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television

France 2 - Le bruit des trousseaux : Saida Jawad évoque son personnage dans ce téléfilm inédit !

Publié le par Julian STOCKY

@ Raoul Gilibert

 

Bonjour Saida,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce lundi 8 novembre, nous pourrons vous retrouver, en prime, sur France 2, dans le téléfilm inédit « Le bruit des trousseaux ». Avant de s’intéresser au programme en lui-même, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ça doit être, dans le contexte actuel, de pouvoir proposer au public un contenu inédit ? D’autant plus sur un tel sujet de société…

Oui, surtout je dirais que c’est important dans le contexte actuel. C’est avec grand plaisir que j’ai interprété ce rôle et c’était une grande fierté de retravailler avec Philippe Claudel, quelqu’un de fort intéressant, très cultivé, qui maitrise parfaitement ses sujets. C’est ma deuxième collaboration avec lui, j’avais déjà tourné dans un de ces longs-métrages « Tous les soleils ». Là, c’est sa première fiction télé, qu’il a faite avec beaucoup d’enthousiasme. Il est très attaché aux sujets sociétaux et je suis dans la même veine, j’écris aussi des films et c’est ce qui m’intéresse de développer. On fait vraiment partie d’une famille, si je puis dire. Donc, oui, très heureuse et contente de faire partie de ce film chorale, on est quand même pas mal de personnages, chacun amène sa petite pierre à l’édifice. Je suis très heureuse qu’il ait pu mettre une femme prof, c’est la seule. Ce n’est pas évident d’être une femme et d’aller enseigner en prison…

Très contente aussi qu’il y ait un débat qui suive, que France 2 en fasse une soirée spéciale. Ce n’est pas un documentaire, c’est complètement autre chose, on prend le point de vue de quelqu’un qui entre dans l’univers des détenus. Parce que ça a été son expérience à Philippe, il a vraiment donné bénévolement des cours de français en prison. Ce film est donc issu de son expérience, de son ressenti, de ce qu’il a vu. Il en a fait d’abord un livre puis une fiction.

Je l’ai vue évidemment, je l’ai trouvée très juste, on n’est pas dans l’exagération, c’est très sensible et humain. On pourrait croire que faire un film dans l’univers carcéral induit des personnages odieux mais pas du tout, ça reste très humain, très sensible, il y a même des moments d’émotion et de rire. Philippe a fait un subtil mélange de tous ces sentiments.

Surtout, je trouve que c’est un sujet dont on ne parle pas assez, trop peu en fiction ou en film. C’est un sujet quand même très sensible, il faut du courage car ce n’est pas forcément ce thème que le public veut voir d’emblée. Mais, en réalité, j’ai vu que la critique a été très positive. Ce n’est pas évident de traiter un sujet pareil sans tomber dans les travers et Philippe l’a soigneusement traité dans une forme de vérité et de sincérité. Ce qui fait que, oui, on suit le film, on suit ces personnages, on est touchés, on rit parfois et, pourtant, on est quand même en prison. Je trouve que c’est un coup de maitre quelque part. Je suis contente d’avoir participé à ce projet fort, sur un sujet très sensible.

 

@ Raoul Gilibert

 

Au moment de l’interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’interprétation ? Peut-être aviez-vous lu le livre du même nom, écrit et publié en 2002 ?

En fait, je ne connais pas la prison, je n’y ai jamais été, je n’ai pas fait cette démarche, contrairement à d’autres personnages. Pour une bonne et simple raison, je ne voulais pas avoir une idée préconçue du personnage. Je voulais jouer sur l’instant, c’était donc un autre travail et une autre façon de travailler. On a tourné dans une vraie prison, je voulais ressentir les choses de l’intérieur et non pas les lire. Ensuite, me faire une idée et transformer ma lecture, en invitant le personnage à entrer dans ce que j’avais pu voir. Je voulais être à l’instant T chaque jour. Je voulais vivre l’expérience au sein de l’univers du tournage. J’ai donc lu le livre après. J’ai d’abord voulu ressentir puis seulement ensuite lire les mots. C’est un autre monde, c’est étrange de voir toutes ces cellules alignées, d’entendre tous ces bruits de trousseaux.

C’est pour cela que je l’ai faite ainsi, elle n’a pas froid aux yeux, elle ne se laisse pas faire, elle se défend. On a toutes des petites partitions et c’est ce qui fait le grand film. J’ai puisé sur mon tempérament, Philippe a écrit aussi un peu en ce sens. Je me suis laissée porter par l’ambiance, par l’isolement, par la direction d’acteurs, par les échanges avec les autres comédiens.

 

@ Raoul Gilibert

 

On vous imagine très curieuse de découvrir les réactions du public lundi soir ?

Oui, bien sûr ! J’ai été invitée au Festival de Colmar où a été présenté le film. J’ai eu la chance de le voir avec du public justement. Un petit débat a suivi à l’issue de la projection et, ensuite, on a encore échangé avec le public derrière.

Honnêtement, quand j’ai vu le film, j’ai été un peu sonnée, j’ai mis du temps à réaliser ce qu’est vraiment la prison. Ça m’a fait comme une claque, pourtant j’y avais joué. Il m’a fallu quelques instants pour répondre aux questions et j’ai remarqué que tous avaient ressenti ça, ils ont trouvé le film très très juste et ça les a bouleversés de prendre cette réalité en plein visage. Finalement, on a tous ressentis la même chose ! Il n’y a de caricature de rien, il y a une vraie réalité. C’est pour cela que l’échange a été très intéressant. C’est très riche et très étrange à la fois. Ce film remet les choses en place dans son cerveau, on ne voit plus les choses de la même façon et j’ai décidé que la vie était belle, pour nous qui sommes en liberté de l’autre côté de la barrière. Je suis donc très contente que ça existe, que l’on en parle, qu’il y ait un débat derrière. Ce film devrait presque passer dans les écoles pour prévenir.

Merci, Saida, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Julie, aventurière emblématique du programme de TF1, nous donne son avis sur la saison anniversaire actuellement à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

C’est toujours une joie de vous retrouver pour une nouvelle interview !

La saison anniversaire de « Koh Lanta » est actuellement à l’antenne chaque mardi soir sur TF1. On imagine que, à titre personnel, ce doit être un plaisir de suivre semaine après semaine cette saison pleine de rebondissements ?

Ah oui, tout à fait, je me régale vraiment à suivre l’aventure de mes « Kohpains ». J’avoue qu’il y a plein de rebondissements sur cette saison anniversaire. J’aurais beaucoup aimé être avec eux et, à l’inverse, parfois, je me dis que c’est mieux d’être à la maison, au chaud, en train de regarder tout ce qui leur arrive, je n’oublie pas que c’est une aventure très difficile également.

Ces derniers jours, les évènements ont été nombreux. On peut notamment penser au dernier épisode diffusé, fort en émotions, avec les lettres offertes à quatre des aventuriers. La lecture des mots des proches, après près d’un mois d’aventure, est un moment toujours rempli d’émotion pour les candidats ?

Oui, j’ai moi-même eu cette chance de lire la lettre des proches, c’est vrai que c’est fort en émotions, ça fait beaucoup de bien de lire nos proches qui nous encouragent, qui nous disent des mots gentils, des mots sincères, sans stratégie et remplis d’amour. C’est toujours une séquence d’émotion, avec des pleurs, c’est inévitable. Même Loïc qui a dit qu’il ne pleurait pas a fini par craquer et c’est normal parce que c’est un jeu rempli de stratégie, où tout le monde est gentil devant mais fait plein de complots par derrière. En recevant les lettres, on sait que c’est de l’amour sincère, ça fait plaisir. Voilà, c’est la séquence émotion à ne pas louper et qui aura toujours lieu dans « Koh Lanta ».

 

 

D’ailleurs, on imagine que, pour Claude et Laurent, le choix de la récompense, entre nourriture et lettres n’a pas dû être simple…

Ouh là là, c’est vrai que c’est compliqué de choisir et d’être responsable comme eux. Mais bon, là, ils ont eu un avantage stratégique donc, pour le coup, ça a été un peu plus facile pour eux, surtout qu’ils ont monté un petit stratagème entre eux pour pouvoir s’en sortir. Ils auraient sans doute aimé avoir également les lettres, ce qui est tout à fait normal. C’est un moment assez difficile et un peu cruel finalement parce que l’on aimerait tous avoir les lettres et, en même temps, gagner de la nourriture.

Juste avant, c’est la fameuse épreuve des bambous sur la tête qu’ont dû affronter les candidats. Cela vous a sans doute rappelé quelques souvenirs ?

Ah, complètement, ça me rappelle ma deuxième saison, lorsque j’étais au « Combat des héros » sur l’ile de l’exil où j’ai dû affronter, lors de mon premier duel, Chantal, la grande boxeuse. J’avais cette épreuve du bambou à mettre sur la tête et c’est incroyable, je l’avais remportée. Quand je les ai regardés faire cette épreuve, je me suis totalement projetée en arrière, lors de ma saison, effectivement.

On ne dirait pas quand on regarde à la télévision mais, finalement, ce n’est pas si évident que cela. Le bambou est très long, il a son poids et, surtout, il doit être maintenu tout droit, sur la tête, posé sur quelques centimètres. On n’a pas le droit de bouger, sinon il tombe et c’est fini. C’est dur de le maintenir du bout des doigts finalement, même si on a la paume de la main qui peut aider. Mais vu que les poignets sont courbés, c’est très compliqué. En fait, il faut prendre la bonne position dès le départ mais ce n’est pas évident, surtout que là, ils ont eu du vent. Je félicite les gagnants, c’était particulièrement difficile cette fois-ci.

Les duels dans l’arène sont un des autres moments marquants de cette saison anniversaire. Duels qui ont été les témoins de l’élimination d’Alexandra, une candidate que vous appréciez particulièrement…

J’avoue, j’adore Alexandra, j’ai eu d’ailleurs le plaisir de la croiser une fois sur Paris, elle était de suite venue me saluer, ce qui m’avait fait plaisir. J’affectionne particulièrement cette candidate car je la trouve sincère, honnête, vraie. Quelque part, dans certains traits de caractère, je me retrouve aussi. J’étais un petit peu triste qu’elle sorte. Mais je suis quand même contente pour Christelle, qui est restée.

 

 

Alexandra qui, après avoir battu Clémence et Coumba s’était retrouvée seule pendant trois jours, jusqu’à l’arrivée de Christelle et Teheiura. Selon vous, comment a-t-elle appréhendé cette solitude ?

Je me souviens, pour ma part, avoir vécu huit jours toute seule. C’est vrai que c’est très long, d’ailleurs Alexandra l’a dit. Pendant tout ce temps, j’avais essayé de trouver à manger, d’améliorer mon camp et mon abris. J’avais beaucoup beaucoup beaucoup de Bernard l’Hermite présents sur l’ile de l’exil, c’était rigolo, ils venaient me tenir compagnie, ils n’avaient aucune crainte de moi, ils venaient me voir, j’étais l’animation et la curiosité de l’ile. C’était rigolo, ils venaient vraiment m’observer. Ça m’avait tenu un peu compagnieJ, ça m’avait beaucoup amusé.

En tout cas, l’ile des bannis est une formidable opportunité de revanche pour tous les candidats éliminés…

C’est extraordinaire ! On ne l’avait jamais vu. En 2018, dans ma deuxième édition, je crois que c’était la première fois qu’ils créaient l’ile de l’exil. Mais ce n’était pas aussi loin dans l’aventure, là c’est la première fois où ça se poursuit au-delà de la réunification et c’est juste extraordinaire de penser que l’on peut retourner sur l’orientation. C’est juste incroyable. Pour le coup, j’aurais bien aimé être dans ce cas-là et dire, à l’orientation, « coucou, me voilà » sous les yeux surpris des autres candidats.

 

 

Précédemment, nous avons eu droit aux célèbres épreuves en binôme. Avec les affinités existantes, cela doit être un choix bien compliqué au moment de voter ?

Le choix est cornélien, il y en a toujours un des deux, forcément, avec lequel on a plus d’affinités. Donc c’est très compliqué. A la fois, il faut sauver sa peau et on n’a pas le choix que de choisir un binôme dans lequel il y a un copain ou une copine. Il ne faut pas oublier que, à la fin, il n’en reste plus qu’un. Il faut donc sauver sa peau. A ce stade de l’aventure, c’est compliqué de toute façon.

