Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

television

Face à face : Constance Gay évoque la nouvelle série judiciaire de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Constance,

Merci de nous accorder quelques instants pour répondre à nos questions !

A partir du 15 mars prochain, nous pourrons vous retrouver dans la nouvelle série judiciaire de France 3 « Face à face ». A titre personnel, on imagine que, dans le contexte que l’on a tous connu ces derniers temps, proposer aux téléspectateurs un programme inédit doit être une source de joie et de fierté ?

D’abord, il faut souligner que c’est une nouvelle série France Télés et non une autre saison d’une autre série qui a déjà été tournée. C’est toujours très chouette ! On a été le premier tournage, en fait, à recommencer juste après le confinement, on était ravis de pouvoir travailler et de mettre le nez dehors. Pour tous les comédiens, comme pour tout le monde, j’en suis bien consciente, il y avait eu en effet quelques angoisses quant au travail. Le fait que cette série sorte maintenant est chouette, elle est fraiche, comparé à d’autres séries plus noires de polar. On a essayé d’apporter cette petite touche de fraicheur dont on a tellement besoin en ce moment. On espère que ça plaira aux gens !

Avec vos mots, comment pitcheriez-vous cette nouvelle série de 12 épisodes ?

C’est l’histoire de deux sœurs, dont l’une ne sait pas qu’elle a une sœur, alors que l’autre le sait depuis toujours. La petite court en fait derrière la grande, elle rêve d’exister à ses yeux. La grande a une vie plutôt très structurée, très construite, elle n’a absolument pas envie que sa petite sœur s’intègre dans cette famille si structurée. Au-delà de ça, elles vont, en plus, devoir travailler ensemble. L’une est juge d’instruction, l’autre est commandante. Donc, en fait, la frontière entre le travail et la famille est fine, on ne sait plus très bien et on verra leur relation au travers de ces deux axes.

 

 

Vous y interprétez la commandante de police Vanessa Tancelin. Qui est-elle ? Elle a parcours professionnel mais aussi personnel qui est très fort….

Je pense que Vanessa est tout l’inverse de sa sœur. Si on remonte à la source, son père avait sa propre famille et elle a été élevée par une mère très libre. Elle n’a pas du tout les mêmes fondements que sa sœur, évidemment ça a des répercussions sur la suite. Aujourd’hui, Vanessa est quand même très très rock pour une commandante.

Elle s’est construite sur de la déconstruction, là où Justine va à présent se déconstruire alors qu’elle avait des bases très solides. Ce personnage est vraiment un bonheur à jouer pour une comédienne, elle est rock, elle est libre mais, en même temps, elle est quand même très centrée, elle n’est pas juste folle dingue à faire ce qu’elle veut. Je pense qu’elle tuerait pour une bonne vanne ou pour une connerie, elle est constamment en train de tester des choses, si elle voit par exemple un stylo, il faut qu’elle fasse quelque chose avec qui l’a fait marrer. Ces moments-là sont assez légers, c’est super à jouer, en complément de scènes beaucoup plus sérieuses et profondes. Vraiment, créer ce personnage a été un délice !

Au moment de l’interpréter, avez-vous eu une méthodologie particulière de préparation ? Ou du moins certaines sources d’inspiration ?

Je ne travaille pas de la même façon selon les tournages. Sur la série, j’avais 8 minutes de texte à apprendre par jour, on a eu le scénario assez tard, il a fallu se laisser surprendre. En tout cas, pour la création d’un personnage, je lis beaucoup et des choses me viennent comme ça, que je ne vais pas chercher. Puis je relis et, au fur et à mesure, je vois. Mais ça vient à moi…Je voyais dans ce personnage quelqu’un qui s’amuse, qui joue avec un peu tout et je voulais jouer de jouer en fait. En plus, c’est assez universel, elle a tellement de masques, tellement de protections, du fait de sa jeunesse, qu’elle a une très forte personnalité. C’est un personnage également assez fin et assez attachant, elle n’est pas juste barge.

J’ai passé le casting pendant le confinement, c’était au moment où je regardais une série qui s’appelle « Killing Eve ». Où une psychopathe rencontre une flic. Les actrices sont exceptionnelles et je me suis dit qu’il fallait que je chope des choses de cette psychopathe, du moins de sa liberté. En annexe, il y a eu « Euphoria » aussi, avec le personnage incarné par Zendaya, elle a des façons de regarder ou de s’amuser des choses que j’ai essayé de capter.

 

 

En tant que comédienne, ce doit sans doute être chouette d’avoir une palette artistique aussi large à jouer, entre le cadre professionnel d’un côté et les relations plus personnelles de l’autre ?

Oui, la palette, du coup, est très très large. Avec le réalisateur, on a fait attention à contenir tout cela, il ne fallait pas que ça parte dans tous les sens. Mais bon, quand elle veut quelque chose, elle fait tout pour l’avoir. Elle n’a rien à faire des chemins qu’elle emprunte. C’est génial à jouer, j’ai pu inventer plein de choses. On a eu la chance aussi de tourner avec des réalisateurs qui nous laissaient assez libres, avec qui on a pu proposer. C’était assez génial, on avait l’impression de jouer avec des Playmobil et des Lego, de tirer sur une corde, d’en enlever une autre pour dessiner les personnages, c’était super !

En plus d’explorer la collaboration entre justice et police, cette série aborde des thèmes forts de société…

Totalement ! Ce qui se dénote un peu dans cette série comparativement aux autres, c’est que ce n’est pas juste quelqu’un qui a tué quelqu’un d’autre… le coupable est vite trouvé et la question n’est pas là, c’est surtout comment le faire incarcérer, comment le juger, comment le mettre sous les verrous. Ça pose beaucoup de questions de droit. En fait, les enquêtes ne sont absolument sur qui a fait quoi, on se concentre surtout sur les questions de droit qui sont soulevées, ce que je trouve très intéressant. On a appris des choses pendant la lecture du scénario, je pense notamment à l’épisode du viol.

Du coup, c’est aussi en cela que cette série pourra plaire au public, elle parlera au plus grand nombre au travers de la diversité du contenu…

J’espère bien ! Je pense que c’est assez frais pour que les plus jeunes regardent. On verra bien…J’adore me faire surprendre. C’est la première série française dans laquelle j’ai le rôle principal, je suis un peu curieuse des retours. Ils étaient bons à Luchon…C’est une série qui n’est pas prétentieuse, qui remplit les codes attendus par certains téléspectateurs et, en même temps, elle a ce petit truc en plus…C’est frais, c’est chouette, on ne se prend pas la tête…Si les gens ont autant de plaisir à regarder la série qu’on en a eu à la tourner, on aura rempli le contrat.

 

 

A noter également que la série a reçu, au dernier Festival de Luchon, le prix 2022 de l’excellence pyrénéenne de la série de 52 minutes. Cela a dû vous faire chaud au cœur ?

En fait, on ne s’y attendait pas du tout du tout….un polar qui se retrouve prix de la meilleure série, on a halluciné ! On était prêtes à partir, d’ailleurs, pour l’anecdote, Claire s’était absentée à ce moment-là, ce qui a généré pas mal de fous rires entre nous. C’est toute une équipe que l’on récompense avec ce genre de prix, c’est génial d’avoir cette reconnaissance-là du milieu professionnel. Ça fait plaisir et ça reconnait le travail de tout le monde…une série, c’est quand même un gros bazar, chaque poste est tellement important. On me parle toujours de mes costumes et de mes coiffures mais, pour moi, ce personnage n’existerait pas sans tout le travail fait par les maquilleurs et les costumiers. De suite, ça aide à camper un personnage. Idem pour la déco.

Cela s’explique aussi par un très chouette casting, tant sur les récurrents que pour les guests…

Oui, c’est super ! Il y avait notamment Lionel Abelanski, que j’adore, ou encore Jina Djemba …Tous nous ont appris des choses, j’ai pris énormément d’eux. J’étais un peu comme une petite fille qui apprenait des grands, c’était trop génial d’avoir tous ces super talents avec nous ! Le tout avec bienveillance.

 

 

Après 12 premiers épisodes bientôt à l’image, si le succès d’audiences se confirme, ce pourra être l’occasion de retrouver toute l’équipe pour une suite…

On espère une saison 2, c’est sûr ! Après, ça dépendra des téléspectateurs, même si je pense que ça sent bon…

En parallèle, quels sont vos autres projets et actualités en ce moment ?

Je suis actuellement en tournage, sur un film d’époque pour Canal+. Je suis en train de vivre un peu le rêve d’une vie, je fais de l’escrime, du cheval….C’est vraiment super ! Pour le reste, ce sont surtout des projets personnels en réalisation, des documentaires, des courts métrages de fiction, j’ai un peu consacré mon année dernière à cela.

Pour terminer en bouclant la boucle, que peut-on souhaiter à toute l’équipe de « Face à face », à quelques jours de la première diffusion ?

Franchement, ce que l’on peut nous souhaiter, c’est que le public s’amuse comme on s’est amusés à la faire et qu’il soit investi comme nous l’avons été.

Merci, Constance, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Meurtres sur les iles du Frioul : Myra Bitout évoque son personnage dans le téléfilm de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

@ François Lefebvre

 

Bonjour Myra,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce samedi 12 mars, nous pourrons vous retrouver en prime sur France 3 dans « Meurtres sur les iles du Frioul ». Dans le contexte que l’on a tous connu ces derniers mois, ce doit sans doute être une joie et un plaisir de pouvoir proposer un contenu inédit aux téléspectateurs ?

Oui, c’est stressant et excitant en même temps. C’est pour la télé donc c’est cool et, en plus, c’est la première fois que je fais un long-métrage comme celui-ci. C’était une nouvelle expérience, c’était vraiment trop bien.

Avec vos mots, comment pitcheriez-vous ce programme ?

Un crime a eu lieu pendant une pièce du théâtre sur les iles du Frioul et c’est le commandant joué par Jérémy Banster qui est en charge de l’enquête. Son équipier n’est autre que son père mais il y a de petits soucis entre eux. Donc on va suivre un peu les aventures d’un père et de son fils au travers d’un meurtre. Sans oublier une jeune « bleue », qui va être un peu entre les deux et qui, avec Victor, le personnage joué par Jérémy, a une relation un peu comme chien et chat.

Un mot également sur votre personnage : qui est-il ? quelles sont ses principales caractéristiques ?

Je le disais, c’est une « bleue » mais, en même temps, on va la voir évoluer au cours du film et c’est vrai que, avec Victor, ils ont un passé un peu tendu tout en ayant une relation frère/sœur. Elle l’admire, elle le voit comme un modèle et, en même temps, il l’énerve, c’est donc compliqué entre eux. Lui, je pense, l’a voit comment une petite sœur, elle qui n’a pas froid aux yeux. Elle sait ce qu’elle veut, elle ne se laisse pas faire, bien qu’il soit son chef.

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Franchement, dès que j’ai su que j’étais prise pour le rôle, j’ai regardé énormément de reportages. Comme les « 100 jours avec les gendarmes de … ». J’ai adoré regardé cela. J’ai regardé aussi plein de documentaires, je me suis renseignée sur le rôle d’une lieutenante, ce qu’elle faisait, je pensais même au début porter le costume mais, en fait, non, pas du tout.

On image la fierté que cela a dû être de tourner aux côtés de comédiens comme Francis Huster ou Jérémy Banster, pour ne citer qu’eux ?

Pour tout vous dire, quand j’ai vu qu’il y avait Francis Huster au casting, la première personne que j’ai appelée, c’est ma mère. Je lui ai dit « tu ne devineras jamais avec qui je vais jouer » et quand je lui ai dit qui c’était, je crois qu’elle était encore plus contente que moi. Elle l’a toujours admiré en tant qu’acteur. Elle m’avait même ressorti un ticket quand elle avait été le voir à la Comédie française, il y a longtemps de ça. Personnellement, j’ai aussi grandi avec lui, je le connaissais plus que Jérémy, que j’avais surtout vu dans « Un Si Grand Soleil ».

