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Koh Lanta : Jean-Philippe nous raconte sa belle aventure !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Jean-Philippe,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez actuellement à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée sur TF1. Justement, les images ont-elles, chaque mardi soir, ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Le mot exact que vous avez employé est « émotion », on passe par toutes les émotions, que ça soit de la tristesse, de la joie, de la peine, de l’engouement. C’est un mélange de tout. Ce sont des souvenirs qui étaient peut-être un peu plus vagues quelques mois après le retour en métropole et qui refont surface évidemment chaque mardi soir. Donc je suis très heureux de les découvrir et de les redécouvrir, effectivement.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

A la finale des « 4 terres », au moment du générique, Denis avait dit « l’année prochaine, pourquoi pas vous ? Venez tenter, venez vous défier… ». Je me suis dit que cette phrase m’appelle, me parle et pourquoi pas aller me défier à l’aube de mes 40 ans et du coup j’ai tenté l’aventure. C’est la première fois que je le faisais. Donc j’étais très content, très fier et très heureux d’être sélectionné parmi le paquet de lettres reçu par ALP.

D’ailleurs, en amont, vous étiez-vous préparé d’une manière spécifique ?

Non. Entre le moment où on envoie sa lettre et le moment où on nous appelle pour nous confirmer notre participation, ça met à peu près neuf mois, remplis de castings. Pendant neuf mois, je ne me suis pas dit que j’allais me préparer, que j’allais faire du sport à gogo parce que, au quotidien, je suis artisan peintre. En fait, j’estimais que ma condition physique était mise à l’épreuve via mon activité professionnelle. Quand on m’a appelé, on m’a confirmé que l’on partait d’ici trois à quatre semaines donc je n’en ai pas forcément fait plus. Après, c’est une condition un peu psychologique où, là, j’ai commencé à préparer mes enfants à mon départ et moi aussi. Puisque je pense que, comme beaucoup l’ont vu, j’étais un papa poule et que je vivais vraiment pour mes gosses, que j’ai la chance d’avoir au quotidien. Du coup, c’est eux qu’il a fallu préparer, en les prévenant bien que je ne serai plus là pendant un certain nombre de jours. Et un nombre de jours certain. C’était ça qui était, on va dire, le plus difficile. Mais, finalement, on reste en roue libre, on s’amuse avec tout ça, il n’y a aucun soucis.

L’aventure avait démarré sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis de l’existence du totem maudit. Quelle avait alors été votre réaction ?

Je ne savais pas qu’il y aurait un totem maudit mais je me doutais bien qu’au bout de vingt ans, l’émission allait changer. Surtout après la diffusion des légendes. Je me doutais qu’il y aurait certainement un peu plus de piment pour relancer l’émission et le cadre, qu’il y aurait quelque chose de nouveau. Effectivement, on a été servis puisque ce totem relance à chaque fois les débuts de chaque jeu et on ne sait pas à quelle sauce on va être mangés. Donc c’est plutôt sympathique effectivement, ça met un coup de piment.

Vous devenez également capitaine de l’une des trois premières tribus. Comment avez-vous appréhendé ce rôle ?

Ça va faire très présomptueux, j’étais très heureux, très fier, je ne m’y attendais pas bien sûr. Par contre, j’ai pris le rôle à cœur et très au sérieux, je me suis plu dans ce rôle de leader affirmé et affirmant ses convictions de vouloir emmener son équipe en découdre avec celle des autres. Du coup, non, non c’est quelque chose qui ne m’a absolument pas déplu et c’est surtout quelque chose qui m’a renforcé dans l’idée d’être le leader sur l’équipe et sur le camp. J’étais très heureux et surtout très fier aussi pour mes enfants, de devoir assumer ce rôle que j’assume de toute façon au quotidien en tant que chef d’entreprise.

On le sait, la vie sur le camp n’est pas forcément toujours évidente, entre faim, survie, vie en communauté…Comment l’avez-vous ressentie et vécue ?

C’est assez dingue, alors que l’on dit à tout le monde que c’est dur, oui c’est dur moralement et physiquement mais je l’ai senti comme une colonie de vacances. On s’entendait bien, j’avais des candidats qui étaient des candidats de qualitéssss, avec x « s » tellement il y en avait, humaines, sportives, sociales, amusantes, j’en passe et des meilleures. C’étaient des candidats de qualité à tous points de vue, avec lesquels on avait la chance d’évoluer au quotidien sans devoir donner des rôles précis à chacun. Puisque chacun voulait faire tout sur le camp et que tout le monde prenait, je dirais, des initiatives personnelles pour pouvoir mener à bien sa barque et mener à chaque fois l’équipe vers le haut. Les filles allaient chercher naturellement des brindilles, nous nous allions chercher naturellement des bois un peu plus lourds, nous allions chercher de l’eau tous ensemble mais de manière constructive, les filles partaient avec les gourdes vides et nous les ramenions pleines. Les tâches, en fait, étaient toujours diminuées mais ravisées à ce que l’on soit ensemble, unis, soudés pour aller vraiment main dans la main, toujours dans la même direction. Donc c’est vraiment une colonie de vacances que nous avions vécue.

Quelles y étaient vos activités préférées ?

Quand il fallait construire la cabane dès le premier jour, abattre des arbres, j’étais très content de pouvoir exprimer toute ma joie physique sur les troncs d’arbres que l’on devait défoncer à la machette avec François. On était tout heureux de montrer notre testostérone la plus virile possible pour pouvoir achever des arbres et pour pouvoir mettre des bois en place afin de se construire un abri. C’est vrai que cette construction a été presque un défi personnel et un défi aussi humain pour pouvoir savoir qui serait le plus valeureux, le plus fort, le plus tenace sur la découpe des arbres. Donc, oui, on était contents de faire cela tous ensemble.

Lorsque vous quittez vos camarades pour rejoindre l’infirmerie, dans quel état d’esprit êtes-vous ? Etes-vous quand même plutôt confiant sur un retour éventuel dans le jeu ?

Je suis plutôt confiant et j’ai plutôt confiance dans la production. Après, je m’excuse quand même auprès de mes coéquipiers parce que je comprends quand même que je pars pour quelques heures à l’infirmerie. En plus, on est en fin d’après-midi donc je sais que je ne reviendrai pas le soir. Je suis un peu déçu déjà de ne pas pouvoir me coller à eux pour pouvoir les réchauffer. Parce que, indirectement, on se servait les uns des autres, pour tout de toute façon. Que ce soit physique ou moral, on avait besoin les uns des autres pour pouvoir avancer. J’étais un élément, je pense, fort dans cette équipe puisque je fédérais également ce groupe, de toutes les manières qu’elles soient. De manière rigolote, mais aussi de manières physique et morale pour rebooster un peu les troupes quand il y avait peut-être un coup de mou. J’estimais toujours avoir la banane pour pouvoir être vraiment amusant, j’étais une source de motivation pour cette équipe, je le savais, j’étais toujours en train de dire « allez, on garde la banane, on s’excite, on rigole ». On faisait plein de trucs ensemble, on était vraiment soudés. Quand je suis parti du coup le soir, je me suis dit « merde, finalement, j’enlève ce gros maillon de la chaine. Comment vont-ils se débrouiller ? ». Du coup, ça m’embêtait pour eux.

J’avais envie de revenir le plus rapidement possible, j’avais vu que Jean-Charles qui, lui, avait eu une grosse grosse coupure, était revenu rapidement donc je m’étais dit que j’avais bon espoir. Je pensais que mes pieds avaient gonflés suite à une allergie à une petite plante ou suite à une piqure de moustique. Je pensais que l’on allait me donner des médicaments et que j’allais pouvoir revenir. Finalement, je suis resté, on m’a fait des analyses sanguines et au bout de deux jours, on m’a dit que les examens sanguins n’étaient pas très bons, que j’étais en train de faire une sacrée carence en vitamine B1, entrainant malheureusement une petite dégénérescence, si bien que mon sang était un peu en déficience. Ce qui imposait des examens complémentaires. Je me suis demandé ce qui se passait, j’étais presque énervé contre tout le monde, la production, moi-même je m’en voulais, je ne comprenais pas ce qui se passait. Finalement, on m’a renvoyé à Manilles pour des examens complémentaires. On m’a annoncé le diagnostic, je devais partir et quitter l’émission, j’étais triste, frustré. Parce que, en plus, je n’avais pas eu mon nom sur un bulletin, j’avais été un candidat qui avait compté en termes de parole, de physique, de moral, de cohésion, d’amour. On s’aimait véritablement, ce n’était pas de la comédie devant une caméra, on avait des liens très forts. Du coup, j’étais déçu d’avoir brisé tout cela et de mettre mon équipe presque en danger. Sans moi, j’avais compris que ce serait la merde. D’ailleurs, quand j’ai vu la sixième émission, la première sans moi, j’ai vu que quelques tensions étaient arrivées. Alors que ça ne s’était jamais passé. J’ai vu également que l’on perdait les deux épreuves, ce qui n’était jamais arrivé non plus. Je m’en voulais presque…

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

La constitution de l’équipe qui a été faite non pas en individuel mais avec le choix de chacun, pour pouvoir justement avoir l’équipe la plus unie possible. A chaque candidat qui arrivait, je lui demandais quel était l’aventurier qu’il souhaiterait avoir dans son équipe. J’ai voulu François, à qui j’ai demandé qui il voulait, il voulait Ambre, et ainsi de suite…On a constitué l’équipe comme cela, de façon réunie pour donner satisfaction à chacun des coéquipiers qui rejoignait notre tribu verte. Je pense que c’est inédit dans « Koh Lanta », c’était surtout fait de façon individuelle. J’ai vu qu’Alexandra avait choisi elle-même tous ses coéquipiers, Céline pareil. Je n’ai pas voulu faire de cette façon-là. Pareil, je suis le premier candidat à avoir pris de suite des filles en majorité. Et à avoir pris un doyen dès le départ. Je voulais constituer une équipe différente de celle à laquelle on pouvait s’attendre de moi. Je voulais donner sa chance à chacun bien sûr pour pouvoir justement aller le plus loin possible en étant les plus unitaires possible. J’avais compris que « Koh Lanta » n’est pas qu’un jeu de force physique mais avant tout un jeu de force morale et que c’était aussi donner des chances d’avancer tous ensemble et d’avoir des caractères peut-être diamétralement opposés mais qui pouvaient aussi fédérer autour d’un seul et même but, celui des victoires en commun.

Comparativement à la vision que vous en aviez avant de partir à l’aventure, certaines choses ont-elles été plus ou moins difficiles à appréhender ?

Il est difficile de se rendre véritablement compte de la pluie que l’on peut voir derrière son écran de télévision. Quand on est assis dans son lit ou son canapé à grignoter, on se dit que c’est toujours difficile mais on n’a pas le recul pour pouvoir plaindre suffisamment les candidats. On se dit toujours que c’est un peu du fake, qu’il pleut 30 secondes et qu’il faut arrêter de se plaindre. On voit toujours à la télé qu’ils ont faim mais en fait, on pense que c’est rien. Mais non, c’est vraiment dur ! La faim et la pluie sont vraiment les deux facteurs clés qui font qu’on se tord de douleur. Notre ventre nous rappelle tout le temps à l’ordre en discutant avec lui-même, puisqu’on l’entend gargouiller tout le temps. Au bout d’un moment, on commence à se tordre de douleur, même si on sert les dents. Et la pluie a été vraiment incroyable cette année, elle a été omniprésente, on en a pris plein les mirettes à chaque fois. Evidemment, c’était difficile à supporter parce que, alors que l’on aurait voulu avoir un peu de confort grâce aux épreuves, on ne les gagnait pas, en plus on revenait la queue entre les jambes, souvent avec une malédiction, souvent avec la flotte. Je peux vous assurer que cette année, vraiment, j’ai dérouillé.

Pour conclure, si l’opportunité se présentait à nouveau, auriez-vous l’envie de refaire votre sac ?

