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television

Demain Nous Appartient : Franck Monsigny évoque Martin, son personnage et en profite pour aborder ses autres projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Franck,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La série de TF1 « Demain Nous Appartient » est un véritable carton d’audience depuis plusieurs années maintenant. Justement, comment expliquez-vous cette belle fidélité des téléspectateurs ?

A la volée, il y a, pour moi, plusieurs raisons. La série a réussi à captiver un public assez large, cela démultiplie les téléspectateurs dans leur genre et leur âge. Les fans vont de 10 à 65 ans à peu près, de ce que je vois. Dans le programme, nous avons à la fois des très jeunes rôles et d’autres, plus aguerris. Il y en a pour tout le monde.

Nous traversons des enjeux très variés où, à nouveau, chacun peut y trouver son compte. Ces enjeux sont profonds, des choses délicates et importantes sont abordées, qui plantent des graines. Les gens se sentent, je pense, concernés. Je crois aussi que les personnages sont identitaires, le public peut se reconnaitre.

Vous y interprétez le personnage de Martin Constant, qui a vécu pas mal de choses, personnellement et professionnellement. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Un regard bienveillant ! Au début de la série, quand je suis arrivé, je découvrais le personnage en même temps qu’il était écrit. Il avait un passé obscur, donc on pouvait y mettre dedans tout ce que l’on voulait. Je faisais donc connaissance avec lui à cette période.

Même si c’est quelqu’un qui a l’air un peu d’une savonnette car on ne sait jamais sur quel pied danser avec lui, il est droit et fidèle à ses principes, avec de jolies valeurs. Aujourd’hui, quand je le regarde, il m’amuse un peu. Lorsqu’il est revenu en août l’année dernière, pour reprendre en main le commissariat, il avait pour mission de s’en prendre à tout le monde et à tout ce qui n’allait pas, ce qui me faisait plutôt rire. Je passais mon temps à avoir la légitimité de gueuler sur tout le monde, c’était assez drôle à jouer.

Là, avec tout ce qu’il traverse, avec ses amours contrariés, c’est quelqu’un à qui l’on souhaite du bien. Il ne réussit pas non plus tout ce qu’il entreprend, ce qui lui donne un côté humain. Mais c’est quelqu’un de solide, ce que j’aime bien.

De près ou de loin, sur certains aspects de sa personnalité ou sur certains de ses traits de caractère, vous retrouvez-vous en lui ?

Forcément, il y a des tiroirs émotionnels qui nous appartiennent. Nous n’avons pas le temps de faire de la grande composition parce que, dans la méthode de travail, il faut aller vite. Donc sortent de nous, instinctivement, pas mal de choses que l’on offre au personnage. Je peux lui trouver communément un côté autoritaire mais, en même temps, un côté centré et solide. C’est quelqu’un sur qui les gens peuvent s’appuyer, il saura faire quelques écarts s’il trouve que c’est important pour une personne. C’est quelqu’un que l’on peut venir trouver si ça ne va pas. C’est quelqu’un d’efficace, j’aime bien l’être moi aussi.

 

 

Pour la suite, aimeriez-vous défendre certains thèmes en particulier, au travers de Martin ?

Dans mon personnage de policier, cela reste une idée, j’aimerais bien qu’il soit impliqué dans ce qui pourrait être une tentative terroriste qu’il réussirait à déjouer. C’est une idée que j’ai proposée, on verra si on a le temps de la développer ou si elle intéresse les auteurs. Je trouve que ça fait partie de notre quotidien, on vit avec depuis quelques années, de manière plus intense même. Je ne sais pas si on peut tout faire vivre à Sète car il s’en passe des choses ! Mais c’est un sujet que j’aimerais bien creuser.

Vous l’évoquiez, le rythme de tournage d’une quotidienne est très intense. A titre personnel, au fur et à mesure des plateaux, arrivez-vous à affiner votre propre méthodologie, pour être encore plus efficace et encore plus disponible ?

Oui, absolument ! La mémoire est quelque chose d’assez complexe à comprendre mais, au bout de deux ans, elle connait parfaitement son job. De ce fait, on peut un peu se libérer du stress de l’apprentissage du texte pour se concentrer sur ce qu’il défend. On en oublie un peu les mots au profit des idées. Avec le temps, je deviens plus libre, plus audacieux, plus confiant pour proposer des nuances à mon personnage.

C’est ma première expérience de  tournage avec un tel rythme et j’ai réussi à me débarrasser de la technique, des placements, des choses qu’il fallait très vite retenir, Ce sont des choses désormais que je digère très vite, il y a plus de place à présent pour la créativité.

Nombreux sont les comédiens à l’avoir dit, vous avez la chance d’être dans un cadre de tournage très agréable, à Sète, avec une équipe où l’ambiance est très chaleureuse.

Oh oui, oui. De manière homogène, tout le monde a la grande intelligence de bien s’entendre au travail. Il y a, en plus, la magie d’avoir fait des belles rencontres et d’avoir créé de belles affinités, à tous les postes. Nous ne sommes pas qu’entre comédiens, on est ami avec des techniciens et des gens de la production. Il y a beaucoup de bienveillance. Je le dis souvent, si, dans trente ans, on se retrouve sur un plateau télé pour chacun un projet différent, on se tombera dans les bras.

En parallèle, dans un autre registre, on pourra prochainement vous retrouver sur scène dans « Le Roi Arthur ». Que dire sur cet autre projet artistique ?

C’est un projet ambitieux, qui a été monté, écrit, mis en scène par Jean-Philippe Bèche, librement inspiré du mythe du Roi Arthur. Il l’avait monté déjà l’année dernière, pour six semaines, à la Cartoucherie à Vincennes. Nous avions été éligibles aux Molières et nous nous retrouverons en octobre pour une nouvelle résidence. Afin de retravailler la pièce, de la retraverser avec d’autres idées. Nous aurons une représentation à l’issue de cette résidence le 23 octobre à Sarcelles. Deux jours après, nous serons sur scène à Orange, dans le cadre d’une semaine culturelle historique.

Cette pièce nécessite pas mal de moyens, nous sommes douze au plateau, onze comédiens et un percussionniste. C’est une grosse machine que je suis ravi de réintégrer.

 

 

Pour terminer, voyez-vous certaines complémentarités de jeu entre ces deux registres, que sont l’image et la scène ?

Complètement ! Je suis content d’avoir commencé ma carrière dans cet ordre-là, j’ai appris, chemin faisant, au théâtre, sur les planches. J’ai eu la chance d’intégrer certaines familles théâtrales importantes, qui m’ont permis d’apprendre mon métier. Le théâtre, je crois, permet d’aller à la télé. La réciprocité n’est pas forcément vraie. En tout cas, l’enseignement des deux est complètement complémentaire. On y apprend des choses différentes mais les ponts sont là, un domaine sert à l’autre, je ne pourrai jamais me passer ni de l’un, ni de l’autre. Ils sont vraiment des enseignements et des plaisirs différents.

Les impacts sont différents aussi. Aujourd’hui, dans notre société évolutive, on a besoin d’une image, d’une popularité, on a besoin d’exister dans la tête des gens. La télé bat le théâtre en termes de fréquentation. Il faut évoluer avec son temps, et là où autrefois on avait du public parce que l'on travaillait, aujourd'hui c'est bien d’avoir des followers pour avoir du travail… C'est comme ça.

Merci, Franck, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Demain Nous Appartient : Solène Hébert évoque Victoire, son personnage dans la série !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Zoé Fidji

 

Bonjour Solène,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La série de TF1 « Demain Nous Appartient » connait un très joli succès d’audience depuis ses deux années à l’antenne. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment expliquez-vous cette belle fidélité des téléspectateurs ?

Je pense que c’est une série dans laquelle tout le monde peut se reconnaitre. Il y a des personnages très hétéroclites, avec des genres très différents, qui peuvent parler aux jeunes, aux ados, aux personnes plus âgées. De ce fait, ce programme réunit tout le monde dans les diverses intrigues qu’il propose.

