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Alexia Laroche-Joubert : Fort Boyard, Koh Lanta ... elle aborde de nombreux sujets !

Publié le par Julian STOCKY

T. Vollaire/ALP

 

Bonjour Alexia,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

La 29è saison de « Fort Boyard » est en diffusion chaque samedi soir de l’été, sur France 2. Plusieurs nouveautés sont à retrouver, notamment le personnage de Mégagaf, interprété par Vincent Lagaf. Comment son arrivée a-t-elle été orchestrée  ?

Si on revient à l’origine, Vincent nous avait fait le plaisir de participer au programme l’année dernière en tant que candidat, il était même capitaine de son équipe. Nous avions été bluffés par sa rage de vaincre et son entrain dans les épreuves. Lorsque nous avons commencé à préparé la nouvelle saison, Guillaume Ramain, le producteur, m’a expliqué qu’il aimerait bien travailler avec Vincent.

Vincent a cette spécificité d’être professionnel et passionné de flyboard, ce qui nous a attiré car nous avons du mal, sur « Fort Boyard », à trouver des épreuves aquatiques. 

A titre plus personnel, il me plaisait d’avoir le premier personnage qui décide d’envahir le Fort. Car, en fin de compte, tous les personnages sont un peu l’armée du Père Fouras pour protéger le trésor. Pour la première fois, nous voulions un « méchant » qui soit aux côtés des célébrités pour les aider à voler les boyards.

Quelles ont été les sources d’inspiration de l’équipe pour son développement ?

Cela s’est passé en plusieurs étapes. Il fallait déjà comprendre le sport que pratiquait Vincent et voir comment nous pouvions l’adapter au Fort, notamment par rapport aux marées. Il y a plein de contingences compliquées. Les équipes sont, du coup, aller faire une période d’entraînement avec lui, elles ont vu en fin de compte l’incroyable capacité de ce sport et, surtout, ce qu’en fait Vincent.

Le deuxième point était de définir le personnage. Là, nous avons travaillé sur la base de super héros. Le troisième élément était de capter cela. Nous avons demandé à son fils, qui est cadreur et qui filme cela avec un 5D. Lui-même était du coup sur un flyboard. Nous avions, en effet, une difficulté, à savoir que c’était compliqué pour nos équipes, à la vue du mouvement que fait Vincent et que fait la célébrité quand elle cherche à décrocher le code, de les capter avec nos propres moyens. Nous avons donc engagé aussi son fils, ce qui nous permet d’avoir des images vraiment proches. 

Par la suite, aimeriez-vous que ce personnage puisse revenir et avoir, pourquoi pas, une ampleur plus importante dans le programme ?

Oui, très clairement. J’en ai déjà parlé avec Vincent. Il faut aussi voir si son planning le lui permet car il a quand même pas mal de demandes. En tout cas, lui a adoré, ça lui permet d’exercer son sport et nous avons beaucoup apprécié aussi. En plus, c’est un vrai personnage, il joue tellement le jeu. Quand il fait son clip, il est tellement fun  J

De plus, cela lui permet de toucher un public hyper jeune, une cible qu’il affectionne. 

En parallèle, les Bodin’s font eux aussi leur apparition en animant un bal populaire. Qu’est-ce qui a guidé ce choix ? 

J’avoue que c’est complètement Guillaume Ramain qui l’a pensé. Je vais vous dire, j’étais la première surprise car je me disais qu’ils étaient intouchables. Ils ont le record de billets vendus dans les Zéniths, je les voyais inaccessibles, ils sont sur la route en permanence, ils ont une notoriété telle que je pensais que ce serait compliqué de les avoir.

Guillaume les a quand même appelés et la magie du Fort a opéré. Ce dernier est un rêve d’enfant : vous rentrez dans ce que vous-même avez regardé. Guillaume a travaillé avec eux dans une cohérence artistique par rapport à leur univers et nous nous sommes dits que l’été était aussi la période des bals. Ce qui a généré la création d’une épreuve à base de musique. 

Sincèrement, ils sont vraiment sympas et je crois qu’ils se sont bien amusés.

Depuis plusieurs années maintenant, le Fort intègre des personnalités dans l’équipe. Vincent des Bodin’s nous disait que leur arrivée s’était faite naturellement et avec facilité. C’est aussi cela l’esprit du Fort ?

Oui, je pense qu’il y a un esprit de famille qui est dingue. Je crois que, comme je vous le disais, les Bodin’s sont d’une grande spontanéité et générosité. Vraiment, ils abordent les gens, on sent que ce sont des artistes artisans. Ils sont au contact de la technique, ils sont à l’écoute et je pense qu’ils se sont très vite pris à l'esprit du groupe.

Comme chaque année, de nouvelles cellules sont aussi proposées. On peut notamment penser à Car Wars, dans laquelle Passe-Muraille tente de faire barrage au candidat dans un duel passionné d’auto-tamponneuses Made In « Fort Boyard ». Comment parvenez-vous à inventer toujours et encore des nouveautés qui surprennent les candidats et les téléspectateurs ?

Beaucoup par la curiosité. Les équipes, à la fois de développement, celles du Fort ainsi que celles de créateurs et de constructeurs de jeux sont très attentives à tout ce qui se passe. Par exemple, nous avons contacté des jeunes sur le surf. Nous avions vu cela sur internet et nous avons signé un contrat avec eux. Ils ont développé cette épreuve où il faut se redresser sur la planche, que vous avez pu voir avec Clémence. 

La catapulte a été vue sur Youtube, aussi au travers de jeunes qui avaient créé cela. « Car Wars », pour le coup, est vraiment l’univers de « Mad Max », d’où le côté un peu métal. Il y a énormément de sources. Le Willimix est un petit hommage au film « Les sous doués  ».

La magie de la captation rend le fort plus grand qu’il n’est. Toute la prouesse du lieu, peu de gens s’en rendent compte, est de réussir à mettre dans des espaces extrêmement réduits ces aventures. Il faut rendre hommage aux différents corps de métier qui travaillent sur ce Fort, ils arrivent à faire rentrer dans une sorte de boite à chaussures ces épreuves. 

Un petit mot aussi sur le quizz du Willimix, animé par le chef Willy, l’occasion d’une belle tranche de rire mais aussi de se cultiver sur l’histoire du lieu et du programme ?

On a la chance d’approcher les 30 ans du programme, près de 400 émissions ont été tournées. Nous avons donc énormément d’archives, nous avons tout digitalisé, ce qui nous permet de surfer avec les informations. 

Le fait d’avoir cet historique est aussi l'occasion de donner le nombre de records, les pourcentages de réussite, les plus gros gains notamment. Plein d’informations sont injectées en infographie. 

Malgré une concurrence forte, notamment la Coupe du Monde de football, les audiences sont au rendez-vous depuis le 23 juin dernier. Avec régulièrement plus de 2 millions de téléspectateurs. Pensiez-vous maintenir d’aussi bons scores en cette période sportivement chargée  ?

Sincèrement, j’avais un peu peur. Arriver à faire 2,5 millions est juste génial. Cela prouve la puissance du format. D’autant plus que les 4-14 ans sont notre cible privilégiée. Un enfant sur deux regarde le programme. Hors, il s’avère que, comme certains matchs sont à 16h, les enfants de cet âge ont pris goût à regarder le ballon rond. Ils aiment bien cela. Cela renforce nos scores d’audience, on arrive à se maintenir sur notre cœur de cible alors qu’ils pourraient regarder les matchs en famille.

Comment expliquez-vous cette fidélité sans faille ?