Franchement, c’était une master class tous les jours, les deux étaient tellement bienveillants. Quand j’avais des questions, ils étaient présents, c’était super de tourner avec eux.

Le cadre de tournage était, en plus, particulièrement sympathique….

Ah oui, c’est clair ! Franchement, il y avait une magie autour de ce film…c’était incroyable. Je tournais, je travaillais mais j’avais presque l’impression d’être en vacances car on tournait sur la plage, au port de Marseille, au château d’If. On allait aux iles du Frioul en bateau, c’était marrant. En plus, dans ma famille, on est presque tous pour l’OM donc c’était cool de tourner à MarseilleJ.

 

@ François Lefebvre

 

Avez-vous déjà eu l’opportunité de voir le rendu final ?

Je l’ai déjà vu deux fois, là je vais le regarder à nouveau, avec ma mère et l’une de mes tantes. Le film est tellement bien que, à chaque fois, j’ai envie de (re)découvrir ce qui va se passer dans l’histoire…

Selon vous, et même si ce n’est jamais évident à dire en amont, qu’est-ce qui pourra plaire au public samedi soir ?

L’image et la photographie sont incroyables, on dirait vraiment un film de cinéma. Le cadre est dingue. La musique est magnifique, elle est super belle. Sans oublier l’histoire, les relations entre un père et un fils, une jeune qui travaille en tant que lieutenant. Je trouve qu’il y a beaucoup aussi de fraicheur dans ce film, il peut parler à tout le monde, il peut toucher plusieurs générations.

Après la diffusion à succès en Belgique il y a quelques mois, vous espérez sans doute la même réussite sur France 3 ?

Oui, j’espère que ça marchera aussi bien. En plus, c’est une collection qui est énormément suivie donc je nous souhaite de faire au moins autant d’audiences, si ce n’est plus, que les précédents films.

En parallèle, vous serez prochainement dans les saisons 2 de « Jeux d’influence » et de « Derby Girl »…

« Jeux d’influence » va sortir bientôt sur Arte mais je ne sais pas encore quand. C’est marrant d’ailleurs, j’avais passé le casting pendant le tournage du « Meurtres à … ». Il y aura aussi prochainement, en effet, la suite de « Derby Girl », sur France.tv Slash. Et j’ai un projet bientôt d’une pièce de théâtre, je suis trop contente, ce sera encore une nouvelle expérience, c’est excitant, stressant et, en même temps, je suis trop heureuse. C’est une pièce écrite par Jean-Paul Lilienfeld, le réalisateur de « La journée de la jupe ». La mise en scène sera de Steve Suissa. On commencera sans doute par Paris et j’espère que l’on fera une tournée ensuite.

Merci, Myra, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Koh Lanta : Céline évoque son rôle de capitaine ainsi que son départ tôt dans l'aventure !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Céline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La nouvelle saison de « Koh-Lanta » est actuellement diffusée sur TF1 chaque mardi soir. Justement, les images ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions de ce que vous avez vécu aux Philippines ?

Oui, oui, la diffusion en avant-première est quelque chose d’assez émotionnellement fort, déjà on voit son apparence physique et on entend sa voie, on n’est pas habitué à se voir à la télé, il y a déjà cette vision que l’on ne connait pas. Je me suis même vue rigoler de moi-même, je me suis dit « mince, je suis une comique en fait ». Et les émotions bien sûr, on se demande ce que l’on aurait dû faire pour ne pas être éliminée ou « tiens, je n’ai pas vu ça » car il y a des choses que l’on découvre à l’écran et on se dit « ah oui, d’accord, ils étaient déjà à fond dès le début, j’étais complètement à l’ouest ». Donc, oui, quand on voit l’avant-première, c’est sûr que ça remonte beaucoup beaucoup de choses.

Si on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

La principale raison est que j’avais déjà envoyé ma candidature à l’âge de 25 ans, donc il y a 17 ans. Je me suis vue beaucoup travailler avec le Covid, de par ma profession, je me suis dit qu’il était temps de me consacrer un petit moment à moi. J’ai regardé la dernière saison avec mes filles et je me suis dit « bon, allez, une dernière fois j’envoie ma lettre de candidature, on verra bien ». Donc, voilà, je l’ai envoyée sans m’attendre à être prise derrière, je l’ai envoyée comme ça, en me disant que c’est la dernière fois que je candidate pour cette émission, vu mon âge.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparée d’une façon spécifique ?

Pas forcément parce que j’avais énormément de travail. J’aurais voulu avoir un peu de temps pour moi et m’entrainer mais non, je vous avoue que j’avais la tête dans autre chose. Par contre, là où je me suis préparée, c’est au niveau organisation, au niveau de mon travail, de mes enfants, voilà là j’avais quand même une préparation psychologique parce que je n’avais jamais quitté mes filles. Donc c’est vrai que ce n’était pas non plus rien de les laisser, ni de laisser mes patients, c’était quand même quelque chose qui se prépare. Après, physiquement, je suis dans un club de triathlon, je courre régulièrement quand même, je nage régulièrement. J’avais des bases en sport, même si ça ne se voit pas, c’était ma phrase d’ailleurs ça.

Sur place, l’aventure a démarré sur les chapeaux de roue. Au bout de quelques minutes, Denis annonce la spécificité du totem maudit, avec des conséquences que vous ne maitrisiez pas encore. Quelle a été votre réaction à cette annonce ?

Là, je me suis dit « ouille, si ça se trouve, je vais faire le Koh-Lanta le plus difficile », avec des règles nouvelles, avec des choses que l’on ne maitrise pas parce que l’on ne les a jamais vues à la télé. Ce qui est pas mal aussi car le côté stratège, c’est bien mais ça peut être déjoué par ce totem. Donc je me suis dit « tiens, un peu de piment, un peu de pression », en plus de la pression que l’on avait déjà rien qu’en étant sur le bateau et en voyant Denis. Il a juste rajouté une bonne couche pour être bien stressés dès le départ.

Vous avez ensuite été désignée, par Alexandra et Jean-Philippe, capitaine de la troisième tribu. On l’a vu à l’image, sur le coup vous n’aviez pas forcément l’air pleinement enchantée…

Du tout même…je n’avais pas envie du tout d’avoir ce rôle-là. Pourquoi ? Parce que je ne m’étais pas du tout mis en tête qu’il pouvait m’arriver une chose pareille à « Koh Lanta ». C’est idiot mais on se prépare au sport, on se prépare émotionnellement à dormir dans des conditions difficiles, à ne pas manger mais à avoir des rôles, à être dans un jeu et à avoir un rôle spécifique, non, je n’y ai même pas songé. Donc je me suis pris une bonne claque, c’est pour cela que je leurs dis qu’il ne fallait pas faire cela. Je ne savais même pas à quoi m’attendre en ayant ce rôle-là donc on va dire que j’ai improvisé. Le totem, pression et, après, ce rôle de chef, re pression donc on va dire que j’ai fait un début de jeu à fond. Après, j’ai vu le côté positif en me disant « bon, ben, quoi qu’il arrive, je vais pouvoir dire à mes enfants que maman a été cheffe ». Tout le monde n’aura pas été chef à « Koh Lanta », bon, moi, ça n’aurait pas duré très longtemps. Malheureusement, j’aurais préféré rester, je me pose un peu quelque part cette question de pourquoi moi ? Parce que je n’ai pas loupé la nage, je n’ai pas loupé le puzzle, mon équipe n’a pas vraiment perdu, on a fini deuxième donc j’ai encore ce petit gout amer de « j’aurais peut-être pu continuer un peu plus ». Mais, en même temps, j’ai envie de dire que c’était comme ça que mon histoire devait se faire dans « Koh Lanta ». Au moins, j’ai fait un conseil, j’ai fait mon aventure, courte certes mais entièrement, je n’ai pas reculé.

Du coup, comment aviez-vous appréhendé l’exercice de la composition des équipes ? Quels critères ont guidé vos choix ?

Il fallait un sportif donc Yannick, il fallait quelqu’un qui gère les maisons en bois donc Jean-Charles, il fallait des gens qui tiennent un peu l’équilibre donc Bastien cordiste et Matéo danseur. Au niveau des femmes, une sportive, il y avait Anne-Sophie. Après, je faisais aussi en fonction de ce qu’il me restait parce que Jean-Philippe et Alexandra passaient avant moi. J’ai fait aussi peut-être avec mon cœur, avec mes ressentis et surtout avec des compétences. Pas forcément une caractéristique physique, c’étaient surtout les compétences et ce qu’elles pouvaient apporter dans le camp. Avec le peu que je savais puisque l’on s’était découverts très peu de temps avant sur le bateau, on ne s’était pas vus avant donc on a juste échangé nom, prénom et profession donc, en fait, j’ai fait en retenant les professions et les capacités de chacun, avec ce que j’avais en souvenir de ce petit moment sur le bateau. Mais, à vrai dire, on ne se connait pas vraiment donc fonder une équipe avec des gens que l’on ne connait pas est assez complexe comme étape.

Quelques heures plus tard, vous avez découvert votre ile. Quelle a été votre réaction en posant le pied sur place ? D’ailleurs, comment se sont organisées les différentes tâches nécessaires à l’établissement du camp ?

J’avoue que, en plus, l’équipe m’a dit de suite, en arrivant sur l’ile « Céline, maintenant tu es chef, il faut guider ». Ça ne se voit pas forcément à l’écran, j’ai pris mon rôle à cœur et c’est vrai que j’ai donné des tâches à chacun, tout en participant. Même si on a l’impression que je ne fous rien, j’ai participé, je ne suis pas restée à regarder les gens et à râler comme on peut le voir. J’ai fait un peu ma maman aussi, dans le sens où je me suis dit qu’on allait organiser comme j’organise chez moi avec mes enfants. C’est-à-dire : qu’est-ce qu’il faut ? Il faut un endroit pour dormir, il faut surtout de l’eau parce que c’est vrai que je m’étais dit que si déjà on ne mange et que l’on ne boit pas, ça n’allait pas être évident pour la nuit. Donc ma priorité, ça s’est vu, c’était l’eau et avoir au minimum de quoi dormir. Après, c’était vraiment la première nuit, c’était l’installation, c’étaient les bases, les premières pierres. C’était ce qui primait, et une bonne ambiance aussi, que ça se fasse dans la bonne humeur et dans la rigolade.

Sur l’épreuve d’immunité, votre équipe finit à la deuxième place. Comment l’avez-vous vécue ? On a la sensation que c’est plutôt Yannick qui guide l’équipe…

Yannick est quand même leader dans le sens où, dans son travail, il coache énormément donc il a les mots, il a la voie qui porte, il a les bonnes phrases pour stimuler. Donc, ok, j’avais le rôle de chef mais je ne voulais pas non plus être seule à porter cela. Donc, oui, je pense qu’il m’a guidée aussi sur le sportif, je suis infirmière, je ne suis pas coach sportif. Donc partant sur une épreuve de sport, je vais plus avoir tendance à laisser Yannick gérer un petit peu et lâcher un peu mon rôle. Après, s’il y avait eu des soucis de santé ou d’autres choses sur le camp, ça aurait été plus mon rôle. Je pense que, même si on est chef, il faut savoir écouter ses coéquipiers qui, eux, peuvent avoir des compétences que l’on n’a pas. Mener à bien l’équipe était le but, le but n’était pas que je fasse tout et que je sois la chef qui a gagné, le but était que l’on soit une équipe, ce mot équipe primait plutôt que celui de chef. Donc, oui, j’ai laissé un peu le côté coaching avant les épreuves sportives à un coach sportif, Yannick, à qui, on le sentait, ça tenait à cœur. Il prenait vite sa place aussi.

