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Jean-Luc Porraz évoque son parcours, ses actualités et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jean-Luc,

 

Quel plaisir d'effectuer cet entretien avec vous  !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquette et aux nombreuses expériences. Quel regard portez-vous sur votre parcours jusqu'à présent ?

 

Je suis heureux d'avoir choisi ce métier et heureux de pouvoir le faire dans de bonnes conditions Parce que je pense que, en fait, c'est une véritable course de fond. Ce n'est pas une science exacte ni même un long fleuve tranquille. Ça n'est pas comparable à un cursus traditionnel, comme tout métier artistique.d’ailleurs Chaque parcours est unique . Il n'y a aucune garantie du lendemain même si l'on peut imaginer que l'accumulation des expériences donne un semblant de sécurité, mais elle reste très relative.

 

Je suis content d’être présent au théâtre, au cinéma et en télévision. De faire aussi de la mise en scène. J'ai juste une petite frustration sur l'écriture que j'essaie de combler . J’ ai actuellement une pièce que j'ai coécrite qui, je l'espère, va se monter. Et je suis en train d'en terminer une autre avec le même coauteur, Eric Prat. Je serais pour le coup très heureux si ces pièces en question voyaient le jour.

 

2/ Spontanément, une expérience a-t-elle été plus significative que toutes les autres ?

 

Le théâtre a été quand même un fil conducteur permanent ou presque. Mais j’ai aussi beaucoup tourné. Il y a eu quelques moments très forts, notamment le spectacle « André le magnifique » que nous avons créé il y a une vingtaine d'années. Il est ensuite devenu un film. Sans oublier « Thé à la menthe ou t'es citron ? » qui a été un énorme succès. J’ai aussi des compagnonnages réguliers avec certains metteurs en scène comme Pierre Pradinas ou certains auteurs comme Gérald Sibleyras . Ces fidélités sont très importantes pour moi.

 

3/ Êtes-vous davantage attiré par un domaine en particulier ou est-ce la diversité qui vous plaît ?

 

C'est la diversité. La pièce de théâtre nécessite un rythme de coureur de fond, parce qu'il faut assurer souvent sept représentations par semaine, qui peuvent se prolonger sur une saison entière voire sur plusieurs saisons parfois . Alors que sur un tournage, on est dans un sprint, il faut savoir tout donner entre le moment où l'entend « moteur » et celui où la scène est coupée.

 

Il y a vraiment deux rythmes, deux énergies et j'aime beaucoup les deux parce que l'on travaille différemment. Au théâtre, on a vraiment le temps de construire pendant les répétitions mais aussi au fil des représentations. C'est un travail permanent. Au cinéma, il y a quelques prises et c'est déjà dans la boite, on ne peut plus rien changer par la suite.

 

Je prends du plaisir dans les deux cas vraiment.

 

Un comédien travaille tout le temps presque inconsciemment, même entre deux tournages ou deux pièces. Au travers des émotions que l'on vit, des joies ou des coups durs, des gens que l'on rencontre, des observations que l'on peut faire. Nous sommes des éponges. Tout cela construit aussi un comédien, on se bonifie avec l'âge.

 

4/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets du moment ?

 

Je fais une expérience assez particulière d'écriture et de jeu, avec une association qui s'appelle l'AAFA (Actrices Acteurs de France Associés), qui est à l'origine notamment du fameux débat sur le tunnel de la comédienne de 50 ans. Nous venons de présenter notre premier chantier, « Les anonymes de la guerre », aux Feux de la rampe. Une lecture aura lieu en Avignon le 11 juillet à 10h, en partenariat avec la SACD. Et je vais mettre en scène une pièce sur les féministes historiques du 19è siècle qui va s’appeler «Les frondeuses». 

 

Je vais aussi tourner dans « Les Tuches 3 ». Nous allons faire la captation de « Thé à la menthe ou t'es citron ? » que beaucoup de gens attendent. Ensuite, je vais participer au tournage d'un film qui va se situer à l'intérieur d'un spectacle qui va s’appeler « Dans la peau de Don Quichotte » pour une compagnie avec laquelle j'ai déjà travaillé, La Cordonnerie. Ils font un travail merveilleux qui mêle cinéma et théâtre.

 

J'ai aussi un projet de long métrage avec Alexandre Charlot et Franck Magnier, je jouerai le mari de Josiane Balasko, dans une comédie très drôle sur la politique.

 

5/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

 

Des beaux rôles, de pouvoir continuer à essayer d'être présent effectivement sur un certain nombre de beaux projets comme j'ai eu la chance de l'être. Mais aussi que mes projets d'auteur aboutissent.

 

Merci Jean-Luc pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marc de Panda : parcours, passions, projets - tous les sujets sont évoqués !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marc,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comédien sur scène, au cinéma, en télévision ou bien encore notamment en publicités. D'où vous est venue l'envie de faire ce métier ?

 

C'est très rigolo car c'est en fait mon père qui m'a poussé à devenir comédien. Parce que, au départ, j'ai fait des études de finance et c’était mon travail pendant 5 ans. Les diverses crises économiques m’ont mis sur la paille. Du coup bah, pour voir autre chose, je suis parti faire un tour du monde, histoire de mieux comprendre les autres cultures.

 

De retour de voyage, mon père, qui en avait un peu marre de me voir oisif dans le monde du travail, m'a suggéré de faire des castings pour voir si ça pouvait me plaire. Il me voyait depuis petit dans ce métier.

 

Formation au cours Galabru à Paris et au côté d’un acteur brillant à Los Angeles, ça a été une très belle expérience, surtout avec deux approches différentes.

 

Personnellement, contrairement à mes parents, je n'ai pas vu de suite cette passion qui sommeillait en moi, en revanche j'ai vraiment mis le cadre pour essayer de la mettre en valeur. Mais comme ce sont les personnes qui sont censés nous connaître le mieux, bah, on prête l’oreille:)

 

2/ Qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien ?

 

J'adore divertir. Même moi, je me surprends. Parce que je trouve que l'on n'est pas du tout responsable de ce que l'on peut retranscrire.