Vraiment, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Il y a la puissance du Fort, un concept à l’origine de Jacques Antoine. Il y a aussi la remise en cause constante des équipes qui y travaillent. On tourne quinze jours environ, le reste du temps est un vrai travail de curiosité, notamment sur Youtube, sur des clips, sur des émissions,… pour se nourrir. A cela s’ajoute leur propre inventivité. 

Sans tout dévoiler, certains candidats de cette saison vous ont-ils particulièrement marquée ?

Une équipe, c’est rare, ne va malheureusement pas arriver à lever la grille. J’ai pu assister à certains tournages et je pense que les gens qui ont assumé la catapulte sont quand même bien «  couillus ». 

Pour la suite, qui aimeriez-vous voir ou revoir participer à ce chouette programme familial ?

C’est marrant, j’étais avec Tony Parker il y a peu à la radio, je lui ai envoyé l’invitation pour les 30 ans de l’émission. Il a déjà participé deux fois à ce programme et je crois d’ailleurs qu’il a l’un des Top 5 de record de gains. Il a accepté, sauf si son emploi du temps l’en empêche d'ici là. Il sera donc présent aux 30 ans l’année prochaine.

En parallèle, revenons, si vous le voulez bien, au tournage interrompu de ce qui aurait dû être la 19è saison de « Koh Lanta ». A froid, plusieurs semaines après l’arrêt de l’enregistrement, quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé ?

Le choix s’est imposé à nous en raison de l’impossibilité de poursuivre le tournage. Pour des raisons humaines, il n’était pas question de poursuivre comme si de rien n’était en l’état de choc de Candide, des autres concurrents et du manque du sérénité pour nos équipes. Mais aussi pour des raisons techniques, comment gérer les deux premiers épisodes qui avaient déjà été tournés ? Cette décision a été largement mûrie. Aussi du point de vue de notre responsabilité morale de producteur, comment poursuivre un jeu familial de divertissement dans un tel contexte ? Pour les conséquences financières, j’ai déjà eu l’occasion d’indiquer dans une récente interview qu’à ce stade l’assurance refuse la prise en charge.

Quelles leçons faut-il en tirer pour les futures et, on l’espère, encore nombreuses saisons à venir ?

Je pense que c’est compliqué d’en tirer des leçons parce que je ne considère pas qu’il y ait eu une faute de la part de la production. De plus, on a un devoir de réserve sur ce qui s’est passé, c’est parole contre parole, je m’étais exprimée dans un communiqué de presse de façon assez claire. Je ne vais pas changer ma position, je ne vais pas m’exprimer sur les faits, la justice s’en chargera.

C’est un événement exceptionnel qui ne s’est pas passé dans le cadre du jeu, qui était en dehors de toute caméra et indépendant de la ligne éditoriale du programme. Donc j’avoue ne pas voir quelles conclusions nous pourrions en tirer. Nous avions accès au volet 3 des casiers des candidats, tous étaient vierges. Ce sont quand même des mois et des mois de castings, encadrés par des professionnels respectant la réglementation et la vie privée . Les potentiels concurrents sont vus par des psychologues, par le corps médical habitués à des sélections de cette nature dans le cadre d’un programme TV. Nous en avons parlé avec les équipes car c’est très important de se remettre en cause mais je ne vois pas en quoi ni comment nous pourrions changer le process. 

A l’image de « Fort Boyard », ce programme de télé-réalité cartonne depuis très longtemps, la première ayant eu lieu en 2001. Quels sont les secrets de cette belle longévité ?

C’est pareil, je pense que c’est le renouveau. Ce programme touche des valeurs qui sont importantes et qui peuvent être partagées en famille. Des valeurs de dépassement de soi, de sortie de sa zone de confort, de travail collectif, de retour à l’essentiel, de déconnexion de tous les réseaux. Quand on est parent et que l’on regarde cela avec des enfants, c’est important de montrer des gens qui, justement, acceptent de se déconnecter et qui vivent d’autres émotions. 

Un autre élément est essentiel, nous sommes uniques en France au travers de la qualité des jeux mis en place. Ils sont réalisés par une équipe incroyable de professionnels et inventé par Yann Le Gac, qui joue aussi le Père Fouras. Un travail dingue d’orfèvrerie est réalisé, nous sommes la seule émission à pouvoir le faire car cela demande des moyens gigantesques et une expertise que nous sommes les seuls à détenir. 

Ce fut un plaisir, Alexia, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Amandine Noworyta nous présente son actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 Bonjour Amandine,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

Vous serez de retour sur la scène du théâtre du Gymnase, du 26 juillet au 26 août avec « A vos souhaits ». Que vous aviez déjà interprétée il y a quelques temps. Très simplement, comment présenteriez-vous cette pièce ? Quelle histoire y est racontée ?

Pour commencer c’est une pièce très divertissante !!! Fou rire garanti ...  promis !!! C’est une excellente pièce de boulevard ! L’écriture de Pierre Chesnot, l’auteur, est saisissante, elle tire ses racines de faits intemporels . 

 

La pièce tourne autour d’un personnage central : le charismatique Bernard Menez ! J’ai d’ailleurs grand plaisir à jouer à ses côtés ! En quelques mots c’ est une bataille , autour d’un héritage avec un nombre considérable de péripéties !!! Je m’arrête là, je ne voudrais pas gâcher le plaisir du public, pour le reste « Mystère et boule de gomme ».

 

 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Comment dire ? Difficile d’exprimer toute la palette de mon personnage en quelques mots ! C’est une jeune femme qui joue beaucoup de ses charmes pour arriver à ses fins ! Avec  bien évidement  beaucoup de subtilité.

 

Belle, déterminée, légèrement manipulatrice je dois l’avouer ... Elle reste cependant touchante et bien moins calculatrice qu'on l’imagine ... 

 

Par rapport aux premières représentations il y a quelques années, allez-vous apporter quelques petites modifications, notamment dans votre interprétation ?

Le théâtre est un spectacle vivant ... ça bouge, ça change, ça évolue ... au fur et à mesure du temps , de notre public ... De ce que les spectateurs nous donnent ! C’est très interactif ! Bien évidement, c’est toujours la même pièce, la même architecture ... mais nous avons mains dans la main travailler certains passages avec notre metteur en scène Luq Hamett .. pour gagner en rire , gagner en sincérité ... en jeu ! Nous sommes très heureux du résultat ! C’est un travail d’équipe avant tout ! 

 

J’ai également «  grandi » en tant qu’actrice ...  j'ai appris à me faire confiance et j’ai eu de la chance d’avoir une équipe en or,  de plus très expérimentée, avec laquelle j ai beaucoup appris ... 

 

La pièce plaît beaucoup. Selon vous, quelles sont les clés de son succès ?

C’est une pièce de boulevard  mais actuelle ! Ce n’est pas simplement une ribambelle de gags alignés les uns après les autres ! Ce sont des notes d'humour placée au bon endroit qui donnent de la sincérité, de la profondeur à nos personnages ... 

 

Et il faut avouer qu’avec l’affaire de Johnny Hallyday :) nous sommes d’actualité à coup sûr ! 

 

A quelques jours de votre retour sur scène, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

J ai bien peur d’être stressée ... mais c’est un bon stress !! Celui qui nous donne envie d’aller plus loin ... qui nous donne des ailes .. la tension est palpable dans ma poitrine. J'ai toujours le cœur qui bat avant chaque entrée sur les planches ! C’est comme ça et pas autrement ! 

 

En général, J-1 est toujours une journée à part ! Besoin sans cesse de rejouer la pièce dans ma tête ... comme une partition de musique ... J'ai hâte d'être sur scène.

 

Au-delà du 26 août, d’autres dates sont-elles prévues ?