S’en suit un stratagème avec Setha pour tenter de vous sauver car vous comprenez rapidement que, au conseil, vous pourriez être en danger…

Avec Setha, on a fait notre stratagème de faux-collier qui a marché puisque tout le monde pense que l’on en a un. Du coup, je pense que le faux collier risque de perdurer dans les esprits de beaucoup donc c’est ce que j’attends de voir. Oui, c’était une façon d’essayer de nous sauver mais je pense que, moi ou Setha, c’était l’une de nous. De toute façon, le choix a été fait et c’est comme ça que ça devait certainement se faire. Mais on n’a pas non plus laissé l’équipe nous virer comme cela facilement, on a laissé en suspens un faux collier qui, j’espère, va rester un peu dans les esprits. Je suis une fan de Setha maintenant, vous vous doutez que je l’ai à l’œil pour les prochains épisodes, j’ai hâte de voir comment elle va s’en sortir.

Qu’avez-vous ressenti au moment de devoir partir à ce stade-là de l’aventure, peu de temps finalement après le début ?

Beaucoup de frustration, je me suis dit « mince, ils ne me connaissent pas ». Voilà, je suis partie, ils ne m’ont pas vue à l’œuvre, ils n’ont pas su la femme que j’étais et les compétences que j’avais, ainsi que la hargne que j’avais, moi qui suis venue avec une bonne motivation. Je n’ai pas eu le temps de montrer tout cela, c’est vraiment une frustration de ne pas avoir montré la personne que j’étais. Donc, pour moi, ça a été un passage, ils ne me connaissent pas, on n’a pas pu avoir le temps de me connaitre. Et c’est ce que ma famille et mes proches ont eu comme sensation aussi, en se disant que c’est dommage, qu’ils n’ont pas eu la chance de me connaitre ni de voir de quoi j’étais capable.

Avec le recul, quel restera votre plus beau souvenir sur place ?

Tout ! Déjà, l’adrénaline de quitter tout le monde, d’éteindre son portable, de ne pas avoir l’heure, de ne pas savoir où on va, de ne pas savoir avec qui on va, donc ce côté vraiment secret et puis confidentialité, qui crée pas mal d’adrénaline. Et cette préparation qui est quand même sur plusieurs mois. Après, les yeux, on les surligne, ça y est, on est dans le jeu, dans l’aventure, on fait des rencontres formidables. Moi, avec Setha, c’est vrai que c’est un lien assez particulier qui s’est fait, alors que l’on ne peut même pas expliquer pourquoi. La situation fait que l’on se rapproche rapidement de certaines personnes, ce sont de belles rencontres aussi. Et puis des paysages à n’en plus finir. Il y en a tellement qui rêvent de faire cette émission que l’on ne peut pas se plaindre, on ne peut qu’être heureux d’être là. Même si on a peur…

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué ?

J’y allais vraiment dans l’esprit aventure du « Koh Lanta » d’il y a 20 ans et je me suis retrouvée face à des gens qui venaient vraiment jouer. Je n’étais pas assez préparée là-dessus, oui. Je pense que je n’étais pas prête au jeu.

Si l’opportunité se présente à nouveau, seriez-vous prête à refaire votre sac ?

Oui, demain même, avec grand plaisir ! Oui, franchement, sans hésiter. Et je pense que j’aurais du monde derrière qui me ferait mon sac, pour que je puisse avoir ma vengeance.

Merci, Céline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Ces phrases qui changent la vie : Juliette Tresanini évoque la sortie de son livre !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Paul Lapierre

 

 

Bonjour Juliette,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Le mercredi 2 mars prochain sortira votre livre « Ces phrases qui changent la vie ». On imagine la joie et le plaisir que ce doit être, pour vous, d’avoir développé ce projet ?

C’est le projet qui m’a le plus mise en joie, depuis longtemps ! On va dire que les étoiles étaient alignées, c’était un moment où j’avais du temps, la maison d’édition Marabout m’a contactée au bon moment, pour me demander d’écrire le livre de mon choix. J’ai réfléchi et je me suis lancée ce défi fou : rassembler les 60 personnes dont j’estimais le plus le travail pour les interviewer. C’était un bon prétexte pour les rencontrer. Tous ont eu droit à la même question : quelle phrase a changé ta vie ?  Je voulais connaitre la clé du succès des personnes qui ont marqué ma vie. 

J’ai fait ma liste rêvée, en me disant que rien n’était impossible mais en la limitant tout de même aux pays francophones (les Obama seront dans le tome 2) (lol) ! J’ai trouvé les numéros assez facilement et là le trac ! Comment pitcher mon projet ? Vont-elles accepter ? 

Spoiler :  quasiment tout le monde a dit oui ! Imaginez : vous rencontrez les gens que vous estimez le plus et eux, ravis de faire l‘interview, se livrent comme jamais et en prime vous remercient de les mettre en avant !  Meilleur projet du siècle non ? 

Plus personnellement, ce projet peut donc s’assimiler à une sorte de thérapie, voire de bilan personnel ?

Totalement ! Déjà, c’est arrivé pour moi à point nommé puisque c’était la fin d’un cycle avec mon départ de la série « Demain Nous Appartient ». Peut-être que j’avais aussi cette peur du vide, de ce qui allait se passer par la suite, donc c’est comme si c’était un cadeau vraiment pile au bon moment de ma vie. Écrire ce livre a été thérapeutique : plus d’angoisse, tout va bien, j’ai écrit un livre ! 

Ces 60 personnes ont marqué votre vie, vous l’avez dit, mais il est important de préciser qu’elles l’ont fait à différents moments, pas forcément récemment….

Alors, il y a mes idoles d’enfance, Fabrice Santoro par exemple, j’étais une fan de tennis, je voulais en faire mon métier, j’étais classée, j’avais une admiration pour les français, notamment Fabrice, j’avais des posters de lui quand j’étais petite. Après, évidemment Pierre Richard,  j’étais fascinée par ses films. Mon grand-père italien me montrait ses films, je trouvais que cet homme était d’une drôlerie complètement lunaire, j’adorais son personnage et je me disais qu’un jour j’en ferai mon métier. Et puis, évidemment, Les Inconnus, notamment Didier Bourdon, que j’ai réussi à contacter, c’était génial, pour moi qui chantais « Auteuil, Neuilly, Passy » dans les cours de récré et qui refaisais tous leurs sketchs lors des galas de fin d’année. Il y a eu aussi Jean-Pierre Jeunet, quand je suis allée voir « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain », j’étais en terminale, c’était une telle claque que je me suis dit que j’allais m’inscrire au Cours Florent. Bref, chaque personne dans ce livre a provoqué chez moi un déclic, qui a changé le cours de ma vie. Les Bleus, la coupe du Monde 98… c’est l’évènement sportif qui m’a le plus marquée, avec cette joie de la nation entière, dont je me souviens encore, c’était dingue, jamais je n’ai ressenti cela pour des sportifs. J’ai réussi à interviewer  Franck Leboeuf…

Les anecdotes sont dingues vous verrez, et la touche originale est que ce livre est un journal intime dans lequel le lecteur est renvoyé à son questionnement personnel. J’espère qu’il vous fera autant de bien qu’il m’en a fait, et c’est moins cher qu’une séance chez le psy (lol). 

 

Crédit photo : Paul Lapierre

 

Au travers des témoignages, on découvrira sans doute les personnalités sous un regard différent…

Complètement ! Certains m’ont donné l’exclusivité de certaines informations !  Même si les témoignages sont très intimes, il y a quelque chose d’universel dans chaque thème abordé. Des questions que tout le monde se pose, des réponses aussi, des doutes, des interrogations … J’aime les personnes qui doutent, c’est une preuve d’intelligence selon moi. 

Ce livre a plusieurs entrées : soit par personnalités qui sont toutes par ordre alphabétique, soit par thème. Si tu aimes Natoo, tu peux donc directement la retrouver mais elle apparaît aussi sous le thème “bonheur”. Et tu peux la découvrir aussi en suivant le thème. 

Pendant les échanges, les confidences sont-elles venues naturellement ?

Alors, il y a des gens qui se livrent plus facilement que d’autres, c’est sûr mais je n’ai pas voulu les orienter parce que je trouve que ça fait partie de la personnalité de chacun. Il y avait un petit côté divan de psy parce que, pour certains que j’ai rencontrés par téléphone, je m’allongeais sur mon lit, je prenais mon dictaphone, ils s’allongeaient chez eux, je n’intervenais pas, pour ne pas orienter, donc il y avait des blancs, il y avait des moments où ils se reprenaient. J’utilisais cela comme une matière pour ensuite la retranscrire, la styliser et j’ai aimé le côté introspection sans être dans une efficacité.  Dans ma démarche, ils n’avaient pas de promo à faire, il s’agissait juste de se reconnecter avec des souvenirs. 

Si certaines personnes étaient synthétiques, elles l’étaient, je ne relançais pas, ou très peu, à l’inverse si certaines personnes voulaient beaucoup parler, je ne les coupais pas. C’était à moi après de moduler dans le livre, d’où certaines phrases plus développées et d’autres plus concises. C’est la beauté aussi de la singularité de chacun. 

Au-delà du plaisir pris à faire ce livre, sans doute avez-vous ressenti de la fierté lorsque les Editions Marabout vous ont proposé cette démarche ?

Si on veut être très précis, l’origine est liée à une vidéo Youtube que j’ai faite pendant le confinement, toute simple, face caméra, qui s’appelle « Cinq phrases qui ont changé ma vie ». Cette vidéo a fait plus de 70 000 vues en une semaine, j’ai reçu énormément de mercis. Je me suis dit qu’il y avait un concept à décliner, ce que j’ai fait avec des camarades de « Demain Nous Appartient ». Ensuite, le CNC m’a incité à le faire à Cannes puis à Lille avec des gens du métier. C’est là que Marabout m’a contactée. Si ça se trouve, on poursuivra avec une série télé … 

J’aime les gens qui réussissent et j’aime comprendre pourquoi, comment ils y sont parvenus . C’est inspirant. Ça nous pousse à faire la même chose, non? 

 

 

La sortie, on l’a dit, aura lieu le 2 mars prochain. On vous imagine impatiente d’avoir les premiers retours ?

J’ai très très hâte ! J’espère que ce livre va vous plaire et que vous serez présents le 5 Mars à la FNAC des Halles pour la première dédicace ! Pour les suivantes (partout en France), je vous tiendrai au courant sur mon compte Instagram. 

Merci, Juliette, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Prime Video Sport : Laurie Delhostal évoque son émission hebdomadaire, Dimanche Soir Football !

Publié le par Julian STOCKY

© Antoine Flament / Prime Video Sport

 

Bonjour Laurie,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint, début janvier, l’aventure « Dimanche Soir Football », pendant le congé maternité de Marina Lorenzo. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de faire partie de cette nouvelle famille ?

Oui, complètement ! Je suis très heureuse. Je remplace provisoirement Marina, que je connais bien, ça me fait plaisir de le faire dans cette émission qui était déjà bien lancée quand je suis arrivée. Il y a, je trouve, une dynamique de groupe, dans cette aventure toute nouvelle et excitante. C’est très chouette. Il s’avère que je connaissais 90% des gens avec qui je travaille puisque soit j’avais déjà travaillé précédemment avec eux ou soit on s’était croisés dans l’exercice de notre métier. Donc, oui, beaucoup beaucoup de plaisir.

En plus, cerise sur le gâteau, l’émission est à présent visible de tous, pas uniquement ceux ayant souscrit à un abonnement ….