Mon sac est déjà prêt, pour ne rien vous cacher. J’ai envie, je souhaite, j’aimerais que, au plus vite, Julien Magne m’appelle en me disant « écoutes Jean-Philippe, ok, tu as peut-être été un candidat à fort tête mais on pense que le potentiel aventure n’était pas encore atteint donc on a envie de te reprendre ». J’y retournerais les yeux fermés, c’est super dur mais putain que c’est bon ! Honnêtement, c’est un vrai bonheur de pouvoir se défier, se mesurer et se comparer comme cela face à soi-même et face aux autres que, oui, j’y retournerais les yeux fermés, tellement j’ai aimé cela.

Merci, Jean-Philippe, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Stéphanie évoque son retour dans l'aventure puis sa nouvelle élimination !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Stéphanie,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel échange !

Après avoir été éliminée sur tirage au sort de la boule noire, vous êtes revenue dans l’aventure de « Koh Lanta, le totem maudit », actuellement diffusée sur TF1. Quelle avait été alors votre réaction à l’annonce de votre retour dans le jeu ?

Quand on m’annonce mon retour dans le jeu, sur le coup je suis dubitative puis, après, surexcitée. Clairement, c’est comme si c’était mon anniversaire et je sautais partout.

Suite au forfait de Jean-Philippe, vous avez en fait rejoint une équipe des rouges que vous ne connaissiez que très peu. Sans doute était-ce alors l’opportunité d’un nouveau départ pour vous ?

Oui, clairement ! C’est vrai que le fait d’arriver dans une nouvelle équipe, je me dis que je vais pouvoir changer un petit peu mon discours, que je vais pouvoir prouver sur les épreuves. Pour moi, ça aurait pu être un nouveau départ. Je me méfie un peu du fait qu’il y ait Ambre et JP dans l’équipe rouge qui me connaissaient déjà, je me dis « bon, ils pourraient dire un peu qui j’étais et me présenter aux autres sans que je le fasse moi-même ». C’est vrai que ça aurait pu être un bon départ.

D’ailleurs, comment se sont passées vos premières heures avec cette nouvelle tribu, sur un nouveau camp pour vous ?

Lors de mon arrivée sur le nouveau camp, on sortait d’une défaite en épreuve, on était tous un peu tristes, ils pleuraient un peu tous le départ de Jean-Philippe, qui était vraiment très apprécié dans son équipe. Donc l’arrivée est un petit morose mais j’ai été très bien accueillie par Pauline, Géraldine, François. On s’est tout de suite mis à l’œuvre, on a commencé à préparer le feu, à aller chercher à manger donc ça a été très carré je dirais.

On vous a vue très active sur l’ile, pour aider au maximum votre équipe….

Oui, après ce n’était pas quelque chose de nouveau pour moi, c’est vrai que j’ai toujours été très active sur le camp, même des jaunes. C’est un petit peu le naturel qui est revenu au galop sur le camp rouge, d’autant plus que je venais d’arriver, je n’allais pas m’asseoir et bronzer. De toute façon, ce n’est pas quelque chose que l’on fait dans « Koh Lanta ».

Sans dévoiler de grand secret, aviez-vous alors quelque peu adapté votre mode de vie en communauté, sur la base de ce qui avait pu se passer sur l’ile des jaunes et sur ce que vos anciens camarades avaient pu mettre en avant vous concernant ?

Oui, un petit peu ! C’est vrai que je suis toujours très moi-même mais c’est vrai que les erreurs que j’ai faites en début d’aventure, de dire que j’étais moins forte que tout le monde, que j’étais nulle en sport, c’est vraiment un discours que j’ai gommé à mon arrivée chez les rouges. Puisque j’ai vraiment compris que les gens qui se mettaient très en avant étaient gardés en fait dans l’aventure, très simplement.

Peut-être avez-vous eu le temps de nouer des premiers liens avec certains camarades d’aventure ?

Non, malheureusement, je n’ai pas eu le temps de nouer de liens. En 24 heures, c’est vraiment trop court, sachant que j’ai passé la moitié du temps soit à faire le feu, soit à chercher un collier d’immunité. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de créer de liens avec l’équipe rouge.

Par contre, sur les deux jeux, de confort et d’immunité, la malchance a continué à vous suivre, avec deux nouvelles non-participations, suite au tirage au sort. On imagine que cela ne doit sans doute pas être très facile à accepter ?

Oui, c’était franchement très dur moralement. C’est vrai que quand j’ai une seconde chance en rentrant dans l’aventure, je suis pleine d’espoirs, de motivation, de renouveau. Retirer les boules noires derrière m’a juste achevée, je dirais.

Très rapidement est arrivé le conseil. En amont, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Sereine ou avec le sentiment d’être concrètement en danger ?

Quand je pars, je suis très défaitiste. C’est vrai que j’ai tenté une stratégie ce jour-là pour essayer de me sauver mais personne n’est revenu vers moi pour m’en reparler. Ça ne sentait pas bon. Il y a toujours un petit peu d’espoir, c’est « Koh Lanta », on ne s’attend jamais à ce qui va se passer mais dans l’idée, je me préparais beaucoup à repartir.

Enfin, au moment de devoir quitter l’aventure une deuxième fois en quelques jours seulement, quels sentiments prédominaient en vous, comparativement à la première fois ? Certaines sensations étaient-elles plus accentuées encore ?

Non, c’est plutôt le contraire, le fait d’être éliminée une deuxième fois fait qu’on l’a déjà vécu, on sait comment ça se passe, voilà on est préparé, je m’y préparais aussi vue la conjoncture. Donc, au contraire, les sensations étaient moindres donc ça a été moins difficile, ça a été une bien moins grosse épreuve que la première fois.

Merci, Stéphanie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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En plein cœur : Annie Grégorio nous présente ce nouveau polar de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Annie,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver ce mercredi 6 avril, en prime time, sur France 2 pour « En plein cœur ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie et le plaisir que cela a dû être de participer à cette belle aventure ?

Oui, tout à fait ! D’abord pour le scénario. J’ai aussi fait la rencontre de cette comédienne et femme qu’est Fatou. Surtout, j’ai revu une personne que j’adore, le réalisateur, Bruno Garcia, avec qui j’avais déjà travaillé et qui m’enchante. Je ne dis pas que je suis tombée amoureuse, mais pas loin. C’est un homme formidable avec les acteurs et les actrices, il est très bienveillant, j’adore travailler avec lui. En plus, on a tourné pas loin de chez moi, à Bordeaux, dans le sud-ouest. C’était au mois de novembre, il faisait un temps radieux. On était dans un lieu magnifique, comme un château, c’était extra, c’est un souvenir fabuleux pour moi, avec une équipe très chouette, très fidèle à Bruno, c’était un peu comme une troupe de théâtre, dans une ambiance très chaleureuse. C’est un souvenir magique !

Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce programme ?

C’est toujours un peu ce qui me suit depuis longtemps, c’est un personnage toujours haut en couleurs, dans la joie et dans l’émotion. Ce personnage est assez direct, il est mystérieux aussi, avec certainement une vie assez douloureuse, pas toujours facile. Son métier, vraiment, remplit ses journées, il est important à ses yeux. Elle est très stricte et, en même temps, arrondit les angles…un être humain quoi…

On peut le dire, avec Fatou, vous formez un duo décapant de femmes flics….

Tout à fait ! En plus, il y a l’âge qui y fait, je suis plus âgée, elle est plus jeune donc je trouve que c’est sympa aussi de faire ce genre de binômes. Et puis avec ces caractères qui sont très forts. Je suis obligée, avec l’âge, comme je le disais, d’arrondir les angles et elle, c’est un petit cheval qui se cabre souvent, elle a beaucoup de personnalité, comme Fatou dans la vie, elle est assez spontanée, elle est fidèle à son métier, ne veut pas tricher, elle est dans la justice et dans la loi, elle qui débute veut bien faire son métier.

C’est vrai qu’enquêter parmi leurs pairs, dans une école de police, se révélera une épreuve délicate pour ces deux enquêtrices …

Exactement ! On est un peu en vase clos, étant donné que c’est dans notre corporation, ce n’est jamais très facile de voir ce qui s’est passé dans ce lieu où il n’y a que des gens qui font ce métier, des militaires, des gendarmes. De savoir qu’un jeune homme a été assassiné va créer des rebondissements. En plus, je suis très amie avec le père de ce garçon donc c’est douloureux pour moi aussi d’annoncer cela. Il y aura des surprises évidemment, il y aura du suspense, ce qui fait tout l’intérêt du film.

Au moment d’interpréter votre personnage, vous êtes-vous plongée un peu dans l’univers des gardiens de la paix, pour mieux encore comprendre le cœur du téléfilm ?

J’avais déjà joué des personnages de flic et, là, sur le plateau, on avait quelqu’un qui nous guidait, qui nous aidait à ne pas faire d’erreur. Même si l’auteur s’est rapproché du milieu, on doit être, nous, vigilants notamment au comportement, au fait de pouvoir arriver avec ou non une arme dans tel ou tel lieu. Idem pour savoir si les jeunes se lèvent quand j’arrive. Voilà, il y avait tout un petit travail comme ça d’approche grâce à un monsieur qui est là-dedans, qui nous a soutenus et aidés.

 

 

En avez-vous déjà vu le rendu final ?

Non, je ne l’ai pas vu, je me regarde rarement au début, j’attends que quelques mois passent. Je fais partie des actrices coquettesJ. Je n’ai pas de recul, c’est affreux, c’est terrible, j’ai essayé et j’ai fait presque une dépression donc j’évite. Beaucoup de temps après, je peux voir sans que ce ne soit catastrophique.

Selon vous, même si ce n’est jamais évident à dire, qu’est-ce qui pourra plaire aux téléspectateurs du programme ?

J’adore les polars, j’espère que les gens aimeront aussi. Que ce soit deux femmes est aussi intéressant. Et puis parce qu’ils nous aiment bien et que le casting est chouette aussi. Sam, Stéphane, Alexandre et pas mal de jeunes. Même si ça parle d’un meurtre, c’est assez frais ! Toutes ces jeunes recrues sont très jeunes et ont été formidables sur le tournage. Tout cela doit faire envie, je l’espère.

En complément, quelles sont vos autres actualités du moment ?

En ce moment, je suis en pleine tournée théâtrale, avec « J’habite ici », une pièce de Jean-Michel Ribes. On ira notamment encore à Monaco ou Bordeaux. Nous sommes dix sur le plateau, c’est une grosse équipe pour un spectacle très chouette à jouer. On rit beaucoup. J’adore le théâtre aussi ! Après, je pense continuer, tant que ça existe, « Plus Belle La Vie », ça aussi c’est un rendez-vous que j’aime bien, sur Marseille, où j’ai rencontré des gens délicieux. J’ai été très bien accueillie, ça me fait plaisir, à chaque fois, d’y aller.

Merci, Annie, pour toutes vos réponses !

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En plein cœur : Fatou N'Diaye évoque son personnage dans cet unitaire de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Fatou,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver ce mercredi 6 avril, en prime time, sur France 2 pour « En plein cœur ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie et le plaisir que cela a dû être de participer à cette belle aventure ?

Oui, bien sûr ! C’est un unitaire, c’est un peu restreint comparativement à une série. Oui, c’était un plaisir, surtout que l’on a tourné en plein confinement. C’était un peu particulier mais ça faisait du bien, déjà, de voir des gens, très clairement. J’ai eu une partenaire de jeu, Annie, que je ne connaissais pas, surtout il y a eu de la préparation avant, on a parlé des personnages, de l’histoire parce qu’il y avait une colonne vertébrale déjà écrite mais que les personnages étaient encore sur un support papier. Et nous étions là pour les mettre en relief. Il y a eu un peu de liberté là-dessus. C’est toujours aussi un plaisir de faire son travail quand on est respecté.

Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce programme ?

