Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le médias blog de Julian

David Le Roch évoque son actualité et ses projets artistiques !

9 Mars 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour David,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ Vous serez, du 6 au 8 avril prochain, sur scène avec « Dieu, le diable et moi », dans le cadre du festival Printemps de la Création à l'Art Studio Théâtre Paris 19. Quelle histoire y est racontée ?

Cette pièce, de l’auteur Dragan Marinkovic, aborde la vie, notre place sur cette terre, notre destinée, ce que l’on fait, pourquoi l’on est venu, bref toutes les questions que l’on peut se poser. Et s’il y avait des choses à refaire, qu’est ce que l’on referait, qui on voudrait être.

C’est un homme qui rencontre un personnage dans une gare déserte et ce dernier lui apprend qu’il est mort. De là va suivre un dialogue entre ces deux protagonistes. Au fur et à mesure des réponses, on va petit à petit comprendre qui ils sont vraiment et pourquoi ils se sont rencontrés dans ce lieu un peu improbable et désert.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

On pourrait dire qu’il est tour à tour diable, dieu, le bien et le mal. Comme c’est un duo, on pourrait s’imaginer que le bien est d’un côté, le mal de l’autre mais peut-être que cela s’inverse, ou peut-être pas.

L’auteur, dans son écriture, ne donne jamais de réponse à toutes les questions mises en avant. Dans la mise en scène non plus. Le spectateur doit cheminer là-dedans et apporter sa propre réponse. Cette dernière n’appartient qu’à soi car, autours de nous, personne n’est déjà allé là-bas, à moins de croire à la réincarnation. Comme on oublie tout, c’est ce qui est dit dans la pièce, c’est à chaque fois une grande première. A nous donc de travailler sur quelque chose d’ouvert et de rendre ce texte et ce jeu le plus concrets possible.

3/ Quelles seront, selon vous, les facteurs de réussite de cette pièce ?

C’est un thème universel,  c’est aussi un nouvel auteur puisqu’il s’agit de sa première création. Cela a été tiré d’un de ses romans, adapté au théâtre, que j’ai ensuite repris pour travailler scéniquement.

Aimeriez-vous d’ailleurs poursuivre les représentations dans une autre salle parisienne ?

Oui, bien sûr ! C’est une création, nous travaillons actuellement pour ce festival mais il y aura évidemment une suite. Au théâtre, on veut toujours poursuivre l’aventure, c’est tout le temps vivant.

4/ En parallèle, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je reprends une pièce dans laquelle j’ai joué la saison dernière, « Jeu de piste », de Jean Rigaud. Pareil, c’était une création. C’est encore un duo, un homme une femme cette fois-ci, que nous avons joué l’année écoulée en Avignon. Nous y retournons cette année et, avant, en mai, sur Paris, du 17 au 21.

J’y interprète le rôle d’un écrivain qui est derrière sa machine à écrire, et qui revit son écriture, ses personnages, entouré d’une sorte d’alter égo féminin qui sera le fil rouge de la pièce. Au-delà de cette histoire, c’est l’univers de cet auteur qui a été édité après sa mort que l’on découvre, sa femme faisant revivre sa mémoire à travers ses écrits.

Faisant la mise en scène aussi, ce qui m’a intéressé était de mettre sur le plateau, avec les mots de l’auteur, la rencontre qu’il a eue avec sa femme Nadia. Ce n’est pas leur vie calquée, mais l’histoire s’en inspire. Il a rencontré sa femme autours d’une machine à écrire et d’une voiture de course. Je me suis attaché à essayer de faire revivre cette magie. La rencontre d’un homme et d’une femme dans un monde imaginaire, qui est l’écriture, le roman, la passion des mots.

5/ Plus généralement, vous êtes un artiste aux multiples casquettes. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

C’est un métier mais aussi une passion. J’aime créer, me retrouver avec une équipe sur un plateau de théâtre, m’enfermer dans un lieu pour essayer de travailler sur une pensée et des mots d’un auteur.

Puis, en même temps, cela permet de s’amuser, au premier abord on dit jouer. J’aime être avec une équipe et essayer de refaire des morceaux de vie, ce qui est plutôt intéressant. C’est agréable d’en faire son métier, d’aller travailler en jouant.

La passion des auteurs, la rencontre, la discussion, c’est plutôt délicieux.

6/ Pour finir, que dire à nos lecteurs pour les encourager à venir vous voir sur scène début avril ?

Poussez la porte d’un théâtre, osez la création. Ca peut faire peur d’aller voir un auteur que personne ne connait, ce que je peux comprendre mais, en même temps, c’est l’occasion de se laisser surprendre.

 Comme dirait l’auteur, « l’expérience passée n’est rien d’autre qu’une habitude qui t’empêche d’être libre, un chemin bien connu que tu choisiras systématiquement au détriment de celui qui t’est inconnu ». Choisissez donc un chemin sur les auteurs vivants qui ne sont pas connus, cela permet tout de suite après d’aller voir un auteur connu, comme cela vous vivrez les deux expériences.

Ce fut un plaisir, David, de nous entretenir avec vous !

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article