Un Si Grand Soleil : Aissam Medhem évoque son personnage dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Aissam,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

La série « Un Si Grand Soleil » a récemment fêté ses 3 ans, avec le succès d’audiences que l’on connait. On imagine que cette fidélité doit vous faire particulièrement plaisir ?

Bien sûr ! Je n’ai pas les chiffres exactes en tête mais prenons un exemple, c’est toujours mieux de partir à 3 millions et, trois ans après, d’être à 4 millions, ça veut dire qu’il y a 1 million de personnes qui nous ont rejoint en route. Plutôt que de commencer à 7 millions pour tomber à 2 millions. C’est hyper gratifiant, ça veut dire que ce que l’on fait plait aux gens, que ça plait de plus en plus, c’est-à-dire qu’il y a un effet boule de neige qui se crée. Alors que, je ne sais pas, on n’est pas le premier feuilleton, on n’est pas révolutionnaire en matière de format mais il s’avère que le nôtre prend de l’ampleur.

Plus globalement, quels principaux retours vous font les téléspectateurs sur la série ?

Franchement, à chaque fois que je croise des gens qui me reconnaissent par le biais de cette série, je les sens très touchés, très émus et très surpris, limite dès fois comme quelqu’un de lambda. Parce que je reste quelqu’un de lambda…Du coup, peut-être que le fait que l’on soit tous les soirs dans leur salon, ben ils ont l’impression de nous connaitre. Mais, en même temps, il y a ce voile écran qui fait que leur inconscient leur répète qu’ils ne nous connaissent pas…ce qui fait que, quand on les a en face de nous, ça leur fait tout drôle. Mais moi aussi, ça me fait tout drôle parce que moi non plus, je ne les connais pas. J’ai l’impression de voir beaucoup de reconnaissance et de plaisir, j’espère qu’on leur rend.

 

 

A titre plus personnel, le fait de retrouver régulièrement toute l’équipe doit être à chaque fois une joie, que ce soient les comédiens comme les gens de l’ombre ?

Oui, les comédiens, les équipes et tout, c’est cool. Il y a une forme d’habitude, il y a moins l’excitation des débuts parce que tout, évidemment, se recalibre avec le temps mais il y a toujours une chouette ambiance de travail, un cadre de boulot qui est hyper agréable, qui est hyper privilégié aussi, j’en ai conscience. Du coup, oui, oui, c’est cool d’être sur les plateaux, oui, on se marre beaucoup.

Concernant Akim, il a bien évolué depuis trois ans, tant personnellement que professionnellement. Quel regard portez-vous justement sur son parcours ?

Je pense que ce qu’il a pu vivre correspond à un parcours de jeune classique, c’est-à-dire que c’est un parcours de jeune qui n’est pas si atypique que cela. Quand on est jeune, on se confronte à beaucoup d’expériences, à quelques excès, c’est le moment où on teste ses limites, c’est le moment où on prend un peu plus de risques parce que l’on découvre le monde des adultes. Et puis, on a des responsabilités que l’on doit apprendre à gérer. Du coup, ben, après, il s’est dirigé vers une voie professionnelle, tous n’ont pas cette chance mais lui l’a eue, de trouver sa voie, de sauter le pas, de prendre un risque aussi. C’est important de prendre des risques, il les a pris et, pour l’instant, ça paie puisqu’il s’épanouie.

Justement, en tant que comédien, quand vous avez découvert l’évolution professionnelle de votre personnage, quelle a été votre réaction ? Peut-être vous êtes-vous dit que ce serait l’opportunité de proposer de nouvelles choses, différentes des précédentes ?

Je me suis dit que ça allait être un défi à relever, on le sait, dans ce feuilleton, la place de la police, des enquêtes, des intrigues et de tout ce qui se rapproche du polar est importante. Donc je me suis forcément dit que mon rôle allait avoir plus d’impact et que ma présence allait être plus significative. Du coup, à titre personnel, plus de présence, un nouveau rôle, celui d’un policier de fiction, avec des codes, donc j’ai dû regarder des choses, j’ai dû regarder des procédures. Ce que j’aime bien, c’est aussi de ne pas forcément coller à la vraie vie à 100%, il y a un côté fiction, on reste dans quelque chose de faux. Donc j’ai fait un peu des deux, je me suis inspiré de la vraie vie mais j’ai gardé aussi le côté polar pour ne pas être une copie.

On le voit actuellement à l’image, le commissariat n’est pas le lieu uniquement des enquêtes, on découvre aussi le côté plus intime de chacun de ses membres…

Oui, oui, c’est chouette, c’est comme une espèce de petit huis-clos, j’ai pris cela comme ça, comme le petit cocon du commissariat, avec nos petites intrigues à nous, nos histoires et nos liens persos, qui sont englobés par cette grosse industrie du reste.

Avec Lucie, ma compagne, c’est le jeu du chat et de la souris, ils se taquinent tout le temps, elle vient pour essayer de l’embêter et lui a cette espèce de droiture imbougeable, indéfectible, il vient de commencer un nouveau taf et c’est comme si tu commences un job de serveur et que ton pote vient pour te demander des bières gratuites devant le patron. Tu lui réponds « mec, tu me fous la honte là, t’es chiant ». Là, c’est un peu pareil, je commence une enquête, je suis tout petit, si le commissaire apprend que je fais des choses en douce…C’est assez rigolo, ce sont de chouettes scènes de comédie que l’on peut faire souvent.

 

 

Tout cela vous permet un panel de jeu assez large…

Oui, c’est chouette. Depuis le début, j’ai eu beaucoup de choses différentes à jouer, un espèce de gamin un peu paumé qui ne sait pas trop ce qu’il fait, qui fait des petites affaires à droite, à gauche, qui fleurtent avec la légalité. On a compris que ce mec-là a un passé un peu douteux. Après, il tombe amoureux, puis il a un énorme accident, il se remet d’une balle dans la tête, chose assez hors du commun. Comment aborder cela ? C’est tout un truc hyper sombre que j’ai adoré faire, très nuancé, c’était assez fin. Après, j’ai appris que mon frère faisait son coming-out donc c’était une étape importante dans la famille. Puis une histoire d’amour à travers tout cela qui a été tumultueuse. Après, une nouvelle passion professionnelle qui est totalement à l’opposé de ce qu’il avait pensé faire dans sa vie. Donc ça veut dire qu’il y a eu énormément de choses très nuancées, avec beaucoup de reliefs très extrêmes pour moi. C’est cool pour moi, tu passes du coq à l’âne dans le bon sens du terme, parce qu’il faut lier le coq et l’âne.

Au fur et à mesure, votre approche du tournage s’affine-t-elle ? Ou est-elle la même qu’au début ?

Non, non, elle s’est forcément peaufinée. En plus, je viens du théâtre à la base, je n’avais fait que du théâtre, du coup j’ai appris au début mes premières scènes comme j’apprenais mes textes de théâtre et je me suis rendu compte que c’était une méthode qui pouvait marcher. Mais à force de tourner avec USGS, je me suis créé ma propre méthode d’apprentissage, ma propre méthode de proposition, d’imagination, de création. Donc, oui, elle s’est affinée, évidemment.

Merci, Aissam, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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