 

Ce métier évoque et réveille une émotion chez le public. On est certes responsable de ce qu'on donne mais pas du choix des prises retenues par le montage. De la même manière, on ne sait pas comment les spectateurs vont réagir. C'est en cela aussi que ce métier est formidable, il nous pousse en permanence à nous enrichir nous-même. C'est très dur comme métier mais c'est tellement beau quand on le réussit.

 

3/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ?

 

Oui, j'en ai même plusieurs. Notamment les « Golden moustache ». Le cinéma, contrairement au théâtre, propose un rythme très hétérogène sur le plateau, très saccadé. On peut être inactif pendant plusieurs heures avant, ensuite, de devoir être efficace en trente secondes. Au théâtre, il faut être à fond dès le départ et il y a une construction de personnage continue.

 

Sur les « Golden moustache », c'était tellement intense, pour dix minutes seulement de séquences, mais j'ai été mis à l'aise et avec de très bonnes directives.

 

Il y a aussi le film de Christophe Barratier, «  L'outsider  ». C’était juste en tant qu’intervenant dans la finance au départ, car le film est orienté sur l'ancien trader Jérôme Kerviel. Au fur et à mesure, comme le réalisateur savait que j'étais un jeune comédien, il m'a demandé à plusieurs reprises d'avoir quelques répliques devant la caméra. J'étais du coup très excité et fasciné par la non préparation. Ça faisait peur mais, en même temps, c'était vibrant.

 

Je suis un gosse, j'adore tout ce que je fais. Le théâtre est formidable aussi. Ma première expérience sur scène, à coté de République, au «  Passage vers les étoiles  » a été géniale. Incompréhension de ce qu’il m’arrivant. On m'a dit « tu sais, la première fois au théâtre, c’est comme un accident, on se souvient avant, on se souvient après mais, pendant, on ne sait pas ce qui se passe ».

 

C'est un métier magnifique où l'on rencontre énormément de monde et dans lequel on est forcé à s'améliorer chaque jour, à se bousculer quelque part.

 

4/ Quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous sur un plateau de tournage?

 

Très honnêtement, avoir fait de la finance avant m'a aidé. Pour l'aspect rigueur, un peu stakhanoviste, un peu acharné sans avoir peur du retour des autres et sans avoir le besoin de reconnaissance. Mon précédent job de financier me permet aujourd'hui d'approcher mon métier avec beaucoup de froideur et d'excitation. Cette dualité dans les émotions est très enrichissante.

 

5/ Vous êtes comédien bilingue. Ressentez-vous une différence, notamment d'un point de vue artistique ?

 

Il y a plusieurs écoles. Mais il y a une caractéristique qui reste, l'adaptabilité. L'adaptabilité à chaque équipe et à chaque projet.

 

Comme la performance vient de nous, il faut faire attention à ne pas être une éponge. Même si l'on reçoit des directives, le réalisateur, en France, attend quand même, quelque part, que l'on reste nous-même. C'est complètement différent aux États-Unis et en Angleterre, où la construction du personnage est davantage prononcée.

 

Mais les deux techniques restent très intéressantes, car elles nous laissent le choix.

 

6/ Enfin, plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Tout ce que je ne sais pas faire m'intéresse. Je suis très heureux car pas mal de projets se profilent. Notamment le théâtre à la fin de l'année. Plusieurs films sont aussi en préparation. Sans oublier une série américaine qui est en train de se profiler, «  The Daily Morin  », avec deux semaines de tournage mi septembre.

 

Merci Marc pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Tony Bodin revient sur son parcours et évoque ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Tony,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, en publicités ou bien encore pour des courts métrages. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Ce métier me rend fier. Mon envie remonte il y a fort longtemps en fait. Avant, j'étais géomètre topographe et je sentais que cela ne me correspondait pas. Je suis un homme de terrain, pas quelqu'un qui passe sa journée derrière un ordinateur.

 

J'adorais déjà regarder les films, décortiquer les histoires. J'adorais déjà la transmission des émotions par l'acteur. Du coup, je ne me sentais pas très bien dans mon métier, qui ne faisait pas le lien avec ma passion. J'ai décidé de tout abandonner pour devenir comédien. Je suis rentré dans une école et j'ai senti réellement que la comédie m'enrichissait personnellement.

 

Pour incarner quelqu'un, il faut connaître la personne, il faut vraiment la vivre. Même le plus salaud des personnages doit être aimé du comédien. Cette «humanité» dans le procédé de l'acteur me plaît. 

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Tout sert. La façon de se positionner à  la caméra est très proche par exemple. Ce qui est vrai dans un court métrage est vrai aussi en publicité ou dans une série. Mais le jeu sera différent, une publicité est très visuelle, avant d'être jouée. C'est le produit que l'on met en avant, contrairement à un court métrage qui est centré sur le comédien et sur l'histoire.

 

3/ Une expérience vous a-t-elle plus marqué que les autres ? Pour quelles raisons ?

 

Oui, un court métrage, «Le petit Cyrano», le premier professionnel auquel j'ai eu la chance de participer. Je faisais une silhouette parlante.

 

C'était du théâtre dans le cinéma. Dans l'histoire, le personnage principal de la pièce doit être remplacé au pied levé pour la dernière date. L'un des techniciens plateau, machiniste, qui est passionné par l'oeuvre et qui la connaît par coeur va alors prendre sa place. Toutefois, il est réellement amoureux de l'interprète de Roxanne et il va profiter de la pièce pour lui avouer ses sentiments. J'ai trouvé ce contenu génial et j'y ai vu un symbole car la pièce « Cyrano de Bergerac » est mon oeuvre préférée.

 

Cette première expérience professionnelle m'a définitivement convaincu de ma volonté de pousser dans ce métier. Ces cinq jours ont été une révélation, m'ont enrichi et fait apprendre plein de choses.

