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Le médias blog de Julian

La comédienne et auteur Elodie Wallace vous dévoile ses projets !

12 Juillet 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

La comédienne et auteur Elodie Wallace vous dévoile ses projets !

Bonjour Elodie,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre « Les feux de la rampe » de la pièce « La sœur du grec ». Pour commencer, pourriez-vous nous en décrire l’histoire ? Quel en est le contenu ?

L’histoire se déroule dans la station de ski des Ménuires, le soir de la Saint-Sylvestre. Camilla et Lucas, en couple, respectivement actrice et auteur célèbres, y débarque pour fêter le réveillon.

Mais ils vont très vite se rendre compte d’un problème, à savoir la location simultanée de l’appartement en timeshare à un autre couple, beaucoup plus populaire et venant du Sud-ouest. S’en suit alors un réel choc des cultures.

Nous allons rapidement nous apercevoir que Lucas est un escroc, mentant sur plusieurs aspects de sa vie, notamment sur l’existence de sa maitresse. Cette dernière vient de découvrir qu’il est marié et décide alors de débarquer à l’improviste pour lui gâcher son jour de l’an. La situation ne fera que s’envenimer.

Sans oublier qu’un meilleur ami, psychanalyste, séparé depuis peu de sa conjointe, se joint au groupe. Aussi, c’est une comédie explosive à six personnages.

2/ Vous y interprétez Carmen, la maîtresse malheureuse d’un autre personnage. Qui est-elle exactement ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est avocate, travaille dans le monde de l’édition et défends des auteurs. Elle a le contrôle sur sa vie, est plutôt rigide et très droite. On peut imaginer que son appartement est très bien rangé, au millimètre près.

Elle n’a pas l’habitude de se laisser aller dans les émotions. La seule fois où elle a craqué correspond à sa rencontre avec Lucas.

3/ Cette comédie délurée et déjantée va à cent à l’heure. Quelles en sont les principales clés artistiques pour faire rire le public ?

Le rythme y est pour beaucoup. Le spectateur n’a pas le temps de souffler qu’un nouveau rebondissement se produit. La pièce se base sur les quiproquos et sur l’arrivée de la maitresse. Même si l’ensemble est plus modernisé, en termes de jeu notamment, qu’un Vaudeville à l’ancienne.

La surprise et le rythme sont donc les arguments majeurs. Une fois les gens captés, nous ne les lâchons plus au travers des nombreux rebondissements proposés.

4/ Une alternance a été mise en place pour les comédiens de la pièce. Quelle valeur ajoutée cela a-t-il créée ? Quels attraits artistiques s’en dégagent ?

Nous avons la chance d’avoir deux équipes vraiment géniales. Certains rôles sont doublés, d’autres pas. Nous formons une troupe très sympathique et, humainement, nous sommes tous contents de nous retrouver le soir pour la représentation. Ce qui est très chouette et très agréable.

La surprise et la diversité que génère cette organisation sont géniales. Typiquement existent deux Camilla complètement différentes mais aussi pertinentes l’une que l’autre, au travers des interprétations de Christine Jarniat et Kim Schwarck.

L’adaptation que cela engendre pour les autres comédiens est appréciable car elle permet de renouveller le plaisir.

5/ En parallèle, vous participez toujours à la pièce « Le mariage nuit gravement à la santé ». Un petit mot peut-être sur ce succès qui ne désemplit pas ?

Nous venons d’entamer la sixième saison et je reste toujours agréablement surprise du succès que nous rencontrons. Pour être complètement honnête, cette année a été plus difficile car naissent de plus en plus de gros spectacles avec des têtes d’affiche.

Mais, pour autant, les spectateurs sont présents. Nous essayons chaque année de moderniser un peu plus la mise en scène et de faire évoluer le texte. Le renouvellement des équipes permet aussi d’apporter du sang neuf.

6/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Aussi, vous développez actuellement un projet de série pour le théâtre, une sorte de comédie en plusieurs épisodes qui reprendrait les mêmes codes que les séries américaines. Comment vous est venue l’envie et l’idée de le monter ?

L’idée première était celle d’une pièce se déroulant dans le milieu de l’édition, où un romancier à succès déciderait de tuer son personnage principal. Ce dernier viendrait alors montrer son mécontentement pour éviter que pareille décision ne soit prise.

