Julie Baronnie nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous venez de lancer la nouvelle pièce d’Alil Vardar, « Un week-end tranquille », qui démarre à Nice. Vous irez ensuite en Avignon cet été. Comment vous présenteriez, sans tout en dévoiler, ce spectacle? Quelle histoire raconte-t-il ?

 

La pièce a été écrite par Alil Vardar et Thomas Gaudin : c’est une histoire incroyable, parce qu’on casse le mythe de l’homme qui a une maîtresse de 25 ans.

 

Là, c’est l’inverse, il s’agit d’un architecte de 45 ans marié à une jeune femme de 26 ans, très belle, qui a toutes les qualités. Mais il se trouve qu’il s’ennuie avec elle parce qu’elle n’a pas le temps de s’occuper de lui : elle ne pense qu’à sa carrière, n’a jamais le temps pour faire l’amour… Lui a envie d’un peu de fun et décide de prendre une maîtresse … plus âgée que lui !

 

 

Cette maîtresse, Geneviève, que j’interprète dans la pièce, a 10 ans de plus que son amant. Je trouve l’idée géniale parce qu’elle va parler à énormément de femmes. Ce rôle me plaît beaucoup parce que je me retrouve dans le côté très piquant, on me donne souvent ce genre d’emploi, femme sulfureuse ou dominatrice, cela me rappelle le film "Les nains" de Jean Pierre Mocky avec Philippe Chevallier et Régis Laspalès. J’y incarnais une femme dominatrice carrément bigame ! rires. Alors que, dans la vie, je suis tout le contraire, j’ai une vie très simple, je m’entoure d’amis qui ont les mêmes valeurs que moi, j’aime l’authenticité, la sincérité et je fuis le superficiel.

 

Dans la pièce, on comprend que cet homme architecte veut avoir du fun, notamment à travers des jeux qu’il a avec sa maîtresse… mon entrée est très parlante ! Mais on se demande s’il a vraiment des sentiments pour sa maîtresse ou s’il la considère comme un « plan-bagatelle ».

 

Alil Vardar est dur dans le travail, très précis, à la virgule près, à la respiration près, au silence près. Il fourmille d’idées, il a ce sens du détail que j’adore. Je ne me dis pas qu’en tant que comédien tout est acquis, au contraire je trouve qu’on apprend toujours, que chaque partenaire scénique ou metteur en scène a toujours quelque chose à nous enseigner.

 

 

Je suis consciencieuse, j’ai besoin de bosser tout le temps, je ne suis jamais contente de moi, je pense toujours que je peux mieux faire. J’ai un côté perfectionniste obsessionnel ! rires. Je trouve extraordinaire de travailler avec des artistes qui ont ce sens du détail, qui sont des bosseurs, ce qui n’a pas toujours été le cas car parfois on accepte des rôles parce qu’il faut bien manger. Mais je ne regrette aucun de mes rôles, que ce soit au cinéma, à la tv ou au théâtre. Quand je m’engage, j’y vais toujours à fond et je trouve toujours un intérêt dans chaque projet même si c’est pour vendre une pub de cassoulet (hé oui j’ai vraiment fait cette pub ! rires).

 

Quand on a la chance de défendre un personnage, pour nous-même ou pour l’auteur, le metteur en scène, on doit être au taquet ! Bosser avec l’équipe de « Un week-end tranquille » est un cadeau. On n’a pas perdu de temps aux répétitions, Alil décortiquait le texte, ce qui laissait le temps au cerveau d’enregistrer le texte dès la première lecture. Après une semaine de réunion de travail, on est rentré chez nous, et, une semaine plus tard on attaquait les répétitions, le texte su. C’est très efficace ! Par la suite, on a mis en place le reste, les déplacements, les intentions, la mise en scène…

 

2/ A propos de votre personnage, comment le décririez-vous ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C’est un personnage qui a un caractère très fort, très dominant. Mais on peut voir sa sensibilité aussi, notamment parce qu’elle est amoureuse de lui. Elle a un côté drôle, très piquant. J’adore ce personnage !

 

3/ Êtes-vous impatiente de présenter ce personnage au public ou, au contraire, êtes-vous sujette au stress ?

 

Je connais bien le public de Nice, puisque cela fait trois ans que j’y joue. Ça permet de roder la pièce pendant un mois avec un public très sympa, avant Avignon. Bien-sûr que je stresse, je suis traqueuse de nature. Mais je n’ai pas d’inquiétude par rapport à l’accueil du public parce que ce texte me fait rire tout le temps ! Je me dis que, si je ris, le public rira aussi.

 

 

 

4/ En conclusion, que dire pour inciter les lecteurs à venir voir ce nouveau spectacle ?

 

Le spectacle est très drôle (rires) du début à la fin ! Il y a une énorme mise en scène, des effets spéciaux, de la musique, dont des morceaux mythiques de filles. Ça parle à tout le monde, aux couples, aux hommes, aux femmes de mon âge. C’est une très belle pièce.

 

Ce fut un plaisir, Julie, d'échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

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J
Je confirme, nous avons passé un excellent moment !
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