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Charles Schneider évoque son parcours et ses actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Charles,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples expériences, notamment en télévision et au cinéma. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Je crois que c'est le côté mythomane, mensonge qui me plaît. Prendre une personnalité, pouvoir être faux, faire un peu ce que l'on veut avec l'excuse de dire « ce n'est pas moi, c'est écrit ». Je joue beaucoup de niais, de gentils gars, ça m'excuse car je ne suis pas l'auteur, ça reste un personnage.

 

C'est pas mal, c'est un bon équilibre intellectuel je trouve, je dirai que c'est une bonne thérapie. Ça s'appelle « jouer la comédie », je suis payé pour et ce n'est pas désagréable.

 

Ça change beaucoup en plus, on alterne les journées chargées et les journées plus calmes. Ce n'est jamais la même chose, même lorsque l'on fait un personnage récurrent ça évolue. Je fais beaucoup de séries, « PJ » et «Plus belle la vie » et ce n'est pas comme au théâtre où, tous les soirs, c'est la même chose.

 

2/ Spontanément, quelle expérience vous a le plus marqué ?

 

C'est « PJ », cela a été douze ans de ma vie, cela m'a amené une notoriété que je n'avais pas avant et, à partir de cette série, j'étais vraiment considéré comme comédien. Ce fut le véritable coup d'envoi.

 

J'avais peur de l'après mais, même quand la série s'est arrêtée, j'ai fait du théâtre tout de suite, au Marais. J'ai enchaîné, j'ai fait pas mal d'apparitions aussi. Cela ne me dérange pas de tourner un à deux jours, dans plusieurs programmes. D'autres n'accepteraient pas, moi si.

 

Je suis un second rôle, j'ai beaucoup fait le copain de, l'ami de. Cela fait partie de ma carrière mais ça me convient tout à fait.

 

3/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Je prépare vraiment beaucoup en amont, pour que le texte soit su au mot près. A la limite, quand j'arrive sur le plateau, je sais ce que je vais faire, j'ai déjà joué la scène cinquante fois. Ça me rassure, je suis encore un traqueur.

 

Sur les plateaux, il me reste à découvrir seulement les mouvements, les déplacements. On me demande parfois de me calmer car j'ai tendance à en rajouter un peu. Mais je trouve que c'est plus facile d'enlever à quelqu'un qui propose que de rajouter. Les metteurs en scène aiment bien les comédiens qui amènent quelque chose.

 

4/ Vous incarnez actuellement le Proviseur Rochat dans la série à succès « Plus belle la vie ». Que dire sur cette belle expérience ?

 

Je le fais depuis quatre ans, je ne suis pas présent depuis le début. Je venais tout juste de quitter « PJ » lorsque la série a commencé, je sortais donc d'un récurrent de douze ans, j'ai alors refusé d'enchaîner avec France 3 car je voulais changer un peu. J'ai alors fait du théâtre et d'autres choses en télévision.

 

Quand, il y a quatre ans, on me l'a reproposé, j'ai accepté ce rôle d'un personnage qui ne devait durer que deux mois. Mais l'aventure continue toujours. Rochat est agréable à jouer, il est à côté de la plaque, c'est un beau couillon et ce type de rôle est un peu mon fond de commerce. C'est un bon gars, même s'il se fait avoir par tout le monde, ses élèves, ses professeurs, qui lui parlent mal. Il a des phobies, son lycée doit être exceptionnel, il aime quand il y a des journalistes, il aime que l'on parle de lui.

 

En ce moment, il délire complètement. Passionné de musique classique, il joue le chef d'orchestre pour punir certains élèves. Il a un côté allumé, il a même fait un rap pour la fête de l'école. Bref, je m'y plais.

 

Je ne connaissais pas cette façon de travailler. Lors de mes premières expériences, la pellicule était encore utilisée. La préparation n'était pas la même, elle était bien plus longue. Sur « PJ », on faisait sept minutes utiles par jour, là nous en sommes à vingt deux. Avec le numérique, nous faisons une scène en quarante cinq minutes, contre deux à quatre heures avant. Nous effectuons une à trois prises à présent. C'est un exercice de style qui, au début, m'a choqué mais qui, maintenant, me plaît.

 

Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

J'ai l'impression qu'il va évoluer parce qu'il a, à présent, des scènes en extérieur. Il n'est plus uniquement visible au lycée. Il a une maison, un neveu, la production le sort. Sans doute que sa vie extérieure va être davantage dévoilée.

 

5/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Que ça continue, avec d'autres projets complémentaires. J'ai une petite notoriété qui me convient. J'espère aussi quelques nouveautés qui puissent me choquer, me faire rire, me faire pleurer.

 

Ce fut un plaisir, Charles, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision

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Allyson Glado : parcours, projets, actualités - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Allyson,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, d'abord comédienne et maintenant aussi chanteuse. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien artistique ?

 

Pour commencer, d'en vivre. C'est un luxe et c'est déjà pas mal. Mais aussi de me lever chaque matin de la semaine en faisant ce que j'aime.

 

2/ Retrouvez-vous des similarités entre ces deux cordes ?

 

Justement, si on parle de « Madame Succès », c'est un personnage. Dans les trois quarts des chansons que je compose et que j'écris, je créé des personnages qui s'apparentent au quotidien de la vie des gens.