 

4/ Quels sont vos projets et envies artistiques actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

 

J'ai tourné en mai dans deux courts métrages. Dans quelques jours, j'en tourne un autre, «Une fin en soi».Où je serai le petit ami du personnage principal, une jeune comédienne qui est prête à tout pour percer dans son métier. J'aurai peur pour elle.

 

J'écris beaucoup aussi. Notamment un court métrage qui me tient à coeur. Il est original, on s'interroge sur l'évolution des acteurs dans un futur proche. Je travaille le scénario vraiment à fond.

 

Avec des amis, nous avons envie de développer une chaîne Youtube pour promouvoir des courts métrages. Pas forcément humoristiques d'ailleurs.

 

A l'inverse, le théâtre me fait peur, dans le sens où c'est un one shoot. Jadorerais en faire mais il faut trouver la bonne pièce qui me plaise. J'ai encore du mal, pour le moment, à y cerner mon univers. Mais si, un jour, je trouve le déclic, je foncerai.

 

Ce fut un plaisir, Tony, d'effectuer cette interview avec vous  !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Anouk Hamel : parcours, passions, projets - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Anouk,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes une jeune artiste, mais déjà aux nombreuses expériences notamment en télévision et dans le mannequinat. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique  ?

Les expériences sont toutes différentes. Jouer au théâtre, jouer devant une caméra ou encore faire le modèle touche plusieurs choses et l'on ne ressent pas forcément les mêmes sensations. Je mélange depuis petite, grâce notamment à mes parents, la pratique de la danse et du théâtre -au Conservatoire de Paris puis au cours Florent-, le sport, les études ainsi que les castings. Cela a toujours fait parti de ma vie et c’est ce qui me plait tant.

Dans le jeu, j'aime interpréter, j'aime vivre et retranscrire des émotions que l'on ne connaît pas forcément dans sa vie de tous les jours. On peut aussi être quelqu'un d'autre, ressentir des choses vraiment puissamment à l'intérieur de ses entrailles. Tout est exacerbé, on a le droit d'aller vraiment au fond, au bout des choses, notamment au théâtre. A chaque fois que je monte sur scène, cela me pousse au delà de mes retranchements, c'est vraiment quelque chose que j'ai hâte de retrouver d'ailleurs si l'occasion se présente.

Devant une caméra, c'est la même chose, il y a ce plaisir de pouvoir jouer un personnage. Même s'il y a un côté un peu plus joué, c'est le cas de le dire. Car on peut couper, reprendre, recommencer, c'est parfois moins naturel. C'est forcément un autre style de plaisir.

Concernant le mannequinat, je ne saurais pas trop décrire ce que cela procure, mais j'aime bien poser, c'est aussi simple que cela. C'est amusant, sympathique. 

2/ Ponctuellement, retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces deux exercices ?

Oui, absolument. Par exemple, une mannequin qui n'est pas comédienne ne réagit pas de la même façon lors d'un shooting. La polyvalence aide forcément.

Il arrive que, lors de tournages de publicités, je puisse avoir besoin de mes talents d'actrice. Notamment pour vivre des émotions, car la publicité ce n'est pas uniquement devoir sourire. J'ai par exemple tourné dans une publicité pour les assurances Axa, où je devais jouer la douleur et pleurer, j'ai vécu des émotions singulières où mon jeu sur les planches m'a aidé.

Tout est complémentaire, on peut trouver des inspirations dans chaque domaine.

3/ Retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ? Pour quelles raisons ?

Non, pas forcément une. Ce sont vraiment plusieurs choses qui m'ont marquée de manière différente. L'investissement à 100% est attirant, notamment dans le jeu. C'est surtout cela qui me reste, qui me donne envie, qui me manque.

4/ Selon vous, quelles sont les clés d'un cliché réussi ?

Cela dépend vraiment de la finalité. En publicité commerciale, le sourire est souvent recherché, on doit être heureux pour que la personne en face qui reçoit l'information soit heureuse elle aussi.

Il faut être à l'aise, bien dans sa peau, naturelle. Cela se ressent à travers la photo.

5/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

Je connais mon texte sur le bout des doigts, pour m'en débarrasser et ne pas avoir à chercher mes mots. Cela peut vraiment nous enfermer sinon dans quelque chose de négatif, où l'on n'est pas soi même.

Il est important de bien se concentrer, de faire le vide avant pour être professionnel et efficace. C'est aussi une source de respect pour les équipes.

6/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous découvrir d'autres domaines ?

Ces derniers temps, je fais surtout des shootings photos pour différentes marques. Souvent pour des vêtements et des lookbooks. J'ai dû arrêter les cours de théâtre, notamment par manque de temps à cause d’autres études entrepris, et cela me manque énormément.

Le jeu me manque et chaque tournage me le rappelle, cette ambiance me parle et c'est vraiment dans cette voie que j'ai envie de pousser dès que j'en aurai l'occasion. Cela passera par la reprise des cours de théâtre.

7/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite  ?

De pouvoir avoir cette chance de continuer dans le milieu artistique, un milieu passionnant mais très difficile. D'avoir des opportunités au cinéma, en télévision, au théâtre, toutes plus excitantes les unes que les autres et qui me feront vibrer.

Vous pouvez me suivre sur Instagram :

https://www.instagram.com/anoukhml/

Mon book : https://anoukhamel.book.fr

 

Ce fut un plaisir, Anouk, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision

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Patrick Paroux évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Patrick,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, au cinéma ou bien encore sur les planches. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Depuis peu, je mesure davantage le plaisir qu'éprouvent les spectateurs au théâtre ou devant l'écran. Le mien est d'être sur scène ou devant la caméra de faire passer des textes, des histoires, des émotions, c'est un partage qui me convient pleinement.

 

Cela répond a un besoin, a une envie, c'est quelque chose que j'avais toujours voulu faire depuis l'âge de huit ou neuf ans. Tout d'un coup, le réaliser, je prends cela presque comme un cadeau. C'est un plaisir d'aller au bout de son désir.

Il y a eu des périodes délicates, j'apprécie d'autant mieux le fait en ce moment de jouer au théâtre et d'être à la télévision.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents exercices?

