Koh Lanta : Alexandra revient sur son aventure en Polynésie, pour la saison anniversaire du jeu de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

A.ISSOCK/ALP/TF1

 

Bonjour Alexandra,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous participez à la saison anniversaire de « Koh Lanta » actuellement sur TF1. La diffusion des images chaque mardi soir ravive-t-elle certains souvenirs et émotions de ce que vous avez vécu en Polynésie il y a quelques mois ?

Clairement ! En fait, quand je regarde l’émission, j’ai l’impression de ressentir vraiment tout ce que je ressentais mais genre puissance 1000. Donc c’est vrai que ce n’est pas évident tout le temps parce que, forcément, quand on est là-bas, on a nos souffrances, nos difficultés par rapport à tout, le stress sur les épreuves, la faim, les relations avec les autres aventuriers. Ce n’est pas si évident à revivre et c’est vraiment prenant.

Quelles principales raisons et motivations vous avaient incitée à repartir à l’aventure, peu de temps après votre victoire ?

Je pense que l’on a toujours besoin de faire ses preuves. J’étais tellement fière de faire passer le message qu’avec la détermination, la volonté, les efforts, on peut gagner « Koh Lanta ». C’était tellement improbable pour moi, quand je repense à l’époque où je postulais avec acharnement. Tout ce que j’ai appris, tout ce que m’a apporté l’aventure, d’être plus courageuse, plus fonceuse, d’aller plus vers les autres, d’être moins timide, j’arrive beaucoup mieux à m’exprimer, à parler…enfin, des choses qui paraissent simples mais, pour moi, j’ai vraiment évolué grâce à cette aventure. Je me suis dit que j’allais pouvoir me resservir de tout ce que ça m’avait apporté pour refaire mes preuves, peut-être sur d’autres choses. Je voulais montrer que l’on peut se surpasser et réussir. J’ai cette image quand même d’outsider, même en ayant gagné « Les 4 terres », je savais que, dans « Les légendes », il fallait ressortir les rames pour montrer que je pouvais être à la hauteur sur les épreuves et sur tout. Je n’ai pas cette image de leader, de sportive de haut niveau, …donc, oui, ce sont encore des défis en fait, avec toujours cette volonté de montrer que l’on peut réussir des choses, malgré les préjugés que je subis au quotidien ou dans le jeu. Ce sont mes petits combats….

Forte de votre première expérience, comment vous étiez-vous préparée pour cette édition « All stars » ?

Quand on fait « Les 4 terres », on se découvre des forces, on se découvre aussi des faiblesses. Je me suis surprise à réussir des choses, paradoxalement il y en a eu d’autres où je me suis demandée pourquoi j’avais failli. Du coup, dans mon entrainement, j’ai essayé de penser à tout cela et, forcément, on revient plus fort.

On imagine aussi sans doute la fierté et la joie que ça a dû être de faire partie de ce casting anniversaire pour les 20 ans du jeu ?

C’est clair que j’étais super fière de faire partie du casting. Il y a des candidats, des aventuriers emblématiques, que je ne connaissais pas, qui impressionnent, qui enrichissent aussi dans l’aventure. Certains sont hyper forts en survie donc on apprend beaucoup. Sur les épreuves, ils sont épatants. Donc c’est clair que c’est une grande fierté, j’étais super heureuse de faire l’aventure avec ces candidats, pour « Les légendes ».

Au premier jour, quelle avait été votre réaction à la découverte des 19 visages des autres aventuriers ?

C’est vrai que ça met la pression quand on voit les aventuriers arriver un à un le premier jour, on se dit « ouh là, il y a un niveau, ça va être chaud ». Comme je vous le dis, je suis plutôt du côté des outsiders, même si je fais beaucoup d’efforts de préparation physique et que j’ai envie d’être performante sur les épreuves, ça met une grosse pression quand même. Je me suis dit qu’il fallait vraiment sortir les rames et se battre pour montrer que je pouvais être à leur niveau.

Globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette édition anniversaire ?

Déjà, j’étais super heureuse de partager à cette saison avec Alix et Loïc. Alix qui, pour moi, est une grande guerrière. Loïc, quand il me choisit en premier dans son équipe ou qu’il m’immunise, ça m’a beaucoup touchée, ça m’a rappelé « Les 4 terres », qui était une saison pour moi très forte en émotions. Aussi hyper fière de performer sur le paresseux par exemple, où j’ai eu le record féminin, d’aider mon équipe à gagner avec les sacs ou de gagner dans l’arène face à Coumba et Clémence qui sont hyper fortes. Je voulais montrer que je pouvais être là sur les épreuves physiques et pas seulement être Miss Puzzle. J’avais vraiment envie de cela donc, pour moi, ce sont mes plus beaux souvenirs.

Avec le recul, la jugez-vous plus compliquée encore que votre première saison ? En termes de dureté de la vie sur le camp ? En termes de gestion de la stratégie ?

Même en ayant le recul et l’expérience d’une première édition, déjà j’avais moins d’expérience que beaucoup qui en avaient trois ou quatre. Mais, surtout, il faut dire que cette saison était upgradée au niveau des épreuves, de la survie. On n’avait rien pour la survie, les épreuves étaient encore plus dures, la stratégie était très intense. Tout le monde avait fait plusieurs « Koh Lanta » ou au moins un, il y avait un niveau de dingue donc c’est clair que c’était le plus dur des « Koh Lanta ». D’autres filles ont dit que c’était même plus dur que tous les autres « All stars ». Même si j’en ai tiré de l’expérience la première fois, c’était vraiment vraiment très dur.

Au quotidien, sur le camp, quelles étaient vos activités et occupations favorites ?

