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Koh Lanta : Géraldine, troisième, dresse le bilan de sa belle aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Géraldine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez récemment participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. Les images ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place quelques mois en arrière ?

Alors, oui, effectivement, la diffusion est une nouvelle aventure, ça permet de se souvenir un petit peu de chaque étape, de chaque épreuve avec, effectivement, toutes les émotions qui reviennent. Et, surtout, de pouvoir les partager, c’était un moment super puisque l’on se réunissait tous les mardis soirs avec mon chéri, mes enfants, mes amis et on regardait cela avec grand plaisir. Donc il y a eu effectivement plein de souvenirs, que ce soient des souvenirs sur le camp ou même les épreuves. Notamment, je me souviens de la grande émotion de l’orientation qui a été particulièrement émouvante pour moi.

Si l’on revient à l’origine de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Je regardais depuis une dizaine d’année « Koh Lanta » avec mes enfants tous les vendredis soirs à l’époque et je me suis dit qu’un jour, j’aimerais bien tenter pour voir ce que je donnerais dans cette aventure. Et puis c’était aussi un rêve qui pouvait devenir réalité, c’était ainsi un bon exemple pour mes enfants que d’atteindre ses rêves.

Vous étiez-vous, du coup, préparée d’une manière spécifique avant de partir ?

Je cours régulièrement donc j’avais un entrainement de fond on va dire, sur la course à pieds longue distance. J’avais fait le marathon de New-York en 2019, je continuais mon entrainement, j’avais fait aussi les 34 kilomètres du raid du golf du Morbihan donc j’étais un petit peu entrainée au niveau du fond. Juste un petit peu avant, j’avais fait aussi le GR20 en Corse, c’est également un bon entrainement sportif on va dire. Et plus particulièrement, je me suis un petit peu préparée sur la survie, avec quelqu’un qui ne fait que ça, il m’avait appris les nœuds, à construire une cabane, le feu mais ce n’était pas de bol parce qu’il a plu donc le feu, c’était impossible. J’avais préparé aussi tout ce qui était natation et apnée. J’avais préparée aussi un petit peu d’autohypnose et de respiration pour la concentration. Et puis de la musculation aussi. Donc j’avais pris plusieurs « coachs » sur les derniers instants avant de partir pour pouvoir me préparer au mieux.

On l’avait vu, l’aventure avait démarré pour tous sur les chapeaux de roue avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous réagi à cette information ?

Quand on a vu Denis sur le bateau, nous annonçant le totem maudit, on s’est demandés à quelle sauce on allait être mangés. On avait déjà les jambes qui tremblaient parce que le début d’aventure commençait. Là, cette nouvelle règle mettait encore plus de pression et on l’a vu tout au long de l’aventure que la pression a été constante avec ce totem maudit. Mais, voilà, c’était à la fois une grande excitation et de la peur, qui a duré pendant toute l’aventure.

Revenons aux derniers épisodes diffusés, notamment la finale à 5, avec la mythique épreuve de l’orientation. Comment avez-vous vécu ces heures intenses et intensives de recherche du poignard ?

J’étais très très concentrée parce que c’est vrai que l’orientation était une épreuve qui me faisait vraiment rêver, je trouvais qu’il y avait toujours beaucoup beaucoup d’émotion dans cette épreuve. Parce qu’il y a le stress à la fois d’être dans la dernière phase de la finale avant les poteaux et puis il y a le fait d’être à deux sur le poignard, qui met un stress supplémentaire. Il y a la grosse émotion de rechercher, de se concentrer, de trouver le poignard et d’avoir accès à la finale sur les poteaux. Donc c’est vrai que c’est une énorme émotion cette épreuve-là, on a toujours peur de rester sur le carreau au dernier moment. C’est presque comme le début de l’aventure, c’est-à-dire grosse excitation et, en même temps, de la peur.

En complément, le lendemain s’est déroulée la fameuse épreuve des poteaux, disputée à 4 cette année. On imagine toute la joie et surtout la fierté pour vous de l’avoir brillamment remportée ?

Oui, c’était un sentiment INCROYABLE, c’est vrai que je me suis dit que, de toute façon, j’arrive sur les poteaux, c’est inespéré donc je n’ai rien à perdre. J’avais bizarrement beaucoup plus de calme et de détente que toutes les épreuves. Je me suis dit que ce n’était que de la concentration, le but était de ne pas bouger les yeux pour ne pas se déconcentrer, j’ai fixé un point en face de moi et puis j’ai essayé de me concentrer. Même quand Denis arrivait, je ne le regardais même pas, je ne faisais qu’écouter ce qu’il disait et j’ai fixé les caméramen qui étaient en face de moi, je les ai décrits pendant deux heures, c’est ce qui m’a permis de remporter cette épreuve.

Vous finissez deuxième de l’orientation au 38è jour, vous remportez les poteaux le lendemain, vous terminez en apothéose cette longue et belle aventure…

C’était incroyable parce que, en fait, sur les dernières épreuves, je n’ai fait que monter. Déjà, l’apnée sous la grille, j’avais fini troisième. Le confort m’avait beaucoup servi pour recharger un peu les batteries, je fais donc troisième sur l’épreuve d’immunité, j’étais à 50 cm de la remporter mais Bastien et François m’avaient coiffée au poteau, juste une seconde avant moi. Ensuite, l’orientation deuxième, les poteaux première, oui c’était magique, le scénario rêvé, j’ai remporté une épreuve, c’était celle des poteaux, celle qu’il fallait gagner donc royal !

Il y a quelques jours a eu lieu la finale à Paris, en direct, à 24. C’était sans doute l’occasion de boucler la boucle de cette formidable épopée ?

Oui, on a retrouvé tous les aventuriers. Il y en a que l’on a moins connus, parce qu’ils étaient dans d’autres équipes, d’autres qui sont sortis plus tôt donc c’était l’occasion de tous se revoir et de fêter cette belle aventure ensemble. A la finale, chacun était hyper heureux de se retrouver et quoi qu’il soit arrivé à chacun sur l’aventure, on a tous vécu une aventure magnifique, qu’elle soit humaine, psychologique, mentale, physique, à tous les niveaux on a vécu quelque chose de fou donc c’était vraiment chouette de se retrouver, on a pu faire la fête après, ça a permis de bien boucler tout cela.

Le dénouement à trois cette année a montrée des votes serrés, ça s’est joué à une seule voie. A froid, avec le recul, quels sentiments, quelles sensation restent en vous du résultat final ?

On m’a beaucoup dit que c’est dommage, qu’ayant gagné les poteaux j’aurais dû gagner…pour moi, j’ai gagné MON « Koh Lanta » en tout cas, je ne pouvais pas espérer aller plus loin. C’est vrai que la finale à 3 nous a petit peu déstabilisés, d’autant plus que l’on était, sur les poteaux, 3 rouges et 1 jaune. A partir du moment où il y avait 2 rouges qui allaient en finale et 1 jaune, à priori le jaune allait gagner puisqu’il avait majorité de voies de son côté. Je n’ai aucun regret là-dessus, je n’ai aucun regret sur mes choix, je suis très heureuse de cette finale, même si je n’ai pas gagné « Koh Lanta » en soi, j’ai gagné les poteaux et je me dis que c’est ce qui restera à vie dans ma mémoire.

De façon plus globale, quels resteront vos plus beaux souvenirs de ces 39 jours d’aventure ?

Mes plus beaux souvenirs sont déjà l’ambiance sur le camp parce que l’on a été vraiment une saison et une équipe rouge supers, qui m’a portée. L’ambiance, le lien entre chacun de nous m’ont aidé à avancer, psychologiquement. Et puis, après, les sensations les plus dingues sont déjà le confort avec François qui était complètement magique, c’était la première fois que je sortais du camp donc ça m’a fait vraiment vraiment du bien. Au niveau émotions, c’est vrai que l’orientation a été incroyable pour moi. Pendant longtemps, j’ai retenu cette émotion-là, puisque je ne devais pas la divulguer, j’avais gardé cette information pour moi, personne ne le savait, ni mes enfants, ni mon chéri, ni personne. J’avais beaucoup de bouffées d’émotions quand je pensais à cela. De pouvoir le partager, déjà ça m’a libérée et je suis contente parce que les images ont très bien retranscrit l’émotion que j’ai eu à ce moment-là. Et puis, après, les poteaux étaient l’apothéose. Revoir ces images-là, d’une victoire à laquelle je ne m’attendais pas en commençant l’aventure, ça a été aussi beaucoup d’émotion. Surtout que, à la fin de l’aventure, en fait, on a un ascenseur émotionnel permanent, on est épuisé, on est au bout du bout, on oscille en permanence entre la difficulté, l’effort, le manque de ses proches, de nourriture, de sommeil et puis des joies intenses, très très intenses. Donc c’est quelque chose d’assez incroyable à vivre.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

Je sais que ce qui a été difficile, on l’a vu, c’était de perdre l’appel aux proches sur l’épreuve de tir à l’arc. Ça, ça a été très difficile pour moi, on arrivait à un moment de l’aventure où on était vraiment déjà fatigués, et à nouveau cet ascenseur émotionnel, c’est-à-dire que l’on a l’espoir de remporter la victoire et d’avoir au bout du fil la voie de ses proches, c’est un espoir immense et, ensuite, de perdre l’épreuve, de se dire que l’on aurait pu les avoir et qu’on ne les a pas eus, cela a été très très difficile pour moi psychologiquement. Le fait de rentrer sur le camp, de n’avoir rien mangé, là il faut vraiment tenir le coup. Et encore une fois, c’est l’équipe qui soutient tout cela et qui aide à passer les caps.

Pour terminer, au quotidien, sur le camp, quelles tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

Je refaisais souvent le lit de la cabane. En fait, pour éviter d’avoir les bambous à même le banc, on avait tapissé le lit de grandes feuilles de bananiers et, dessus, on mettait du sable pour que ce soit un petit peu plus mou. Donc j’allais chercher les feuilles, je prenais la gamelle de riz –puisqu’on n’avait pas de riz-, je mettais du sable dedans et je le versais sur les feuilles pour pouvoir faire le lit. Je ramassais du bois, j’aller chercher de l’eau, ….

Merci, Géraldine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Jean-Charles se remémore sa longue et belle aventure, jusqu'aux mythiques poteaux !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jean-Charles,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, la diffusion des images a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place quelques mois en arrière ?

Oui, c’est super sympa de revoir les images. Pour tout vous dire, je ne faisais pas cela du tout pour passer à la télé mais plus pour vivre une aventure à l’autre bout du monde avec d’autres personnes. Donc j’étais un peu inquiet mais, en fait, ça n’a pas été désagréable. Parce que j’ai eu de bons retours et parce que les personnes qui m’ont contacté ont toujours été sympas. Après, le fait de revivre l’aventure est assez génial parce qu’on la revit d’une manière assez différente. J’étais dans une équipe où je ne voyais pas ce que les autres équipes faisaient. Donc, là, on découvre, on découvre aussi un peu les personnalités. A des moments, on perçoit les gens d’une certaine manière et, quand on les voit en interview, face à la caméra, on voit certains traits de caractère. C’est marrant même, il y a des moments où j’ai bien rigolé. Après, de revivre mon aventure à moi, dès fois je me demande si les images ne modifient pas le souvenir quelque part. Plus ça dure, plus le souvenir s’estompe. De revivre la chose, on la revit à travers l’image et il y a des moments où je me disais que ce n’est pas exactement cela que j’ai vécu ou dont je me souviens. Donc l’image imprime aussi un souvenir, c’est assez bizarre à vivre.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Je ne connaissais pas trop « Koh Lanta », après c’est un terme générique, limite ça pourrait être dans le dictionnaire. Donc il y a plein de monde qui en parle dès que tu as une façon de vivre un peu bizarre ou dès que tu fais quelque chose de sportif en nature. C’est une de mes nièces qui a instigué le truc, après j’ai rempli le dossier. J’avoue, je ne pensais pas du tout être pris. D’ailleurs, j’ai rempli le dossier et, après, pendant deux à trois mois, il n’y a pas eu de nouvelles, j’avais oublié même que j’avais candidaté. Quand on m’a appelé et que l’on m’a dit « c’est machin, de Koh Lanta », je me suis dit « de Koh Lanta ? », j’ai eu l’espace de deux secondes le temps de reconnecter que, en effet, trois mois avant, j’avais rempli le dossier. Pour moi, c’était un peu la découverte permanente, que ce soit au niveau des sélections ou, après, de l’aventure. Je ne pensais pas du tout que j’allais être pris, il faut dire la vérité. Je pensais que ça n’irait pas bien loin. Après, je prenais plus cela du côté expérience, découverte, amusement. Au fur et à mesure, je voyais que je passais des sélections et c’est là que je me suis dit que j’allais peut-être participer et qu’il fallait que je regarde vraiment ce que c’est, pour voir si ça allait me plaire et si, vraiment, j’avais envie de le faire. Du coup, j’ai regardé la dernière saison et, une fois que, dans ma tête, c’était clair, j’ai foncé.