J’en ai de très bons souvenirs, j’avais fait un duo avec Freddy, on n’avait pas été éliminés. Freddy avait été tellement gentil, on avait fait ensemble une sorte de parcours du combattant à l’aveugle et, même si on avait été les derniers, il avait été adorable jusqu’au bout, un vrai gentleman. J’avais eu cette petite phrase d’encouragement de sa part « Julie, je sais que tu aimes aller jusqu’au bout donc, pour toi, on va aller jusqu’au bout. Même si on est dernier, on va y aller ». J’étais très contente de cela et on n’avait pas été éliminés certainement grâce à notre sympathie.

 

 

A ce stade du jeu, quels sont vos favoris et vos chouchous pour la suite ? Vous êtes très admirative notamment du parcours d’Ugo…

Ugo est vraiment mon favori pour une double raison. Premièrement, il est extraordinairement fort, il réussit tout ce qu’il fait, tout en restant humble et tranquille. C’est la force tranquille du coup. Il ne fait aucune stratégie malsaine, il s’entend bien avec tout le monde. Deuxièmement, comme il vient de Perpignan, forcément je ne peux que le choisirJ. Quelque part, il me fait penser un petit peu à moi, de suite il a été sur l’ile des bannis, il est aussi très gentil avec tout le monde, il ne dit jamais de mot méchant, il reste fidèle à lui-même, toujours souriant. Je l’aime beaucoup et j’ai hâte de le revoir sur Perpignan. Au dernier épisode, on entend Claude et Laurent qui discutent sur lui, je crains un petit peu pour lui, j’espère qu’il ne va pas sortir. En tout cas, je vais y croire jusqu’au bout.

J’aime bien Loïc aussi, c’est le même style de caractère, il est très gentil, il est fort également.

Vous faites partie, Julie, des aventurières emblématiques de « Koh Lanta », à tel point que de nombreuses personnes semblent tristes de ne pas vous voir participer aux 20 ans du programme…

Oui, c’est vrai, je reçois encore des messages et je lis encore des commentaires sur les réseaux sociaux, me disant qu’ils auraient vraiment aimé me revoir dans cette édition des 20 ans. Ça me fait vraiment plaisir, ça me réchauffe le cœur. C’est adorable mais le niveau sportif est vraiment très élevé, je n’aurais pas duré longtemps à mon avis.

J’avoue, je n’en reviens pas que, encore à ce jour, on parle de moi et que l’on me réclame dans « Koh Lanta ». Pourquoi pas une troisième édition…même si je ne sais pas, je ne pense pas malgré tout, il faut être très fort sportivement parlant pour refaire d’autres éditions… mais pourquoi pas, allez, je suis tellement encouragée que ça me donne envie de dire oui. On ne sait jamais.

 

 

Enfin, à titre plus personnel, les choses bougent beaucoup ces derniers temps et certains projets sont sur le chemin de la concrétisation…

Effectivement, je viens de trouver un travail de spa-praticienne au Club Med. En d’autres termes, je serai masseuse de bien-être dans le monde de la thalasso et du spa. C’est une nouvelle aventure qui commence pour moi, c’est un contrat d’un an où je vais partir dans des destinations inconnues, que je découvrirai au fur et à mesure. Quelque part, je reste une aventurière, je voyage, je fais un nouveau métier, je vais rencontrer plein de nouvelles personnes, je suis ravie de ce qui m’attend. En plus de cela, je vais également animer et participer aux spectacles de soirée, chanter, danser. Ça sera mon petit moment de « Danse avec les stars » le soir et j’en suis plus que ravie. Après, on verra là où la vie me mènera mais je ne perds pas espoir d’avoir un enfant et de rencontrer l’amour de ma vie.

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

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Influences : Thalya Raymond évoque son personnage dans la nouvelle série quotidienne de NRJ12!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Thalya,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Depuis quelques semaines, on peut vous retrouver dans la nouvelle série de NRJ12 « Influences ». On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette nouvelle aventure, dès son commencement ?

Absolument ! Je ne sais pas s’il y a beaucoup de nouveaux programmes qui sortent mais être dans les tous débuts, dans le commencement, dans les balbutiements d’un programme est un privilège. C’est une expérience dont je me souviendrai toute ma vie en tout cas. C’est assez fou, d’entendre parler d’une idée, et de la voir se concrétiser en images. Quand on passe dans un programme déjà établi, on a déjà une idée de ce que ça va donner. Là, c’est assez mystérieux, il y a un côté « création en équipe », on fait quelque chose de nouveau tous ensemble, c’est assez dingue, et c’est une chance d’expérimenter ça à cette échelle.

Avec vos mots, comment décririez-vous cette nouvelle série ?

Je dirais que l’idée de base est à fort potentiel. C’est une série qui se veut moderne, dans l’air du temps. Parler du monde de l’influence à la télévision est quelque chose qui n’a pas encore été fait en France, je crois. Donc je trouve que ça a une fraicheur, une certaine originalité. Tout cela lié au classicisme des histoires amoureuses et des intrigues policières.

Mais pour la décrire brièvement, Influences ça parle d’Alexandra Grand-Girard, directrice d’une agence d’influence, qui va tout mettre en œuvre pour faire grandir sa société mais qui doit se confronter à un grand nombre d’obstacles. La série est pleine de suspense et de fraîcheur.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Quel regard portez-vous d’ailleurs sur tout ce qu’il a déjà pu vivre depuis le début de la diffusion ?

Mon personnage, qui a le même prénom que moi d’ailleurs, est quelqu’un qui peut paraitre, je pense, très froid, peut-être un peu dur mais qui est surtout quelqu’un de très sérieux, et de travailleur. Il a de grosses ambitions et tient absolument à les mener à bout. Son travail, c’est toute sa vie. Mais, évidemment, je ne voulais pas qu’on la perçoive uniquement que comme cela, ça aurait été dommage, je voulais que l’on ait de l’empathie aussi pour elle. Ce qui est intéressant avec elle, c’est que l’on a ce côté couche de marbre, ce côté un peu glacial et, petit à petit, avec les intrigues, on va voir qu’elle a des fêlures assez importantes, beaucoup d’humanité et les qualités et défauts qui peuvent aller avec.

 

 

En ce moment par exemple, il y a l’arrivée de Dylan Amaro, photographe influenceur, et Thalya Dupré le signe à l’agence parce qu’elle craque pour lui. C’est une action qui m’a d’abord beaucoup étonnée en lisant le scénario, je me suis dit qu’elle était trop intelligente pour se laisser séduire si facilement. Et en fin de compte j’ai trouvé cela hyper intéressant en fait : elle se sent flattée, regardée et c’est tellement rare et plaisant qu’elle s’ouvre un peu et qu’elle relâche la pression. C’est cette évolution-là que je trouve intéressante dans le personnage, de passer du côté bosseur, froid au côté un peu plus humain. C’est ce qui m’intéresse dans le métier de comédienne : la complexité psychologique, et l’idée que nous avons tous des fragilités et qu’il y a de la beauté là-dedans. J’ai hâte de voir la progression, je découvre petit à petit, je ne sais pas ce qui va se passer de semaine en semaine. En tout cas, la découverte progressive de mon personnage me permet de varier les émotions et de prendre beaucoup de plaisir dans le jeu.

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

Je n’ai pas de source particulière d’inspiration, je ne m’inspire pas d’une actrice ou d’un autre personnage, je crée plutôt des ponts avec moi-même. J’ai quand même pas mal de points communs avec elle, même s’il y a également pas mal de différences mais je m’inspire de ce que j’aurais pu devenir si je n’avais pas été comédienne, et si je n’avais pas travaillé mon lâcher-prise. A l’école j’étais du genre première de la classe, à constamment vouloir être excellente, et je m’inspire de cet état d’esprit. J’ai un carnet où j’écris plein de choses sur mon personnage, j’imagine quel a pu être son passé, ou des détails de son intimité, de ses rêves.

Sur une quotidienne, le rythme de tournage est particulièrement soutenu. Comment l’avez-vous appréhendé ?

Je crois que je n’imaginais même pas que ça allait être aussi intense avant de commencer, moi qui avais été habituée à des rythmes plus lents en fiction. Disons qu’on a dû s’adapter rapidement. On s’est tous rencontrés en lecture trois jours avant le début du tournage, du coup on a juste dû se faire confiance sans se connaître. C’est vraiment ce qui a aidé je crois, l’implication et l’enthousiasme de chacun, l’envie sincère que ça se passe bien. Et surtout on a une équipe extrêmement bienveillante à la production comme à la technique, qui nous encourage, et qui nous met en confiance.

 

 

Même si j’étais une habituée des tournages auparavant, j’ai été surprise, par le rythme, par l’intensité, par le fait d’avoir des textes parfois très longs et surtout par l’enchainement des scènes. Il m’est arrivé de faire douze séquences d’affilée dans une journée. Je ne savais pas, au début, comment gérer, et en même temps je n’avais pas le choix. Donc j’ai été un peu déstabilisée mais je me suis dit que mon rôle était de donner mon maximum face à ce rythme, sans répétitions, et avec peu de temps pour changer d’état entre des séquences très différentes. Finalement, maintenant, je n’ai plus que la partie plaisir. Je donne le meilleur de moi-même et je m’amuse.

Ce rythme, certes très soutenu, est une très bonne école artistique avec, en plus, une palette de jeu très large…

C’est ça, il y a presque un côté apprentissage physique. Je sais que, avant, les journées de tournage pouvaient me fatiguer, si je faisais trois jours d’affilée par exemple. Là, je me suis prouvée à moi-même que je pouvais me donner à fond tout en tenant le rythme sur plusieurs mois. Il y a des semaines où je fais cinq jours d’affilée avec beaucoup beaucoup de séquences. C’est une bonne école surtout pour cela en fait, on apprend à se gérer. Mon corps est mon outil, je sais qu’il peut être à ma disposition quand j’en ai besoin, mais j’apprends aussi à me préserver, entre les prises j’apprends à souffler, à aller écouter de la musique ailleurs, à déconnecter ou à rire avec mes partenaires. C’est aussi mon premier rôle récurrent, c’est la première fois que je peux développer un personnage sur la durée et j’adore apprendre à faire ça.

Vous arrive-t-il de regarder la diffusion pour capitaliser sur les points de jeu à renforcer et ceux à corriger concernant votre personnage ?

Totalement ! C’est toujours étrange, quand on est comédien, de se voir à l’écran, il y a quelque chose d’assez insupportable mais je regarde quand même, déjà pour avoir une idée de comment rend la série et aussi pour analyser mon travail. Je vérifie que je nuance assez, que je suis assez impliquée, que mon personnage est réaliste. Ce qui fait peur, quand on a un rythme aussi intense, c’est de vivre les choses trop en bloc, que mon personnage ne soit pas assez humain, qu’il n’ait pas assez d’enjeu. Parce que mon métier est en partie de le rendre le plus concret possible. Donc, oui, je regarde pour me corriger, c’est important, et pour imaginer la suite de mon jeu sur les prochains épisodes aussi. Je m’assure qu’il y ait une progression cohérente du personnage, en tout cas ce que je fais me plait.

 

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir depuis le début de la diffusion ?

Le retour que j’ai le plus, qui me fait très plaisir évidemment, est que mon personnage est apprécié, et que je gère bien mon rôle. C’est un soulagement. J’ai aussi la chance d’avoir un personnage de femme intelligente, indépendante et bosseuse. Ça fait plaisir d’avoir des retours de personnes qui trouvent mon personnage charismatique grâce à son intelligence, et non pas grâce à son apparence. C’est assez nouveau pour moi.

Dans votre emploi du temps très chargé, avez-vous l’occasion de développer d’autres projets ?

J’essaie de trouver de la disponibilité même si, honnêtement, je prends aussi du temps pour moi, pour respirer, pour prendre de la distance. J’ai quand même fait, en parallèle, de la publicité et un court-métrage. Ça me fait du bien de varier. J’espère, par la suite, pouvoir continuer à diversifier mes projets, en télé mais aussi au cinéma, un art qui me passionne.

Merci, Thalya, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Free Ligue 1, groupe Canal +, ... : Sébastien Dupuis évoque sa passion pour le commentaire de rencontres de football !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sébastien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

En plus de travailler pour le groupe Canal +, vous avez rejoint, depuis le début de la saison, l’aventure Free Ligue 1. C'est un gros coup pour Free d'engager un commentateur de votre notoriété et de votre expérience ?