Il y a aussi une vraie volonté de toute l’équipe de tournage, des acteurs, de la production, des techniciens, chaque poste est aussi investi qu’au premier jour et ça se ressent vraiment dans la qualité du travail. On ne lâche rien. Avec une telle pression et une telle rapidité de tournage, on pourrait croire qu’on laisse tomber quelques séquences, que l’on s’économise en quelque sorte mais pas du tout, au contraire, on donne absolument tout à chacune des prises. On ne laisse rien derrière nous, c’est aussi pour cela que la qualité est là.

Aussi l’ambiance de tournage, qui se ressent à l’écran. Des amitiés se sont créées et elles transparaissent.

Vous interprétez le personnage de Victoire. Quel regard portez-vous à présent sur elle ?

Ce qui est intéressant, c’est qu’elle a énormément évolué en deux ans, comme toute personne normale d’ailleurs. Avec toutes les épreuves qu’elle a surmontées, et pas des moindres, elle a progressivement changé dans son caractère et dans sa personnalité. Au début, elle était assez naïve, un peu fragile. Ambitieuse, mais sans réussir à s’imposer réellement. Quand Bastien est tombé dans le coma, ce fut une grosse épreuve pour elle,  extrêmement douloureuse. Victoire s’est du coup renforcée et protégée. Elle a affiné son caractère et prend d’avantage le contrôle de sa vie.

J’ai pris beaucoup de plaisir à la faire évoluer au fil du temps. Je ne voulais pas qu’elle reste un personnage stationnaire. Chaque épreuve lui apporte quelque chose dans son quotidien et pour son futur. Et c’est tellement intéressant de faire grandir son personnage, et de le laisser nous surprendre.

Justement, vous évoquiez son caractère et sa personnalité. De près ou de loin, pouvez-vous vous retrouver en elle?

Je sortais de la série « Emma » de TF1 où je jouais un androïde et, quand j’ai abordé le personnage de Victoire, j’ai eu envie de la rendre extrêmement attachante, joyeuse,  drôle, solaire. Je voulais la rendre aussi maladroite, pleine de mimiques, et de spontanéité. Vivante en somme.

J’ai mis beaucoup de moi dans ce personnage, le contraire serait difficile d’ailleurs sur un temps de tournage aussi long. Mais j’ai l’impression qu’au final Victoire m’a apporté autant que je lui ai apportée, qu’elle a en quelque sorte déteinte sur moi. Je me suis beaucoup plus ouverte aux autres, combattant ma timidité naturelle. Je suis donc très attachée à elle.

 

Crédits photo : Zoé Fidji

 

Pour la suite, aimeriez-vous défendre certaines thématiques plus particulièrement ?

C’est un personnage qui est dans la comédie et le drame, je pense donc que l’on peut aborder beaucoup de sujets, de manière très variée. Je suis fière de cette série car elle apporte une ouverture d’esprit chez les téléspectateurs, en abordant des sujets tabous, ou peu connus, ou incompris.

De nos jours, l’éducation passe énormément par la télévision, et DNA en a totalement conscience. On a abordé des sujets comme l’homosexualité, la bisexualité, la différence d’âge dans un couple, le handicap. Par exemple ma sœur, Sandrine Lazzari, vit avec une femme avec laquelle elle a deux enfants. C’est une famille tout ce qu’il y a de plus normal et l’on ne fait pas un sujet de la famille homoparentale. Car ça ne devrait pas être un sujet en soit, mais une normalité.

On parle de la sexualité chez les adolescents. Leur quête d’identité. La question du handicap a été abordée, par ceux qui le vivent et par ceux qui le reçoivent. On montre aux gens comme ça se passe et comment ces sujets peuvent être appréhendés. Pour que chacun, petit à petit, puisse les accepter, et briser enfin ces tabous.

Je serais de fait très heureuse de participer à cela lors des prochaines intrigues Je l’ai déjà fait au travers de mon rôle de médecin et c’est toujours un plaisir de défendre ces partitions. Elles ont une vraie valeur et un vrai impact dans la vie des gens.

Vous l’avez dit précédemment à juste titre, le rythme de tournage sur une quotidienne est très soutenu. Au fur et à mesure, affinez-vous votre méthodologie pour être encore plus efficace ?

Bien sûr ! Je pense qu’absolument tous les acteurs ont fait des progrès, des plus jeunes aux plus expérimentés. Cette série nous apprend énormément, il y a un tel lâché-prise et une telle disponibilité du comédien qu’il n’y a plus du tout de pudeur. On doit appréhender notre métier différemment en essayant d’être disponible le plus rapidement possible, avec peu de temps de préparation, pour être immédiatement le personnage. On a donc tous évolués là-dessus.

Depuis quatre mois, je ne fais que des scènes de drame, de pleurs, de colère. Au début, ces choses-là sont assez compliquées à mettre en place, il faut se mettre dans le contexte, appréhender la séquence, faire venir l’émotion. Maintenant, au bout de trois à quatre mois, l’émotion est immédiate tellement j’ai l’habitude de cet exercice.

Vous avez aussi un cadre de tournage très sympathique, dans la très belle ville de Sète, avec une équipe dans laquelle l’ambiance est très familiale et chaleureuse.

Oui, c’est vraiment une famille ou une colonie de vacances, ça dépend du point de vue. Ce sont des rencontres vraiment incroyables, qui nous ont tous énormément marqués. On passe tout notre temps ensemble, certaines personnes sont devenues extrêmement proches, Juliette Tresanini qui joue ma sœur est effectivement devenue ma sœur dans la vraie vie, je suis partie à l’autre bout du monde avec Rani Bheemuck et Maud Baecker, je  suis très proche de Mayel Elhajaoui, Samy Gharbi… Ça ne s’arrête pas au tournage, même quand on est off et que l’on part en week-end ou en vacances, au final, on part ensemble à chaque fois. On ne se quitte plus, je mesure la chance inouïe d’avoir fait ces rencontres. Et de cela je suis extrêmement reconnaissante à TF1 et Telsète, qui m’ont permis de rencontrer Victoire, mais surtout ma famille.

Merci Solène pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Romane Portail évoque son parcours et sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Romane,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous.

Vous êtes une artiste aux différentes cordes artistiques, comme en témoigne votre parcours. Votre spectre est assez large, avec également des expériences en anglais.

J’essaie de travailler de plus en plus en anglais depuis quatre à cinq années maintenant. C’est un processus qui est long et qui demande de la ténacité. J’auditionne beaucoup- je fais ce que l’on appelle des selftapes - pour les Etats-Unis ou l’Angleterre.

J’adore travailler en anglais. Rien que de parler cette langue, cela me met en joie! J’ai eu notamment beaucoup de plaisir en tournant dans la série en anglais « Fearless ». C’était une production Blackpills, une plateforme de séries digitales. Sous un format de 10x10 minutes, où j’avais le rôle principal. C’était vraiment exaltant. J’avais aussi joué dans « Urban Jungle », une production Studio +, tournée à Prague, qui était également un format de 10 épisodes de 10 minutes. J’ai aussi fait une apparition dans « Sense8 », la série Netflix. Sans oublier l’année dernière une série au Canada « Frankie Drake Mysteries », à Toronto, où je jouais le rôle de Coco Chanel. Un vrai Bonheur! J’y ai retrouvé les mêmes manières de travailler qu’aux Etats-Unis. Chaque acteur, quel que soit la grosseur de son rôle, a une petite caravane personnelle, avec tout le nécessaire. Ce que l’on ne retrouve que rarement en France. Beaucoup de monde est présent pour nous chouchouter et on ne perd pas une minute.

Quels sont justement vos prochains projets dans cette langue ?

En ce moment, je tourne dans « Spy city ». C’est une série de 6x45 minutes qui se passe à Berlin, pendant la Guerre Froide, juste avant la construction du mur. Des espions britanniques, américains, français et russes sont tous présents, dans cette ville « nid de vipères », où l’on ne peut faire confiance à personne. C’est une série qui me tient beaucoup à cœur, avec un rôle magnifique. Le scénario est superbement écrit. J’y joue une espionne française qui a une histoire passionnelle avec un espion britannique, interprété par Dominique Cooper.

Quelle est, du coup, votre méthodologie de préparation ? Vous plongez-vous dans certains documents pour bien comprendre le contexte politique de l’époque ?