 

3/ Êtes-vous davantage attirée par une thématique en particulier ? Ou est-ce la diversité qui vous plaît ?

 

Hum... je dirais que je suis attirée par la profondeur des sentiments chez l'être humain et, en fait, tous les sujets tabous dont on ne veut pas parler. Tout ce qui touche à la sexualité, à l'éducation, à la criminalité ou aux mélanges sociaux de manière générale entre les riches, les pauvres et le milieu modéré. Pour essayer de casser un peu ces codes et balancer la vérité.

 

4/ Quelles sont vos principales sources d'inspiration musicales ?

 

Ça pourrait être curieux mais j'aime beaucoup Vald, James Brown, Etta James, qui n'ont rien à voir, qui sont deux pôles complètement opposés. Sans oublier Blacko, qui mélange le chant et le rap, du coup c'est une bonne inspiration. On reste quand même sur le rap, la soul et le reggae.

 

Quelles émotions ressentez-vous sur scène, face au public ?

 

J'aime beaucoup faire des blagues, je leur demande s'ils aiment la fessée, je leur demande s'ils mangent bio. Du coup, je les incite à manger sainement en achetant des concombres. Comme cela, ils pensent à moi quand ils font leurs courses.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

Sur la longueur, j'ai demandé à mon manager d'avoir l'Olympia l'année prochaine. Il m'a dit qu'il faudra attendre un petit peu et qu'il y aura peut-être une première partie si je continue à travailler.

 

J'ai un album, j'attends juste le bon label. Ce sera, si je peux, Universal ou Sony.

 

Le 19 septembre prochain, je serai en concert au Réservoir, c'est plutôt pas mal. Le 21 octobre, je serai à Montargis. Sans oublier mes produits dérivés, portez les lunettes, elles sont vachement bien, mon trompettiste les mets, elles sont géniales.

 

6/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Faire un partenariat avec le Sidaction pour offrir plein de préservatifs aux gens pendant les concerts, pour les sensibiliser un peu et enlever le côté tabou, pour que tout le monde se parle, communique, qu'il y ait une ouverture d'esprit.

 

Merci Allyson pour votre disponibilité !

Publié dans Musique

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Marie Montoya nous dit tout sur sa nouvelle pièce !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

 

1/ Vous êtes actuellement sur la scène de la Gaîté Montparnasse dans la pièce "Ca coule de source". Quelle histoire y est racontée ? Quelles thématiques sont évoquées ?

 

La thématique concerne les clichés que l'on peut avoir les uns sur les autres. Cela parle du racisme et ça déjoue ces fameux clichés. Il y a un noir, une chinoise, une blanche juive et une arabe. Ils sont intéressés par un homme mort qui lègue un testament.

 

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C'est une hystérique gentille. Elle est très peinée parce qu'elle a passé vingt ans de sa vie avec le même homme qui, soi disant, l'a déshéritée et elle ne trouve pas le testament qui prouve le contraire.

 

Elle est très fragile psychologiquement, elle passe du rire aux larmes, elle s'énerve puis elle devient douce, elle essaie de comprendre puis ça repart.

 

3/ La pièce cartonne, les rires sont nombreux. Selon vous, quelles sont les clés de réussite de ce spectacle ?

 

Cela traite d'un sujet profond. On aborde un thème qui n'est pas facile mais on le fait avec humour et tendresse. Du coup, il y a un message qui est assez joli et qui passe naturellement, sans offusquer personne. Mais, en même temps, en dénonçant quelques clichés que l'on a tous, du genre les noirs savent bien danser ou le chinois est travailleur.

 

C'est aussi une mise en scène originale, on danse, on chante, c'est loufoque. Il y a un peu tous les ingrédients pour que ça marche. On rit beaucoup.

 

4/ Quelle suite aimeriez-vous lui donner ?

 

Je ne sais pas encore ce qui est prévu. J'adorerais faire une tournée, ce sont toujours de super moments. En plus, on s'entend tous très bien. Aller jouer en province et à l'étranger est important et agréable.

 

Je suis présente jusqu'au 15 août mais le spectacle continue jusque début septembre. Prolonger sur Paris ne serait pas pour nous déplaire non plus.

 

5/ Plus généralement, quelles sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

J'ai coécrit une pièce avec Olivier Biard sur le secret familial que l'on répète de génération en génération, ces pathos intergénérationnels qu'on répète sans s'en rendre compte. C'est une comédie au titre de «Entrée, plat, dessert». On va s'atteler à essayer de la monter.

 

Après, j'ai d'autres pièces qui sont sur le feu. On fait des lectures dans des théâtres. Notamment «Fuite nuptiale», une très jolie pièce de Stéphane Hervé, un très beau projet pour l'année prochaine.

 

6/ Pour finir, que dire aux lecteurs pour les inciter, un peu plus encore, à venir voir la pièce ?

 

C'est un sujet que l'on n'a pas l'habitude de traiter dans les pièces de boulevard. Ce n'est pas seulement l'amant dans le placard, ce sont d'autres  codes, on rit d'autres choses inhabituelles. C'est en cela que la pièce est assez originale.

 

Merci Marie pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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