 

C'est très différent, je fais une sorte de grand écart en ce moment entre la série «Camping paradis» et le rôle d'Arnolphe dans «L'école des femmes» sur une mise en scène de Philippe Adrien. Cela n'a rien à voir, d'un côté des alexandrins de Molière, de l'autre des dialogues plus contemporains.

 

Mais c'est un exercice qui me plaît beaucoup, ce n'est d'ailleurs même pas un exercice, c'est une complémentarité. Je reste sincère quelque soit le personnage que je défend, je cherche quelque chose de juste, de vrai, pour faire passer des situations tantôt invraisemblables ou parfois très proches de la réalité.

 

3/ Spontanément, une expérience vous a-t-elle plus marqué que les autres ? Pour quelles raisons ?

 

Toutes les choses m'ont marqué au moment où je les vivais. Mais, clairement, Arnolphe est un rôle très important. Cette expérience me marque. Je vais interpréter ce rôle encore en novembre et décembre en tournée. Après près de 200 représentations, celles ci seront sans doute les dernières et je sais très bien que j'aurai certainement un petit coup de blues. Parce que c'est vraiment quelque chose de merveilleux.

 

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

L'envie de retrouver des partenaires avec qui je pouvais discuter de n'importe quoi dans les loges pour, tout d'un coup, être projeté avec eux au XVIIème siècle. Aussi le plaisir de jouer ensemble.

 

Naturellement la conscience de la présence du public qu'il va falloir capter, séduire. La première scène de «L'école des femmes » est bien sûr en alexandrins mais elle est surtout très complexe. Avec des informations capitales qui y sont livrées, il faut avoir le souci que les gens les comprennent tout en apprivoisant les alexandrins. Je veux déjà que, tout en jouant, tout en étant concret dedans, les spectateurs captent ces informations.

 

Sans oublier bien sûr, lors des premières, la présence naturelle du trac. 

 

5/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, comment vous préparez-vous en amont ?

 

J'essaie de bien connaître mon texte même si je sais que je vais quand même me planter dedans. Alors je tente d'autant plus de me le mettre en bouche, de le dire le plus concrètement possible. Tout en pensant au partenaire en face.

 

J'ai davantage le trac quand j'entends «action» que lorsque le rideau se lève devant 800 personnes. Je suis plus intimidé par ce moment-là même si je sais pertinemment que l'on va pouvoir le refaire.

 

6/ Vous interprétez, depuis plusieurs années, le personnage de Christian Parizot dans la série à succès de TF1 « Camping paradis ». Que dire sur cette belle aventure ?

 

J'ai un vrai plaisir à retrouver tout le monde. Il y a une vraie équipe, ce qui me plaît beaucoup. Une équipe aussi bien artistique, que technique, qu'administrative. Chacun, à son poste, essaie de faire son boulot.

 

Nous sommes dans des conditions qui sont quand même pas mal, au bord de la Méditerranée, ce qui compte aussi certainement, avec aussi une bonne cantine, ce qui est toujours bien. Il y a plein de choses pour faire du bon travail.

 

Même si le scénario se répète parfois un peu et que j'aimerais alors quelques nouveautés, c'est très agréable de faire partie de cette aventure. Je suis très content de retrouver ce personnage parce qu'il râle, certes, mais pour des bonnes raisons. C'est pour cela sans doute qu'il accroche au près des gens, il ne râle pas pour râler, il a toujours des vraies raisons.

 

C'est ce que je cherche quand je vois qu'il va encore râler, je me demande comment faire pour effacer ce «encore». Je fais en sorte qu'il ait toutes les raisons d'être mécontent et de se présenter devant le directeur du camping avec quelques récriminations.

 

7/ Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

Il y a eu quelques épisodes où l'on prenait le contre pied. Par exemple, dans celui que j'interprète en ce moment, le troisième épisode de la nouvelle saison, il est obligé d'être très très sympathique avec les gens, mais il a du mal. C'est bien je trouve, c'est un effort pour lui.

 

J'aimerais bien dès fois qu'il devienne végétarien ou vegan, pour prendre quelque chose apparemment très loin de lui, et que, tout d'un coup, il ne comprenne pas pourquoi les gens se mettent à manger du boeuf. Pour qu'il engueule tous les campeurs en train de faire des barbecues avec des merguez alors qu'ils pourraient manger plus sainement. Que ce personnage que l'on peut penser bas de plafond ait des revendications que l'on puisse tout à faire comprendre. J'aimerais bien qu'il y ait un petit épisode là dessus.

 

8/ Pour finir, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

J'ai beaucoup de sympathie pour le personnage de Christian Parizot. Naturellement, j'aimerais prendre le contre pied.

 

Je suis aussi curieux de travailler avec d'autres personnes, avec d'autres réalisateurs. Sans oublier d'autres pièces de théâtre. J'ai récemment d'ailleurs fait une lecture d'une pièce à deux personnages.

 

Merci Patrick pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Dan Simkovitch évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Dan,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous jouez actuellement votre dernier seule en scène « Moi ? Je vais bien ! ». Quelles thématiques y sont abordées ?

 

Tout ce que je fais pour aller bien. Aussi bien au niveau alimentaire qu'au niveau énergétique. Bien sûr, je raconte cela de façon humoristique, je mets en avant surtout les galères mais pas uniquement.

 

A la fin, je donne des petits papiers où j'ai référé les sites internet qui parlent de ce que j'ai dit et les gens sont très contents. Même mon frère qui est venu me voir a voulu un papier.

 

J’aborde aussi bien le crudivorisme qui est mon dada, c'est le cas de le dire, que le fasting, c'est à dire faire un jeûne partiel quotidien de seize heures. Bref, tout ce qu'il faut faire pour ne pas avoir affaire ni à la médecine ni aux diététiciens.

 

2/ Quelles ont été vos principales sources d'inspiration pour son développement ?

 

Ma vie  ! C'est aussi simple que cela. Je l'ai écrit il y a deux ans et demi, j'ai voulu parler de ce qui me passionne. Au début, le spectacle aurait pu durer trois heures donc j'ai dû réduire. Ma fille m'a beaucoup aidée pour cela. Je me suis rendu compte que certains détails me plaisaient mais qu'ils n'auraient certainement pas intéressé le public.

