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television

Cyril Garnier évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Cyril,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

Vous avez tourné récemment un épisode de la série de France 3 « La stagiaire », aux côtés notamment de Michèle Bernier. Sans tout en dévoiler, quel personnage y interprétez-vous ? Quelle est son interaction à l’intrigue ?

Mon personnage est masseur dans un spa, il est soupçonné d’être l’assassin. Je ne vous en dirais pas plus, par contre, sur sa culpabilité éventuelle. Il est arrêté par la Police puis interrogé par le procureur et sa stagiaire.

Pour l’interprétation de ce personnage, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ? Peut-être avez-vous-même échangé avec des personnes qui exercent ce métier ?

Sincèrement, non. J’ai eu quelques jours de tournage et il n’y a pas d’action directement liée à son métier. Il peut arriver de se préparer à un rôle avec des gens qui exercent le métier quand c’est vraiment primordial. Là, il n’y a aucune scène de massage, c’est le costume qui fait le boulot. On est davantage sur l’intrigue policière que sur l’aspect technique du massage.

Mais, effectivement, il m’est arrivé de préparer des personnages très en amont, lorsqu’ils ont une fonction bien particulière. Et que cela a de l’importance à l’image. Car, si on ne voit jamais le personnage exercer son métier ou son art, au final, peu importe. Chaque acteur fait comme il veut, je fais les choses assez simplement. Je ne suis pas du genre à aller m’enfermer six mois en pleine montagne pour jouer un hermite.

La diffusion aura lieu lors de la prochaine saison de la série mais la date exacte n’est pas encore connue.

En parallèle, vous tournez actuellement un pilote pour France Télévisions, avec Clémentine Célarié notamment au casting. Comment présenter ce projet ?

La série s’appelle « Poquelin », ça se passe dans le Nord, à Lille, où une policière assez brute de décoffrage, avec une grande gueule, populaire, se retrouve en binôme avec un autre policier, interprété par Joffrey Platel. Qui, lui, est un châtelain, un peu désargenté, mais très classique, passionné de littérature et qui pense que l’on peut résoudre des affaires en s’intéressant à la psychologie des personnages de littérature. Ils forment un binôme assez étonnant, assez mal assorti et donc assez drôle.

J’incarne le compagnon de Clémentine, le patron du bar où le duo de policiers se retrouve à manger à midi. Ce sera un format de 90 minutes, nous tournons actuellement le pilote, nous ne savons pas encore si une série en découlera.

 

 

Selon vous, même si ce n’est pas évident de le deviner, qu’est-ce qui pourra attirer les spectateurs dans ce programme ?

Je pense que le personnage de Joffrey détonne pas mal avec les flics que l’on a l’habitude de voir. Aujourd’hui, tous sont des mecs un peu badasses, en cuir, avec beaucoup de virilité. Là, c’est quelqu’un de très précieux, de très élégant, tout en retenue, un peu vieille famille. C’est vraiment la clé, avec quelqu’un en opposition du personnage de Clémentine, haut en couleurs, avec une gouaille, très vivant, comme elle sait l’être. L’association est vraiment bien trouvée.

Nous évoquions votre méthodologie de préparation. Y voyez-vous une différence entre ce type de format ancré dans le temps et, par exemple, une série quotidienne comme « Demain Nous Appartient » où vous avez davantage la place de développer un personnage sur la durée ?

Cela dépend vraiment de la consistance du personnage, de ce que l’on sait de lui. Il y a, par exemple, des personnages récurrents de policiers mais dont on ne sait rien. Ils sont souvent les sparring-partners des acteurs principaux. Ils sont un peu là pour donner l’information, pour enquêter, mais ils ne vivent pas de drames personnels.

Quand on a un personnage plus construit, comme sur l’épisode de « Alex Hugo » qui a été récemment rediffusé, qui avait un vrai passé, un vrai background, on a des objectifs très précis et tout un parcours pour les atteindre ou pas. Il y a alors plus de préparation sur le personnage, sur sa façon de bouger, de parler, sur ses rapports avec les uns et les autres. On ne peut pas faire ce que l’on veut, c’est l’écriture qui dirige un peu le personnage. Alors que, dans d’autres formats, on amène un peu ce que l’on veut. Par exemple, dans « Poquelin », si ce n’est que c’est un patron de bar et qu’il est avec une femme qui a vingt ans de plus, on ne sait pas grand-chose d’autre sur mon personnage. J’amène du coup un peu ce que je veux. D’ailleurs, on a réécrit, j’ai apporté beaucoup de touches d’humour au moment du tournage, sur la façon de le jouer, sur la taquinerie.

Après, sur une série quotidienne comme « Demain Nous Appartient », quand on commence le tournage, les auteurs ne savent pas ce qui va arriver au personnage car l’écriture se fait au fur et à mesure. Particulièrement pour Thomas Delcourt, le personnage n’était pas très défini au départ, ils ont eu beaucoup de mal à faire un casting car c’était encore assez flou dans leurs têtes. J’ai mis, là aussi, ma touche personnelle et, petit à petit, ça a été un aller-retour entre ce que je donnais au personnage, ce que les auteurs voyaient que je donnais et ce qu’ils pouvaient rendre. Ils ont senti les deux humours que je pouvais avoir, au début, c’était surtout l’histoire d’amour avec le personnage d’Anne Caillon qui était mise en avant puis je suis arrivé au Spoon et le binôme avec Tristan a commencé à se créer. Ils ont senti que ça marchait, ils ont appuyé ce curseur de l’humour, jusqu’à cette intrigue Lazzari. Là, le travail est très différent.

 

 

Avec Tristan, j’avais surtout des scènes d’humour assez courtes, nous n’étions pas sur des choses vraiment de fond, on était davantage sur le rythme, plutôt que sur la profondeur. Quand l’intrigue Lazzari m’a été annoncée, on en a beaucoup parlé avec les producteurs, pour savoir ce qui allait se passer, pour connaitre tout le parcours du personnage pendant ces six semaines. Il y a alors un vrai travail à faire, surtout que l’on était sur le passé de Thomas, qui n’existait pas au moment de commencer la série. Il a donc fallu raccorder ce passé avec ce que j’avais déjà proposé, avec ce que j’avais déjà joué. Il a aussi fallu s’interroger sur le parcours à donner pendant l’intrigue et sur ses réactions aux différentes situations, en fonction de ce que l’on avait déjà créé autour de lui mais aussi en fonction de ce que l’on allait encore apprendre de lui, sans trop en dévoiler. Vraiment, je me suis posé avec mes feuilles, face à tous mes épisodes, pour réfléchir, scène par scène, à ce que j’allais jouer et dévoiler. Dans le but d’égrener le personnage et de laisser aux téléspectateurs le plaisir de découvrir, petit à petit, ce qui lui était arrivé.

En termes de rythme sur le plateau, avez-vous là aussi vu des différences ?

Bien sûr ! C’est très très différent. On a plus de temps sur une série de 90 minutes que sur une quotidienne. Cette dernière est le format le plus rapide, ça va très vite, les mises en place sont très courtes, on tourne constamment à deux caméras, on se met en place et on finit souvent champ contre champ. Il y a très peu de scènes avec de grands mouvements car on est conditionné par le temps. On tourne entre sept à dix scènes par jour. A peine une terminée que l’on va se changer et que l’on reprend la suivante. Il faut vraiment se préparer bien en amont, il est nécessaire de bien connaitre son texte pour ne pas perdre de temps. Parce que toute l’équipe attend et qu’elle est sous pression. 13 à 15 minutes utiles sont tournées avec une équipe chaque jour.

Sur « Poquelin », on est toujours avec le même réalisateur, contrairement à DNA, on a plus le temps de construire, les choses se font au fur et à mesure, sur le plateau, avec le réalisateur (Gabriel Aghion dans ce cas précis). C’est un travail commun, qui prend plus de temps mais qui nous permet plus de liberté pour tenter des choses. Sur d’autres tournages, notamment au cinéma, on est à 3 minutes utiles par jour, ce n’est pas du tout le même rythme de travail, il y a énormément de temps prévu pour la lumière, pour les cadres, afin de vraiment travailler l’esthétisme. Ce n’est vraiment pas la même concentration, ni la même préparation. On peut presque découvrir le texte entre deux scènes, ce qui permet davantage de fraicheur.

En parallèle, vos précédentes expériences vous ont amené sur les planches. Y voyez-vous là un métier différent d’avec les caméras ?

On utilise les mêmes outils, notre corps, le travail que l’on a fait sur nos émotions, sur la diction, sur un rythme, sur un phrasé, sur l’analyse d’un personnage et de son caractère. En revanche, comme ce n’est pas du tout le même média, ce n’est pas du tout la même façon de les exprimer. A la caméra, il faut que les choses soient très rentrées, très petites, très intimes. Alors que, au théâtre, tout est très exacerbé. Il y a une autre grosse différence, en tournage, une scène peut être jouée jusqu’à dix fois, entre les différentes prises, les différents axes sans que l’on connaisse forcément son partenaire, alors que, au théâtre, une intimité se crée en amont avec les répétitions.

