Sans tout en dévoiler, quelle histoire y est racontée ?

 

Le court-métrage,  « Le bout de la piste » , de Sophie Thouvenin, produit par Takami Productions, a été tourné à Armentières. C'est l'histoire de quatre coureurs de demi-fond (800m), qui viennent en France dans le but d'être sélectionnés dans une équipe française pour rester en France et fuir leurs pays. J'incarne Lala, le personnage principal.  

 

Selon vous, qu'est-ce qui peut plaire aux spectateurs dans ce court-métrage ?

 

Sil y a des fans de sport, cest le moment ! Cest un film qui mélange poésie et détermination. On y voit une persévérance face à des choix, des choix que chacun dentre nous a à faire au cours de sa vie, peu importe le domaine.

 

Quelle suite aimeriez-vous donner à cette aventure artistique  ?

 

Beaucoup ont dit vouloir connaître la suite. Eh bien non, dommage, cest un court-métrage «aha». Mais il faut savoir que lorsquon tourne un film, pour ma part, c'est un moment, une période, avec des personnes, des personnages. C'est une histoire qui est racontée et il  y a une fin à tout ça quil faut accepter. Après, on passe à autre chose, à dautres projets, dautres aventures. Moi-aussi, je serai curieuse de la suite mais je laisse la place au spectateur. C'est à lui maintenant de se limaginer, de se limprégner et de continuer de rêver... ou pas.

 

En parallèle, vous allez, cet été, co- réaliser un court-métrage. Quel en sera le contenu ?

 

Je travaille dessus depuis deux ans, avec mon amie Julia Hamang, qui est réalisatrice et scénariste sur ce projet. Nous venons de faire une collecte Ulule où nous avons réussi à obtenir plus de fonds qu'espérés. Ce qui va nous permettre de partir à l'aventure pour tourner « La Maison » dans de bonnes conditions.

 

C'est l'histoire de deux soeurs, Camille et Ada qui vivent coupées du monde extérieur depuis des années, et désormais seules, suite à la mort de leur père, elles vont devoir reconstruire l'équilibre familial afin de préserver leur mode de vie. 

 

Alors que les choses semblent avoir repris leur cours, les aspirations des deux soeurs divergent de plus en plus. Elles doivent faire face à ce nouveau champ de liberté et prendre une décision : partir ou rester.

 

Où en êtes-vous dans le développement de ce projet ?

 

Le scénario est terminé, l'équipe est constituée, les rôles sont distribués: Morgane Pommier dans le rôle dAda, Omar Meftah dans le rôle de David, jinterprète le rôle de Camille. Et le lieu est lui aussi choisi, dans le Sud de la France, en pleine nature.

 

En parallèle de ces beaux projets, quelles sont vos envies pour la suite ?

 

Voyager et encore voyager, me former encore plus. Pour linstant je me concentre sur ce projet de court-métrage « La Maison », jai également en parallèle une web-série en cours de création : « Au Nom de mon père », créée par lassociation Afroduction. L'épisode pilote que nous avons tourné fin octobre 2017 a été sélectionné dans quelques festivals Américains. Je vais suivre ça de près.

 

Mes envies seraient de continuer à travailler sur des projets qui me passionnent, que ce soit dans lart comme le cinéma, le théâtre, la danse mais aussi dans le milieu associatif & Humanitaire.

 

Pour terminer, quel regard portez-vous sur la diversité dans le cinéma français actuel ?

 

Je n'aime pas trop ce terme « issus de la diversité », Nous sommes tous des êtres humains vivant sur une même planète, essayant de vivre chaque jour au mieux. Alors, oui, nous sommes différents et ces différences devraient nous servir dans la créativité. De ce que jai vu du cinéma français, si nous prenons les longs-métrages, les personnes ‘’issues de la diversité’’ restent cantonnées aux mêmes rôles, faire rire, violentes, délinquantes etc. Pourquoi ne pas montrer une famille asiatique ou africaine dans un thriller, du moins dans quelque chose de nouveau, sans que les origines soient le sujet principal. Avec le film « Carnivores » de Yannick Renier et Jérémie Renier, on y est parfaitement.

 

Je pense donc que l'on y arrive petit à petit, il y a une belle évolution, lente mais présente. Quand je rencontre des acteurs, actrices, réal etc, de ma génération, je sens qu'ils ont envie de faire bouger les choses, ce qui est extrêmement motivant. Jaimerais voir de tout dans le cinéma français, comme lorsque je vais dehors et que je prends le métro parisien. En tant que comédienne, je pense quil est dun devoir aussi de montrer, d'informer, de toucher, pour que les personnes se rendent compte, c'est comme ça que les choses vont bouger et évoluer. On va bouger le cinéma français:)

 

Ce fut un plaisir, Gémi, d'échanger avec vous  !

 

Publié dans Télévision, Théâtre

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Audrey Ferin nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Audrey,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous démarrerez à la rentrée prochaine le tournage d'un long métrage algérien, « Taxi Rouge ». Très simplement, comment présenteriez-vous ce film ? Quelle histoire y sera racontée ? Quels thèmes y seront abordés ?