 

L'inverse est vrai aussi, notamment une anecdote où j'ai failli devenir bio quand j'avais vingt ans, quand un homme m'a proposé de faire exulter mon corps par l'alimentation. Je me suis donnée une totale liberté de création, d’invention et de choix dans mes souvenirs… (rire)

 

3/ Selon vous, pourquoi plaît-il au public venu vous voir ?

 

C'est extrêmement original, personne ne parle de ce qu'il faut faire pour aller bien, et encore moins en expliquant vraiment les choses. Ça peut parler à tous, cela ouvre des horizons que chacun est libre d'appréhender ou non. Et puis, bien entendu c’est drôle !

 

4/ Quel développement aimeriez-vous pouvoir lui donner ?

 

Clairement, je n'ai plus envie de jouer dans les théâtres parisiens. Il y a 450 spectacles dans la capitale et , sans hyper médiatisation, à la fin, c'est l'artiste qui paie le théâtre. Chose que j'ai faite.

 

Donc, maintenant, je joue chez les gens et cela fonctionne très bien par le bouche à oreille. Je joue face à un public certain, ce qui n'est pas forcément le cas au théâtre, évitant ainsi une certaine angoisse.

 

5/ Vous êtes, depuis quelques jours, sur TMC dans la série à succès « Les Mystères de l'Amour ». Que dire sur ce retour aussi étonnant qu'apprécié ?

 

J'ai été la première surprise. J'étais à Perpignan, en résidence théâtrale, quand l'on m'a appelé pour un rôle. J'ai appris par la suite que ce n'était pas un casting mais que j'avais directement le rôle. Jean-Luc Azoulay avait tout de suite pensé à moi.

 

Cela m'a fait rire, C’est Madame Bellefeuille, vingt ans plus tard, ayant changé de vie, de nom et de look .

 

6/ Comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

J'aimerais bien que Rosa Sanchez soit un peu avec tout le monde car, pour le moment, elle fréquente toujours les mêmes personnes. Si le rôle venait à prendre de l'importance, j'en serais la première ravie.

 

Mais je ne m'y attendais tellement pas que je prends les choses comme elles viennent.

 

7/ Enfin, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

 

Il y a pas mal de choses. J'ai un autre spectacle, «  Mamies Boum  », que nous avons coécrit avec l'une des deux autres comédiennes. Que sommes nous devenues nous les baby-boomeuses  maintenant que nous sommes mamies  ? Nous l'avons joué cet hiver, chez les gens aussi. Nous l'aimons beaucoup, il marche bien aussi, c'est à la fois drôle, féministe et un peu politiquement incorrect.

 

J'écris aussi. J'ai fait la signature la semaine dernière d'un recueil de nouvelles, «  Des nouvelles des autres  », chez Edilivre. A acheter pour 1,99 euro en virtuel ou à 14,50 euros en version papier.

 

Je viens de finir un roman, « Confessions d'une ingénue de 50 ans », l'histoire d'une cinquantenaire plaquée par son mari. C'est un journal sur un an, plutôt drôle, mais pas uniquement.

 

J'ai réalisé plusieurs courts métrages. Jusqu'à présent, je les ai financés sur mes propres deniers mais le prochain propose une course poursuite la nuit dans Paris. J'ai donc besoin d'un peu d'argent pour le matériel. Je suis ainsi à la recherche d'un producteur pour réaliser cela.

 

Ce fut un plaisir, Dan, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Caroline Munoz : actualité, projets, passions - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Caroline,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog  !

1/ Chaque mardi, vous mettez en ligne, sur Caroline Munoz WebTV, une nouvelle vidéo sur un lieu, un bon plan, une rencontre déco ou bien encore l'histoire d'un objet design. Comment présenter ce programme ?

C'est parti d'un constat, qu'il n'y a pas de chaîne Youtube déco. Il existe beaucoup de chaînes d'humour avec des jeunes mais, pour la déco, il y a surtout des tutos.

Je me suis donc lancée dans l'aventure, en créant la première Web TV de déco. Je publie chaque mardi des vidéos. Venant à la base de ce milieu, j'ai le carnet d'adresses, ce qui m'aide beaucoup.

2/ Quelles sont vos principales sources d'inspiration pour ces vidéos ?

C'est vraiment la tendance, l'actualité déco. Dès qu'un nouvel objet sort, je le présente. Dès qu'un artiste ou un designer m'appelle pour me présenter son chantier, j'y vais. Dès qu'il y a une actualité, je fonce.

Je fais aussi découvrir de jeunes talents. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas seulement de mettre en lumière des gens connus mais aussi des personnes qui ont besoin de visuel. Il y a des artisans fabuleux qui sont passionnés et passionnants. C'est génial de leur consacrer des reportages.

Prochainement, je vais rencontrer une artiste qui fait des murs tout en plâtre qu'elle sculpte elle-même. Elle a eu un prix au salon maison objet. C'est une femme extraordinaire et je vais faire un reportage chez elle.

3/ Le programme plaît beaucoup aux internautes. Selon vous, quelles sont les principales raisons de ce succès ?

La nouveauté ! Le principe existe en télévision mais pas sur Youtube. Sur internet, on peut regarder les vidéos à n'importe quel moment, comme on veut, où on veut, autant de fois que l'on veut. C'est toute la différence avec la télé.

Le digital est l'avenir donc je mise vraiment là-dessus, sur ce nouveau moyen de communication. J'y crois à fond, c'est un média qui m'intéresse par sa liberté d'expression, je parle du produit dont j'ai envie.

4/ Quelles petites touches personnelles apportez-vous pour éviter une certaine monotonie?

Je mets en avant ma personnalité, ma façon de parler, d'être avec les gens, ma voix. C'est moi. Sur Youtube, on a cette chance d'être nous-même. Nous ne sommes pas trafiqués, il n'y a pas de ton journalistique, on parle comme on est dans la vie, c'est bien là le principal.