Une tournée est prévue en France et à l’étranger, on a des dates à Deauville, au Casino d’Enghien-les-Bains, à Limoges, à Bruxelles, en Suisse. Vous pourrez nous retrouver un peu partout, cela vous laisse une large possibilité !

En conclusion, comment inciter définitivement les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

Qui n’aime pas rire ? On a tous besoin d’une bonne bouffée de bonne humeur ! Ça fait du bien à la santé !!!! Puis après le foot , allons au théâtre ... après le sport , la culture .. no. ?

 

Ce fut un plaisir, Amandine, d’échanger avec vous ! 

Publié dans Théâtre

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La naissances des Bacchantes / Orphée et les Bacchantes : Interview avec les trois comédiens de ces belles pièces !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Delphine Thelliez, Flore Lussato et Jean-Baptiste Sieuw,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous serez tous les trois en Avignon pour les deux pièces : « La Naissance des Bacchantes » et « Orphée et les Bacchantes » Comment présenteriez-vous ces spectacles ?

 

Delphine: La mythologie en version non censurée et modernisée.

 

Jean-Baptiste : Je parlerais d’une sorte de trilogie épique, avec des combats et de l’amour à haut niveau. « La Naissance des Bacchantes » est un préquel de « Orphée et les Bacchantes ».

 

Flore : La rébellion d’un groupe de femmes, les Bacchantes, contre les hommes de Thèbes

 

Comment vous présenteriez vos personnages ? Qui sont-ils ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

Flore : J’incarne Urcydie, une jeune femme qui se révèle tout au long de la première pièce. C’est une femme de pouvoir qui se bat corps et âme pour atteindre son objectif tout en ayant en elle une véritable blessure intérieure qui la poursuit depuis l’enfance. Elle a une conception du pouvoir et de la guerre qui lui est propre et, par là-même, elle doit affronter sa propre mère, Agavé, et ses proches. Ses pensées et actions sont fortement influencées par le drame qu’elle a vécu.

 

 

Jean-Baptiste : Le nom Urcydie a été conçu à part d’Eurydice, c’est son négatif, sa part sombre en quelques sortes.

 

Dans la première pièce, je joue le rôle de Bakkhos, donc Dionysos, je crée un groupe, les Bacchantes, à ma gloire, à la gloire du vin, du sexe et de la fête. C’est un personnage qui est plus là pour amuser la galerie que pour conduire la tragédie, qui est menée par ces femmes.

 

Dans la deuxième pièce, je suis le poète Orphée. Je pense que l’amour n’existe pas pour moi, que je ne trouverai jamais la femme idéale. J’ai une telle attente que je ne peux pas la trouver. Je finis par la rencontrer dans la forêt parce que la déesse Aphrodite me l’a prédit.

 

Delphine : A Avignon, je serai Autonoé. C’est une bacchante qui n’a pas énormément de scènes, mais elle suit le mouvement avec espoir. Pour Eurydice, c’est une fée de la forêt qui est semi-immortelle, qui va tomber amoureuse d’Orphée, mais aussi croiser Urcydie.

 

D’après les retours suite à vos représentations parisiennes, et votre ressenti, qu’est-ce qui plaît ?

 

Jean-Baptiste : Les deux pièces ont des retours différents. « La Naissance des Bacchantes » est appréciée parce que c’est une pièce politique, de lutte de pouvoir et de vengeance. La deuxième pièce est portée sur l’esthétique : les gens aiment l’écriture poétique et l’aspect visuel. Les costumes, l’atmosphère, les danses…

 

 

Flore : Les rôles féminins sont très prédominants. D’après ce que l’on m’a dit, on n’a pas l’habitude de voir incarner ce genre de rôle par le « sexe » prétendument « faible ». Ces femmes, que rien ne limite, ont un véritable statut et entendent se faire respecter, en passant s'il le faut par des comportements sauvages. C’est d’ailleurs ce que Jean-Baptiste souligne dans le texte de la première pièce : « Femme, ton sexe n'est pas faible, il ne l'est qu'à trop suivre la règle ».

 

Delphine : La première pièce est féministe, politique, l’autre est poétique, sentimentale. En plus, les pièces sont écrites par un homme !

 

En Avignon, dans ce contexte si particulier, ce rythme soutenu, avez-vous prévu des adaptations ?

 

Delphine : Nous partons moins nombreux, il faut également revoir les déplacements et chorégraphies car notre scène est plus petite à Avignon qu’à Paris.

 

Flore : La pièce a été initialement écrite pour pouvoir être jouée à quatre. Il n’y aura pas les six personnages sur scène durant toute la durée du Festival. Mais l’écriture permet de tout comprendre avec uniquement quatre comédiens.

 

Jean-Baptiste : Effectivement, les scènes de foules ont été coupées.

 

Dans quel état d’esprit êtes-vous pour ce Festival d’Avignon ?

 

Delphine : Ce sera mon quatrième Avignon. Je n’ai pas trop d’angoisse, surtout de l’impatience de rencontrer tous ces gens, d’aller voir les autres.

 

 

Flore : C’est mon premier festival d’Avignon. Je suis excitée et contente.

 

Jean-Baptiste : C’est le sixième Festival que je fais avec cette compagnie. Je continue de tirer ce fil, j’adore le théâtre et ce Festival. Souvent, j’écris des pièces pendant le Festival, c’est un bol d’air nécessaire tous les ans.

 

Par la suite, envisagez-vous un troisième spectacle dans le prolongement des deux premiers?

 

Jean-Baptiste : Le troisième volet se jouera à Paris les 15 et 16 décembre au théâtre de l’Orme, avant d’être continué au mois de janvier. Cette pièce s’appelle « Sapho »… Sapho, première des lesbiennes, qui est d’ailleurs présente dans la deuxième pièce. On retrouvera aussi Bakkhos.

 

Ce fut un plaisir d’échanger avec vous trois !

Publié dans Théâtre

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Anne-Laure Estournès évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anne-Laure,

 

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

 

 

Vous êtes à l’affiche du théâtre Michel dans la pièce « Mon Meilleur Copain » d’Eric Assous. Comment décririez-vous ce spectacle ?

 

C’est un boulevard moderne qui met en scène un manipulateur, Bernard, qui persuade son meilleur ami Philippe de couvrir son infidélité. S’en suit une suite de quiproquos.

 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

 

Je suis Soraya, la maîtresse de Bernard. Elle est jeune, provocatrice, un peu opportuniste mais elle est pleine de bon sens et elle dit ce qu’elle pense ! J’ai essayé de la rendre actuelle. La difficulté était de ne pas tomber dans le cliché de la jeune maîtresse; j’ai donc accentué le contraste entre sa présentation sexy, et sa façon grossière de s’exprimer.

 

Il y a une attente sur le personnage de Soraya parce qu’on parle beaucoup d’elle; c’est le coeur du problème. Mais souvent, dans les pièces, on parle d’un personnage qui n’arrive finalement jamais. La pièce d’Eric Assous a la particularité de répondre à la curiosité du public.

 

 

Le personnage n’est pas sur scène en permanence. Comment gérez-vous ces intermèdes ?

 

Soraya arrive au 2/3 de la pièce. Ce n’est pas facile; on a tous eu le trac avant de monter sur scène mais quand on rentre tout de suite, ça disparaît… Dans mon cas, ça dure une heure ! Et puis l’énergie va crescendo… Du coup, lorsque j’arrive sur scène, les autres sont échauffés, et je dois être à ce même niveau d’énergie de façon instantanée. J’ai quelques « trucs » pour ça; petits exercices de sport, de respiration…

 

Le fait aussi de sortir et d’entrer sur scène à plusieurs reprises oblige à être tout le temps dedans, à être tout le temps concentrée.

