Influences : Thalya Raymond évoque son personnage dans la nouvelle série quotidienne de NRJ12!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Thalya,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Depuis quelques semaines, on peut vous retrouver dans la nouvelle série de NRJ12 « Influences ». On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette nouvelle aventure, dès son commencement ?

Absolument ! Je ne sais pas s’il y a beaucoup de nouveaux programmes qui sortent mais être dans les tous débuts, dans le commencement, dans les balbutiements d’un programme est un privilège. C’est une expérience dont je me souviendrai toute ma vie en tout cas. C’est assez fou, d’entendre parler d’une idée, et de la voir se concrétiser en images. Quand on passe dans un programme déjà établi, on a déjà une idée de ce que ça va donner. Là, c’est assez mystérieux, il y a un côté « création en équipe », on fait quelque chose de nouveau tous ensemble, c’est assez dingue, et c’est une chance d’expérimenter ça à cette échelle.

Avec vos mots, comment décririez-vous cette nouvelle série ?

Je dirais que l’idée de base est à fort potentiel. C’est une série qui se veut moderne, dans l’air du temps. Parler du monde de l’influence à la télévision est quelque chose qui n’a pas encore été fait en France, je crois. Donc je trouve que ça a une fraicheur, une certaine originalité. Tout cela lié au classicisme des histoires amoureuses et des intrigues policières.

Mais pour la décrire brièvement, Influences ça parle d’Alexandra Grand-Girard, directrice d’une agence d’influence, qui va tout mettre en œuvre pour faire grandir sa société mais qui doit se confronter à un grand nombre d’obstacles. La série est pleine de suspense et de fraîcheur.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Quel regard portez-vous d’ailleurs sur tout ce qu’il a déjà pu vivre depuis le début de la diffusion ?

Mon personnage, qui a le même prénom que moi d’ailleurs, est quelqu’un qui peut paraitre, je pense, très froid, peut-être un peu dur mais qui est surtout quelqu’un de très sérieux, et de travailleur. Il a de grosses ambitions et tient absolument à les mener à bout. Son travail, c’est toute sa vie. Mais, évidemment, je ne voulais pas qu’on la perçoive uniquement que comme cela, ça aurait été dommage, je voulais que l’on ait de l’empathie aussi pour elle. Ce qui est intéressant avec elle, c’est que l’on a ce côté couche de marbre, ce côté un peu glacial et, petit à petit, avec les intrigues, on va voir qu’elle a des fêlures assez importantes, beaucoup d’humanité et les qualités et défauts qui peuvent aller avec.

 

 

En ce moment par exemple, il y a l’arrivée de Dylan Amaro, photographe influenceur, et Thalya Dupré le signe à l’agence parce qu’elle craque pour lui. C’est une action qui m’a d’abord beaucoup étonnée en lisant le scénario, je me suis dit qu’elle était trop intelligente pour se laisser séduire si facilement. Et en fin de compte j’ai trouvé cela hyper intéressant en fait : elle se sent flattée, regardée et c’est tellement rare et plaisant qu’elle s’ouvre un peu et qu’elle relâche la pression. C’est cette évolution-là que je trouve intéressante dans le personnage, de passer du côté bosseur, froid au côté un peu plus humain. C’est ce qui m’intéresse dans le métier de comédienne : la complexité psychologique, et l’idée que nous avons tous des fragilités et qu’il y a de la beauté là-dedans. J’ai hâte de voir la progression, je découvre petit à petit, je ne sais pas ce qui va se passer de semaine en semaine. En tout cas, la découverte progressive de mon personnage me permet de varier les émotions et de prendre beaucoup de plaisir dans le jeu.

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

Je n’ai pas de source particulière d’inspiration, je ne m’inspire pas d’une actrice ou d’un autre personnage, je crée plutôt des ponts avec moi-même. J’ai quand même pas mal de points communs avec elle, même s’il y a également pas mal de différences mais je m’inspire de ce que j’aurais pu devenir si je n’avais pas été comédienne, et si je n’avais pas travaillé mon lâcher-prise. A l’école j’étais du genre première de la classe, à constamment vouloir être excellente, et je m’inspire de cet état d’esprit. J’ai un carnet où j’écris plein de choses sur mon personnage, j’imagine quel a pu être son passé, ou des détails de son intimité, de ses rêves.

