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Caroline Filipek évoque ses actualités, à l'image et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux différentes casquettes et cordes professionnelles, comme en témoigne votre parcours. Si l’on revient à son origine, qu’est-ce qui vous avait incité à en faire votre métier ?

C’est très simple, une rencontre au collège, d’une professeur de français tout simplement. Le contexte est important, j’étais notamment en 6è et 5è dans une école de filles, avec un uniforme marine et blanc, très très bien cotée, avec des bonnes sœurs pour professeurs. C’était une école très très exigeante et je n’y étais pas très heureuse, même si les études n’ont jamais été un souci pour moi. Il me manquait plein de choses et une femme est venue de l’extérieur pour remplacer la professeur de français qui était malade. Mme Decker est arrivée en nous expliquant que, bien évidemment, on allait faire le programme mais qu’elle adorait le théâtre. Il y en avait justement un, complètement poussiéreux et, à deux trois mois de la fin de l’année, nous avons monté « Les fourberies de Scapin ». J’étais là, très timide, pas bien dans mes baskets et elle me dit que, dans cette école de fille, j’allais jouer Scapin…je la connaissais à peine, j’étais très mal à l’aise, je n’arrivais pas à parler mais je lui ai demandé pourquoi. Elle m’a expliqué que, les rares fois où je m’exprimais, je faisais voyager les gens. Ça a été LA révélation, elle m’a confié ce rôle sans aucun doute, je l’ai pris à bras le corps, ça a été un bonheur fou, on a joué plusieurs fois tellement ça se passait bien, les parents d’élèves étaient très heureux, j’avais des bulles d’oxygène dans le ventre, je vivais de bonheur sur les planches. Je me suis dit « c’est bon, c’est ça, j’ai trouvé ma vocation, c’est ce que je veux faire, contre vents et marées, je suis heureuse à cet endroit-là ».

Par la suite, quels autres moments vous ont particulièrement marquée ?

Je me suis formée au théâtre national de Marseille, La Criée, pendant trois années intensives. Cette école étant dans un théâtre, on était tout le temps sur scène, soit en allant observer dix fois la même pièce si on voulait soit en montant et jouant des pièces à vau-l’eau, soit par sa formation intensive, c’était un bonheur pur, de gavage, de culture et de rencontres. J’y ai fait ensuite mes premiers pas en tant que professionnelle.  

Ensuite, parmi les expériences marquantes, je pense au travail avec Omar Porras, metteur en scène colombien, basé en Suisse, qui a joué beaucoup de spectacles au théâtre de la ville. J’ai complètement flashé sur un de ces spectacles, à tel point que je lui ai écrit une lettre qui l’a incité à me recevoir. Il m’a fait passer des essais de théâtre et c’était partie pour une longue suite de créations et de tournées, notamment celle sur « Don Quichotte », avec plus de 12 comédiens sur scène. On a joué partout….L’esprit de troupe et l’exigence du travail m’ont beaucoup marquée.

 

 

Après, le fait d’avoir monté ma compagnie a aussi été quelque chose de fort. Je me suis dit, à un moment donné, que j’avais envie de monter des textes par moi-même, sans être dans l’attente. J’aime bien l’idée de choisir et, avec une comédienne, on est tombée sur un texte qui nous a bouleversées, en lien avec les enfants soldats, « Allah n’est pas obligé » d’Ahmadou Kourouma. Nous avons été complètement foudroyées par ce roman, que nous avons adapté au théâtre. On l’a joué en France mais aussi au Kenya, en Tanzanie, en Amérique du Sud,…Ça a duré plusieurs années, entre la création en 2006 et les dernières représentations en 2012. De la contrainte est née la force de ce spectacle, comme nous l’a dit Laurent Maurel, le metteur en scène.

Je parle beaucoup de théâtre mais il y a eu aussi des évènements marquants à l’écran. Mon parcours est arrivé un peu après, avec davantage encore de diversité. Je fais principalement des guests, on est sur des durées plus courtes qu’au théâtre. J’adore la multiplicité. De films d’époque à des séries comme « RIS », « Profilage », « Le passager », « Fais pas ci, fais pas çà » ou encore plus récemment « HPI ». J’ai aussi adoré tourner dans le magnifique film d’auteur « Les Eléphants » réalisé par Emmanuel Saada, un film choral sur des personnages en quête d’amour. Globalement, je porte toutes mes expériences dans mon cœur, elles m’ont toutes marquée à un endroit.

Considérez-vous ces deux domaines comme le même métier et le même exercice ? Ou est-ce que ce sont deux entités qui nécessitent des adaptations ?