 

La pièce est une reprise, elle fonctionne très bien. D’après vous, qu’est-ce qui fait son succès?

 

Je crois que la pièce d’Eric Assous est très bien écrite. Pour moi qui suis également scénariste, la structure est capitale. Or ici, la mécanique est bien huilée. Les dialogues sont drôles et rien n’est laissé au hasard, les choses qui sont dîtes au début prennent du sens au cours de la pièce.

 

Les personnages sont à la fois attachants et insupportables et on s’identifie forcément à l’un d’eux... Ou du moins, on connaît tous un Bernard ! Et puis la problématique est universelle: Jusqu’où iriez-vous par amitié ?

 

 

Dans cette reprise, la mise en scène d’Anthony Marty est très précise, énergique, et aussi très cinématographique. La distribution est top: Arnaud Cermolacce et Florence Fakhimi forment le couple de Bernard et Nelly, et Anthony Marty et Laure-Estelle Nézan, celui de Philippe et Alice.

 

Après un an d’exploitation, nous sommes pratiquement habités par nos personnages, qui se sont affirmés; bien que le personnage de Bernard soit, de fait, très en avant, chacun le pousse davantage dans ses retranchements. Les femmes ne sont plus dociles ! Je pense que c’est un vrai élément comique, car quand on malmène l’odieux Bernard, le public est avec nous !

 

Enfin, nous sommes une équipe soudée et on nous dit souvent que cette complicité transparaît. En tout cas, elle fait naître des choses en plus (petites blagues, références à l’actualité, fous rires…)

 

En parallèle, vous êtes également scénariste. Vous êtes en ce moment sur un projet d’actualité, pour le petit écran. Que dire de cette autre aventure artistique ?

 

L’écriture est une passion pour laquelle j’ai quitté mon travail (6 ans chez Endemol). Je développe ce scénario qui me tenait à cœur. La dernière ligne droite consistera à le vendre à une chaîne comme unitaire TV.

 

C’est un autre projet, mais très complémentaire de celui d’être comédienne. Pour une raison d’emploi du temps d’abord: le jour, je suis scénariste, je m’isole chez moi en solitaire… et le soir, je sors retrouver mes collègues pour nous confronter en direct à un public.

 

Quant au niveau artistique, je trouve que pour inventer et faire parler des personnages, il faut savoir les jouer. Lorsque j’écris, je me mets dans la peau des personnages pour que leurs mots, leurs attitudes soient justes.

 

Finalement, ce sont deux activités très similaires au sens où elles demandent de la discipline, et une grande concentration pour aller puiser au fond de soi la matière.

 

Quelles sont vos principales inspirations pour cette écriture ?

 

C’est l’histoire d’une psy qui cherche à prouver que sa jeune patiente s’est suicidée à cause d’un pervers narcissique jusqu’à ce qu’elle découvre que l’inconnu qu’elle accuse est en fait l’homme avec qui elle vit.

 

Je crois que, lorsque l’on écrit, on parle forcément de soi. Ce n’est pas forcément autobiographique, mais si on veut raconter une histoire, c’est qu’elle fait écho en nous.

C’est un mélange de beaucoup de choses. Le sujet est né de mon goût pour le thriller, de l’ambiance des toits-terrasses à New York où j’ai vécu pendant un an qui m’inspirait des scènes… mais aussi du fait de vivre dans cette société où on parle beaucoup de réussite personnelle, où il faut écraser les autres, où il y a beaucoup de narcissisme, où tout le monde est prêt à tout pour créer une fausse image de soi sur les réseaux sociaux…

 

Si nous envisageons l’avenir, quelles seraient vos envies pour la suite ?

 

Une tournée pour "Mon meilleur Copain"…

 

Et puis tout simplement de continuer comme ça. Pour moi, c’est vraiment un rêve. Je pourrais difficilement espérer mieux. Si j’arrive à continuer à être scénariste et comédienne tout en travaillant avec mes amis, ce sera génial !

 

 

Merci Anne-Laure pour votre disponibilité !

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Fort Boyard : Delphine Wespiser met en avant ses personnages de Blanche et de Rouge !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Delphine,

 

C'est un réel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

Vous êtes de retour, chaque samedi soir de l'été, dans « Fort Boyard », au travers de vos personnages que sont Blanche et Rouge. A titre personnel, comment les présenteriez-vous ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

La préférée des deux, pour les téléspectateurs, est Blanche, c'est ce qui en ressort notamment lors des dédicaces. Parce qu'elle est plus gentille. Je l'incarne depuis six ans, c'est une princesse très douce mais elle est aussi juge. Elle applique donc les règles et les lois. Les gens viennent chez elle pour se sacrifier en échange d'une clé. S'ils réussissent leur épreuve, ils se libèrent, sinon ils partent en prison. C'est très marrant de voir que beaucoup de candidats sont très contents de se sacrifier:)

 

Rouge est sa sœur jumelle, on la connaît depuis quatre ans maintenant, elle est maléfique. Elle a été engagée par le Père Fouras, ce fut sa manière à lui de la dompter, pour qu'elle mette son énergie et son envie de combattre au service du Fort. Cette année, elle a été recueillir de jeunes enfants égarés et elle en a fait des petits enfants de combat. Tout cela dans l'optique d'avoir une équipe de petits soldats afin de protéger le trésor.

 

 

Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces deux personnages ? A l'inverse, qu'est-ce qui les oppose ?

 

Blanche incarne la pureté, la douceur et la justice. Rouge est une guerrière, elle a cette envie de combat. Même son regard est rouge, c'est une princesse de feu, elle est dans l'affront, elle a les cheveux noirs, on voit plus sa peau. Tandis que sa sœur est plus froide, plus mystérieuse, plus mystique.

 

Leur but commun est de veiller au bon fonctionnement et au bien du Fort.

 

En termes d'interprétation, comment passez-vous facilement, dans le même épisode, d'un personnage à l'autre ?

 

Ce n'est vraiment pas facile. D'autant plus que, pour la première fois, cette année, j'interprète les deux dans la même journée. Avant, Rouge était filmée en amont ou en aval donc j'avais, pendant les périodes de tournage, à me concentrer juste sur Blanche. Là, lorsque j'arrive, je me prépare en rouge, je mets mes lentilles, je me maquille, je mets ma perruque.

 

Une fois que c'est fini, j'ai à peine le temps de la pause déjeuner de vingt minutes pour manger et me changer en Blanche. Ce n'était vraiment pas facile cette année. Parfois, en Blanche, j'avais un peu la voix moins posée. J'ai eu besoin d'un ou deux épisodes pour prendre mes marques.

 

En tout cas, les spectateurs semblent contents de voir Rouge réellement, ils apprécient son interaction avec les candidats.

 

Vous l'avez dit, Rouge est, cette année, accompagnée d'enfants dans la cage. Qu'est-ce que cela change pour votre personnage ?

 

Cela la rend plus humaine, un peu plus attachante. On pensait qu'elle était totalement dénuée de sentiments et d'affection mais on découvre un côté plus maternel, malgré son côté guerrier obnubilé et robotisé qui ne lui fait penser qu'à la vengeance et au combat.

 

 

Son esprit maternel l'a guidé vers ces enfants, elle ne les a pas laissés, elle les a transformés en soldats. Elle les utilise quand même mais, quoi qu'il en soit, elle les sauve de là où ils sont.

 

Cette saison, Rouge sort de la cage pour retrouver le dernier enfant. Aimeriez-vous aller encore plus loin dans cette démarche pour rendre ce personnage encore plus présent et actif ?

 

Carrément ! J'aimerais avoir des épreuves face aux candidats. J'ai bien vu aussi la réaction de ces derniers quand Rouge apparaît. Même eux, gens de la télé, étaient un peu impressionnés.