Je dirais que c’est vraiment à voir comme un polar dans un corps de métier, celui d’une école de police, avec ses codes et sa hiérarchie. En ça, c’est plutôt intéressant. Avec plusieurs générations, notamment de jeunes élèves policiers. Mon personnage est un peu plus aguerri et celui d’Annie est haut placé dans la hiérarchie. C’est intéressant de voir les rapports de pouvoir, avec la personnalité de mon personnage, quelqu’un de très carré, qui est arrivé là par le travail et qui n’en a cure de la hiérarchie. Elle est un peu plus anguleuse que le personnage d’Annie qui, elle, connait les codes et la danse.

On peut le dire, avec Annie, vous formez un duo décapant de femmes flics….

Oui...déjà, ce sont deux femmes, c’est assez rare ! Ce sont deux générations, deux manières de voir le monde et, en même temps, avec des similitudes, des choses qui les rapprochent, ne serait-ce que humainement. Donc, oui, c’est un duo qui, je l’espère, fonctionne. En tout cas, c’est un duo neuf.

C’est vrai qu’enquêter parmi leurs pairs, dans une école de police, se révélera une épreuve délicate pour ces deux enquêtrices …

Exactement ! Il y a quand même cette histoire de hiérarchie. Comme dans tous les corps de métier, il y a de la hiérarchie mais on peut bien imaginer que, dans ce microcosme-là, il y a une hiérarchie toute particulière. Voilà, il va falloir conjuguer avec cela.

 

 

Au moment d’interpréter votre personnage, vous êtes-vous plongée un peu dans l’univers des gardiens de la paix, pour mieux encore comprendre le cœur du téléfilm ?

Bien sûr ! C’est toujours intéressant, on en a beaucoup parlé, je sais que la scénariste avait même rencontré des gens pour cela, ce qui est bien et respectueux. C’est toujours important, je pense, quand on parle d’un univers, de se renseigner un minimum, ne serait-ce que pour ne pas commettre trop d’impairs. Il y avait là un référent, un figurant aussi en l’occurrence, dont c’est le métier, qui nous a dit un petit peu comment se passaient les enquêtes et aussi comment ne pas faire n’importe quoi. C’était plutôt intéressant, j’ai appris des choses, qui ne me serviront pas nécessairement dans la vie mais c’est toujours intéressant de savoir comment se passe tout cela, il n’y a pas beaucoup de place à priori pour l’improvisation dans ce métier. En ça, c’est un métier assez fascinant et un univers assez fascinant, tellement loin du mien que je me suis plongée dedans, avec le temps qui m’était imparti. Je tiens toujours à me renseigner, pour avoir un personnage en tête afin d’avancer.

En avez-vous déjà vu le rendu final ? Selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux téléspectateurs ?

Je l’ai fait voir, je ne regarde pas trop, j’ai des gens à qui je fais confiance. Je pense que ça se tient, les gens jugeront d’eux-mêmes ce qui leur plait ou ne leur plait pas. Une fois que les choses sont faites, on ne peut pas revenir, les jeux sont faits. Après, c’est aux gens, s’ils sont au rendez-vous, de juger à quel point ça les touche et de la lecture qu’ils en ont aussi. Ce n’est pas juste un polar avec une histoire à raconter, il y a aussi une histoire dans l’histoire, l’idée est de créer, d’inventer un personnage si possible un peu attachant. De cela, je ne peux pas être juge.

En complément, quelles sont vos autres actualités du moment ?

Il y a un projet de cinéma, un autre de série dans une autre langue. Rien n’est sûr, tant que ce n’est pas signé. Sans oublier des projets personnels. On va essayer de faire une belle année !

Merci, Fatou, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Stéphanie se remémore son aventure aux Philippines !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Stéphanie,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », actuellement diffusée sur TF1. Justement, les images ravivent-elles certains souvenirs et certaines émotions de ce que vous avez pu vivre sur place ?

Oui, tout à fait ! C’est vrai que le fait de revoir les images rappelle pas mal de choses que l’on a pu oublier. Il y a plein de choses qui me reviennent à chaque épisode et c’est vrai que, au niveau de l’émotion, quand j’ai revu l’élimination de Mattéo, j’ai re eu le cœur serré. Là, quand j’ai revécu mon élimination, ce n’était pas agréable. Oui, c’est vraiment comme quand on regarde un film après avoir lu un roman, on revit un peu le truc.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

C’est parce que j’adore faire des choses originales, tout le temps. Dans la vie, j’aime bien, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Je suis très curieuse donc j’aime toujours faire des trucs nouveaux. En l’occurrence, comme j’aime l’aventure, « Koh Lanta » est un peu l’aventure ultime donc, pour moi, c’était THE aventure à noter sur ma liste des choses faites.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparée spécifiquement ?

Aucunement ! Zéro préparation. J’étais vraiment intimement persuadée, jusqu’au coup de fil me disant que je partais, que je ne serais jamais prise à « Koh Lanta ». Donc, du coup, je ne l’ai vraiment pas pris au sérieux dans ce sens-là. On y croit à chaque fois, à chaque étape mais je me disais que c’était impossible. Et quand j’ai su, techniquement, que je partais, j’ai eu deux semaines de libre. Donc en deux semaines de préparation, je n’ai pas eu le temps de faire grand-chose. J’ai retravaillé un peu mon feu parce que j’ai appris à le faire, enfant, par mon oncle. Donc je me suis un peu ré-entrainée dans mon jardin à allumer des braises. Mais, sinon, il n’y a pas eu de préparation physique ni mentale.

L’aventure a démarré sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence d’un totem maudit. Quelle avait alors été votre réaction ?

J’ai eu très peur quand Denis annonce le totem maudit. Comme je venais juste de découvrir les aventuriers sur le bateau, j’étais très impressionnée par beaucoup de gros sportifs, de grands champions, d’athlètes. Quand il a parlé d’un totem maudit, j’ai eu très peur que ce soit pour moi de suite et j’ai eu très peur que ça veuille dire élimination tout de suite.

On le sait, les premières jours d’aventure sont toujours très intenses, avec notamment l’installation sur le camp, l’acclimatation, la découverte des camarades,…Comment les avez-vous vécus ?

Je les ai vécus avec énormément de plaisir. Quand on a le pied sur le camp, ça y est, tout ce que je n’arrivais pas à croire avant, même pendant le trajet et le transport, ça y est, c’était réalité, j’étais à « Koh Lanta ». Parler aux gens, construire, allumer du feu, faires les épreuves de « Koh Lanta », rencontrer Denis Brogniart, ….tout ça était vraiment complètement fou. Donc j’étais émerveillée tous les jours.  

Quelques jours plus tard a eu lieu un nouveau coup de théâtre, avec la création de deux tribus, au lieu des trois de départ. Comment avez-vous appréhendé ce bouleversement ?

Ça a été déjà très soudain. On a vécu plein de rebondissements pendant mon aventure à « Koh Lanta » et nous n’étions pas au courant de la recomposition des équipes. On l’a découverte à la fin de l’épreuve des piquets sur la plage, quand on nous a annoncé que les deux gagnantes avaient gagné le droit d’être chefs d’équipe. Sur le coup, ça a été très soudain. Après, on n’a pas vraiment eu le temps d’y réfléchir. Quand c’est arrivé, j’étais ravie parce que ça voulait dire des nouveautés, de nouveaux aventuriers, donc de la fraicheur dans le groupe et plein de nouveaux caractères. J’ai trouvé cela très positif.

Les images vous montrent, notamment sur le camp, très à l’écoute de vos camarades, on vous voit les soutenir. Cela fait sans doute partie de votre personnalité ?

Oui, complètement ! Je suis très comme ça, je suis quelqu’un de très empathique, je suis aussi une hyper sensible donc ce qui se passe chez les gens qui m’entourent me touche beaucoup. J’ai beaucoup de mal quand les gens sont tristes, mal ou énervés. C’est vrai que c’est un réflexe d’aller essayer toujours de les tirer vers le haut et le mieux. Donc, oui, c’est vrai que c’est une aventure tellement difficile qu’il y en a plusieurs qui ont craqué. C’est très intense donc c’est sûr que, naturellement, j’irai toujours essayer d’arranger les choses.

On l’a vu, vous avez connu différentes émotions au travers des tirages au sort via les boules. Que ce soient vos nombreuses non-participations à des jeux ou encore votre non-élimination lors du précédent conseil. Moralement et psychologiquement, tout cela n’a sans doute pas été facile à vivre ?

C’est vrai ! Moralement, j’étais prête à beaucoup de choses dans « Koh Lanta », j’étais prête à la survie à 100%, je m’étais en tout cas beaucoup préparée dans ma tête à la stratégie en me disant qu’il ne fallait pas que je sois choquée si des gens me trahissaient. Mais je ne m’étais pas du tout préparée aux boules noires, je n’y avais même pas pensé. Je n’ai pas joué pendant 4 épreuves, il y en a une à cause du médecin mais 3 boules noires, ça a été très dur, la première ça allait, la deuxième ça devenait compliqué, la troisième était vraiment dure et c’est vrai que, pour la quatrième épreuve, je vous l’avoue, j’ai pleuré pendant un temps assez long, histoire de sortir toute cette frustration. Oui, ce n’est pas facile, ça fait partie du jeu mais celui-là, je ne l’attendais pas.

Lors du dernier épisode, votre équipe a gagné le kit de pêche à l’issue du jeu de confort. Même si votre première pêche au harpon n’a pas forcément été fructueuse, cela a dû être pour vous un moment marquant, avec ces fonds marins magnifiques ?

Oui, complètement. J’adore checker, sur ma liste, plein de choses géniales et originales, je suis très curieuse. C’est sûr qu’étant parisienne, même si j’ai beaucoup voyagé, je n’ai pas eu l’occasion de tester la pêche au harpon. Donc, quand je suis arrivée sur « Koh Lanta », je pense que c’est l’une des premières choses que j’ai dites : « moi, les gars, s’il y a une pêche au harpon, ce sera pour moi ». C’est vrai que j’étais très très excitée à l’idée de tester un nouveau truc et, effectivement, ça n’a pas été fructueux mais pour personne, c’était impossible. Dans tous les cas, c’était une super sensation et, de toute façon, c’était quelque chose de plus, de nouveau que j’avais fait donc ça me rend toujours hyper heureuse.

Avant de rejoindre le conseil de votre élimination, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous sentiez-vous déjà condamnée ? Ou l’espoir était-il quand même là ?

A mon dernier conseil, j’ai un vrai espoir. Je suis fataliste, forcément, parce que mon nom est sorti à chaque conseil et je ne peux pas être choquée de mon élimination. C’est pour cela que je ne fonds pas en larmes, je ne suis pas sur une grosse surprise. Par contre, le fait d’avoir essayé de mettre en place une stratégie contre Alexandra qui ne faisait pas forcément l’unanimité sur l’équipe jaune, le fait d’avoir Yannick qui me suivait, une autre personne qui hésitait, une Sétha et un Nico qui ne m’avaient pas donné leur réponse, c’est vrai que j’avais quand même un réel espoir de peut-être encore réussir à continuer un peu. Oui, j’étais à moitié défaitiste et à moitié pleine d’espoirs, c’était très compliqué.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Alors, il va y avoir le moment où je fais le feu, c’est mon plus beau souvenir. Après, vous avez le moment où je pêche au harpon parce que c’était génial. Le moment où on a découvert qu’il y avait des singes, c’était vraiment un moment où on était tous complètement ébahis, on avait vraiment compris qu’on vivait dans la nature sauvage et ça c’était un super moment avec les autres.

Comparativement à l’image que vous en aviez avant de partir, certaines choses ont-elles été plus ou moins évidentes à supporter ?