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels  ?

Je suis, à la base, comédienne. J'ai fait les cours Florent et le conservatoire de Paris. Suivis par sept ans de théâtre sur les plus grandes scènes parisiennes, le théâtre Michel, le théâtre Édouard VII, le café de la gare notamment. J'avais écrit une pièce il y a dix ans, avant de rentrer à Direct 8. Je l'ai récemment relue, récrite avec un ami et nous avons lancé un casting pour trouver des comédiens fabuleux. Nous avons déjà fait des lectures dans différents théâtres et nous espérons monter la pièce très prochainement. Les retours sont positifs mais nous avons encore des problèmes de financement. Nous sommes confiants, cette pièce verra le jour.

C'est l'histoire de quatre personnages qui vont au festival de Cannes. Un scénariste talentueux, mais hyper introverti et timide, accompagné de son frère, extraverti mais sans grand talent. Ainsi qu'une starlette de télé réalité et une costumière pas très jolie mais très amoureuse du talentueux scénariste.

Tous veulent rencontrer le président, Woody Allen. Ils font tout pour y parvenir mais n'y arrivant pas, ils décident de le kidnapper.  

J'aimerais aussi être à la télévision en septembre même si, pour l'instant, il n'y a pas de projet auquel je corresponde. Plusieurs entretiens sont prévus prochainement.

6/ Pour finir, que dire aux lecteurs pour les inciter, si ce n'est pas déjà fait, à vous suivre dans votre programme hebdomadaire ?

Si vous voulez découvrir des nouveautés, des nouveaux talents, des tendances déco, il faut aller sur ma chaîne Youtube, la seule dans ce domaine. Je serais ravie de vous y accueillir.

Ce fut un plaisir, Caroline, de nous entretenir avec vous  !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Charles Lelaure évoque ses spectacles sur Paris et en Avignon !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Charles,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre des Béliers Parisiens, de la pièce à succès «Le porteur d'histoire ». Quelles thématiques y sont abordées ?

C'est une pièce qui n'est pas évidente à résumer mais je vais tenter de le faire. On découvre un homme qui s'appelle Martin Martin, en 1988, qui est perdu dans sa voiture en pleine forêt des Ardennes pour essayer de trouver la maison de son père qui vient de décéder.

Une fois la maison découverte, il y passe la nuit, pendant laquelle il reçoit un appel d'un fossoyeur du cimetière. Qui lui annonce qu'il n'y a plus de place dans le cimetière mais qu'il a peut-être une solution.

En pleine nuit, ils vont arriver tous deux sur une tombe inscrite au nom de Antes. Plus personne n'y vient depuis au moins 20 ans, donc le fossoyeur propose de déterrer le cercueil pour y placer celui du père du héros. Mais le cercueil à sortir est tellement lourd qu'il leur échappe des mains et se fracasse au sol. S'ouvrant, on y découvre tout un tas de carnets manuscrits. À partir de là commence une épopée historique autours de l’oeuvre d'Alexandre Dumas. Cette histoire nous fait voyager à travers diverses époques allant de 1345 à 2001, entre l’Algérie, la France et le Canada, et avec un décor absolument épuré : un tableau noir, 5 tabourets, des costumes et c’est tout !

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

Mon personnage est un homme perdu, en plein divorce, il a fait des bêtises dans la vie, il a un peu bu, il a fait de la prison. Il aimerait bien que ça marche mais il n'y arrive pas. Il y a toujours un cercle vicieux où tout ne se passe pas comme il aimerait, il a une vie compliquée.

A travers ces livres, la littérature, l'histoire, il va découvrir la lecture, la culture et va reprendre l’enquête débutée par son père des années plus tôt.

3/ La pièce cartonne depuis de très nombreuses années. Selon vous, quelles sont les clés de ce succès ?

C’est une histoire universelle. On est happé par cette épopée, c’est un mélange de fiction et de réalité, c'est captivant. Il y a un rythme effréné. Pour reprendre une phrase entendue au sujet du Porteur d’Histoire, c’est un défi à l’ennui !

Alexis Michalik est un amoureux d'histoire, de littérature. Au niveau du rythme justement, il s’est inspiré de nombreux films tels que ”Memento” ou encore ”Inception” mais aussi d’auteurs de théâtre tels que Wajdi Mouawad. Ce sont des personnages qui nous ressemblent aussi, ils sont simples, très quotidiens.

C'est un voyage, une fresque, une aventure passionnante à vivre.

4/ La distribution est alternante. Cela implique-t-il pour vous une adaptation particulière en termes de jeu notamment ?

Non, pas du tout. Nous sommes tous réglés sur le même rythme. Évidemment, chacun apporte ce qu'il est, sa touche personnelle, mais comme il y a une alternance régulière et que nous sommes nombreux sur ce spectacle, nous sommes tous obligés de nous référer au même rythme. C'est pour cela que ça fonctionne entre nous. De plus, c’est une vraie famille car il y a indéniablement une entente plus qu’amicale entre nous.

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je prépare actuellement deux spectacles pour le Festival d'Avignon. Une création de Violène Arsac, qui s'appelle « Les passagers de l'aube ». Qui traite des expériences de mort imminente. C'est un mélange de physique cantique, de médecine traditionnelle sur un fond d'histoire d'amour. C'est un spectacle passionnant, plutôt très bien écrit. Nous sommes quatre, je jouerai avec Aida Asgharzadeh, Matthieu Hornuss et Julie Cavanna.

Je serai aussi dans un autre spectacle, « Adieu Monsieur Haffman », monté par Jean-Philippe
Daguerre. C'est une reprise de rôle, où je vais remplacer Grégori Baquet. C'est un spectacle parlant de l'histoire d'un bijoutier juif en 1942, qui demande à son employé de le remplacer à la tête du magasin, pour pouvoir se cacher à la cave. L'employé, que je joue, demande en contrepartie à son patron de faire un enfant à sa femme parce qu'il est stérile.