Toujours le moins bien placé pour parler de soi-même. Ce que je peux te dire, c'est que je suis ravi car c'est une nouvelle expérience qui me plait beaucoup. C’est aussi le format qui m’a plu, mine de rien, dans la proposition de Free. Etant entre deux générations on va dire, pas complètement vieux mais pas complètement jeune non plus, j’essaie depuis quelques années de m’adapter, même dans ma vie personnelle, aux différents modes de consommation des médias. Que ce soit la dématérialisation en termes de papier, le podcast, les diffusions sur les mobiles….c’est quelque chose qui me parle, j’utilise cela dans mon quotidien depuis longtemps et je m’y intéresse. Donc, du coup, quand Free m’a proposé cela, c’est vrai que ça a matché de suite dans ma tête. Déjà, l’année dernière, en tant que simple téléspectateur, j’étais consommateur de l’application. J’ai trois enfants, j’ai beaucoup de boulot, je n’ai pas énormément de temps et je ne peux pas infuser à la famille cinq matchs par week-end, sous peine de divorce imminentJ. Un peu comme beaucoup j’imagine, je regarde les émissions en résumé.

Quand j’étais en train de coucher mes enfants le samedi soir ou le dimanche après-midi pour la sieste, je restais avec eux et j’avais, sur mon appli, les buts, avec des extraits en live d’une trentaine de secondes. A la fin de la journée, il se trouve que j’avais vu tous les buts. Je me suis rendu compte, effectivement, en termes de consommation, que ça me convenait parfaitement dans mon rythme pro et mon rythme de vie perso surtout. Quand Free m’a contacté parce qu’ils voulaient mettre vraiment un upgrade assez important sur l’application, notamment en faisant commenter les extraits en quasi-direct, j’ai dit que ça m’intéressait énormément. J’ai pris quelques jours de réflexion et je me suis embarqué de suite dans l’aventure parce que je me suis dit que ça rejoignait pas mal de choses qui me parlaient beaucoup dans l’instant. A savoir, évidemment, le commentaire de foot, que je fais quand même depuis vingt ans, aussi la liberté que j’ai depuis quelques années, si j’ai envie, de pouvoir travailler pour certaines personnes, sans exclusivité, et ce côté nouvelle consommation du foot et de la télé en règle générale, parfaitement dans l’air du temps.

Justement, vous avez rapidement commencé à l’évoquer, comment décririez-vous les évolutions de l’appli pour cette nouvelle saison ?

Cette année, l’appli Free s’est voulue à destination des supporters, mais de tout le monde aussi car téléchargeable sur toutes les plateformes possibles et imaginables, ainsi que sur les boxs Free. Pour moi, c’est à la fois une manière unique de consommer du football mais aussi une alternative et un plus vraiment très important pour le supporter qui va manger, boire, dormir football. Je vous prends un exemple tout bête, vous êtes au stade le vendredi soir ou le samedi après-midi pour voir vos enfants jouer, vous êtes en train de regarder ce match là et vous pouvez, en même temps, vous tenir informé et voir, entendre les buts commentés de tous les matchs de Ligue 1. Le dimanche après-midi, vous êtes au stade, à Angers, pour Angers-Metz, vous pouvez avoir, en même temps, votre push et cliquer dessus pour voir le but de Clermont-Lille. On voit tout et, même en étant au stade, vous avez la possibilité, sur votre téléphone, votre tablette de pouvoir tout voir. Ça vous prend 45 secondes !

Ce qui m’a vraiment interpellé, c’est la pertinence de cette application et cette envie qu’ont eue les dirigeants de créer un produit mais surtout de créer un produit pour les fans de foot et pour les gens. C’est vraiment ça qui m’a plu. Les médias traditionnels font cela, bien évidemment mais, en étant un moyen de consommation du foot, Free a voulu vraiment se mettre au service du fan de foot, du supporter ou de la personne, quelle qu’elle soit. Il y a les résumés à la fin du match, dans l’immédiateté ou quasiment. Il y a ce que l’on appelle des clippers, en même temps que l’on commente, qui, dans l’immédiat, et c’est un boulot monstrueux, découpent l’action, découpent les commentaires et les mettent à disposition de l’application. Je trouve, cette année, la plateforme Free très ergonomique. Il y a eu un énorme boulot de fait, vraiment.

Pour tout vous avouer, je ne savais pas trop, au départ, dans quoi je m’embarquais. Le lendemain du premier dimanche, celui du 8 août, quand j’ai vu ce que ça donnait en concret, je me suis dit que, pour une première, c’était quand même super solide. Surtout, après, j’ai eu de supers retours de mon réseau personnel, c’est-à-dire de dirigeants de clubs et de joueurs. Certains joueurs, dont je tairais les noms et dont j’avais commenté les buts ce même week-end là, m’ont envoyé un message rigolo et de félicitations. J’ai reçu aussi beaucoup de messages sur les réseaux de personnes, que je connais ou pas, qui ont dit qu’elles avaient été vraiment conquises par l’application. Je l’avoue, c’est super, surtout quand on se lance dans une nouvelle aventure pour essayer de monter en gamme, à son humble niveau, un produit. Quand on a ces retours-là, c’est top, on a tout gagné déjà au bout de quasiment une journée. Les journées suivantes m’ont complètement conforté là-dedans puisque j’ai eu exactement les mêmes retours, même encore un petit plus, je crois savoir que, en termes de téléchargements, ça fonctionne plutôt pas mal, je crois savoir aussi que, à Free, ils ne sont pas mécontents de l’affaire. Pour l’instant, c’est vrai que tous les voyants sont au vert.

 

 

Plus concrètement, pendant les 90 minutes de match, quel est votre mode de fonctionnement ?

Lorsque je commente un match sur Canal, je prends, en moyenne, l’antenne 5 à 10 minutes avant pour l’avant-match, où j’éditorialise, en trouvant les points sur lesquels appuyer pour les deux équipes, en faisant doucement monter la sauce, afin d’amener les téléspectateurs dans une espèce de zone de confort pour le début du match. Puis je commente le match tout le temps, avec ses temps forts et faibles. Le travail en amont sert aussi, pendant les temps faibles, à garder les téléspectateurs dans le match et à leur amener des choses.

La différence qu’il peut y avoir avec Free, c’est que nous n’allons prendre que 40 secondes mais plein de fois. Une trentaine ou quarantaine de fois. Forcément, cela ne laisse pas trop place à la digression. Il faut être clair, concis, c’est un service : passeur, buteur, une petite info chiffrée. Il faut aussi, je pense, essayer de recontextualiser un peu le match : « ce but-là est arrivé pendant une période de domination d’une équipe » ou alors « ils sont en contre » ou « ils ont bien joué le coup ». On essaie de donner un peu la couleur du match, très rapidement pour que la personne, en quarante secondes, dans le cadre toujours d’un service, ait ce qui s’est passé avant et surtout ce qui s’est passé à l’instant T. Le téléspectateur vient consommer et, comme dans un resto, il faut que ce soit bon. Pour cela, il faut les bonnes infos…

Forcément, pour moi, ça me demande autant de préparation. J’ai pris le parti de commenter le match en intégralité. Pour moi, dans un match de foot, deux choses sont absolument capitales. La rigueur, à savoir avoir travaillé son match pour ne pas être surpris par exemple qu’un jeune joueur fasse son premier match et pouvoir raconter son histoire. Et, surtout, le rythme : pour un commentateur, c’est quelque chose de fondamental. Il se perd très vite. A mon sens, si on prend le parti de ne commenter que les actions chaudes, il n’y a que du danger de ne pas être dans le rythme, ce qui est terrible. Ça se remarque de suite le cas échéant. Surtout, il faut se dire que l’on prend un risque, que l’on est en danger si on ne commente pas tout le match. On n’est pas obligé de toujours tout sentir et, sur 90 minutes, si on est en manque de rythme, il y a forcément un moment donné où on va se faire prendre par l’action : un long dégagement en 6 mètres, une tête, on est dans la surface de réparation, contrôle, reprise de volée, but…ça prend 10 secondes…Si on ne commente pas dès le départ, on est pris et on se limite au contrôle et au but, ce qui n’est pas bon.

Du coup, je commente tout, en mettant aussi, de temps en temps, des moments de digression avec une petite information. S’il y a par exemple un plan d’un président ou d’un entraineur nouveau, j’en parle, ça ne coute pas grand-chose et si, juste après, il y a une action, on est alors le roi du pétrole et on a tout gagné.

 

 

Concernant les commentaires en eux-mêmes, quelles sont vos aspirations dans la façon d’amener les choses, dans l’élan, dans le ton… ?

Il y a évidemment plusieurs styles de commentateurs. Il y a aussi plusieurs maturations de commentateurs. Ça m’arrive de temps en temps de retomber sur des matchs que j’ai pu commenter il y a 15 ans, c’est évident que je ne suis pas le même commentateur : largement meilleur maintenant qu’à cette époque-là évidemment mais, surtout, beaucoup plus en sécurité, beaucoup plus affirmé. Il faut qu’un commentateur ait une identité mais il ne faut pas qu’il ait une identité qui soit trop différente de ce qu’il est au fond, lui-même en tant qu’homme. Je sais que je suis un garçon fondamentalement amoureux du foot, j’aime le foot dans le sens brut du terme, j’aime la tactique, j’aime les beaux gestes, j’aime les rebondissements, j’aime l’incertitude, j’aime les renversements de situation, au-delà du scoring j’aime les reversements de situation psychologiques, j’aime m’attarder sur comment un match bascule en 17 secondes. Comme l’équipe de France contre la Suisse à l’Euro ou Marseille en début de championnat : quelque chose s’est cassé alors que l’équipe était en maitrise…pourquoi ? C’est toute l’incertitude psychologique d’un match de foot qui me passionne. J’aime et je suis très foot.

J’ai mis un peu de temps à me construire en tant que commentateur. Au début, c’est comme partout, on a des modèles, en tout cas des gens que l’on aime bien entendre, qui nous ressemble et que, juste à l’oreille, on apprécie. Il y avait, évidemment, parce que j’ai pu le côtoyer un peu, Thierry Gilardi. Pour moi, il a été une personne très importante. J’ai voulu faire ce métier parce que Thierry Gilardi. J’ai eu la chance, dans mes jeunes années à Canal, de pouvoir le côtoyer, j’ai eu la chance, même après, quand il est parti à TF1, d’avoir encore pas mal de contacts avec lui, beaucoup de conseils. Il y a des choses que lui m’a dites, avant de partir de Canal, alors que j’étais très jeune, la vingtaine, à peine en CDD, qui encore aujourd’hui me restent et m’ont fait créer une ligne directrice.

Il y a eu Grégoire Margotton, évidemment, avec qui je suis très ami aujourd’hui. Là aussi, dans mes jeunes années, il représentait un peu à l’époque ce que je voulais faire et être, un jeune homme très bosseur qui a réussi à s’imposer comme l’un, pour moi, des meilleurs commentateurs, tous sports confondus. Je me suis beaucoup inspiré de lui aussi, je l’écoutais beaucoup.

Il y avait donc la voix et le rythme de Thierry et de Grégoire, il y avait également David Berger, un de des meilleurs amis aujourd’hui. Il a aussi été quelqu’un dont je me suis beaucoup inspiré quand je venais d’arriver à Canal. J’aimais beaucoup son lié, j’aimais beaucoup sa facilité. Il est facile et pertinent. Donc j’ai essayé de picorer un peu à droite et à gauche, je ne voulais pas être le clone de. Jeune, je commentais beaucoup de matchs à blanc à Canal, je m’étais fait pote avec beaucoup de monteurs, qui étaient sensibles à ma demande de m’aider, ils me laissaient seul dans la salle de montage la nuit, je commentais et, après, je débriefais tout seul. Quand, au bout de 15 jours, après une dizaine de tests, j’ai estimé avoir passé un cap, je suis allé faire écouter à Thierry et à David. J’ai eu des conseils et j’ai réussi, comme cela, à me trouver une personnalité. Au-delà de trouver mon ton, le bon et le mien, je voulais trouver ma personnalité. Là, j’ai mis un peu plus de temps mais, rapidement, je me suis demandé ce que j’aimais, ce qu’il y avait déjà à la télé française et ce qu’il manquerait peut-être. Au-delà de ce constat, je me suis dit qu’il fallait que je me ressemble, il fallait que l’homme ressemble au commentateur. J’aime le foot et je voulais essayer de revendiquer quelque chose de foot, sans être donneur de leçon mais, en tout cas, d’orienter, avec le consultant, le commentaire sur du foot : la tactique, les changements, la rapidité d’analyse dans les changements pendant les matchs, la mise en avant d’un 0 à 0 que beaucoup penseraient pourri mais en se demandant pourquoi il y a eu ce score…Pareil pour un 3 à 3, cela dit.