Les deux, en fait. Il y a vraiment un socle commun et il y a des divergences, dans la rapidité d’exécution. Le théâtre est en direct, quand ça commence, ça ne s’arrête pas et j’adore cela. J’ai assez rapidement apprécié les bugs au théâtre, ça parait fou de dire cela, non pas que je les cherche mais j’adore l’imprévu qui emmène là où on ne s’y attend pas ! Maintenant, je trouve que les mécanismes, sur les planches ou devant une caméra, sont les mêmes. C’est comme une cuisine que l’on a élaborée, avec le jeu d’acteur. C’est comme un garde-manger avec plein de petits tiroirs qui s’étoffent au fil des années et des rôles. Je viens chercher au besoin.

Au théâtre, il faut porter sa voix mais le fond est le même qu’à l’image, en termes de tambouille d’acteur. Il faut juste adapter son curseur, tout se voit à l’écran, on est plus dans l’intimité, il faut avoir cette conscience de minimalisme. J’aime beaucoup ce travail de caméra, il en dit long.

On pourra vous revoir bientôt sur la série quotidienne de France 2 « Un Si Grand Soleil », après y avoir déjà fait précédemment de premiers passages. Retrouver le plateau et l’équipe a sans doute dû vous faire plaisir ?

Oui, tout à fait, j’étais très contente de revoir tout le monde. On est très très bien accueillis, c’était ma première dans une quotidienne et j’ai vraiment beaucoup aimé cette expérience. Je tiens à le dire, de la production aux scénaristes, en passant par l’équipe casting, l’équipe HMC, les réalisateurs, les comédiens, tout le monde est bienveillant. Le rôle de Mélanie m’a permis de rencontrer des réalisateurs différents, j’en ai souvent changé, j’ai adoré, j’ai dû délivrer la même chose mais par le prisme de personnes différentes. Pour nous, comédiens, il faut s’adapter, j’adore, c’est très riche. Ça m’a fait chaud au cœur de revenir.

Toujours à l’image, sur France 3, vous avez tourné en tant que guest pour la série « Alexandra Ehle ». Un mot sur ce projet ?

« Sans visage » est l’épisode 9, qui sortira à l’hiver. C’est une série policière au format de 90 minutes, où tout est très pointu, le style notamment. On y retrouve énormément d’humour, avec des scènes complètement décalées, c’est très froid et très chaud en même temps. En gros, il y aura une intrigue autour d’un homme qui perd son visage, d’où le nom de l’épisode. Je fais partie de l’univers de cette personne, sans vous dire qui je suis.

 

 

Pour ces deux rôles de guest, en amont, parmi les artifices de la préparation, vous êtes-vous plongée dans certaines diffusions pour mieux appréhender l’univers ?

J’aime bien m’imprégner pour, ensuite, être complètement lâchée. J’aime bien me plonger avant, ça n’empêche pas de garder de la spontanéité, je fouille, je regarde les épisodes et je reçois, tout simplement. Je ne suis pas dans l’analyse, je suis dans le ressenti, comme un spectateur lambda. Je me suis laissée emportée. Ensuite, je me laisse libre dans le personnage, j’aime bien arriver avec une ou plusieurs propositions mais ouvertes. Les choses se font avec le réalisateur et ça ne me dérange pas si on change tout.

Je regarde, au moment de la diffusion, ce que je fais et, là, pour le coup, comme pour « Un Si Grand Soleil », où j’ai tourné à plusieurs mois d’intervalle, je suis critique, je ne suis pas dans l’affect. Je regarde la crédibilité de mon personnage, je regarde où je peux creuser encore plus loin. Je suis dans le détail, je vois ce que j’ai fait, pour les scènes d’après et j’ai un petit cahier d’évolution du personnage, de comment il s’est construit. Un mois ou deux mois après, c’est important de ne pas oublier le leitmotiv de départ.

Pour terminer, en complément, plusieurs projets sont en cours, un long métrage et un seule en scène le 12 décembre…

Le seule en scène se fera à Paris, au théâtre de la boutonnière. C’est un travail autour de Gisèle Halimi, la célèbre avocate décédée en 2020.  Sur quatre de ses procès principaux, pour mettre en avant son parcours remarquable. Elle n’a peut-être pas été assez saluée au moment de sa mort. C’est un rôle que j’endosse avec joie, implication et militance. Je salue le courage de cette femme avocate, mère de famille, elle a un parcours assez troublant, elle a réussi à défendre, au risque de sa vie, autant de femmes et de causes importantes.

Le long-métrage « 4 garçons pleins d’avenir » avait été tourné en 1997, c’était mon premier, je jouais Marie-Odile. C’était une comédie assez potache et une écriture est en cours pour 2022, où on se demandera, 25 ans après, ce que sont devenus ces 4 garçons ainsi que les personnages qui tournaient autour. A suivre….

Merci, Caroline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Prime Video, Free Ligue 1, Sport en France : Maxime Gras évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maxime,

Quelle joie d’effectuer cet entretien avec vous !