C'est un film policier algérien, réalisé par Idir Saoudi, qui avait déjà fait plusieurs longs métrages, notamment « Braquage à l'algérienne ». Je joue Tita, une jeune fille qui va se faire enlever. Un jour, elle rentre tout bêtement dans un taxi mais plus personne ne va la retrouver.

Je vais garder un peu le suspense, c'est un kidnapping mais ce film est, au final, sur le thème de l'amour, un peu sous toutes ses formes. On peut se demander jusqu'où nous emmène l'amour et même jusqu'à quelle folie il peut faire basculer certaines personnes au psychisme fragile.

Qui est Tita ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C'est une jeune fille équilibrée, bien dans sa peau, qui a une vie très rangée, pas du tout dissolue. Cet événement qui surgit dans sa vie est alors très surprenant.

Selon vous, qu'est-ce qui plaira aux spectateurs qui viendront voir le film ? Par quoi vont-ils être attirés ?

Je pense que c'est un mélange d'action et d'amour, mais pas au sens premier d'une histoire d'amour comme on peut l'entendre à la « Roméo et Juliette ». C’est sur le thème de l’amour dans un sens large.

Nous sommes à deux mois environ du début du tournage. Comment abordez-vous la préparation de l'interprétation de votre personnage ?

C'est une partie que j'adore. J'utilise beaucoup de techniques mais j'ai besoin de réfléchir au personnage, de l'imaginer, mentalement et physiquement, d'imaginer son passé, sa vie. Cela me permet de rentrer dans le personnage et de créer une réalité.

Quelles sont vos sources d'inspiration pour y arriver ?

Elles ont plusieurs origines. Cela peut être des gens que j'ai connus, des gens que je connais, des gens que j'imagine, des parties de moi et de ma personnalité. Je fais un petit mix dans ma tête et je prends ce qui m'inspire. Je vais à l'instinct et au feeling. Je m'inspire aussi du désir du réalisateur et de ce que lui-même imagine, c'est très important.

Il y a, après, une partie qui est très personnelle. Car, pour pouvoir m'approprier le personnage, j'ai besoin d'être dans une véracité. Pour, à partir de ce que souhaite le réalisateur, le mêler à mes propres désirs. Le but étant que ça soit le plus réaliste possible, c'est ce qu'il y a de plus important.

 

 

A la rentrée, on pourra vous retrouver en animation, sur Youtube dans un premier temps, en public également pour la finale, d'un concours de mannequinat. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

Effectivement, en parallèle, en France cette fois-ci, je vais animer un concours de mannequinat sous forme de télé-réalité show. Ce qui est très à la mode aux États-Unis en ce moment. Ce sont des jeunes filles qui rêvent d'une carrière de mannequin professionnelle. L'idée est de les suivre, de suivre la sélection, de suivre leurs désirs, leurs envies, leurs parcours, jusqu'au concours final qui aura lieu dans une salle parisienne. A l'aide d'un jury sera nommée la gagnante.

Je présenterai l'ensemble des épisodes de ce show.

Comment vous y préparez-vous ? Car c'est un exercice sans doute bien différent du long-métrage dont nous venons de parler.

Oui, totalement. Moi-même, j'ai fait pas mal de photos, c'est donc un monde que je connais. Cela me fait plaisir, quelque part, de baigner la dedans.

Ce sont toujours des relations humaines, les caméras ne tourneront pas tout le temps, ce sera toujours agréable, entre deux prises, de découvrir les personnes, de comprendre leurs aspirations. Ce qui me permettra de mieux cerner leurs désirs et de capter pourquoi elles choisissent ce chemin de vie au lieu d'un autre.

Quelle petite touche plus personnelle souhaitez-vous apporter dans la présentation de ce show ?

Mon expérience en tant que modèle, c'est important. On comprend toujours mieux les autres quand on est passée par là. Cela va me faciliter les contacts et l'explication de l'émission.

Ce fut un plaisir, Audrey, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Laure Le Rouzic évoque ses parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laure,

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes et aux différentes expériences artistiques. Si l'on revient à la genèse, qu'est-ce qui vous a donné l'envie de faire ce métier ?

Mon parcours est atypique. J'avais fait deux à trois ans de théâtre au lycée, j'avais beaucoup aimé. Quand j’étais petite, je disais à ma famille que je voulais être star et j’ai joué la comédie très jeune, dès 2 ou 3 ans. En m’inventant des personnages, des mimiques, on m’appelait bille de clown. J’adore observer les gens, leur façon de parler, de se mouvoir, de se regarder. On n’a pas réellement besoin de parler pour comprendre quelqu’un.

Mais je viens d'une famille où il faut plutôt faire des études, avoir un métier plutôt stable. Le métier d’actrice me paraissait alors illusoire, je suis du coup rentrée en classes préparatoires HEC. Ensuite, j'ai intégré une école de commerce à Bordeaux, option finance, pour faire plaisir à ma famille et assurer mes arrières. Quand on se lance dans une voie, on avance, le temps va très vite et on se rend compte plus tard que quatre à cinq ans se sont passés, sans que l'on soit sur le bon chemin. Ce fut mon cas, j'y reviendrai.