J’allais dire chercher de la nourriture mais il n’y avait pas grand-chose. Sur le camp, en fait, on essaie de trouver de la nourriture ou un collier. Et puis j’aimais bien papoter avec les gens que j’appréciais parce que ça fait du bien au moral et ça permet de tenir le coup. Avec Loïc, dès fois, on s’isolait, on parlait de nourriture, voilà, quand il n’y en a pas, ça aide à se remonter le moral, ça réconforte, c’est le seul réconfort en fait. Parce que, quand on passe des heures et des heures à chercher, que l’on ne trouve rien, que l’on est épuisé, que l’on manque de s’évanouir, je ne vais pas dire que ce sont mes moments favoris. Donc je dirais parler de nourriture avec mes amis, Alix, Loïc, ….

Comment se sont d’ailleurs déroulés les quelques jours en solo sur l’ile des bannis ?

Au début, quand je suis arrivée sur l’ile des bannis, je me suis sentie soulagée du poids de la stratégie car il n’y en avait plus. Ca commençait à me peser depuis le conseil de Namadia. C’était vraiment tendu donc ça m’a libérée de tout ça, ça m’a apaisée. Mais, après, quand je me suis retrouvée toute seule, au début, je faisais la maline, je me disais « je suis toute seule, je fais ce que je veux », j’étais contente de me débrouiller par moi-même, j’aimais bien, ça permet de se tester aussi, de tester ses angoisses, car on doit dormir toute seule la nuit et gérer en autonomie le feu. J’ai passé trois jours et trois nuits vraiment toute seule. Finalement, j’étais plutôt fière de moi. Mais, par contre, au bout de 24 heures, le temps commence vraiment à être long, ça commence à être terrible. A un moment, ça démotive même à faire des choses. Au début, j’ai pêché et quand on est seule, à un moment, oui, ça devient un peu dur quand même.

Quid de la relation entre Coumba et Clémence sur cette ile ?…on peut dire que vous avez été le tampon entre les deux….

C’est vrai que c’était vraiment tendu entre les deux quand Clémence est arrivée. Du coup, les deux me parlaient, j’étais un peu leur intermédiaire. Après, je ne pouvais pas trop me mêler de leur conflit, c’était entre elles deux. Mais voilà, j’essayais de faire le lien, même si ce n’était pas évident. Du coup, ça mettait une pression en plus pour l’épreuve.

Cette victoire sur l’épreuve, pleine de brio, a sans doute été également l’un des moments marquants de votre aventure…

C’est clair que cette victoire face à Clémence et Coumba était, dans ma tête, improbable. C’est vrai qu’elles étaient tellement remontées au niveau gnaque que, quand j’ai vu l’épreuve, je me suis dit que ça allait être tellement tellement compliqué. Mais j’ai réussi à me conditionner correctement pendant l’épreuve. C’est vrai que la façon dont on appréhende les épreuves joue énormément. Certaines se font très rapidement et, si on n’est pas dedans directement, c’est là que l’on fait n’importe quoi. Là, je me suis vraiment focalisée en me disant que c’était facile, que je pouvais le faire. Je me suis vraiment mise dans ma bulle, c’est ce qui a fait que j’ai réussi. C’est clair que j’étais hyper fière. Je pense que l’on ne m’attendait pas sur cette épreuve…J’étais trop fière car les deux sont très très fortes.

Mais, sur l’épreuve d’après, vous avez définitivement quitté le jeu suite à votre défaite face à Christelle dans l’arène. Sur un puzzle en plus, un de vos points forts…

Il y a plusieurs choses, après je ne me trouve pas d’excuse. Je n’ai pas été assez réactive, je n’étais pas dedans je pense, j’ai trainaillé. Mais Christelle a été hyper rapide, on ne peut que la féliciter, franchement elle a été incroyable, elle l’a fait en deux secondes. Mais, du coup, d’avoir gagné face à Coumba et Clémence, de savoir que c’était un puzzle, d’être restée quand même trois jours et trois nuits toute seule sur l’ile, est-ce que ça ne m’a pas ramollie un peu dans ma gnaque ? Alors que Christelle était bien remontée de son élimination, ça doit aussi jouer. Mais, en tout cas, elle était hyper forte. Donc on ne peut pas se trouver de raison mais on ne peut que la féliciter pour sa rapidité. Après, c’est un peu drôle aussi de finir sur un puzzle, moi qui voulais justement casser cette image de Miss Puzzle et réussir des trucs physiques, je sors du coup sur le puzzle. Finalement, ça me fait presque rire on va dire, c’est le destinJ.

Peu de temps avant, vous étiez partie suite à une défaite sur une épreuve éliminatoire. Comment aviez-vous vécu ce départ qui n’était pas lié à des votes contre vous au conseil ?

C’est clair que, là, on ne peut s’en vouloir qu’à soi-même. J’ai fait n’importe quoi sur l’épreuve donc voilà…Après, au conseil, je savais que j’allais être visée comme pas possible donc ce n’est pas plus mal que je n’ai pas eu à subir ça. Mais je n’ai pas pu, du coup, me défendre. Je n’ai pas eu cette chance on va dire. Mais je pense aussi, sans me trouver d’excuse, que je n’étais pas dans mon assiette sur cette épreuve. Je sentais aussi que j’étais visée depuis le dernier conseil. Comme je le disais, la façon dont on appréhende l’épreuve joue énormément. Je pense que c’est le destin, j’ai fait n’importe quoi, j’assume avoir raté l’épreuve et, finalement, ça m’a évité d’aller au conseilJ. Les conseils, je n’aime pas trop ça, c’est terrible comme moment, c’est horrible. Mais bon, voilà, c’est le destin, c’est comme ça, on ne peut s’en prendre qu’à soi-même, ça c’est clair…

Merci, Alexandra, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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