Oui, bien entendu. J’adore les films d’époque, c’est d’ailleurs ce que je préfère. Et ici, dans « Spy city », c’est un contexte politique très spécifique et qui m’intéresse tout particulièrement. Se documenter fait partie de la préparation de l’acteur pour ce genre de rôle.

 

 

Si l’on revient à la genèse de ce parcours, qu’est-ce qui vous a donné l’envie de développer vos compétences au-delà de nos frontières ?

J’ai commencé par le théâtre. J’ai fait une école nationale supérieure qui s’appelle l’ENSATT. Je trouve en effet que c’est important en tant qu’acteur d’avoir une palette large et de ne pas être bon qu’à la caméra. Il faut être à l’aise aussi bien sur le plateau  de tournage que sur scène. Surtout, il n’y a pas de formation de cinéma, on apprend en travaillant. Pour me former, je me suis ainsi tournée vers les planches.

Les pièces que j’ai jouées ensuite à Paris m’ont permises de rencontrer mon premier agent puis de commencer à tourner, en parallèle du théâtre. Au bout d’une petite dizaine d’années, je travaillais régulièrement et, dans ce métier difficile, je peux dire que je n’avais pas à me plaindre. Mais je commençais à ressentir d’autres envies, avec des rêves d’étranger. Gamine, c’étaient les programmes américains qui me faisaient vibrer le plus.

Je me suis dit qu’il fallait que je me donne toutes les chances, pour essayer d’aller au bout de ce rêve d’enfant. J’ai commencé à travailler mon anglais, je continue d’ailleurs toujours à m’entraîner. Je suis allée vivre deux ans à Londres pour m’imprégner de l’ambiance et aussi pour franchir de nouveaux obstacles sur un autre marché.

En débarquant à l’étranger, on arrive en terrain vierge…on n’y est pas catalogué dans un type de rôle ou de format. J’étais complètement neuve dans le regard des autres. Ça peut donner parfois le vertige mais c’est aussi très libérateur.

 

 

Pour la suite, quelles sont vos envies artistiques ?

De poursuivre sur cette lancée. J’aimerais continuer à travailler d’autant plus sur le continent américain. L’idéal pour un profil comme le mien serait une belle série sur une plateforme telle que Netflix ou Amazon prime par exemple… Ce sont des plateformes planétaires où il n’y a pas forcément une recherche de profils typiquement américains. Ils sont beaucoup plus ouverts que la télé américaine aux étrangers, aux accents, aux profils un peu différents. C’est même souvent un avantage.

En parallèle, vous faites aussi de la peinture et de la sculpture. Quelles complémentarités y trouvez-vous ?

Le métier d’acteur, comme beaucoup d’autres métiers, n’est pas toujours facile. Psychologiquement, il faut être costaud parfois. On se remet sans cesse en question, on doute beaucoup. Il est donc important d’avoir une autre passion que notre métier, sinon on s’identifie complètement à ce dernier, ce qui peut être dangereux quand on n’a plus de travail. Je trouve important de connaitre autre chose qui donne l’envie de se lever le matin et de créer.

Pour ma part, ce sont la peinture et la sculpture. Tout particulièrement le modelage. Je m’y suis remise à fond depuis deux ans, cela m’épanouit énormément. J’avance pendant mon temps libre. Dernièrement, je travaille sur l’Homme et ses animaux totems, en lien avec le chamanisme. Je ne m’ennuie jamais :)

Merci, Romane, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Ariane Aggiage évoque sa belle actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Lisa Lesourd

 

Bonjour Ariane,

 

Merci davoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

 

Vous serez à laffiche, en octobre prochain, du quatrième opus de « La vérité si je mens ! » qui sintitule « Les Débuts ». Sans tout en dévoiler, quels thèmes y seront abordés ?

 

C’est un prequel, on est reparti en arrière, le film se déroule dans les années 80. Les quatre garçons ont 18 ans et vont passer le bac. On les voit dans leur famille, chez leurs parents, au lycée, avec leurs histoires de cœur. On découvre ainsi les prémisses de chacun des personnages. Les 4 comédiens jeunes qui sont  donc les héros de cette comédie envolée sont Mickael Lumière (mon fils dans le film), Anton Csaszar, Jeremy Lewin, et Yohann Manca.

 

J’y interprète Fortuné Mimran, un personnage secondaire, la maman de Dove, (initialement Vincent Elbaz). Fortuné est maman de deux enfants, elle les élève seule, car veuve. C’est une couturière, très travailleuse et assez moderne pour son époque. Elle a un côté mama juive tunisienne forcément mais tout de même assez moderne, en tout cas pas clichée. Je me suis inspirée de ma mère et de mes tantes.

 

Vous avez eu la chance de voir le rendu final en petit comité. Selon vous, quest-ce qui pourrait plaire aux spectateurs, au-delà du nom ?

 

J’ai beaucoup aimé le film, je félicite les deux réalisateurs, Michel Munz et Gérard Bitton. C’est un film très drôle mais aussi très touchant. On y aborde des thématiques qui ne sont pas caricaturales, il y a plusieurs lectures du film, comme d’ailleurs dans les premiers. A la sortie de la première projection test publique, j’ai entendu des spectateurs dire que c’était aussi bien que le premier. Ça fait plaisir!

 

Crédit photo : Alain Guizard

 

C’est un joli film, les personnages sont bien écrits. Au-delà des quatre jeunes, tous les autres rôles, notamment joués par Audrey Dana, François Berléand, Gilbert Melki, Karina Marimon, Jean-Charles Deval ou encore Nicolas Vaude sont supers. Tous donnent au film une vraie profondeur.

 

On retrouve aussi les années 80, c’est sympa, avec la cassette VHS, les pantalons taille haute, le téléphone fixe et d’autres détails qui font sourire, surtout pour ceux qui ont connu ces années-là.

 

Pour les éventuels spectateurs qui nauraient pas vu les trois premiers opus, on imagine quils pourront tout à fait se plaire à regarder ce long métrage ?

 

Tout est fait pour que les aficionados reconnaissent bien les personnages et l’ambiance initiale. Pour les autres, c’est l’histoire de quatre jeunes en devenir. C’est le prequel, les débuts, donc forcément on ne rate rien, ça se passe avant! Donc oui on peut le voir sans avoir vu les précédents! On comprend bien ce que chacun va devenir!

 

Vous évoquiez vos sources dinspiration pour linterprétation de votre personnage. Avant votre arrivée sur le plateau, vous étiez vous replongée dans les trois premiers films ?

 

Pour les essais, je m’étais avant tout concentrée sur le personnage. A noter que les essais se sont super bien passés, Guillaume Moulin et David Baranes, les directeurs de casting, m’ont vraiment mise à l’aise et Gérard Bitton est même venu me faire travailler une des scènes d’essais. Des essais comme on voudrait en vivre plus souvent, avec de l’écoute et de la bienveillance. Les directeurs de casting m’avaient décrit le personnage comme une belle femme mais fatiguée, pas forcément très apprêtée. J’ai joué le jeu et suis venue avec quelques accessoires de couturière pour être en situation.

 

Et sur le tournage ?

 

Sur le plateau, le costume aide aussi beaucoup, d’ailleurs je félicite les costumiers qui ont assuré jusqu’au moindre détail (Emmanuelle Youchnovski et David Rosinni). Je me suis également posée la question de l’accent, on m’avait dit de faire sans, mais naturellement, avec l’écriture, une couleur est venue, que je n’ai pas cherchée à enlever. Elle est légère mais présente.

 

J’ai quand même revu les précédents films pour bien comprendre comment avaient travaillé les comédiens, notamment leurs accents. J’ai trouvé qu’il n’y avait pas de caricature. Venant de ce milieu (ce sont mes origines) les personnages sont plus que crédibles, ils existent, ils sont hauts en couleurs comme dans la vie. Mis bout à bout, ça peut parfois faire cliché mais, quand on regarde bien, ce n’est pas caricatural.