Ce n’est donc pas le même rapport au partenaire, ni même au texte d’ailleurs. Sur les planches, on le connait sur le bout des doigts, là où les différentes prises sur un plateau impliquent des variations. Seulement ensuite, au théâtre, on peaufine, c’est proche de l’artisanat, où l’on passe et repasse sur un objet pour en faire un petit bijou. A l’image, on va plus être sur une création spontanée et instinctive, plus brute.

 

 

Aimeriez-vous d’ailleurs remonter sur les planches ?

J’ai très envie de revenir au théâtre, où je n’ai pas joué depuis un an et demi. C’est quelque chose que j’aime beaucoup, j’ai besoin du contact avec le public, de sentir la salle, de voir se créer ces relations d’intimité avec mes partenaires. Ce sont à chaque fois des petites familles. Je suis très attaché au théâtre, c’est là que j’ai commencé et j’ai très envie d’y retourner. On a vraiment les sensations du live, avec une petite dose de stress et d’adrénaline. C’est hyper grisant.

Pour terminer, vous avez animé le 14 octobre dernier une soirée d’humour, au Grand Point Virgule, à but caritatif. Quelques mots pour nous parler de ce beau projet ?

Oui, pour la seconde fois l’association Skin m’a confié la mise en scène de sa soirée humour. Cette association aide les personnes qui sortent de leur traitement contre le cancer à reprendre pied. Pendant les traitements, leur vie est très rythmée par les soins et l’entourage qui se rapproche. Puis soudain, lorsqu’on estime que la personne est guérie, tout s’arrête, et les patients sont à la merci du « cancer blues » induit par une grande solitude et une vie à reconstruire. C’est pour beaucoup encore plus dur que le combat contre la maladie, car il n’y a plus d’ennemi à vaincre.

Skin leur redonne des objectifs de dépassement de soi, à travers le sport ou de nombreuses formes d’art. Et, à chaque fois, les patients sont accompagnés, personnellement, par des professionnels. Beaucoup d’amis ont répondus à l’appel pour cette édition 2019, Isabelle Vitari, Booder, Matthieu Madenian… même Ariane Seguillon, qui n’est pourtant pas une humoriste, a pris le temps de travailler pour écrire et monter un sketch avec une patiente, en plus des tournages, ça m’a beaucoup touché. C’était une soirée riche en rires et en émotions, tout ce que j’aime.

Ce fut un plaisir, Cyril, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Ishtvan Nekrasov nous parle de ses beaux et nombreux projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ishtvan,

C’est un plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce lundi 28 octobre est diffusé sur TF1 un épisode inédit de « Joséphine Ange Gardien », spécial Halloween, dans lequel vous avez tourné. Quels souvenirs en gardez-vous ?

C’était vraiment un formidable tournage. Il a commencé d’une manière assez drôle. La fiction se passe fin octobre, du coup nous sommes très habillés. Sauf que nous avons commencé le tournage en juin, au premier jour de la canicule. Il faisait très chaud, quelque chose comme 35 degrés à l’ombre, alors que nous portions vestes et pulls. Je ne sais pas si c’est la chaleur mais nous étions tous devenus comme fous sans beaucoup de filtre et les liens se sont faits très vite.  Un peu comme quand il fait très froid dans l’hiver canadien, les gens vont avoir tendance à se soutenir dans ces conditions extrêmes. Là, c’était pareil. Mais heureusement que ce premier jour, nous étions en tournage de nuit !

Ce fut de magnifiques rencontres. Il y avait un véritable esprit de famille, très vite on connaissait tout le monde. Les 3 comédiens jeunes avec qui j’ai partagé la plupart des scènes sont devenus de très bons amis.

On a tourné de belles scènes, dans un épisode plutôt horrifique. Les références sont entre « Stranger Things » et « Conjuring ». Du coup, il y avait quelque chose de fort et de rythmique à construire dans les scènes.

Le réalisateur nous diffusait de la musique pendant que l’on tournait, surtout lors des séquences non dialoguées. Ce qui nous plongeait directement dans la bonne atmosphère, c’était très plaisant comme méthode.

Pour ce programme, le scénario complet est connu avant de commencer, avec un début, un milieu et une fin. Contrairement à une série quotidienne comme « Un Si Grand Soleil », dans laquelle vous jouez également. Quelles différences cela implique-t-il pour vous ?

C’est assez différent dans l’appréhension du personnage. On sait où il démarre, on sait comment il va finir dans le laps de temps raconté par la fiction. Du coup, on peut s’imaginer, dès le début, pourquoi le personnage répond de telle manière, on comprend le sous texte d’une scène par rapport aux suivantes. Il faut donc prendre en compte toute la psychologie du personnage, du début à la fin, pour rester cohérent.

Ce qui est de suite très important dans ce travail là, c’est de comprendre qu’elle est la lignée principale du personnage. Pour définir le pourquoi il existe dans la fiction et ce qu’il défend.

Dans un autre registre, on peut vous retrouver sur les planches, à Paris et en province, avec la pièce « Sedruos - Paroles de femmes sourdes ». Comment la présenteriez-vous ?

C’est un duo de comédiens, dont une femme sourde, c’est une pièce engagée qui défend le droit, qui parle de la condition et de la vie des femmes sourdes. Ces sujets ne sont pas souvent abordés sur scène, c’est une pièce que je qualifierai de féministe. Thumette, la comédienne avec qui je joue est formidable.

La pièce est très intéressante à travailler, j’y incarne une dizaine de personnages différents, les switchs se font très rapidement, d’une scène à l’autre. Je passe d’un inventeur anglais à un père de famille qui bat sa femme. On joue en français et en langue des signes, il m’a fallu apprendre cette dernière pour cette pièce bilingue. C’est aussi pour moi la découverte d’une culture, la culture sourde, qui est extrêmement riche et dont j’ignorais presque tout avant.

Il existe du « chant-signe », pour les curieux je conseille de jeter un coup d’œil et d’oreille à « Monsieur Firmin » d’Albaricate que l’on peut trouver sur YouTube.

Il y a aussi de la « poésie signe », si on peut en parler ainsi, par exemple dans la pièce lors d’un monologue extrêmement lyrique, proche de la danse.

Nous avons déjà joué sur Paris, Rennes et Nantes notamment. Plusieurs dates sont programmées en France pour cette année, la prochaine étant le 23 novembre à Bordeaux, et on espère que plein d’autres suivront. C’est quelque chose que j’aimerais pouvoir encore beaucoup partager.

 

 

Vos casquettes artistiques sont diverses et variées, vous vous êtes lancé récemment dans la réalisation.

Effectivement, l’année dernière, j’ai réalisé « Barbara », un court métrage de vidéo-danse, une adaptation cinématographique du poème de Jacques Prévert. J’y évoque la seconde guerre mondiale, l’amour et la séparation d’un couple à Brest.

Récemment, ce court métrage a été sélectionné par l’« American International Film And Art Festival », j’ai été ravi de voir mon film projeté sur grand écran aux Etats Unis.

Et cette année, je viens de réaliser un autre court-métrage, « Toy Stories », qui parle de l’amour à la parisienne. Ce sont deux monologues de deux filles qui ont une conception de ce sentiment disons, différente.

Pour la suite, quelles seraient vos envies artistiques ?

Je suis très heureux de faire ce que je suis en train de faire, aussi bien en tant que comédien de théâtre, que comédien à l’image, que réalisateur. Mon envie est de travailler toujours plus dans des domaines qui me demandent de sortir des sentiers battus. J’ai la vingtaine et j’en veux !

Merci Ishtvan pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Interview croisée avec Christophe Favre et Ishtvan Nekrasov !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Christophe, bonjour Ishtvan,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On peut vous retrouver depuis quelques mois dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». Cela doit être, pour vous, une grande joie et une grande fierté de faire partie de cette belle et grande famille ?

Christophe : Complètement ! Comme vous le dites, c’est une joie, et une fierté, ça fait plaisir d’avoir autant de téléspectateurs chaque soir. D’autant plus que ce chiffre ne tient pas compte des replays.

Ishtvan : Pour moi, c’est quelque part aussi un peu surprenant. Je ne connaissais pas du tout les chiffres de l’audience télévisuelle et, si je fais une comparaison avec le nombre de spectateurs du Stade de France, ce sont finalement plusieurs dizaines d’enceintes remplies. Quand on y pense, c’est un peu vertigineux. Donc, oui, c’est magnifique.

Christophe : C’est une énorme visibilité pour chacun de nous. Mais un tel succès n’est pas étonnant, c’est une très très bonne maison, on s’y sent très bien, je suis très content d’en faire partie, d’autant plus que mon personnage était, au départ, juste de passage. Je suis très heureux que l’on m’ait demandé de revenir.

Quels principaux retours vous font les gens sur ce programme ? Que vous en disent-ils ?