Après mon école, j'ai vécu au Mexique, en Australie, je suis rentrée en Bretagne chez moi avant de rejoindre Paris, où je suis rentrée dans la promotion immobilière. Au bout de trois ans et demi, j'ai fait un burn out, me rendant compte que je n'étais pas du tout à ma place. Je ne rentre pas dans le moule de la culture d'entreprise. Je mettais beaucoup de drame et de comédue dans ma privée et, à un moment donné, je me suis dit que j'aurais dû faire l'inverse. Pour mettre toute l’énergie dans le théâtre.

Je suis du coup partie six mois faire le tour de l'Amérique du Sud en sac à dos et, lorsque je suis revenue, j'ai intégré l'école des Enfants Terribles.

Qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien à présent ?

Je pense que c'est très compliqué à décrire. Cela me permet d'avoir la multitude de vies que je n'aurais jamais. Je suis quelqu'un qui a énormément peur du quotidien, j'aimerais faire énormément de choses, j'ai beaucoup de mal à m'encrer dans un pays, dans une situation. J'aimerais voyager, découvrir plein d'endroits, réaliser plein de métiers et être plein de personnes différentes. Je pense que le théâtre ainsi que le cinéma permettent de concrétiser cela. Dans la vie, quand on te dit ‘tu joues un rôle », c’est très négatif, sur scène ou derrière la caméra, c’est ce qu’on vous demande et c’est cela qui me plaît…. De ne pas être jugée pour ce que je sais faire.

Je suis quelqu'un de très angoissée, mon cerveau est H 24 en ébullition mais ce sont les seuls moments où je ne pense à rien d'autre. Je suis alors dans l'instant présent, j'oublie le reste. C’est peut-être à ce moment-là que je sais qui je suis et que je me dis que, là, je ne joue plus ce rôle, ce qui est paradoxal.  

Parmi toutes vos expériences, l'une vous aurait-elle plus marquée que toutes les autres ?

Je dirais le premier projet théâtre que j'ai fait, « E-génération ». On l'a monté en dernière année de l'école. Nous avons eu la grande chance d'avoir comme metteur en scène Jean-Christophe Dollé, un génie. Il est dingue d'inventivité, de créativité, il est hyper humain.

 

 

La première année de théâtre a été compliquée pour moi, je venais de tout abandonner, je revenais à peine en France, je n'avais plus la même situation financière. J'ai beaucoup dû évoluer au niveau des qualités humaines que je n'avais pas forcément. Le théâtre nous apprend à ne pas se juger, à ne pas juger les autres, à ne surtout pas attendre un résultat. Le contraire de ce dans quoi j'avais baigné. J'ai donc dû revoir tout à l'inverse, cela n'a pas été simple. Ce metteur en scène m'a beaucoup aidé, il fait grandir ses comédiens.

Nous avons monté ce spectacle, qui a eu tellement de bon retours que nous l'avons emmené par deux fois au Festival d'Avignon.

Vous êtes présente sur différents supports, théâtre et image notamment. L'un vous attire-t-il plus encore ? Ou est-ce leur complémentarité qui vous plaît ?

Certains disent que c'est le même métier, à l'inverse je pense que ce sont deux métiers totalement différents. Certains acteurs de cinéma ne pourront jamais faire de théâtre et inversement. En ce moment, je l'avoue, je suis plus attirée par l'image. Surtout de par ma série où l'on fait tout nous-mêmes, il y a une facilité d'exécution car nous sommes justes avec notre appareil. Dès que l'on a une idée, on peut se mettre à filmer, on voit très rapidement le résultat de ce que l'on a fait.

J'ai une grosse voix, énormément de mimiques, je peux être très maniérée, tout se lit sur mon visage. Au cinéma, comme je suis trop, je dois me canaliser, restreindre mon jeu et qui je suis. C'est ce qui m'intéresse.

Le théâtre est violent comme émotion, on est devant 500 personnes, il y a une énergie qui est palpable, on est vraiment en direct avec les gens. C'est totalement un autre métier, il n'y a pas de filet de sécurité. Des énergies se dégagent, que les gens renvoient. Les publics changent, certains pudiques, d'autres au contraire très extravertis. C'est fort, mais ça peut aussi être angoissant.

Justement, quelles sensations et sentiments prédominent en vous juste avant de monter sur scène ?

Je suis quelqu'un de très angoissée. Mais il n'y a pas le choix, il faut surmonter cela. Cela m'apprend à me dompter. A l'inverse, il m'arrive de ne pas être stressée, sans que je ne sache vous expliquer pourquoi.

 

 

Sur un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation ?

J'ai peu d'expérience mais je suis moins angoissée. Parce qu'il y a ce filet de sécurité qui existe, la prise peut être refaite. Je pense qu'un réalisateur peut beaucoup jouer sur cela avec ses comédiens. Sur une scène un peu dure, plus la personne est fatiguée, plus émotionnellement parlant, quelque chose va se dégager. On peut donc vraiment travailler avec le comédien là-dessus, ce qui est très intéressant.

Plus généralement, quels sont vos actualités et projets artistiques du moment ?