 

Le tournage était super, il y a eu une sorte d’évidence avec Mickael. Même physiquement. Nous avons très vite instauré une complicité. Il crève l’écran, je l’adore, je pense qu’on le retrouvera sur plein d’autres projets. Camille Lavabre, qui joue ma fille, est une super nana, très drôle, c’était très agréable de travailler avec elle aussi.

 

Crédit photo : Lisa Lesourd

 

En parallèle, dans un autre registre, vous êtes lune des voix du dessin animé « Toy Story 4 ». Que dire sur cette autre actualité ?

 

Le doublage, c’est pour moi le même métier mais avec une technique différente. En animation, ce qui est plaisant c’est qu’on est dans le registre de la création, on crée les voix de personnages qui n’existent pas encore tout à fait avant que le film ne soit terminé. Du coup, on peut davantage inventer et créer qu’en doublage de fiction où on doit plus coller à l’original et au comédien qu’on double. Même si on a la version originale face à nous, on a une forme de liberté. Mais ça reste le même métier, celui de comédienne, on doit aller chercher des ressources de jeu, jouer, s’amuser et puiser dans ses émotions. Il faut simplement s’adapter au registre et gérer le degré de jeu.

 

Giggle McDimples est une petite capitaine mignonne, vive et avec un sacré caractère! C’est la compagnonne de la bergère, interprétée par Audrey Fleurot. Dans la vie je parle vite, j’aime bien faire des ruptures, de pensée, de ton, ce qui est le cas aussi du personnage de Giggle, ça aide pour le doublage. Elle a un côté militaire et, en même temps, rigolote.

 

En studio, j’ai travaillé avec Barbara Tissier, qui dirige énormément de dessin-animés, on se connaît depuis longtemps, et elle sait me faire chercher précisément ce qui correspond au personnage avec une grande bienveillance et dans la joie ! On a le temps de peaufiner. C’est un bonheur de travailler dans ces conditions ! Pour l’anecdote, jai dû enregistrer plusieurs versions car, comme souvent sur de gros projets comme ça, au début, toutes les images ne sont pas terminées on travaille sur des versions non définitives.

 

Pour terminer, quelles sont vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

 

J’ai fait, au départ, beaucoup de théâtre, notamment du classique. J’aimerais bien revenir sur les planches. J’écris dans ce sens. J’ai également envie de diriger à nouveau, après Réminiscence mon court-métrage et « sacré Mariage » au théâtre, je songe à m’y remettre, ça me titille depuis  un petit moment.

 

Ce fut un plaisir, Ariane, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Fred Bianconi nous parle de Virgile, son personnage et évoque ses autres projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Fred,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous faites partie de la belle aventure de France 2 « Un Si Grand Soleil », programme qui cartonne depuis un an maintenant. Vous qui vivez cela de l’intérieur, quelles sont les principales raisons de ce beau succès ?

C’est toujours très compliqué de savoir pourquoi les choses ont du succès. Si on avait la solution, on ne ferait que des choses qui marchent. J’imagine qu’il y a une sincérité dans la démarche, avec l’énergie que chacun apporte à ce projet. Pour être dedans depuis un an, on se rend compte qu’il y a une très bonne ambiance, un très bon état d’esprit, une envie de bien faire. Les auteurs, acteurs, réalisateurs, chefs opérateurs, techniciens apportent chacun une touche différente.

Je crois que les choses sont bien jouées, avec des personnages sincères, bien éclairés et filmés de manière pas complètement académique. Cela a peut-être titillé la curiosité de chacun au début et les gens se sont fait prendre par les histoires, qui sont riches. Avec les rebondissements, il y a peut-être un phénomène addictif qui se met en place, avec un rapprochement aux personnages, que l’on aime ou que l’on aime détester.

Vous y interprétez Virgile, un personnage qui, en un an, a déjà connu et vécu pas mal de choses, dans sa vie personnelle mais aussi dans le cadre professionnel. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Dès le départ, j’ai aimé ce personnage qui avait quelque chose de double, un secret qui l’a amené à agir de manière parfois étonnante, en étant extrêmement protecteur de sa fille, tout en étant dans des coups pas forcément très nets. Avec aussi un mystère autour de la mort de sa femme, la mère de Léa. Finalement, ce mystère qui a été trainé sans en donner les clés pendant pratiquement un an a, je pense, un peu interrogé le spectateur sur ce personnage sympathique mais qui cache quelque chose et qui a peut-être un passé plus trouble qu’il en a l’air.

 

 

Un an plus tard, après différents petits ingrédients qui ont été placés, avec Eliott d’un côté, Bruno Serrat de l’autre, on va entrer petit à petit dans son histoire, dans le passé de ce personnage, comprendre pourquoi il en est là et qui il est vraiment. C’est ce que nous sommes en train de tourner en ce moment, en août, pour une diffusion qui démarrera en octobre.

Le fait de découvrir, pour vous et pour les téléspectateurs, son secret après coup est-il quelque chose qui vous plait ? Ce mystère et cette découverte progressive vous attirent-ils ?

Oh oui, c’est toujours agréable. C’est bien de ne pas savoir les choses à l’avance, cela permet aussi à chacun de laisser aller l’imaginaire. Cela permet d’accrocher aussi les gens sur quelque chose qui les intriguent. Quand on intrigue les téléspectateurs, on les intéresse et quand on les intéresse, c’est plutôt bon signe.

Avez-vous des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ? Vous retrouvez-vous parfois en lui ?

Comme on découvre les histoires au fur et à mesure et que les situations sont toujours assez fortes et assez claires, c’est de cette manière aussi que le personnage se construit petit à petit. On lui donne une couleur au départ et, en fonction des situations dans lesquelles ce personnage est plongé, on lui donne son caractère, par petites touches à droite et à gauche. Sur ce type de programme où les choses vont vite, on utilise toujours un bout de soi, forcément, d’une manière ou d’une autre, sur des colères, des tristesses. On va puiser forcément dans des choses qui nous appartiennent. Mais même si cela reste avant tout de la fiction et une construction d’un personnage. Ma vie n’a pas grand-chose à voir avec celle de Virgile !

Vous évoquiez ce rythme soutenu de tournage. Avez-vous une méthodologie particulière de préparation que vous affinez au fur et à mesure, pour être toujours plus disponible et plus efficace ?

Non, je me laisse vraiment porter par un seul moteur, l’amusement, la liberté et la sincérité. C’est le point de départ de tout. Sur chaque situation, je suis à l’écoute des demandes du réalisateur, je fais le lien avec le moment de l’histoire (avec l’aide des coachs qui sont là pour nous la rappeler), pour me rendre intérieurement disponible, afin de donner les émotions et les sentiments nécessaires à la situation.

 

Crédit photo : Marie Clotilde Ramos Ibanez

 

Je suis assez instinctif en fait, plus ça va et plus j’aime utiliser cette formule, en ayant lu les textes, les épisodes et les histoires, pour, à partir de là, me rendre disponible pour jouer la scène à tourner. Je passe à la suivante seulement après.

Par la suite, à moyen terme, aimeriez-vous défendre certains thèmes en particulier ?

Ce que je trouve intéressant aussi dans ce type de programme, c’est que l’on ne sait pas vers quoi on va aller. Les auteurs travaillent d’arrachepied pour inventer des histoires qui, même si elles sont parfois improbables, finissent par se reconnecter les unes les autres. C’est d’une telle richesse que, franchement, je leur fais entièrement confiance. Je salue le travail qu’ils fournissent au quotidien pour imaginer, inventer, structurer les histoires d’une telle quantité de personnages. C’est impressionnant.

Je n’ai donc pas spécialement d’attente par rapport à ce personnage. Je fais confiance aux auteurs. Simplement, on va bientôt connaitre son secret, on sait qu’il a eu une histoire d’amour avec la mère de Léa, qu’elle est morte il y a maintenant plus de dix ans, on a vu qu’il a eu une petite histoire avec Eve, qui n’aura duré que quelques mois.  Je pense qu’il va avoir des besoins physiologiques ce garçon !! Il va falloir qu’il rencontre quelqu’un.

En parallèle, toujours à l’image, on peut vous retrouver depuis plusieurs années dans la série « Engrenages » sur Canal +. Y voyez-vous, artistiquement parlant, certaines complémentarités entre ces deux interprétations ?