Il n’y a rien qui m’a paru insupportable, les nuits étaient le pire mais ça, je l’ai dit et redit, ne pas dormir de la nuit, qu’il pleuve tout le temps, être trempée, avoir les vêtements trempés, c’était vraiment très difficile. Maintenant, par rapport à ce que j’ai vu avant, quand je regardais « Koh Lanta », ce qui m’a surtout marquée, c’est que je ne m’attendais pas à ce que l’on travaille autant sur le camp. Il y a des saisons où on a ri, où on a vu des aventuriers/aventurières se baigner, bronzer au soleil. Bon, ce n’est pas comme si on avait du soleil…En l’occurrence, on travaillait vraiment du lever du soleil au coucher du soleil et c’était du non-stop, on ne s’arrêtait jamais. Pour plein de raisons, parce qu’il y avait des choses à faire ou parce qu’on avait peur d’être éliminé. Mais je ne m’attendais pas, en tout cas, qu’au niveau survie, ce soit aussi intense et aussi non-stop.

Pour terminer, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, seriez-vous tentée de refaire votre sac ?

Oui, oui, oui ! C’est quelque chose, effectivement, que je referais. Pour moi, le fait d’avoir fait « Koh Lanta », d’avoir pu analyser, d’avoir fait le point, je me rends compte de ce que j’aimerais corriger si je pouvais le refaire donc, forcément, oui, je rêverais de le refaire. Je sais que ça n’arrivera pas mais vous pouvez être sûr, en tout cas, que je dirais oui tout de suite.

Merci, Stéphanie, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Benjamin nous raconte son aventure aux Philippines !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Benjamin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez actuellement à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit » diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, les images vous rappellent-elles certains souvenirs et certaines émotions vécus aux Philippines ?

Complètement ! Quand je vois les images, j’ai l’impression de vraiment revoir ma participation, de revoir ce qui s’est passé, de ré imaginer les sensations que j’ai pu avoir, les odeurs, les goûts,….Les difficultés, je les ai ressenties au cours de l’aventure et je les ai senties une seconde fois au cours de la diffusion. Je ne suis pas très télé et, pourtant, malgré tout, ça m’a fait plus de bien que ce que je pensais. Cette diffusion télé était très agréable.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Il y en a pas mal…Déjà, c’était un programme qui me correspondait, en ce qui concerne les valeurs que ça prodigue. Je me considère comme quelqu’un de plutôt simple dans la vie, je suis du genre, certainement comme beaucoup de personnes, à ne pas avoir besoin d’une folie pour être heureux. Dès fois, les moments les plus simples sont les plus dingues. Il suffit que je me promène dans la nature avec mon petit toutou et, voilà, je suis un home comblé. Il suffit de pas grand-chose et je trouvais que cette aventure représentait bien tout cela. Au-delà de tout ça, on ne va pas se le cacher, il y a 100 000 euros à la fin, ça peut être une bonne motivation. En plus de tout cela, il y avait l’aspect stratégique, j’avais la volonté de montrer une autre vision de jeu. Evidemment des personnes ont été même beaucoup plus stratégiques que moi mais j’avais envie de faire rentrer cette vision du jeu dans le jeu. Enfin, c’était aussi un petit symbole par rapport à ma grand-mère, on a toujours regardé les épisodes en famille et maintenant qu’elle n’est plus là, je m’étais dit que ce serait un beau geste que je fasse cette aventure pour elle.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparé d’une façon spécifique ?

Je me suis beaucoup préparé psychologiquement, beaucoup moins physiquement. Je me suis préparé physiquement quand même, j’ai eu un entrainement très intensif trois mois avant de partir mais bon, trois mois, c’est léger. Alors que, psychologiquement, ça a été un entrainement beaucoup plus long. Pour donner un exemple, j’ai arrêté le sucre bien avant « Koh Lanta », je savais que c’est quelque chose à éviter, maintenant j’ai repris cette drogue de manière importante, là je suis encore en train de manger des bonbons à l’heure où je vous parle. Le truc, c’est que, globalement, j’essaie de faire des pauses avec ce produit et je fais attention à ma consommation malgré tout. C’est quelque chose de très néfaste, surtout quand on est dans une optique de survie. C’est-à-dire que le manque de sucre, on ne s’en rend pas souvent compte, est quelque chose que l’on ne peut pas s’imaginer, dont on ne prend pas vraiment conscience. Arrêter le sucre, ce n’est pas forcément quelque chose d’évident, psychologiquement.

L’aventure a démarré sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence d’un totem maudit. Comment aviez-vous alors réagi ?

J’ai réagi comme on le voit dans le générique à chaque fois avec mon fameux « c’est terrorisant ». Disons que, oui, j’avais peur de tout cela. Il suffisait de regarder les gabarits qu’il y avait, j’étais clairement le moins sportif des garçons en tout cas. Surtout que, dans la première épreuve, les garçons étaient en concurrence contre les garçons et les filles contre les filles. Du coup, il y avait deux bracelets qui étaient donnés. Dans cette vision-là des choses, ça me faisait plutôt peur d’être mis en concurrence avec les garçons. A chaque épreuve, le fait qu’il y ait le totem maudit poussait à se dépasser.

Sur le camp, on le sait, les premiers jours sont toujours intenses, entre la découverte des camarades, l’installation et l’acclimatation. Personnellement, comment les avez-vous vécus ?

Les premiers jours, ça a été compliqué parce que j’ai été frustré de ne pas commencer dans l’équipe que je voulais. C’est vrai que l’équipe des bleus, voilà, j’y suis rentré un peu par défaut. Après, j’ai eu beaucoup de chance parce qu’elle a gagné chacun des conseils mais la réalité est que j’aurais préféré commencer mon aventure dans une autre équipe. C’est vrai que la personnalité d’Alexandra, dès les toutes premières secondes, avait commencé et d’ailleurs celle de Jean-Philippe également. Globalement, j’ai du mal avec le leadership très prononcé. Quand je voyais la constitution des bleus et des verts se faire, je n’avais qu’une envie, c’était de rentrer parmi les violets, surtout que Céline me paraissait plus cool. Voilà, il y avait beaucoup d’autres caractères, comme celui de Jean-Charles, qui me paraissaient sympas. D’ailleurs, ça a été conforté quand j’ai vu le transfert qu’il y a eu entre Ambre et Setha. On a vu que le choix d’Ambre a été porté sur une ambiance de groupe…ils avaient des armoires à glace en face d’eux, ils auraient pu prendre un François par exemple mais, non, ils ont pris la décision de choisir Ambre pour que ça se passe bien dans l’équipe. Globalement, cette vision du jeu est celle que j’adore. C’est plus qu’honorifique de la part des violets d’avoir fait cela. Pour moi, ça aurait dû être l’équipe dans laquelle je serais rentré.

Après, les premiers jours, d’un point de vue physique, sont spéciaux, on est tout feu tout flamme, on est plein d’énergie et, du coup, on a envie de faire trente milliards de choses à la fois. Malgré tout, on n’a pas le temps de tout faire parce que le jour se finit un jour ou l’autre.

Quelques jours plus tard, à la surprise de tous, une nouvelle composition des équipes a eu lieu, regroupant les aventuriers en deux tribus au lieu de trois. Comment avez-vous appréhendé ces changements ?

Pour moi, c’était forcément un bon changement. Le fait de rabattre les cartes était quelque chose de très intéressant. En plus, ça me permettait de connaitre de nouvelles têtes. C’est aussi pour les rencontres que je suis venu, pour découvrir de nouveaux profils, des gens qui n’ont rien à voir avec moi. Du coup, je n’ai vu ce changement que comme un point positif.

Concernant votre élimination, elle a eu lieu dans des conditions singulières, avec deux votes consécutifs et un tirage au sort à la boule noire. On imagine que ces moments-là doivent être remplis d’émotion et que les sentiments s’entremêlent….

C’est mythique de sortir à la boule noire. En fait, avant de partir, je m’étais dit qu’il était probable que je sorte un jour sur boule noire parce que si je devais aller aux ambassadeurs, j’aurais été apte pour aller à la boule noire, afin de défendre ma position. Globalement, je suis capable de pas mal de choses au sein d’un jeu et je m’étais dit que c’était le genre de sortie qui me convenait. Quand j’ai vu la boule noire, je me dis que, que je reste ou que je parte, c’est mythique en fait. Jouer sa place dans « Koh Lanta » à la boule noire est un truc de dingue. Oui, plein d’émotions se sont entrechoquées mais toutes ces émotions n’étaient que positives et, honnêtement, je n’ai aucun mauvais souvenir de ce conseil là. Pour moi, j’ai passé une très bonne soirée, malgré mon élimination.

D’ailleurs, au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ?

Honnêtement, je pensais sortir mais je ne pensais pas que ça allait être serré. C’est ce qui m’a fait grandir au sein de ce « Koh Lanta », c’est que je me suis rendu compte que les autres avaient beaucoup plus confiance en moi que moi je m’accordais de confiance.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Evidemment quand je vais chercher le totem, au bout du cinquième jour, sur la deuxième immunité qu’affrontent les bleus. Je prends mes responsabilités, je sais que je suis forcément sur la sellette parce que je sais déjà à ce moment-là qu’Alexandra, qui était cheffe des bleus, en cas de conseil, aurait poussé pour ma sortie et que certains auraient été tentés de la suivre. Après, je ne dis pas, si ça se trouve, la réalité aurait été que je ne serais pas sorti. C’est compliqué à savoir. En tout cas, à ce moment-là, j’ai décidé de prendre mes responsabilités, de prendre la place de celui qui allait dénouer le nœud et commencer à faire le puzzle par la suite. Forcément, quand on prend ses responsabilités sur une telle épreuve et que, en plus, on devient l’artisan de la victoire, c’est vachement flatteur. Quand il s’agit d’aller chercher le totem auprès de Denis, ça a été des émotions incroyables qui sont passées en moi. Aussi parce que, étant donné mon gabarit, je ne m’attendais pas à cela, je ne m’attendais pas à être décisif sur les épreuves. Encore une fois, parce qu’il me manquait certainement de la confiance en moi.

En termes de survie, la réalité était-elle en phase avec l’image que vous en aviez avant de partir ?

Oui et non. C’est-à-dire qu’il y a certaines choses où je pensais prendre un peu plus cher. Au niveau de la météo, j’ai eu l’impression de plutôt bien supporter tout cela. Par contre, au niveau de la nourriture, oui ça a été très compliqué, aussi parce que globalement on ne mangeait que de la coco et on ne buvait que du lait de coco. On n’a pas eu de feu pendant un long moment, vraiment un très long moment. Ce qui voulait dire ne pas manger chaud. Le riz, au-delà d’être un énorme apport d’un point de vue nutritionnel, permet aussi de limiter les dégâts d’un point de vue digestif, en variant la nourriture. Donc il permet énormément de choses. Tant que l’on n’y avait pas accès, c’est vrai que c’était compliqué. Physiquement, c’est ça qui m’a principalement poussé à bout, le manque de nourriture est compliqué. A un moment donné, la caméra était tournée vers les verts en montrant, c’est vrai, qu’ils ne mangeaient pas beaucoup mais il faut savoir que, nous, sur notre camp, même si on gagnait, c’était précisément la même chose qui se passait, on ne mangeait pas, on n’avait pas de feu. Ça a été compliqué !

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, seriez-vous prêt à refaire votre sac ?

Instantanément ! Si, là, maintenant, je reçois un coup de fil de la production, je pars instantanément, je cours même. C’est le genre d’aventure que l’on ne peut pas refuser en fait.

Merci, Benjamin, pour toutes vos réponses !

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De retour de la CAN, Lee-Roy Kabeya en dévoile les coulisses !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lee-Roy,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver actuellement régulièrement sur La Chaine L’Equipe, vous avez aussi récemment couvert la CAN pour Canal + Afrique. On aura d’ailleurs l’occasion d’en parler. Si on revient à la genèse de votre parcours, d’où vous vient cette passion du journalisme sportif ?

A la base, je suis une personne très curieuse, tropJ. J’ai toujours voulu tout savoir et raconter. Je suis super sportif, je fais énormément de sport, j’ai même fait du sport de compétition à assez haut niveau, ça me semblait évident de lier les deux, de lier mon intérêt pour la curiosité et le sport. J’aurais pu m’essayer à percer dans le sport mais, assez rapidement, je me suis dit que le journalisme sportif était vraiment ma voie, je sentais que c’était fait pour moi. Une fois que j’ai commencé mes études et que j’ai fait mes premiers plateaux en essai à l’école, j’ai vraiment su que c’était ce que je voulais faire et je savais que j’allais foncer, même si j’étais conscient que ça serait difficile.