Exactement, elle est accessible à tout le monde ! C’était une volonté de Prime Video à un moment, début janvier, où on était revenus à des jauges dans les stades, de pouvoir offrir le spectacle de la Ligue 1 à tout le monde. Voilà, c’est formidable de se dire que tout le monde peut regarder l’émission, sachant que l’on montre tout ce qui s’est passé dans le week-end. C’est une heure et quart avec tous les buts et toutes les images fortes du week-end, accessibles à tout le monde, ce qui est formidable. Là, les gens reviennent dans les stades mais bon, malgré tout, l’émission reste accessible à tous et c’est évidemment une super bonne nouvelle.

Avec vos mots, pour les lecteurs qui ne la connaitrait pas encore, quel est le principe de cette émission hebdomadaire du dimanche 19h ?

Le principe est de profiter de 75 minutes pour raconter le riche week-end de Ligue 1, riche parce qu’il se passe toujours beaucoup beaucoup de choses. Avec tous les buts, toutes les réactions et toutes les images fortes. On essaie, et c’est le cas dans toutes les émissions, d’avoir une rencontre, avec un joueur de Ligue 1, une interview posée pour partir vraiment à la rencontre de quelqu’un d’emblématique. De l’inside aussi, pour vous emmener au cœur d’un club, au cœur d’un match via l’arbitre que l’on va sonoriser, au cœur du retour de la CAN de Bamba Dieng,…Aussi de la tactique, c’est une montée en puissance dans l’émission, on a la volonté d’avoir un vrai moment pour parler tactique parce que nos consultants en sont friands et parce que l’on adore les en entendre parler. On a maintenant une séquence qui s’appelle « Entre les lignes », où on va revenir très précisément, tactiquement, sur un match et permettre à nos consultants de nous montrer toute la palette de leur talent pour parler tactique.

Vous avez la chance d’être entourée de Félix Rouah mais aussi de consultants de renoms, qui connaissent particulièrement bien le championnat français…

Oui, qui ont cet appétit surtout, c’est ce qui est vraiment très chouette. J’ai, chaque dimanche, deux consultants en plateau avec moi mais on fait aussi appel aux consultants qui sont sur le match du soir. Cette semaine, j’avais Benoit Cheyrou et Thierry Henry en plateau, Mathieu Bodmer et Ludovic Obraniak étaient eux à Saint-Symphorien et sont intervenus pendant l’émission, notamment sur la partie tactique. On est revenus sur le Psg vs Rennes avec trois d’entre eux. Ils ont un vrai appétit, le dimanche on se retrouve dès 13h et, tout au long de l’après-midi, on échange avec eux pour voir précisément ce que l’on va évoquer des matchs du jour. On décide, au fur et à mesure, en discutant avec eux, de ce que l’on va dire et c’est vraiment intéressant.

Le programme est diffusé à une heure charnière du week-end footballistique et précède la grande affiche du dimanche soir. Du coup, adaptez-vous le ton et l’humeur ?

C’est une bonne question….En tout cas, on essaie, en termes de ton, de mettre de l’humeur, de l’ambiance, du sourire, tout en étant le plus sérieux possible dans le fond. On essaie, sur la forme, qu’il y ait beaucoup de sourire, tout en étant très sérieux sur le fond. Un dimanche à 19h, quand on se pose devant sa télé ou devant son écran, pour regarder tout ce qui s’est passé dans le week-end, j’imagine que c’est le ton que l’on a envie d’avoir. En tout cas, c’est le ton que l’on a envie de donner. On s’adapte aussi à nos consultants, ce sont souvent eux qui mettent ce sourire et cette humeur.

L’émission étant diffusée peu de temps après les six rencontres du dimanche après-midi, on peut penser que la préparation est intense ?

Oui parce que, dès 13h, les matchs s’enchainent. Ça ne s’arrête pas…Tout ce qui peut être préparé avant l’est, notamment le vendredi. Parce que, effectivement, l’actu le dimanche est très riche et on ne veut rien rater. En plus, on a toujours en direct un acteur du match de 17h. Donc on est très très très focus. Oui, le dimanche est assez intense mais c’est très chouette, on est dans cette émulation de tous ces matchs et, en plus, on a des week-ends ultra spectaculaires, on en a eus à plus de 30 buts. Il se passe toujours des choses, il y a pas mal de surprises, il y a des clubs qui sont assez irréguliers, notamment dans la lutte pour le podium, c’est toujours assez surprenant et tant mieux.

 

© Antoine Flament / Prime Video Sport

 

Après un peu plus d’un mois maintenant d’antenne, quel bilan faites-vous de cette nouvelle expérience ? Quels principaux retours avez-vous d’ailleurs déjà pu avoir ?

Les retours sont bons, c’est chouetteJ. On a pas mal de retours des acteurs de la Ligue 1, qui sont contents de la manière dont on la met en valeur. Notamment à travers les reportages. Je sais aussi que les gens apprécient beaucoup nos consultants et ce qu’ils disent. C’est chouette. Après, je suis surtout là pour leur donner la parole, ce sont surtout eux qui font briller l’émission.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur notre championnat ?

Comme tous les observateurs, je le trouve particulièrement excitant, il y a une lutte pour le maintien qui est assez terrible et qui concerne des clubs historiques comme Bordeaux et Saint-Etienne. Il y a cette lutte pour le podium, notamment avec Nice et Marseille. Lille, Monaco et Lyon n’étaient pas très bien mais remontent. Il se passe plein de choses, à tous les étages. Honnêtement, il y a très rarement des matchs sans intérêt.

On fait un petit concours des pronostics entre nous le vendredi, d’ailleurs je tiens à signaler que je suis en tête pour l’instant J J J et on a des surprises tous les week-ends. On a parfois tous de très mauvais scores, lorsque les matchs sont ultra surprenants. Voilà, c’est très très chouette, chaque week-end on sait qu’il va se passer des choses, c’est sûr.

Le retour du public est évidemment important pour les spectateurs et pour les amoureux de sport mais, pour nous, il est clair que l’on a envie d’avoir des matchs en direct et des images dans l’émission avec du public, avec de l’ambiance. Parce qu’entendre ce qu’il se dit sur le terrain nous a amusés pendant deux matchs mais, en fait, ce n’est pas cela que l’on veut, on veut entendre le public qui pousse. Donc c’est formidable que les gens puissent revenir dans les stades.

En parallèle, parmi vos différentes casquettes, on vous retrouve régulièrement sur La Chaine L’Equipe, dans « L’Equipe de Greg ». C’est là sans doute un exercice complémentaire permettant un lien étroit avec l’actualité de la Ligue 1 et du ballon rond ?

Oui, exactement ! Je baigne complètement dans la Ligue 1 toute la semaine et c’est très chouette. C’est un complément, un rôle un peu différent mais c’est très sympa. Effectivement, ça me permet d’avoir tout le temps le nez dans la Ligue 1.

En conclusion, que peut-on du coup vous souhaiter pour la suite de cette saison ?

On avait un peu de mal, bien sûr, à cause des mesures sanitaires, à avoir des invités en plateau. On va en avoir, on en a qui sont calés et j’espère que l’on va pouvoir en avoir d’autres régulièrement. Parce que c’est vraiment très chouette d’avoir de gros acteurs du week-end en plateau avec nous. Et une suite de saison comme elle l’est en ce moment, avec du suspense, du spectacle et, oui, une belle lutte pour le podium ainsi qu’un beau suspense pour la descente.

Merci, Laurie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Sylvie Filloux évoque sa belle actualité, théâtrale et télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sylvie,

Quel bonheur d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre Pixel, avec la pièce « Kean : Une vie au théâtre ». Dans le contexte actuel, ce doit être un vrai plaisir et une vraie joie pour vous de retrouver le public ?

Oui, c’est un vrai plaisir ! La scène est quelque chose que j’apprécie énormément, ça a été très frustrant de voir la vie culturelle se stopper complètement pendant plus de deux ans, autant en tant que spectatrice que comédienne. Avoir cette liberté-là et cet espoir de se dire que tout va s’ouvrir, que les masques vont se lever, que l’on va enfin avoir des représentations assurées, ça fait du bien ! Parce que l’on a eu deux représentations qui ont été annulées à cause de la pandémie. Quand c’est quelque chose qui se décide trois jours avant, c’est quand même plutôt frustrant ! A chaque fois, il y a quand même une grosse implication donc on a besoin d’être sûrs de nos dates. Donc rien que cela fait du bien, après toute cette frustration…

Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une réadaptation de la pièce « Kean » de Dumas qui, initialement, était une pièce de 3 heures, avec 17 acteurs. Qui, ensuite, a été réadaptée par Sartre. C’est donc quelque chose de très ancré dans son époque. Après, ce que l’on s’est dit, ce que l’on allait récupérer cette pièce, qu’on allait la transformer en une version plus contemporaine, pour la rendre plus accessible aujourd’hui à tout type de publics. C’est aussi pour cela que l’on travaille pas mal avec les jeunes.

Je passe pas mal de temps au théâtre pour me nourrir et la plupart des personnes ne le font pas parce que ça leur parait encore trop éloigné de notre quotidien. Alors qu’il y a des pièces qui sont extrêmement contemporaines et où on peut tout à fait se reconnaitre. Donc c’était un peu le travail élaboré sur ce spectacle. A savoir que l’on a essayé de faire un travail autour du personnage de Kean, qui est quand même le personnage principal de la pièce initiale. Donc tous les autres personnages sont présents mais plus imaginés.

Anne Damby, qui est mon personnage, rentre dans la vie de Kean. Kean qui est cet acteur très connu, mais qui n’a plus rien à prouver et qui n’a pas cette capacité à se remettre en question tout seul, à se poser la question de ce qu’il doit jouer ou non, de quel est son rapport au public. Anna va être cette fraicheur, cette innocence qui va lui permettre d’être confronté à ses propres incertitudes, ses propres inquiétudes et, enfin, se remettre en question. On se rend compte qu’un rapport de force va être établi mais qui n’ira pas dans le sens imaginé…c’est finalement elle qui va avoir le pouvoir derrière sa jeunesse parce que c’est là que l’on voit les vrais gens, la réalité qu’un public plus basique ne va pas oser dire. Ça pose la question de ce que c’est que d’être acteur quand on est sur scène et du rapport au public. C’est vrai que, quand on sort de scène, on a rarement un rapport objectif, on ne sait pas trop ce que l’on vaut parce que le public donne plutôt un retour positif, peut-être par politesse, mais pas forcément représentatif de ce qui a été fait.

 

 

Vous y interprétez le personnage d’Anna, on l’a dit. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Ce spectacle est une surprise permanente, il y a la base de Dumas mais il y a aussi pas mal de textes de Shakespeare qui ont été imbriqués, c’est une réadaptation totale. Mon personnage est une jeune femme qui regarde l’acteur Kean depuis pas mal de temps, qui est passionnée de théâtre et qui rêve de devenir comédienne. Ce qu’elle va faire, c’est qu’elle va aller dans la loge de cet homme ivrogne, coureur de jupons, endetté et elle va, avec sa détermination, lui faire comprendre que n’importe quelle personne, si elle a l’envie et peut-être le talent, peut aussi s’en sortir, voire mieux, qu’un acteur qui croit avoir tout prouvé mais qui, du coup, ne se remet pas en question. Va se créer une véritable relation, non pas d’amour comme lui aurait pu l’espérer au début mais plus de confiance, qui va permettre aux deux de s’apporter mutuellement, afin d’entamer une espèce de réflexion sur le théâtre.

Donc le personnage d’Anna est plus un symbole qu’autre chose. Sa personnalité est vive, dynamique, enjouée, elle est très déterminée et passionnée de théâtre.