Christophe : Ils sont heureux de nous voir, c’est un rendez-vous chaque soir avec les familles de la série et les téléspectateurs, ils sont ravis de nous retrouver. Je sais qu’ils aiment beaucoup nos personnages, plusieurs fois on m’a dit que des pères comme cela existent. Ça fait plaisir de savoir que les gens apprécient.  Quand on nous croise ensemble, on me demande d’être plus gentil avec mon fils. Ça me fait beaucoup rire, car juste après, on me dit « mais vous êtes gentil en fait dans la vraie vie ! ».

Ishtvan : Ma cousine qui a commencé à regarder « Un Si Grand Soleil » juste pour me voir à l’écran est devenue, au fur et à mesure, complètement accro. La série a titillé son imaginaire et l’a faite rêver. D’ailleurs, un ami comédien, un jour, doutait du bien fondé de notre métier et je lui ai répondu que l’on travaille dans l’industrie du rêve. Notre but est de faire rêver les gens et, si ça les rend un peu heureux, c’est que l’on a accompli notre métier.

Quelques mois après vos arrivées respectives dans ce programme, quel regard portez-vous à présent sur vos personnages ?

Ishtvan : Haut en couleurs. Dylan est un personnage extrêmement colérique mais aussi aimant et j’espère aimable (en vrai j’adore jouer les méchants). Je suis très content d’avoir une palette de jeu très intéressante, j’ai été lycéen, graffeur, lascar, j’ai failli tuer un camarade, je suis passé au tribunal, à présent je travaille sur les chantiers. Les rebondissements ne manquent pas. Il est aussi très intéressant de rentrer dans l’intimité de cette famille ordinaire et touchante par sa simplicité.

Christophe : Mon personnage me touche beaucoup, c’est une personne qui n’arrive pas à dire « Je t’aime » à son fils, alors qu’il est profondément aimant et qu’il fait tout cela pour le bien de son fils. Mais il ne va pas le manifester d’une façon évidente, il va se cacher derrière des obligations de métiers et de codes d’honneur. Je suis sûr que si, un jour, un drame arriverait à son fils, il serait totalement démoli. Il est brut de décoffrage, il est à fleur de peau, c’est un personnage très intéressant à jouer.

Ishtvan : Cela me fait penser au moment où j’avais une intrigue avec le personnage d’Inès peu avant la séparation de nos personnages. Je discutais avec le réalisateur et on se posait la question de ce que défendait Dylan au plus profond de ses tripes, lui qui est très colérique et parfois bête dans ses agissements. On est finalement arrivé à la conclusion que pour Dylan, le plus important était l’amour.

Par rapport à ces différentes couleurs artistiques que nous venons d’évoquer, avez-vous des sources particulières d’inspiration pour votre interprétation ?

Ishtvan : J’avais regardé le film « La Haine », peu avant de commencer le tournage. Je pense que Vinz a eu un certain impact sur mon imaginaire.

Christophe : Quand je suis arrivé sur ce programme, le but de mon personnage était de montrer pourquoi mon fils réagissait comme ça. C’était mon cahier des charges. Il fallait que l’éducation et l’amour que je donne à ce fils expliquent ou justifient son comportement. Ne vivant pas exactement comme ça, je me suis inspiré d’autres personnes qui m’entourent, d’autres situations que l’on voit au quotidien. J’adore observer les gens, leur façon de vivre, quel que soit mon personnage d’ailleurs. Et puis, je me suis construit une histoire, et donc un personnage puis je me suis posé la question « pourquoi je dis ça ? », et j’ai trouvé des réponses.

Mais il y a aussi de l’amour entre ces deux personnages. Je suis donc allé chercher des choses qui m’appartiennent. Dès les premières séquences, les téléspectateurs écrivaient sur les réseaux des commentaires comme : « tu as vu comment est le père ? Ça ne m’étonne pas que son fils soit comme ça ». Donc le pari était gagné quelque part.

 

 

Je me suis aussi demandé ce que j’aimerais dire ou ne pas dire avec mon fils et c’est là où j’ai trouvé certains chemins. Je puise dans ma vie personnelle pour être juste. Avec Ishtvan, on s’est très vite accordés sur la couleur de nos personnages, c’est pour cela que ça répond bien aussi, on est devenu très complice. Cela rend les personnages beaucoup plus touchants.

Pour la suite, à titre personnel, aimeriez-vous pouvoir approfondir certaines couleurs ? Peut-être même en explorer d’autres ?

Ishtvan : J’adorerais approfondir un côté comique, un certain clown triste que j’entre-aperçois mais que je n’ai pas eu beaucoup l’occasion d’explorer. Dans la série, il y a des séquences proches du film d’action, il me plairait d’avoir de la matière là-dedans (De la bagarre et des explosions. J’adore les explosions).

Christophe : Ah oui, d’accord, donc tu veux faire courir papa ? Merci !

Je ne sais pas trop ce que j’aimerais ou pas. Je suis toujours en attente d’être surpris de ce qui va nous arriver. On n’a pas beaucoup de visibilité sur ce qui va s’écrire donc, contrairement à un scénario de film, qui permet de savoir où l’on va, là, on ne connait pas l’avenir. C’est une surprise à chaque fois de lire la suite. On a l’information un mois avant le tournage, donc trois mois avant la diffusion.

Pour l’instant, nos personnages n’ont pas de grosses intrigues, on est en filigrane, on alimente les histoires des autres. En ce moment par exemple, on alimente Eliott pour les travaux de son bar. Donc, du coup, tout est possible. Peut-être que je pourrais maintenant être plus exposé dans une histoire de truands, ou vendre des glaces sur la plage…non je rigole !

Ishtvan : En fait, avec Christophe, on s’est un peu inventé une histoire de truands justement.

Christophe : C’est surtout toi qui voulais ça, les truands, on se chamaille même dans la vie. « Rire ».

Moi, je disais que Mon personnage était contre la bourgeoisie, il fallait donc que je trouve quelque chose qui me donne la haine de cette dernière. Comme sa maman n’existe pas, j’ai supposé que, peut-être, elle était bourgeoise, que je l’avais tuée dans un accident de voiture et que cette bourgeoisie de Montpellier m’en voulait en m’en rendait responsable. C’est pour cela que, depuis le début, j’incite mon fils à ne pas parler aux bourgeois. Ishtvan en a rajouté une couche, en se disant que, peut-être, nous sommes des truands qui cachons un trafic derrière tout cela. « Rire »

Ishtvan : J’aimerais aller encore plus dans l’intimité de ces personnages.

Christophe : Qu’est-ce que je te donne à manger par exemple ? Est-ce que papa est bon cuisinier ou pas ?

Ishtvan : Est-ce que l’on mange des coquillettes pendant des semaines ? Est-ce que l’on galère un peu ? Comment vit-on cette éventuelle galère ?

Christophe : Est-ce que je t’emmène au cinéma ? Est-ce que je te fais manger des glaces ? Je te vois venir, tu veux un cadeau d’anniversaire, des choses comme cela. C’est vrai que, en plus, à Noel, je ne t’avais pas gâté, je t’avais fait travailler.

On pourrait peut-être te faire arriver une maman ou pour moi une femme, après tout tu as une copine, tu es le bourreau des cœurs et moi je n’ai personne. Mais, au-delà de tout ce que l’on dit, les histoires sont surtout une volonté de la chaine et des créateurs. Je leur fais confiance. Je suis sûr que l’on va avoir de belles surprises.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu, au travers du nombre de minutes utiles à défendre chaque jour. Au fur et à mesure, adaptez-vous votre méthodologie pour être toujours plus efficaces et disponibles ?

Ishtvan : Effectivement, le rythme est soutenu, il faut être efficace, on n’a pas le droit d’être malade ou d’être fatigué. Il faut toujours être au top et c’est quelque chose qui se travaille aussi.

J’avais surtout travaillé précédemment au théâtre, art dans lequel on a plusieurs semaines, voire mois, de préparation. Là, le fait de n’avoir que quelques minutes de répétition juste avant de tourner était complètement déconcertant. Finalement, j’ai pris le rythme. C’est à nous de nous adapter. Il faut faire vite et bien.

Christophe : Je ne l’ai pas vécu comme cela à ce niveau-là. Oui, c’est rapide mais ce n’est pas sur ça que j’ai changé certaines choses. En fait, c’est plutôt dans la méthodologie de travail que l’on a avec eux, en termes d’organisation. Elle est différente comparativement à des longs métrages ou des téléfilms. Par exemple, je ne connaissais pas le poste de planneur, une personne avec qui on parle de nos disponibilités. On est en dialogue direct avec la production, ça ne passe plus par notre agent.

J’ai aussi dû m’adapter à la rotation. On peut tourner pendant un mois avec une équipe puis, après, avec une autre. Alors que, sur un film, on a la même équipe du début à la fin.

La vitesse de tournage est plus un bouton que l’on règle. On doit apprendre plus vite, être efficace plus vite, mais c’est juste une vitesse je dirais car apprendre nos textes et être efficaces sur un plateau est quelque chose que l’on connait déjà.