Vous étiez-vous d’ailleurs préparé d’une façon spécifique ?

Non. Je savais que c’était sportif mais, bon, je m’étais dit « vas-y comme tu es et tu verras bien ». Pour la petite blague, avant de partir, je me suis un peu gavé, j’ai mangé pas mal de barbecues et de raclettes, un peu tout mélangé. Comme je suis un peu dans la montagne, le soir quand il fait froid on mange raclette et quand il fait chaud dans la journée, on mange barbecue. Je me suis bien éclaté, j’ai fait quelques soirées avec des amis parce que je savais que, pendant quelques temps, je n’allais plus pouvoir en faire. Donc, voilà, ça a été ma seule préparationJ.

L’aventure avait démarré sur les chapeaux de roue avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Comment aviez-vous alors réagi à cette information ?

Pour moi, ça s’est passé en deux temps. Au début, quand j’entends qu’il y a un totem maudit, je me dis « ok, bon, ça met un petit challenge en plus : si tu ne gagnes pas, il ne faut pas être dans les derniers, pour ne pas être impacté ». Mais, voilà, j’attendais de voir ce que ça allait donner, moi qui étais un peu dans la découverte, je ne connaissais pas tous les tenants et aboutissants des règles du jeu, c’était simplement un élément en plus. Après, dans un deuxième temps, suite à la réunification, quand j’ai commencé à ne faire que perdre, j’avoue que le totem maudit, je l’ai bien maudit à mon tour. Je me suis aperçu qu’il n’y avait aucun repos psychique, que l’on était tout le temps sur le qui-vive. Pour chaque épreuve, une fois sur deux, il y avait le totem. Si on ne gagnait pas, soit c’était l’immunité et c’était quelque part dramatique, on pouvait sortir de l’aventure si les autres votaient contre nous, soit c’était le confort et si on finissait dernier, on était impacté et parfois durement, on pouvait sortir, on pouvait avoir un vote en plus…Il y avait des choses assez dures et impactantes donc on ne voulait surtout pas finir dernier. Comme je n’étais pas très bon sur les épreuves, c’était un stress supplémentaire, c’est quelque chose que j’avais toujours en tête, je me disais « je vais me le ramasser, c’est quasiment sûr ».

L’avant-dernier épisode diffusé a montré votre brillante victoire dans la mythique épreuve de l’orientation. On imagine sans doute votre fierté et votre joie d’avoir été le premier à trouver un poignard ?

Oui, là c’est pareil, ce qui est assez bizarre, on voit que je ne réussis pas sur les épreuves tout au long de l’aventure individuelle et, pourtant, j’y crois à chaque fois, je voyais bien que les autres étaient des athlètes de haut niveau et qu’ils étaient hyper forts. Mais comme les épreuves sont vachement variées, à chaque fois, je me disais que je pouvais gagner, qu’il n’y avait pas de raison. Si c’est un puzzle, je suis plutôt logique comme personne, je peux m’en sortir. Si c’est un truc de minutie, j’arrive à être minutieux de temps en temps donc je pourrais m’en sortir. Mais, à chaque fois, je perdais…Donc, en fait, quand j’arrive à l’épreuve d’orientation, de nouveau je me dis que je passe mes journées en forêt, je vais aux champignons donc je suis habitué à chercher en forêt, mon œil est habitué à se repérer. Comme c’est un peu mon milieu naturel, je me disais que j’avais des chances de bien réussir. Mais, à la fois, je me disais que, à chaque fois je pense cela et, à chaque fois je finis dernier. Donc j’y suis allé pas plus confiant que pour les autres épreuves et, en fait, au-delà de la joie, de la fierté, c’était surtout un énorme soulagement. Je me disais « ENFIN une épreuve où je ne suis pas ridicule et ENFIN ça contrebalance toutes les contreperformances que j’avais pu faire avant ». Même si je n’étais pas spécialement là pour les épreuves sportives, ça m’a fait un bien fou, c’était vraiment un soulagement total, je me disais « ça y est, mon Koh Lanta est complet, si je sors, je sors ».

Le lendemain, c’est Géraldine qui remporte les poteaux et vous êtes le seul à ne pas avoir été choisi par vos camarades pour les accompagner sur la finale à 3. Quelles sensations avaient alors prédominé en vous ?

Ce n’est jamais agréable de ne pas être choisi, ça fait penser un peu à la cours de récréation quand les petits camarades choisissent pour des équipes, que tu es le dernier ou que personne ne veut de toi. Ça donne un peu cette impression-là. Mais, après, j’aime bien l’aspect justice, mérite et lucidité. Et si j’étais lucide, quand je regardais les autres aventuriers, ils méritaient tous d’y être. Donc, en fait, si je pense à moi-même, je suis déçu mais si je pense à l’aspect méritoire, aventure globale, …François, il n’y a pas photo, le gars a survolé dans tous les domaines. On voit surtout les épreuves, Bastien et François les ont survolées mais il n’y a pas que cela, il y a aussi le camp, la survie, la stratégie, le social…et là-dessus, François était particulièrement fort aussi, il survolait de ce côté-là. Bastien avait une telle personnalité à part que lui aussi attirait les regards. On se marrait avec lui, il a un côté pince sans rire. Enfin, Gégé est la bonté incarnée et, mine de rien, sur les épreuves, elle n’était jamais dernière, elle s’accrochait tout le temps, elle était toujours assez régulière, toujours présente. Donc c’était une vraie concurrente. Quand je les regarde tous les trois, voilà, finalement, il n’y avait aucune déception. Je voulais aller au bout, pour moi aller au bout, c’était faire toutes les épreuves, c’est ce que j’ai fait. Après, le reste, c’est de l’argent, ça ne m’intéresse pas…non, je plaisanteJ.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Les plus beaux souvenirs sont de vivre dans le dénuement, de vivre dans une micro société que l’on constitue ensemble, avec d’autres personnes. Ce sont les liens sociaux, les rapports que l’on développe avec les autres, c’est pour moi au-dessus de tout le reste. Après, c’est la beauté des lieux. C’est vraiment une globalité, il y a plein de choses, il y a la découverte de l’envers du décor, découvrir comment « Koh Lanta » est fait, c’est génial. Il y a plein plein de choses et plein de petites anecdotes, des moments qui m’ont faire rire. Nicolas, par exemple, on retient qu’il a joué double jeu sur l’aventure mais ce gars-là m’a fait rire, j’en avais mal au bide, ce qui est rare. J’adore rire mais c’est rare, dans la vie, de le faire à gorge déployée. Nicolas m’a fait rire plus d’une fois, c’était incroyable. Après, des péripéties, il y en a eues plein, j’en ai plein en tête, des choses qui m’ont marqué mais ce sont des choses un peu à part, des petites anecdotes.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à vivre ou à supporter ?

Pour moi, il y a deux choses. En un, c’est l’humidité, je m’attendais à souffrir de la faim mais ce n’est pas du tout cela, on s’y prépare mentalement donc je pense que l’on s’y attend et que l’on est moins impacté. Mais d’être mouillé 24 heures sur 24 pendant les 10 premiers jours, c’était horrible à vivre. Après, bien sûr, on s’affaiblit, on voit un peu comment notre corps réagit et ce n’est pas forcément agréable. On n’est plus capable de rien faire, quand on se lève, on voit tout tourner donc tout cela est difficile à supporter. Après, moi, surtout c’est l’ennui. Au bout d’une vingtaine de jours, on connait le mécanisme, on sait comment ça se passe, on n’a plus de force, on n’est plus capable de faire grand-chose et, finalement, au global, on n’a plus de discussion, l’humain perd de l’humour, nos besoins essentiels sont soumis donc on perd de l’humour, de la discussion, de la lucidité et de l’intellect. Et on devient hyper pauvres, même intellectuellement. C’est ce que j’ai ressenti sur cette aventure, on a parlé que de nourriture et on est restés allongés des journées. Donc, ça, après, c’est très très long, c’est dur à vivre, c’est quelque chose…

Sur le camp, au quotidien, quelles principales tâches aimiez-vous plus particulièrement faire ?

Au quotidien, j’ai pratiquement fait tout le temps le feu, j’adorais faire cela. Je pense que le feu est quelque chose qui attire instinctivement l’homo-sapiens, j’étais là-dessus, j’aimais bien. Après, j’aimais bien aussi, même si je ne suis pas un bon nageur ni un bon pêcheur, aller dans l’eau. Dès qu’il y a du monde qui allait pêcher, j’étais souvent la petite main, j’accompagnais, je soutenais, j’adorais aussi cet aspect-là. Après, il y avait d’autres choses, la recherche de nourriture, ramasser des bulots, aller chercher du manioc,…Aller chercher du bois, c’était plus rébarbatif mais c’était indispensable. Comme c’était quelque chose que l’on ne fait pas au quotidien, mine de rien, c’est toujours plaisant même si ce n’est pas hyper valorisant à faire.

Parmi les moments marquants, notons aussi cette fameuse épreuve éliminatoire à trois avec Olga et Fouzi, où vous réussissez finalement à sauver votre place. Avant ensuite de vous retrouver face à un choix crucial devant un coffre…

Cette épreuve, en fait, c’est assez bizarre. J’en ai voulu à Ambre de me choisir et, même après coup, quand elle me parlait, je ne trouvais pas ses justifications valables. Mais, avec du recul, ça change mon aventure, maintenant qu’elle est terminée. Si je n’avais pas eu cela, je l’aurais peut-être traversée comme je le faisais un peu tel un fantôme, en étant là, avec mes qualités, bienveillant, gentil mais sans forcément de moment marquant. Mine de rien, ça m’a fait sortir de ma zone de confort et c’était un peu quitte ou double. J’étais à deux doigts de sortir, on était tous les deux avec Fouzi, on n’y arrivait pas, on se regardait, on priait pour qu’il y en ait l’un des deux qui finisse, même si on préférait que ça soit soi, forcément. On n’en pouvait plus, on ne tenait plus sur la poutre, c’était très compliqué donc on priait pour que ça se termine. En fait, c’était un peu la guillotine, j’aurais pu y passer mais le fait de m’en sortir m’a amené quelque chose, ça m’a permis de me rendre compte que j’étais en danger pour le coup et de jouer un peu plus stratégique. Aussi, ça m’a donné une petite confiance en moi pour la suite et ça m’a réussi sur les dernières épreuves.

Enfin, la finale diffusée mardi dernier a été l’occasion de tous vous retrouver, au complet, à 24. Cela a dû vous faire plaisir de tous vous revoir ?

Ah, quand on se revoit, il y a toujours une excitation. Se revoir à 24, ce n’est quasiment jamais arrivé…Il y avait l’avant-première et ce coup-là. J’adore ! On a un groupe, je ne sais pas si c’est à chaque fois pareil, où, de vivre des choses compliquées, nous a tous rapprochés. Même avec des personnalités vers lesquelles on n’irait pas naturellement, on a quand même un lien qui est assez particulier parce que l’on a vécu une aventure extrême. Donc, en fait, on s’entend tous plutôt bien, on est tous hyper contents de se retrouver. Alors, il y a plus d’affinités avec certains qu’avec d’autres mais c’est vraiment génial, il y avait une énorme excitation, on a rigolé, on était tous ensemble, franchement c’était à la fois joyeux et triste. Parce qu’il y a une sorte de nostalgie. Même si on organise quelque chose pour se retrouver, on ne sera jamais les 24 ensemble, faut pas se leurrer. Il y aura toujours du monde qui va manquer, il faut être lucide, on sait très bien que l’on ne va pas se revoir à beaucoup, ou peut-être pas souvent ou peut-être jamais même. Donc il y avait un côté hyper sympa et un autre un peu triste, nostalgique, de voir que c’est la fin, que l’on tourne la page.