Au moment d’aborder son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ? Peut-être avez-vous aussi relu l’œuvre originale ?

On a commencé par travailler justement sur le texte, pour essayer de sortir de ce qui avait été fait jusque-là, afin d’avoir une certaine neutralité. Ce n’est que dans un second temps, je dirais une ou deux semaines après les premières répétitions, que l’on s’est nourris de tout ce qui existait. Là, ça a été passionnant, on a regardé toutes les interprétations, c’était stimulant et nourrissant.

Je vais aussi au théâtre deux à trois fois par semaine, pour voir ce qui se fait, je vais dans des endroits très différents et ça me permet de m’enrichir et donc d’enrichir mon jeu.

 

 

Quels principaux retours d’ailleurs avez-vous déjà pu avoir du public ?

Ce qui est beaucoup ressorti, c’est justement le côté assez étonnant de la pièce, dans le sens où on est aussi pas mal en interaction avec le public. C’est quelque chose qui plait. En fait, comme il y a tout un questionnement sur quand est-ce que l’on joue, quand est-ce que l’on ne joue pas, il arrive que le public ait cette incertitude. Est-ce que l’acteur a vraiment oublié son texte ? Ou est-ce qu’il joue à l’oublier ? Il y a toujours cette tension qui est là, qui peut un peu perturber mais qui, en même temps, permet aux spectateurs de voir quelque chose d’atypique.

On joue beaucoup avec la lumière, la musique et le corps, on a même une partie où mon partenaire joue de la musique et où je danse. On essaie de se nourrir de tout ce que la scène peut apporter. On a cet espace-là, on a des accessoires, on peut jouer avec le public, on essaie de se nourrir de tout ce que l’on peut avoir. On n’a d’ailleurs pas trop fixé la mise en scène, pour pouvoir s’adapter à chacun des lieux que l’on a pu rencontrer (musée, château, chez un particulier, théâtre). Selon les espaces, on joue différemment. Là, au théâtre, la place donne encore plus de liberté.

Les gens nous disent que c’est une bonne expérience, qu’ils ne voient pas le temps passer, que c’est frais. Les retours sont positifs bien sûr mais l’acteur a-t-il dès fois des retours négatifs ? Ils sont difficiles à dire, en tout cas en tête à tête.

En parallèle, vous continuez votre parcours à l’image, avec notamment la série de TF1 « Le remplaçant »…

La série avait commencé pendant le confinement, c’était un pilote qui a marché et qui a permis de signer pour plusieurs saisons. Quatre épisodes déjà tournés ne sont pas encore sortis et on reprend le chemin des plateaux à partir du 29 mars pour encore 2 épisodes. L’idée est que l’on continue sur la durée…

Il y a plein d’intrigues, j’aime bien, c’est frais, c’est coloré, on peut tous se reconnaitre plus ou moins dans la diversité des personnages. Les personnalités sont très tranchées, chacun est une sorte de stéréotype et tout le monde se reconnait. Mon personnage a pas mal évolué, là j’ai pas mal d’importance dans les épisodes 5 et 6, où l’intrigue est autour de moi. C’était challengeant, ça m’a permis de jouer pas mal de choses et de travailler mon personnage, j’en suis contente. J’ai hâte de voir le rendu final et de découvrir les retours du public.

Merci, Sylvie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Sandrine Guisier évoque Les Supers, son nouveau projet artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sandrine,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous avez récemment écrit et réalisé « Les Supers », on aura l’occasion d’y revenir un peu plus tard. On imagine, dans le contexte du moment, que de pouvoir proposer au public ce projet a été une source de joie et de fierté pour vous ?

Oui, tout à fait ! En plus, la chance que l’on a eue est qu’il a été diffusé au Max Linder mi-janvier 2022. C’était impressionnant mais c’est agréable aussi de voir son bébé être projeté. Je l’ai écrit, je l’ai coréalisé et je l’ai porté. Au moment de la diffusion, c’était génial de voir les gens qui appréciaient, pas tout le monde honnêtement mais il y a eu de jolis retours, dans tous les sens. Tant mieux finalement qu’il y ait eu aussi des retours négatifs, c’est toujours constructif. On a fait une deuxième diffusion un peu moins officielle, sur le bateau El Alamein. C’était plus le grand public, qui était, on va dire, moins tatillon sur tout ce qui était technique, c’était vraiment génial. Donc ça remotive, effectivement, après tout ce que l’on vient de vivre.

Avec vos mots, comment décririez-vous ce projet ?

Ce sont des supers héros. Il y a Rapido, il y a Schizomorphe, qui peut se transformer en n’importe quoi ou n’importe qui, il y a Zenman qui peut calmer les méchants juste en les regardant, il y a aussi Transparent, Fortiche et Super Géniale. Quand ce groupe de super héros est arrivé sur terre pour sauver les humains, ils ont commencé à gouter aux plaisirs terrestres, à toute notre variété culinaire, ils ont commencé à boire, à faire la fête, ils ont un peu abusé et ils se sont fâchés. Là, on les retrouve des années après, ils ont pris un peu cher, ils sont devenus l’ombre d’eux-mêmes voire complètement tarés. Rapido leur propose de se reformer et la super méchante Magnifique les espionne… que va t’il se passer ? Enorme suspense, non ?

 

 

Pour revenir à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui vous en a donné l’envie et l’idée ?

L’idée est venue il y a fort longtemps. Je suis une fan absolue des supers héros, de cet univers geek, forcément de Wonder Woman, que je trouve gentiment lisse. Avec un ami, Alexis Robert, on s’est imaginé ce qu’était la vie des supers héros quand ils rentraient chez eux. Je pense qu’ils ont des vies complètement normales, finalement, qu’ils ont les mêmes problèmes que nous. On a commencé à écrire là-dessus. Pendant le premier confinement, j’ai retrouvé ce projet et, comme j’avais le temps, je me suis dit « autant aller jusqu’au bout ». L’écriture a été faite. Un ami, Boris Antona, a produit une partie des SUPERS. En ce moment, avec Sacha Danino, Adrien Santus et Farid Rezgui, on écrit la suite.

A titre plus personnel, quel retour d’expérience en faites-vous ?

Ce que je n’arrête pas de dire, c’est que, pour moi, la place de comédienne est vraiment beaucoup plus facile. En tant que réalisateur ou scénariste, c’est quand même ton idée qui doit être diffusée. Je suis impressionnée par les réals et les scénaristes qui proposent un projet, le portent jusqu’au bout et assument l’échec ou la réussite. Nous les comédiens, je pense que l’on a ce luxe de pouvoir être dirigés, on n’a pas la responsabilité d’une équipe.

Ce que j’ai adoré, c’est vraiment le travail d’équipe, de souder, de faire un casting de techniciens, un casting de comédiens. C’est génial. J’adore ce métier pour que l’on soit tous ensemble, je ne pense pas que les comédiens soient au-dessus, je pense que tout le monde est important sur un projet, j’ai retrouvé cet esprit de groupe, colonie de vacances mais professionnel. C’était le bonheur de se retrouver entre amis et que ça se passe bien.

 

 

Vous l’avez rapidement évoqué précédemment, quels principaux retours avez-vous pu avoir à l’issue des projections ?

Surtout, les gens se sont marrés, ça a été un peu le bonheur de voir pendant dix minutes des gens rire. Je ne prétends pas révolutionner l’humour ou quoi que ce soit mais c’est simple, ça parle aux gens. Les gens ont trouvé ça drôle mais ont aussi été touchés par le côté loose. Je ne voulais pas trop pousser là-dessus car je suis très empathique mais c’est génial que ça soit quand même ressorti, malgré moi. Rien n’est tout blanc ni tout noir, même un super héros peut être un super looser…Que les gens aient réussi à être touché, ça me faisait plaisir. Clairement, ils m’ont poussé à écrire la suite.

Les gens ont tendance à me voir un peu plus mignonne que ça, là ça m’a fait plaisir de leur montrer mon aspect un peu plus dingue.

Pour rebondir sur les rires du public que vous évoquiez, avez-vous été parfois surprise des moments où ils sont arrivés ?

J’avais choisi une équipe de comédiens hyper doués et drôles, et j’étais à peu près sûre de mon coup dans ce que l’on avait choisi au montage. C’était plutôt de me rendre compte que, à des moments où tu attends des rires, les gens ne peuvent plus rire tellement ils ont déjà ri. On ne les entend pas s’esclaffer, c’est juste que, ça y est, on leur a donné la dose et ils sont juste en train de sourire, se demandant quelle sera la prochaine connerie. Donc la surprise était plus celle de ces moments de silence, qui correspondaient en fait davantage à un besoin de respiration du public, pour que ça reparte encore mieux. Mais c’est toujours plaisant de faire rire les gens, ce qui est le plus dur.

Pour la suite de ce projet, pourrons-nous revoir le programme ailleurs ? Plus généralement, jusqu’où avez-vous envie d’aller avec ?

J’espère qu’il sera rediffusé mais je ne sais pas encore ni où ni quand. J’attendais que l’on n’ait plus l’obligation de porter les masques pour qu’il y ait quelque chose de plus humain. Pour être dans quelque chose de plus serein, de plus tranquille et aussi pour revoir les sourires des gens dans la salle. Vu qu’il n’y a pas d’urgence, autant attendre un peu…

Je ne suis vraiment pas réalisatrice ou productrice, c’est un monde que je découvre, qui m’a pris beaucoup d’énergie. Le jeu m’a manqué, j’ai envie de redevenir vraiment comédienne. Pour la suite, ce serait plutôt un format web-série, j’ai l’impression que c’est ce qui marche le plus auprès des gens. Après, si Canal ou Netflix veulent l’acheter, je suis complètement pourJ. L’objectif, au final, est que ça existe. C’est dans ce sens-là que l’écriture que nous avons en ce moment a été pensée. Je le redis, j’ai vraiment une super équipe d’auteurs ! Ils m’apportent beaucoup d’énergie, on se pousse les uns les autres, on s’apporte mutuellement de l’énergie, c’est plutôt positif !

Merci, Sandrine, pour toutes vos réponses !

Comédiens : Oldelaf, Arnaud Cosson, Arnaud Maillard, Farid Rezgui, Sébastien Almar, Sandrine Guisier et la participation de Lorraine Houpert, Antoine de Maximi et  Arnaud Joyet

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Audrey Ferin nous partage sa belle actualité et ses nombreux projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Audrey,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Dans le cadre du Festival Nikon 2022, vous avez participé au court-métrage « Trauma ». Comment le présenteriez-vous ?

Cette année, le Festival Nikon est présidé par Gilles Lellouche, c’est un grand honneur. C’est sur le thème du rêve, d’un songe et nous reprenons l’histoire de Batman, avec la journaliste Vicki Vale, que j’interprète. Sur la base du traumatisme de Batman d’être devenu orphelin enfant. J’ai pris énormément de plaisir sur ce tournage, avec une super équipe. C’était une équipe incroyable et c’était très intéressant. Nous avons tourné dans un très beau cadre, celui d’un château. Avec le Covid, le temps était plus réduit, on n’a pas pu faire autant de répétitions que l’on aurait aimé. C’était un challenge, c’était plus intense. Mais j’étais ravie de participer à ce projet et j’espère que l’on va gagnerJ.

Voici, d’ailleurs, le lien de visionnage : https://www.festivalnikon.fr/video/2021/1192

Batman est certes un personnage de fiction mais un personnage connu du grand public. Du coup, en amont du tournage, vous êtes-vous replongée dans son histoire ?