J’ai eu la chance de commenter avec énormément de consultants, Christophe Dugarry ou Raynald Denoueix notamment. Pour moi, ce dernier a été le catalyseur et il m’a permis de me trouver cette identité-là, de m’assumer, de me dire « oui, j’ai envie d’être foot, alors soit foot ». Tactiquement, à part Eric Carrière et Habib Beye plus tard, je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi pointu que lui. Il est capable aussi de vulgariser le côté tactique. Du coup, sur mes premières années à Canal, j’ai fait surtout de la Liga avec Raynald, ce qui m’a, avec le recul, permis d’être le commentateur que je suis aujourd’hui, d’avoir eu la chance d’avoir été un commentateur premium sur Canal, d’avoir fait des très gros matchs sur Canal, notamment un 21h le dimanche soir, le rêve de ma vie.

 

 

Après, il y a eu un deuxième step professionnel, la rencontre avec Habib Beye. Peu de temps après ses débuts, on part ensemble sur une Coupe d’Afrique des Nations, en Guinée Equatoriale, en 2015, avec la victoire de la Cote d’Ivoire. On était le duo numéro 1 et, en sortant, bien que je sois très dur avec moi-même, on se dit que quelque chose s’est passé. Déjà entre nous, où il y a eu une espèce de coup de foudre professionnel, on s’est compris, on parlait le même langage, on s’entendait bien. On s’est dit que l’on avait passé un cap. Effectivement, au retour, les choses se sont accélérées pour tous les deux. Tout ça pour vous dire que ma vie professionnelle s’est faite par du travail, par de la chance bien sûr, par de l’analyse de ce que je voulais être et par les rencontres bien évidemment.

En parallèle de l’appli Free pour la Ligue 1, quels sont vos autres projets et actualités ?

Il y a trois ans, j’ai fait un choix de vie, en redescendant à Toulouse, à la naissance de mes jumeaux. Je suis revenu un an après dans le giron du groupe Canal, après y avoir appartenu statutairement pendant de nombreuses années. Pour commenter des matchs, ce que j’ai toujours aimé faire mais à mon rythme, en mêlant vie familiale et vie professionnelle, ce qui est un luxe et j’en suis totalement conscient. Je prends tant que ça dure. Du coup, aujourd’hui, je travaille pour le groupe Canal et, tous les week-ends, pour l’appli Free Ligue 1.

En parallèle, j’ai une société, à Toulouse, où je fais beaucoup d’interventions en entreprises, j’assiste et j’interviens sur des colloques, j’organise aussi avec un groupe de 6 à 7 personnes, un tournoi international de football féminin, chaque été, la « Amos Women’s French Cup ». Depuis deux ans, elle est diffusée en télé, cette année sur beIN SPORTS. Cet été, nous avons eu le PSG, Lyon, le Bayern Munich et la Roma. C’est le plateau le plus enviable du monde. C’est beaucoup de boulot mais c’est aussi une nécessité pour moi d’aller vers des projets qui me tiennent à cœur. La féminisation du sport professionnel en est un.  

Et je suis papa de 3 magnifiques enfants : une fille de 8 ans et des jumeaux de 4 ans bientôt. C'est MA priorité.

Merci, Sébastien, pour toutes vos réponses !

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Europe 1, Prime Video, Mobility TV : Lionel Rosso évoque ses nombreuses actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lionel,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Vous animez, du vendredi au dimanche soir, l’émission de radio « Europe 1 Sport ». A titre personnel, on imagine sans doute que ce doit être à chaque fois une joie et un plaisir de retrouver les auditeurs et l’antenne ?

Oui, d’autant plus que c’est la huitième saison à la présentation de cette émission. Au cumul, cela fait dix-huit ansJ. C’est d’autant plus réjouissant parce que l’on a récupéré le vendredi que l’on avait perdu il y a trois saisons. Là, vendredi samedi dimanche nous semble plus cohérent et plus légitime aussi par rapport à l’actualité foot notamment, puisque c’est vraiment 90% de notre matière première. Donc, oui, c’est une joie, c’est un bonheur, c’est aussi le plaisir de la fidélité. On sait, par rapport à nos chiffres d’audiences et aux retours que l’on peut avoir notamment sur les réseaux sociaux, que nous avons des auditeurs fidèles. Certains, nouveaux, arrivent aussi. On est très heureux de les accueillir.

C’est un rendez-vous familier, entre habitués. Ce n’est pas l’enthousiasme ou la joie d’une première rencontre, d’une découverte qui peut provoquer beaucoup d’adrénaline. En revanche, c’est un moment de familiarité, dans le bon sens du terme, avec les auditeurs, avec aussi les gens qui composent l’émission, qui participent, les commentateurs, les envoyés spéciaux, les experts, les consultants, les chroniqueurs dont on peut disposer.

Justement, la transition est toute trouvée, c’est vrai que la présence de consultants de renom fait partie des forces et de l’ADN de cette émission.

Oui, ce que l’on souhaite, c’est vraiment jouer sur la complémentarité, avoir des différences de tons. On peut tout dire, tant qu’on le justifie élégamment, dans la bonne ambiance, la bonne humeur, sans agressivité, avec du sens. Chacun, avec sa personnalité, son parcours, son expérience apporte sa pierre à l’édifice. C’est une petite famille qui s’agrandit de temps en temps, on a un vivier d’une quinzaine de personnes qui viennent régulièrement dans l’émission. Guy Roux est un incontournable, on tient absolument à continuer à travailler avec lui, c’est une légende, il a traversé tellement de générations, il connait tellement bien le football que, pour nous, c’est un peu notre guide en fait sur certains sujets.

Cette famille nous permet de garder un ton qui nous est propre et de donner du sens, de l’information dans une forme de décontraction, de bienveillance et d’enthousiasme.

Par définition, une émission sportive, en soirée, le week-end permet de débriefer et d’analyser beaucoup d’informations et d’évènements. La préparation en amont doit être particulièrement intense…

Pas tant que ça, à dire vrai. En fait, la préparation se fait tout le temps, au quotidien, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, en se nourrissant de lectures de quotidiens, en étant toujours en éveil, en échangeant avec les collègues. La fabrication devient assez simple le jour J, lorsque vous devez composer les différentes thématiques de l’émission. Il y a des choses qui s’imposent, notamment la place au direct du soir. Mais aussi dans les débats, où on a nos petites habitudes, où on a des angles que l’on aime bien travailler en particulier. On sait aussi ce que vont nous donner nos experts, ce dont ils sont capables. On se laisse porter par l’actualité, la préparation est totale, permanente, on est connectés du lundi au dimanche, du matin au soir. Il y a bien sûr un conducteur, avec le respect des publicités et des thèmes qui sont timés, sur 15 minutes environ en général. Mais c’est à géométrie variable, on est en direct, tout peut arriver, la radio permet justement de s’ouvrir à des évènements. On casse l’antenne, on est vraiment sur le direct, on interagit et on informe, en fonction de ce que l’on reçoit.

 

 

La radio est un média de voix, d’émotion et d’intonation notamment….

On est de plus en plus filmés mais je trouve que c’est bien de respecter cette magie, avec tout l’imaginaire que cela suscite. Guider par la voix, raconter des histoires réelles, être dans la narration, c’est intéressant. C’est un plaisir sans cesse renouvelé. C’est aussi une habitude, des choses sont installées. Il n’y a plus de protocole, c’est spontané, naturel, on se sent bien quand cette émission commence.

Face à la richesse de l’actualité sportive, des choix sont malgré tout sans doute nécessaires parfois dans le contenu de l’émission ?

Oui mais on en discute avec toute l’équipe du service. Comme je vous le disais, on se laisse aussi bercer par l’actualité. Il nous arrive de faire des sujets très personnels et de choisir des angles qui nous ressemblent. Mais la réflexion se fait de manière très collégiale et amicale, c’est agréable de pouvoir continuer à composer les émissions de cette façon.

Quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs concernant ses soirées du VSD ?

Pour le vendredi, c’est un peu tôt pour le dire. Ils regrettaient en tout cas que cette case ait disparu. Les retours sur le samedi et le dimanche sont particulièrement intéressants. Je note que l’on a des auditeurs qui nous ressemblent, ils sont polis et élégants. Ils sont fidèles et nombreux également. Ils ne sont jamais dans la controverse ou dans l’agressivité. L’idée est d’avoir une vraie relation avec nos auditeurs qui, visiblement, sont satisfaits de ce que nous proposons.

Vous l’avez dit, c’est principalement l’actualité football qui est traitée dans l’émission. Quel regard portez-vous d’ailleurs sur ce début de saison de Ligue 1, marqué notamment par le retour du public dans les stades ?

Le regard est provoqué par l’actualité, le retour du public dans les stades mais sur les pelouses aussi, avec de plus en plus d’envahissements de terrains. C’est un peu dommageable, c’est une vraie réflexion sur notre société aussi, pas seulement sur les clubs de foot, les stades ou les supporters. Ce regard est, pour l’instant, un peu critique, un peu inquiet aussi sur ces phénomènes-là. On est à l’écoute, on transmet par le son, par la parole et on essaie de répercuter le plus fidèlement possible.

D’un point de vue footballistique, j’observe que ce que l’on vit cette année en Ligue 1 est quand même formidable. Avec notamment les meilleurs joueurs de la planète, à part Cristiano Ronaldo, qui sont en France. C’est quand même assez inattendu, on en profite pleinement. On avait déjà un rendez-vous pour Neymar, on a créé un rendez-vous spécifique à Messi, avec toute l’actualité autour de lui car il est un sujet à lui tout seul. Donc on se réjouit de cette actualité, des matchs, de l’ambiance mais, surtout de la présence de ces stars et de toute l’animation que ça peut susciter. On a l’impression d’être un peu à Hollywood.

 

 

En parallèle, vous avez rejoint aussi les équipes du Pass Ligue 1, pour Prime Video. Participer à une aventure dès son commencement doit être très stimulant et très enrichissant…

Oui, oui, c’est très stimulant. En même temps, c’est bien aussi de se mettre un peu en danger, c’est en effet une aventure nouvelle, la manière de travailler est complètement différente, on est sur une plateforme et non sur une chaine avec une grille de programmes. On est sur une politique d’abonnement, de consommation à l’instant T et, surtout, une animation qui se fait intégralement au stade. Avec tous les impondérables et les fameux aléas du direct que cela peut comporter. Mais, oui, c’est une aventure intéressante, c’est plaisant d’être aussi avec les acteurs du moment de la Ligue 1. C’est quelque chose qui est très utile également pour moi pour la radio. Aller sur le terrain retrouver les acteurs du foot, être en prise direct est un plaisir avec Prime Video mais c’est nécessaire aussi pour un ressenti encore plus renforcé pour l’émission de radio du soir.

L’emploi du temps, en week-end, doit être très riche…

C’est un emploi du temps chargé, une journée qui commence très tôt et qui se termine très tard. Tant que l’on a la chance de pouvoir le faire, je ne rechigne pas. Je n’ai déjà pas l’impression de travailler, et ça fait déjà des années que je suis dans ce milieu 7 jours sur 7. C’est une habitude très plaisante qui s’est installée. C’est génial de pouvoir sortir d’un programme au stade, le dimanche, au contact des joueurs et de pouvoir, le soir, orienter en conséquence de la meilleure des manières les experts dont on parlait tout à l’heure.

En complément, vous vous êtes lancé il y a peu dans la production et l’animation de « Mobility TV ». Quelle est la genèse de ce projet ?

Elle est très simple. Pierre Mercier est un peu l’inventeur du podcast avant le podcast. Il y a 35 ans, il a créé des émissions de radio à destination des personnalités et entreprises du marché de l’automobile. Ca a plutôt bien réussi, il a développé le format en émissions de télé et m’a demandé de m’associer avec lui il y a quelques mois pour continuer notre collaboration. On ouvre les fenêtres, on va au-delà de l’automobile, vers la mobilité d’aujourd’hui, vers la technologie et les domaines d’avenir. Il a un carnet d’adresses qui permet de faire des programmes assez variés, on innove pour concerner un maximum de personnes. C’est intéressant de pouvoir produire à destination d’un public d’avertis mais aussi, par l’intermédiaire de notre association avec le groupe Reworld Media, à destination d’un public plus large.