C’est une autre façon de travailler, et c’est très intéressant, ça nous permet de nous sortir de notre petite zone de confort. Cela nous nourrit aussi car chaque réalisateur va avoir une vision et une façon de travailler différentes. C’est très intéressant.

 

 

Ishtvan : Je te soutiens complètement sur ce point. Les réalisateurs ont des approches différentes, certains vont guider davantage, d’autres vont être plutôt concentrés sur le cadre et la lumière.

Christophe : La sensibilité de nos personnages va être donnée différemment aussi. Les réalisateurs n’ont pas tous la même vision de nos rôles. On doit s’adapter au vocabulaire de la personne, cela nourrit également. C’est un très bon exercice.

Pour terminer, un petit mot sur ce vrai bon esprit de famille, sur cette vraie bonne entente, sur cette vraie complicité entre tout le monde.

Christophe : Ah oui ! Aussi bien côté artistique, côté technique que côté production. L’ambiance est joyeuse et amicale. C’est un gros paquebot extrêmement bien huilé, extrêmement bien organisé. Avec une bienveillance permanente, ils veulent que l’on soit bien. A tous les niveaux, le logement, les transports, tout est organisé pour que l’on se sente à l’aise. Chacun a son poste et ses attributions, c’est une magnifique machine, je suis épaté, je trouve cela formidable.

Ishtvan : Ta métaphore du paquebot marche très bien. Nous avons chacun notre place et nous voulons tous que ce paquebot arrive à destination. Nous avançons tous dans la même direction, on a envie de se soutenir vers une ascension.

Christophe : On ne joue pas tous ensemble, il y a plein d’acteurs qui ne se connaissent pas physiquement et, quand on se retrouve, on est tous contents de se rencontrer. Ça prouve bien que, à la base, il y a quelque chose de très solaire. Quelque chose nous réunit. C’est comme une grande famille. C’est vraiment très agréable. D’ailleurs, je l’ai redit à la production récemment, cela pourrait être formidable de faire une scène collégiale avec tout le monde. Ça ferait beaucoup de monde mais ça serait très plaisant.

Ce fut une joie d’échanger avec vous deux !

Publié dans Télévision

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Demain Nous Appartient : Christiane Ludot évoque son personnage et en profite pour aborder ses autres actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Christiane,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

On peut vous retrouver depuis quelques mois dans la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». Quel regard portez-vous sur votre personnage ?

C’est un personnage plutôt riche. Au départ, elle apparait comme une grand-mère jeune, dynamique, qui ne se laisse pas faire et qui a l’habitude de tout réglementer. Elle ne fait pas confiance à sa fille.  Petit à petit, au fil du temps, on voit le lien avec sa fille s’enrichir et devenir plus complexe. Elle est alors en empathie avec cette dernière et va jusqu’à aller s’accuser à sa place.

Le personnage était, au début, plutôt léger et, petit à petit, il devient un peu plus dramatique, un peu plus lourd, un peu plus grave. Avec plus d’émotions et de sentiments. Cette évolution est, je trouve, intéressante. La palette de jeu est large, en un mois et demi de diffusion.

En plus, on ne sait pas ce qui va arriver au personnage. C’est aussi plaisant d’être dans un certain inconfort. Quand je suis arrivée sur la série, j’avais peu d’indications sur le passé du personnage. Ce qui m’a permis de proposer des choses.

Justement, quelles ont été vos principales sources d’inspiration pour l’appropriation du personnage ?

J’ai pensé avant tout que sa petite fille était quelqu’un de très important pour elle. Evidemment, elle aime sa fille mais, au début, elle est dévouée à sa petite fille. Elle s’est donnée comme une mission. C’est quelqu’un qui a une certaine expérience de la vie, qui est assez sure d’elle. Ce qui peut avoir aussi un côté rassurant.

Ce qu’elle va vivre au travers de Justine va la bousculer, la déstabiliser et remettre en cause ses certitudes mais elle va rebondir pour aider sa fille et sa petite fille.

Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, selon vous, quelles sont les principales raisons du succès de ce programme ?

Je crois que les téléspectateurs arrivent à se projeter dans les personnages. Ces derniers sont assez proches des gens, qui peuvent donc s’identifier : il y a un éventail très large de personnages, de toutes les générations et ces derniers sont ancrés dans une réalité sociale (dans un bar, un lycée, par exemple. Il y a un souci sur TF1 de réalisme : on est dans des situations de tous les jours, on aborde des problèmes de société et ce sont des choses qui touchent les gens.

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur un programme quotidien est soutenu. Vos précédentes expériences vous ont-elles aidée dans ce sens ? Avez-vous même peut-être des petites astuces ?

Je pense qu’un comédien qui arrive pour la première fois sur ce programme peut effectivement avoir quelques difficultés car il y quand même beaucoup de textes. On les a un peu à l’avance mais il faut les apprendre très vite. Il est important d’avoir une grande souplesse, avec les réalisateurs et les coachs, il faut être ouvert. Mon parcours en télévision notamment m’a aidé, du coup, sur ce tournage.

La clé est vraiment d’apprendre son texte au cordeau. Même si on peut ensuite être appelé à changer des choses en plateau. Le but est d’en être libéré. Je travaille souvent au crayon pour l’articulation, pour me débarrasser de ce souci-là, pour me libérer des mots, ne pas buter dessus et, ainsi, être plus disponible pour le jeu.

Pour la suite, à titre plus personnel, aimeriez-vous pouvoir développer certains thèmes en particulier au travers de votre personnage ?

L’arche vient de se finir, du coup la suite dépend beaucoup de ma fille. Je suis un personnage satellite, je suis donc au service de l’arche de Justine. Mais je sais qu’il a été évoqué de former une famille à trois, avec Tristan, ma petite fille et moi-même. Une sorte de famille atypique. Cela pourrait être, je pense, intéressant. Cela pourrait donner lieu à des situations aussi un peu comiques et à des quiproquos, notamment parce que Tristan n’a pas de lien direct avec nous. Il y a, je pense, quelque chose à exploiter dans ce sens.

En parallèle, dans un autre registre, vous avez joué pendant près de deux ans la pièce « Le Jardin d’Alphonse ». Une tournée devrait être programmée prochainement. Quels souvenirs gardez-vous de cette belle aventure ?

Ce fut vraiment une belle aventure, une vraie rencontre avec Didier Caron, un auteur que je connaissais peu. Le rôle est très intéressant, c’est une pièce chorale, à neuf sur scène. Dans l’histoire, une famille recomposée se réunit pour l’enterrement du grand-père, des secrets de famille remontent alors à la surface et des règlements de compte en découlent.

Chaque personnage a une trajectoire et une couleur différentes, il faut être à l’unisson dans la partition, comme un orchestre. Mon personnage est, au départ, assez doux et veut arrondir les angles. Petit à petit, on découvre que cette femme a aussi une histoire, une vie amoureuse. Elle est en contre point des autres, c’est intéressant de garder cette retenue.

 

 

C’est une belle aventure humaine, c’est une pièce qui touche tout le monde, toutes les générations, mêmes les enfants. Ce mélange de comédie et d’émotion est plaisant. Le jeu est proche du cinéma, on cherche toujours une vérité chez les personnages.

A titre plus personnel, considérez-vous les planches et l’image comme un seul et même métier ? Ou la variation du support en fait-elle deux entités différentes ?

Pour moi, c’est le même métier, ça fait appel aux mêmes qualités et au même travail. Sauf que, effectivement, le support est différent donc l’approche l’est aussi. Au théâtre, le public renvoie la balle, chaque soir est différent et on peut aussi changer des choses. Sur un tournage, on a deux à trois essais puis, après, ça ne nous appartient plus. Les deux nourrissent en tout cas, même si les techniques et les plaisirs différent. Quoi qu’il arrive, c’est le même métier et je ne conçois pas l’un sans l’autre.

En parallèle, vous développez actuellement des projets d’écriture et de réalisation, pour un court et un long métrages. Pour ce que vous pouvez en dire, comment les présenteriez-vous ?

Je suis venue à l’écriture il y a sept à huit ans. Comédienne, j’ai toujours aimé regarder la technique. J’aime beaucoup aussi la photo, j’aime donc cadrer. En venant à l’écriture, je me suis aperçue que j’écrivais plutôt en images. J’imagine déjà le film à ce moment-là.

J’ai, précédemment, tourné deux courts métrages. Un au travers d’un stage de réalisation, « Il va faire jour mon amour », d’une durée de cinq minutes. Un autre qui s’appelle « Viens regarder la mer », plus ambitieux, d’une durée de vingt-minutes, avec les aides de la région Poitou Charentes notamment. Il est allé dans quelques Festivals.