 

Pour aller aussi dans le sens qu'aimeraient les téléspectateurs, j'adorerais effectivement que Rouge soit encore plus impliquée. On verre bien par la suite. Il faudrait que je m’entraîne physiquement :)

 

De près ou de loin, participez-vous à l'élaboration des jeux et épreuves auxquels les candidats doivent faire face dans la cage ou au jugement ?

 

Pas forcément. Je le fais davantage dans l'évolution de chacune. Blanche n'avait pas de serpent la première année, nous en avons rajouté un. De même pour le corbeau de Rouge.

 

On réfléchit à d'autres animaux blancs d'ailleurs pour Blanche. J'adorerais aussi créer une histoire autours d'elle. On ne s'interdit pas non plus d'intégrer une troisième sœur, qui serait une sirène.

 

Depuis toutes ces années, quels candidats vous ont le plus impressionnée ?

 

Je suis surtout marquée par les personnes que je connais en dehors de l'émission et qui viennent face à moi. C'est marrant parce que l'on se regarde d'une manière différente. Ils savent que je suis un peu stressée parce qu'ils risquent de partir en prison. Mine de rien, on ne sait pas si on doit se tutoyer ou se vouvoyer, c'est assez marrant.

 

 

Je suis donc impressionnée, déstabilisée et surprise surtout lorsque je croise des gens que je connais. Après, c'est un rôle donc je me dois d'être dedans et parfois je reçois un petit rappel à l'ordre dans l’oreillette, notamment pour que je pose davantage ma voix quand je suis Blanche. Pour que je sois davantage calme, suave et mystérieuse.

 

Plus généralement, un souvenir plus que tous les autres vous aurait-il particulièrement marquée ?

 

Il y a deux ans, pour le teaser de Blanche, il y avait un plan dans l'eau où elle crie, étant retenue. Nous avons fait cette scène le dernier jour car, après, le costume était inutilisable. J'ai du aller dans la trappe qui fait office d'égout, j'ai dû plonger tout habillée dans cette eau froide. J'ai dû mettre la tête sous l'eau, ouvrir grands les yeux et crier, cela m'a fait très bizarre.

 

En quelque sorte, c'est la première fois que mon personnage sortait de son confort habituel. J'ai vraiment du donner de ma personne. Je suis très fière de ce petit plan.

 

Auriez-vous aimé, en tant que candidate, devoir faire face à Blanche ou à Rouge ?

 

En 2012, j'étais candidate mais je n'avais pas rencontrée Blanche. Je n'avais pas voulu car je m'étais dit que j'allais être enfermée. Je ne suis pas non plus très agile quand il faut faire doucement. Pareil pour Rouge, je n'étais pas très sportive à l'époque, je n'aurais pas osé l'affronter.

 

Aujourd'hui, c'est différent. Je pense que je pourrais très bien aller dans une épreuve de la cage. Comme je pourrais rencontrer Blanche. Je me suis mise au sport et je pense avoir plus l'âme de compétition. Je tiendrais mieux la route.

 

Le succès de l'émission ne se dément pas, années après années. Ce début de saison le confirme. Selon vous, pourquoi ce programme continue-t-il de cartonner chaque saison, depuis 29 ans ?

 

C'est un programme historique, tout le monde s'y retrouve, toutes générations confondues, c'est pour cela que, aujourd'hui, les familles peuvent regarder ensemble, des petits enfants aux parents. Au delà de ça, c'est un programme qui n'a pas pris la poussière parce qu'il se renouvelle. En plus, c'est une émission bienveillante, il n'y a pas de confrontation entre les membres de l'équipe. Tout le monde joue ensemble pour une association, c'est super.

 

Ce sont des personnalités mais on leur casse, et ça j'adore, le peu d’ego qu'ils peuvent emmener avec eux sur le Fort. Les femmes sont très peu maquillées, on les met dans la boue aussi. Les hommes sont mis dans des situations qui les fait crier, ce qui leur enlève toute la virilité possible. Personne n'est mis à son avantage, ce qui est bien. On ne parle plus vraiment d'une personnalité publique, on parle de la personne, du courage qu'elle veut mettre pour réussir l'épreuve et de sa capacité à se surpasser. C'est génial. On a parfois de très bonnes surprises et, à contrario, des forts en gueule ont plus de mal quelques fois. C'est très intéressant, cela permet de voir la vraie personnalité des personnages publiques.

 

 

En conclusion, comment définitivement inciter les lecteurs à suivre chaque samedi soir de l'été ce beau programme familial ?

 

Je pense tout simplement qu'il y en a pour tous les goûts. Pour ceux qui aiment l'aspect sportif, pour ceux qui aiment le côté historique, pour ceux qui apprécient l'humour. Sans oublier le sport. Chacun zappe ou regarde l'émission en entier mais pour une raison propre. Ce programme fait rêver les enfants, permet aux parents de déconnecter tout en étant avec leurs gamins. Tout le monde a une bonne raison de regarder « Fort Boyard ».

 

Merci Delphine pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Fort Boyard : Vincent Lagaf nous présente son personnage de Mégagaf !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Vincent,

 

Quelle joie d'effectuer cette interview avec vous !

 

Vous incarnez, un samedi soir sur deux, sur France 2, le personnage de « Mégagaf », dans l'émission à succès « Fort Boyard ». Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C'est un mythomane, qui se prend pour un super-héros, qui parle de lui à la troisième personne. Il est mégalo, il est en dehors du temps, il est bien ringard. Il est aussi imbu de sa personne mais il est franchement gentil, rigolo et sympathique, tellement il est grotesque.

 

La production est venue me voir pour me dire qu'ils avaient envie de faire un jeu un peu extrême, un peu mécanique. J'ai accepté et on verra si cela plaît au public. Dans le cas contraire, ce ne sera pas grave et on fera autre chose.

 

On imagine aussi qu'une part d'improvisation vous permet de réagir aux remarques des candidats ?

 

Tout est improvisé, rien n'est écrit. Surtout au début, moins ensuite lorsque le candidat est à deux mètres de haut et que j'ai sa vie au bout de la gâchette de l'accélérateur. Je fais le clown pendant le moment où je suis tout seul mais, dès que j'ai le candidat au bout du tuyau, on est tous concentrés à veiller à sa sécurité, plus qu'à faire les pitres.

 

 

J'interprète certes mais je le fais naturellement et, avant tout, je m'amuse.

 

Auriez-vous aimé être candidat de cette aventure ?

 

Si j'avais été candidat et que l'on m'avait proposé de faire du flyboard, j'aurais dit oui. Mais je peux comprendre que ce ne soit pas forcément le cas pour tout le monde.

 

Aimeriez-vous, par la suite, revenir sur le Fort avec ce personnage ? En élargissant même, pourquoi pas, son champ d'action ?

 

Si cela marche, oui, continuons, sinon il vaudra mieux s'arrêter. Il faut qu'il y ait, en fait, une raison d'être, tout simplement.

 

Merci, Vincent, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Fort Boyard - Vincent Dubois, membre des Bodin's, évoque son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Vincent,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Nous pouvons vous retrouver cet été, le samedi soir, sur France 2, dans « Fort Boyard ». Au travers d'une nouvelle épreuve, « Le Bal des Bodin's ». Très simplement, comment présenter et décrire cette nouvelle cellule ?

 

Nous y sommes quatre samedis cet été. Nous avons été approchés par la production en mars ou avril dernier, après qu'ils nous aient vus en spectacle au Zénith de Paris. Nous avons été sollicités pour les dix épisodes mais nous n'avons pu en tourner que quatre, faute de disponibilités.