Merci, Lionel, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio, Télévision

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Prime Video : Marina Lorenzo évoque sa nouvelle émission, Dimanche Soir Football !

Publié le par Julian STOCKY

© Serge Arnal / Prime Video Sport

 

Bonjour Marina,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver, depuis le début de saison, sur Prime Video. On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle aventure, dès son commencement ?

Oui, exactement ! C’est vrai que j’avais eu la chance déjà de connaitre un début d’aventure la saison passée avec « Téléfoot »  et, là, c’est un autre projet qui s’est présenté, pour lequel je suis arrivée avec beaucoup d’envie. Parce que nouvel entrant, nouvelle promesse de traiter la Ligue 1 et, surtout, cette opportunité que j’ai eue de prendre en main le magazine du dimanche, un rendez-vous important quand on aime le football. Que l’on me fasse confiance et que je puisse lancer ce projet à ses débuts était une super opportunité pour moi.

C’est un projet très stimulant et remettre le pied dans le foot était ce que je voulais, de toute manière.

Vous êtes à l’antenne chaque dimanche soir à 19h, jusqu’à 20h 15, en direct, pour « Dimanche Soir Football ». Avec vos mots, comment décririez-vous ce magazine ?

C’est vraiment LE rendez-vous hebdomadaire à ne pas manquer. Notre mission principale est de tout montrer de ce qui s’est passé dans le week-end. On a des équipes connaisseuses de la Ligue 1 et efficaces pour faire en sorte que l’on ne rate rien, avec le peu de recul que l’on a. On essaie aussi de divertir autour de ce produit, on arrive en fin de week-end, à 19h le dimanche, on donne toutes les infos en passant un bon moment. On a une équipe en plateau avec des consultants qui, pour certains, débutent mais qui sont de grands noms, comme Thierry Henry. Ils n’avaient pas grand-chose à prouver mais ils ont vite montré qu’ils pouvaient apporter aussi autre chose que de la simple expertise, en apportant également de l’humeur. C’est un point positif. Je pense également à Ludovic Giuly, à Mathieu Bodmer avec lequel j’avais déjà travaillé, à Jérôme Alonzo que je découvre en plateau et qui est super, à Dominique Arribagé, à Benoit Cheyrou. On a beaucoup de profils différents qui sont, je trouve, assez complémentaires. Tous sont des passionnés de foot et, en même temps, ils maitrisent la télé, en connaissent les codes et sont là pour passer un bon moment. Le fait que l’on mette deux consultants côté à côté permet d’avoir des échanges entre eux mais aussi avec le terrain. On a également cette volonté, vous avez pu le constater, d’être très sur le terrain. On s’appuie beaucoup sur nos équipes sur place pour faire remonter des informations et, en même temps, pour être au plus près du terrain. Je pense que ça plait beaucoup. Je suis le relai à Paris, en studio mais ça fonctionne aussi très bien sur place, je pense que c’est une bonne formule.

On a la volonté d’avoir des chroniqueurs réguliers mais sans s’installer dans quelque chose de systématique. Avec Félix, nous sommes les deux piliers et on essaie de faire en sorte que ceux qui alternent au poste de consultants se sentent le mieux possible. Je trouve que l’on arrive déjà à créer des binômes et des relations très sympas entre eux. On est encore mine de rien au début, même si on a fait deux mois et demi mais je trouve que ça prend assez vite, c’est bon signe de sentir que les gens sont vraiment contents de venir sur le plateau, de se retrouver, d’être avant en loge pour regarder les matchs, d’y être après pour regarder la rencontre du soir. Ce sont de bons moments que l’on passe ensemble.

A cette heure si particulière de la semaine, à un carrefour d’avant soirée du dimanche, le ton et l’humeur sont forcément adaptés.

Oui, on essaie de lui accorder de la place. Même si c’est vrai que, sur une heure et quart, essayer de montrer toutes les images du week-end prend beaucoup de temps. On a aussi l’envie et l’ambition de développer des reportages. Récemment, on a eu encore un type différent de reportage, en dehors de la France pour découvrir des profils internationaux avec leur pays, en sélection. Pierre Nigay, le rédacteur en chef, a fait énormément de terrain avant, il est donc attaché à cela et moi aussi. En même temps, il faut trouver le juste équilibre entre notre mission d’informer, le reportage qui fait partie de notre métier et l’ambiance plateau. C’est dense, on n’a pas le temps de s’ennuyer mais je trouve que l’on arrive de plus en plus à trouver l’équilibre entre tout ça, en ayant des moments de plateau sympas, où ça rigole, en détente.

 

© Serge Arnal / Prime Video Sport

 

Au cours de ce programme, vous interviewez aussi un acteur majeur de la Ligue 1, en lien souvent avec l’affiche à suivre, au travers d’une rencontre effectuée dans la semaine.

Exactement ! C’est vrai qu’avec les matchs de coupe d’Europe, il se trouve qu’il y a des équipes récurrentes sur l’affiche du dimanche soir donc, évidemment, on ne va pas faire toujours les mêmes clubs en entretien. Mais notre but est, oui, d’aller voir des acteurs majeurs, de faire des découvertes également. Je trouve que c’est toujours important de garder ce lien avec les clubs en semaine aussi. On est présent sur les terrains le week-end et le fait de me déplacer dans des centres d’entrainement chaque semaine est important pour entretenir le lien. Mais aussi pour aller voir les acteurs dans leur univers quotidien, ailleurs que dans un stade où il y a toujours une tension particulière autour d’un match, où l’on ne peut pas se poser de la même manière. C’est un exercice que j’aime beaucoup faire. On est toujours très bien accueillis, je pense que les clubs, les joueurs, les acteurs ont envie de donner d’eux dans des moments plus calmes, en semaine. On prend le temps de se poser, de discuter de leurs ambitions, de leur personnalité. C’est toujours très sympa, c’est un plaisir à le faire et j’ai l’impression, au travers des retours que l’on a des clubs, que c’est quelque chose qu’ils affectionnent aussi. C’est une manière de montrer les joueurs un peu différemment qu’après un match.

Ce magazine fait la part belle à la journée de championnat du week-end. Sa préparation doit être, du coup, particulièrement intense ?

Oui, oui, c’est un sacré boulot. On a une bonne équipe pour travailler dessus, des gens qui sont rompus à l’exercice de dérusher les matchs quasiment en temps réel, de voir en live l’image qu’il faut pour pouvoir la ressortir derrière. Je travaille beaucoup en amont sur les dynamiques de chaque club, sur les joueurs qui pourraient être là, qui pourraient ne pas être là. C’est un travail au quotidien, après ça fait des années que je fonctionne comme cela, ça ne me perturbe pas, on s’informe en permanence, on reste en contact avec l’actu pour ne rien rater. Avec Felix, on travaille en toute confiance là-dessus, on est complémentaires, c’est très naturel entre nous.

On se retrouve le lundi matin pour débriefer du week-end et commencer à parler du suivant. Ensuite, il y a l’entretien qui arrive dans la semaine et que l’on prépare. Le vendredi, on se cale une réunion pour voir comment on met tout cela en ordre, pour continuer à fouiller les informations, on a souvent les groupes des matchs du week-end qui commencent à tomber. On suit la Ligue 1 le samedi et le dimanche aussi, on est tout le temps en perfusion. C’est une alerte permanente et un travail d’équipe qui roule très bien.

 

© Serge Arnal / Prime Video Sport

 

Après plusieurs semaines d’antenne maintenant, quels principaux retours avez-vous déjà pu avoir concernant ce nouveau magazine ?

Les retours sont essentiellement ceux des gens en club et ceux autour de moi qui aiment le foot. Qui me disent que c’est très complet, ce qui est d’ailleurs une première chose qui nous importe beaucoup. Aussi qu’ils ne ratent rien, que c’est une découverte de nouveaux visages de consultants hyper intéressants. Je pense notamment à Thierry Henry, ça faisait un moment que les médias français tentaient de l’approcher et c’est une grande fierté qu’il soit sur nos plateaux. Il apporte quelque chose à lui, c’est du Thierry Henry, personne ne peut faire à sa place ce qu’il fait, avec la légitimité qu’il a et sa facilité à exprimer les choses. Il y a donc des retours très positifs sur ses prestations mais pas seulement. Je me répète un peu, je trouve que nos consultants ont été bien castés, ce qui est capital pour le plateau.

On essaie de faire en sorte chaque semaine que ça soit de plus en plus chaleureux aussi. On arrivait au début sur un tout nouveau plateau, on a appris à se l’approprier et il faut faire en sorte que cette ambiance entre nous prenne aussi en plateau. On s’y attèle toutes les semaines. J’ai l’impression que le plaisir que l’on prend à faire cette émission se ressent de plus en plus à l’extérieur, c’est une grande satisfaction pour nous.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous d’ailleurs sur ce début de saison de Ligue 1 ?

C’est vrai que l’on avait beaucoup d’attentes post Covid, avec notamment le retour du public. La situation a aussi fait que tous les clubs n’ont pas pu recruter comme ils l’auraient souhaité donc il y avait pas mal d’incertitudes sur le niveau global. Au final, je trouve que l’on se régale un peu partout, on a des entraineurs avec des philosophies de jeu assez portées vers l’avant d’une manière générale. Des équipes ont trouvé leur rythme de croisière, je pense à Marseille qui a fait un super début de saison. On attend toujours beaucoup de Paris, l’équipe reste celle vers qui tous les regards se tournent. Elle n’est pas imbattable, Rennes l’a prouvé. J’ai l’impression que, oui, on va partir sur une saison où Paris va encore dominer largement mais on a Lens qui est là, on a Angers qui produit du jeu, avec des joueurs et des entraineurs hyper rafraichissants, qui confirment. Lyon a mal commencé malgré son super recrutement mais va forcément revenir à un moment donné. Donc on a un top dix qui, j’ai l’impression, va être pas mal changeant, c’est super pour le suspense.

On se rend compte que le retour du public, même si malheureusement ça crée des débordements, stimule aussi les équipes à domicile, ce qui donne de beaux matchs. On a fait des multis avec de nombreux buts, c’est assez incroyable. Oui, franchement, on se régale au niveau de la physionomie des matchs, au niveau des surprises, avec des clubs qui ont l’air de vouloir tenir la dragée haute aux parisiens. A côté, on a aussi des clubs historiques en grande difficulté, on va s‘attacher également à les suivre, on voit que c’est compliqué à Bordeaux ou encore à Saint-Etienne. On se dit qu’il va encore y avoir des surprises. Ce début de saison est assez enthousiasmant, à plein de niveaux sportifs, je trouve que ça part vraiment sur de très bonnes bases. Cela se ressent dans l’analyse de nos consultants, la Ligue 1 n’est pas un produit qui est dévalué, on est vraiment sur quelque chose, oui, d’enthousiasmant tous les week-ends.

 

© Serge Arnal / Prime Video Sport

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette toute nouvelle aventure ?

Que ça continue à monter, que le rapport de confiance que l’on est en train d’établir avec les clubs et les acteurs de la Ligue 1 se poursuive et que l’on puisse continuer à faire un maximum de choses avec eux. Voilà, que l’on puisse entretenir ce lien-là, qui est capital. Aussi que l’on puisse continuer à développer tout ça et à prendre du plaisir, sur le terrain et en studio.

Merci, Marina, pour toutes vos réponses !

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Les Engagés XAOC : Nanou Harry évoque les nouveaux épisodes de ce programme à succès !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nanou,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison 3 des « Engagés » sera prochainement en diffusion. Au moment du tournage, on imagine que cela avait été une joie et un plaisir de retrouver toute l’équipe, que vous aviez déjà connue précédemment ?

Oui, oui, ça a été un vrai bonheur de retravailler avec toute cette équipe ! Le projet nous porte, il est fortement dans nos cœurs et je crois que, à chaque jour de tournage, on s’est très souvent rappelés pourquoi on était là et pourquoi on faisait ce projet. Du coup, on est une équipe, vraiment, je crois que c’est assez rare. C’est précieux, dans nos métiers, de retrouver comme cela, de la technique jusqu’à l’artistique, en passant par la production, une équipe vraiment soudée autour d’un projet, avec la même envie de le défendre.