Je travaille sur la série « Lourdeur » depuis un an. Nous voulions monter une pièce de théâtre mais nous n'avons pas trouvé de metteur en scène. Cela nous a alors incités à développer le programme par nous-mêmes. Nous allons l'envoyer à un Festival.  Sur Instagram, cela commence à bien fonctionner aussi, quelques semaines seulement après son lancement. Cette année, je vais vraiment me consacrer à son développement pour essayer, pourquoi pas, de le vendre à une production.

J'adorerais faire, en parallèle, un long-métrage.  Ce serait super. Mais ce n'est pas ma prétention du moment. N'importe quel rôle me tenterait, même si j'aurais plus de facilité dans le comique, de part ce que je suis dans la vie. Mais je suis attirée aussi par le drame, il y a quelque chose, je trouve, de très beau dans la tristesse et les pleurs. J'ai aussi d'autres aspirations, en parallèle de l'acting.

 

Merci Laure pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Mégane Chalard évoque sa belle actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Le Daron Photographe

 

Bonjour Mégane,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, en alternance, au théâtre des Blancs Manteaux et à Genève, ses pièces « Les parents viennent de Mars, les enfants du McDo », version chez papa et version chez maman. A titre personnel, comment présenteriez-vous ces deux spectacles  ?

 

Eh bien, ce sont deux pièces autour de la famille !

Deux enfants dont les parents se sont séparés se retrouvent tour à tour « chez papa », puis « chez maman ». A l’origine c’était uniquement la version « Chez papa », et devant le succès de la pièce un deuxième opus, « Chez Maman », a été créé.

 

L’auteur et metteur en scène, Rodolphe Le Corre, a écrit des tranches de vie quotidienne avec des enfants pas toujours sages, des ados en pleine mutation et des parents qui se débrouillent.. comme ils peuvent !


Le plus important dans cette « comédie familiale », je crois, c’est que tout le monde peut s’identifier. On a tous été enfants dans notre vie, certains sont devenus parents maintenant, on retrouve donc facilement des situations que l’on a déjà vécues.

 

2/ Quels thèmes sont abordés dans ces deux spectacles ?

 

On y dévoile avec humour l’histoire d’un père de famille - ou d’une mère, selon la version - célibataire et qui élève seul ses deux enfants : Lulu (Lucien), le garçon et Lélé (Léa), la fille. Au fur et à mesure, on voit l'évolution des enfants mais aussi du parent, en leur présence, jusqu'à ce qu’il soit… totalement dépassé par eux !

 

3/ Comment décririez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C'est une chipie ! Une petite fille pas du tout modèle, à l’opposé d’ailleurs de ce que j’étais enfant. Du coup, c'est bien, je peux faire sur scène toutes les bêtises que je n'ai jamais pu faire avant.


Mais attention ce n'est pas une peste, simplement une petite fille qui sait ce qu’elle veut. Ado, elle essaie de suivre les tendances, comme c’est souvent le cas dans la société. Le curseur est juste un peu poussé pour pouvoir donner cette note comique.

 

4/ Quelles ont été vos sources d'inspiration pour votre interprétation ? Vous êtes-vous remémorée vos souvenirs personnels ? Avez-vous cherché à imiter vos prédécesseurs et alternants ?

 

Je dirais que c'est un mélange de tout ça. Au départ, je suis partie de mon expérience personnelle puisque l’on part toujours de soi. Puis, je me suis inspirée de ce que faisaient celles qui m'ont précédée dans ce rôle puisqu’elles ont fait un travail formidable sur cette pièce. Il ne s’agit évidemment pas de copier, chaque comédienne apporte sa propre couleur à ce personnage.

 

5/ Vous avez alterné ces mêmes spectacles entre Paris et Genève. Ce sont deux villes et deux pays différents. Sur le ton, le rythme notamment, apportez-vous des modifications selon le lieu ? Les publics sont-ils les mêmes ?

 

Il y a des modifications à apporter par rapport à la taille du plateau. La salle de la Comédie de la Gare à Genève est plus grande, forcément le jeu va être un peu plus grand aussi et les déplacements modifiés. Le porté de voix est différent également. Alors qu’aux Blancs Manteaux, comme c'est une petite salle, c'est peut-être plus intimiste… Donc le jeu diffère.

Pour le public, cela ne change pas. Tout dépend peut-être du nombre d’enfants présents dans la salle, ils ont tendance à être plus expansifs !

 

6/ Le fait d’enchaîner ces deux spectacles est-il un exercice facile pour vous, auquel vous êtes rodée ?

 

Pour enchaîner la version "Chez Papa" et la version "Chez Maman", cela demande une bonne énergie !


Ce qui est très agréable aussi, c’est que ce ne sont pas les mêmes spectacles. Certes, on reste dans le même univers comique, avec les mêmes personnages, mais l’histoire et les situations diffèrent, donc le renouvellement est total à chaque fois.

 

7/ En parallèle, quelles sont vos autres envies artistiques à court et moyen termes ?

 

Ça serait de jouer en anglais, plutôt pour la caméra. Maintenant, je pense que j'ai plutôt un bon niveau d'anglais, suite à mon voyage aux États-Unis l'été dernier. Traverser les USA toute seule en sac à dos pendant deux mois et demi, de San Francisco à New-York, m'a beaucoup aidée dans ce sens. J'ai été totalement immergée.