Non, du tout. « Engrenages » a été, j’en parle au passé car la saison 8 est en tournage et que je n’y suis pas. Ça a été une aventure absolument incroyable pendant 14 ans. Elle n’était pas prévisible, elle connait un succès énorme en France et à l’étranger, elle a même traversé l’Atlantique pour être récompensée d’un Emmy Award comme meilleure série étrangère. Le succès en Angleterre est dingue aussi, le programme est même vendu dans 75 pays dans le Monde. C’est une aventure magique.

S’il doit y avoir des choses communes avec France 2, je dirais l’aventure humaine. Il y a des ressemblances avec ce qui est en train de se passer en ce moment.

« Engrenages » m’a appris le réalisme, la confrontation et la simplicité des rapports entre acteurs dans le jeu. On apprend à simplifier pour que ce soit d’autant plus fort, crédible et réaliste. Cette période de 14 ans est en cela un vrai cadeau aussi. J’ai y découvert aussi la création d’un personnage sur la longueur. Dans ce sens-là aussi, il peut peut-être y avoir des ressemblances avec le développement sur la longueur d’un personnage Virgile.

Simplement, ça va beaucoup plus vite sur France 2, il s’est passé déjà pas mal de choses en un an. C’est en tout cas assez marrant de prendre un personnage à un instant T et de le faire évoluer sur plusieurs années.

 

Crédit photo : Martin Lagardère

 

Pour terminer, un petit mot sur une autre aventure, dans un autre registre, « Les Darons », qui vous tient également beaucoup à cœur ?

C’est une aventure théâtrale, une création artistique d’un spectacle complètement décalé et déjanté, avec une bande de copains. Nous nous sommes connus il y a 25 ans, sur une scène ouverte que nous avons créée, à côté de Dany Boon, Jamel, Eric et Ramzy. Cette bande aujourd’hui de cinq mecs est composée de Frédéric Bouraly, le José de « Scènes de ménages », d’Olivier Mag, le Jean-Pierre de « En famille », d’Emmanuel Donzella, qui était le guitariste de la chanson de l’invité sur « The ou café ? » et de Luc Sonzogni, qui est notre gourou à tous et qui nous a tous entrainés dans cette aventure.

On a tous fait notre parcours en télé mais on se connait depuis tant années. Notre complicité est jouissive tant pour nous que pour le public. On fait un spectacle qui mélange sketchs et chansons pendant une heure vingt. Nous l’avons déjà joué au théâtre du Splendid, au Café de la Gare et un peu partout en tournée. On espère le reprendre prochainement sur Paris. Cette aventure continue de vivre et c’est un pur bonheur.

Merci, Fred, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Fort Boyard : Vincent Parisi évoque sa première participation à cette belle aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Vincent,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes, ce samedi 31 août, candidat de la saison anniversaire de « Fort Boyard », sur France 2. Nous imaginons que c’est une source de joie et de fierté pour vous ?

Ah oui, c’est clair ! Je me souviens d’avoir regardé cette émission quand j’étais gamin et je suis clairement très heureux d’avoir eu la chance d’y participer, pour les 30 ans. C’est vraiment une aventure fantastique. Je suis fier d’avoir soutenu une belle association.

C’était juste fantastique, avec une équipe composée de personnes que je connaissais bien, ce qui était une chance. C’était super, je suis vraiment très heureux de l’avoir fait, c’est un souvenir incroyable.

Vous qui êtes un grand sportif, avez-vous eu une préparation particulière ?

Je suis un ancien sportif, je n’ai pas forcément besoin de me préparer pour ce genre d’aventure. C’est quelque chose que je suis capable de faire tous les jours, de par mon entrainement régulier. L’idée était d’être là, d’être présent, de réussir les épreuves, d’encourager au maximum les partenaires.

Cela reste un jeu, les épreuves sont donc accessibles, même s’il y en a vraiment qui ne sont pas faciles.

Appréhendiez-vous particulièrement certaines épreuves ? A l’inverse, aviez-vous à cœur d’en tester d’autres ?

Non, sincèrement, je n’en appréhendais pas, même si c’est vrai que certaines activités extrêmes sont assez impressionnantes. J’adore essayer, tester, vivre des moments uniques donc j’aurais été, quoi qu’il arrive, tellement fan et tellement content de participer à chaque épreuve que, réussite ou pas, le plaisir d’être là aurait pris le dessus. Je n’avais pas d’appréhension, au contraire, j’étais prêt à faire toutes les épreuves s’il le fallait.

 

 

Je n’ai pas vraiment peur du vide, ni des insectes mais, dans le fond, on a tous un petit peu peur quand même. Mais, je le sais, pour l’association, je n’aurais pas hésité, j’aurais fait le job.

On peut avoir des phobies, on peut avoir peur mais, dès le moment où l’on sait que l’on se bat en équipe pour quelque chose qui n’est pas personnel, on est obligé de faire abstraction. Je n’avais pas peur d’une épreuve en particulier, j’étais très excité de vivre ce que j’ai toujours vu à la télé.

La réalité est très bien faite, on peut rater presque toutes les épreuves, tout comme on peut les réussir, ce qui est fantastique. Suivant le stress, suivant l’équipe, on peut passer à côté ou pas. C’est un jeu très rigolo, bien conçu.

Votre équipe est mixte, avec, vous le disiez, des gens que vous connaissiez. Cela a sans doute aidé à l’esprit de groupe ?

Totalement ! Je connaissais notamment Fabienne et Jérémy, les autres ne m’étaient pas inconnus et je les appréciais déjà devant mon écran. J’ai trouvé génial le fait d’être avec eux.

 

 

Trois de mes camarades connaissaient le Fort, pour y être déjà venus. L’équipe était vraiment bien équilibrée, leur vécu, c’est sûr, nous a aidé. Mais ils nous ont aussi bien laissé vivre nos instants et découvrir l’aventure. Ils nous ont rassuré, nous ont dit des choses pour nous soutenir mais, pour eux aussi, c’était comme une première fois, notamment du fait des nouvelles épreuves. Il y avait vraiment un bon esprit.

Dès l’arrivée, on est tracté par une grue qui nous emmène sur un ponton, on est alors déjà dans l’aventure. Quand on y est, c’est super spectaculaire, comme si on arrivait dans la caverne d’Ali Baba. Tout est intéressant à regarder, le Fort est impressionnant.

Un mot sur l’association que vous avez défendue ?

« Handicap 2000 » aide les gens qui se retrouvent du jour au lendemain dans une situation de handicap. Elle les soutient et les accompagne dans leur projet. Jérémy, notre capitaine, connait bien le fondateur. La vie qu’il mène est juste héroïque, c’était super de le soutenir.

Il s’agit là de votre première participation. Si l’occasion le permet, aimeriez-vous revenir et tenter à nouveau l’aventure ?

Bien évidemment ! Franchement, c’était génial. Je pense que tous ceux qui ont participé à « Fort Boyard » souhaitent le refaire un jour. C’était tellement amusant, j’ai pris beaucoup de plaisir, j’ai beaucoup rigolé, cette aventure était incroyable.

Merci Vincent pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Viktor Vincent évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Viktor,

 

Quelle joie d'effectuer cet entretien avec vous  !

 

Vous avez récemment enregistré deux nouveaux numéros de «  Diversion  » pour TF1, l'émission animée par Arthur. Quelles sont les nouveautés que l'on pourra y retrouver  ?

 

Déjà, on a gardé ce qui fonctionne. Nous sommes une équipe, nous nous entendons vraiment bien, c'est quand même assez rare et c'est bien de le dire. Je connaissais déjà tout le monde avant. Il y a une très bonne énergie, on s'amuse beaucoup. Avec la production aussi, qui n'aime pas trop connaître les rouages de certaines choses, qui préfère se laisser bluffer sur le moment.  C'est plutôt intéressant, il y a un vrai respect de tous les secrets. Arthur aime vraiment la magie, il apprécie se faire bluffer, il adore ne rien savoir de ce qui va se passer pour vivre la soirée.

 

Nous prenons beaucoup de plaisir à être là, nous sommes ensemble, nous vivons donc les choses ensemble et c'est très agréable de ne pas les vivre tout seul.