Effectivement, je crois que, comme beaucoup de monde, j’ai eu plaisir à retrouver du travail en sortant de la période Covid, à retrouver mes collègues en visu après des répétitions en visio. Après, on a eu cette particularité, pendant cette période, d’avoir été sur une période avec beaucoup de risques de cas contact, ce qui fait que tout était très dans l’air, tout était très très instable. « Les Engagés » sont déjà un projet qui a une économie, je dirais, web à l’origine, elle est déjà très serrée dans la façon dont on doit pouvoir faire rentrer les choses en peu de temps et c’est vrai que d’avoir cette insécurité supplémentaire a créé un peu d’inquiétude. On a dû s’adapter au niveau des emplois du temps, ça a été très difficile mais cela a participé à l’exaltation. Notre métier nous oblige à accepter l’inconnu.

Avec vos mots, comment présenteriez-vous ces nouveaux épisodes ?

Le format a tellement changé que, là, on est presque sur une autre série qui, d’ailleurs, peut se voir toute seule, on n’a pas besoin de voir les saisons 1 et 2 pour voir la version XAOC. On est vraiment sur le volet de  ce que l’on peut faire ensemble, de ce qui nous rassemble. Je crois que la particularité de cette version est qu’elle est beaucoup plus noire, il y a quelque chose plus de l’ordre du thriller, on quitte la ville de Lyon pour partir jusqu’à Bruxelles. Il y a plusieurs intrigues en parallèle, deux majeurs qui sont évidemment celle à Bruxelles, sur des enjeux de politique internationale et celle plus intime, où on retourne vers l’intérieur, vers le lieu de naissance, qui parle plus des bavures policières et aussi de la manipulation médiatique pour cacher les choses.

Concernant Nadjet, votre personnage, on imagine que les deux premières saisons vous ont aidée à aborder ce nouveau tournage ?

Tout à fait ! On a cette chance d’avoir Sullivan qui nous connait très très bien, du coup il a vraiment fait évoluer son écriture de nos personnages en fonction de nous. Même si, au départ, il y a quand même une couleur, qui n’est pas forcément la nôtre, celle de Nadjet est, je pense, beaucoup plus pudique et presque timide. Mais, effectivement, j’ai tendance à dire que mon personnage porte l’émotion un peu de cette saison. C’était vrai déjà dans la saison 2, ça s’est amplifié dans la saison 3. Sullivan m’a promis que, sur un prochain projet, il me ferait un rôle comiqueJ. Donc, oui, la couleur s’est intensifiée, sa trajectoire a changé, j’ai eu la chance que ce personnage grandisse au fur et à mesure des saisons. Au début, il part chercher son frère et là, on revient à Saint-Etienne, ce que Nadjet avait déjà cherché à faire précédemment. Une arche s’accomplit, va jusqu’au bout.

Selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire au public qui suivra ces nouveaux épisodes ?

Je pense que ce qui plaira, c’est la diversité en fait. Il y a du thriller, il y a du familial, c’est la grande richesse de l’écriture de Sullivan, il aborde énormément de thèmes dans chacune de ces saisons et c’est encore le cas ici, ça va plus loin. On est nombreux sur cette version XAOC, avec du beau monde.

Merci, Nanou, pour toutes vos réponses !

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Amazon Prime Vidéo, La Chaine L'Equipe, RTL : David Aiello évoque sa rentrée télé et radio !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour David,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver sur différents médias en ce début de saison, notamment sur Le Pass Ligue 1 d’Amazon, sur la chaine l’Equipe et sur RTL. Concernant Amazon Prime Vidéo, on imagine sans doute la fierté, le plaisir et la joie que ce doit être de participer à cette aventure, dès sa naissance ?

Effectivement ! Je pense que ce sont trois mots qui collent bien : fierté, joie, plaisir. C’est exactement ça. En fait, pourquoi tous ces qualificatifs ? J’ai été un peu surpris au départ d’être contacté. Moi-même, j’ai fait beaucoup de choses dans ma carrière depuis maintenant 22 ans de journalisme mais j’avais très très peu fait de bord de terrain. Je l’avais fait un peu dans l’aventure Orange Sport dans laquelle j’étais impliqué mais j’avais surtout été aux commentaires, de la Séria A et de la boxe. J’avais commenté des matchs amicaux de clubs de Ligue 1 mais je crois que je n’ai fait qu’une fois le bord de terrain. En même temps, ça me trottait dans la tête, presque avec des regrets, je me disais que peut-être j’avais loupé un peu le coche. Parce qu’être au bord de terrain pourrait me plaire. Pour moi, tout simplement, le journalisme, c’est le terrain. Là, on ne peut pas être plus sur le terrain qu’avec Amazon, c’est assez extraordinaire.

Ce qui me fait durer dans ce métier, et je me le suis dit très souvent, c’est que j’ai gardé un émerveillement et une passion quasiment d’enfant. On ne va pas se cacher, beaucoup de journalistes sont des sportifs inaccomplis, c’était mon cas : à un moment, quand j’ai vu que je ne pouvais pas devenir footballeur professionnel, je me suis orienté vers le journalisme, vers ce rôle de messager, d’intermédiaire entre le terrain et les téléspectateurs. J’ai eu très rapidement cette passion-là. Quasiment tout le temps, je me dis « quelle chance, quel pied de faire ce métier ». Là, en étant au bord du terrain, je me dis que c’est juste fabuleux.

En 2004, je travaillais à la radio, pour Sport FM et, à cette époque, on pouvait accéder aux pelouses, je me rappelle que l’on faisait les directs d’avant-match sur le terrain, j’étais au Parc des Princes, je regardais autour de moi et je me disais « mais quel pied d’être là ». Ce rôle est effectivement extrêmement gratifiant.

Comme je le disais, j’ai peu d’expérience dans ce rôle mais je l’ai découvert comme étant extrêmement intéressant. J’ai eu envie de suite, quand on m’a proposé ce poste, d’apporter ma vision : il y a beaucoup de choses que les téléspectateurs ne peuvent pas voir et même que le commentateur ne peut pas voir, lui qui est 10, 20 ou 30 mètres au-dessus de moi. Semaine dernière, pour Rennes- Psg, j’étais à un mètre du banc de Pochettino et de son staff. J’ai vu plein de choses. C’est très intéressant, je trouve cela génial à raconter aux téléspectateurs. Je trouve qu’il y a une vraie plus-value dans ce rôle, ça ne se limite pas à l’annonce des remplacements ou du temps additionnel. Je découvre au fur et à mesure, j’essaie encore de doser un petit peu. On commente à trois et je trouve cette dimension très intéressante.

 

 

En amont de la rencontre, que ce soit dans les minutes au stade avant la prise d’antenne mais aussi dans la semaine précédente, avez-vous une méthodologie plus particulière de préparation ?

Je pense que « méthodologie » est vraiment le terme. J’ai des méthodologies différentes par exemple dans mes interventions à « L’équipe du soir » ou pour mes interventions sur Prime Vidéo. Pour ces dernières, il faut que je sois beaucoup plus pointu sur le jeu et les joueurs, je vais pouvoir livrer des petits détails ou des petites anecdotes que je vais mettre en rapport avec ce que je vois. Il y a cette préparation-là qui est plus importante. Comme on fait aussi les interviews d’avant-match, de mi-temps et d’après-match, j’essaie aussi toujours de savoir ce qui s’est dit, pour pouvoir rebondir. Notamment en avant-match, pour pouvoir dire « vous avez déclaré telle chose » ou « votre coach a déclaré que…» et rebondir dessus. Cette préparation est forcément plus pointue aussi car on fait quelque chose comme deux heures un quart d’antenne, là où sur « L’Equipe du soir », quand je suis envoyé spécial sur les matchs, je vais avoir trois à quatre interventions.

Pour lever un peu le voile sur les coulisses des émissions sur la chaine L’Equipe, les chefs d’éditions m’appellent le matin, quand je suis déjà dans le train, dans l’avion ou sur la route. Pour me dire ce qu’ils ont décidé et me demander mon avis. J’ai cet angle-là très précis à préparer, en connaissant exactement ce sur quoi je vais devoir intervenir et les moments de l’émission où je vais devoir le faire. Il y a une préparation qui est beaucoup plus ciblée, là où, sur Prime Vidéo, il va y avoir le scénario du match qui va influer. Les préparations des interviews sont, là-aussi, très précises, on se met d’accord avec les chefs d’éditions des matchs. Ce qu’il y a de fabuleux, et je le redécouvre, c’est que l’on ne se rend pas compte, lorsque l’on regarde un match, de tout le travail qu’il y a derrière. Un match de foot est quand même une grosse machine. En tant que journaliste bord terrain, quand j’arrive sur la pelouse, j’ai souvent trois à quatre personnes qui s’occupent de moi : le cadreur, la personne qui s’occupe du son, celle qui s’occupe de la lumière et il y a l’assistant réalisateur qui est là pour faire le lien, me donner les infos. C’est aussi une grosse préparation, tout l’avant match est écrit, préparé, il y a les contacts avec les clubs, c’est énormément de boulot mais c’est un super boulot évidemment. On parle souvent de la magie de la télé, Patrick Chêne disait souvent que la télé est un sport collectif et il avait raison. On est tous dépendants les uns des autres. En même temps, il y a toute la dimension technique qui est très lourde. La dernière fois, sur un match, mon micro m’a lâché pendant cinq minutes et je ne savais pas pourquoi. On est dépendant de cela, ça crée quelque chose, une émulation assez folle qui fait aussi que c’est un média quand même à part.

J’aime aussi beaucoup la radio, qui est un média plus simple. J’aurais du mal à choisir entre les deux mais, en télé, il y a aussi cette dimension assez dingue je trouve qui est que l’on fait partie des meubles, que l’on rentre dans le quotidien des gens. Sur des émissions comme « L’Equipe du soir » ou « L’équipe de Greg », c’est encore plus vrai parce que ce sont des émissions de fans. Il ne se passe pas une semaine sans que les gens nous arrêtent dans la rue et nous disent chaleureusement qu’ils adorent ces émissions. Ils réagissent en nous demandant pourquoi untel a dit telle chose. Il y a un monsieur qui me disait il n’y a pas longtemps que ces émissions lui permettent de décompresser et de passer à autre chose en rentrant du boulot. On est dans le salon des gens, c’est très sympa, ça crée une interactivité à distance.

 

 

Ces supports, ces médias, bien que différents, sont sans soute très complémentaires et sans doute que l’un vous aide pour un autre.

Bien sûr, forcément ! D’ailleurs, c’est très intéressant. Je vois des choses sur les terrains de Ligue 1 qui vont enrichir mes passages à « L’Equipe du soir » ou à RTL. En même temps, quand je vais sur ces deux médias, je croise plein de collègues, parfois même des anciens présidents, des agents de joueurs, d’anciens entraineurs, de futurs entraineurs. Ils ont plein d’informations aussi et tout cela se nourrit. C’est très intéressant d’être au cœur de cela, c’est un petit milieu, tout le monde se connait, il y a beaucoup d’informations qui circulent de cette manière.

Après ces quelques premières semaines de championnat de Ligue 1, quel regard avez-vous sur le début de saison ?

J’ai beaucoup dégommé la Ligue 1 ces dernières années. L’expression « Les 5 grands championnats européens » m’horripilait parce qu’il suffit de regarder le palmarès des 30 dernières années en coupe d’Europe pour voir que l’Ukraine, les Pays-Bas, la Russie…ont gagné plus de trophées que nous. Economiquement, on est un grand championnat mais, sportivement, on n’y arrive pas. Du coup, j’ai dit beaucoup de mal de la Ligue 1 pendant quelques temps parce que je trouvais qu’elle était trop frileuse. Il y avait une sorte de problème peut-être d’approche culturelle des matchs. Je trouve qu’il y a de très bons joueurs techniquement, physiquement mais ça manque de culture foot souvent, sur l’approche des matchs et notamment le fait que les joueurs ne regardent pas les matchs. Ça m’a toujours un peu chagriné. Ceci dit, je trouve que, depuis un ou deux ans, ça va un petit peu mieux, les matchs sont plus plaisants. J’ai vu récemment les statistiques du nombre de buts marqués par match, on est bien, c’est un indicateur parlant. Je trouve que l’apport des entraineurs étrangers est intéressant. Ça ouvre le championnat. Donc, oui, je suis plutôt assez emballé. On va rester prudent mais je trouve qu’il y a peut-être un peu moins de frilosité et c’est plutôt sympa.

 

 

Pour terminer, votre emploi du temps doit être très chargé mais ça doit être un vrai bonheur quotidien d’évoluer sur ces différents médias et dans ce milieu passionnant du ballon rond ?