 

 

Je continue sur cette lancée, j’adore cela et mon expérience de comédienne m’aide dans la direction d’acteurs. Là, j’ai écrit un scénario qui s’appelle « Le voyage de Jeanne », d’une durée de vingt minutes, qui a été sélectionné dans le cadre d’une résidence musicale, « Trio », où chaque réalisateur rencontre des compositeurs. J’ai terminé l’accompagnement au scénario, le bébé est prêt, je n’ai plus qu’à le présenter aux producteurs, ce que je suis en train de faire actuellement.

Ça se passe dans une petite île, où une femme d’une cinquantaine d’années vient rechercher sa fille qu’elle avait abandonnée il y a longtemps. Le film interroge le lien maternel, qu’est-ce que réellement aimer son enfant ? 

Parallèlement, j’écris « Hanami – Ou contempler la beauté des fleurs », un long métrage, littéralement « La fête du printemps », une fête du renouveau et de la renaissance au Japon, pendant laquelle toutes les familles vont pique-niquer. C’est l’histoire d’une femme, de plus de cinquante ans, qui va renaitre à elle-même d’une manière pas voulue, plutôt inconsciente. Un jour, elle s’évanouit devant un tableau, ce qui déclenche plein de choses chez elle. Elle va alors redécouvrir un secret de famille et surtout reprendre sa vie en main. C’est en développement, je finalise le scénario actuellement.

Ce fut un plaisir, Christiane, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Christophe Favre évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Christophe,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé récemment au Festival Polar de Cognac, dans une région que vous connaissez bien et qui vous tient à cœur. Comment cela s’est-il déroulé ?

Très bien. C’est la 2éme fois que je suis dans une ouvre en compétition, l’année dernière, c’était pour le téléfilm de Delphine Lemoine, « Jusqu’à ce que la mort nous unisse », avec lequel nous avions eu un prix. Cette fois-ci, on présentait « Crimes parfaits », une série diffusée sur France 3 et réalisé par Nicolas Herdt. Nous étions très heureux de le présenter car ce film a été une très belle rencontre, grâce à laquelle nous tournons à nouveau ensemble pour la série « Nurses » sur TF1.

Nous avions tourné à La Rochelle, ville où j’ai fait mes années de lycéen, car je suis né à Royan. C’était vraiment formidable, pour moi l’enfant du pays.

Ce Festival est très bon enfant, il regroupe vraiment des passionnés du Polar. L’organisateur Bernard Bec nous accueille très chaleureusement. Que ce soit la littérature, les BD, les films, les courts métrages. On est entre nous, on se rencontre, on peut prendre le temps de discuter de cette passion commune. C’est très intéressant.

Justement, vous avez commencé à en parler, quel est le pitch de l’épisode de « Crimes Parfaits » dans lequel vous avez tourné ?

Cette série est construite de telle façon à ce que, dès le début, on puisse voir le meurtre et en connaitre l’auteur. Mais on n’en découvre pas alors les raisons. Un peu comme « Columbo ». Là, ce sont Julie Ferrier et Wendy Nieto qui sont chargées de l’enquête, elles interrogent toutes les personnes dans l’entourage du mort, dans le milieu des maraichers.

Sans rien spoiler, il y a trois meurtriers. Pour ma part, je joue un ami du défunt et je vais devoir, à plusieurs reprises, témoigner et donner des impressions sur ce que j’ai vu et entendu. Vous le verrez, par ma faute, l’enquête va un peu s’embourber. Cet épisode est vraiment très chouette, très rock n’roll, très frais.

Cela a été une très belle rencontre, nous avons vécu entre nous. Quand on tourne un film en dehors de Paris, ça a une autre saveur. Puisqu’on passe plus de temps ensemble, on devient encore plus complices et proches, ce qui est vraiment intéressant pour nos personnages.

Pour France 2, vous venez de finir un autre tournage, « Il a déjà tes yeux », la suite du long métrage du même nom. Comment la décrire ?

C’est une aventure formidable. Sur le long-métrage, le réalisateur Lucien Jean Baptiste jouait le mari et, avec sa femme Aïssa Maiga, ils voulaient adopter un enfant, ils sont noirs et nous leur avions donné un enfant blanc.

La série, c’est la suite, 13 ans plus tard. Je suis très reconnaissant envers Lucien car travailler avec lui est un réel bonheur. Il a une énergie formidable, il sait nous emmener très loin dans les personnages et leurs situations, c’est très gratifiant.

En plus de l’équipe artistique, j’ai retrouvé toute l’équipe technique, c’était réconfortant de revoir cette belle famille. Cette comédie est drôle et émouvante.

On peut actuellement vous retrouver à l’image, dans « La Mante », sur Netflix. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

Le casting est dingue et l’équipe technique magnifique. C’est un cadeau d’avoir eu ce rôle parce que des personnages de psychopathes, ça ne court pas les rues, et je remercie le producteur Anthony Lancret d’avoir pensé à moi et de m’avoir confié ce personnage. J’ai fait ainsi la connaissance du réalisateur Alexandre Laurent, il est exceptionnel et ça a été un incroyable voyage, je me suis tellement amusé. Le personnage est complètement à l’opposé de moi-même, c’est formidable de pouvoir se lâcher dans quelque chose qui ne nous appartient pas. Du coup, on cherche et on y trouve une sensibilité, une raison d’être et d’exister. Il a fallu que j’apprenne à aimer mon personnage, alors qu’il ne résonne pas comme moi. Il a donc fallu que je le construise. J’ai pu vivre et jouer par ce biais des choses que je ne vis pas au quotidien. C’est une des passions du métier d’acteur.

La proposition du personnage que je leur ai faite a été validée et ils m’ont laissé dérouler le fil. Il est complètement intriguant, il peut faire peur, dans la vraie vie on n’a pas forcément envie d’avoir un ami comme lui. Je me suis régalé et j’étais loin de penser que ce serait un de ces rôles qui marquent énormément. La première diffusion a eu lieu sur TF1 en 2017, le succès a été immédiat et le personnage détonnant. On m’en a encore reparlé à Cognac. Et aussi parce que nous avons la chance d’être sur Netflix, dans le catalogue monde. Ce qui nous a même valu un tweet de Stephen King. Et nous avons aussi eu un prix un an après à l’international.

L’équipe est revenue vers moi récemment pour un autre projet, dans un autre style, de la comédie policière. Je suis très heureux d’être convoité par des projets de genres différents, de la comédie, du polar, du thriller, de la série, des téléfilms, des films.

Merci, Christophe, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Emma Colberti évoque la série à succès de France 2

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT - FTV

 

Bonjour Emma,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous !

La série de France 2 « Un Si Grand Soleil » est à l’antenne depuis un peu plus d’un an maintenant, avec le succès d’audience que l’on connait. Faire partie de cette belle aventure doit être, pour vous, source de joie et de fierté ?

Oui, évidemment. On espérait un démarrage en trombe mais on ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi efficace tout de suite. La fierté est là, on est très contents des résultats et de faire partie du coup de cette belle aventure.

En plus, on est dans une forme de continuité vis-à-vis des autres quotidiennes, on arrive à la fin. Des gens font la boucle en terminant par nous, c’est vraiment chouette également.

Quels sont les principaux retours que peuvent vous faire les téléspectateurs ? Qu’est-ce qui leur plait dans ce programme, expliquant cette très belle fidélité ?

C’est marrant que vous me posiez cette question, j’ai justement eu récemment une discussion dans ce sens avec une autre personne, en faisant mes courses. J’ai trouvé l’analyse de la dame assez intéressante, elle me disait qu’il se passe certes énormément de choses dans la série au niveau des personnages, des histoires et des intrigues mais que l’on tente toujours de trouver des solutions, même à travers des difficultés d’ordre psychologique notamment.

Elle note que l’on parle beaucoup entre nous et que l’on ne subit pas les choses. Elle voit beaucoup d’humanité dans les personnages et dans ce qui leur arrive. Je suis assez d’accord avec cela, quelles que soient les intrigues que l’on a pu connaitre, même celles avec braquage et décès, on est toujours à fond dans l’humain et dans les émotions. On touche des choses assez profondes et je crois que la série est riche de cela. Même lorsque mon personnage est tombé amoureuse d’un bad boy, Bruno Serrat, nous sommes allés plus loin que cela, cette relation a permis de raconter la part d’humanité de ce dernier.

Tout est en place par rapport à cette action-là, les musiques sont choisies dans ce sens, la réalisation aussi. Il y a parfois de vrais partis pris, qui accompagnent notre volonté de montrer l’être humain dans ses failles, dans ses mauvais côtés mais aussi dans ses bons côtés. En fait, on y va, comme s’il n’y avait pas de tabou.

Sans vouloir m’aventurer, je crois que l’on est dans un moment singulier de notre société où, plus que jamais, on a besoin de voir cela à l’écran.

Votre personnage, Eve, a déjà vécu de nombreuses choses, tant dans sa vie personnelle que dans sa vie professionnelle. Quel regard portez-vous à présent sur elle ?