Cela ne se passe pas évidemment comme prévu et, à partir de là, il y a toute une histoire de doute, sur un fond de vraie histoire d'amour et sur un fond évidemment dramatique de la seconde guerre mondiale avec les drames que l'on sait.

C'est un spectacle absolument magnifique qui a eu un gros succès en Avignon l'année dernière et qui sera repris à partir de janvier 2018 au petit Montparnasse à Paris. J'y serai surtout en mars et avril prochain.

Je ferai également une reprise de rôle sur « La louve » , de Daniel Colas, en tournée entre
septembre et décembre 2017 en remplacement d’Adrien Melin.

6/ En conclusion, que dire à nos lecteurs pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

« Le porteur d'histoire » est un spectacle rare, qu'il serait dommage de manquer si l’on aime les grandes fresques historiques rythmées comme une véritable série. Alexandre Dumas, entre autres, est d’ailleurs à l’origine de la série : ”Le suspens de bas de page, le petit détail qui vous fait attendre le journal suivant pour connaître la suite ! ”Les trois mousquetaires”, ”Vingt ans après”, ”Bragelone”… ”

Le festival d’Avignon est également à découvrir car c’est un véritable spectacle. Y passer deux jours, c'est une aventure. 1 300 spectacles par jour sur trois semaines est quelque chose d'incroyable. J'aime énormément cette ambiance.

Merci Charles pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marion Aydalot : Emery n'est pas fait pour le projet du Psg !

Publié le par Julian STOCKY

Autours d'une citronnade bien fraîche, nouvel échange avec la journaliste Marion Aydalot, à quelques pas seulement du Parc des Princes.

 

 

Bonjour Marion,

 

C'est à chaque fois un plaisir de vous retrouver pour une nouvelle interview !

 

1/ Le PSG achève sa saison à la deuxième place du championnat mais en ayant remporté plusieurs trophées nationaux. A froid, quel bilan tirez-vous de l'exercice parisien ? La saison est-elle réussie ?

 

Non, elle n'est pas réussie. Tout simplement parce qu'on ne peut pas attendre cela d'un club de ce niveau-là dans ce championnat-là. Je pense que le Psg aurait dû écraser ses adversaires malgré la très bonne saison de Monaco. Je le dis pour tout le monde, la réussite d'un club, comme ses défaites, est à 90% liée à l’entraîneur.

 

Je mets un peu tout sur le dos d'Emery. Comme il y a un an, la saison de Leicester est celle de Ranieri. La construction de Monaco est la réussite de Jardim. Nice, c'est Favre. Je pense que Guardiola, depuis le grand Barca, n'a pas fait grand chose, que Benitez est un entraîneur moyen. Je crois la même chose d'Emery.

 

On me dit souvent que c'est la faute des joueurs mais ils sont surtout des grands gamins qui ont besoin d'être drivés. Si ce n'est pas le cas, ils n'écoutent pas assez leur coach. Il y a un problème évident d'autorité d'Emery, je crois qu'il n'est pas fait pour le projet parisien, même s'il est loin d'être un mauvais entraîneur.

 

C'est comme dans une entreprise où un salarié peut réussir ou pas, il y a des joueurs qui réussissent dans un club mais pas dans le suivant. Emery est vraiment fait pour un bon club espagnol, il pourrait être l’entraîneur de n'importe quelle équipe ibérique. Il a gagné quand même 3 Ligues Europa, ce qui n'est pas rien. A l'inverse, le projet parisien est trop compliqué pour lui, trop complexe. Paris est malheureusement un club extrêmement difficile à gérer.

 

2/ Qu'est-ce qu'il a manqué à l'équipe de la capitale pour conserver son titre de champion ?

 

Un bon recrutement, c'est évident. Il y a eu des erreurs, Jésé, Ben Arfa, Krychowiak. Olivier Létang, le directeur sportif, a fait beaucoup d'erreurs de recrutement. On verra bien ce qu'Henrique va pouvoir à présent proposer à sa place.

 

Patrick Kluivert n'a pas eu toute la liberté d'expression qu'il aurait dû avoir. Une fois qu'il a pris les dossiers en main, il a été chercher Draxler et cela a été une très bonne idée.

 

Il y a eu de vraies erreurs à des hauts postes.

 

3/ Selon vous, quels joueurs ont réussi brillamment leur saison? A l'inverse, quelles sont les déceptions ?

 

Sincèrement, tout le monde m'a déçu. A part Edinson Cavani qui sort du lot et la surprise Draxler en milieu de saison. Le reste est à repenser, avec un entraîneur qui prenne plus les choses en main. Visiblement Emery va rester. Il connaît mieux son équipe maintenant, on a bien vu que, depuis janvier, ça roule en championnat. Donc, oui, ça va le faire au niveau national mais, en Ligue des Champions, si le tirage est difficile, ce sera très difficile pour Emery.

 

4/ Quelques semaines après, que dire de l'élimination en Ligue des Champions ?

 

Pour une fois, je vais un peu dédouaner le Psg. D'abord, l'arbitrage a quand même été dur. Je ne parle jamais de cela d'habitude mais là je dois le faire.

 

Ensuite, effectivement, un entraîneur qui a été incapable de donner confiance aux joueurs. Il ne faut pas oublier que, quand Ancelotti est arrivé, il nous a fait croire que Bodmer était le meilleur milieu du monde, il nous a fait croire qu'on pouvait jouer avec n'importe qui, que seul le schéma de jeu était important. Il prenait ses joueurs comme un père avec ses enfants et cela fonctionnait.

 

Le Psg a perdu beaucoup avec Zlatan évidemment mais il n'y a plus non plus de Beckham pour donner l'impulsion, il n'y a plus Ancelotti, il n'y a plus son entourage pour donner confiance aux joueurs. Emery ne joue pas dans la même cour et cela va de mal en pis. Qui va arriver la prochaine fois  ? René Girard  ? Je trouve cela dommage.

 

5/ Pour la saison prochaine, que faut-il changer à Paris pour que l'équipe grandisse ?