Oui, exactement ! J’enseigne aussi parfois dans des écoles de journalisme, je leur dis qu’il faut forcément un peu de talent pour réussir, qu’il faut beaucoup de persévérance, de travail. C’est un métier de passion donc fabuleux mais c’est un métier aussi où je rentre à 1 heure du matin quand je fais « L’Equipe du soir ». Je peux vous dire que, quand on sort d’une telle émission, on ne s’endort pas dans la minute qui suit, tellement il y a eu d’excitation. Il faut redescendre. C’est donc aussi un métier de sacrifices, ça fait 20 ans que je travaille les week-ends. Tout ça pour dire que, pour y arriver, il faut toujours avoir beaucoup de passion, de désir, de vraie envie de continuer à y arriver. Donc c’est fabuleux et si je trouve toujours cela autant fabuleux, c’est justement parce que j’ai toujours ce désir, cette passion, cet émerveillement d’arriver dans un stade de Ligue 1, de regarder autour de moi et de me dire, comme Thierry Roland, « quel pied ». Ce n’est pas facile effectivement de jongler parfois avec l’emploi du temps mais il y a beaucoup de personnes qui ont des métiers bien plus compliqués donc certes, il y a des sacrifices mais ça reste un métier extraordinaire.

Merci, David, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Candice se remémore son aventure en Polynésie !

Publié le par Julian STOCKY

A.ISSOCK/ALP/TF1

 

 

Bonjour Candice,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous participez à la saison anniversaire « Koh Lanta, la légende », actuellement diffusée sur TF1. La diffusion des différents épisodes a-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions en lien avec ce que vous avez vécu en Polynésie ?

Oui ! Ce qui me vient à l’idée suite à votre question, c’est que j’avais digéré mon élimination, ça allait de nouveau très bien, j’avais été éliminée par mon équipe à l’épisode 5 mais dès la fin de l’épisode 4, quand j’avais vu le teaser, j’ai commencé à avoir une boule au ventre. Pendant une semaine, je n’étais vraiment pas bien, jusqu’à ce que cet épisode passe et, après, de nouveau, ça allait mieux. C’est vrai que de revivre mon élimination n’a pas été un moment de joie.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à repartir à l’abordage ?

De base, déjà, je suis une grande sportive, j’en ai fait toute ma vie, j’ai été sportive de haut niveau dans deux sports différents et j’ai toujours été fan de l’émission. Parce que c’était du sport mais il y avait aussi ce côté voyage, avec des paysages de dingue, ainsi que le côté survie que, pour le coup, je ne connaissais pas du tout. Ca a toujours été une émission qui m’a passionnée et je ne rêvais que d’une chose, c’était de la faire. Je me suis inscrite dès mes 18 ans, j’ai été prise dès ma première tentative, j’ai eu une grande chance par rapport à cela. Sur place, je m’étais éclatée. C’est sûr que l’on souffre, c’est compliqué. Dès que l’on retrouve tout notre confort, que la vie reprend son cours, on se rend compte vraiment que, là-bas, tout est décuplé. Je n’ai jamais eu d’enfant mais j’aime bien comparer cela à un accouchement. Pour le coup, c’est très difficile mais dès que c’est fini, on ne retient que le positif et bizarrement, on a tous envie d’y retourner alors que, quand même, on y va pour souffrir.

On imagine sans doute la fierté que cela a dû être de faire partie des 20 aventuriers emblématiques de ce jeu ?

Ah oui ! Pour le coup, comme je le disais, je suis une fan de l’émission et, la plupart des aventuriers, je les regardais avec mes yeux d’enfant en rêvant d’y être un jour. Donc partager une émission avec ces personnes était complètement dingue.

Forte de vos deux premières expériences, comment vous êtes-vous préparée pour ce nouveau challenge ?

Je suis toujours venue hyper préparée mais là encore plus. Physiquement, vraiment, mon papa m’a fait un entrainement très très fort, il y a même eu des moments où je vomissais après les entrainements. J’ai vraiment été bien préparée, dans tous les aspects des jeux de « Koh Lanta », aussi bien en logique qu’en épreuve statique, qu’en épreuve de force, qu’à l’orientation. Je m’étais vraiment très très bien préparée, encore plus que les deux premières fois.

Concernant l’aventure en elle-même, comment aviez-vous réagi, le premier jour, à la découverte des 19 autres visages ?

C’est vrai que quand Denis nous a dit que ça allait s’appeler « Koh Lanta, la légende » et que j’ai vu le casting, je me suis dit que oui, en effet, ça allait vraiment envoyer du lourd. Pour le coup, c’était vraiment beaucoup de fierté, c’était vraiment impressionnant de se retrouver là pour les vingt ans, c’était incroyable.

On l’a vu, le début d’aventure a été particulièrement intense, les garçons d’un côté, les filles de l’autre et aucun jeu de confort. Comment avez-vous appréhendé ces conditions différentes ?

Je m’attendais à ce que ce soit difficile parce que, déjà, j’avais eu une difficulté supplémentaire sur mon deuxième « Koh Lanta », où l’on n’avait pas de riz. J’avais vu, par rapport au premier, la différence où, même si on ne mangeait pas grand-chose, on avait quand même du riz. Je m’attendais à ce que ce soit difficile, je m’attendais à ce que l’on n’ait pas de riz mais je n’avais pas du tout envisagé qu’il n’y ait pas de confort. Je n’avais pas du tout non plus pensé que l’on serait sur des iles où il n’y a pas de ressources. D’habitude, on a toujours du manioc, du taro, des plantes qui poussent sur l’ile…là, pour le coup, on était sur des motus, il n’y avait donc rien de tout cela. On avait des palmiers donc des noix de coco mais, sinon, on n’avait rien du tout. Cela a été assez compliqué. Je suis tombée dans l’équipe qui a gagné le kit de pêche donc on avait des ressources de la mer. Mais avant ce kit, on n’avait vraiment rien à manger.

Par la suite, vous intégrez l’équipe jaune. Comment avez-vous vécu justement la mixité alors retrouvée ?

J’ai adoré ! Déjà, je m’entendais très bien avec mes nouveaux coéquipiers garçons mais aussi avec les filles. Pour moi, ça a été vraiment une nouvelle aventure, on avait eu la première vraiment qu’entre filles et là c’était un début d’une autre, je l’ai très bien vécu.

D’ailleurs, au quotidien, quelles activités aimiez-vous plus particulièrement faire ?

J’ai adoré pêcher. J’avais déjà pêché au harpon dans mon premier « Koh Lanta » où j’avais eu un poisson. Là, j’y suis retourné, je ne me disais pas experte, c’était parce que j’avais envie de pêcher, je ne savais pas que je savais le faire et, pour le coup, j’ai eu, dès la première tentative, sept poissons avec quasi 100% de taux de réussite. Après, j’y suis retournée plusieurs fois, avec Phil, avec Sam, avec Claude et, vraiment, j’ai adoré cela. J’ai adoré la survie en fait.

Diriez-vous que la survie a été encore plus compliquée cette saison que lors de vos premières participations ?

Oui, elle était plus compliquée mais, dans la globalité, les aventuriers étaient plus aguerris au niveau de la survie. Donc je l’ai peut-être moins ressentie. On avait parfois quasiment un poisson par personne, ce que je n’avais jamais vu. Donc c’est vrai que c’était plus difficile mais comme on était plus aguerris, j’étais vraiment en forme physiquement. Même si j’ai perdu beaucoup de poids, à aucun moment je n’ai eu une baisse de moral. Vu que l’on mangeait, je pense que ça remontait le moral.

Le conseil qui scellera votre élimination s’est déroulé dans des conditions singulières, juste après la défaite de votre équipe, avec Phil immunisé par les rouges. En plus, Clémence a sorti son collier. A quel moment avez-vous alors compris que vous pouviez être en danger ?

En fait, je suis un peu tombée des nu parce que je ne pensais pas l’être vraiment. Ce qui a tout chamboulé les plans que l’on avait faits entre filles initialement, c’est le fait que Phil soit immunisé. Vu le mot que l’on avait eu nous demandant de prendre nos sacs pour aller au jeu d’immunité, on s’était dits que l’on aurait peut-être un conseil surprise. Du coup, on s’était rassemblées avant de partir et on s’était dit que, en cas de conseil, on voterait contre Phil. Sauf qu’il a été immunisé donc, en fait, ça a tout changé, les filles sont passées du côté des garçons et je savais que Clémence serait en danger mais je ne savais pas du tout contre qui elle allait voter, étant donné que Phil était immunisé. C’est pour ça que je me suis dit que je ferai un vote contre elle, qui ne sortirait pas parce qu’elle avait son collier. Mais je n’avais pas du tout anticipé que Coumba voterait contre moi. Pour moi, la personne qui allait sortir était le vote contre qui Clémence allait se diriger. C’est aussi le fait que Coumba vrille et vote contre moi qui a causé mon départ. Mais, malgré tout, quand j’ai vu le premier vote contre moi, je me suis dit que ce serait Sam qui partirait. Je ne pensais pas du tout que c’était Coumba qui avait mis mon nom sur le papier et je m’étais dit que, comme on s’était dit juste avant le conseil que l’on resterait à quatre, les filles allaient se mettre de mon côté et que ce serait Sam qui partirait. Saut que, finalement, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé et je suis sortie…

Avez-vous compris les votes contre vous au deuxième passage ?

Quand j’ai vu que Christelle et Coumba avaient voté contre moi, j’ai compris qu’elles s’étaient rangées du côté des garçons. Je ne pense pas que ce soit très futé de leur part…après, on le verra dans la suite de l’aventure mais les garçons sont, je pense, quand même soudés et je crois qu’ils le resteront après la réunification. Ça s’est déjà vu dans un autre « Koh Lanta all stars », où les garçons avaient fini l’aventure qu’entre eux. Peut-être que les filles prenaient cette alliance féminine de trop haut, elles ne faisaient qu’en parler et n’ont finalement pas réussi à la garder alors que les garçons le font plus discrètement et tiennent leur parole. On verra mais, à ce moment-là, quand je suis éliminée, je me suis dit que c’est stupide et qu’elles vont partir juste après.

D’ailleurs, quel regard portez-vous sur ce qui s’était passé un peu plus tôt, au retour de Claude de sa récompense, lorsqu’il vous met, avec Clémence, face à votre pseudo ambition de vouloir l’éliminer ?

En fait, avec le recul, quand Teheiura a rapporté à Claude cette alliance féminine dont Coumba était à l’origine, je pense que Claude s’est peut-être senti en danger et qu’il s’est dit qu’il allait mettre la zizanie chez les filles pour qu’elles se divisent. Je pense que ça peut être ça car Claude est un très bon stratège. La preuve, je ne m’en suis pas rendu compte de suite mais je pense que, finalement, il a réussi ce qu’il voulait, à savoir semer la zizanie et casser cette alliance de filles. C’est ce qui s’est passé suite à son invention concernant Clémentine.

Le conseil et ce qui s’en est suivi ensuite sont un véritable ascenseur émotionnel : après ce que vous croyez être un départ définitif, une opportunité inattendue s’offre à vous. Votre prise de décision, on l’a vue, a été rapide. Quelles sensations et quels sentiments prédominent alors ?

Pour le coup, le mot « ascenseur émotionnel » est vraiment bien choisi parce que j’étais vraiment hyper triste et dégoutée d’avoir été éliminée si tôt et, finalement, Denis revient pour me dire que j’ai droit à une seconde chance. Oui, je n’ai pas hésité une seule seconde. Les secondes chances, normalement, n’existent pas dans « Koh Lanta », là on me l’offrait donc c’était hors de question que je rentre chez moi directement.

Sur le camp des bannis, la vie quotidienne semble encore plus rudimentaire d’ailleurs…

Oui, pour le coup, c’est encore plus difficile. Ce qui est difficile, c’est d’une part le manque de nourriture et d’autre part le fait que les journées sont très très longues. On n’a pas d’épreuve, à part celle de l’arène contre, normalement, un jeu de confort, un jeu d’immunité et le conseil. Là, pour le coup, sur trois jours, il n’y a qu’une épreuve donc c’est vraiment hyper long. C’est pour ça que, quand je vois le parcours d’Hugo au jour d’aujourd’hui, je me dis que c’est incroyable comme il a du mental et comme il est doué. Il m’a vraiment bluffé.