Je pense qu’Eve nous cache beaucoup de choses, je pense que c’est une femme qui, même si elle a un côté très classique, très propre sur elle, bien en place, équilibré, n’a pas forcément connu que des moments évidents dans sa vie. J’ai ma petite idée là-dessus mais c’est moi, Emma, en tant que comédienne qui me suis construit quelque chose dans ce sens. On n’a pas encore toutes les clés de ce personnage, je sais qu’elles vont venir au fur et à mesure.

 

© Fabien MALOT - FTV

 

Je crois qu’il y a en elle une part d’ombre, une part sombre, pas forcément « dark » mais un secret un peu enfoui qui fait partie d’elle et dont on ne sait pas trop où il se situe. En tout cas, elle nous donne la possibilité de penser à cela justement en se mettant dans des situations un peu rocambolesques, pas évidentes à résoudre, notamment en tombant amoureuse d’un braqueur. On se dit qu’il y a quelque chose chez elle qui n’est pas si net ou clair que cela.

Je me pose sincèrement cette question, j’ai ma petite idée, encore une fois c’est ma cuisine personnelle mais je pense que c’est quelqu’un qui en a sous le pied et qui a des ressources. Elle a beaucoup encore à nous apprendre sur sa vie, sur ce qu’elle est, sur d’où elle vient. Elle a déjà annoncé des choses mais elle a beaucoup à raconter encore.

Avez-vous des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ? Peut-on, parfois, retrouver de vous en elle ?

Je rejoins Eve dans son immense part d’empathie, qui la symbolise beaucoup. De façon logique, elle est du coup victime de gens manipulateurs, pervers narcissiques, notamment le père de son fils. Pour le reste, j’ai plutôt été vers un rôle de composition. Ne serait-ce que parce que je ne m’habillerai jamais comme elle, je suis peut-être un peu plus rock n roll qu’elle.  J’ai un fils de l’âge d’Elliott, j’ai la chance qu’il soit génial et qu’il n’ait pas de problème. Si cela n’avait pas été le cas, je ne suis pas sûre que j’aurais fait comme elle, je ne pense pas que je me focaliserai sur lui ainsi. Dans la vie, je n’aurais pas les mêmes réactions qu’elle.

Du coup, cela m’intéresse d’autant plus d’adopter son attitude, de voir où elle va pour comprendre un peu plus, justement, d’où elle vient. Elle est donc ma principale source d’inspiration.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est élevé, au travers du nombre de minutes utiles à défendre chaque jour. Au fur et à mesure, affinez-vous votre propre méthodologie de préparation pour, ensuite, être toujours plus efficace et disponible sur le plateau ?

Je connaissais déjà un peu le monde de la série. Paradoxalement, je ne trouve pas que ça aille si vite que cela, je ne trouve pas que l’on soit dans les starting-blocks en permanence. Parfois, nous avons 8 à 9 séquences par jour, c’est chargé mais c’est comme une bonne journée de sport. Il faut enchainer, en étant dans l’ascenseur émotionnel toute la journée, en allant chercher en nous ce qu’il faut mais je trouve franchement que l’on prend le temps du jeu. Une vraie mise en place est faite. Je suis rarement sortie frustrée alors que j’avais pu le vivre sur d’autres séries par le passé.

En revanche, j’affute vraiment le physique. Chacun de nous qui a tourné une intrigue ou une arche qui lui ont été propres en est sorti les défenses immunitaires à plat, malade, HS. Il faut donc une bonne hygiène de vie, on ne peut pas se permettre de sortir le soir, de faire la fête et d’enquiller le lendemain une journée. La condition physique doit vraiment être au top. Comme les sportifs, il faut bien dormir, bien manger, s’entretenir sur l’endurance.

 

© Fabien MALOT - FTV

 

Pour le reste, savoir son texte en arrivant est juste la base du travail d’un comédien donc la question ne se pose même pas. Il y a une super ambiance générale, c’est vrai que parfois on se laisse aller à la rigolade, pour relâcher la pression, mais on n’a pas tellement le temps pour cela. En effet, je pense notamment à nos amis techniciens qui font un travail souvent plus physique que le nôtre, avec une amplitude horaire encore plus élevée. Ne serait-ce que pour eux, on se doit de finir à l’heure notre propre travail. Même si nous sommes de grands enfants, nous avons du respect pour cela.

Pour terminer, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Que ça continue le plus longtemps possible. J’en ai envie, j’espère pouvoir justement aller le plus loin possible à la rencontre de mon personnage que j’adore. J’aime beaucoup Eve, j’ai hâte de découvrir plus ce qu’elle est, qui elle est.

Je souhaite une longue vie à cette série qui est partie, je l’imagine, pour une longue aventure.

Merci, Emma, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Éloïse Valli évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Eloïse,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On pourra prochainement vous retrouver sur France 2, dans un nouveau programme, « Une Belle Histoire ». Très simplement, comment le présenteriez-vous ?

C’est une série sur l’histoire de quatre couples, qui sont aussi des amis. Dont un qui a perdu sa femme lors d’une randonnée. J’y joue le rôle d’une fée assez barrée mais très connectée aux enfants, très maternelle. Je ne vous explique pas la suite, il faut vraiment que vous regardiez la série.

La réalisation est superbe, j’ai hâte que ça soit à l’antenne. Frédérique Krivine, scénariste, qui avait fait précédemment écrit « Un village français », vient de remporter le prix de la meilleure série française au Festival d’Angoulême.

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de ce personnage singulier ?

Ah oui, totalement. Avant d’être comédienne devant les caméras, je l’étais avec les enfants, où j’organisais des anniversaires dans lesquels je pouvais me déguiser notamment en fée ou en Blanche-Neige, en fonction du thème choisi par l’enfant. Je gérais de 10 à 20 enfants, pendant près de quatre heures. C’était très plaisant de travailler avec les enfants. Donc, pour la série, c’était un rôle que je connaissais du coup bien dans la vraie vie.

Pour en revenir au programme en lui-même, selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux téléspectateurs ?

L’amour ! Et l’envers de son décor. Le côté sombre et le côté solaire de la série, des personnages. Je ne fais pas de plan sur la comète, je touche du bois. En tout cas, il y a plein d’interaction et plein d’histoires dans l’histoire. Ce sera une belle histoire, c’est le cas de le dire.

 

 

En parallèle, sur M6 cette fois-ci, vous participerez à « Scènes de Ménage », un programme à succès de la chaine depuis dix maintenant. Quel rôle allez-vous y incarner ?

C’est une amie du jeune couple, interprété par Claire Chust et Vinnie Dargaud. Je ne peux pas trop en dire pour le moment. En tout cas, je peux vous glisser que je vais me faire draguer et que ce sera assez drôle.

Le tournage à la Cité du Cinéma était top.

Toujours à l’image, vous accompagnez un artiste dans un clip. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

C’était parfait, nous sommes partis en petit comité avec Andy Maistre, un réalisateur formidable, qui a le sens de la caméra et une vision de la nature que j’adore. Nous avons tourné dans le désert espagnol, pour Théophile, un artiste engagé et sublime, parrainé par Vanessa Paradis, digne des anges. J’étais très heureuse d’avoir été choisie pour « Pars ». Je vous invite vraiment à découvrir ce chanteur.

Plus généralement, quelles sont vos autres envies pour la suite ?

D’autres projets arrivent. Pour le moment, devant la caméra, pour y être toujours plus à l’aise et pour comprendre l’envers du décor. Bien évidemment, dans le but, à terme, de pouvoir réaliser. J’écris aussi mon seule en scène, j’en avais déjà joué un par la passé, venant des planches. Mais je ne me précipite pas, le temps fait son œuvre et, petit à petit, l’oiseau fait son nid.

Ce fut un plaisir, Eloïse, d’échanger avec vous !

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Un Si Grand Soleil : Gaëla Le Dévéhat évoque Sabine, son personnage dans la série de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT – FTV

 

Bonjour Gaëla,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

Depuis quelques semaines, on peut vous retrouver dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». Très simplement, comment s’est passée votre intégration dans cette belle famille ?

Par la voie tout à fait classique et usuelle pour un comédien, à savoir le casting. Je connaissais évidemment la série en elle-même et j’avais aussi eu des retours via un ami comédien, Alban Aumard, qui joue Gary. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup, nous avons les mêmes affinités et sensibilités. Je savais qu’il était extrêmement heureux sur la série et que ça se passait très bien. Je suis allée du coup en toute confiance au rendez-vous. Pareil, la directrice de casting, Joanna Delon, est aussi quelqu’un en qui j’ai entièrement confiance et avec qui j’avais déjà travaillé. Du coup, le terrain était balisé.

L’image est très belle, on est sur quelque chose de populaire mais d’extrêmement bien fait, d’exigeant. Ce qui m’a beaucoup plu. On sent une volonté d’avoir des beaux plans, il y a une belle continuité scénaristique. Les arches sont travaillées en série, on suit les personnages et leurs évolutions, on prend le temps pour cela et je trouve que c’est très agréable.