 

J’aimerais participer à davantage de projets de film. Certains se dessinent pour les mois qui viennent… D'autres pistes pour des pièces de théâtre commencent à pointer le bout de leur nez aussi. Et je suis également modèle photos : on était dernièrement en shooting pour le lancement de bijoux à cheveux en plume de la marque Tara Wusten dont je suis l'égérie.

 

 

Merci Mégane pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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Laurène Renaut évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Philippe Denis

 

Bonjour Laurène,

 

C'est une réelle joie d'effectuer cet entretien en votre compagnie.

 

Vous êtes, depuis novembre 2017, en alternance sur la scène du théâtre Le Passage vers les Étoiles, dans la pièce à succès « Mariage à ranger ». Pour commencer, de votre propre regard, comment présenteriez-vous ce spectacle ? Quels thèmes y sont abordés ?

 

Je dirais que c’est une comédie moderne, assez décomplexée, qui s'inscrit à la fois dans la plus grande tradition du boulevard avec des thèmes classiques comme les rapports amoureux ou les trahisons sur fond d’amalgames et quiproquos en tous genres mais qui déjoue aussi certains codes.

 

Et c’est là que je trouve cette pièce très intéressante pour les thématiques assez originales qu’elle aborde, celles des traditions religieuses, la question de la virginité, et plus largement la confrontation des origines et des cultures. En fait, on y fait jouer des acteurs de toutes origines pour s'adresser à un large public et je trouve ça super de pouvoir rire sans tabou ni parti pris, de façon bon enfant, sur ces sujets-là aussi.

 

Qui est votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

Je joue la copine du meilleur ami de Karim, le personnage principal, d’origine marocaine. Lui est un coureur de jupons invétéré qui, pour faire plaisir à sa grand-mère mourante, va se marier avec une jeune femme, Leila, qu'il a choisi sur catalogue. C'est donc un mariage arrangé, sauf qu'il est loin d’être au bout de ses surprises car ce n'est pas vraiment la princesse qu'il attendait !

 

Crédit photo : Philippe Denis

 

Quant à mon personnage, Vanessa, c’est une femme un peu acariâtre et pincée. Assez désagréable, et complètement maniaque de prime-abord, j'essaie d'aller chercher ce qui peut la rendre sympathique et touchante dans son côté rigide, un peu à principes que je trouve très drôle. Au fond, je veux penser qu’elle est moins intolérante qu'elle peut le laisser paraître.

 

Vous êtes, nous le disions, en alternance à trois comédiennes sur ce rôle. Justement, quelle complémentarité essayez-vous d'avoir et, à l'inverse, quelle touche plus personnelle donnez-vous dans votre interprétation ?

 

C'est une question très intéressante, on ne se la pose pas vraiment car on ne cherche pas à se comparer avec Vanessa Dieu et Johanna Berrebi, qui sont en alternance sur ce rôle aussi, mais je trouve qu’on forme un bon trio. Je dirais que le dénominateur commun serait une personnalité bien trempée liée au rôle qu’on joue et puis après on apporte chacune une touche personnelle avec ce que l'on est, évidemment.

 

Peut-être que Vanessa se distingue par son franc-parler, sa spontanéité et son bagou assez décoiffant, Johanna par son autorité et je vais peut-être plus jouer du côté de la bourgeoise un peu intransigeante mais à failles. En tout cas, j’imagine que ça doit être intéressant de voir la pièce plusieurs fois avec des équipes très différentes et qui font résonner le texte autrement.

 

La pièce est à l'affiche depuis près de quatre ans. Après vos 65 représentations mais aussi selon les retours que le public a pu vous faire, comment expliquez-vous ce beau succès ?

 

Pour moi, la principale force de cette pièce, c’est son rythme, un rythme endiablé ! L'écriture est extrêmement enlevée, la mise en scène est dynamique et l'énergie des acteurs contribue à nourrir ce rythme. Le tout, porté par une équipe assez soudée, sur scène comme hors-scène, et j'espère vraiment que cette cohésion transparaît pendant les représentations.

 

Au-delà de ça, c’est vrai qu’en une heure dix, il y a, mine de rien, énormément d'actions et de rebondissements, beaucoup de punchlines à la minute. Et c'est peut-être ça le coup de génie de Samir Talhaoui et de l'ensemble de l'équipe. J'en profite d’ailleurs pour le remercier de m'avoir fait confiance.

 

En parallèle, vous venez d'achever trois ans d'une autre aventure théâtrale. Quels souvenirs gardez-vous de cette pièce ?

 

Oui c'est une belle aventure avec « L’Échange » de Claudel qui s'est clôturée fin juin sur deux représentations au Festival d’Angaïs, à côté de Pau. Une vraie tragédie cette fois et une pièce en vers libres, une langue poétique donc, un peu étrange et ardue de prime abord qu’on a cherché à rendre vivante et accessible. Et une langue qui laisse finalement pas mal de libertés à l'acteur dans ses contraintes qui sont un vrai support de jeu.