Depuis votre sortie de l’école, quelles sont les grandes lignes de votre parcours jusqu’à ce jour ?

En Belgique, c’est un peu différent, j’ai fait un bachelier en communication donc c’était plutôt général. J’avais beaucoup d’ateliers, j’avais beaucoup de cours où je pratiquais, je sentais déjà que c’était un métier pour moi. J’ai fait des stages dans des grands médias, RTL, Canal +. Après, j’ai fait un Master et c’est là où vraiment tout s’est enchainé. On avait un reportage à faire pendant deux ans sur un sujet sociétal de notre choix et, avec trois amis, on l’a fait sur l’Athletic Bilbao et la manière dont ils gèrent leur entité sportive avec uniquement des joueurs basques ainsi que la manière dont le peuple est lié à cette entité. J’ai fait ce reportage, j’ai réussi mon année et, quand j’ai postulé à l’Equipe pour faire mon stage de Master II, ça a pris énormément de temps pour me faire valider, ce n’était pas facile, il y avait énormément de concurrents mais ils m’avaient demandé de dire une chose qui faisait la différence par rapport à tous les autres, je leur ai expliqué mon parcours et ils ont été convaincu. Mon Master m’a servi aussi à entrer à la chaine l’Equipe, c’était un parcours très enrichissant, il y avait beaucoup de pratique et cela m’a permis d’arriver là où je suis.

 

 

Nous le disions, on peut actuellement vous retrouver régulièrement à l’image, dans différents programmes…

Oui, c’est incroyable ! J’ai cette chance d’y être arrivé en plus très jeune, c’est très chouette. Etre à l’antenne pour la chaine l’Equipe est un privilège, c’est une chaine que j’aime énormément. Dès fois, je me dis que c’est fou d’y être. Juste avant, c’est Téléfoot La Chaine qui m’avait donné ma première chance, je serai toujours reconnaissant envers Axel Benchina, mon chef d’édition qui m’a lancé. Donc, dans l’ordre, il y a eu Téléfoot, L’Equipe et puis Canal+ Afrique. Cette dernière expérience est assez inattendue, je travaille là-bas depuis un an et demi mais je ne faisais pas d’antenne. Pour la CAN, ils m’ont dit m’avoir vu sur la chaine l’Equipe et m’avoir senti prêt, ce qui les a incités à me confier le poste. Tout a été hyper rapide, ça ne fait même pas un an que je suis à l’image, j’ai eu beaucoup d’opportunités, c’est énorme, c’est difficile aujourd’hui même pour moi de m’en rendre compte.

Vous êtes rentré de la CAN il y a quelques jours. Personnellement comme professionnellement, vivre sur le terrain cet évènement doit être quelque chose de dingue ?

Ça n’a pas de prix ! Franchement, c’est l’expérience de ma vie je crois. Le terrain est quelque chose que j’ai toujours voulu faire, je savais qu’il y avait peu d’élus mais j’avais la foi d’y arriver. Sincèrement, je ne pensais pas faire une CAN aussi rapidement. L’Afrique est tellement différente de l’Europe, il y a tellement de barrières qui tombent entre les joueurs et les journalistes. Ici, c’est très compliqué d’avoir des informations aussi rapidement que celles que j’ai eues là-bas. C’était rapide de se faire copain avec certains joueurs ou avec des personnes qui peuvent vous donner des informations. Donc tu vis un moment fou, c’est tous les jours de l’agitation. En plus, j’avais la chance de bosser pour la chaine référente, ça m’a ouvert des portes, c’était inimaginable.

 

 

En termes de rythme, cela a dû être sans doute particulièrement intense et soutenu ?

Je ne m’y attendais pas ! Dès que je suis arrivé, on m’a dit que je n’étais pas en vacances, je le savais mais le fait de faire plusieurs duplex par jour et de chercher des infos au quotidien pendant un mois peut certes paraitre simple mais quand tu n’as pas fait de terrain autant de fois, ce n’est pas facile. Je me suis vite mis dans ce rythme-là parce que c’est excitant. C’est une adrénaline que tu prends tout au long de la compétition mais c’est clair que, en rentrant, j’ai dormi pendant deux joursJ.

Justement, au moment de rentrer, vous deviez avoir la tête pleine de souvenirs et d’émotion ?

Oui, j’ai des souvenirs énormes, des choses inoubliables qui me sont arrivées. En rentrant, j’ai regardé les photos et les vidéos pendant une journée. Si je devais me rappeler d’une ou de plusieurs choses, ce seraient notamment les interviews d’après-match, qui se sont super bien passées. J’ai eu plusieurs fois les sénégalais, qui ont été très cool, ils étaient vraiment adorables. Quelles que soient les conditions, ils tenaient leur engagement et venaient à mon micro.

Un souvenir qui m’a marqué, c’est après le Cote d’Ivoire – Algérie, j’interviewe Nicolas Pépé, l’homme du match et j’entends « attention ». On se regarde tous les deux, on se demande ce qui se passe et on voit alors une invasion du terrain. On voit que le public courre sur la pelouse, on se regarde avec Nicolas et on se dit que l’on est quand même un peu en danger. La sécurité autour de nous bloquait les gens mais un supporter a réussi à se faufiler et saute sur Nicolas Pépé. Il l’attrape et le sers super fort…Nicolas me regarde et, moi, de panique, j’ai reculé, je n’ai pas très agi, j’aurais dû l’aider. J’étais désolé, je ne savais pas trop quoi faire. Le supporter le serrait, lui demandant son maillot et son short et Nicolas lui répondait qu’il ne pouvait car il allait passer en direct en interview sur Canal+. Nicolas me regardait, me demandant quoi faire. Là, un collègue est arrivé et a écarté le supporter. Nicolas me regarde hyper choqué et je lui réponds que l’on est en direct dans 5 secondes. Au moment de la prise de l’antenne, on se regarde, on rigole tous les deux mais, derrière leur écran, les gens ne savent pas pourquoi, ne savent pas que c’est parce que l’on venait de vivre un moment intense.

 

 

Journalistiquement parlant, pour préparer ces interviews d’après-match, il n’y a pas que l’œil du passionné qui regarde le match, il y a l’œil du journaliste pour savoir sous quel angle ensuite vous allez orienter vos questions ?

Totalement ! C’est vraiment quelque chose que j’ai découvert parce que je ne l’avais jamais fait. Il a fallu trouver des angles particuliers pour chacun des joueurs et travailler les questions très vite. Dès fois, on ne se rend pas compte…je vais prendre l’exemple du match Maroc – Egypte, la rencontre se termine en prolongations. C’était très compliqué car je devais annuler les questions préparées, j’ai dû travailler dans l’urgence. Mais c’est bien aussi, les questions sont parfois plus spontanées, c’est ce qu’il y a de mieux.

Je me souviens, après un match du Mali, joueurs que j’aimais beaucoup, ils étaient très sympas, on avait un lien particulier avec Canal+ parce qu’un collègue était en inside avec eux, ils sont éliminés et c’est mon travail de poser les questions qui fâchent. Leur entraineur vient en interview, peut-être qu’il s’attendait à ce que je pose des questions lisses mais ce n’est pas ma personnalité, je ne suis pas comme ça et je lui ai posé les questions qui fâchent. Je lui ai dit que s’ils sont éliminés, c’est aussi parce qu’ils n’ont pas marqué un seul but dans le jeu de toute la compétition. Là, il m’a regardé d’une façon qui sous-entendait presque que je me moquais de lui. Mais j’étais obligé de lui poser cette question. Il répond à côté, je la repose et, là, il m’a vraiment mal regardé. Après l’interview, je sais qu’il était en colère…C’est ça aussi le travail de journaliste…Malgré les liens créés, chacun son travail, lui c’est d’essayer de mener son équipe, moi c’est d’avoir le maximum d’informations via ce qu’il va dire.

Pour faire le lien avec la spontanéité que vous évoquez, en fonction du contexte du match on imagine que le choix du joueur interviewé peut changer presque à la dernière minute, vous obligeant à vous adapter ?

Totalement ! Lors de l’élimination du Cameroun, pendant toute la rencontre contre l’Egypte, tu sens que le Cameroun est supérieur. J’ai préparé mes questions en fonction de cela et quand l’Egypte gagne, le medias officer m’alerte sur le fait qu’il ne sait pas qui je vais avoir. Ce n’est pas facile car il faut quand même préparer ses questions, pour une interview qui dure entre trois à quatre échanges. Là, aucun camerounais ne veut venir, je tente de les convaincre…les égyptiens veulent venir mais mettent la contrainte de ne parler qu’en arabe, langue que je ne connais pas. Je suis un peu embêté et heureusement les joueurs camerounais ont été plutôt cool après et reviennent. Aboubakar vient, il est super souriant, je m’étonne mais je sens qu’il a quelque chose et l’interview finit mal, il pète un câble avec ses coéquipiers, disant qu’ils jouaient tous pour leur tête. Toko-Ekambi vient ensuite, sans que je ne le sache, heureusement Aboubakar m’avait servi mes questions sur un plateau et je demande à l’interviewé quelle réponse il souhaite apporter. C’est là qu’il y a, du coup, une séquence qui se crée.

 

 

En tout cas, la CAN est le genre d’évènement que vous seriez sans doute ravi de couvrir à nouveau ?

Mon ticket pour la prochaine CAN est déjà réservéJ. Je veux y retourner, c’était une expérience incroyable, j’ai très peu de mots pour définir ma coupe d’Afrique mais c’est une expérience que je souhaite à tout le monde parce que l’Afrique est vraiment différente, les gens vivent le foot d’une manière totalement différente. Quand on voit combien le foot y est important, une CAN est quelque chose d’inestimable là-bas et la vivre avec eux donne l’envie d’y retourner, tellement c’est exceptionnel. Même si c’est fatiguant, vivement la prochaine !

En complément, sur la Chaine l’Equipe, quelle est votre méthodologie de préparation en amont de vos interventions à l’antenne ?

Cela dépend de l’émission. Si je fais « L’Equipe de Greg » ou « L’Equipe du soir », c’est vraiment très différent. En synthétisant, l’EDG demande énormément de travail de recherche parce qu’il faut avoir beaucoup de tableaux et de statistiques pour les nombreuses interventions. Sans oublier le Footoir, ce petit journal où on raconte tous les évènements de la journée, hors thèmes. En plus, il faut vraiment rester en veille parce que des choses tombent, du coup la réécriture se passe tout le temps. L’EDS est très différente, la préparation est plus courte mais tes interventions sont plus pointues. En plus, il y a deux parties donc tu fais ta P1 puis tu dois écrire un autre JT pour la P2, ce qui est chaud. Mais travailler dans l’urgence fait partie du métier et c’est peut-être ce que l’on n’a pas dans l’EDG. En plus, la P2 dépend du match du soir donc ton texte est fonction de ce qui va s’y passer. Dès fois, avec Mémé, on se regarde et on gomme tout ce que l’on vient d’écrire et on recommence. C’est donc beaucoup de travail dans l’urgence !

 

 

Parmi les points communs de ces deux émissions, c’est d’ailleurs l’une des forces de la chaine, vous êtes entouré de chroniqueurs de renom et d’anciens professionnels récemment retraités…

C’est une vraie force. Par exemple, Etienne Didot ou Ludovic Obraniak sont des personnes qui voient le foot avec leurs yeux de jeunes retraités. C’est différent pour Vikash Dhorasoo, qui a quitté le milieu il y a dix ans, il a forcément une vision différente, les notions de groupe ne sont plus les mêmes, à son époque il n’y avait pas les réseaux par exemple. C’est intéressant de confronter leurs regards à tous aux nôtres, de journalistes qui n’avons pas vécu dans des groupes d’équipes de foot. On doit servir à donner l’information et eux à donner un ressenti. C’est très vivant je trouve.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours professionnel ?