Au moment de mon intégration, je suis venue faire les essayages de costumes. Je suis arrivée dans une fourmilière, j’ai trouvé cela énorme. Mais c’est très agréable d’être bien accueillie, ils sont très précautionneux. Les choses sont simples, claires, je suis en accord avec ce qui est attendu du personnage. Ce dernier était déjà très bien écrit au départ, c’est plus facile du coup quand une ligne est définie, il n’y a alors plus qu’à s’accorder dessus. La direction artistique est très pointue, elle sait ce qu’elle veut. Tout a été hyper rapide et s’est très bien passé. J’ai commencé le tournage en toute quiétude. J’ai croisé d’autres gens que je connaissais, autant des techniciens, des réalisateurs, des comédiens, ce qui est toujours agréable. Il y a un esprit de famille qui est sincère et bienveillant. C’est très confortable pour le travail.

Votre personnage, depuis son arrivée, a déjà vécu pas mal de choses, professionnellement et personnellement. Quel regard portez-vous sur Sabine ?

Elle me touche, notamment dans sa relation à son fils. J’aime beaucoup cette relation-là. Sabine a quelque chose de très protecteur, parfois même un tout petit peu trop. Elle reste un peu sur cet enfant qu’il a été. Elle sait qu’il a besoin d’attention, qu’il est fragile. J’aime bien sa façon de veiller sur lui, j’aime bien d’ailleurs leur façon de veiller sur lui car j’adore également la relation qu’elle a avec Florent, son ex. C’est une relation d’entente, même s’ils ne sont plus ensemble.

Il y avait quelque chose de très agréable à construire, nous avons trouvé, avec Fabrice, une complicité. On a réussi à se saisir de cela et je trouve cette relation très jolie. Ils ont partagé des choses, on se doute que c’est un couple qui a duré longtemps, qui s’est connu jeune, il reste une espèce de lien presque fraternel et ça me plait beaucoup. Il y a quelque chose de très précautionneux et de très bienveillant l’un envers l’autre. Ils ont un intérêt commun, qui est le bien d’Enzo et pour lequel ils se battent mordicus l’un et l’autre.

J’ai de la chance d’avoir deux partenaires aussi généreux, Fabrice et Téïlo. Ce dernier est un garçon très mature, très ancré, très intelligent, avec qui c’est très agréable de travailler. Ça va vite, une accroche s’est faite immédiatement, on s’est vu comme fausse mère et faux fils. C’est agréable, il y a quelque chose d’extrêmement percutant. Dans ma relation avec lui, mon personnage évoque aussi le questionnement d’une mère, la peur de mal faire, de mal accompagner.

J’aime également sa relation avec son père, discret, mais aussi présent, vigilant avec elle, avec eux. Jouer avec Yvon Back est un vrai plaisir !

Pour vous approprier ce personnage, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Ma mère pour le côté professoral, elle était prof, à la retraite maintenant. Lors des grèves, ma maman, qui enseignait au collège, me prenait avec elle, je la voyais faire cours et des choses sont restées gravées dans ma mémoire. C’est un clin d’œil. J’ai une amie qui est prof de maths, ce n’est d’ailleurs pas forcément ma discipline première, je suis plus littéraire. Elle m’a éclairée sur des leçons, notamment de probabilité, qui étaient parmi mes premières scènes à jouer. Du coup, j’ai pris beaucoup de plaisir, j’ai même appris des choses !

C’est assez chouette aussi de se retrouver face à plusieurs élèves, il y a un travail collectif qui est presque théâtral et très agréable aussi.

Le lien de protection avec Enzo, quand on est mère, est assez instinctif, il surgit tout de suite.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Au fur et à mesure, affinez-vous votre méthodologie de travail pour être toujours plus efficace et toujours plus disponible ?

C’est vrai que c’est un rythme soutenu. Après, les tournages vont tous de plus en plus vite à la télé. D’autres séries qui ne sont pas forcément des quotidiennes nous permettent de nous rendre compte que le minutage utile par jour est de plus en plus conséquent. Donc la différence n’est pas énorme en fait. Cette rapidité force à quelque chose mais on a tous notre façon de travailler.

J’ai besoin de travailler en amont, j’ai besoin d’avoir mon texte parfaitement en bouche au moment d’arriver pour trouver une liberté de création sur le plateau. Pour aussi être disponible et trouver des choses avec mes partenaires.

Toute une équipe est concernée et, même si ça va vite, on a le temps de chercher, de dialoguer, de trouver. Ça se fait rapidement mais, comme tout le monde prépare très en amont, on a cette liberté-là.

C’est toute une organisation, il faut y penser au fur et à mesure des épisodes, pour rester dans quelque chose qui suit l’histoire et la progression du personnage.

Pour la suite, en complément des propositions des scénaristes, à titre plus personnel, aimeriez-vous pouvoir donner à votre personnage certaines orientations ?

Je souhaite à Sabine, de manière générale, d’être heureuse et épanouie dans sa vie. Que ça passe par une rencontre amoureuse ou par un apaisement de l’état d’Enzo, ou encore par un engagement quel qu’il soit.

On le voit dans certaines scènes, c’est une femme qui a assez de recul sur elle-même, elle a aussi de l’humour. Je lui souhaite des moments plus légers pour elle et de belles rencontres, de belles associations.

Je trouve agréable aussi de se laisser guider, de ne pas vraiment savoir longtemps en avance ce que va devenir le personnage. Cet exercice imposé est assez excitant quelque part, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé. Du coup, on suit, on achemine en fonction.

En parallèle, quels sont vos autres projets et actualités du moment ?

J’appelle cela un petit clin d’œil, j’ai fait une petite apparition dans le film de Géraldine Nakache, qui est sorti début octobre, « J’irai où tu iras ». Je trouve que c’est un très joli film, son univers me touche, j’aime beaucoup  l’actrice, la réalisatrice. J’étais très contente de faire partie de cette aventure, j’ai passé un très bon moment de tournage.

J’ai tourné également, cet été, un guest dans un épisode de « Commissaire Magellan ». Dans une intrigue riche en rebondissements, avec un personnage qui m’a beaucoup plu. Aussi, j’ai fait une apparition dans une nouvelle série à venir sur TF1, « H-24 », où je jouais l’épouse d’Arié Elmaleh.

J’ai beaucoup de chance, ce sont à chaque fois de jolis personnages et de belles propositions.

Ce fut un plaisir, Gaëla, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Sandra Valentin évoque son arrivée sur la série et aborde aussi ses autres actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo Charlotte Hess

 

Bonjour Sandra,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver à partir de début novembre dans « Un Si Grand Soleil », la série à succès de France 2. Sans tout en dévoiler, dans quelles circonstances arrive votre personnage ?

Je suis le commandant Sonia Duval et je vais être en charge d’une enquête. Sonia est quelqu’un de très professionnelle, elle est très carrée. Elle adore ce métier, elle fait au mieux. Au départ, on ne sait pas bien qui elle est, elle ne donne pas grand-chose d’autre que son travail. Elle a donc un côté un peu énigmatique, qui était intéressant à jouer.

A titre plus personnel, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’incarnation de votre personnage ?

On a tous grandi avec des séries policières, c’est un registre que l’on connait bien, j’ai essayé du coup de ne pas trop rentrer dans le cliché du flic. Même si c’est tentant et excitant. Les interrogatoires et les enquêtes peuvent être grisants mais j’ai surtout essayé de me l’approprier.

Vous qui vivez depuis peu cette aventure de l’intérieur, quelles sont, selon vous, les principales raisons du succès de ce programme ?

Je pense que l’on fidélise les téléspectateurs avec des personnages attachants, dans lesquels on peut s’identifier au départ. Après, il leur arrive tellement de choses que ça tient en haleine les gens. On retrouve des personnages différents, des familles différentes, il y a aussi des rebondissements, des enquêtes, des histoires d’amour. On y voit un peu de tout, sans oublier les problèmes de la société actuelle. Ce mélange permet à la fois de s’identifier, je le disais, et, au travers de la fiction, d’être transporté dans quelque chose que l’on ne vivra probablement jamais à titre personnel. Ce mix de réalité et de fiction fonctionne bien. C’est un feuilleton, la production sait fidéliser le public.

Mon enquête est un évènement ponctuel, il y a donc un début, un milieu et une fin. C’est bien aussi.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Comment vous y êtes-vous acclimatée ?

J’ai appris mes textes par cœur. J’ai beaucoup travaillé en amont. Ça va très vite, c’est vrai, sur le plateau mais, si on doit refaire une prise, on peut. Il y a quand même une souplesse. C’est un gros paquebot, qui est très bien rôdé et huilé. Il y a de la bienveillance et une envie de bien faire les choses. La direction artistique est très présente, il y a une belle image et une jolie lumière, ce qui à mon avis fait aussi la force de ce programme et les musiques mises sur certaines séquences nous sont envoyées presque un mois à l’avance, pour nous permettre de connaitre l’univers, l’ambiance, dans le but de s’imprégner. C’est chouette.

C’est un feuilleton mais avec un petit truc en plus, je trouve.