 

C’est vrai que c’est une page qui se tourne… Nous nous étions rencontrés aux Cours Florent avec Léa Borenfreund, Joseph Briaud et Alexandre Houy-Boucheny puis un an après avec Jean Dubarry qui a repris le rôle de Louis Laine. En cours d’études, on avait décidé de monter cette pièce « coup de cœur » pour la jouer à Avignon, il y a deux ans, avant d’enchaîner une saison au Guichet Montparnasse l'année dernière. C'était magnifique d'aller explorer un auteur comme Claudel, peu monté aujourd’hui, alors que la pièce évoque plein de thématiques contemporaines comme le rapport à la liberté, le désir qui se heurte à la raison, l’appât du gain et la place de l’amour dans un monde dominé par des valeurs matérielles.

 

Crédit photo : Philippe Denis

 

J'y interprétais le rôle de Lechy, une actrice machiavélique, alcoolique, en perpétuelle représentation dont le désespoir va jusqu'à la folie meurtrière. Ce personnage multi-facette était passionnant et il m'a permis de jouer sur les deux casquettes, comique et tragique, pendant quelques temps. C'était une très belle expérience.

 

Justement, depuis novembre dernier, vous alterniez ces deux registres différents. Comment passiez-vous facilement de l’un à l’autre ?

 

C'était assez complémentaire en fait. Il m'arrivait de jouer une pièce le jeudi et l'autre le lendemain et j'avais l'impression qu'elles se nourrissaient l'une l'autre. Une fois que l'on a exploré le vers de Claudel, où chaque mot, chaque respiration, chaque souffle mérite une attention particulière, où l'on est à la fois contraint et porté par une langue poétique, c'est très agréable de retrouver le rythme du boulevard, très enlevé, plus léger, où l'on peut facilement rire de tout et se laisser aller à caricaturer son propre personnage.

 

Je dirais donc que ça s'équilibrait naturellement. La pression sur Claudel était contrebalancée par la légèreté de « Mariage à ranger ». A l'inverse, cette dernière me permettait parfois d'aller chercher des émotions plus profondes dans « L’Échange » en créant des respirations avec un univers plus quotidien.

 

En plus de tout cela, vous avez une autre casquette, bien différente. Vous êtes actuellement doctorante, sur un sujet assez grave. Quel lien faites-vous avec le côté artistique que nous venons d'évoquer ?

 

Oui c'est un peu l'histoire de ces dernières années, c'est vraiment l'idée de pouvoir concilier ces deux casquettes, ces deux identités, qui ne sont pas incompatibles : ma thèse sur la radicalisation djihadiste, où je tente d'analyser les éléments de langage, la parole des personnes en voie de radicalisation, et le théâtre.

 

Là encore, ces deux univers se répondent et me nourrissent différemment. Je sens que j’ai besoin d’un équilibre et le partage avec le public le soir en fait partie. Je sais qu’on nous pousse souvent à choisir une voie mais j'espère vraiment avoir la liberté de faire le choix du non choix car je crois que cela fait partie de ma vie. Ce n'est pas toujours confortable, il y a des périodes où je privilégie une activité à une autre mais c'est un peu mon objectif et mon challenge pour les années à venir.

 

Crédit photo : Christophe Brachet

 

En conclusion, quels sont vos projets et vos envies pour la suite ?

 

D'abord, finir la rédaction de ma thèse serait pas mal, d'ici deux ans j’espère ! Et bien sûr j'aimerais continuer à pouvoir jouer dans du boulevard, pouvoir m’exprimer dans le registre comique car je trouve qu'il n'y a rien de plus beau que de faire rire. Mais je souhaite aussi poursuivre d'autres projets en parallèle, ne pas m’éloigner pour autant des grands auteurs classiques, et jouer du Molière ou du Tchekhov, oui ce serait un rêve... Et peut-être aussi, c'est du moins un souhait que j'ai sur du plus long terme, me lancer dans l'écriture d'un seule en scène, pourquoi pas après la thèse ?

 

Merci Laurène pour ce bel échange !

 

Publié dans Théâtre

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Fort Boyard : Alexandra Rosenfeld évoque sa nouvelle participation à ce chouette programme familial !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alexandra,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

Vous serez, samedi 21 juillet, de retour sur « Fort Boyard », pour la septième fois. On peut imaginer que c'est un plaisir d'y retourner ?

 

C'est vrai que c'est toujours un plaisir mais, paradoxalement, à chaque fois que je repars du Fort, je me dis que c'est la dernière fois. Finalement, j'y retourne quand même. Plus j'y vais, plus je me rends compte que j'ai peur de tout et plus mes frayeurs grandissent à l'âge.

 

Je suis incapable de dire non, j'adore l'émission, j'ai toujours une bonne équipe et nous jouons pour une association.

 

Ces précédentes expériences vous ont-elles aidée dans votre préparation cette année ?

 

Cela n'aide pas du tout. Plus on le fait, plus on se rend compte que l'on a peur de tout. La première fois, je pensais que j'avais juste peur des araignées mais j'ai aussi découvert, en faisant la tyrolienne du haut du Fort, que j'avais le vertige. La fois d'après, j'ai découvert que j'avais peur des rats. Puis des serpents. Et ainsi de suite.

 

A chaque fois que l'on doit affronter une épreuve, on se rend compte que la peur est bien réelle. J'essaie malgré tout de la vaincre. C'est comme au quotidien, il faut se confronter aux choses pour savoir si on en a peur ou pas.