Merci, Jean-Charles, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Ambre fait le bilan de son aventure, jusqu'à son élimination lors de l'orientation !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ambre,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », récemment diffusée sur TF1. Justement, la diffusion des images a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

C’est vrai que ce que l’on vit sur « Koh Lanta » est assez unique, on essaie de vivre les choses au jour le jour. Mais cette diffusion nous permet avec et nos proches et nos amis, notre famille de pouvoir revivre un petit peu un bout d’aventure tous les mardis donc, pour moi, ça a été une expérience hyper agréable, qui a réveillé plein de souvenirs et d’émotions. Parce qu’il y a certaines choses que l’on oublie, certaines choses que l’on voit différemment lors de la diffusion. Oui, c’est un mix de plein de nouvelles choses qui se passent pendant cette émission.

Si l’on revient à l’origine de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Pour moi, c’était un peu particulier, je n’avais pas la télé quand j’étais petite. Jusqu’à mes 20 ans, je n’avais pas eu de télé donc je n’avais jamais regardé « Koh Lanta », je connaissais le programme de nom. La première saison que j’ai regardée était pendant le confinement donc c’était assez frais pour moi. En fait, je suis tombée sur les candidatures, c’est arrivé à un moment de ma vie où j’avais le temps, où j’étais disponible pendant la période à laquelle il fallait l’être. J’ai toujours eu ce côté aventurière-guerrière et je pense que dans ma vie de femme, c’était le moment où j’avais besoin de confirmer certaines choses que je pensais de moi. Donc c’est arrivé à ce croisement-là de ma vie.

Vous étiez-vous préparée d’une manière spécifique avant de partir sur l’aventure ?

Absolument pas ! C’est vrai que je suis cavalière donc je suis quand même sportive. Je partage ma vie avec un sportif donc on a quand même une hygiène de vie assez saine. Je suis quelqu’un d’assez physique, d’assez tonique. Mais, sinon, je ne me suis absolument pas préparée, ni physiquement, ni sportivement, ni au niveau d’un régime alimentaire spécial pour « Koh Lanta », j’y suis allée exactement dans les mêmes conditions que je suis au quotidien.

On l’avait vue, l’aventure avait démarré pour tous sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence du totem maudit. Quelle avait alors été votre réaction ?

C’est vrai que l’on se rend compte que l’aventure prend une toute autre dimension parce qu’avec ce fameux totem maudit, il ne suffit pas de gagner - et puis, au pire, si on ne gagne pas, il ne se passe rien, pas d’immunité, pas de confort mais, à minima, on est tranquille. Là, en fait, on se rend compte qu’il va falloir redoubler d’effort et que l’on n’a surtout pas le droit d’avoir un petit moment de faiblesse lors des épreuves parce que la dernière place peut être fatale.

Revenons à la mythique épreuve de l’orientation. On imagine sans doute la fierté que cela devait être pour vous d’y participer ?

C’est vrai que, quand on nous annonce que l’on fait partie des 5 finalistes et que l’on va avoir la chance de pouvoir disputer cette orientation, j’hallucine un peu de mon côté. Je me dis que, si je suis dans les 5 derniers, ça veut dire qu’il y en a 19 qui sont partis avant moi. Pour moi, c’est hallucinant de me dire qu’avec ma mini-expérience de « Koh Lanta », j’ai réussi à aller jusque-là. Je suis assez fière parce que je me dis que, stratégiquement, socialement, sportivement et en termes de survie, tout a quand même plutôt pas mal fonctionné pour moi. Mais c’est un petit peu la pression de se dire qu’on va participer à cette épreuve emblématique et qu’il va falloir redoubler encore d’efforts. Parce que l’on arrive à un stade de l’aventure où l’on est tellement épuisés que je me pose quelques fois la question de si je vais en être capable ou pas, avant que l’on aille sur l’épreuve.

Justement, sur l’épreuve en elle-même, on l’a vue aussi sur les images, on imagine toute l’intensité qu’elle a dû représenter, physiquement et émotionnellement ?

Oui, oui, c’est vrai que c’est particulier comme épreuve, d’autant plus que notre épreuve d’orientation a une toute autre dimension cette année avec une deuxième épreuve. J’étais dans un immense stress, j’étais un peu à côté de mes pompes, je ne savais pas trop quoi chercher, où chercher, j’étais un peu perdue, c’était un peu flou. J’étais fatiguée, il faisait super chaud et cette deuxième orientation avec Bastien, où on se retrouve carrément collés – il y a dès fois où on a les épaules qui se touchent -, en fouillant le sol, on n’est peut plus tous les deux et on se dit, peu importe l’un ou l’autre, mais il faut qu’il y en ait l’un des deux qui trouve ce poignard. Parce qu’on n’en pouvait plus. Ça se voit d’ailleurs sur nos visages quand Bastien le trouve, on est soulagés dans un premier temps que ça se termine. Parce que c’est hyper intense comme épreuve.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de l’aventure ?

Je pense que mon premier plus beau souvenir est le jour où on gagne l’épreuve de confort avec l’équipe rouge. Là, c’est un des plus beaux souvenirs parce que c’est notre première victoire de confort en équipe. On se dit tous qu’on l’a quand même vachement méritée, on s’est battus pour l’avoir, on a fait ça ensemble. Et, au moment où, tous, on réalise que l’on a gagné et où on se saute dans les bras, où on célèbre la victoire ensemble, ça c’est assez énorme comme émotion. Après, j’ai eu la chance de participer à des conforts hallucinants. Quand on pense au massage avec François ou à l’appel téléphonique pour appeler mon fiancé, ou même les tortues avec Bastien, ça fait partie de mes plus beaux souvenirs sur « Koh Lanta ».

A l’inverse, au quotidien, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

Le plus dur sur « Koh Lanta », pour moi, a été l’humidité et la pluie. Parce que c’est ce qui nous mettait le moral à zéro et le moral, quand on n’a rien à manger ni pas grand-chose sur quoi dormir, c’est la seule chose qui nous reste. Là, on était vraiment au fond du seau…vraiment, c’est l’humidité et la pluie qui m’ont le plus fait vivre un enfer sur « Koh Lanta ».

Au quotidien, quelle tâche ou activité aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

J’aimais beaucoup aller à la chasse aux coquillages et aux crabes, j’ai passé énormément de temps dans la toute petite quantité d’eau que l’on avait devant le camp, dans la mer, à chercher des coquillages, des bernard-l’hermite, à creuser pour trouver des coques. Après, en forêt, des crabes, des cocotiers. J’y passais beaucoup de temps, c’est quelque chose que j’aime beaucoup parce que c’est quelque chose que je fais aussi à Montpellier, dans les rochers, au bord de la mer. Ensuite, j’ai passé énormément de temps à cuisiner et à éplucher du manioc avec Géraldine.

Les différents épisodes nous donnent réellement le sentiment que, plus le temps passait, plus vous étiez à l’aise et plus vous preniez confiance en vous…

Oui, tout à fait ! Plus les épisodes et les épreuves avançaient, plus les jours défilaient, mieux je me sentais sur le camp, plus j’étais en confiance avec les aventuriers avec qui je participais à cette aventure. Oui, plus les jours passaient, plus je me sentais bien en épreuve. Et ça s’est vu car plus les jours ont avancé, plus j’ai eu confiance en moi sur les épreuves et ça a quelques fois bien fonctionné pour moi. Oui, c’est allé crescendo, plus les jours passaient, plus j’étais bien.

Récemment, la finale en direct a été l’occasion pour tous de vous retrouver…

C’est vrai que ce n’est pas la première fois que l’on se revoyait pour la plupart d’entre nous. Avec tous ceux qui ont passé la réunification, on s’est vus plusieurs fois. On a fait des week-ends ensemble, à droite, à gauche, notamment à Lille chez Fouzi, ensuite les 14 sont venus à la maison, à Montpellier. On a essayé de tous bien garder contact et de garder des liens étroits avant même ce dernier épisode. Mais c’est vrai que, là, pour le coup, on était les 24 ensemble et je pense que ça a fait plaisir à vraiment tout le monde de se revoir et ça s’est vu parce que l’on a continué la soirée ensemble après. C’était une belle façon de clôturer cette saison que de se retrouver et d’être bien ensemble, ça a été le beau reflet de notre saison je crois.

En conclusion, si l’opportunité se présentait à nouveau, seriez-vous prête à repartir à l’aventure ?

Absolument pas J ! Je pense que j’ai côché toutes les cases des questions que je me posais, j’ai eu des confirmations à tout ce que je me posais. Donc non, non, non, pas du tout. J’adore mon métier, j’adore ma vie, j’adore mon quotidien. Je pense que les premières expériences sont les plus belles donc il y aurait une autre dimension dans une autre aventure qui ne me correspondrait pas et qui ne me plairait pas je pense. Donc « Koh Lanta », une fois. J’ai eu la chance de faire un très beau parcours, je ne sais pas si je serais capable de refaire pareil une deuxième fois donc ce sera une seule et unique participation pour moi.

Merci, Ambre, pour toutes vos réponses !

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Fort Boyard : Elsa Esnoult nous parle de sa troisième venue sur le mythique fort !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elsa,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Samedi 16 juillet prochain, nous pourrons vous retrouver dans la troisième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Oui, bien sûr, évidemment ! C’est vrai que lorsque l’on nous demande, à chaque fois, de participer une nouvelle fois, évidemment que ça me plait toujours très plaisir. Bien que j’ai de nouveau l’angoisse qui monte en moi parce que je sais que ce ne sera pas de tout repos de passer une journée sur le fort. Mais ils savent que, de ce côté-là, je suis une bonne candidate pour crier tout le tempsJ. J’ai quand même peur de pas mal de choses, ça n’empêche que je le fais mais j’y vais toujours avec une grosse appréhension. Déjà, bien quinze jours avant, je suis très stressée et angoissée mais, à la fois, je sais aussi que je suis fière après de me dire que je l’ai fait. En plus, moi-même, je suivais cette émission quand j’étais petite donc c’est toujours un plaisir de retourner sur le fort.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de vos deux premiers passages, en 2019 et 2020 ?

Pour le coup, à chaque fois que je mets un pied sur le fort, je suis toujours impressionnée par le décor, tout simplement. Moi-même, je suivais l’émission quand j’étais petite, je l’ai quand même regardée longtemps dans ma vie, c’était toujours le symbole pour moi des vacances, je regardais cela en famille. Moi qui passais mes vacances d’été à l’ile de Ré, c’était quand même quelque chose d’emblématique, limite d’intouchable. Du coup, forcément, à chaque fois que je mets un pied dedans, déjà j’ai cette magie, limite comme si j’avais toujours l’enfant au fond de moi qui est émerveillé par cela. Déjà, je suis très heureuse. Après, c’est vrai que, dans les souvenirs, il y a toujours la peur parce que, à chaque fois, ils aiment bien me mettre des insectes et, forcément, des choses à sensation, par exemple le saut de l’ange, dont je me rappellerai toujours, forcément. Voilà, il y a des choses qui marquent…Après, on se demande aussi à quelle sauce on va être mangé la prochaine fois que l’on y va.

 

 

Fort de ces deux premières expériences, comment avez-vous abordé cette édition 2022 ? Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

Alors, on va dire que le fait de l’avoir déjà vécu ne m’a pas apaisée, au contraire comme maintenant, j’ai vu à peu près ce qui pouvait m’attendre comme style d’épreuve, au contraire, j’y suis allée encore plus angoissée que jamais je crois. A la fois, je me suis aussi dit que j’avais survécu jusqu’à présent…j’ai essayé de me tranquilliser en me disant qu’avec tout ce que j’avais fait, j’étais parée. Limite, je me disais que ça ne pouvait pas être pire que ce que j’avais eu. Mais ce n’est pas forcément vrai…

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

On va dire que je sais que ce n’est pas comme quand on va dans un parc d’attraction, où on s’amuse, où on passe une journée sympa, même dans des manèges à sensations fortes. Là, ce sont quand même des épreuves, à sensation ou avec des énigmes, d’un certain niveau. Limite, ce n’est pas pour jouer. Bien sûr, on joue pour une association mais ce que je veux dire, c’est que tout est fait que pour l’on ait quand même peur ou que ce soit quand même très compliqué, ça relève vachement le niveau et on sait, du coup, quand même que c’est un peu hard, quoi qu’il arrive. Je sais que j’y vais comme cela, je me dis que, peu importe ce que l’on va me faire faire, je sais déjà que je ne vais pas être à l’aise, forcément.

