Koh-Lanta : Clémence revient sur sa victoire dans Le Combat des Héros !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clémence,

 

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

Vous avez gagné le « Combat des héros » de Koh-Lanta. Avez-vous pris conscience de l’exploit réalisé de remporter deux fois cette aventure ?

 

Sur place, ça s’est bien passé pour moi. Je me suis aussi rendu compte, notamment au moment de la diffusion, qu’une victoire à « Koh Lanta » ne tient parfois à rien. Les résultats du vote final l’ont prouvé aussi, avec une seule voix d’écart entre Pascal et moi. Il y a plein de gens qui ont suivi mon parcours et qui ont salué la manière dont j’ai géré l’aventure, c’est-à-dire de ne pas trop prendre part au conflit et de rester moi-même.

 

A froid, j’ai un sentiment de fierté et d’accomplissement. Je me dis que j’ai bien fait de participer à cette émission.

 

Selon vous, quelles ont été les principales clés de votre succès sur cette nouvelle édition ?

 

Pour aller loin dans « Koh Lanta », je pense qu’il faut rester soi-même. J’ai un tempérament assez discret dans la vie quotidienne. J’arrondissais les angles plutôt que de partir au clash. Je pense que c’est pour cela que j’ai pu m’imposer deux fois. En contrepartie, il y avait Pascal, qui a fait un très beau parcours, au caractère très éloigné du mien. Je crois qu’avoir un caractère un peu moins fort peut être un avantage pour une finale.

 

En quoi vos deux précédentes aventures vous ont aidée dans cette nouvelle victoire ?

 

J’avais la chance d’être la seule à avoir eu cette expérience d’avoir déjà gagné et déjà perdu. Ce qui m’a le plus appris, c’est ma deuxième aventure : je crois que c’est dans les défaites qu’on apprend le plus, j’ai fait quelques erreurs, je n’étais pas totalement engagée, j’ai totalement négligé la tactique.

 

J’ai donc voulu être plus présente physiquement, dans le camp, tout en faisant le nécessaire au niveau de la stratégie. J’ai joué ma carte à fond, je suis restée moi-même et ça a payé à la fin.

 

Il n’y a eu qu’une voix d’écart entre Pascal et vous lors du vote final. Avant le dépouillement, au moment d’affronter ce jury, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Plutôt confiante en vos chances de gagner, ou au contraire aviez-vous du doute, de l’incertitude ?

 

Avant d’aller au vote, avec Pascal nous avions essayé de faire des pronostics, tout en sachant que ce serait serré. Quand on a pu prendre la parole, chaque mot était important, et le caractère pouvait faire changer certaines personnes d’avis. J’ai donc essayé d’être la plus efficace possible. Mais, quoiqu’il en soit, il y avait une véritable incertitude. D’ailleurs, nous avons été surpris de découvrir certains votes, comme ceux de Dylan ou de Cassandre.

 

Chose exceptionnelle, le dépouillement n’a pas eu lieu en public et en direct. Comment avez-vous vécu ce moment si particulier ?

 

Je crois que tous les candidats étaient un peu déçus qu’il n’y ait pas de direct. Mais ça a donné une dimension beaucoup plus familiale au moment. On était entre candidats, avec les familles et les proches, ça a été un beau moment de partage. J’étais contente de pouvoir le partager avec mon compagnon et mes enfants. Mon fils ainé était sur mes genoux, je le sentais vibrer à chaque vote ! Evidemment, cela aurait été plus festif s’il y avait eu le direct, mais je garde ce moment comme plus intime.

 

Quelques jours avant le jury final, Cassandre vous a donné son collier d’immunité après son élimination, ce qui vous a assuré la place en finale. Comment avez-vous réagi à ce geste ?

 

Je ne savais pas que l’on pouvait donner un collier d’immunité dans « Koh Lanta », une fois éliminée! Evidemment, j’ai été touché par ce geste d’amitié, qui m’a beaucoup aidé. Peut-être que ça m’a un peu déconcentrée sur les deux épreuves individuelles suivantes. Mais c’était le plus beau cadeau.

 

De manière plus générale, quel a été le moment le plus fort de toute cette aventure qu’est le « Combat des héros »?

 

Il y a deux moments auxquels je pense très souvent. D’abord, la venue de mon père dans l’épreuve des familles. Je ne pensais vraiment pas que ce serait lui car il déteste voyager et parce que, lors de ma première victoire dans « Koh Lanta », j’avais 20 ans alors, il n’avait pas voulu faire le déplacement à Paris pour la finale. Le fait qu’il traverse le globe pour venir me voir a été la plus belle preuve d’amour d’un papa pour sa fille et ça m’a beaucoup touchée.

 

Le deuxième très bon moment est lorsque j’ai gagné cette épreuve où il faut prendre à bras-le-corps le poteau et tenir le plus longtemps possible. De mes trois « Koh Lanta », ça reste une de mes plus belles victoires.

 

Est-ce que cette saison a été plus compliquée que les précédentes ?

 

Ça a été la plus difficile, dans la mesure où j’avais 13 ans de plus que la première fois, physiquement j’ai senti la différence, d’autant que j’étais sportive de haut niveau à l’époque, ce que je ne suis plus.

 

C’était mon premier « Koh Lanta » en tant que maman. Ça ajoute une difficulté parce que notre esprit reste malgré tout un peu à la maison. Il faut lutter contre l’envie de baisser les bras et de retrouver les enfants. J’ai essayé de muer cette difficulté en motivation supplémentaire. Je tirais de la force de penser que je les avais temporairement quittés pour faire un beau parcours.

 

Seriez-vous partante pour un formidable triplé ? Ou avez-vous bouclé la boucle de cette magnifique aventure ?

 

Je pense que j’ai bouclé la boucle. Ce qui m’a poussé à participer à cette saison de « Koh Lanta » était essentiellement la frustration d’avoir perdu. Aujourd’hui, ce sentiment est totalement gommé et il est temps pour moi de m’investir dans d’autres domaines.

 

« Koh Lanta » fait partie de ma vie malgré tout, j’y pense souvent. J’ai prouvé ce que j’avais à prouver.

 

Ce fut un plaisir, Clémence, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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