 

On s'imagine que le Père Fouras en a un petit peu marre de voir des bals populaires un peu partout en France pendant la période estivale, sauf chez lui, dans le Fort. Donc il décide d'appeler au secours sa vieille copine Maria, avec qui on peut penser qu'il a eu quelques petites galipettes ou, en tout cas, des relations plus intimes il y a quelques années. Cela remonte sûrement il y a très loin.

 

Il lui demande de l'aide pour organiser un bal populaire l'été sur son Fort. L'épreuve est basée sur les chaises musicales. Le fils Bodin, Christian, fait équipe avec Passe-Muraille pour jouer contre deux candidats. Le dernier qui réussit à pouvoir s'asseoir sur la chaise gagne la clé.

 

Qu'est-ce qui peut plaire aux candidats de ce nouveau jeu ? En complément, qu'est-ce qui va attirer les spectateurs dans cette nouvelle épreuve ?

 

Je pense que le côté festif du bal populaire est une tradition qui parle à beaucoup de gens. Notamment aux anciens qui, eux, ont connu ces bals. Les enfants et les jeunes, quant à eux, aiment bien le jeu, tout bêtement, qui oppose deux candidats à Maria et à Passe-Muraille.

 

 

En fin de compte, nous avons accepté de faire partis de cette belle aventure car on trouve que c'est une émission qui nous ressemble. Elle a une place toute particulière dans le cœur des gens, c'est une émission familiale et il y a, maintenant, en télévision, assez peu de programmes comme cela. Qui sont regardés sur le canapé, toutes générations confondues. « Fort Boyard » en fait partie et ce n'est pas par hasard que ça existe depuis 29 ans.

 

La production ne se contente pas simplement de continuer, ils essaient d'améliorer, d'apporter des nouveautés et nous avons la chance d'en faire partis, ce qui est un honneur pour nous. Parce que c'est quand même une émission qui est reconnue et aimée par le téléspectateur.

 

Avez-vous eu, lors des enregistrements, une méthodologie et une technique particulière de préparation, avant l'arrivée des candidats ?

 

En fin de compte, nous avons travaillé en relation avec Guillaume Ramin, le responsable artistique de l'émission qui, très tôt, dès les premiers rendez-vous, nous a dit que nous avions un peu une marche de manœuvre. Que le but du jeu était d'amener l’univers des Bodin dans le fort.

 

L'idée des chaises musicales vient de Guillaume et de son équipe, nous avons de suite trouvé cela très sympa. Ils ont d'abord imaginé un décor qui est super. Les décorateurs ont énormément travaillé la dessus. Quand nous sommes arrivés, nous avons découvert cela avec des yeux d'enfants.

 

 

Le but du jeu était, pour nous, de travailler en amont pour écrire des parodies de chansons de bal populaire. Je m'y suis attelé, j'ai proposé des choses, pas seulement des vieux tubes mais aussi des musiques actuelles que l'on peut entendre régulièrement.

 

Selon la réaction de chacun face à vous, une part d'improvisation est sans doute nécessaire et importante devant les candidats ?

 

C'est surtout cela qui est intéressant. Tout ce qui est écrit bien sûr mais aussi tout ce qui se passe, toute cette interactivité avec les candidats, comment ils se prêtent au jeu. « Fort Boyard » est quelque chose de très particulier et nous sommes aussi tombés dans le panneau. Tout d'un coup, tout le monde redevient un enfant, ce qui est génial. Je le vois avec mon personnage de Maria, qui a 87 ans : même dans le cœur d'une très vieille d'âme, il y a une part d'enfance. C'est la dernière chose que l'on perd en fait.

 

L'émission propose à tout le monde de puiser à nouveau comme cela dans son cœur d'enfant. Nous nous sommes amusés énormément en tournant nos séquences. En plus, cerise sur le gâteau, l'équipe est formidable, c'est très fraternel. Le fait de travailler en autarcie au milieu de la mer sur un Fort permet à tous de devenir des camarades de jeu. Nous sommes comme dans une grande cour de récréation. C'est une énorme machine, nous avons été stupéfaits du travail fait et de l'ambiance qui règne.

 

 

Auriez-vous aimé être candidat de cette cellule ?

 

Oui, cela m'aurait plu parce que, justement, cela m'aurait rappelé des choses. Le jeu est toujours sympa, encore une fois, c'est revenir à son âme d'enfant. En plus, dans cette émission, c'est pour la bonne cause. Donc c'est très particulier.

 

Nous nous sommes retrouvés de l'autre côté, côté personnages du Fort mais, effectivement, nous aurions adoré participer en tant que candidats, bien sûr.

 

De façon plus générale, si votre emploi du temps le permet, aimeriez-vous, par la suite, étendre davantage encore votre rôle dans ce chouette programme ?

 

Oui, évidemment. Je vais vous dire, il s'est passé quelque chose de très particulier. Nous faisons ce métier depuis 30 ans et, quand on est partis du Fort, tous les gens avec lesquels on a travaillé, il y a 160 personnes, sont sortis des cellules et nous ont fait une standing ovation pour nous dire au revoir.

 

 

Je dois vous avouer que je suis parti du Fort en larmes, humainement il se passe quelque chose là-bas d'incroyable, que je n'avais pas eu la chance de vivre ailleurs. Donc, effectivement, si on est sollicités à nouveau et que notre emploi du temps le permet, on dira oui, bien entendu. Parce que ce sont une émission et une ambiance tout à fait rares, ce qui se passe là-bas est unique.

 

Pour terminer, que dire de plus pour inciter définitivement les lecteurs à suivre le programme cet été ?

 

Quand vous regardez « Fort Boyard », vous redevenez forcément enfant. Je trouve que c'est la quête ultime, comme disait Jacques Brel, « l'inaccessible étoile ». Dans ce programme, il y a moyen de le faire, de se retrouver dans une cours de récréation.

 

Ce fut une joie, Vincent, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Mathilde Libbrecht revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mathilde,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

1/ Mathilde, vous êtes une artiste aux multiples casquettes, chanteuse, comédienne, danseuse… Qu’est-ce qui vous fait vibrer dans votre quotidien d’artiste ?

J’aime ce métier, être sur scène, le fait de faire des choses différentes tous les jours, d’être sur différents projets, de découvrir des lieux ou des disciplines que je n’aurais pas l’occasion de découvrir sans ce métier.

J’ai commencé par la danse, à 4 ans, première grande passion, puis le chant, seule dans ma chambre, puis le théâtre et le jeu, adolescente. J’ai toujours plus ou moins baigné là-dedans. Et c’est en licence que j’ai interrompu mes études parce que je sentais que j’avais autre chose a aller explorer, exprimer, et je voulais y aller franchement. Alors je suis descendue à Paris.

2/ Est-ce que vous retrouvez des complémentarités entre ces différentes disciplines, la danse, le chant, le jeu, ou est-ce totalement dissocié selon vous ?

Il y a des choses qui se recoupent, bien sûr, parce qu’il s’agit d’expression dans tous les cas. Une expression différente dans la forme, mais qui va chercher sa source au même endroit pour être au plus juste de l’émotion. Revenir à l’organique.

 

 

Ces disciplines sont d’autant plus proches à mes yeux que j’allie les 3 sur scène, notamment dans des Comédies Musicales. Dans ce cas là, le lien entre la danse, le jeu et le chant est l’histoire que je raconte.

3/ Est-ce cette complémentarité qui vous attire, plutôt qu’un art en particulier ? Ou avez-vous une préférence pour l’un d’entre eux ?