J’avais eu la chance, il y a quelques années, de tourner aussi pour un « Batman », en tant qu’Harley Quinn. Déjà à l’époque, j’avais regardé beaucoup beaucoup de « Batman », je m’étais beaucoup intéressée aux personnages, aux différentes BDs. Du coup, j’avais déjà toute cette culture de Batman, qui est absolument fabuleuse et passionnante. Cela m’a beaucoup aidée pour ce nouveau rôle. J’ai regardé aussi Kim Basinger, que j’admire énormément, et qui avait joué ce rôle. C’était un grand honneur pour moi d’interpréter ce personnage du coup. J’avais regardé son interprétation non pour la copier mais pour voir comment elle avait abordé les choses. J’ai choisi un parti pris ensuite.

 

 

Vous-même, comment avez-vous réagi en découvrant le rendu final ?

Je trouve que ça fonctionne bien. Le lieu est très beau, ça donne une vraie atmosphère, ça apporte vraiment quelque chose au jeu. Je suis très contente du résultat.

En parallèle, le long-métrage « Le Caroussel » est à présent terminé. Avec vos mots, comment pitcher son contenu ?

C’est un polar noir qui va sortir fin mai 2022 au Festival de Monaco. Il va être présenté à cette occasion. Je suis très fière de ce film, il reprend la fable du « Petit chaperon rouge ». On y parle beaucoup de manipulations. Je joue une espionne avec une personnalité complexe. Il pourrait y avoir une suite qui permettra à mon personnage de s’étoffer et de prendre beaucoup plus d’ampleur. On croise les doigts pour que tout se passe bien.

 

 

En amont, comment avez-vous préparé votre interprétation ?

J’ai travaillé surtout le mensonge, la manipulation, le fait de faire croire aux autres que l’on est quelqu’un alors que l’on ne l’est pas, le côté machiavélique.

Je n’ai pas encore eu la chance de voir le rendu final, je suis très impatiente, j’ai hâte de voir le montage.

Début 2022, vous avez tourné pour TFX un docu-fiction. Dans quel cadre s’est-il inscrit ?

C’est sur un fait divers qui avait beaucoup marqué la France. Je joue une jeune femme qui a été violée, laissée pour morte. C’est assez fort, c’est une reconstitution où les scènes sont prenantes. En tant que femme, c’est toujours bien et intéressant de montrer ce qui s’est passé, c’est une façon de faire avancer les choses pour nous, les femmes, face aux violences que l’on peut subir de la part de certains hommes.

En amont, j’ai lu beaucoup de choses, j’ai regardé beaucoup de photos, je me suis vraiment imprégnée, j’ai essayé de comprendre qui était cette personne, ce qui c’était vraiment passé, quels étaient les détails. J’ai essayé de comprendre aussi la psychologie du violeur. Ce travail en amont était extrêmement important.

 

 

Pour finir, dans un autre registre, en complément de ce que vous faites déjà sur Instagram, vous avez le projet de développer une chaine Youtube.

Mon métier de comédienne est le cœur de mes activités professionnelles, comme vous le savez et j’ai aussi une autre passion, pour tout ce qui est mode, beauté et lifestyle, via mon métier d’influenceuse sur Instagram. J’avais très envie, depuis un moment, de développer ma chaine Youtube sur le sujet, plus particulièrement sur la mode. C’est en cours de préparation, c’est un vrai bonheur pour moi, c’est dans la suite logique de mon compte Instagram. J’espère qu’elle plaira, qu’elle rencontrera beaucoup de succès, qu’elle apportera du divertissement dans ces temps compliqués, assez noirs, assez sombres. Je pense que l’on a besoin de gaieté et de légèreté, si je peux en apporter, j’en serais très heureuse.

Pour chaque vidéo, il y aura un thème précis. Ce qui est important pour moi, c’est que la mode soit accessible, je vais parfois parler de la haute couture parce que j’adore ça mais il n’y a pas que la haute couture, il y a aussi le prêt à porter. J’ai envie de créer un lien avec ma communauté et de créer un contenu unique.

On s’habille tous les jours, la mode fait partie d’un quotidien et de tous les aspects de notre vie. On s’habille différemment quand on va au travail, quand on a un rendez-vous sentimental, quand on va voir une amie, quand on est fatigué, quand on est en forme… L’habit est présent dans toutes les activités de notre vie et j’aimerais parler de la mode dans cet aspect quotidien ou exceptionnel. J’aimerais bien proposer les premières vidéos dès ce mois de février.

Merci, Audrey, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Pass Ligue 1 : Nicolas Delage évoque la première saison du nouveau programme de Prime Video !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Nicolas,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis le début de saison, vous participez à l’aventure du Pass Ligue 1 sur Prime Video. On imagine sans doute la joie et le plaisir que ce doit être d’en faire partie, dès son commencement ?

Oui, c’est exactement ça. C’est faire partie d’une aventure, ce n’est pas se raccrocher aux wagons quand quelque chose est déjà bien installé, c’est commencer dès le début et ça c’est plutôt excitant. On est tous sur la ligne de départ, ensemble, c’est une sorte d’aventure collective, médiatique et c’est assez rare. C’est un peu comme lancer un magazine…J’ai des amis qui, justement, en lancent un en ce moment dans le milieu du rugby, je ressens la même aventure. A la différence près que, là, ce n’est pas une chaine, on ne se voit pas au quotidien mais ce qui rattrape, ce qui rend encore plus excitante la chose, c’est que l’on est sur un nouveau service. Prime Video est comme un service de streaming, c’est à la demande, ce n’est pas une chaine classique donc ça rend la chose encore plus excitante car on ne sait pas où on va. Là, je parle des membres de la rédaction, on connait notre pré carré, c’est-à-dire travailler sur les matchs, que ce soit en commentaires ou en présentation, on le sait mais, en revanche, tout ce qu’il y a autour, notamment comment parler de notre « chaine »…ce genre de petits détails rabat les cartes, c’est nouveau, il y a cette double nouveauté que je trouve très excitante, c’est le départ d’une aventure médiatique et c’est quelque chose qui est rare, qui va peut-être être la norme dans les années qui viennent mais, pour l’instant, c’est la première fois qu’on lance quelque chose qui est un service à la demande pour les droits d’une discipline importante de France.

Au-delà de la nouveauté, parmi les forces du programme, il y a un dispositif complet, au bord de terrain, avant le match, à la mi-temps mais aussi après la rencontre…

On se rend compte que c’est une vrai force…ce sont les clubs qui nous disent cela, ce sont les supporters parce que, au lieu de prendre l’antenne cinq minutes avant, de faire une mini introduction et de rendre l’antenne rapidement après, c’est un peu comme si on avait un dispositif de gros match sur chaque partie de Ligue 1. Chaque match est complètement décentralisé, on ne duplexe pas avec un studio à Paris, on prend l’antenne sur place, c’est comme si la chaine était délocalisée sur chaque match. On prend l’antenne vingt minutes avant, ce qui laisse le temps de parler du match, de le présenter et également d’avoir régulièrement des interviews en direct sur notre petit pupitre, sur notre plateau sur la pelouse. Surtout, on reste en direct vingt minutes après.

Précédemment, les réactions des joueurs et des entraineurs étaient rassemblées sur la chaine Premium, là, sur chaque flux, sur chaque programme de Ligue 1, si on arrive vingt minutes avant et que l’on repart vingt minutes après, on n’a pas besoin de chercher forcément ailleurs des réactions des coachs et des joueurs. C’est ce qui est intéressant, ce n’est pas juste un robinet pour passer le match, il y a tout l’encadrement, qui est trois étoiles. Ce qui n’était pas le cas avant pour tous les matchs de Ligue 1.

En amont du match, quelle est votre méthodologie de préparation ?

On échange beaucoup au niveau éditorial, on crée un groupe Whatsapp en début de semaine, avec le responsable éditorial, avec le journaliste bord de terrain, avec le présentateur, avec également le commentateur et on échange. Il y a aussi Pierre-Yves Lair, le rédacteur en chef des live, qui est dans la boucle. On échange via ce groupe pour les fameux conducteurs, c’est-à-dire ce qui va se passer précisément, quasiment à la seconde près, sur les vingt minutes de présentation du match. On échange sur les idées, idées qui évoluent évidemment tout au long de la semaine. C’était le cas ces dernières semaines notamment avec tout ce qui se passait au niveau mercato, dès qu’il y avait une info qui tombait, on essayait de voir si on pouvait la mettre dans le conducteur. On échange sur le choix de l’interviewé de chaque équipe pour l’avant-match, on échange éventuellement pour la mi-temps, pour l’après match. On reçoit des éléments également de lancement pour le sujet de présentation du match phare du dimanche soir. On reçoit via ce groupe aussi des éléments sur le grand entretien.

Voilà, c’est ça notre préparation, chacun chez soi. Je suis à Bordeaux, pas à Paris, je n’ai pas l’occasion de passer à la chaine mais je suis loin d’être le seul…On échange beaucoup avec les moyens numériques, je ne dis pas que ce service et cette « chaine » auraient été possibles il y a dix ans mais, maintenant, avec tout le développement des moyens de communication numériques, avec la facilité que l’on a à se voir en Visio ou à échanger via Whatsapp, ça devient facile de préparer comme cela, à distance.

En étant présent au stade, vous pouvez vous-même voir des choses, avant la prise d’antenne, que vous n’auriez pas vues en plateau, voire même avoir de petits échanges en off.

Oui, bien sûr ! C’est évident que le fait d’être sur place, c’est le cas pour tous les sports et tous les évènements, apporte énormément d’informations, pas forcément utilisables ni utilisées sur le moment. Ca renforce le lien également avec les personnes du club, pas forcément que les joueurs, tout l’encadrement du club que l’on croise, ils s’habituent à nous voir et, forcément, ça engendre des relations beaucoup plus simples et sympathiques, moins froides que si on était à Paris, de loin, et que l’on envoyait sur place juste deux personnes. Là, on est quand même un dispositif avec le présentateur, le journaliste bord terrain, le commentateur, le consultant qui, en plus, vient au bord terrain animer l’avant match et revient en après match, il discute en direct à l’antenne, avec le coach, avec les joueurs que l’on choisit, qui ont la gentillesse de venir nous voir, même après une défaite. Le fait d’être sur place est important non pas trop pour les infos mais surtout pour le relationnel.

 

 

Pour vos deux autres interventions, à la mi-temps et en fin de match, le fait de vivre la rencontre à quelques mètres de la pelouse vous permet sans doute une vision différente d’un journaliste en plateau ?

C’est vrai que l’on voit forcément plus de choses quand on est sur place, au ras du terrain, au ras de la pelouse. C’est une évidence et, encore une fois, c’est le cas pour tous les sports, ce n’est pas lié à la Ligue 1 ou au football. C’est peut-être encore plus important dans cette période délicate, avec des mesures Covid qui ne cessent d’évoluer parce que, si on restait loin des personnes, ce serait difficile d’avoir de bonnes relations avec les clubs. Là, le fait d’être présent, même en période de Covid, montre que l’on fait partie du dispositif Ligue 1, ça nous permet de travailler au plus près des joueurs et ça devient indispensable. Je ne vois pas comment, maintenant, avec le recul, on pourrait faire aussi bien en étant loin.

Après ces premiers mois d’antenne, quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir ?

Ce n’est que du positif, au niveau qualitatif, c’est-à-dire qualité de l’image et vingt minutes complètes de présentation, uniquement à partir d’ici. On n’est pas, encore une fois, dans un contexte de présentation depuis Paris, avec un duplex qui se fait de loin. Non, on est là et dès qu’il y a des évènements qui se passent au stade, on les laisse vivre, c’est une chance, c’est le fait d’être sur place qui nous permet cela. Par exemple un tifo qui se dévoile, par exemple un hommage, ou quelque chose aussi qui n’est pas prévu, un joueur qui s’approche du public, ça peut être un échauffement particulier. On essaie de mettre le focus dessus et, en étant sur place, c’est plus simple pour le voir. Maintenant, les retours ne sont que positifs, pour cette raison-là, parce que l’on est sur place.