 

Plus j'ai participé à l'émission, plus j'ai été mise en confrontation avec ces peurs-là. Chaque fois, on essaie de les dépasser pour une association et, souvent, on y arrive. Cette année, nous avons été une très bonne équipe.

 

 

De façon générale, qu'est-ce que vous redoutez le plus sur le Fort ? A l'inverse, qu'est-ce qui vous y attire ?

 

Je redoute d'avoir une épreuve dans laquelle je serais tellement apeurée que je ne pourrai pas la faire. Je ne sais pas laquelle, je ne sais pas si ce serait le vide ou une autre. Cette année, j'ai eu souvent peur mais je ne me suis pas démontée, je me suis battue jusqu'au bout. C'est finalement ce qui est puissant : même si on ne réussit pas forcément à gagner l'épreuve, on peut se dépasser et faire de son mieux.

 

Selon vous, quelles sont les astuces pour être un bon candidat à « Fort Boyard » ?

 

L'équipe y est pour beaucoup. J'ai la chance, cette année, d'être entourée de Valérie Damidot et Artus, avec lesquels j'avais déjà fait une aventure en 2014. On se connaît et on se soutient les uns les autres.

 

Nous étions hyper complémentaires, nous sommes allés loin parce que, justement, nous avions tous des peurs et des envies différentes. Pour que l'équipe soit bonne, il faut qu'elle s'entende bien et qu'elle soit soudée. Il est important aussi d'avoir confiance les uns envers les autres.

 

Quelles valeurs représente et dégage ce programme ?

 

C'est une belle émission familiale. Je me rends compte que, dès que je parle de ce jeu, tout le monde l'aime. Toutes générations confondues, cette émission a de l’engouement. Elle est très saine, elle plaît à tous les âges. C'est un peu un programme d’anthologie.

 

 

Un mot sur l'association que vous allez défendre ?

 

En fait, jusqu'au jour J, on ne savait pas, par contre, pour quelle association nous allions jouer. Il y avait balance mais c'est celle d'Artus, « IMAG'IN » en lien avec une maladie orpheline, qui a été retenue.

 

Pour terminer, que dire pour définitivement inciter les lecteurs à suivre ce programme ?

 

Nous avons beaucoup ri, on s'est bien battus aussi, nous sommes l'une des rares équipes à avoir échappé à la prison. Je pense que c'est une de mes meilleures années, j'ai ri du début à la fin, j'ai eu peur, j'ai crié...c'était cool. C'était vraiment bien, je pense que ça se ressentira à l'antenne. C'est pareil, j'imagine, pour toutes les équipes.

 

Ce fut un plaisir, Alexandra, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Fragments de Femmes : Interview croisée des comédiennes et de l'auteur !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Solène, Alix, Cécile et Fabien,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps  !

 

Vous êtes respectivement les trois interprètes et l'auteur du spectacle «  Fragments de femmes  », actuellement à l'affiche au théâtre de la Contrescarpe. A titre personnel, comment le présenteriez-vous  ?

 

Fabien  : Ce sont 3 comédiennes sur scène qui interprètent 25 monologues. Certains en solo, d'autres en duo mais aussi en trio. On a également inclus, avec François le metteur en scène, beaucoup de musique ainsi que du chant et de la danse .

 

Nous parlons de plein de thématiques, beaucoup d'histoires d'amour, qui commencent, qui se terminent mais on parle aussi de nos peurs profondes, de relations conflictuelles avec les parents, de jalousie, de toutes ces émotions qui font de nous des êtres humains.

 

Copyright : Francis Thery

 

Comment présenteriez-vous vos rôles respectifs, au travers de ces 25 textes?

 

Cécile  : Ce sont à chaque fois des personnages différents, qui sont très variables d'un monologue à l'autre, pour chacune de nous. Ce sont des femmes toutes différentes, dans leur style, dans leur vécu, dans leurs blessures, dans leur façon d'appréhender la vie, dans leur âge aussi même si on est globalement sur des femmes d'une trentaine d'années.

 

Cela nous permet justement de passer d'un personnage à l'autre, d'avoir une palette de jeu différente. C'est agréable de pouvoir changer de registre, en tant que comédienne.

 

Justement, comment passez-vous facilement d'un registre à un autre  ?

 

Solène  : Facilement, je ne sais pas. Peut-être parce que l'on a beaucoup travaillé :)

 

Copyright : Candice Nechitch

 

Cécile  : Il y a une petite astuce de mise en scène, quelque chose de symbolique dans cette pièce. A chaque fois que l'on change de personnage, on change de chaussures. Du coup, c'est pour nous aussi une façon de déposer le personnage, le rôle, comme un costume, sur le bord de la scène avant d'en aborder un autre.

 

Fabien  : Effectivement, c'est un exercice difficile mais qu'elles réussissent avec brio. En un noir ou quelques secondes, elles réussissent à quitter une énergie et venir avec une autre. Elles ont énormément travaillé pour être capable de passer d’un personnage à l’autre aussi rapidement.

 

Solène  : La musique et les changements de lumières nous aident aussi. Les personnage, souvent, ont leur mélodie qui les accompagnent, cela aide à la transition, je trouve.