 

 

A l’inverse, en redoutez-vous d’autres plus particulièrement encore, peut-être en lien avec certaines phobies ?

Honnêtement, je trouve qu’ils me font à chaque fois des choses qui ne me rendent pas bien. Honnêtement, à chaque fois, je me dis que j’y passe. Tout ce que je n’aime pas, je le fais, de toute façon. Il n’y a pas eu de moment où je me suis dit que ça c’est cadeau, non non. Limite, j’avais presque des larmes aux yeux, tellement j’avais peur mais je prenais sur moi, mais toujours à trembler de peur ou à crier par moment. Forcément, il y a des moments où l’on crie, notamment quand il y a des choses qui nous tombent dessus. Là, j’ai encore eu une épreuve au-dessus du vide donc ce n’est pas non plus, on va dire, là où on est le plus à l’aise. Ce n’est pas simple…pour ma part, je le vis à 200% !

 

 

« Fort Boyard », c’est aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

Oui, c’est ça. Surtout que, en plus, cette fois-ci, ce qui s’est passé, c’est que, dès l’ouverture du jeu, on nous a annoncé déjà la couleur, que cette fois-ci, le Père Fouras était encore plus, on va dire, friand de complications. Donc, en fait, il nous a doublé certaines épreuves, de manière un peu compliqué donc il a remonté le niveau de certaines épreuves. Dont la première avec laquelle j’ai démarré. Là, je me suis dit que c’est mort d’avance, que le truc est infaisable. Que l’on soit sportif ou non, je me suis dit que l’on ne pouvait pas le faire, que c’était techniquement impossible. Sur cette première épreuve que l’on m’a faite faire, je me suis dit que j’étais foutue, que c’était impossible, que je ne pourrais pas y arriver, même avec la meilleure volonté du monde. A chaque fois, on pouvait se dire « ah tien, cette épreuve me dit quelque chose »…oui, mais lui nous mettait un petit truc en plus, en devant la faire cette fois-ci d’une autre manière.

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « Pompiers solidaires » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Bien sûr, c’est évident ! A partit du moment où on est dans un jeu et qu’on accepte de faire le jeu, il faut aller au bout. Parce que c’est comme ça. En plus, le fait de se dire qu’il y a une association derrière, évidemment que ça booste encore plus. Déjà, la première façon de me motiver, c’est de me dire qu’il y a des gens qui nous regardent, qui nous soutiennent et qui nous suivent. Quelque part, il faut leur faire honneur, j’ai envie de rendre fiers les gens qui me soutiennent. C’est très important pour moi vis-à-vis de mon public. Je sais que, sur les réseaux, ils vont être impatients de voir l’épisode et ils vont me dire qu’ils sont à fond derrière moi. Pour tous ces gens qui espèrent, qui croient en moi, j’ai envie de leur dire « allez, ne vous inquiétez pas, je vais y arriver, malgré mes peurs ». Ensuite, évidemment, l’association est très importante, je me dis qu’il y a des gens qui ont besoin de nous, qui ont besoin que l’on réussisse ces épreuves, il faut y arriver pour eux.

 

 

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Oui, c’est vrai que j’ai une bonne équipe, c’est vrai qu’il y a cette notion de solidarité. Parce que, déjà, forcément, on joue ensemble. Même si on est un candidat, maximum deux, par épreuve, on joue pour la même association, on est tous ensemble. Donc, évidemment, il y a cet élan de solidarité. En plus, on avait un bon chef d’équipe Philippe Etchebest, c’est en plus un chef qui a l’habitude de gérer son équipe en cuisine. Parfois, quand il y en avait qui avaient peur, ils nous disaient « vas-y, il faut que tu ailles jusqu’au bout ». Mais bon, on était déjà tous motivés de base à aller jusqu’au bout. On va dire que la mentalité était là dès le départ, maintenant c’est bien que l’on soit tous ensemble et qu’on se soutienne.

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

Je dirais de nouveau le bonheur d’avoir été sur le fort, qui reste pour moi un endroit mythique et emblématique. Par rapport au nombre de fois où j’avais pu le voir de loin, me dire que, pour la troisième fois, j’ai été dedans, c’est cette chance là. Et de pouvoir jouer pour une association.

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Ah ben oui. « Si vous n’en avez pas eu assez, on vous en redonne »J. En vrai, oui, c’est l’occasion de gagner un peu plus d’argent pour la cagnotte. Maintenant, c’est vrai que ce n’est pas pour autant que les épreuves sont faciles. Mais bon, c’est vrai que c’est une chance supplémentaire. La complication de cette deuxième partie, c’est que l’on a eu toute la journée à avoir peur, à crier, à avoir le cœur qui bat à cent à l’heure, du coup quand on est en deuxième partie, on a toujours la force mais on se dit qu’il faut encore continuer, malgré les heures qui passent. On se dit que ce n’est pas grave, que la motivation est toujours là, on se demande aussi si on va avoir encore les capacités…non, mais c’est bien, c’est super, je trouve ça bien que l’on puisse avoir une deuxième chance de toujours apporter encore plus d’argent pour l’association.

 

 

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être une bonne candidate sur « Fort Boyard » ?

Honnêtement, je dirais que c’est la motivation, l’esprit de vouloir vraiment gagner l’épreuve, c’est le mental en fait. Il faut avoir le mental…j’en suis même à dire que ce n’est pas une question de force, de muscle, ou d’être habitué à faire ci ou ça, non, je pense que si, dans ta tête, tu te dis « j’y vais, il faut que j’y arrive et peu importe si j’ai peur », c’est alors la force du mental. Maintenant, c’est évident, comme je le disais, il y a aussi des épreuves où on n’y peut rien, parfois c’est plus quelqu’un qui aura des muscles pour telle ou telle épreuve qui aura plus de chance que quelqu’un qui n’en a pas trop. Parce qu’il y a aussi vraiment des épreuves de force et, là, tu ne peux rien y faire si tu n’as pas les muscles, là, pour le coup, tu ne peux pas. Donc on va dire que ce qu’il faut, c’est une bonne capacité physique mais surtout mentale avant tout. Une réponse, je dirais la force du mental, pour aller au-delà de ses peurs, tout simplement. A la limite, même si tu ne réussis pas l’épreuve, tu te dis que, au moins, tu auras essayé, au moins tu seras allé jusqu’au bout pour essayer d’y arriver…C’est le plus important.

 

 

Si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, on vous imagine prête à repartir à l’assaut du Fort ?

J J J. Je me dirais que, si on me le redemande, il faudrait que je le refasse. Même si j’y vais quand même à reculons, on ne va pas se mentir J parce que j’ai peur, tout simplement. Je trouve ça formidable, je trouve ça fantastique mais, moi, j’ai peur quand mêmeJ. Donc je me dirais, bon, que j’irais mais j’avoue que, cette fois-ci, j’aimerais bien pouvoir jouer pour une association de mon choix. Je soutiens beaucoup les animaux et j’aimerais bien jouer pour une asso protectrice des animaux.

Merci, Elsa, pour toutes vos réponses !

Ajouton que, fin aout, vous sortirez votre sixième album et que vous reprenez votre tournée en octobre, avec la première date à Paris.

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Fort Boyard : Ugo nous raconte sa première participation à l'émission mythique de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ugo,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site !

Vous partez, ce samedi soir, à l’assaut, pour la première fois, du fort. On imagine, à titre personnel, le plaisir et la joie que ce doit être de participer à cette émission emblématique et mythique de France 2 ?

Oui, bien sûr ! Je rajouterais même un soupçon d’appréhension parce que ça reste une émission d’aventure, ça reste quelque chose que j’ai suivi étant gamin. Clairement, je redeviens gamin, avec l’idée d’affronter ce fort. Ce sont clairement des souvenirs d’enfance qui ressortent quand je pense à « Fort Boyard ».

D’ailleurs, certains moments vous avaient-ils particulièrement marqué, qui vous reviendraient à l’esprit ?

A l’époque, il y avait des anonymes, je me souviens de cela. Du coup, je n’ai pas des moments avec des gens connus ou autre mais je dirais plutôt l’ambiance du fort, la manière dont c’est filmé…Je trouvais cela hyper dynamique pour l’époque, ça courrait dans tous les sens, le caméraman courrait, la caméra bougeait dans tous les sens, le côté old-school du fort me plaisait beaucoup…à l’époque, ce n’était pas réellement old-school mais quand j’y repense maintenant, c’était vraiment quelque chose qui paraissait bien ficelé, en même temps il y avait des failles mais j’adorais ce côté rock’n roll, ça courrait dans tous les sens, j’adorais cela.

 

 

Attendiez-vous certaines épreuves avec, justement, une certaine impatience ?

J’aime bien le milieu aquatique donc tout ce qui se passe dans l’eau. Je suis aussi grimpeur donc tout ce qui est un peu escalade…j’aime bien tout ce qui a un côté physique mais aussi stratégique. Je ne veux pas que du physique, du bourrin un petit peu si j’ose dire, ce n’est pas ce qui m’attire le plus. Après, j’aime quand ça crapaüte, quand ça grimpe, quand ça nage, quand il faut sauter, tous ces trucs un peu d’agilité,…j’aime bien, c’est ce qui m’attire le plus.

A l’inverse, avez-vous certaines peurs, qui vous faisaient craindre plus particulièrement certaines épreuves ?

Tout ce qui est claustro…Si on m’enferme un peu trop…Je n’ai jamais fait de spéléologie pour cela, j’ai besoin de sentir l’air libre au-dessus de ma tête et, du coup, j’appréhendais les coins un peu glauques du fort, où on n’a pas envie d’être plongé ni attaché. Cela me faisait un peu flipper, oui. Autant, je n’avais pas peur de sauter de certains endroits, autant j’avais peur d’être confronté à ces peurs justement de claustrophobie.

 

 

Un mot sur l’association « Unicef France » que vous défendez ? On peut penser que c’est une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Oui, oui. C’est même la principale. Quand on est dans les épreuves et que l’on est dans le mal, on se dit « non, si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour les autres ». Là, c’est une association qui se penchait à ce moment donné sur les enfants en Ukraine. Voilà, on a la chance de vivre une vie cool chez nous, heureusement, Dieu merci, il existe des assos comme cela qui se penchent sur le sort des gens. Si on peut filer un petit coup de main et si ces émissions-là permettent de filer un coup de main, tant mieux. Donc, clairement, oui, c’est la motivation principale quand on est dans le mal.

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ?

Alors, clairement, moi, j’avais envie de tout faire. Si j’avais pu faire toutes les épreuves, j’étais chaud. Il y a l’excitation qui prend le dessus et, forcément, on a envie de lever le doigt et de dire « c’est mon tour, c’est moi, c’est moi ». Parce que j’ai ce côté-là, dès fois pas toujours réfléchi, où j’ai vraiment envie de foncer et de faire. Une fois qu’on est parti dans l’action, c’est terriblement excitant de courir entre les épreuves. Dès qu’on présente une épreuve, je me disais « pourvu que ce soit pour moi ». Il y avait un côté très existant, comme un gamin, à courir.

 

 

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Oui, encore une fois, je reviens au truc de gamin…quand on est plongé dedans, c’est dingue comme c’est prenant. On a envie de gagner, on a envie que les autres gagnent, du coup ça se manifeste forcément par des cris. C’est une vraie compétition avec nous-même, on est six à affronter cela, le truc d’équipe se fait très rapidement parce qu’il y a une telle immersion dans le fort que, quand on est dedans, on se dit « ça y est, c’est parti » et, voilà, on est avec les personnages. C’est un côté vraiment cool, ce n’est pas un jeu que l’on fait dans un champ, le côté immersion fait que l’on est vraiment plongé dans le truc et l’esprit d’équipe sort dès la première seconde. Dès le premier plan, on se dit « putain, c’est parti et je ne suis pas tout seul, je suis en équipe et ça c’est vraiment cool ».

Aviez-vous, avant que les caméras ne tournent, demander des conseils à des camarades ayant déjà participé à l’émission ?