Puis, après réflexion auprès de Rui Silva avec qui j’écris, nous est venue l’envie d’orienter l’intrigue sur un scénariste de télévision. Entrainant alors l’apparition du fantôme de son père, l’auteur des premiers épisodes.

Le format de la série est une bonne orientation pour traduire et retranscrire l’ensemble des rebondissements que pareil scénario peut générer.

7/ Où en êtes-vous actuellement dans l’avancée de ce projet ? Une concrétisation est-elle proche ?

Il n’est jamais simple d’avoir une bonne pièce de théâtre. C’est encore plus compliqué sur plusieurs épisodes. C’est pourquoi ce projet n’est pas évident à monter. Toutefois, nos dix années d’expérience dans l’écriture ainsi que ma formation sont autant de forces.

Nous avons terminé l’écriture de la première saison, qui a été proposée à plusieurs producteurs. Des réponses sont en attente et nous nous orientons actuellement sur trois dates exceptionnelles au Grand Point Virgule en octobre.

Afin d’améliorer un peu plus encore la version déjà existante, mais aussi de faire venir davantage de professionnels et de gens qui auraient l’envie de partir avec nous dans cette aventure un peu folle.

8/ Ce genre novateur au théâtre requiert quelques spécificités, notamment sur les formules à trouver pour le moyen de fidélisation des spectateurs. Vers quel axe pensez-vous vous tourner ?

Nous souhaitons créer un esprit de rendez-vous. A l’image du « Fieald », au théâtre Trévise, une troupe se réunissant depuis des années, chaque dimanche soir, avec une équipe d’animation pour gérer un fil conducteur autours de différents artistes interprétant des sketchs.

Aussi, au travers de représentations uniquement en fin de semaine, sans doute le samedi et le dimanche en matinée, nous aimerions générer un esprit de communauté, un instant de retrouvailles comme pouvaient l’être les épisodes de la série américaine « Friends » le dimanche à 19h.

Notre premier axe est donc de créer des personnages suffisamment attachants pour que les gens aient envie de venir les revoir. Nous souhaitons aussi utiliser internet et les réseaux sociaux, en s’inspirant des séries américaines, pour faire des teasers et des bandes-annonces. Proposer des abonnements et des tarifs préférentiels pour les spectateurs voulant voir l’ensemble de la saison est aussi une piste en réflexion.

9/ Comment faire pour qu’un spectateur n’ayant pas assisté à un épisode prenne du plaisir à assister au suivant ?

La formule telle que nous l’envisageons aujourd’hui serait, au travers des deux représentations hebdomadaires, de proposer systématiquement des épisodes différents, une fois la série installée.

Typiquement, après deux mois de lancement via le premier épisode, nous pourrions ensuite jouer en parallèle le deuxième opus tout en maintenant à l’affiche le premier. Chaque spectateur pourrait alors y trouver satisfaction.

10/ Quelles sont les prochaines étapes de ce beau projet ? Selon votre souhait, quand pourraient se dérouler les premières représentations ?

Nous ne souhaitons pas faire les choses de façon approximative. Nous sommes parfaitement conscients que nous ne pouvons communiquer autours de ce spectacle comme s’il s’agissait d’une pièce de théâtre normale.

A date, nous essayons de réunir des compétences pour créer le buzz autours de ce projet. Nous avons obtenu le renfort d’un technicien qui a créé l’ensemble des bandes sons, notamment pour les moments de suspens ou bien encore le générique.

Nous recherchons actuellement une personne pour nous accompagner en termes de marketing. Afin de déterminer le meilleur axe à prendre pour attirer un maximum de spectateurs.

11/ Pour conclure, en quelques mots, que dire aux lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène et aussi à assister à cette aventure théâtrale d’un genre nouveau?

Il s’agit là d’une vraie conviction personnelle, à l’image de mes explications lors du premier entretien, mais je crois que venir voir des artistes sur scène se donnant à fond est quelque chose de très fort.

Certes, il arrive parfois que les spectateurs soient déçus, que les comédiens ne soient pas au mieux ou bien encore que l’histoire ne soit pas crédible. Mais cela reste du spectacle vivant, les artistes y mettent leur cœur.

A titre personnel, à chacune de mes représentations du personnage de Carmen dans « La sœur du grec », que j’adore, je donne mon maximum.

Rien que pour cela, il vaut la peine, de temps en temps, de venir au théâtre.

Un grand merci Elodie pour cet agréable échange !

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