 

Concernant le spectacle, on essaie évidemment d'aller toujours plus loin, c'est la demande et on se pousse tous dans notre spécialité. Il y a une émulation entre nous, on s'amuse, c'est bienveillant et très agréable.

 

C'est aussi l'occasion de vous retrouver en groupe et de travailler en collégialité.

 

Exactement. Nous avons fait trois numéros ensemble et j'ai eu la chance d'en faire un en plus avec Antonio et Enzo, ce qui était très agréable aussi. Les trois collégiaux étaient bien différents, l'un autours d'un numéro de bonneteau, un autre autours d'un voyage de billets de banque et un dernier que Luc avait proposé au Québec et que nous avons partagé.

 

J'aime cela, ça me permet de toucher à des choses que je ne fais absolument pas d'habitude. Comme la grande illusion par exemple. Il y a des choses que je ne sais pas faire et il y en a même d'autres dont je ne veux pas connaître le secret. C'est vraiment amusant et agréable. Pour moi, cette émission est une grande respiration.

 

Combien de numéros individuels allez vous proposer  ?

 

Il y en aura deux dans la première émission et trois dans la suivante. Il y a des choses que j'ai réadaptées de mon ancien spectacle, «  Les liens invisibles  », qui ne se joue plus. Des parties me touchaient beaucoup et j'ai voulu les reforger pour l'émission. Il y a aussi des nouveautés.

 

Arthur nous donne l'occasion de faire plein de choses, il nous invite régulièrement, aussi dans «  Vendredi, tout est permis  ». Il faut donc toujours trouver des nouveautés et c'est vraiment plaisant d'être poussé à chaque fois. Je m'amuse beaucoup.

 

Ce qui est intéressant, ce ne sont pas uniquement les expériences en elles-mêmes, c'est aussi la façon dont les invités les vivent. J'en ai faite une avec Lara Fabian qui a vraiment été très touchée, ce qui m'a fait plaisir. On vit les effets à travers leurs yeux donc ce sont aussi les invités qui sont importants. Ils ne sont au courant de rien, il y a donc une grande spontanéité et ils nous font confiance. Ça dure après l'enregistrement aussi d'ailleurs. Ils viennent nous voir, on refait deux ou trois effets, tout se passe super bien, tout est très sain et enfantin.

 

En parallèle, vous serez sur scène, à partir du 5 octobre, au théâtre de la Tour Eiffel, avec votre nouveau spectacle, «  Mental circus  ». Comment en parler simplement  ?

 

Je suis très heureux de cela. Je m'amuse beaucoup et j'ai vraiment hâte de le partager. Il y aura beaucoup de choses très personnelles. Pour vous en dire un peu plus, ça ne se passe pas dans un cirque. J'imagine un cirque qui aurait pu exister si on avait réuni toutes les personnes qui faisant des choses absolument incroyables avec leur esprit. Il y a une époque justement incroyable, dans les années 20, à New-York qui s'y prête. Ça s'est passé aussi ailleurs, évidemment mais j'ai décidé de prendre cet angle d'attaque parce que c'est une ville que j'aime bien et une époque que j'adore.

 

Il y aura plusieurs événements qui feront que le public s'intéressera à ces choses là et que, sur les murs de la ville, fleuriront des affiches magnifiques, qui proposeront des performances de l'esprit. J'ai retrouvé quelques affiches, nous en avons recréées d'autres à partir d'artistes existants et de quelques photos que nous pouvions avoir. Pour redonner une image d'un passé, d'une époque qui a existé, où des gens se sont amusés dans des salles de spectacle, ont applaudi des choses incroyables. Tout cela a laissé des traces et nous allons justement parler de ces dernières.

 

 

Avec, toujours, cette interaction très forte avec le public  ?

 

Oui, toujours. Les spectateurs vont participer, évidemment, vont monter sur scène, s'ils en ont envie, bien entendu. Mais ça se passe toujours bien car je reçois le public sur scène comme je reçois les gens chez moi. J'ai le souhait qu'ils passent un bon moment et qu'ils en gardent un agréable souvenir.

 

Je vais leur raconter des histoires aussi, on va également s'amuser de projections, d'effets spéciaux. Je suis très heureux en tout cas de retrouver le public, après la tournée des «  Liens invisibles  ». C'est toujours incroyable de pouvoir partager avec autant de gens ce que l'on a voulu dire. C'est génial. J'espère que ça fonctionnera, rien n'est jamais gagné, je croise vraiment les doigts.

 

En complément, au mois d'octobre, sortira chez Larousse un Escape game. Que dire sur cet autre projet  ?

 

C'est un grand amusement, un cadeau, c'est quelque chose pour se divertir et pour plaisanter. Je le livre comme cela et il va vivre sa vie toute seule. C'est donc différent d'un spectacle. Je me suis bien amusé à le faire.

 

Cet espace game que vous pourrez faire chez vous va s'appeler «  Mental circus  » aussi. Parce que l'idée est de s'amuser sur l'univers du cirque, que j'aime beaucoup. Même si cela n'a rien à voir avec le spectacle. Il va falloir s'échapper d'un cirque infernal et résoudre quelques énigmes. L'idée était de faire un jeu auquel on peut rejouer, que l'on peut faire chez soi, par exemple pour une soirée entre amis.

 

Je me suis fait aider pour bien maîtriser les codes. L'univers est très amical, très sympathique, avec du mystère, avec des effets que l'on se fait à soi-même. C'est joli et très abordable. Je vois cela comme un cadeau que l'on peut se faire et un cadeau que je fais aux gens. C'est une façon pour moi de faire vivre les choses en dehors des salles de spectacle et des émissions, c'est rigolo.

 

Merci Viktor pour toutes vos réponses  !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Mathieu Coniglio évoque son personnage dans Un Si Grand Soleil, ainsi que ses autres projets théâtraux !

Publié le par Julian STOCKY

crédit photo Simon Larvaron

 

Bonjour Mathieu,

Quel plaisir de vous revoir pour ce nouvel entretien !

On peut vous retrouver depuis peu sur lantenne de France 2 dans la série à succès « Un Si Grand Soleil ». Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, quelles sont, selon vous, les principales raisons de la belle fidélité des téléspectateurs ?

Je regardais la série de temps en temps avant de jouer dedans car mon pote Benjamin Bourgois y est récurrent. Il m’en avait parlé en de très bons termes, me disant qu’il y avait une vraie volonté de faire de la qualité. Ce que j’ai moi aussi remarqué sur le plateau, malgré un nombre de minutes utiles important à sortir chaque jour.

France Tv a beaucoup investi dans les studios de Vendargues, ça se voit en arrivant sur place, c’est assez impressionnant. Des décors sont confectionnés sur place, des intérieurs et des extérieurs sont retranscrits. A l’image, j’ai aussi vu une vraie qualité. Plusieurs réalisateurs viennent du long-métrage, j’ai eu la chance de tourner avec Julien Seri, Chris Nahon, Nicolas Capus et Benoit d’Aubert. Ils ont tous une expérience dingue et ont tous envie de qualité. Il faut savoir aussi que les studios ont été pensés avec l’aide des chefs électro, des chefs opérateurs, etc. Par exemple, il y a des pans de murs qui s’enlèvent pour mettre une caméra.

Techniquement, la série est à la hauteur de ce qu’ils veulent faire. Cela se ressent aussi chez les auteurs, chez les comédiens. Ce sont des intrigues de feuilleton, il est important que le public accroche de suite, sans avoir pris la série au début. Du coup, quand on arrive, on a cette volonté de maintenir ce niveau d’exigence pour que les choses soient qualitatives, c’est assez grisant. Cela se ressent à l’image.

Votre personnage vient datterrir de Seattle, suite au décès de sa tante. Cette arrivée est liée à l’arche autour du cercle de jeu et des dettes associées de Gary. Pour ce que vous pouvez en dévoiler, comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Je les ai construites un peu. Tel que l’on me l’a dit, Aurélien a une boite à Seattle qui marche plutôt bien. Il rentre de temps en temps voir sa tante Delphine, une fois par an. Là, il rentre plus tôt, suite à son décès. Il en est chamboulé, c’est quelqu’un d’émotif. J’ai essayé d’en faire quelqu’un de sentimental, quoi qu’il fasse, quels que soient ses choix.