Oui, clairement ! Après, je n’ai pas trop demandé de choses car j’adore découvrir, ma curiosité prend le dessus, du coup j’ai envie de découvrir, je n’aime pas que l’on m’explique trop avant. Donc c’est vrai que je n’ai pas demandé trop de choses. Après, c’est bien pour certains trucs, notamment pour les énigmes, où il y a une certaine mécanique à prendre. Donc c’était rassurant qu’ils soient là. Après, dans la découverte, je ne voulais pas que ça gâche mon plaisir et, du coup, comme j’adore découvrir, je n’ai pas demandé trop de conseils, ça s’est fait assez naturellement. Mais c’était cool qu’ils soient là, Elodie et Bruno déconnent tout le temps, ils avaient un côté détendu qui apportait beaucoup de déconnade à l’équipe et c’est ce qu’il faut pour passer une top journée.

 

 

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

Je crois que c’est la découverte, quand on arrive sur le fort, plus que tout. On ne sait pas la taille que ça fait, c’est con mais à la télé on ne sait pas la taille qu’il fait exactement. Je ne l’avais jamais vu. Donc le moment où je le découvre…Ou peut-être, non, plutôt le moment où je le quitte, le moment où on part du fort, on part de nuit, il y a une mer qui s’est bien bien levée, tout le monde est hyper détendu mais au moment de passer dans le bateau, il bouge dans tous les sens, on est sur une grue, on nous met sur le bateau, il y a quand même une ambiance. Ce n’est pas une partie qui est filmée mais le moment où on part du fort et où on monte sur cette grue qui nous bascule sur le bateau, c’était assez rock’n roll. Oui, quand j’y repense comme cela, c’est l’image qui me reste. C’est une journée folle qui passe à 100 à l’heure, c’est vraiment cool, c’est une super expérience.

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’occasion de remporter 1 500 euros supplémentaires mais aussi de boucler la boucle de cette belle journée d’aventure…

Oui, encore une fois, j’avais envie de tout faire…même la nuit tombée, je me suis dit « pourvu que j’ai une épreuve à faire ! ». C’est une suite logique à la journée, en fait. Les anciens disaient que c’était bien quand ils dormaient sur le fort, à l’époque ils faisaient cela sur deux jours. Là, de pouvoir voir un peu le fort de nuit, on voit les lumières qui s’allument, c’est une autre ambiance, c’est carrément logique d’y passer la soirée. Moi, j’y aurais dormi, j’y aurais bien passé deux à trois jours pour tout essayer et tout tester. Non, c’est un très bon moyen de prolonger l’ambiance.

 

 

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?

Le truc qui est cool, c’est que c’est en équipe. Je pense qu’il faut donc surtout penser en termes d’équipe parce qu’un candidat tout seul ne fera pas tout, même si j’aurais bien essayéJ. Il faut que l’équipe soit équilibrée, s’il y a quelqu’un qui peut réfléchir un peu plus vite que les autres, avoir une méthodologie pour les énigmes, s’il peut y avoir quelqu’un de très physique, s’il peut y avoir quelqu’un qui détende l’atmosphère, qui fait marrer tout le monde…Voilà, l’équipe, il faut qu’elle soit complète et il faut qu’il y ait des points, des atouts sur chaque personne…c’est pour cela que c’est cool, d’être à plusieurs apporte vraiment cela.

Si l’occasion se présente à nouveau, on vous imagine prêt à repartir sur le fort ?

Oui, oui, donnez-moi la date, je serai là, pas de problème J !

Ce fut un plaisir, Ugo, d’échanger avec vous !

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Fort Boyard : Amandine Petit, Miss France 2021, nous parle de sa nouvelle participation au programme estival de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Amandine,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Ce samedi 9 juillet, nous pourrons vous retrouver dans la deuxième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Ah oui, je suis hyper contente ! C’est vrai que « Fort Boyard » est vraiment une émission qui a bercé mon enfance, j’adorais regarder « Fort Boyard », tous les samedis, c’était un peu le rituel à la maison, à regarder avec ma sœur, avec mes parents, j’adorais et je n’avais jamais imaginé me retrouver à la place de ces personnalités qui font les épreuves et qui relèvent les défis. En fait, j’avais ce côté de moi qui avait très très très envie d’y retourner et, en même temps, cette peur de se dire « waouh, est-ce que les épreuves qu’ils vont avoir réinventées cette année vont être aussi dures que les épreuves qu’ils réinventent chaque année ? » Parce que, à chaque fois, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de votre passage l’année dernière ?

Un super souvenir ! L’année dernière, j’avais adoré faire « Fort Boyard ». Honnêtement, c’était une des participations à une émission, en réalité, que j’avais préférée sur mon année de Miss France parce que ça change, parce que c’est vraiment un moment où on baisse les armes et où il n’y a plus que le physique, le mental et une énorme partie de nous qui sont là. On se dit que l’on relève le défi pour une association, en plus on est en équipe, ça permet de rencontrer tout plein d’autres personnes que l’on ne connait pas et avec qui on peut se dire « là, on va se défier et on va voir de quoi on est capables tous ensemble ».

 

 

Fort de cette première expérience, comment avez-vous abordé cette édition 2022 ? Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

Lors de la seconde participation, on sait à quoi s’attendre, j’avais peur, je savais que, potentiellement, je pouvais refaire le saut à l’élastique, je savais comment étaient les épreuves, ce que ça fait que d’être sur le fort. J’ai ressenti exactement les mêmes émotions que la première fois, voire même plus car j’anticipais et je savais que je pouvais angoisser face à certaines épreuves. Cela ne m’a pas permis d’être moins angoissée que l’année d’avant.

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Oui, il y avait des épreuves que j’attendais avec impatience, j’avais dit l’année dernière que, si je revenais sur « Fort Boyard », je referais le saut à l’élastique et que, cette fois-ci, je le ferais. Cette année, le saut à l’élastique a fait partie des épreuves qu’ils m’ont proposées. Je vous laisserai regarder, avoir le plaisir de voir si j’ai relevé le défi ou pas mais j’avais cette adrénaline de me dire « est-ce que tu vas y arriver ? est-ce que tu vas arriver à relever le défi ? ». En même temps, on sait que l’on est hyper bien encadré sur « Fort Boyard »… quand on fait des épreuves, il y a 98% de chance que l’on y arrive parce que l’on nous a briefé juste avant et finalement, si on nous propose cette épreuve-là, ça veut dire que l’on en est capable. En même temps, il y a ce soupçon de 2% de réalité où c’est la tête qui va faire un blocage par moment et qui va ne pas permettre de faire certaines épreuves. Parce qu’on reste des êtres humains et même si c’est une émission télé, ce n’est pas une télé réalité où on sait ce qui se passe. Il y a des moments où j’avais vraiment peur, où j’avais des blocages.

 

 

« Fort Boyard », c’est aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

Bien sûr ! A chaque fois, il y a de nouvelles épreuves, de nouvelles énigmes, une nouvelle équipe. On ne sait jamais, finalement, à quelle sauce on va être mangé à l’avance. Même s’il ne s’agit pas de nouvelles épreuves…Typiquement, si on prend Elodie Gossuin qui était dans mon équipe cette année, la saison dernière, elle a fait le saut élastique pour la première fois, alors qu’elle a pourtant fait l’émission, je crois, douze fois. Donc, même lorsque l’on est des impondérables, des piliers de l’aventure « Fort Boyard », il y a des épreuves, qui sont des anciennes, que l’on peut faire au bout de X années. Donc, réellement, quand on met le pied sur « Fort Boyard », il faut se dire que, à tout moment, on va faire des épreuves qui vont nous emmener dans nos plus grands retranchements, dans nos plus grosses peurs et que la place de la surprise est réellement présente pour le coup. En fait, on ne peut pas maitriser… « Fort Boyard », on ne maitrise pas ce qui va se passer. Mais, en même temps, ça fait partie de la beauté de « Fort Boyard ».

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « Unicef France » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Evidemment ! Le fait d’aller sur « Fort Boyard » est une chance inouïe et il y a aussi, derrière, le fait d’être dans une émission qui soutient une association donc, effectivement, on se bat pour remporter des fonds pour une asso. Cela donne une ampleur encore plus belle à faire une émission comme celle-ci. Effectivement, quand on fait une émission, en plus en groupe, avec d’autres personnalités, c’est chouette… mais quand on pousse l’émission à se dire que tout ce que l’on va récupérer sera reversé à une association, ça fait que, lorsque l’on est sur une épreuve et que l’on a du mal à la faire parce que l’on a peur, ça donne une envergure encore plus belle…pour le coup, ça permet de se surpasser encore plus et de se dire que l’on a la chance de pouvoir le faire, de pouvoir sauter dans le vide, de pouvoir repousser ses limites. Si, en plus, c’est pour une association aussi belle que l’Unicef, on se pose encore moins de questions et on essaie de repousser ses limites.  

 

 

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Bien sûr ! Il y avait des peurs et des craintes que l’on avait communes avec d’autres personnes, comme je vous le disais, malgré que l’on ait des recordman et recordwoman du nombre d’émissions effectuées et du nombre d’épreuves remportées. J’avais dans mon équipe Bruno Guillon avec qui j’avais fait l’émission l’année dernière, j’avais aussi Elodie Gossuin, des personnes qui font « Fort Boyard » depuis des années. Cela montre à quel point « Fort Boyard » est une belle émission parce que, quand on vient pendant autant d’années de suite, c’est que l’on y est bien et que l’on prend plaisir à y être. En même temps, ça ne veut pas dire qu’eux-mêmes n’avaient pas peur sur certaines épreuves. Mais, effectivement, ils vont avoir des fois les petites ficelles de certaines épreuves, en nous donnant des indications et des recommandations. C’est-à-dire qu’ils étaient là dès fois pour nous dire « écoutes, cette épreuve-là, je l’ai déjà faite, penses à mieux mettre tes pieds comme ça. Moi, stratégiquement, je pense qu’il vaudrait mieux que tu t’allonges à tel moment. Ecoutes bien ce que l’on te dit lorsque l’on est derrière la porte ». Donc, bien sûr, ça permet d’avoir d’un côté plus de pression parce que l’on se dit « waouh, ils sont très forts » et d’un autre côté d’appréhender les épreuves avec plus de sécurité et de maturité puisqu’ils connaissent dès fois les petites failles de cette épreuve, nous disant alors « là, ce serait mieux que tu prennes comme ça, tu seras plus confortable et sûrement tu iras plus loin dans l’épreuve ».

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ?

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, je vous avouerai que je n’ai pas eu une sensation différente de quand elles ne tournaient pas. Déjà, pour poser les pieds à l’intérieur, on nous met sur un petit panier, menant du bateau jusqu’au fort et, à ce moment-là les caméras ne tournent pas. Qu’elles tournent ou qu’elles ne tournent pas, comme on est là pour relever des défis, pour aller au-delà de nos peurs, pour se risquer sur certaines épreuves avec des animaux ou d’autres où c’est seulement une fois que l’on y est que l’on se rend compte, qu’il y ait une caméra ou qu’il n’y en ait pas, pour ma part, ça ne changeait rien du tout, j’étais moi-même du début à la fin. D’ailleurs, quand on me proposait des raccords maquillage, l’idée était surtout d’aller jusqu’au bout de l’épreuve. En réalité, on est là pour se surpasser, on n’est pas là pour tenir une image parfaite, surtout moi dans la posture que j’avais, de Miss ou d’ancienne Miss. Non, l’idée est de se surpasser donc les caméras, qu’elles soient là ou pas là, je vous avouerais que ça ne changeait pas grand-chose.

 

 

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

Le surpassement de soi, l’esprit d’équipe, le bonheur de pouvoir être tous ensemble afin de se battre pour une association. Je ne pourrais pas vous dire si on a réussi à gagner ou pas des boyards mais, dans tous les cas, on était tous unis pour l’Unicef et, d’ailleurs, c’était notre cri de guerreJ. Mais c’était beau, rien que le fait d’être tous unis pour une même cause et de se surpasser, peu importe si l’on a ou non remporté quelque chose, c’était très beau. Encore une fois, je retiendrais le surpassement de soi parce que les épreuves n’ont encore, une année de plus, pas été simples… « Fort Boyard » m’aura mené la vie dure encore une année de plus mais je reviendrai avec grand plaisir l’année prochaine, toujours plus loin, toujours haut, toujours plus, …c’est la devise de « Fort Boyard » mais, réellement, elle prend tout son sens quand on est sur le fort.