Vous ne parvenez finalement malheureusement pas à vous qualifier lors du duel dans l’arène. Qu’est-ce qui vous a manqué selon vous ?

Il m’a manqué un peu de tempsJ. Quand Clémentine a réussi à mettre ses cinq petites boules, je pense que si elle mettait un peu plus de temps et que j’étais plus rapide, c’était la fois où j’y arrivais parce que j’étais hyper stable. Je pense que j’aurais dû, à un moment donné, m’arrêter et faire le tour pour voir si ma tour était bien droite. De mon point de vue, elle l’était mais, par la suite, quand j’ai discuté avec Denis, il m’a dit que, de son point de vue, elle ne l’était pas. Alors que je m’acharnais à continuer. Sinon, non, franchement, je n’ai pas fait d’erreur, je n’ai rien à regretter, j’ai été calme du début à la fin, je ne me suis pas énervée. L’épreuve était très très longue, je pense qu’elle a duré au moins une heure et demie, il faisait très chaud, voilà j’ai fait une belle épreuve mais je suis tombée sur deux adversaires qui étaient plus forts que moi ce jour-là.

Au final, avec le recul, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette édition anniversaire ?

De sûr la pêche, les sept poissons que j’évoquais. J’ai adoré aussi l’épreuve du paresseux où j’ai tenu deux heures et quarante-cinq minutes. Bon, je n’ai pas gagné mais je trouve que c’est assez dingue de tenir aussi longtemps. Quand j’y repense, je me dis que c’est comme si j’étais devant mon écran mardi prochain accrochée à un rondin de bois. Globalement, quand je repense à cette aventure, certes pour moi elle a été beaucoup beaucoup trop courte mais, en fait, je ne garde que des beaux souvenirs parce que je me suis entendue avec tout le monde, j’ai passé de très bons moments donc, globalement, je n’en retiens que du positif.

Merci, Candice, pour toutes vos réponses !

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Un Si Grand Soleil : Aurélie Bargème évoque son arrivée prochaine dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Aurélie,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

On pourra vous découvrir prochainement dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de rejoindre cette belle et grande famille artistique ?

Oui, ça a été même doublement un plaisir. D’abord parce que, forcément, avec le Covid, je n’avais pas tourné depuis longtemps. Même si les tournages TV continuaient, c’était quand même une période extrêmement mouvementée, où il y avait moins de castings. Donc ça a été le plaisir d’abord de retrouver les plateaux, de refaire mon métier avec des partenaires en chair et en os, et de sortir de chez moi, puisque c’est à Montpellier. Après avoir été si longtemps confinée, j’avoue que se balader au soleil était vraiment agréable. L’autre chose qui m’a fait plaisir, c’est que j’ai trouvé l’ambiance très sympa, je ne m’attendais pas à cela. Comme c’est une énorme machine, c’est presque une « usine », dans le bon sens du terme, je m’attendais à quelque chose d’un peu impersonnel, d’un peu froid, où finalement, les gens passent et puis s’en vont. En fait, j’ai trouvé qu’il y avait énormément de respect et de gentillesse, les gens sont très détendus, on sent qu’ils sont heureux d’être là, que l’ambiance est bonne, que tout le monde est content du « produit », c’est-à-dire de la fiction en elle-même et de la façon dont ça se passe.

Pourtant, on n’est pas du tout dans quelque chose de familial… A chaque fois que j’y allais, il y avait systématiquement des gens différents. C’est un mastodonte, il y a quatre équipes de tournage par jour et, en plus, les réalisateurs changent toutes les deux semaines. Comme mon tournage s’est étalé sur un mois, j’ai vu au moins cinq réalisateurs. Parfois, je voyais un réalisateur pour une séquence, voire pour une phrase. Forcément, le HMC est aussi différent. On a un peu peur de cela au début, quand on arrive, on pense que l’on va être complètement paumé mais, en fait, tous ont tellement intégré cette problématique qu’ils sont très accueillants avec les nouveaux, justement pour les mettre à l’aise. Donc c’était une bonne ambiance, à la fois professionnelle, carrée et sympathique.

Vous avez commencé à l’aborder, le cadre de tournage, à Montpellier, en période estivale, devait être sans doute très agréable.

Je confirme ! J’ai commencé par tous les extérieurs, avec même des scènes de plein air. C’est vrai aussi que les comédiens sont installés dans un hôtel où il y a une terrasse. Je suis arrivée au mois d’août, il faisait un temps magnifique. L’ambiance était festive mais aussi très travailleuse : on prenait l’apéro mais on révisait les scènes du lendemain en même temps ! Les récurrents ont un sacré rythme, ils enchainent. Eux ne sont pas du tout à la cool ! Et le tournage va vite, sans répétition avant, on débarque avec des réalisateurs que l’on ne connait pas et qui n’ont pas tous eu le temps de prendre leur téléphone en amont, on est complètement parachuté. Mais les comédiens avec qui je jouais étaient formidables, et toujours d’accord pour répéter la veille.

 

 

En amont du tournage, avez-vous regardé certains épisodes en diffusion pour vous imprégner notamment de l’atmosphère du programme ?

Je suis plutôt une bosseuse, un bon petit soldat, je ne supporte pas d’arriver sur un tournage sans avoir fait un gros travail avant. Evidemment, j’ai vu pas mal d’épisodes. Mon compagnon qui regarde la série m’a aussi aidée. Les scènes ne concernaient pas forcément mon intrigue mais cela m’a permis de voir notamment comment c’était filmé. J’avoue que cela ne m’a pas tellement servi puisqu’à chaque fois, j’ai eu des réalisateurs différents. Chacun a sa façon de filmer et de travailler. On découvre, le matin, soit un réalisateur qui travaille de façon assez classique, qui est dans une autre pièce et qui fait des plans plutôt statiques, champ contre champ, soit un réalisateur en steadycam, qui bouge tout le temps, où on joue la scène en boucle, pendant qu’il tourne à 360° autour de nous. On ne le sait pas avant, c’est ce qui est amusant aussi…

Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ? Dans quel contexte arrive-t-il ?

J’arrive à la fin d’une grosse intrigue, qui a très bien marché, celle d’Alix et des escort boys. Je suis Béatrice, une amie d’Alix, j’ai un salon de beauté. J’ai donc passé beaucoup de temps à regarder des tutos sur comment faire des modelages des mains,  comment faire la  pose professionnelle du vernis. Ce qui m’a beaucoup plu, c’est que c’est un personnage d’une femme de mon âge, mais surtout, pour une fois, ce n’est pas une femme soumise, malheureuse, frustrée, qui a du mal à gérer sa carrière et ses enfants. C’est une nana très bien dans ses pompes, mariée, bien fringuée, qui a des aventures de temps en temps. Parce qu’elle a envie de s’épanouir sexuellement. C’est hyper assumé et j’ai trouvé cela extrêmement moderne. C’est quelque chose dont on parle assez peu en fiction, le fait que des femmes de 40/50 ans peuvent être très libérées dans leur corps, qu’elles ne sont pas forcément fidèles à leur mari. C’est un personnage très chouette, avec des scènes assez drôles avec Alix, jouée par Nadia Fossier, une super partenaire de jeu et un personnage génial de comédie.

Après, la complexité vient du fait que l’on travaille notre personnage d’une certaine façon mais que, le matin, on peut tomber sur un réalisateur que l’on ne connait pas et qui a la vision inverse du personnage. Le lendemain, on tourne avec un autre réalisateur qui a encore potentiellement une autre vision. Donc la vraie difficulté, et je m’en suis aperçue en regardant le programme, est de donner un résultat cohérent, en tant que comédienne, avec autant de réalisateurs qui interviennent avec des visions différentes. A la fois, c’est un challenge : on n’est jamais dans nos certitudes, on est tout le temps remis en cause, c’est un bel exercice d’adaptabilité et de souplesse de son outil. Après, heureusement, je me dis c’est moi qui crée la cohérence du personnage, par ce que je dégage, par mon physique, mon énergie, ma voix.

 

 

Du coup, en amont, comment avez-vous appréhendé l’interprétation de ce nouveau rôle ?

Il y a, comme toujours, deux étapes. Celle de l’apprentissage au rasoir du texte parce que je suis une stakhanoviste du texte. Même si, là-bas, on a le droit de se le mettre en bouche, ce qui permet de donner davantage une impression de naturel. J’apprends très en amont mon texte, même s’il est susceptible de changer un peu. On dit qu’il faut apprendre quelque chose sept fois avant de l’intégrer. Plus je fais de séances espacées, régulières et nombreuses d’apprentissage du texte, plus ce dernier n’est absolument plus un problème, et donc plus je me sens libérée. Le deuxième travail est celui de la vie du personnage. J’ai appelé l’équipe de scénaristes pour leur demander comment ils imaginaient Béatrice, avec beaucoup de questions, et ils m’ont répondu extrêmement gentiment qu’elle était bourgeoise, coquette et influençable… bon, d’accord… je me suis dit que j’allais pouvoir faire ce que je voulais ! Je me suis fait une grande fiche signalétique, sur son enfance, son éducation, ses parents, son milieu social, son parcours, ses études, son salon de beauté, son couple. Je me suis demandée aussi pourquoi elle allait voir des escort boys : est-ce parce que ça va mal dans son mariage ou, au contraire, est-elle simplement triste parce que son mec n’est jamais là ? Je me suis posée beaucoup de questions aussi sur sa démarche et son style, j’ai d’ailleurs donné mon avis au niveau du stylisme.

Quand un réalisateur me donnait une direction avec laquelle je n’étais pas complètement d’accord, de deux choses l’une : soit j’arrivais à l’intégrer quand même tout en gardant la cohérence de mon personnage, et dans ce cas je le faisais ; soit, comme c’est arrivé un jour, je n’étais pas d’accord du tout, et ce jour-là j’ai défendu mon bout de gras : j’ai convaincu le réalisateur qui, au final, était très content. Encore une fois, pour moi c’est essentiel de sentir une cohérence, sinon ça me bloque.

Donc je fais toujours ce travail assez solidement, même pour les castings, je crois que ça me rassure, tout simplement. J’ai bonne conscience quand j’arrive, et comme on est toujours impressionné sur un nouveau tournage, me sécuriser par une grosse préparation me permet d’être plus zen, et donc plus disponible à ce qui peut se passer après.

Sur une quotidienne, le rythme de tournage est intense. Comment l’avez-vous intégré ?

Je n’étais pas vraiment concernée par cette question, puisque j’ai eu une très grosse journée et ensuite des journées assez light. En fait, quand un nouveau personnage est créé, personne ne sait s’il va revenir ou pas. Au début, il est introduit, ça se fait par petites touches. En plus, je suis habituée à tourner vite, c’est le cas généralement en télé. Cela ne m’a pas tellement choquée, surtout qu’ils vont vite mais qu’ils ne s’arrêtent que s’ils sont contents. En termes de rythme, je trouve que les extérieurs étaient plus agréables que le studio, où sont installés les décors récurrents. J’ai fait mes deux derniers jours en studio, et c’est là, je dois dire que j’ai été un peu frustrée car ça va beaucoup plus vite. On enchaine les plans, il n’y a pas de déplacement de décor donc on a peu de temps entre deux séquences. En plus, la mise en scène est beaucoup plus académique et statique. Alors qu’en extérieur, les équipes sont plus légères, ça bouge, c’est plus dynamique. J’avoue que la meilleure journée a été celle en extérieur où j’ai enchainé au salon de coiffure, c’était génial.

 

 

En complément, vous continuez vos autres activités artistiques, notamment l’écriture.

Evidemment, je continue à fond l’écriture. J’ai encore écrit une pièce, pendant le confinement, sur une histoire d’amour et de trahison, sur fond de guerre froide, qui se passe de part et d’autre du mur de Berlin. J’ai encore un autre projet de pièce en ce moment mais le théâtre étant ce qu’il est, cette période post covid est quand même extrêmement compliquée. On va dire que ce sont des projets pour du long terme, que je « congèle » et que je ressortirai à un moment plus opportun. Donc, oui, beaucoup d’écriture, et je suis aussi sur un projet d’écriture d’un épisode de 90 minutes pour la télévision, je suis en attente de la signature possible. C’est une très belle histoire, que j’ai travaillée avec une co-auteure que j’ai découverte il n’y a pas si longtemps, avec qui je m’entends extrêmement bien et qui a déjà beaucoup écrit en télé. On a commencé une collaboration qui est formidable et j’aimerais bien que ce soit le début d’une longue aventure d’écriture.

Merci, Aurélie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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