J’aime à savoir que, quelles que soient les décisions que peuvent prendre les gens, ce n’est jamais négatif. J’aime la dualité chez un personnage, s’il est gentil, je vais chercher à savoir ce qu’il y a de mauvais chez lui et s’il est méchant, je vais essayer de savoir ce qui est bon chez lui. C’est quelque chose que je fais même au théâtre. Je n’aime pas avoir une seule couleur. Je pense que beaucoup de comédiens travaillent comme cela mais j’aime le dire, j’aime le répéter et je pense que c’est important pour le spectateur de le savoir. Parce que je trouve que c’est toujours plus grisant, en tant que public, de chercher la dualité. Quand on la cherche, généralement on la trouve.

J’ai abordé comme cela mon personnage, en me disant que rien n’est blanc, que rien n’est noir. Pour ne rien montrer, je joue une couleur principale et, de temps en temps, j’essaye de mettre autre chose. Cela m’amuse en tant que comédien.

On n’est pas du tout dans le cliché du mec prétentieux, qui vient de Seattle, qui étale son argent. C’est simplement un point de départ.

Vous évoquiez à juste titre le rythme soutenu de tournage. Avez-vous une méthodologie particulière de préparation ?

Je ne sais pas si j’ai une technique mais, en tout cas, j’appréhendais ce fort rendement. Je savais avant d’y aller qu’il n’y a pas beaucoup de prises. Un comédien a toujours peur de ne pas être à la hauteur. En arrivant, c’est déstabilisant. Mais, je tiens à le dire, les gens sont adorables. C’est un groupe de dingue et pourtant il y a quatre équipes qui tournent par jour. Tout le monde fait un super travail, avec une qualité superbe. C’est fou qu’il y ait une ambiance telle avec un objectif pareil. C’est, je pense, ce qui m’a le plus impressionné.

 

crédit photo Simon Larvaron

 

Du coup, les névroses du départ sont très vite oubliées. A peine arrivé, on est déjà dans une famille. Je me rappelle notamment de mon premier soir, je venais à peine d’arriver à l’hôtel que j’ai croisé les comédiens récurrents, qui m’ont invité de suite à les rejoindre à table. Le tout dans une ambiance très chaleureuse et confortable.

Et cela se répercute, je me rappelle avoir échangé avec une comédienne arrivée quelques jours après moi, en essayant de lui transmettre cette bonne humeur. J’avais envie qu’elle se sente bien. Du coup, je dirais qu’il n’y a pas tellement de préparation, l’équipe fait presque le travail à notre place. Il faut simplement oublier le fait qu’il n’y ait que deux à trois prises, il faut arrêter de se poser des questions et il faut juste faire son travail. Il y a aussi des coachs qui nous accompagnent. C’est très confort. Cet exercice est très formateur en tout cas.

Si le scénario le permet, vous plairait-il de revenir sur ce programme ?

Evidemment ! Comment refuser ? C’est un petit bonbon. Revenir sur un mois ou plus serait un grand plaisir.

En parallèle, vous êtes à l’affiche au Café de la Gare de la pièce « Diner de famille ». Après le théâtre Edgar, laventure poursuit son chemin avec succès. On imagine que vous êtes toujours aussi heureux den faire partie ?

Toujours ! C’est une équipe formidable, c’est une famille, de la production, aux comédiens, aux décorateurs, au metteur en scène. Nous avons eu la chance de commencer chez Luq Hamet au théâtre Edgar, on arrive au Café de la Gare, lieu qui me tient à cœur à titre personnel. Il y a une âme dans ce théâtre. C’est là aussi une famille, c’est du caviar de jouer ici. La pièce continue de cartonner, c’est magnifique. Avignon a été un succès fou également.

J’espère que l’on ira le plus loin possible. Mes partenaires de scène sont géniaux, je vois plus souvent Carole Massana et Emmanuel Donzela, je n’oublie pas Emmanuelle Gracci ni Jean Fornerod ni Pascal Rocher, ni même mes alternants Joseph Gallet et Arnaud Laurent. On s’entend bien, ça se passe simplement, c’est du bonheur.

Pour terminer, quels sont vos autres projets artistiques en ce moment ?

Avec Dîner de famille, nous sommes au Café de la Gare jusqu’au 4 janvier au moins. « Don Juan est une femme » se joue en parallèle jusqu’au 21 septembre.

Vincent Daenen, un écrivain et auteur de théâtre très talentueux, a écrit une pièce à deux personnages, pour Thibault Sommain et moi, qui sera mise en scène par Antoine Cholet. Cela s’appelle « Le sourire du monde » et on aimerait l’emmener au festival d’Avignon. On va la monter cette année et ce projet va flirter un peu avec le subventionné.

J’ai écrit un seul en scène « Beth et les Monstres » pour Aurore Pourteyron, un polar que je vais mettre en scène également. C’est l’histoire d’une dresseuse de caniches qui va être accusée d’un meurtre dans un freak show, au début du XXè. L’inspecteur en charge de l’enquête va trouver que tout est bizarre et trop facile. Aurore sera seule sur scène, elle jouera tous les personnages. C’est un vrai projet ambitieux, nous avons déjà une belle équipe avec nous. On aimerait aussi l’amener en Avignon et, là aussi, on pense se tourner vers des subventions.

 

Aurore Pourteyron - crédit photo Raphaël Liot

 

Plusieurs lectures de pièces sont aussi à venir, dont deux prochainement. Une pièce de Jocelyn Flipo, qui avait déjà fait « Sans Valentin », dans laquelle je jouais et une autre de Julia Dorval. Enfin, je coécris une autre pièce, avec Pascal Rocher, suite à une commande du Café de la Gare. Nous aurons probablement la chance de la proposer pour février ou mars 2020.

Merci, Mathieu, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Ilys Barillot évoque sa belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ilys,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

Vous venez d’achever le tournage de la saison 4 de « Sam », la série de TF1. Pour ce que vous pouvez en dévoiler, quels thèmes y seront abordés ?

Il va y avoir des histoires de famille. Sur les liens, sur l’amour dans la famille et en dehors. Des révélations vont aussi être faites. On touchera à la vie de tous les jours, à la vie de la société. Certains personnages un peu plus secondaires verront leurs histoires personnelles davantage mises en avant.

Concernant votre personnage, quelles sont ses principales évolutions ?

Chloé, dans cette saison, grandit. L’année dernière, elle était en conflit avec sa mère, dans une relation dure, ce qu’elle va garder. Elles ont toujours une relation peu stable ni agréable mais elle va croiser de nouvelles personnes qui vont l’aider à s’épanouir un peu plus. Pour avoir à nouveau envie d’aimer des gens, en s’ouvrant notamment aux adultes. J’ai vraiment l’impression qu’elle rentre un peu plus dans le monde adulte, les étapes de la vie la faisant grandir.

Cette saison, on l’a verra un peu plus dans sa vie personnelle, ce qui m’a permis notamment d’apprendre à mieux la connaitre. On va dire qu’elle tourne bien, son évolution est positive. Elle prend conscience de certaines choses.

De près ou de loin, vous retrouvez-vous parfois en elle ?

On n’est pas du tout pareil. C’est une vraie ado, elle a 15 ans dans la série, alors que j’en ai 20 dans la vie. Je me suis beaucoup inspirée de ma petite sœur pour ce genre de rôle. Car je ne pense pas avoir eu de vraie crise d’adolescence, étant partie un an au Canada à cette période-là. J’ai pu m’épanouir ailleurs, quitter ma vie, ça fait du bien. Je dirais que j’ai beaucoup appris et grandi grâce à la vie, comme Chloé, mais cela a été moins dur pour moi que pour elle.

Elle n’a pas reçu assez d’amour quand elle était petite, elle ne sait pas qui est son père, elle ne s’est construite qu’avec sa mère, qui est instable émotionnellement et qui se laisse vite dépasser. Alors que j’ai eu une enfance remplie d’amour. On part donc d’une base très différente toutes les deux.