 

Je changerai d'abord d'entraîneur. Je sais que les qataris ne veulent pas le faire, qu'ils veulent laisser une chance à Emery. Il faut aussi une grosse star mais c'est compliqué à faire venir. On a bien vu que, quand on est au Barca, au Bayern, au Real, on n'a pas envie de partir.

 

Mais j'espère que des joueurs titulaires comme Alexis Sanchez, comme Mezut Ozil vont venir ou d'autres qui s'ennuient sur le banc des grands clubs que nous venons de citer. C'est là qu'il faut chercher comme Léonardo le faisait.

 

On parle de Pepe en ce moment et je trouve que c'est une très bonne idée. Même à 40 ans et sur une jambe. Il fait partie de ses joueurs capables de donner de la confiance dans le vestiaire. Il n'a pas peur du rendez-vous Ligue des Champions. Il pourrait entourer les jeunes joueurs du club, les Aurier, Meunier, Kurzawa. Même Verratti est encore jeune. On oublie que Marquinhos et Kimpembe sont encore jeunes eux aussi. On a besoin de cadres réels, de joueurs plus âgés avec beaucoup d'expérience. Dans ce cadre, Pepe me paraît être un choix très judicieux et intelligent.

 

6/ L'AS Monaco a réussi une saison bluffante. L'équipe pourra-t-elle faire aussi bien l'année prochaine ?

 

Ce sera difficile. Cette année et sans doute aussi l'année prochaine, ils vont perdre beaucoup de joueurs. Parce que c'est la politique de Monaco, qui est là pour révéler, pas pour garder.

 

Mais je dois dire que je ne les attendais pas là, ils me surprennent toujours. Je n'oublie pas qu'avec une équipe totalement différente, ils sont capables de montrer des choses intéressantes donc je ne les enterre pas totalement. Je pense simplement que, tel que c'est parti, le championnat sera remporté par Paris la saison prochaine.

 

7/ Enfin, le Real Madrid a conservé son trophée en Ligue des Champions. Est-ce là le fruit du travail de Zinédine Zidane ?

 

Il est vrai que Zizou a deux qualités exceptionnelles. D'abord celle de donner confiance aux joueurs. Ses conférences de presse sont toujours un bonheur. A l'écouter, tous ses joueurs sont les meilleurs, le banc est le meilleur au monde, il a un président d'exception, il est dans le meilleur club de monde. D'ailleurs il ne voit même pas pourquoi on parle de Messi ou des autres, Ronaldo étant le meilleur.

 

Il donne une confiance à ses joueurs fantastique, et il arrive encore à mettre un petit pont à Modric, ce qui plaît à l'entraînement aux autres joueurs. C'est à la fois le grand joueur qui a gagné la coupe du Monde mais aussi un coach qui, psychologiquement, est très important pour ses joueurs. Encore une fois, je le dis, l'entraîneur y est pour beaucoup dans les résultats de l'équipe donc bravo à Zizou !

 

Merci beaucoup Marion pour votre disponibilité !

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Marine Voyeux : passions, expériences, projets - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marine,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment au théâtre et devant la caméra. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

J'ai toujours vécu là-dedans. La danse est ma passion première, j'ai commencé à mes 3 ans. J'ai toujours été sur scène, en danse, en musique, avec d'autres artistes et surtout avec le public.

 

J'ai fait un Bas S, donc dans un tout autre registre. Mais je me suis vite rendue compte que la scène me manquait et que j'en avais besoin, tout simplement. Du coup, j'ai fait les cours Florent en théâtre et en comédie musicale. J'y ai découvert le jeu, le chant, la danse, tout est très complémentaire.

 

2/ Ponctuellement, retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces deux domaines ?

 

La danse aide, dans le jeu, pour le corps. Le chant permet, au théâtre, de ne pas abîmer les cordes vocales et de contrôler sa voix. Le théâtre aide dans l'interprétation des chorégraphies et des chansons. Tout est donc lié.

 

3/ Une expérience vous a-t-elle spontanément plus marquée que les autres ? Pour quelles raisons ?

 

Toutes les expériences sont différentes. Donc je ne sais pas s'il y en a une qui m'a plus marquée. Je dirais tout bêtement les spectacles au cours Florent, surtout le dernier, « Chicago », en troisième année.

 

Cela a marqué la fin de l'école et le début d'autre chose, ça a été vraiment très fort.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont  ?

 

J'apprends mes textes, il faut les savoir sur le bout des doigts, sinon c'est une perte de temps importante. Une fois que l'on a le texte vraiment ancré, on peut se concentrer davantage sur le jeu et la mise en scène. Comme le texte ne va pas « partir », on peut alors plus facilement faire quelques petits changements scéniques.

 

5/ Juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ?

 

C'est le moment où le stress est au maximum. Il y a des gens qui aiment parler, à l'inverse je préfère me mettre dans ma bulle pour rester concentrée.

 

Je fais un peu de sophrologie aussi, pour justement rester centrée et ne pas céder à la panique. Une fois que le rideau s'ouvre, les deux premières secondes sont difficiles puis c'est le lâché prise, le meilleur moment.

 

6/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Je travaille actuellement dans un cabaret « Le Moulin Bleu » près de Clermont-Ferrand, en tant que danseuse. Je suis aussi dans une troupe de théâtre, où j'interprète un garçon manqué dans « ADN » de Dennis Kelly. J'ai aussi une comédie musicale acrobatique, «Au Chœur des étoiles » que ma maman a montée. Nous l'avons déjà jouée en janvier. Il y a du chant, du jeu, de la danse, vraiment c'est très complet. Nous aimerions beaucoup rejouer si nous trouvons un producteur.

 

Beaucoup de castings également pour essayer de toucher un maximum de choses différentes.

 

7/ Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

J'ai un rêve, celui de faire parti d’une comédie musicale à Mogador. Je travaille à fond, je prends des cours à côté pour ne pas rester sur mes acquis et toujours continuer à apprendre.

 

Dans ce milieu, on ne cesse d'apprendre, des rencontres que l'on fait ou du travail effectué.

 

Merci Marine pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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