En vrai, j’avais toujours rêvé de faire la CAN, c’est fait ! J’aime bien aussi me laisser guider par ce qui m’arrive, je n’avais pas prévu de faire une CAN si tôt, je n’avais pas prévu l’année dernière de faire l’Euro en plateau, ce sont des choses que j’ai appréciées. J’aime bien l’aventure, j’espère garder la même passion et faire de l’antenne, ainsi que du terrain.

Cet Euro, en tout cas, a été une aventure incroyable, deux à trois mois seulement après mes débuts à l’image. Je ne m’y attendais pas, j’ai trouvé cela énorme et super cool, l’aventure a été superbe, j’étais avec Messaoud, j’ai fait un mois avec lui, c’était fantastique, il m’a beaucoup aidé à savoir comment travailler dans l’urgence, comment travailler pour une quotidienne, je n’avais pas les codes, il m’a guidé. On arrivait à 4 heures du matin, pour une prise d’antenne vers 9 heures jusque 13 heures, on était devenus une mini famille. On a créé cette émission de toute pièce, c’était super ! Cette aventure était aussi inoubliable.

Merci, Lee-Roy, pour toutes vos réponses !

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Pass Ligue 1 : Karim Bennani évoque la première saison du nouveau diffuseur principal de la Ligue 1 !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit : © Serge Arnal / Prime Video Sport

 

Bonjour Karim,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis le début de la saison, nous pouvons vous retrouver sur le Pass Ligue 1 de Prime Video. On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de participer à cette nouvelle aventure, dès son commencement ?

Oui, c’était important pour moi d’arriver, comme vous le dites, à la genèse de cette aventure. C’est toujours important parce qu’il y a une émulation qui se crée dès le début. J’ai eu aussi cette chance de connaitre la quasi intégralité de l’équipe éditoriale qui compose le Pass Ligue 1, ce qui permet également de favoriser une intégration rapide. Même si c’est un produit que je traite depuis de nombreuses années, les droits domestiques du foot français ont bougé, j’ai en quelque sorte bougé avec et c’est une grosse fierté, oui, de faire partie de cette aventure Prime Video, dès le début.

Au-delà d’une nouvelle aventure, c’est aussi un nouveau média, avec un contenu et une forme novateurs, en lien avec l’évolution de la consommation des médias…

Complètement ! J’ai une formule que j’aime beaucoup et que j’aime répéter quand je parle de Prime Video : j’explique que Prime Video, c’est, pour moi, le futur, notamment sur les droits sportifs et je suis déjà très heureux d’être présent dans le futur. C’est vrai que c’est une belle fierté de me retrouver dans cette aventure, ça m’a aussi permis de me renouveler, ça m’a permis de donner un coup de fouet à ma carrière, ça m’a permis d’être sur un moyen de consommation complètement différent, il faut vivre avec son temps. Je pense que c’est important de ne pas négliger la jeune génération, qui consomme maintenant énormément non pas en linéaire mais en streaming. C’était important pour moi d’arriver sur une aventure nouvelle où les codes ont changé, notamment dans la présentation, nous ne sommes plus sur une chaine de télé, nous sommes sur de la vidéo à la demande, très clairement. Cette consommation-là me plait également en tant que client, je consomme aussi beaucoup de sport sur Prime Video, j’étais déjà client avant, pour Roland-Garros et j’avais trouvé que le travail effectué était formidable. Je me rends compte, honnêtement, que le travail effectué sur la Ligue 1 et sur la Ligue 2 est aussi formidable, si ce n’est plus. Donc, oui, très content d’en faire partie, comme je le disais, d’être déjà présent dans le futur puisque je considère sincèrement qu’aujourd’hui, c’est clairement le futur.

Vous animez, chaque dimanche après-midi, le Multiplex, avec quatre rencontres en parallèle…

Exactement ! Le multiplex est un peu mon bébé, j’ai une histoire d’amour avec ce produit-là que j’ai commencé en radio il y a de très nombreuses années, plus de dix ans, ça ne nous rajeunit pasJ. C’est vrai que ce produit-là m’a un peu suivi tout au long de ma carrière, dans les différentes chaines que j’ai pu côtoyer et c’est le cas aujourd’hui. C’est une fierté, finalement, d’avoir réussi, avec l’équipe éditoriale de Prime Video, à moderniser le multiplex, pour un autre service, non pas pour une chaine de télé. Avoir modernisé le multi était important pour nous, c’est important aussi pour les gens qui nous regardent puisqu’il y a de plus en plus de jeunes qui sont concernés également maintenant par la Ligue 1. Je m’éclate, on a une chance inouïe, depuis le début de la saison, d’avoir des multiplexes hyper enjoués, avec de nombreux buts. Donc c’est un plaisir, tous les dimanches, de me retrouver à la tête de ce programme qui a de belles heures devant lui encore.

A noter également, et c’est l’une des forces du Pass Ligue 1, que vous êtes entouré, à chaque fois, d’un consultant de renom, expérimenté des pelouses de notre championnat.

Je vais vous raconter une anecdote, lors d’un des premiers multiplexs, je crois en deuxième ou troisième journée, le soir même il y avait Thierry Henry à l’antenne, il était donc en loge et a regardé le multiplex pendant deux heures quasiment, je sors du plateau, je le revois, on se connait bien et il me dit « s’être régalé ». Je lui demande pourquoi et il m’a expliqué que « en Angleterre, ils n’ont pas cette culture-là du Multiplex. Ça, c’est une vraie culture française d’avoir plusieurs matchs en même temps, de naviguer de stade en stade ». Rien que ces mots-là m’ont fait plaisir. Effectivement, ce jour-là, je devais être avec Benoit Cheyrou, j’enchaine les consultants, comme vous le dites, de renom mais surtout des consultants qui aiment la Ligue 1, qui aiment cet exercice, qui aiment le multiplex. Parce qu’ils étaient acteurs du multiplex il y a encore quelques années, ils étaient eux-mêmes dans le multiplex. Aujourd’hui, je pense que ça leur fait du bien et plaisir de se retrouver un peu finalement derrière et de commenter ces multis.

Oui, je me retrouve avec Benoit Cheyrou, Mathieu Bodmer, Jérôme Alonzo, Ludovic Giuly, Benjamin Nivet,…des consultants expérimentés, aguerris, qui connaissent parfaitement tous les joueurs de Ligue 1. J’avais besoin d’avoir ce genre de consultants, rompus à l’exercice et surtout qui connaissent parfaitement les clubs présents dans le multi. On ne parle pas de Psg – OM dans le mutliplex, on parle de matchs peut-être un peu moins fringants sur le papier mais tout aussi importants pour de nombreux supporters. Les consultants ont un œil avisé, eux qui connaissent parfaitement toutes ces équipes et tous ces joueurs.

En amont de l’antenne, quelle est votre méthodologie de préparation ? On l’imagine intense…

Je prépare quatre foisJ. Ceux qui préparent leur match du week-end préparent un match et deux équipes, je prépare quatre matchs et huit équipes. C’est assez agréable parce que, effectivement, il faut avoir un œil sur tout. Ma méthode de travail est assez simple. En début de semaine, le lundi, on débriefe le multiplex précédent et je me projette dans la foulée sur les matchs qui auront lieu le dimanche suivant. Ça ne sert à rien d’être beaucoup trop précis en début de semaine puisque les groupes évoluent chaque jour, parfois il y a des matchs de coupe d’Europe pour certaines équipes…je vous donne un exemple, je pensais que Monaco allait gagner en coupe d’Europe, j’ai préparé avant le match de Braga un pré-lancement pour le week-end et, finalement, il tombe à l’eau….Je dois me réadapter à chaque fois !

Donc, le lundi, je jette un œil sur le programme du week-end et, plus la semaine avance, plus la préparation s’intensifie. Notamment dès le jeudi, où j’ai déjà une sorte de squelette et d’arborescence du conducteur qui sera mis à l’antenne le dimanche après-midi. Ce jour-là, je lis évidemment des infos sur les huit équipes du championnat qui seront à l’honneur dans le multiplex, j’écris des lancements pour l’avant-match, pendant lequel on fait un tour complet des stades et des terrains pendant une vingtaine de minutes, où on essaie d’angler au maximum nos lancements et notre plateau. On élabore ensuite un conducteur le vendredi matin, on définit avec l’équipe éditoriale, minute par minute, tout ce qu’il y aura à l’antenne. On est en direct pendant près de deux heures et demie, c’est colossal, c’est un gros gros travail à effectuer à l’antenne et en amont. Le samedi, on reste attentifs aux matchs, aux clubs, aux groupes qui tombent, aux conférences de presse. Le dimanche, on fait une réunion deux heures avant le début de l’antenne, pour définir vraiment les angles, on se réunit avec les commentateurs, on fait une petite répétition et on y va, à 14h 40.

Quand vous aimez le foot, préparer un multiplex reste un plaisir immense puisque vous êtes au courant de tout, toute la semaine, sur toutes les équipes quasiment. Ça m’arrive de passer des coups de fil à des coachs, à des présidents de clubs, pour avoir une tendance, pour avoir un petit biscuit à mettre à l’antenne le dimanche. Il m’est régulier, le samedi, d’aller sur les terrains, c’était le cas le week-end dernier pour Montpellier – Nice, ça me nourrit aussi de voir les coachs. J’ai vu, par exemple, Christophe Galtier, qui a été dans mon multiplex et qui y sera à nouveau dans quelques semaines. Ca me nourrit pour pouvoir, ensuite, en parler à l’antenne avec mon consultant et animer des questions, des débats, qui eux nourrissent l’antenne.  

Pendant le live, on peut penser que, avec quatre matchs en même temps, vous avez les yeux partout, avec l’aide précieuse de l’équipe en régie pour vous accompagner ?

C’est un travail assez colossal, ils sont nombreux en régie, il faut une équipe éditoriale costaude pour ne rien laisser passer. J’ai l’habitude du multiplex puisque je le fais depuis de très nombreuses années donc je sais où regarder. On a maintenant des petits rituels, je vous donne un exemple, je sais que, à telle minute, sur les différentes pelouses, on aura des changements puisque les entraineurs les effectuent à peu près au même moment. Donc quand on sait qu’il y a un changement sur un stade, on bascule de suite sur un autre, pour donner la priorité au jeu.

On a une fenêtre à quatre matchs, pour les avoir côte-à-côte, nous sommes dans de bonnes conditions avec des télés immenses, on essaie d’avoir les yeux partout. On a des réflexes à présent, le cerveau et les yeux se sont habitués à regarder quatre rencontres en même temps. Je suis bien aidé effectivement par la régie qui m’alerte lorsqu’il y a une occasion franche qui m’aurait échappé. Généralement, avec le consultant, en plateau, on a nos quatre yeux rivés sur les quatre matchs, ça fait un œil par match finalement, ce n’est pas si malJ.

 

Crédit : © Serge Arnal / Prime Video Sport

 

Vous l’avez dit, en complément du multi, on peut également vous retrouver sur les stades, en animation de l’avant-match, de la mi-temps et de l’après-match. Ces deux casquettes, au stade d’un côté, en studio à Paris de l’autre, sont très riches et très complémentaires…

Vous avez employé le terme, c’est complémentaire ! Totalement complémentaire même. Je sais pertinemment, en me retrouvant sur les terrains en avant match, en côtoyant les joueurs de près, que rien ne remplace le terrain, tout journaliste vous dira cela. C’était une volonté féroce d’aller sur les matchs très régulièrement le week-end, notamment le samedi à 17h. Me retrouver avec les consultants, sur le terrain, est un autre exercice, complètement différent du multiplex mais qui me plait tout autant et qui me permet d’être au contact, d’avoir des informations, d’échanger, de me nourrir, en prévision d’un multiplex que je pourrai effectuer le lendemain ou la semaine suivante.