La qualité d’image est importante, ça marche bien, c’est tout bête, ça parait évident mais non, ça ne l’est pas forcément, dès que l’on se connecte, quel que soit l’écran, ça fonctionne bien, selon les retours que l’on me fait. Ensuite, au-delà de la qualité de l’image, le fait d’être nombreux sur place donne au match une qualité et une dimension un peu supérieures.

Les consultants sont aussi une force, je pense notamment à Giuly, Hilton, Micoud, …Quand ils croisent d’anciens joueurs, il y a évidemment une connivence, une connaissance, une sympathie qui émanent. C’est l’intérêt majeur d’avoir dans notre équipe des consultants qui sont de jeunes retraités. Le mix est bien fait. Il y a une constante, c’est que tous sont bons, dans la mesure où tous ont la volonté d’expliquer des choses en parlant foot, sans trop se disperser. Et puis c’est bonne ambiance, ils sont bon esprit.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur la saison actuelle de Ligue 1 ?

La saison est partie sur les chapeaux de roues au niveau spectacle, le premier 0 à 0 est arrivé très tard. Déjà, ça c’est exceptionnel. On peut se demander si c’est une sorte de mode de fond, dans le championnat de Ligue 1, d’être plus offensif. On peut se demander si c’est parce que l’excitation liée à la venue de Lionel Messi a gagné tout le monde, donnant envie à tous de plus jouer et de marquer, en étant plus heureux en Ligue 1. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut regarder la qualité des matchs et, vraiment, je trouve que l’on a franchi un palier encore depuis la saison dernière. C’est plutôt équilibré sur le nombre de buts marqués mais il n’empêche que, au niveau qualité, ça fait longtemps que l’on n’avait pas quelque chose comme ça, au moins dans le top 5 / top 6, des équipes qui jouaient aussi bien à tous les niveaux. Et encore, on peut pousser à l’extérieur du top 5, avec Lens qui a fait un super début de saison et qui marque un petit peu le pas. Je trouve que, au-delà du nombre de buts qui était vraiment exceptionnel en début de saison, ce qu’il faut remarquer, c’est la qualité globale du jeu, la qualité collective également avec des coachs très efficaces, comme Stephan, comme Haise, qui font vraiment un travail remarquable et qui arrivent à faire jouer très bien leur équipe.

La situation de Bordeaux est compliquée mais ça s’explique, de mon point de vue, assez simplement. C’est l’instabilité qui est à l’origine de tout cela. Depuis le départ de M6, il y a eu deux changements de propriétaires, il y a eu beaucoup de changements de coachs également. Il y a eu, en début de saison, vers la fin du mercato, au mois d’aout, environ deux arrivées par semaine, de joueurs qui n’avaient pas fait la préparation estivale donc qui venaient se greffer sur un collectif qui, lui-même, était fragile. Avec un coach qui n’avait pas eu l’équipe pendant longtemps et qui faisait un petit peu au doigt mouillé. De match en match, les compositions étaient différentes. Alors, je n’ai rien à dire sur les qualités de coaching de Petkovic, en revanche il n’a pas été servi par les évènements. De façon générale, depuis trois ans, cette instabilité se paie. Espérons, pour les bordelais, qu’elle ne va pas se payer jusqu’à descendre en Ligue 2 mais c’est le seul mot que j’ai en tête pour expliquer cela. Car, individuellement, il y a de bons joueurs. Alors, oui, il y a peut-être eu des joueurs qui n’étaient pas en forme ou qui faisaient des mauvais matchs. Mais, collectivement, cette instabilité fait que c’est devenu dramatique au niveau collectif…Espérons pour eux qu’ils arrivent à travailler ce collectif avec le nouveau coach, David Guion, qui vient d’arriver. C’est un sacré challenge parce que l’on est quand même fin février….

Exception faite des incidents connus, le retour du public dans les stades aide aussi sans doute à cette effervescence…

Oui, oui, complètement. Tout le monde attendait ce retour mais dans ce tout le monde, il n’y a pas que les supporters, il y a aussi les joueurs. Parce que ça galvanise, tout le monde le dit. Les joueurs professionnels préfèrent évidemment jouer devant un public, ça peut les porter, ça les motive, que ce soit à domicile ou à l’extérieur. Certains joueurs sont même encore plus performants quand le public est contre eux. Un garçon comme Neymar, ça ne le dérange pas trop d’être sifflé pour continuer de jouer et de tenter. Donc, oui, le retour du public donne peut-être une envie encore plus offensive et spectaculaire à la majorité des joueurs de Ligue 1.

Que peut-on du coup vous souhaiter pour la suite de cette aventure du Pass Ligue 1 ?

C’est de continuer, c’est de faire le même travail, c’est de continuer de montrer également ce qui se passe vraiment sur le terrain, de 20 minutes avant le coup d’envoi jusqu’à 20 minutes après. Parce que cette promesse de rajouter quasiment une mi-temps au match permet de donner la priorité à ce qui se passe en direct. Donc on est encore plus immersif dans l’approche, pour la personne connectée. Cette approche immersive est très importante, ça passe par de petites images, ça passe par des moments d’échauffement captés, ça passe par des sons également. En tout cas, ça passe par la proximité. Donc, ce qu’il faut nous souhaiter, c’est uniquement que ça continue comme cela. Après, place au spectacle…Ce sont les footballeurs, les clubs de Ligue 1 qui font le spectacle…

En parallèle, parmi vos autres « casquettes », quels sont vos projets et actualités en ce moment ?

Mon actualité est plutôt diverse depuis plusieurs années maintenant, j’ai la casquette de présentateur pour Prime Video, j’ai la casquette de commentateur pour Sud Radio, notamment pour le rugby. Le commentaire est quelque chose que j’ai fait pendant 15 ans à Eurosport avec pas mal de collègues qui sont actuellement à Prime Video, comme Frédéric Verdier, Christophe Pleynet, Christophe Bureau. Je suis vraiment un commentateur pur et dur à la base, même si l’école Eurosport fait que l’on est capable de couvrir également le poste de présentateur à force de traiter les évènements en direct. J’ai d’autres casquettes, je suis réalisateur également, je produis une série sur le rugby amateur pour France 3, j’ai réalisé mon premier 52 minutes en politique il y a un an, je manie aussi la caméra et le montage. Voilà, c’est en cela que j’ai plusieurs casquettes, je ne suis pas « simple » commentateur ou présentateur.

Merci, Nicolas, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

RMC Sport : Jérôme Sillon évoque ses commentaires de rencontres de Premier League et de coupes d'Europe !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jérôme,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On vous retrouve actuellement sur les antennes de RMC Sport, principalement aux commentaires de la Premier League et de la Ligue des Champions. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de sillonner les routes pour retrouver les stades et, à distance, les téléspectateurs ?

Oui, c’est un rêve de gosse, un rêve d’enfant que j’ai réalisé en faisant ce métier-là. J’ai commencé par la radio, le reportage, après j’ai même eu une caméra dans les mains, maintenant je commente à la télé. En fait, quand j’ai rencontré Stéphane Guy lors de la première saison de SFR Sport, en 2016, sur un stade anglais, alors qu’il commentait pour Canal+ Afrique, il m’a dit « Jérôme, profites de la Premier League, il n’y a rien de mieux que le championnat anglais ». Je peux confirmer, c’est un bonheur incroyable d’aller commenter les matchs en Angleterre. On sent que le foot est beaucoup plus puissant qu’en France en fait, les gens ont un rapport avec leur club qui est beaucoup plus charnel, beaucoup plus ancré. Ce sont des choses que l’on peut retrouver à Marseille, Saint-Etienne ou Lens par exemple mais là-bas, ça fait vraiment partie de leur quotidien, ça les anime et on sent que tout le monde est passionné par ce sport. Quand on va au stade en Angleterre, on est porté par cette énergie, pour ce souffle.

Donc, oui, c’est un bonheur tous les week-ends. En plus, cerise sur le gâteau, on a récupéré la Ligue des Champions deux ans plus tard et c’est quand même LA meilleure compétition de clubs au monde, avec les plus beaux matchs. La saison 2018/2019 a été juste rocambolesque, presque irréelle, par les retournements de situation de Tottenham, de Liverpool, par l’épopée de l’Ajax. C’est un privilège et une chance énorme.

Cela faisant partie de l’identité de RMC, vous êtes entouré de consultants de renom, pour certains qui ont arrêté leur carrière il y a peu et qui sont encore au cœur des réseaux.

Surtout Jérôme Rothen, qui on va dire est le consultant phare de la radio. Il est le plus jeune de tous nos consultants et il a encore, effectivement, ses entrées dans les clubs par lesquels il est passé, et pas que. C’est sûr que commenter avec ces gens-là est, là aussi, une grande chance. Après, la méthode n’est pas la même selon que l’on commente en radio ou en télé. Chez nous, en radio, le consultant n’est pas au stade, contrairement à la télé. Ça change pas mal de choses mais c’est une plus-value incroyable… de toute façon, c’est l’ADN de RMC et de RMC Sport, on met en valeur les consultants. On est les premiers à avoir donné des émissions de radio à des consultants. Donc, oui, ils ont une importance chez nous qui est prépondérante.

 

 

En amont d’une rencontre, quelle est votre méthodologie de préparation ?

La première chose à faire, de toute façon, est d’avoir une veille générale. C’est-à-dire, quand on est fan de foot, on s’intéresse à tous les clubs. Bon, plus particulièrement, mon pain quotidien est la Premier League on va dire mais, avec la Ligue des Champions et l’Europa League, je ne peux pas me permettre de ne regarder que les clubs anglais. Je vais commenter Psg v Real, évidemment il faut que je suive, même si ce n’est pas très compliqué, il faut que je suive l’actualité du Real de Madrid. Par exemple, quand j’ai su que j’allais commenter Real Sociedad v Monaco, j’ai commencé à me renseigner, à regarder des matchs, des images, des résumés.

Tous les matins, je fais une revue de presse française et anglaise. Là, je sais que je vais commenter le Real mais aussi l’Atlético contre United donc, tous les matins, j’ouvre Marca et As, les deux journaux sportifs madrilènes de référence. Si ça avait été le match entre l’Inter et Liverpool, j’aurais jeté un coup d’œil un peu plus précis à la Gazzetta, au Corriere. Après la presse, il y a aussi le suivi des comptes Twitter officiels des clubs mais aussi ce qui nous aide beaucoup, ce sont les comptes Twitter des fans. C’est quelque chose de méconnu mais c’est une source incroyable d’informations. Ils sont souvent tenus par des dingos de leur club, par des fans absolus. Je vous invite par exemple à regarder le compte de Manchester United France, tenu par un supporter français des Red Devils. Il suit l’actualité comme moi-même je n’ai même pas le temps de le faire. Il va être en veille internet de tous les articles qui parlent de son club et il va les traduire après en français, sortir les meilleures citations, sortir les infos mercato en ce moment par exemple. Ça demande évidemment vérification mais c’est une première approche qui est, pour nous, très riche en fait. C’est super !

Quand on s’approche vraiment, à quelques jours du match, en Premier League, on a ce que l’on appelle des « Stats pack », qui nous sont fournis en tant que détenteurs des droits télé. On a accès à une base de statistiques pour chaque rencontre, qui fait entre trente quarante pages. C’est quelque chose de monstrueux ! Ça va dans le détail, c’est une compilation de statistiques et d’anecdotes qui retrace le parcours des joueurs, des entraineurs, des équipes, leur forme du moment. C’est d’une exhaustivité incroyable et l’UEFA fait un peu la même chose, mais en moins poussé, ce qui nous aide beaucoup également à préparer les rencontres. Après, plus on s’approche du match, plus on se plonge évidemment dans la presse et dans ces données, sans oublier les coups de fil à nos correspondants. Parfois, si on a des contacts parmi les joueurs impliqués, évidemment on leur passe un petit coup de fil, soit à eux, soit à leur agent, soit à leurs proches.