Si le scénario le permet, aimeriez-vous pouvoir revenir, même ponctuellement, pour d’autres enquêtes ?

On m’a dit qu’il existait une possibilité que je revienne ponctuellement sur différentes histoires et enquêtes. Je suis donc amenée à réapparaitre à l’image mais on ne sait jamais. On verra bien ce qui va se passer.

En parallèle, toujours à l’image, vous avez tourné en juin dernier un épisode de « Caïn », pour France 2. Que dire sur cette autre aventure ?

Je suis une voyante qui, au départ, a un flash, dans lequel elle voit quelqu’un se faire tuer. Elle va aller en parler à la police, à Caïn et à son équipe. Au début, elle n’est pas prise très au sérieux mais, petit à petit, les choses se développent.

C’était très intéressant d’aborder ce personnage qui est assez coloré et en plus j’ai retrouvé Thierry Petit à la réalisation, j’étais très heureuse.

Sur les planches cette fois-ci, vous êtes en tournée avec « Les Faux British », une pièce que vous avez beaucoup jouée à Paris. Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, quel en est le pitch ?

Ce sont des fans de romans noirs anglais qui décident de monter une pièce de théâtre, issue donc d’un auteur de romans noirs. Il va arriver à ces amateurs des petites bricoles, ça ne va pas se passer complètement comme prévu. C’est très anglais, c’est d’ailleurs une adaptation d’une pièce anglaise. Il y a un côté Monty Python, c’est burlesque, décalé, déjanté, c’est une partition au millimètre. C’est très physique aussi. J’ai fait presque un an et demi à Paris, c’est l’une de mes plus belles aventures. Rester aussi longtemps au théâtre, dans une pièce qui marche autant, c’est magique. Un grand merci à Miren Pradier et Gwen Aduh.

Les gens rient, tout le monde est touché, des enfants aux adultes, tous milieux sociaux confondus. Nous avons déjà fait quelques dates en Province, d’autres sont à venir jusqu’à décembre.

Justement, quels sont les principaux retours que vous font les spectateurs en sortant de la salle ?

Souvent, les gens nous disent qu’ils n’ont pas arrêté de rire, que le spectacle devrait être remboursé par la sécurité sociale.

Pour terminer et boucler la boucle, considérez-vous les planches et l’image comme deux domaines distincts que vous pratiquez différemment ? Ou s’agit-il du même métier, que vous abordez de façon similaire ?

On joue un personnage dans les deux cas. Après, oui, on les aborde différemment, on y va de manière distincte, ce qui est très intéressant. J’ai la chance, depuis quelques temps, de pouvoir faire les deux en parallèle, c’est super. Ce ne sont pas les mêmes façons de faire et, pourtant, dans chacune d’elles, j’y trouve beaucoup de plaisir.

Merci, Sandra, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Demain Nous Appartient : Laura Mathieu évoque son personnage sur TF1 mais aussi sa pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laura,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes en tournée avec la pièce « Un petit coin de parapluie », vous étiez récemment au Festival Hang’Arts en Délire. Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une comédie romantique, nous sommes deux personnages sur scène et c’est vraiment très poétique. Ce que j’aime dans ce spectacle, c’est qu’il y a des messages, ça peut faire réfléchir sur sa propre vie et sur ses propres choix.

Gabriel vit dans une espèce de routine qui ne le rend pas vraiment heureux et il rencontre Romane, qui est complètement fofolle, très extravertie. Ces deux personnages qui sont un peu à l’opposé vont créer quelques étincelles.

Vous avez commencé à en parler, comment caractériser Romane ?

Elle est toujours dans le positif et le peps. Elle est très très solaire, c’est vraiment ce que j’aime dans ce personnage. J’adore défendre cela. Elle est toujours dans l’énergie, elle en est débordante.

 

 

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’incarnation de ce personnage ?

Une personne m’inspire sur ce côté un peu « foufou », en l’occurrence Julie Depardieu. Que j’admire en plus. Ce côté joie de vivre et positivité vient aussi de ma propre personnalité, aussi un peu de celle de ma mère.

Quels sont les principaux retours que vous pouvez avoir des spectateurs à l’issue des représentations ?

Souvent, ce qui ressort, c’est que ça les a émus. Il y a des gens qui, à la sortie, pleurent, d’autres qui ont la banane, d’autres encore qui nous ont dit que cela les avait éclairés sur la vie et que c’était vraiment le bon moment pour eux de voir cette pièce. On a eu des retours qui étaient assez impressionnants, des gens nous ont vraiment remerciés parce que ça leur a donné une sorte de coup de pied aux fesses. Des spectateurs qui ont vu la pièce il y a deux ans continuent à nous écrire à l’heure actuelle, l’impact est dès fois assez hallucinant.

Toujours sur scène, vous jouez une autre pièce et une troisième est en préparation. Que dire sur ces autres spectacles ?

Actuellement, je joue aussi « Le (con)promis », toujours d’Arnaud Raymackers. Je suis parfois avec lui mais aussi, quelques fois, en alternance avec un autre comédien. Là, nous répétons une nouvelle pièce, un beau planning de tournée est déjà prévu, elle s’appellera « La voisine », de Sébastien Jauffret, avec une mise en scène de David Fenouil.

En parallèle, on peut vous retrouver dans le rôle de Justine sur TF1, dans la série « Demain Nous Appartient ». Quel regard portez-vous à présent sur elle ?

Il y a, chez Justine, quelque chose de commun avec le personnage de Romane, c’est le côté positif, le fait d’aller de l’avant, quoi qu’il soit arrivé précédemment. C’est aussi ce qui m’a plu et c’est ce que j’aime défendre.

Quand le rôle a démarré, il me plaisait de voir, à travers les grandes lignes du personnage, les multiples facettes qui étaient très dissimulées mais qui se laissaient apercevoir par moment. Ce que j’adore maintenant, c’est que toutes ces facettes ont été bien développées. Du coup, ce n’est que du bonheur.

 

 

Ce n’est jamais évident à deviner, vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment expliquez-vous ce très beau succès quotidien ?

Moi qui vis cela de l’intérieur, je peux vous dire qu’il y a une énorme cohésion dans l’équipe. Quand j’ai mis le pied là-dedans, je suis rentrée dans une immense famille, où tout le monde est là les uns pour les autres. C’est une telle ambiance, on vous intègre d’un coup dans cette famille, il n’y a pas de temps de latence pendant lequel on ne se sent pas chez soi, au contraire on est directement intégré, on est un membre à part entière. C’est vraiment génial.

Je pense que cette bonne ambiance se transmet un peu à travers l’écran.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. A titre personnel, affinez-vous votre propre méthodologie au fur et à mesure pour être toujours plus efficace et disponible ?

C’est sûr que le rythme est assez soutenu. Au début, ça peut faire bizarre. Je suis très studieuse et je suis un peu stressée sur le travail, ce qui m’oblige à un bon rythme, hyper intense et donc à travailler tout le temps. Ce que ça m’a appris, c’est que je me suis bien adaptée à ce rythme. Au contraire, des journées hyper chargées, où j’enchaine huit à neuf séquences, sont finalement celles que je préfère. Car j’intègre mon personnage dès le matin et je ne le quitte pas jusqu’au soir. Du coup, au fur et à mesure des séquences, Justine prend possession de moi à 100%. Je reste connectée du matin au soir et c’est le moment où je m’amuse le plus.

 

 

A titre plus personnel, au-delà de ce que proposent avec pertinence les scénaristes, aimeriez-vous pouvoir défendre, par la suite, certains thèmes en particulier avec Justine ?

Ah oui, il y en a plein, tellement que je ne saurais pas vous dire lequel citer en priorité. Mais j’espère que j’en aurais plein d’autres, bien sûr.

Pour terminer et faire le lien avec tout ce qui a été dit, considérez-vous ces deux domaines que sont le théâtre et la télé comme étant le même métier avec la même façon de les aborder ? Ou y voyez-vous des différences notables ?

Alors oui, c’est le même métier parce que l’on incarne des personnages. Il y a beaucoup de travail en amont à chaque fois. Mais, par contre, les deux jeux sont vraiment différents. Un jeu en théâtre n’est pas le même que celui au cinéma. Cet aspect-là, pour le coup, change vraiment.

Le rapport avec le public est aussi différent. Sur une pièce, on a la réaction des spectateurs en instantané et, si on se rate, on ne peut pas recommencer, nous n’avons qu’une seule prise. C’est vrai que c’est assez différent. Sur une quotidienne, entre le moment où l’on tourne et celui où c’est diffusé, il y a un peu plus de temps, entre un à deux mois mais ce n’est pas énorme non plus. On a quand même un contact assez fréquent avec le public, à la sortie des studios et dans les rues. Donc, en ce sens, ça se rapproche quand même un peu plus du théâtre que d’un film au cinéma, où il faut attendre un an avant la diffusion.

Mais cela reste cependant deux jeux distincts et deux rapports au public distincts. En tout cas, le bonheur est présent dans les deux cas !

Merci, Laura, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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