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Oui, évidemment ! Ça fait plaisir d’être sur cette seconde partie de soirée parce que ça permet aussi de se confier sur ce qui s’est passé dans la journée, de faire un petit débrief commun avec l’ensemble des personnes de notre équipe. Et puis, dans la seconde partie de soirée, c’est aussi la possibilité de remporter 1 500 euros de plus pour l’association, ce n’est pas des moindres car chaque euro qui est reversé à cette association compte. Ce sont donc encore trois défis supplémentaires, dans des conditions où on a fait des épreuves pendant toute la journée, où on est fatigué et où le fort est dans l’ombre puisque la nuit est arrivée. Généralement, on n’en peut plus et ça permet d’aller encore plus loin, effectivement et, du coup, de voir, dans la fatigue, ce que l’on est encore capable de faire. Là, pour le coup, c’est vraiment le mental qui prend le dessus et c’est très sympa. La soirée s’est terminée avec la célébration et la surprise de notre fameux présentateur, Olivier, qui est là depuis plusieurs années et qui tient très bien son rôle. On lui a fait une surprise pour le féliciter et, surtout, pour lui montrer toute l’affection que les équipes de « Fort Boyard » ont pour lui. Parce que, finalement, sans régie, sans production et sans présentateur, cette émission n’aurait pas le même sens qu’elle a aujourd’hui. Donc cette seconde partie de soirée, c’est aussi pouvoir passer du temps avec les personnes en régie, avec les personnes à la présentation et qui organisent toute l’émission parce qu’on leur doit une belle chandelle. S’ils n’étaient pas là, l’émission n’aurait pas lieu, en fait. Les animaliers, toutes les personnes qui sont là pour encadrer…parce qu’il faut savoir que lorsque l’on est dans un endroit avec des animaux, tout est encadré par des animaliers qui sont là pour nous dire de ne pas, nous, nous mettre en danger et de ne pas mettre les animaux en danger. Tout est vraiment sous contrôle, à tout moment.

 

 

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être une bonne candidate sur « Fort Boyard » ?

Alors, il faut être hyper motivé, il faut avoir un bel esprit d’équipe, pouvoir encourager ses coéquipiers et, surtout, ne pas vouloir n’être que gagnant dans l’âme. Il y a des moments où on ne va pas y arriver, il y a des moments où on va avoir tellement peur de l’épreuve qui nous est proposée que, finalement, ça va souder l’équipe et ça va permettre, soi-même, de se découvrir d’autres aptitudes. Alors, peut-être que l’on ne réussira pas dans l’immédiat l’épreuve mais ce n’est pas grave. C’est hyper important de ne pas avoir uniquement un esprit de gagne mais d’avoir un esprit commun d’équipe et de se soutenir les uns les autres. Et, évidemment, pour aller à « Fort Boyard », il faut avoir un petit côté sportif et revanchard mais il n’y a pas besoin d’être le plus grand sportif pour réussir sur le fort. Je suis très peu sportive et j’ai réussi. Il faut juste avoir, voilà, un esprit d’équipe, l’envie d’aller toujours plus loin et de se surpasser. Et je dirais de laisser son esprit de côté et de ne pas réfléchir, de foncer.

Merci, Amandine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Anne Jacquemin évoque sa belle actualité, en télévision et au théâtre!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anne,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Mardi 5 juillet prochain, nous pourrons vous retrouver en prime-time sur France 2 dans « Amis d’enfance », la première fiction théâtrale en France. Avant de s’intéresser plus en détails à son contenu, on imagine sans doute, à titre personnel, le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle aventure ?

Oh oui, vraiment ! D’autant que je connaissais Sam Karman. Avec Isabelle Gélinas, on était au conservatoire, pas tout à fait dans la même promo mais à la même époque. On est tous des acteurs de la même génération, excepté peut-être François Vincentelli, qui aurait une petite dizaine d’années de moins que nous. Mais, sinon, Nicolas, Isabelle et moi sommes tous des comédiens de la même génération, c’est agréable, on a les mêmes références, on a le même état d’esprit, on en est plus ou moins au même point dans notre existence. C’est plaisant ! On parle de la même chose, on a le même état d’esprit, on a connu les mêmes choses, on a un peu le même passé d’acteurs, on a vécu notre parcours de comédiens en même temps.

En tant que comédienne, habituée des planches et de l’image, qu’est-ce que ça change sur le tournage ?

Ça se rapproche beaucoup du théâtre, c’est même à mi-chemin entre la caméra et le théâtre, il y avait beaucoup de texte à apprendre, avec des scènes qui s’enchainaient, tournées dans un minimum de temps. Donc c’était un travail très très dense… au cinéma ou à la télé, c’est aussi la caméra qui fait le travail, or, là, c’étaient vraiment les acteurs. Tout était conditionné par le jeu des acteurs et la caméra accompagnait mais j’avais vraiment l’impression de densité de travail de l’acteur. Alors qu’à la caméra, il y a beaucoup de mouvements de caméra, il y a moins de texte en général, c’est moins bavard. Là, c’était vraiment une pièce de théâtre et la situation avançait avec nous. On sentait qu’il n’y avait pas de respiration, pas d’attente du tout, c’était un travail très dense. On a répété un peu en amont mais c’est plus périlleux je dirais.   

 

 

Vous avez, du coup, sans doute hâte de découvrir les retours des téléspectateurs ?

Ah oui, tout à fait ! Il y a déjà eu une projection privée, tous les gens de l’équipe étaient là, il y a eu des retours très bienveillants mais c’était un petit peu un entre soi. Là, ça va être le grand saut…

Pour en revenir à son contenu, avec vos mots, comment pitcher ce programme ?

Ce sont deux couples, qui vivent des choses totalement différentes dans leur vie, les uns vivent à Paris, les autres en province. Ils n’ont pas le même style de vie puisqu’un couple a décidé d’ouvrir une maison d’hôtes, donc d’être dans la réception et dans l’aventure humaine. Dans l’autre couple, l’homme est acteur et la femme suit son mari. L’acteur est plus sur l’égo, plus sur une vie plus égocentrée. Là où l’autre couple est plus amené à s’occuper des autres. Cela veut dire que l’état d’esprit n’est pas du tout le même, ils n’ont pas du tout la même vision de la vie mais il y a quand même ce dénominateur commun, ce sont ces deux amis enfants, qui ont suivi des voies différentes et qui sont restés fidèles en amitié. Mais leurs vies ont bifurqué totalement. Ils s’éloignent peu à peu et il y a un clash cette année, le couple qui reçoit, qui fait chambre d’hôtes a décidé d’arrêter leur activité, ils sont épuisés, fatigués et les autres arrivent, comme les autres années, avec cette envie de jouir de la vie, des vacances, du soleil, ils ne sont pas du tout dans le même mood. Le couple qui reçoit est un couple usé et il y a des tensions qui vont se créer.

Je pense que le personnage que je joue est en demi-teinte, c’est une femme qui est assez discrète, qui subit la situation, qui ne se manifeste pas violemment, qui arrondit les angles, qui est beaucoup dans le care, dans le soin, c’est quelqu’un qui déteste les déflagrations, alors elle fait tout pour que les choses s’arrangent, avec son mari notamment. Qui, lui, est apparemment beaucoup plus dominant mais, à la fin, elle décide de partir….C’était intéressant pour moi de jouer ce personnage, dans la mesure où il n’y avait pas de coup d’éclat, elle est un petit peu en retrait mais elle va exister très fort à la fin, quand elle décide de reprendre en main le gouvernail de sa vie et de ne plus subir.

 

 

Les thèmes abordés sur ce programme pourront en tout cas sans doute parler au plus grand nombre et permettre à pas mal de monde de se reconnaitre…

Tout à fait ! C’est l’usure du temps, ce sont les malentendus, les non-dits qui font que ce couple va imploser. C’est une espèce de catharsis, c’est cette rencontre avec ce couple qu’ils voient chaque année en les accueillant en vacances, il va y avoir un malaise qui va s’immiscer en quelques jours, il va y avoir une grosse explosion. A la fin, on ne sait pas si le couple se sépare mais, vraisemblablement, cela va être le cas, avec la cessation de leur activité de maison d’hôtes.

En complément, un mot si vous le voulez bien sur votre actualité théâtrale, vous êtes actuellement sur scène à la Comédie des Champs-Elysées dans « Inavouable »…

Oui, avec Jean-Luc Moreau, Arthur Fenwick et Alice Raucoules. C’est une pièce qui se joue depuis deux mois maintenant, jusqu’au 17 juillet. Le pitch n’a rien à voir avec celui de France 2 mais c’est aussi une histoire de couples, de conjugalité, il y a aussi des petits grains de sable qui font que des situations vont s’envenimer. Finalement, la vie est un éternel recommencement, ce sont des choses que l’on voit souvent en télévision ou au théâtre. Eric Assous a beaucoup traité la conjugalité avec les petites trahisons, les non-dits, il y a quelque chose de similaire. On apprend que le couple que je forme avec Jean-Luc Moreau est un couple qui est grand parent, ils doivent recevoir leur petit garçon et on apprend, tout au début de la pièce, que la belle-fille trompe leur fils. Donc, à partir de là, d’autres coups de théâtre vont arriver, vont faire qu’il va y avoir un grand chaos au sein de leur couple et de celui de leur enfant. Les choses vont se démêler, se reconstruire tout au long de la pièce, pour arriver à une issue heureuse. Donc ça se termine plutôt mieux que le couple que je forme sur « Amis d’enfance » où, là, on pense qu’il y a un point de non-retour quand même.

Merci, Anne, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Fort Boyard : Clémence Botino, Miss France 2020, évoque sa nouvelle participation à la célèbre émission de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clémence,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Ce samedi 2 juillet, nous pourrons vous retrouver dans la première émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Alors, c’est vrai que se dire que l’on fait « Fort Boyard » dans sa vie, c’est quelque chose d’assez grandiose. Après, c’est une sacrée aventure et ça peut parfois être assez intimidant de retourner dans le fort, surtout que la première fois que je l’avais fait, quand j’étais en titre, j’avais eu une petite mésaventure avec les piments. J’étais un peu inquiète d’en avoir à nouveau mais ça n’a pas été le cas, c’est plutôt bon signe. Mais ça s’est super bien passé, ça reste un endroit assez anecdotique, que peu de personne ont la chance de visiter finalement.

D’ailleurs, à titre plus personnel, que représente, pour vous, ce jeu ? Le regardiez-vous en famille, le samedi soir, plus jeune, avant même d’y participer ? Certains moments vous avaient-ils marquée ?

Enfant, on regardait « Fort Boyard » avec ma famille, tout le monde connait cette émission. Je ne sais plus à quel âge j’ai arrêté de regarder l’émission mais je sais, en tout cas, que j’étais impressionnée par les tigres. A l’époque où j’étais enfant, il y avait encore les tigres, les personnages, Félindra, Passe-Partout, Passe-Muraille…c’était le Fort quoi, c’était « Fort Boyard », c’était presque irréel en fait comme programme. Puis, après, on grandit, on se rend compte que ça existe vraiment mais c’est vrai que ça rappelle des souvenirs. Quand on entre au Fort, on se dit « waouh ». C’est plus petit en vrai qu’à la télé.

 

 

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de votre premier passage en 2020 ?

Alors, il y a quelque chose qui était intéressant avec mon premier passage, c’est que c’était pendant le Covid. Toute la logistique de l’émission avait changé, on n’allait pas de salle en salle, il y avait moins de spontanéité parce qu’il fallait respecter les gestes barrière. La particularité cette année est qu’il n’y avait plus ces restrictions donc c’était beaucoup plus sympathique en fait de le vivre comme ça. La première fois, on avait nos masques, c’était assez spécial mais j’avais trouvé cela magique, j’étais avec Camille Cerf, qui est une ancienne Miss France aussi, on était avec Booder et Claude de « Koh Lanta », une sacrée équipe. J’avais trouvé cela assez fou de vivre « Fort Boyard » pour la première fois, c’est fou, c’est dingue.

En plus, ce qui est rigolo, c’est qu’au moment où on arrive, on doit s’accrocher à un filet géant permettant d’aller du bateau au fort, on ne s’y attend pas, c’est assez surréaliste.