 

Le spectacle fonctionne très bien, il est à l'affiche depuis de nombreux mois. Selon vous et selon les retours que vous avez pu avoir, qu'est-ce qui explique cette réussite  ?

 

Alix  : Les personnes que je connais qui sont venues voir le spectacle, m’ont dit avoir pris comme un wagon d'émotions en plein cœur. Pour celles qui sont revenues, elles ont été motivées par l’envie de mieux cerner certaines scènes ou de s’y plonger à nouveau car vu la densité et la diversité de nos 25 témoignages, il est difficile la première fois, je pense, de tout saisir et retenir. On interprète tellement de femmes différentes, tellement de morceaux de vie variés, qu'une seule représentation ne suffit peut-être pas pour s’imprégner de toutes ces scènes. Il faut un peu de temps au spectateur pour intégrer et digérer tout ce qu’il a vécu et ressenti.
 

Copyright : François Berthier

 

Ce n'est pas comme une pièce de théâtre classique avec des personnages clairement identifiés que l’on suit tout au long d’une intrigue. Fabien appelle d’ailleurs « Fragments de Femmes » un spectacle et non pas une pièce de théâtre car il y a aussi des parties chantées et dansées et je trouve que le mot qu’il a choisi est juste. Si le public apprécie ce spectacle, c’est sûrement que ces témoignages doivent les toucher et résonner en eux.

 

La mise en scène y est aussi pour beaucoup: elle est simple et sobre, sans artifice, François ayant juste voulu trois cubes avec lesquels nous jouons. Ces cubes symbolisent beaucoup de choses en fonction de nos scènes: ils peuvent représenter tout simplement des sièges, mais aussi des cartons de déménagement, un lit, un pupitre et même une tombe. Selon les moments, ils s’illuminent aussi. Tout cela est très bien pensé.

 

Solène  : C'est un peu un parc d'attractions, un grand huit émotionnel.

 

Cécile  : Ça va très vite. Sur une pièce de théâtre, on suit l'évolution du personnage du début à la fin. Donc, forcément, pour que ça soit intéressant, il faut qu'il y ait une vraie évolution réelle de tout le monde, qui se fait sur une heure et demie. Là, en fait, l'évolution d'un personnage dans le monologue se fait sur quelques minutes. Du coup, c'est un condensé d'émotions, ça va très vite.

 

Justement, parmi ces 25 textes, certains vous touchent-ils plus que d'autres  ?

 

Solène  : Forcément  !

 

Cécile  : Ce ne sont pas des écrits autobiographiques mais, d'un seul coup, on retrouve des bribes dans certains textes qui font écho en nous. Qui, donc, nous touchent et desquels on va se sentir plus proches. C'est ce qui fait que l'on va aimer plus certains textes ou personnages que d'autres. Même, parfois, certains auxquels on n'aurait pas pensé au départ, à la lecture. En les incarnant, on les aime finalement bien et on chérit ces personnages.

 

Copyright : Steve Wells

 

Solène  : C'est très intéressant, c'est un peu comme dans la vie. Contrairement à une pièce de théâtre où on cohabite avec un personnage pendant tout le temps des représentations, là c'est un peu comme une relation amicale avec chacun de nos personnages. Parfois, ça change. Je sais qu'il y en a certains que j'aimais bien au début et, au fur et à mesure, d'autres chouchous sont apparus. C'est un peu comme avec des vrais gens. Comme dans un groupe d'amis, les affinités changent en fonction de l'évolution des relations.

 

Fabien  : Vous êtes beaucoup sur scène en fait ! Vous avez beaucoup de copines avec vous !

 

Alix : Oui. Il y a des textes qui me remémorent des situations que j’ai moi-même vécues et d’autres, dont je sais que des amis les ont déjà vécues. Alors, oui, je me sens forcément impliquée quand je les joue.

 

Si l'on revient un peu à l'origine de cette aventure, quelles ont été vos sources d'inspiration pour son développement  ?

 

Fabien  : A la base, sûrement ma mère et ma grand-mère qui m'ont élevé. Le fait aussi d'être entouré de beaucoup de femmes. Beaucoup d’histoires sont autobiographiques ou appartiennent à des proches

 

Cécile  : Du coup, le fait de le transposer sur des filles permet d'en parler plus facilement  ?

 

Fabien  : Peut-être... Il y a de la distanciation et on peut plus se lâcher. Je suis d'accord avec Solène pour les textes. En tant qu'auteur, il y avait des récits que j'aimais moins, ce qu'elles en font me réconcilie avec mon travail. Je les attends avec impatience.

 

Au-delà des dates de juillet, une suite est-elle envisagée  ?

 

Fabien  : Il y a une suite, effectivement, qui est en préparation pour la rentrée…

 

En conclusion, que dire pour définitivement nous inciter à venir vous voir  ?

 

Alix  : Si vous n’assistez pas au festival d’Avignon cette année, n’ayez pas de regret et venez nous voir pour vivre une soirée remplie d’émotions et de rires. En plus, la salle de La Contrescarpe est très agréable et le théâtre est très bien placé pour aller boire un verre avant ou après le spectacle, avec nous.

 

Ce fut un plaisir d'échanger avec vous quatre  !

 

Publié dans Théâtre

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