Bien que la danse ait été ma première passion, ce sont davantage le chant et la comédie qui ont pris le relais… parce que je n’ai plus 20 ans (sourire) ! Et parce que c’est juste pour moi comme ça aujourd’hui. Il y a des périodes durant lesquelles le chant me parle plus, où je ressens un réel besoin et une envie de chanter. Alors ce sont mes projets musicaux qui m’animent. Puis d’autres où je me dis que c’est du jeu dont j’ai besoin. Globalement, je me reconnais dans la pratique des deux ou des trois concomitamment ou séparément.

Pour l’instant, la vie ne m’impose pas de faire un choix, donc c’est très bien (rires) !

4/ Parmi vos multiples expériences, y en a-t-il une plus que les autres qui vous ait marquée ?

Oui, il y en a une. Je suis partie 2 mois en Corée du Sud il y a 4 ans. Il s’agissait d’un spectacle coréen en anglais, nous n’étions que deux français dans l’équipe. Ce qui m’a surtout marquée, et profondément, c’était le challenge que ça a représenté pour moi, pas tant artistiquement que tout ce qu’il y avait autour du spectacle.

Il y a aussi une autre expérience à laquelle je pense. Il y a quelques années, j’ai chanté aux Francofolies. J’ai fait un duo avec un chanteur cubain Raul Paz, sur la grande scène, devant 10.000 personnes. J’en ai un super souvenir. C’est une personne adorable.

 

 

5/ Quels sont, à court et moyen terme, vos projets, vos envies ?

J’ai été prise pour un nouveau spectacle à la rentrée : «  Ibrahim et les Fleurs du Coran  », qui va partir en tournée européenne sur octobre-novembre. Nous ne jouerons qu’à l’étranger, nous commençons par l’Allemagne, puis l’Autriche, la Suisse et la République Tchèque. La première a lieu le 15 octobre.

A moyen terme, j’ai peut-être un projet sur Londres l’année prochaine, notamment pour le musical «  Call Me Diana  ». J’avais fait un docu-fiction pour M6, diffusé il y a un an, dans lequel je jouais Diana, ce qui m’a incitée à passer le casting. Si cela se fait, ce serait formidable.

 

Sur le registre des envies, il y a aussi l’écriture de textes de chansons, pour lesquels je ne compose pas, bien que je joue de la guitare. Ce serait peut-être le terreau d’un seul en scène, pourquoi pas avec un musicien, un projet personnel. Je me suis souvent cachée sous des maquillages et des costumes, et aujourd’hui je n’ai plus envie de me cacher. Et puis je serai libre de faire ce que je veux, puisque ce sera mon spectacle (sourire), chanter, raconter, danser, jouer de la guitare etc…

Je me tourne aussi vers le jeu à la caméra depuis quelques temps, car il y a quelque chose de simple et de quotidien dans le jeu, d’intime, qui m’attire.

A coté de mon métier d’artiste, je donne des soins en médecine chinoise et énergétique. Ces deux métiers qui représentent vraiment deux pôles de ce que je suis, m’équilibrent, me façonnent et me font évoluer.

Merci Mathilde pour ce bel échange  !

Publié dans Télévision, Théâtre, Musique

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Anais Weill évoque son parcours et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anaïs,

 

C’est une joie d’effectuer cet entretien avec vous !

 

Vous êtes une artiste riche et diversifiée, aux multiples facettes, notamment actrice, créatrice, danseuse. D’où viennent ces passions ?

 

Je suis franco-argentine, je suis déjà double ! Mes parents sont entrepreneurs et ont toujours partagé leur travail avec nous. J’ai grandi à Paris, dans une famille très ouverte d’esprit. Toute petite, j’ai commencé à danser. Ma mère voulait que je fasse du théâtre, alors que je ne voulais que chanter et rigoler. A 12 ans, je suis allée à Buenos Aires, dans une école de comédie musicale. Ce furent mes premiers pas en théâtre. Ma professeur m’a encouragée à continuer. Et je n’ai plus arrêté : théâtre, cinéma, c’était varié.

 

Revenue pour mes études de fashion business en France, j’ai continué le théâtre en parallèle. La méthode était très différente de ce que j’avais connu en Argentine, je me suis retrouvée dans une classe de 40 élèves, sans réellement de niveaux, avec une énergie qui ne me convenait pas. Je me suis alors dit que c’était une passion qu’il fallait que j’étouffe, qui supposait de toute façon une vie compliquée.

 

J’ai lancé ma marque : ByWho Tattoo, autour du bijou-tatouage éphémère. C’était génial, pendant 6 mois je me suis exclusivement concentrée sur ce projet. Puis, j’ai bossé dans le milieu de l’entreprise. Mais il me manquait quelque chose de fondamental, c’était le théâtre.

 

Pour gagner en confiance en moi pour les castings, j’ai trouvé cette école anglo-saxonne : GFCA de Giles Foreman. Elle compresse trois ans de formation en un an et demi. J’ai été sensibilisée à différentes méthodes d’acting. J’ai tout laissé de côté pour être totalement investie dans ma formation. Ça m’a fait beaucoup de bien, les classes étaient réduites, le rythme intensif…

 

Le jour du showcase, auquel sont invités des directeurs de castings, j’ai été repérée par deux agents, Luisa Held pour l’international, afin exploiter le fait que je sois trilingue, et Nathalie Dubourdieu de DS Talents qui me représente en France. Elles ont une énergie et une aura incroyables.

 

 

Depuis janvier, j’ai tourné dans le teaser d’une série qui devrait se filmer l’année prochaine, une affaire de mafia en quelques sortes. J’y ai un rôle assez dur, qui tranche avec ceux dans lesquels on peut m’attendre. J’ai joué dans un long métrage, où j’interprète une américaine qui arrive à Bucarest. J’ai aussi co-écrit mon propre court-métrage, « A dix centimètres près », qui parcourt les festivals. J’ai fait également de la publicité pour les drones.

 

Aujourd’hui, je relance ma marque et je joue entre ces deux casquettes. Je cherche aussi à revenir vers le théâtre.

 

 

Y a-t-il des complémentarités entre ces deux casquettes ? Est-ce que l’une se rapproche de l’autre ?

 

Avant tout, je crois que la vie est faite de rencontres, de contacts, je pense que l’on est fait pour vivre avec l’autre. Je n’aurais pas fait autant de rencontres sans les bijoux-tatouages, et ces rencontres sont le théâtre. De plus, les deux casquettes intéressent, ça m’est arrivé sur un tournage de m’occuper du stylisme. Je crois qu’il faut être conscient du monde dans lequel on vit et que notre agent est une sorte de commercial, que le produit c’est nous, comédiens, qui sommes nombreux. Alors, il me semble que des compétences en business sont très utiles. Il faut bien-sûr faire nos preuves et prouver qu’on est le meilleur produit sur le marché. Donc je jongle en permanence entre les deux.

 

 

 

Spontanément, quelle expérience vous a le plus marquée ?

 

Le jour du showcase ! Je ne me suis jamais sentie aussi vivante, comme lorsque j’étais petite et que je faisais des spectacles de danse, j’ai tout oublié. Le théâtre est une danse, un Tango ! J’ai récolté les fruits de mon travail, en plus d’avoir partagé autant avec le public.

 

Quelles sont vos envies pour la suite ? Que pouvons-nous vous souhaitez ?

 

Que du bonheur ! J’aimerais me pencher sur le comique car j’en adore le rythme. Mais je suis ouverte à tout. Si je peux continuer à mener ma marque et ma carrière de comédienne, ce serait formidable.

 

Merci Anaïs pour cet agréable échange !