Sur une quotidienne, le rythme de tournage est particulièrement soutenu. Comment l’avez-vous appréhendé ?

Je crois que je n’imaginais même pas que ça allait être aussi intense avant de commencer, moi qui avais été habituée à des rythmes plus lents en fiction. Disons qu’on a dû s’adapter rapidement. On s’est tous rencontrés en lecture trois jours avant le début du tournage, du coup on a juste dû se faire confiance sans se connaître. C’est vraiment ce qui a aidé je crois, l’implication et l’enthousiasme de chacun, l’envie sincère que ça se passe bien. Et surtout on a une équipe extrêmement bienveillante à la production comme à la technique, qui nous encourage, et qui nous met en confiance.

 

 

Même si j’étais une habituée des tournages auparavant, j’ai été surprise, par le rythme, par l’intensité, par le fait d’avoir des textes parfois très longs et surtout par l’enchainement des scènes. Il m’est arrivé de faire douze séquences d’affilée dans une journée. Je ne savais pas, au début, comment gérer, et en même temps je n’avais pas le choix. Donc j’ai été un peu déstabilisée mais je me suis dit que mon rôle était de donner mon maximum face à ce rythme, sans répétitions, et avec peu de temps pour changer d’état entre des séquences très différentes. Finalement, maintenant, je n’ai plus que la partie plaisir. Je donne le meilleur de moi-même et je m’amuse.

Ce rythme, certes très soutenu, est une très bonne école artistique avec, en plus, une palette de jeu très large…

C’est ça, il y a presque un côté apprentissage physique. Je sais que, avant, les journées de tournage pouvaient me fatiguer, si je faisais trois jours d’affilée par exemple. Là, je me suis prouvée à moi-même que je pouvais me donner à fond tout en tenant le rythme sur plusieurs mois. Il y a des semaines où je fais cinq jours d’affilée avec beaucoup beaucoup de séquences. C’est une bonne école surtout pour cela en fait, on apprend à se gérer. Mon corps est mon outil, je sais qu’il peut être à ma disposition quand j’en ai besoin, mais j’apprends aussi à me préserver, entre les prises j’apprends à souffler, à aller écouter de la musique ailleurs, à déconnecter ou à rire avec mes partenaires. C’est aussi mon premier rôle récurrent, c’est la première fois que je peux développer un personnage sur la durée et j’adore apprendre à faire ça.

Vous arrive-t-il de regarder la diffusion pour capitaliser sur les points de jeu à renforcer et ceux à corriger concernant votre personnage ?

Totalement ! C’est toujours étrange, quand on est comédien, de se voir à l’écran, il y a quelque chose d’assez insupportable mais je regarde quand même, déjà pour avoir une idée de comment rend la série et aussi pour analyser mon travail. Je vérifie que je nuance assez, que je suis assez impliquée, que mon personnage est réaliste. Ce qui fait peur, quand on a un rythme aussi intense, c’est de vivre les choses trop en bloc, que mon personnage ne soit pas assez humain, qu’il n’ait pas assez d’enjeu. Parce que mon métier est en partie de le rendre le plus concret possible. Donc, oui, je regarde pour me corriger, c’est important, et pour imaginer la suite de mon jeu sur les prochains épisodes aussi. Je m’assure qu’il y ait une progression cohérente du personnage, en tout cas ce que je fais me plait.

 

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir depuis le début de la diffusion ?

Le retour que j’ai le plus, qui me fait très plaisir évidemment, est que mon personnage est apprécié, et que je gère bien mon rôle. C’est un soulagement. J’ai aussi la chance d’avoir un personnage de femme intelligente, indépendante et bosseuse. Ça fait plaisir d’avoir des retours de personnes qui trouvent mon personnage charismatique grâce à son intelligence, et non pas grâce à son apparence. C’est assez nouveau pour moi.

Dans votre emploi du temps très chargé, avez-vous l’occasion de développer d’autres projets ?

J’essaie de trouver de la disponibilité même si, honnêtement, je prends aussi du temps pour moi, pour respirer, pour prendre de la distance. J’ai quand même fait, en parallèle, de la publicité et un court-métrage. Ça me fait du bien de varier. J’espère, par la suite, pouvoir continuer à diversifier mes projets, en télé mais aussi au cinéma, un art qui me passionne.

Merci, Thalya, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article