Au stade, avant l’antenne, avez-vous l’occasion d’échanger aussi avec des journalistes locaux ?

Ça arrive, on se connait, évidemment, surtout quand on va en Angleterre, où on croise toujours les mêmes journalistes. Ce qui est toujours intéressant aussi, c’est de discuter avec des supporters que l’on va croiser dans l’avion ou dans l’Eurostar. Ou de discuter avec le chauffeur de taxi. En Angleterre, un chauffeur de taxi est forcément supporter d’un club donc son avis peut être intéressant. Récemment, on est allés commenter City v Chelsea, avec Sébastien Piocelle. Le chauffeur de taxi était supporter de United donc c’est toujours intéressant d’avoir le contre-pied quelque part à ce niveau-là. Donc les sources d’informations sont multiples, ça peut être même le réceptionniste de l’hôtel.

Evidemment, le jour du match, on est imprégnés de tout ça, à l’approche du stade, on voit les supporters, on peut discuter avec certains d’entre eux. Quand je me ballade avec Manu Petit et que l’on débarque dans un stade anglais, il y a une nuée de supporters qui viennent discuter avec lui. L’change se crée naturellement.

Pendant la rencontre, on imagine aussi que vous êtes amené à adapter votre commentaire en fonction de ce que qui se passe sur le terrain et de l’ambiance, au sens large du terme ?

De toute façon, le commentaire, télé ou radio, est une musique. C’est d’autant plus vrai à la télé. Parce que, à la radio, le supporter qui nous écoute n’a pas la télé et il doit se concentrer encore plus parce qu’il n’a pas l’image. Donc il va nous écouter très attentivement et on va devoir être beaucoup dans le descriptif. A la télé, le fan de foot a l’image comme support, on est là quelque part pour l’accompagner, on va lui délivrer une petite musique. Il a l’habitude de nos voix maintenant. Après, c’est la qualité du match qui va faire l’intensité de ton propos et de tes commentaires. Donc c’est bien, de toute façon, d’alterner les phases d’enthousiasme, d’envolée et puis les phases un peu plus calmes. On ne peut pas être pendant 90 minutes comme un dingue, je pense que ça serait lassant pour le téléspectateur et une rencontre est faite de hauts et de bas, de temps forts, de temps faibles.

Après, on en revient à cette Ligue des Champions 2018/2019, il y a des matchs qui sortent de l’ordinaire. J’ai commenté le ¼ de finale retour City vs Tottenham, il y avait deux partout après quinze minutes de jeu, ça se finit à 4 à 3, ça a failli faire 5 à 3 mais le but d’Aguero est refusé à la fin à cause d’une position de hors-jeu. On est à Amsterdam avec Eric Di Méco, il y a 2 à 0 pour l’Ajax à la mi-temps, ils gagnent 1 à 0 à l’aller à Tottenham, on pense qu’ils vont se qualifier tranquillement, ils en prennent trois dans le dernier quart d’heure, avec un triplé totalement improbable de Lucas. Là, si vous voulez, tu ne t’appartiens plus, tu es tellement enthousiaste et tellement pris par l’ambiance, par le scénario, que tu emmènes tout le monde avec toi et le téléspectateur, je pense, est fou, il devient dingue. Donc c’est vraiment la qualité du match qui va aussi influer la force du propos et son intensité.

Je fais un distinguo entre les matchs commentés au stade, qui sont un privilège, qui sont ceux durant lesquels tu vas t’enthousiasmer le plus, c’est évident parce que tu es dans l’ambiance, tu es avec les supporters, il se passe quelque chose. Alors que, en cabine à Paris, tu es quelque part détaché de tout cela, le lien émotionnel est beaucoup moins présent en fait. C’est souvent une frustration quand tu commentes des matchs fous en cabine. J’en parlais avec Stéphane Guy qui commente chez nous la Ligue des Champions avec moi cette saison, il a commenté Chelsea vs Liverpool le 2 janvier en cabine, il était tellement frustré de ne pas être en cabine et ça se comprend. Après, les restrictions sanitaires étaient ce qu’elles étaient, maintenant on peut retourner en Angleterre, c’est quand même beaucoup plus simple.

C’est pour cela qu’un commentaire au stade est irremplaçable, par l’investissement et l’émotion que tu vas ressentir.

 

 

En Ligue des Champions, vous évoquiez le fait de commenter des clubs français. Il n’est pas rare, je pense à Jérôme Rothen les saisons précédentes, que le consultant soit encore fervent supporter du club concerné. Commenter un club français sur un média français est-il si évident que cela ?

Je ne sais pas si vous avez lu l’interview de Thomas Villechaize lorsqu’il parlait de ses commentaires des matchs de l’équipe de France de handball sur beIN, il dit que l’on ne peut lui demander d’être objectif sur l’équipe de France. Je ne suis pas complètement d’accord avec lui. Quand je commente un club français ou l’équipe de France, je suis toujours objectif. Pour moi, il y a une différence entre neutralité et objectivité. Tu commentes l’équipe de France, comme je l’ai fait à l’époque sur RMC, tu commentes un club français en coupe d’Europe, tu ne peux pas être neutre, ce n’est pas possible. Tu es forcément un parti-pris. Je supporte tous les clubs français en coupe d’Europe. Mais en tant que journaliste sportif français, je vais commenter l’OM de la même manière que je vais commenter le PSG. Je vais commenter Lyon de la même manière que je vais commenter Monaco ou Rennes. Je vais m’emballer pour le club français parce que je les supporte en coupe d’Europe. Donc je ne suis pas neutre, je vais encourager le club français, je vais commenter dans cette optique-là.

En revanche, je suis, en tout cas j’essaie, d’être toujours objectif. C’est-à-dire que quand Paris est mauvais, et en Ligue des Champions cette saison ça a quand même souvent été le cas, on le dit. Quand Paris est excellent et nous fait vibrer, évidemment qu’on les accompagne. Je pense que ce que voulait dire Thomas, c’est que l’on ne peut pas ne pas être supporter de l’équipe de France ou d’un club français. En revanche, et il l’a très bien fait lors de la demi-finale récemment, il fallait dire que les gardiens sont passés à côté de leur match. C’est ça être objectif, par contre, oui, on est supporters de l’équipe de France et des clubs français.

Vous évoquiez la ferveur des stades anglais. Certains d’entre eux vous marquent-ils plus encore que d’autres en ce sens ?

Je pense, aujourd’hui en Angleterre, que l’ambiance la plus dingue est à Anfield, avec Liverpool. Déjà, il y a une chose, c’est le « You’ll never walk alone » qui, que l’on soit supporter de Liverpool ou pas, vous dresse le poil, c’est obligé. J’en ai la chair de poule à chaque fois que je suis au stade et que je les entends chanter. C’est encore plus vrai quand c’est un choc contre un Big 6. Peut-être même plus encore quand ils affrontent Manchester City car, aujourd’hui, la rivalité en Angleterre se fait avec ce club-là…et avec Chelsea. J’ai commenté Liverpool vs Chelsea au stade en début de saison, c’était le premier match que l’on faisait au stade depuis le début de la pandémie, après un an et demi d’attente, j’étais avec Manu Petit, c’était un volcan, c’était incroyable de ressentir cette puissance. A la fin de la première période, il y a un carton rouge pour une main sur la ligne de but puis le pénalty de Mohamed Salah, Manu Petit dit « le stade a tremblé, le stade a tremblé ». Effectivement, le stade avait tremblé, c’était fou. Anfield a cette capacité, je pense, à sublimer les Reds. On l’a vu contre Barcelone en Ligue des Champions, il y a ce supplément d’âme dans ce stade.

J’aimais beaucoup l’ancien White Hart Lane, qui était un peu vétuste mais qui avait son histoire, on voyait encore les murs en brique, les tourniquets riquiqui parmi lesquels il fallait se faufiler pour pouvoir passer. Il y avait une ambiance superbe, notamment lors de sa dernière saison.

En Europe, évidemment il y a Dortmund, le Westfalenstadion. J’aime beaucoup le Juventus Stadium, qui a une acoustique très très forte. Vicente Calderon était quelque chose aussi, on ne retrouve pas encore cela au Wanda Metropolitano à Madrid. Evidemment, il y a les stades grecs et les stades turcs, on passe encore un cap dans la folie. Je n’ai encore jamais eu la possibilité de commenter un club français dans un stade turc, je l’ai fait en Grèce déjà, où c’était déjà très fort mais un de mes rêves serait de commenter à Galatasaray, à Besiktas ou au Fenerbahce contre un club français. Il parait que c’est une expérience complètement dingue.

En conclusion, sportivement parlant, quel regard portez-vous sur cette première partie de saison, en Premier League ?

On espérait avoir une lutte à trois pour le titre entre Manchester City, Chelsea et Liverpool, c’était bien parti pour. On se rend compte que City a encore quelque chose en plus. Liverpool a un tout petit espoir de revenir, pour cela il faudra gagner un match en retard, permettant de revenir à six points. Après, il y a encore un City vs Liverpool au mois d’avril. Il n’y aurait alors, en cas de victoire, plus que trois points à récupérer d’ici là pour espérer peut-être les devancer. Donc c’est encore jouable pour Liverpool. Pour Chelsea par contre, c’est fini depuis qu’ils ont perdu à l’Etihad Stadium au mois de janvier. Donc c’est une saison que l’on espérait encore plus à suspense, encore plus passionnante, c’est la petite frustration. Mais bon, on n’est qu’au mois de janvier, il peut encore se passer des choses.

Pour la première fois, en 2021, City a dépassé United en termes de revenus commerciaux, ce qui veut dire quelque chose du basculement qui est en train de s’opérer là-bas. En fait, on ne se rend pas compte de la place qu’a prise City en Angleterre, ils sont quand même partis pour un quatrième titre en cinq ans, dans le championnat le plus compétitif et le plus concurrentiel au monde. C’est une performance qui est dingue. Donc, vraiment, ce club-là est en train de devenir le numéro un en Angleterre, à eux de passer le cap en Ligue des Champions. On pensait que ce serait peut-être le cas face à Chelsea l’an dernier, mais non. Peut-être cette année ?

Pour le reste, Liverpool est fidèle à lui-même, proposant un jeu toujours génial à regarder avec Jurgen Klopp. Chelsea est évidemment une déception, on pensait tous que Lukaku serait la pièce manquante, le dernier morceau du puzzle qui permettrait de faire de Chelsea aussi un candidat au titre. Mais ça n’a pas été le cas, pour plusieurs raisons. Déception évidemment encore plus grande pour Manchester United, tu vas chercher Varane, Ronaldo, Sancho, pour moi c’est le plus grand flop de cette saison de Premier League en termes de recrutement. Ce club est le plus titré de l’histoire de Premier League mais là ils sont simplement en train de lutter pour une place en Ligue des Champions. J’aime beaucoup le renouveau d’Arsenal, c’est fait à marche forcée, Arteta ne se fait pas beaucoup d’amis mais ça fonctionne. Tottenham a fait le casse du siècle en attirant Conte. Donc c’est toujours aussi passionnant. Ce qui est génial en Angleterre, c’est que, dans un Big 6, dès qu’ils s’affrontent, il y a tellement d’histoire, on ne sait jamais qui va gagner, c’est merveilleux.

Merci, Jérôme, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0