Oui, ces deux casquettes-là sont complémentaires, elles sont différentes mais pas tant différentes que cela puisque nous traitons effectivement de la Ligue 1. Retrouver les terrains, me retrouver au contact des acteurs du jeu est important dans ma construction professionnelle dans la saison et pour les saisons qui arrivent.

Le retour du public et l’effervescence dans les stades aident sans doute aussi à ce plaisir ?

J’entendais souvent les joueurs, les entraineurs dirent « c’est un vrai plaisir pour nous d’avoir le public derrière, que le public soit là, à nous pousser ». Je ne vous cache pas que pour nous aussi, journalistes, présentateurs au bord de la pelouse, c’est juste génial de pouvoir se retrouver dans une arène pleine à craquer, avec des supporters qui chantent et qui poussent leur équipe. J’ai assisté récemment à un match à Saint-Etienne, face à Montpellier, ils n’étaient que 20 000, il y avait encore cette fameuse jauge, les verts étaient menés jusqu’à la 82è minute et ils ont retourné le match uniquement grâce au public, très honnêtement. On a senti, avec Benoit Cheyrou, qui était à mes côtés, une ferveur populaire dans le stade qui, quelque part, nous a galvanisés pour l’après-match, on était tellement subjugués par cette ferveur-là que ça nous a permis d’être meilleurs à l’antenne. Je pense que le public dans les stades nous rend meilleurs aussi dans notre métier, c’est hyper important. C’est triste un stade vide, le football est fait pour être visible par tous, dans les stades et derrière l’écran. On est très heureux, quand nous sommes sur les terrains, d’être portés aussi par l’ambiance d’un stade.

D’ailleurs, quel regard portez-vous sur la saison actuelle de Ligue 1 ?

Honnêtement, c’est l’une des plus belles saisons de Ligue 1 depuis de nombreuses années. Oui, le titre est quasiment joué, certes mais, pour les places d’honneur, on ne peut pas aujourd’hui dire qui sera sur le podium. Les deux qui le sont actuellement, Nice et Marseille, peuvent s’en retrouver éjectés, au profit d’autres clubs. Il y a des équipes qui ont très mal débuté et qui reviennent, je pense à Lyon et Monaco, des clubs historiques de notre championnat. Malheureusement pour les bordelais, c’est un club en péril, qui se bat pour sa survie mais ça reste un feuilleton hyper intéressant, notamment dans le multiplex. On a des équipes surprenantes, je pense à Strasbourg ou Rennes qui nous enthousiasment le week-end. Cette saison, il n’y a pas réellement de ventre mou, il y a des équipes qui se battent pour se maintenir, des équipes qui se battent pour aller chercher des places européennes. On est enthousiasmés ! Quand je pense à Lens, qui est 10è de Ligue 1 mais qui a effectué un championnat à haut niveau, avec des joueurs incroyables…on a des histoires, on a des clubs qui performent, qui surperforment et puis des clubs qui sous-performent. Rien n’est acquis, rien n’est encore joué, excepté sans doute le titre et ça laisse un suspens incroyable pour la fin de la saison. Je suis hyper excité à l’idée de me dire que, dans quelques semaines, j’animerai les multiplexs des 37è et 38è journées, avec les dix matchs et que l’on n’aura peut-être pas encore la décision. Peut-être que tout se jouera dans les dernières minutes de la dernière journée …. C’est pour cela que je dis que cette saison est l’une des plus belles depuis de nombreuses années dans notre championnat.

En parallèle, parmi vos différentes casquettes, on vous retrouve régulièrement sur La Chaine L’Equipe, dans « L’Equipe de Greg ». C’est là sans doute un exercice complémentaire permettant un lien étroit avec l’actualité de la Ligue 1 et du ballon rond ?

Complètement ! C’est vrai que c’est aussi complémentaire. La semaine, je peux facilement être à la « pointe » de l’actu puisque je suis sollicité et que mon avis est demandé sur le plateau de « L’Equipe de Greg ». Très honnêtement, quand on m’a proposé ce rôle-là l’été dernier, j’étais, sur les dix premières minutes, assez septique, me demandant quelle était ma légitimité aujourd’hui à donner mon avis sur la Ligue 1. Finalement, les décideurs sur la Chaine l’Equipe m’ont rassuré en me disant que je baignais dans ce championnat-là et dans cette Ligue 1 depuis, mine de rien, 2006. Donc, oui, ça fait 15/16 ans que je baigne dans cette Ligue 1, que je suis les droits de la Ligue 1, que je suis finalement partie prenante de l’univers et de l’écosystème Ligue 1.

C’est un exercice différent, c’est un vrai tournant dans ma carrière de journaliste, d’animateur, de présentateur, de chroniqueur de me retrouver sur Prime Video, détenteur des droits, et sur la Chaine L’Equipe, chaine hyper regardée, en clair sur la TNT, très grand public, populaire. Je m’en rends compte au quotidien et c’est vrai que, quand je vais dans les stades, on me parle de mes deux casquettes. Ce n’est pas pour me déplaire, je prends du plaisir vraiment dans les deux exercices, je ne nourris dans les deux exercices, ce que je fais le week-end je m’en sers la semaine, et inversement.

En conclusion, pour boucler la boucle, après plusieurs mois d’antenne maintenant sur Prime Video, quels premiers retours avez-vous éventuellement déjà pu avoir ? D’ailleurs, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle et nouvelle aventure ?

Le retour est celui que me font les supporters autour des stades, les gens sont reconnaissants du traitement que Prime Video fait de la Ligue 1. On respecte ce championnat, énormément, on le met en valeur avec un dispositif qui est égal sur toutes les rencontres, ce qui est du jamais vu. On a le même dispositif sur tous les matchs ! Nous respectons les gens qui nous suivent, qui nous regardent, nous respectons les supporters présents au stade, en envoyant sur place un gros dispositif avec, très souvent, deux consultants, un commentateur, un présentateur, un journaliste bord terrain et, comme je vous le disais, c’est du jamais vu. Les supporters sont assez reconnaissants de ce traitement-là.

Ce que l’on peut souhaiter à Prime Video, c’est d’avoir une longue vie et un mariage heureux, long avec la Ligue 1.

Merci, Karim, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Fanny Gilles évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Nicolas Tempier

 

Bonjour Fanny,

Quelle joie d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Nous pouvons actuellement vous retrouver dans la série quotidienne à succès de TF1 « Ici tout commence ». On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous d’avoir rejoint cette belle et grande famille artistique ?

C’est une expérience très heureuse, oui. Il y a de très bons acteurs, les décors sont naturels, la lumière est belle, il y a un vrai travail sur la mise en scène malgré le manque de temps. Je trouve l’écriture très intéressante aussi, ils abordent des sujets pertinents, c’est bien dialogué… En plus, c’est un vrai plaisir d’acteur. On tourne très vite mais c’est bien préparé en amont, le jeu n’est pas sacrifié. On enchaîne des longues scènes, parfois des morceaux de bravoure…!

En plus, j’ai retrouvé plein de potes sur le plateau. J’ai notamment joué avec Catherine Marchal, que j’aime beaucoup. J’ai découvert Anaïs Raciti, qui joue ma fille, ainsi que Tom Darmon, et Benjamin Douba-Paris. Tous sont de très bons acteurs et sont, en plus, super sympas. D’ailleurs tout le monde est sympa, sur ce plateau. Chacun fait de son mieux, sans égo, et avec le sourire. Vraiment, j’ai passé des super moments.

Vous y interprétez Florence. Qui est-elle ?

Elle fait de l’évènementiel, elle crée des évènements éphémères pour booster l’image des  restaurants, pour faire du buzz. J’arrive avec ma fille à la Table des Rivière et on se rend compte que j’ai envie, avec elle, de placer quelqu’un comme second de la cheffe Guinot. On se demande pour quelle raison…on se dit que Tom est mon fils ou encore l’amoureux de ma fille…On va finir par découvrir que… on vit, lui et moi, en couple, avec mes enfants, depuis quatre ans, à Paris.

Vous le disiez, le rythme de tournage est soutenu. Comment l’avez-vous appréhendé ?

C’est un peu comme du théâtre, on a énormément de texte. J’y suis allée pour une arche, sur huit jours de tournage, ce qui m’a laissé le de temps de préparer, c’était pas si compliqué. Mais pour les récurrents, qui doivent apprendre toutes ces pages, tout en tournant ces longues journées, c’est très intense. Ils font un sacré boulot.

Le cadre de tournage a aussi dû aider au plaisir pris sur le tournage ?

Les salins du midi, c’est magnifique ! J’ai adoré. On tournait du lever au coucher du soleil, donc dans une lumière incroyable. C’est un peu dur pour les yeux la journée, mais c’est dingue comme décor! Froid aussi!!!

Quels premiers retours avez-vous d’ailleurs pu avoir du public ?

Ce qui revient, c’est « mais qu’est-ce qu’elle mijote ? ». A leur première arrivée, on a l’impression que les deux parisiennes sont un peu supérieures mais, en même temps, on découvre une complicité entre elles, elles sont sympathiques… A l’image, on commence à comprendre ce qui va se passer…

Au-delà de cette arche, peut-être aurez-vous l’occasion de revenir ?

La production m’a laissé entendre qu’ils étaient contents. Ça va dépendre du retour du public sans doute, je ne suis pas contre, c’était vraiment une chouette expérience !

En parallèle, après une saison 6 à succès, vous retrouverez l’équipe de « Sam » cet été pour le tournage de la saison 7…

Exactement ! On est super contents ! C’est vrai qu’il y a eu de gros changements en saison  6 et ils ont plu. Je pense que l’on avait besoin de ce côté solaire, bande de potes, tout en restant centré sur des cas de scolarité. On attendait le retour du public, je suis très contente que cela ait permis une saison 7, dans laquelle mon personnage va revenir davantage.

J’ai hâte. C’est aussi une équipe que j’aime beaucoup. Que ce soit la production, l’équipe technique, artistique, les auteurs… On a traversé pas mal d’aventures, il y a vraiment une bonne ambiance, on est une sorte de famille, sans chercher le cliché. Chez Authentique, qui est une production indépendante, y a un vrai truc humain, je m’y sens bien.

 

Crédit photo : Nicolas Tempier

 

Plus globalement, quel regard portez-vous sur l’évolution de votre personnage ?

Je suis très contente. En saison 1, elle n’était pas très développée. J’ai essayé d’y glisser tout l’humour, et l’humain que je pouvais… Après, le personnage s’est développé…En deuxième saison, c’était assez poussé dans le comique, je me suis super amusée. Puis, en saison 3, elle a craqué et ce qui l’anime émotionnellement, psychologiquement a été dévoilé, c’était super intéressant. En saison 4, elle s’est faite virer, et vit une belle histoire d’amour avec Xavier… En saison 5, j’avais accouché, le couple battait de l’aile, et en même temps, j’avais des scènes de dingue pour essayer de reconquérir Xavier (j’ai adoré notamment chanter sur une table!)…Véronique est un peu barrée, elle est capable de faire beaucoup de choses, les auteurs en jouent et je m’amuse toujours autant. Chaque année, j’ai l’impression que c’est un nouveau personnage et qu’il se va passer mille choses nouvelles. J’adore jouer Véronique !

C’est une série qui parle à tous, aux jeunes mais aussi aux parents…

Oui, c’est une vraie richesse ! Il y a des thèmes qui parlent vraiment aux jeunes, il y a des thèmes intéressants pour la génération des parents. Et même les parents des parents. Il y a des problématiques relationnelles à tous les âges. Ça parle à pas mal de gens.

Dans un autre registre, vous êtes en pleine création d’un spectacle. Que pouvez-vous déjà nous en dire, sans tout en dévoiler ?