Fort de cette première expérience, comment avez-vous abordé cette édition 2022 ? Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

Alors, je dirais un petit peu des deux. Pourquoi ? Parce que, effectivement, le fait d’avoir déjà vécu cette aventure fait qu’on la comprend, on connait plus ou moins la dynamique, on a déjà eu les sueurs froides, on sait que l’on peut s’attendre à tout. A « Fort Boyard », rien n’est dit, rien n’est acté donc tout est possible. Mais c’était rigolo, j’ai fait cette émission avec notamment Elie Semoun et Marie s’infiltre, qui n’étaient jamais allés au fort et qui étaient un peu stressés. Donc, finalement, je me disais que j’avais une longueur d’avance parce que j’y suis déjà allée. Mais quand même, on a toujours peur, on se demande à quelle sauce on va être mangé cette année. C’est toujours ça sur « Fort Boyard »…

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Alors, j’aurais préféré la question inverse, est-ce qu’il y a des épreuves que vous n’avez pas du tout envie de tenter ? Je vous avoue, vraiment, je ne suis pas quelqu’un de très téméraire. Quand je dis téméraire, ce n’est pas une question de courage, c’est vraiment que je n’aime pas être malmenée, je n’aime pas être envoyée dans tous les sens avec des machines, je n’aime pas qu’on me jette des serpents. En toute honnêteté, quand je vais dans un parc d’attraction, j’évite les attractions à sensations fortes. Après, sur « Fort Boyard », il y a quand même des associations en jeu et comme il y a un objectif de gagner une somme pour ces assos, ça change tout. Ce n’est pas que du loisir, il y a un objectif derrière, ce qui fait que l’on est plutôt content d’y aller. Mais, après, je vous avoue que, à la limite, de rencontrer le Père Fouras ne me dérange pas, c’est plus calme, je préfère.

 

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur les associations que vous défendez, « Centre de Conservation des Chimpanzés » et « Keep a Breast » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Complètement ! Vous savez, dès fois vous vous retrouvez face à des épreuves – bon, je ne vais pas vous dire exactement lesquelles – où vraiment vous vous demandez si vous avez envie de faire ça. Et puis on pense aux gens qui font partie des associations que l’on soutient et qui n’ont pas forcément la chance, pour X ou Y raison, de vivre ce que l’on est en train de vivre. Ça m’a fait cela sur cette édition, je me suis retrouvée dans une épreuve où, vraiment, je me suis demandé si j’allais la faire. En fait, quand on pense à ces gens, on doit faire preuve de courage parce qu’on se dit que ce que l’on vit est quand même une chance et que certains ne l’ont pas. Cela donne beaucoup d’adrénaline et de force pour aller au bout.

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Oui, on a beaucoup rigolé je vous avoueJ. On a eu des fou-rires mais, surtout, ce qui est intéressant avec « Fort Boyard », c’est que toutes les personnalités sortent un peu de leur retranchement. Rien n’est figé. Je prends quelqu’un comme Elie Semoun, qui est un très grand humoriste, comédien, il est aussi un personnage de mon enfance et, quand je l’ai rencontré, j’étais assez intimidée. Mais, finalement, on le sort de sa zone de confort, on le sort de son théâtre en fait et il est un peu soumis à ces épreuves et défis très spontanés. Donc ça crée une sorte d’insouciance de la part de tous les candidats et ça crée des situations vraiment épiques. Juste, c’est très très drôle, vraiment.

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ?

Là, on se dit « pourvu que l’on ne termine pas à 1 heure du matin » J….parce que c’est un long tournageJ. Il commence à 10 heures du matin et se termine parfois à 1 heure du matin, voire plus pour les malchanceux qui n’ont pas forcément un beau temps. Mais c’est vrai que l’on se dit « allez, la journée sera longue mais au moins tu seras contente de l’avoir faite ».

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Ca rajoute un temps supplémentaire, c’est bien, ça nous permet d’avoir peut-être un peu plus d’argent pour les associations. C’est quand même sympa que l’on puisse avoir cette chance. Comme on a fini la journée, en général tout le monde est plus détendu, on se remémore les souvenirs et, voilà, on termine cette belle journée.

 

 

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous de ce deuxième passage sur le fort ?

Alors, le souvenir que je garde - je ne peux pas vous citer les épreuves - c’est que, finalement, il ne faut pas se prendre au sérieux quand on fait « Fort Boyard » parce que, plus on se lâche, plus on en garde un bon souvenir. C’est-à-dire qu’il ne faut pas se mettre de barrière, si on a envie d’hurler, on hurle, si on a envie de pleurer, on pleure, si on a envie de crier, on crie…voilà, il faut se laisser aller et quand on se laisse aller, on passe encore une plus belle aventure je trouve.

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être une bonne candidate sur « Fort Boyard » ?

Alors, avoir de la force physique, il n’y a pas photo…les sportifs, les athlètes ont plus de facilité dans les épreuves parce que ces dernières sont assez physiques. Mais quand même, la patience marche bien aussi. C’est une belle vertu dans ce genre d’épreuves, ce n’est pas le plus fort qui va marquer le plus de points, ça aide mais, parfois, la patience fait performer, vraiment.

Si l’occasion se présente à nouveau, on vous imagine prête à repartir sur le fort ?

Oh, ben, comme on dit, « jamais deux sans trois ». Il y a même des candidats qui ont fait au moins une dizaine de fois l’émission. Donc, oui, je pense que j’irais, tant que je suis jeune et que je peux vivre cela, je continuerais, oui.

Merci, Clémence, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Fouzi fait le bilan de son aventure et évoque son départ lors d'une épreuve éliminatoire !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Fouzi,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », actuellement diffusée sur TF1. Les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place ?

Bien sûr ! La diffusion est toujours une période particulière, ça fait du bien de revoir cela, ça me permet de me remémorer des moments encore plus fortement je pense, ce sont des supers souvenirs qui émergent, parfois des moins bons quand on se voit aussi maigre et franchement c’est un peu compliqué de se voir à l’image comme cela. Mais oui, oui, ça nous ravive la flamme du tournage.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Ça fait 10 ans que j’en rêve, « Koh Lanta » est un rêve de gosse, je regardais l’émission quand j’étais plus petit, avec ma mère, avec ma famille, quand on était en vacances en Algérie, à l’époque la diffusion était l’été. Je m’amusais à refaire les épreuves, c’est vraiment un rêve d’enfant de vivre cela. Petit à petit, c’est vraiment devenu un objectif, j’avais aussi à cœur de véhiculer certaines images et de montrer que quelqu’un qui avait une double culture comme moi, ça pouvait être une richesse et pas un fardeau comme ça peut parfois être entendu en France. Et puis faire briller les yeux de mes proches, me dépasser et gagner l’aventure, l’émission.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparé d’une manière spécifique ?

Je fais pas mal de sport, après j’ai essayé de faire une préparation un peu plus complète, notamment en termes de natation, d’apnée, de sports un peu plus complets. J’ai essayé de faire d’autres sports. J’avais fait des stages de survie, en Colombie, en Thaïlande, de la plongée sous-marine, cela m’a bien aidé, notamment pour tout ce qui est construction de cabane, pêche,…ça a été utile. Et puis c’est surtout une préparation mentale, « Koh Lanta », c’est vous et les autres, on se met dans une bulle, on essaye d’être positif, de faire en sorte que votre nom ne sorte jamais dans l’urne, que vous fassiez l’unanimité au sein des autres aventuriers.

L’aventure avait démarré sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis dès les premières minutes de l’existence du totem maudit. Quelle avait alors été votre réaction ?

Honnêtement, ça fait très peur quand on entend cela. On se dit « ouhlà, mince, on va être mangés à quelle sauce ? ». Surtout on se dit que l’on ne va pas pouvoir être maitre de son destin, contrairement à un autre « Koh Lanta », où si vous êtes bon socialement, stratégiquement, vous pouvez aller assez loin. Là, vous le voyez, mon élimination est quand même liée en partie au totem maudit, ça rabat à chaque fois les cartes. Là, à la fin de l’aventure, vous êtes envoyé sur une épreuve éliminatoire, alors que vous ne le méritez pas forcément puisque vous n’avez pas fini dernier sur l’épreuve précédente. C’est ça aussi qui fait le charme de la saison, à chaque fois on est paniqué à l’idée de savoir à quelle sauce on va être mangé à cause de ce totem.

Concernant l’épisode de votre élimination, on l’a vu, un rebondissement en est en partie à l’origine, avec cette épreuve éliminatoire à trois, aux côtés d’Olga et de Jean-Charles. Lorsque Denis l’évoque, que vous étiez-vous alors dit ?

Alors, étonnement, ça va tellement vite que l’on n’a pas forcément le temps de réfléchir à cela. Mais je me dis quand même qu’il y a des chances que j’y sois. Si j’y vais, ben tant mieux, à ce moment-là de l’aventure, j’avais besoin d’un peu de confiance et de me mettre en avant. Je voulais vraiment y aller, bon, après, on a vu que ça ne m’a pas été favorable. Mais, à ce moment-là, je voulais plutôt y aller. Si je devais y aller, tant mieux, ça me permettait de me mettre en avant et de me donner de la confiance pour la fin de l’aventure. Parce que si je reviens de l’épreuve, je reviens avec plus de confiance et, malheureusement, ça s’est arrêté là.

Au moment d’entendre votre nom, vous n’êtes finalement pas si surpris que cela et vous le prenez presque positivement au final…

Exactement ! C’est vrai que quand Bastien me cite, je me dis que c’est une opportunité pour moi, ça me permet de prouver ma force, ma valeur, moi aussi j’ai envie de me dépasser sur une épreuve. Surtout, je me dis que ça ne sert à rien de le prendre négativement. En général, le positif attire le positif et, de toute façon, je ne peux pas changer la voie de Bastien. Je me dis « Vas y, donne toi à fond, n’ai pas de regret et reviens encore plus fort de l’épreuve ».

Justement, sur l’épreuve en elle-même, qu’est-ce qui, avec le recul, vous a manqué ?

Je dirais du calme, clairement, de la sérénité et le fait de ne pas paniquer. Et puis un peu de cou en plus. C’est étonnant, ce sont des petits détails que les téléspectateurs ne voient pas, à l’épisode 4, on a une épreuve où on est sur des poutres, où on est sur de l’équilibre, là je suis en pleine forme, je ne tombe jamais alors que Jean-Charles, François et Maxime n’arrêtent pas de tomber, on voit qu’ils ne sont pas à l’aise, contrairement à moi. Là, on voit à J+32 de l’aventure, que je n’arrive même pas à tenir  debout. C’est quand même la preuve que le physique, à un moment, dit stop. Je sais que les gens aiment bien dire « le mental, le mental » mais il n’y a pas que cela. Je pense que l’on perd de ses sens et ça se voit. L’équilibre est pourtant un de mes points forts, je l’ai bien travaillé, je pensais être fort là-dessus, je l’ai été jusqu’à la réunification mais après, vous perdez tellement de poids, 69 kilos, je n’avais jamais fait ce poids-là, votre corps n’est pas le même, vous n’avez pas le même sens de gravité, il y a la fatigue, le soleil, on le voit il fait très chaud, après c’est la même chose pour Jean-Charles. De mon côté, vous rajoutez cela plus le fait que je pétais un câble sur ces boules, je suis devenu fou, j’ai même failli arrêter, je n’en étais pas loin,…Donc c’est clair que c’est un peu des deux.

Avec le temps, vous dites-vous que c’est « mieux » de partir comme cela, plutôt que sur une élimination au conseil par ses camarades ?

Pour moi, c’est deux poids deux mesures, il y a deux analyses. D’abord, je me dis « mince, c’est quand même dommage, je ne me fais pas éliminer par les autres », ça veut dire que j’aurais pu aller plus loin, même, si je vais jusqu’à la fin, être choisi par mes pairs parce que je pense que j’avais fait l’unanimité auprès des autres aventuriers, que ce soient les jaunes et les rouges. D’un autre côté, je me dis que c’est quand même noble de sortir sur une épreuve où vous ne vous faites pas éliminer par des gens, où ce n’est pas votre nom qui ressort parce que l’on ne vous aime pas, pour des questions stratégiques…J’ai ces analyses-là, j’essaie de me remonter le moral en me disant que j’ai quand même fait 33 jours, j’ai fini 8è, c’est quand même une belle place. Alors, c’est clair que j’aurais aimé gagner cette aventure mais c’est comme ça.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de l’aventure ?

Alors, j’ai clairement la première victoire avec les bleus, où on a une impression d’un bulldozer, ça ne se voit pas trop à l’écran, on est tellement à l’aise, on se dit que l’aventure démarre trop bien, c’est magnifique, on est une belle équipe, je me sentais en forme physiquement, c’était une belle émotion de se dire que c’était le premier totem remporté. Un super souvenir pour moi aussi, c’est ce moment avec la pêche où je fais cette dédicace à mon père, il y a tout le côté familial qui ressort, c’est vrai que pour moi c’était important. Le pire souvenir, c’était cette élimination, ainsi que les départs de Samira et de Collin, qui ont été un peu durs pour moi.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à supporter ou à appréhender ?