 

Publié dans Télévision, Théâtre

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Joyeuse Fin du Monde - Interview avec les comédiens de la pièce !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mélanie Gillery, Mélanie Belamy et Ismael Isma,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

 

 

1/ Vous êtes à l’affiche de « Joyeuse Fin du Monde » qui se joue à Paris au théâtre des Blancs manteaux, une pièce de Mickael Dion. Comment décririez-vous ce spectacle ?

 

Mélanie Belamy : Pour moi, c’est une comédie à deux personnages tout public, avec un fond socioculturel très actuel.

 

Mélanie Gillery : C’est une comédie qui fait passer des messages, on ne fait pas que rire.

 

Ismael : La question de fond qui est abordée est celle de savoir comment cohabiter ensemble. On est plongé au cœur de l’actualité.

 

 

2/ Comment décririez-vous vos personnages respectifs, quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

Ismael : Lamine, garçon assez pleutre, gauche, qui vit comme à la belle époque. Comme si la fin du monde n’avait pas eu lieu. Il est gentil, attachant, et c’est un garçon plein de surprises.

 

Les deux Mélanies : C’est ce que j’allais dire !

 

Ismael : Il fait avec les cartes qu’il a et finalement dans le style peu débrouillard, il se débrouille plutôt bien. C’est un bon personnage, dans lequel chaque personne peut se reconnaître.

 

Mélanie Gillery : Alex, au caractère bien trempé, qui sait ce qu’elle veut dans la vie, c’est une guerrière, une survivante, mais elle a aussi ses faiblesses, notamment par rapport à son passé.

 

Mélanie Belamy : Une femme forte, une combattante. C’est agréable de retrouver ces caractéristiques dans un personnage féminin. C’est un personnage brut mais sensible derrière sa carapace. Au fur et à mesure du développement de sa relation avec Lamine, elle va se rendre compte que la sensibilité peut être une force d’une certaine manière.

 

Ismael : On peut dire que Lamine est un « bon boulet », parce qu’il arrive à la faire changer malgré tout. C’est une force tranquille. Il parvient à l’ouvrir. Alex, c’est aussi un personnage brut, égocentrique, qui a du mal à se projeter dans l’avenir. En fait, dans la pièce, les rapports de force sont inversés. Alex est la patronne et Lamine subit.

 

Mélanie Gillery : C’est amusant par rapport au physique, parce qu’on a le cliché du grand black qui débarque sur scène face à la petite brunette, et finalement c’est la nana qui domine.

 

Mélanie Belamy : Si Lamine est un peu gauche, on ne peut pas lui enlever qu’il a une très bonne écoute des gens. Dans toute sa simplicité il sait écouter sans juger.

 

 

 

3/ C’est une pièce que vous reprenez. Qu’est-ce qui a plu au public, qu’est-ce qui en a fait son succès la première fois ?

 

Ismael : D’abord la subtilité de l’écriture. Ce n’est pas une pièce vulgaire. Ce qui plaît aussi, c’est la construction des personnages, autour de ce rapport de force inversé. Et également que c’est une pièce post-apocalyptique. Comment rire sur un sujet si dur ? Les gens ne s’attendent pas à rire. Et enfin je dirais l’énergie et le rythme.

 

Mélanie Belamy : …Et le fait que cela passe sans cesse du rire à la sensibilité. Il y a une vraie histoire, avec ses montées, descentes et virages, mais tout en cohérence.

 

Ismael : Ce qui plaît et qui change, c’est aussi la fin ouverte, inattendue.

 

 

4/ Ismael et Mélanie Gillery, cela fait deux ans maintenant que vous êtes sur cette pièce. Est-ce que des adaptations de la pièce sont proposées dans cette nouvelle mouture ?

 

Mélanie Gillery : Nous adaptons les noms de villes, selon l’endroit où nous jouons, notamment lorsqu’on évoque des noms de bleds paumés, on les personnalise.

 

Ismael : Il y a des moments où l’on peut se permettre des petites improvisations. Nous avons même rajouté une scène.

 

Mélanie Gillery : On a changé de titre aussi : avant c’était « Seul au Monde » et maintenant c’est « Joyeuse Fin du Monde ».

 

 

5/ Est-ce que vous jouez différemment lorsque vous êtes à Marseille, ou à Paris, notamment dans le ton, dans le jeu ?

 

Mélanie Belamy : Moi, personnellement non.

 

Ismael : Comme c’est une pièce tout public, ouverte à tous, nous n’avons pas vraiment besoin de changer notre jeu, ce n’est pas l’idée, la pièce est assez riche comme cela, et parle à tout le monde.

 

Mélanie Belamy : C’est plutôt dans la réception que cela change, car tous les publics sont différents.

 

Ismael : Cela dit, rien n’est fermé et on peut changer des choses. Mais c’est toujours au dernier moment, au filage technique. Le reste est assez bien construit.


 

 

 

6/ Mélanie Gillery, Mélanie Belamy, vous êtes toutes deux en alternance sur le rôle féminin de la pièce, comment avez-vous travaill2 ensemble sur ce projet ? Etes-vous une copie conforme l’une de l’autre sur scène ?

 

Mélanie Belamy : De base, chaque comédien a sa singularité. Quand je suis arrivée sur ce projet en novembre dernier, je me suis basée sur la captation : pour l’atmosphère, l’ambiance de la pièce, les déplacements. J’enlevais le son, pour éviter le mimétisme dans le ton. Par la suite, c’est mon travail de lecture, comment je propose d’interpréter le personnage, comment puis-je mettre en avant ma singularité de comédienne ?

 

Et je pense que cela peut être agréable aussi pour nos partenaires de jouer avec des comédiennes différentes, parce que la pièce garde une fraicheur, évite la routine.

 

Ismael : J’adapte ma manière de jouer, selon ma partenaire. Ce n’est ni le même rythme, ni le même jeu.

 

Mélanie Gillery : Avant moi, j’ai vu deux autres interprétations. J’ai vu la pièce de nombreuses fois. Je m’en suis inspirée.

 

 

7/ Dans quel état d’esprit êtes-vous après quelques jours seulement ? Sereins ? Malgré tout, y a-t-il toujours un peu de stress ?

 

Ismael : J’ai toujours du stress, du doute, de l’angoisse, de la peur. Nous repartons à zéro. J’ai peur de décevoir. Je travaille mon personnage constamment. Je veux assurer, je m’interroge sur les critiques. Il y a Mickael Dion qui a écrit et co-signe la mise en scène de la pièce. Il suit également le projet de près. On bosse dur pour être à la hauteur des aspirations. Chaque nouvelle représentation est une remise en danger.

 

Mélanie Gillery : Je stresse. Le stress lorsque l’on monte sur scène, le stress que ça ne plaise pas, de ne pas être au top. Et l’excitation !

 

Mélanie Belamy : J’ai hâte de remonter sur le plateau, j’ai faim de scène, j'ai faim de jeu, de tout. Le stress arrive juste avant la représentation, au moment on est derrière le rideau, qu’on entend les gens se placer, que la première piste est lancée… j’ai toujours ce petit stress d’être à la hauteur, je me demande si cela va être bien reçu par le public, le metteur en scène sera-t-il content à la fin ?

 

 

8/ Que dire de plus pour inciter définitivement les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

 

Mélanie Belamy : Venez voir une fin du monde en direct ! Venez voir une comédie où les rapports humains, et surtout homme-femme, sont remaniés intelligemment. Vous rirez avec une pièce qui a du fond.

 

Ismael : C’est une pièce qui casse les codes. Et nous, la Compagnie, avons fait du chemin depuis la recette au chapeau, et nous attendons le public. C’est une pièce fédératrice, à propos des rapports humains.

 

Quel plaisir d’avoir effectué cet entretien tous ensemble !

Publié dans Théâtre

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