Je crée ce spectacle pour un festival de musique classique, le festival du Bruit qui Pense, avec lequel je travaille régulièrement. Avec le directeur du festival, Ingmar Lazar, qui est un pianiste très talentueux, on avait envie de travailler sur Beethoven, notamment sur sa vie amoureuse. On a généralement l’image d’un Beethoven sombre mais c’était un grand amoureux. Passionné. Evidemment souvent malheureux… Tout génie qu’il était, il avait peu d’argent, il avait cette personnalité très forte, difficile parfois… mais il aimait…! Avec passion, désespoir… et finalement avec génie…!

Du coup, j’ai eu envie de concevoir un spectacle qui parlerait de ses amours et de celles d’une femme aujourd’hui. Ils se rejoignent dans leurs émotions, leur vécu, dans un espace hors du temps, dans l’Amour.

C’est un vrai concert, avec un beau programme. Et c’est aussi un pont vers un public plus néophyte qui se pense moins familier avec la musique de Beethoven. Beethoven était un génie, un dingue, un pionnier dans plein de choses, un révolutionnaire, et aussi un grand amoureux. J’avais envie de lui associer un vécu d’aujourd’hui pour le rapprocher justement de ceux qui ne le connaissent pas. Pour qu’ils soient touchés et bouleversés. C’est en quelque sorte un concert théâtralisé. C’est un peu un ovni, je crois, mais j’adore!

On le joue le 26 mars à Louveciennes, à la salle Camille Saint-Saëns, dans le cadre du « Festival du bruit qui pense ». Il n’y a qu’une seule date. Il faut venir.

Pour conclure, ces différents supports, à l’image et sur scène, doivent sans doute être très riches et très complémentaires pour vous ?

Oui ! C’est une vraie richesse, et je pense que c’est aussi une nécessité. Un artiste a besoin de moyens d’expression, c’est important d’avoir plusieurs sources d’épanouissement artistique. Je joue, j’écris, je compose… Cela me permet d’être toujours dans la créativité, c’est important pour moi.

Merci, Fanny, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Koh Lanta : Samira se remémore son aventure à l'autre bout du monde !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Samira,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », actuellement diffusée sur TF1. La diffusion des images a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions de ce que vous aviez vécu aux Philippines ?

Oui, oui, cent fois oui. Je dirais même avant les images de diffusion, on est encore complètement replongés dedans depuis l’annonce du premier épisode. Et, bien évidemment, beaucoup plus pour ma part à partir de samedi je pense, dès ce week-end, ça a commencé à me travailler et, mardi-mercredi, j’étais dans tous mes états. Toutes les émotions sont remontées et, oui, il y a certaines choses que l’on oublie, que l’on revit en fait et c’est marrant de faire ce feedback de sa vie sur l’aventure, en voyant ces images et en revivant ces moments-là. Donc, oui, tous les sentiments se réveillent….

Si on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Je suis vraiment une femme de défis, je ne me sens vivante que quand j’ai des challenges à relever. Sans challenge, je me sens sans vie, déprimée. C’est vraiment l’ensemble des sentiments que l’on peut ressentir dans une vie, que j’ai ressentis dans le dépassement de soi, dans le côté survie, dans le côté challenge sportif, le fait de repousser un peu plus mes limites. En l’occurrence, « Koh Lanta » est un condensé de tout ce que j’ai vécu dans la vie, en un peu plus extrême, avec une marche en plus. J’avais envie de grimper cette marche, c’est LE challenge ultime, c’est un peu la Champions League de ma vie. On en veut toujours plus en fait….Je ne sais pas ce qu’il peut y avoir de plus après « Koh Lanta » ?

D’ailleurs, comment vous étiez-vous préparée ?

J’ai eu une forte dépression post-confinement et post-covid, je suis hyperactive et j’étais très mal. Donc aucune préparation physique, j’avais pris 17 à 18 kilos, je n’ai jamais été aussi peu en forme physiquement que quand j’ai participé à « Koh Lanta ». Mais ça m’a permis aussi de travailler sur l’aspect émotionnel, mental. J’ai fait beaucoup de développement personnel, beaucoup de méditation, énormément de yoga, des choses que je ne faisais pas, des choses pour lesquelles je n’étais pas patiente. Choses que je n’aurais pas faites si j’avais été mieux physiquement, je ne me serais pas penchée sur ce côté sagesse. Avec moins de sagesse, j’aurais peut-être eu moins de lucidité et je n’aurais peut-être pas respecté mes principes de base en conditions extrêmes. Voilà, la préparation a vraiment été faite sur la gestion de mes émotions, je suis très contente finalement…et ça a prouvé que ce n’est pas parce que l’on est en surpoids que nous ne sommes pas fonctionnel ou combatif, c’est aussi un message que je voulais passer.

Sur place, l’aventure a démarré sur les chapeaux de roue, notamment avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence d’un totem maudit. Quelle avait été alors votre réaction ?

De la stupéfaction je dirais ! On s’attend toujours à ce qu’il y ait quelque chose mais on ne sait jamais quoi, c’est ce qui fait aussi le charme de « Koh Lanta ». On sait qu’il y aura toujours des choses mais on ne s’attend jamais à cette puissance de rebondissement, ils sont très très forts dans les scénarios après autant d’années. Je me suis dit « waouh…ok, maintenant que l’on sait que ça tourne autour de ça, mets le de côté, vis le moment présent ». Parce que l’épreuve commençait presque tout de suite. Il fallait laisser de côté la gestion de toutes ces émotions différentes. Mais je l’ai un peu trop laissée de côté sur la suite de l’aventure, j’ai trop vécu le moment présent en me disant que, de toute façon, je ferais tout pour l’éviter et que je ne serais jamais dernière. Et si ça doit me tomber dessus, ça me tombera dessus…Ce n’est pas que je l’ai sous-estimé, ce n’est pas que je l’ai dénigré mais je n’ai pas trop fait attention, j’ai eu trop peur de trop me pencher dessus, d’en avoir peur, de stresser et de ne pas vivre mon aventure.

Au niveau du camp, on le sait, les premiers jours sont toujours compliqués, le temps de s’adapter et de tout faire. Comment les avez-vous vécus ?

Quand on est arrivés sur le camp, c’était très riche en émotions pour ma part parce que j’étais sous le charme de pouvoir vivre au milieu de la nature hostile et sauvage. Sentir toute cette énergie puissante de la nature m’a vraiment émue, j’ai mis un peu de temps à me connecter, j’ai vraiment été un chat en arrivant et je pense que les autres se sont un peu posé des questions. Sur le bateau, je parlais, je rigolais mais, en même temps, j’ai ce côté-là où je respecte énormément la nature. Le premier mot qui m’est venu en tête est la gratitude, j’étais hyper reconnaissante, après tout ce que l’on a vécu, l’enfermement, le Covid, d’être comme ça au milieu de la nature. J’étais connectée avec la nature, l’instinct de survie est arrivé, pour aller chercher l’eau et puis, voilà, l’aventure commence.

Je vivais pour moi, j’ai pris tout ce qu’il y avait à prendre, j’ai photographié plein de choses avec mes yeux et ma mémoire. On parle souvent de survie, de faim, de soif, de froid mais on ne parle pas de pouvoir être au milieu de la nature. Ce que l’on vit à « Koh Lanta » n’existe nulle part ailleurs. Je voulais souligner cette chance de vivre cela, c’est un côté très positif.

Lors du dernier épisode, à la surprise de tout le monde, les cartes ont été redistribuées et deux nouvelles tribus ont été constituées. Vous avez alors rejoint l’équipe des rouges, où il y a une majorité d’anciens verts. Quand avez-vous compris que la tâche n’allait pas être facile ?

Hum hum, très bonne question ! Je me souviens du moment où je me suis dit que la tâche n’allait pas être facile, c’est au moment où j’ai vu mon nom sur un des bulletins. Ce n’est qu’à ce moment-là, au moment du conseil. J’ai eu des doutes mais à aucun moment, je ne me suis sentie en danger, à aucun moment je me suis dit que ma place allait se jouer, qu’il fallait aller tâter le terrain ou moins parler. J’ai vécu l’aventure en étant moi-même et c’est vraiment au moment où on a discuté pendant le conseil que j’ai senti que ce n’était pas bon pour moi. C’est vrai que l’excès de confiance que j’ai eu n’était pas bon, j’étais un peu trop sereine.

On l’a vu à l’image, votre sortie a été particulièrement poignante, au travers des échanges avec vos ex-camarades d’aventure…

Oui, oui, oui, c’est vrai que « waouh »…j’ai même les copains jaune qui, de suite, m’ont envoyé des messages. Il y a beaucoup de monde qui a eu les larmes aux yeux ensuite, je les ai eues de nouveau moi-même alors que je ne suis pas quelqu’un qui pleure énormément. C’était poignant, j’ai vécu mon aventure avec le cœur et toute ma personne, sans jouer de rôle, sans jouer de stratégie et je suis quelqu’un qui parle énormément avec mon cœur, avec intensité aussi. C’est ce qui s’est passé…on ressent tous les sentiments. Je l’ai bien vu, à « Koh Lanta », je suis rentrée avec des questions, je suis sortie avec des réponses et, effectivement, je suis quelqu’un d’hyper hyper expressive, physiquement ou dans le choix de mes mots. Comme le dit Denis, on ressent mon énergie, on la partage, on sent que je suis frustrée, je vis l’injustice, la colère, la tristesse. Et puis personne ne s’y attendait, j’ai l’impression. Il y a aussi eu les mots de Fouzi qui m’ont beaucoup beaucoup touchée. Là, je vous parle, je suis encore un peu émue, c’est encore là. C’est un peu une sortie à laquelle je ne m’attendais pas et, surtout, il n’y a aucune explication concrète je dirais, c’est le jeu, il faut choisir quelqu’un et puis voilà…

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

La rencontre avec Denis parce que c’est là, en fait, où je me suis rendue compte que, ça y est, on est vraiment dans « Koh Lanta ». A partir du moment où on voit Denis, c’est que l’aventure commence. Aussi la rencontre avec les candidats. Je ne veux pas faire genre où on est une famille mais ce que l’on vit là-bas, c’est exceptionnel et, en fait, on est proches parce que pas beaucoup de monde a vécu cela. Forcément, ça nous rapproche tout de suite, j’ai fait de belles rencontres, il y a des amitiés qui se sont créées. Le fait d’avoir touché le premier totem d’immunité est quand même une fierté.

Concernant la survie, comparativement à l’image que vous en aviez avant de démarrer, avez-vous constaté des différences ?

Tout a été totalement faussé par rapport à ce que je pensais avant d’arriver sur l’ile. J’appréhendais la faim, la peur d’être en hypo, de ne pas avoir assez de force pour disputer les épreuves, déjà que physiquement je n’étais pas venue comme moi je l’entends, en tant qu’ancienne athlète de haut niveau. Donc j’ai eu peur de ne pas avoir assez d’énergie et que les épreuves soient trop difficiles par rapport à ce que j’aurais pu donner. Mais, en fait, pas du tout….merci à la méditation. Les épreuves n’étaient pas si difficiles que cela par rapport à mon passif d’athlète de haut niveau, tout est dans la tête. Je suis revenue avec des réponses et des confirmations : quand la tête veut, quand le mental est là, tout ira bien. Par contre, à contrario, je ne m’attendais pas à ce que les nuits soient aussi difficiles, elles ont été redoutables. En plus, on n’a pas la notion du temps, il fait nuit très longtemps, peut-être 12 à 13 heures. Etre constamment mouillé, avoir froid la nuit, être sur des bambous, cela a été la chose la plus difficile à ce moment-là.

Si l’occasion se présente à nouveau, auriez-vous l’envie de refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Oui, je suis prête, on part quand ? Mais mille fois oui, d’autant plus que je reste vraiment sur ma faim, j’en avais encore sous le pied. Plus le temps passait, plus je voyais certains candidats perdre un peu trop de poids, ils étaient en dessous de leur poids de forme, moi j’étais en train de me rapprocher du mien, je me sentais de mieux en mieux. Donc je rêverais de le refaire, je rêve autant que les gens qui rêvent de le faire la première fois de le refaire !

Merci, Samira, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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