En parallèle, toujours à l’image, on pourra vous retrouver à l’automne sur 13è Rue. Que dire que cette autre actualité télévisuelle ?

« Trauma » est un thriller, c’est complètement autre chose, j’ai adoré tourner sur ce programme. C’est une enquête qui va changer de face à un moment donné, lorsque l’enquêteur va se retrouver dans la position d’accusé, sans se souvenir de ce qui s’est réellement déroulé. Son passé va alors ressurgir.

Je suis un fantôme, il n’y a que lui qui me voit. Il s’est passé quelque chose de traumatisant dans son enfance, en lien avec mon personnage. Je vais l’aider à grandir, à répondre à des questions, à prendre des responsabilités.

J’ai vu quelques images, je pense que ça va être vraiment top.

Il s’agit là de deux registres différents. A titre plus personnel, l’un des deux vous attire-t-il un peu plus encore que l’autre ?

J’adore pouvoir jouer les deux. Sur TF1, des séquences sont plus dramatiques que l’année dernière, ce sont ces scènes-là dans lesquelles je m’amuse le plus. J’ai adoré aussi faire ce fantôme flippant. Il me plait de jouer des méchants, des gens bizarres. Je pense que c’est parce que je suis un peu dans mon monde. J’adorerais jouer une fille complètement à côté de la plaque ou quelqu’un de fou.

Un mot sur un court-métrage que vous avez tourné et qui part en Festival ?

« Chloé » est un court-métrage de Bastien Solignac, intégralement en plan séquence. Ce sont 15 minutes dans une voiture, c’est quasiment fixe et on ne voit que moi. En tout cas, au début, on voit d’autres personnes rentrer mais, ensuite, l’image est sur moi.

 

 

J’y joue une jeune fille qui se fait exclure de son lycée parce qu’elle est violente. Son père vient la chercher et il est en fait la raison pour laquelle elle se comporte ainsi. Le système scolaire est ainsi fait qu’elle est renvoyée chez elle, là où est l’origine de tous ses problèmes, un peu comme si on la renvoyait dans la gueule du loup. Le court métrage présente ainsi le chemin du retour avec son père, il y a beaucoup de silences et le plan séquence permet de ressentir le malaise du personnage.

Ce fut un tournage très émotionnel, c’est un très beau film.

Pour terminer, vous allez enregistrer votre premier EP. Vous chanterez, vous jouerez sur ce projet qui vous tient particulièrement à cœur.

J’enregistre effectivement fin aout mon premier EP, de 6 titres. 4 au Ukulélé et 2 au piano, je les ai intégralement écrits et composés. Je suis pressée parce que mes chansons sont un peu comme mon journal intime. Je suis pressée de pouvoir développer tout l’univers que j’ai en tête autours de ces chansons. Ce sera simple et pur.

C’est important pour moi de m’exprimer avec plein de formes artistiques différentes, ce sont autant de moyens de voir le monde différemment. La musique m’aide aussi beaucoup pour le jeu d’acteur, les émotions sont fortes et cela est complémentaire pour moi. Ça me permet également de ne pas me lasser.

Ce fut un plaisir, Ilys, d’échanger avec vous !

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Un Si Grand Soleil : Isabelle Leprince évoque son personnage dans la série !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Isabelle,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint la série à succès de France 2, « Un Si Grand Soleil ». Ce programme est un véritable carton d’audience depuis son lancement il y a un an. Selon vous, quelles raisons principales expliquent la jolie fidélité des téléspectateurs ?

Je crois que c’est l’équipe avant tout. Les gens qui ont été choisis ont tous des traits de caractère en commun, la bonne humeur, la gentillesse, l’enthousiasme, l’envie de bien faire. J’ai rarement tourné avec des équipes aussi sympathiques. Je pense que cela se ressent à l’image. C’est à chaque fois un bonheur de descendre sur Montpellier, c’est aussi un chagrin de les quitter.

Je suis heureuse d’avoir le fils que j’ai, joué par Folco, que j’adore. Les réalisateurs sont aussi bienveillants et tout cela fait que la mayonnaise prend. Les spectateurs ont, je crois, envie de savoir ce qui va arriver à tous les personnages.

Il y a un peu un esprit de troupe de cirque, c’est vachement bien, j’aime beaucoup.

Vous y êtes la maman de Ludo, aussi la gérante d’un food truck. Après ces quelques mois sur le plateau, quel regard portez-vous à présent sur votre personnage ?

Elle m’a plu tout de suite, elle est nature, elle ne compose pas vraiment, elle ne fait pas semblant. « Oui », elle a  fait des conneries dans sa vie, « oui « elle s’est parfois loupée mais elle le reconnait. Au départ, elle commence par refaire une bêtise mais elle va faire son mea culpa. Elle est tellement humaine, tellement proche de la vraie vie, c’est une héroïne de la vie ordinaire pas une héroïne de film historique. Elle est comme tous les gens que l’on peut rencontrer dans la vie.

Elle vend ses frites, elle discute avec tout le monde mais elle parait toute simple et pourtant on s’aperçoit qu’elle a fait l’Amérique du Sud et la Chine.

Elle n’a pas forcément été une super maman je pense qu’un jour on comprendra pourquoi. Elle a bon cœur, ce n’est pas une méchante ni une égoïste, c’est une grande gueule.

De près ou de le loin, vous retrouvez-vous en elle ?

Complètement ! Dans tous ses traits de caractère. Même si je suis différente, on a forcément un canevas commun. Déjà, elle est dans mon enveloppe physique, elle a mes yeux, ma bouche,… Et j’ai son franc parlé. On s’est donc échangé quelques éléments elle et moi.

Pour la suite, aimeriez-vous défendre et aborder certains thèmes bien spécifiquement ?

Elle a plein de suites de vie possibles. Elle materne tous ceux qu’elle croise, son fils, Manu, Lucille. Mais il ne faut pas toucher à ceux qu’elle aime car, sinon, cela peut la rendre folle furieuse. On a en commun aussi ce côté-là.

Ses problèmes avec Ludo, ça arrive à  tellement de mamans qui se sont pliées en douze, en vingt-cinq pour leurs enfants, mais qui n’ont pas réussi à trouver les bons mots au bon moment. Elles vivent ces tensions comme une souffrance. Elles vivent dans l’espoir que les choses s’améliorent. Elle est tellement une maman comme j’en connais plein.

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Aussi, avez-vous une méthodologie particulière de préparation ?

Un comédien doit être 100% disponible. Normalement, il a travaillé, il a fait ses devoirs. A chaque fois, c’est une expérience différente car on travaille avec des réalisateurs différents. C’est un vrai plaisir d’être à leur disposition, d’essayer de faire au mieux. Il y a d’ailleurs encore certains réalisateurs avec lesquels je n’ai pas travaillé. En tout cas, j’ai adoré tous ceux avec qui j’ai joué, ça s’est super bien passé.

Je trouve que l’exercice est plutôt jouissif, de passer d’un réalisateur à un autre, de garder son fil conducteur en étant souple. C’est enrichissant pour son travail de comédien, c’est enrichissant pour le personnage, je trouve ce rythme de travail très positif. On n’a pas le temps de se poser de fausses questions. On va à l’essentiel, donné par le réalisateur.

Quand on sait un texte à la virgule près, on peut vous demander de l’improviser car vous savez où vous allez. Il n’y a pas de routine, ce n’est jamais deux fois pareil. Parfois, on croise son partenaire à l’hôtel et on en profite pour répéter le texte, parfois on n’a pas le temps de le voir avant.

Il y a également un cadre de tournage très sympathique, à Montpellier, avec une équipe dans laquelle l’ambiance est particulièrement familiale et chaleureuse.

C’est une ambiance exceptionnelle. Tout le monde est attentionné, tout le monde est délicat, tout le monde est heureux de se retrouver. Du chauffeur qui vient nous chercher à l’hôtel, au coiffeur et à la maquilleuse. Chacun est bien attentionné, c’est le bonheur.

Très simplement, en conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

De travailler avec les réalisateurs avec lesquels je n’ai pas encore travaillé, de retrouver ceux avec qui j’ai déjà travaillé.

Merci Isabelle pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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