Clairement, la faim et le froid. La faim parce que l’on n’a rien à manger et c’est hyper frustrant, on a envie d’aller chercher à manger mais quand vous y allez, vous brûlez des calories, vous ne trouvez pas grand-chose donc c’est vraiment le cercle vicieux, vous vous dites que, limite, vous avez passé plus de temps à chercher qu’à manger. Donc c’est compliqué. Et puis le froid aussi. C’est vrai, je me souviens des gouttes d’eau qui nous tombaient dessus tous les soirs, on n’arrivait pas à dormir, on bougeait, il était 2 à 3 heures du matin, on faisait en sorte de bouger pour ne pas avoir la goutte d’eau qui nous tombe sur le visage, afin de pouvoir dormir. Ce sont de mauvais souvenirs, enfin oui et non, ça reste gravé, on se dit que l’on est vraiment passé par quelque chose d’extraordinaire. Mais c’est très fatigant, les nuits sont interminables.

Au quotidien, sur le camp, quelles tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

J’aimais bien tout ce qui est construction de la cabane et maintien ensuite, c’est vrai que j’en faisais beaucoup, c’est quelque chose que j’aimais bien. Pour moi, c’était important le soleil et ce côté cocon. Et après le côté chasse aussi, j’allais très souvent chercher du manioc, et puis trouver des cocos ainsi que des choses qui nous permettaient de manger un minimum.

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, seriez-vous tenté de refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Oui, bien sûr ! Alors, je mettrais des Snickers et des Bounty dans mon sac J J J, non dans mon ventre plutôtJ. Franchement, je mangerais plus en amont, je suis arrivé fit mais il faut arriver fat en fait, il faut arriver avec 5 à 6 kilos en trop, histoire d’être bien au moment de la réunification. C’est important d’avoir des réserves…Sinon, oui, complètement, c’est une aventure extraordinaire à vivre, on n’en garde que des bons souvenirs, des belles rencontres, j’en vois encore plus au moment de la diffusion. Juste après le tournage, on se dit que ça a été tellement compliqué que non, là quand on voit la diffusion, et les émotions que cela a pu procurer, évidemment oui !

Merci, Fouzi, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Olga nous livre ses souvenirs de son aventure à l'autre bout du monde !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Olga,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta, le totem maudit » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place ?

Oui, absolument ! Le fait, déjà, de revoir l’émission depuis le début, il y a plein de choses que je découvre aussi. Vous savez, il y a des choses que je n’ai pas vues, il y a des choses que je n’ai pas entendues, je découvre aussi complètement un autre univers que je ne connaissais pas. Effectivement, à chaque fois, il y a des épreuves, à chaque fois, il y a quelque chose de fort que j’avais vécu et, oui, j’ai l’impression de les revivre à nouveau.

Pour en revenir à l’origine de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Je suis de la nature un peu de l’amour de l’aventure, de la compétition, j’adore me mettre de nouveaux challenges et aussi me mettre de nouveaux objectifs. « Koh Lanta », quand je l’avais vu à la base, il y a très longtemps quand je suis arrivée en France, je suis tombée complètement amoureuse du concept, de tout ce que ça représente. Aussi le fait de rencontrer de nouvelles personnes, comme cela, dans un moment complètement insolite. Vraiment, je suis tombée amoureuse de ce concept et je me suis inscrite directement. La première fois, je ne suis pas passée et je suis passée un petit plus tard. « Koh Lanta » regroupe tout ce que j’aime, c’est extraordinaire comme jeu.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparée d’une manière spécifique ?

Non, je ne me suis pas préparée parce que j’aime aussi la découverte de choses. Physiquement, j’étais déjà prête plus ou moins parce que je suis danseuses professionnelle, donc je me prépare tous les jours malgré moi, étant obligée d’être toujours en forme. Quelque part, physiquement, j’étais déjà plus ou moins en forme, j’ai essayé de me préparer mentalement en me disant « ok, ça va être très difficile donc il va falloir beaucoup méditer le matin pour tenir le coup la journée ». Mais, voilà, on va dire que je n’ai pas forcément préparé quelque chose de particulier. Je voulais vivre cette aventure de A à Z et vraiment découvrir tout.

La saison, on l’a vu, avait démarré sur les chapeaux de roues avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence d’un totem maudit. Comment aviez-vous réagi à cette information ?

Déjà, je me dis « ok, il y aura toujours un petit quelque chose qui va nous bloquer quelque part, on sera toujours en danger ». D’une, ça fait peur mais, de deux, ça donne un challenge supplémentaire d’éviter le totem maudit. Donc c’est stressant mais, en même temps, l’adrénaline monte dix fois plus.

Lors de l’épisode diffusé mardi dernier, on a pu noter que l’épreuve de confort, avec les obstacles successifs à franchir, sacs sur le dos, a été particulièrement difficile à ce stade-là de l’aventure…

Oui ! En fait, cette épreuve m’a fait penser aussi un peu au parcours du combattant mais avec les sacs en plus. C’était très très difficile. Physiquement, on est vraiment au bout, on est à plus de 30 jours d’aventure, ça commence à être très difficile. C’est vrai que cette épreuve était particulièrement difficile au niveau physique. Mental, ça tient mais physique, ça commence à être difficile, oui.

En trois jours, on a vécu l’épuisement physique puis l’épuisement mental avec l’épreuve d’immunité. Elle était tellement tellement difficile psychologiquement, on était vraiment dans se contrôler, dans ne pas perdre pied, à essayer d’être le plus focus possible, le plus minutieux possible. Entre la fatigue physique et la fatigue mentale, d’être minutieux, c’est impossible. On voit que tout le monde commence à être très énervé, François, même Bastien, quelqu’un d’assez calme dans la vie de tous les jours, pète les plombs, tout le monde est au bout.

Un peu plus tard, vous vous êtes sans doute fait une belle frayeur, avec ce souci à la cheville, à l’issue de cette épreuve d’immunité. Avez-vous craint de ne pas pouvoir revenir dans l’aventure pour défendre votre place ?

Exactement ! Quand je tombe, j’ai toute l’aventure qui défile devant mes yeux et je me dis « mais ce n’est pas possible, j’ai fait tout ça pour me blesser à ce moment-là ». Ma tête me dit « mais non, jamais de la vie, c’est impossible, il va falloir que tu tiennes le coup ». En fait, je pense, d’où vient aussi cela, c’est que, entre la fatigue physique et la fatigue mentale, je dois peut-être lâcher prise tellement fort que je ne fais pas du tout attention ni à mon corps ni au contrôle de ce que je suis en train de faire. Du coup, je me tords la cheville et, par chance, vraiment je ne dors pas la nuit pour avoir les résultats, ils sont bons et je me dis que j’ai vraiment encore une chance d’aller plus loin. Vraiment, je suis très rassurée de revenir.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous sentiez-vous pleinement en danger ?

Oui, complètement ! Je me sens à 100% en danger mais « Koh Lanta », c’est une aventure pleine de rebondissements et je me dis que l’on ne sait jamais et que, peut-être, il pourra se passer quelque chose. Du coup, je reviens, je suis très heureuse de revenir, prête à affronter de nouvelles épreuves, physiquement j’étais prête à aller jusqu’au bout, dans ma tête aussi. Mais, en même temps, c’est vrai que j’ai cet arrière-goût qui me dit que ça va être très difficile au niveau des votes.

En plus, les votes ont été très serrés et votre élimination ne s’est pas jouée à grand-chose…

Exactement ! En fait, la seule chose qui pouvait me sauver, c’était peut-être de voter contre Géraldine ou Jean-Charles et essayer d’avoir le même vote, ensuite de tirer la boule. Comme j’étais en pacte avec les deux, je ne me voyais pas les trahir et de retourner ma veste. Du coup, j’ai préféré garder ma parole et me mettre en danger, malheureusement. Mais, au moins, je suis restée sur mes convictions et sur ce que je ressentais le mieux.

Juste après que Denis ait éteint votre flambeau, on vous sent particulièrement émue….

Oui ! En fait, c’est très difficile de quitter l’aventure à ce stade-là. On a passé plus de 30 jours sur le camp, j’ai tellement franchi d’étapes dans cette aventure, à commencer par avoir commencé à perdre tous mes amis, tous mes alliés dès le début de l’aventure, j’ai vécu tellement de choses avec le cœur, aussi d’essayer de survivre comme lors de l’équilibre sur l’eau, ou sur les épreuves avec François…il y a tellement de choses qui se sont passées et là je me dis que c’est la fin. Ça me fait bizarre, je me dis que j’ai presque touché les poteaux, je me demande comment c’est possible. Donc j’ai de la déception, en même temps, je me dis que j’ai quand même tenu longtemps car j’aurais pu partir beaucoup plus tôt. En même temps, je me dis qu’il ne restait vraiment rien pour arriver vraiment au bout. Donc je suis très partagée entre plein d’émotions et je suis assez triste.

Parmi les moments marquants de votre aventure, on peut penser notamment aux lettres de vos proches…Sans doute que cela vous a fait beaucoup de bien ?

Oui ! En fait, le jour où on arrive avec Jean-Charles face à ce coffre, la première chose que je vois, directement, ce sont les lettres. Je ne pense même pas à la nourriture, je me dis que si je pouvais continuer à ne pas manger mais lire la lettre, ce serait le plus beau cadeau, ça me donnerait la pêche, ça me ferait vraiment du bien. Jean-Charles, gentiment, me propose de prendre la lettre, bien qu’il y ait d’autres choses à prendre en priorité. Bien sûr, ça me touche énormément, il y a mon mari qui m’avait écrit, il y a mes amis, du coup ça me fait chaud au cœur, ça me fait du bien, ça me relance à nouveau à aller encore plus loin.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Alors, je pense que l’un des plus beaux souvenirs est la victoire lors de l’équilibre sur l’eau. Les émotions étaient tellement fortes, j’ai vraiment vécu quelque chose d’extraordinaire. Bien sûr, quand je repense à tout cela, le premier jour d’aventure, sur le bateau, c’était juste exceptionnel, c’était magique. Le jour où nous avons gagné les élastiques avec l’équipe bleue, c’était un moment extrêmement marquant. Les rencontres que j’ai faites avec les aventuriers ont été vraiment géniales, les amis que j’ai trouvés, donc il y a plein de moments marquants. En fait, « Koh Lanta », ce ne sont que des moments marquants et je pense que, à vivre, c’est vraiment exceptionnel, j’ai vraiment de la chance de l’avoir fait.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué à supporter ou à appréhender ?

Au quotidien, la survie est très difficile, vraiment. De ne pas pouvoir manger, c’est difficile mais c’est quelque chose encore que j’ai géré. L’humidité, la pluie, le froid, c’est quelque chose de très très difficile à vivre, ça nous épuise, on n’arrive pas trop à dormir, c’est quelque chose qui est difficile à vivre tous les jours. Evidemment, la perte de mes alliés, petit à petit, m’a vraiment bouleversée, ça m’a vraiment fait mal au cœur de voir mes amis partir un à un, de ne rien pouvoir faire pour les sauver, ça m’a marquée beaucoup.

Sur le camp, quelles principales tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

J’ai adoré couper les cocos avec Anne-Sophie, quand on s’est retrouvées, aller ramasser les cocos, essayer de trouver les meilleures cocos, qu’elles soient bonnes. En gros, c’était un moment extrêmement génial, ça voulait dire que l’on allait manger du coco, bien que l’on n’en pouvait plus, c’était quelque chose de très très bon. Aussi de partager ce moment, de couper les cocos, de les partager entre la tribu, ça a toujours été un petit moment convivial que l’on aimait bien faire.

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, auriez-vous l’envie de refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Vous savez quoi ? Je ne refais pas mon sac, j’y vais direct J J J. Mais, oui, évidemment ! N’importe quel aventurier, je sais que l’on est tous prêts à aller refaire cette aventure. C’est vraiment un moment extrêmement dur mais tellement insolite, tellement unique à vivre, il faut le vivre absolument. Je pense que n’importe quel aventurier vous dirait « oui, je repars direct ».

Merci, Olga, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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