On peut vous retrouver depuis le début de la saison sur Le Pass Ligue 1 de Prime Video. On imagine sans doute le plaisir et la fierté que ce doit être d’avoir rejoint cette équipe et de participer à la naissance du projet ?

Clairement ! D’autant plus, comme beaucoup de mes camarades, après avoir vécu les affres de feu « Téléfoot, la chaine ». J’ai quitté un projet qui m’avait embarqué, qui m’avait fait vibrer mais je l’ai quitté avec la fin d’un contrat de droits et, encore plus dur, en plein milieu de saison. Donc aussi courte fut l’expérience, elle est encore plus difficile à digérer quand les acteurs continuent, quand le jeu continue, quand le show continue. L’herbe a été coupée sous nos pieds, pour reprendre une métaphore qui aurait pu se retrouver sur les terrains de foot. C’était assez dur donc c’est vrai que quand Prime Video entre dans la danse à la fin du printemps, il était important de pouvoir s’imaginer dessus, d’avoir un nouveau projet foot sur lequel rebondir. Pour relancer la machine, reprendre confiance. Forcément, on était touché donc retrouver un projet qui refasse vibrer, qui permette de reprendre l’histoire là où elle s’était arrêtée, était très important pour moi. Que cela ait pu se faire in fine, oui, c’est formidable ! Je suis très fier d’être dans cette aventure, de retrouver des camarades et d’être sur ce qui est aujourd’hui le feuilleton le plus vu dans le sport en France. C’est vraiment sympa !

En plus de cela, ce nouveau média est différent des précédents, sous format d’application avec une couverture similaire pour toutes les rencontres, avant, pendant et après le match…

Pour moi, c’est une révolution ! On l’imaginait poindre, on voyait ces nouveaux acteurs être de plus en plus ambitieux, lorgner sur les appels d’offres. C’est désormais concrétisé en France. À l’usage, c’est vrai, j’insiste : c’est une révolution. Aujourd’hui, on a un produit qui est là pour valoriser le cœur des droits, à savoir le match, le direct et uniquement cela. Le match est événementialisé, on se concentre sur le terrain avec des effectifs denses et qui permettent d’offrir, sur le temps des rencontres, des contenus et un rythme inédits.

Cela, évidemment, change la donne, notamment en amenant davantage de justice sur certains matchs et certains clubs, lesquels ne sont plus traités par-dessus la jambe. Désormais, les afficionados des clubs non-historiques ou hors Top5, savent qu’on va parler, pendant deux heures chaque semaine, de leur actualité, de la semaine écoulée. Notre dispositif permet d’avoir les acteurs en longueur avant et après match, on a le temps de faire un traitement exhaustif. Clairement, on peut le dire, c’est inédit !

Pour les clubs et les joueurs, par ailleurs très sollicités, cela délimite assez clairement le cadre de nos demandes et besoins : « Prime Vidéo » est là le jour du match, avec quelques attentes et besoins mais, le reste de la semaine, nous n’avons pas d’antenne à nourrir. Le match est le sacrosaint évènement de la plateforme, avec « Dimanche Soir Football », le produit phare, la vitrine de ce qu’est capable de faire aujourd’hui « Prime Video », avec au-delà d’un casting de consultants XXL, une vraie envie de faire connaître les acteurs de la L1.

 

 

Vos casquettes sont nombreuses et varient en fonction des matchs : journaliste bord terrain, animateur/présentateur, commentateur. C’est très diversifié mais sans doute, en même temps, très complémentaire…

Un jour, Pedro Garcia (NDLR : le directeur de la rédaction) m’a demandé s’il pouvait m’appeler le « couteau suisse ». Pas de problème (rires). Au départ, l’idée était de me proposer de couvrir ces matchs en qualité de journaliste bord terrain. Ce qui était, peu ou prou, une découverte pour moi, j’avais fait seulement deux saisons de coupe de France dans ce registre avec Eurosport. J’avais totalement aimé l’exercice mais je ne m’attendais pas à ce qu’on me le propose dans cette nouvelle aventure. Ce fut le cas et j’en étais évidemment honoré parce que ça voulait dire renouer avec les stades, qui étaient le quotidien de mon début de ma carrière. Y retourner, être aux côtés des acteurs, les faire réagir, aller à la recherche des informations, etc, forcément, c’est un rôle qui me tentait.

Quant au commentaire, j’avais été sollicité par « La Chaîne l’Equipe » qui a débuté l’aventure sur la Ligue 2. Les matchs sont désormais rattachés à Prime Video, il y a donc eu une continuité assez logique. Il m’est aussi arrivé d’effectuer des remplacements dans la casquette d’animateur sur les matchs de Ligue 1. Pour moi, c’est le travail ultime dans la recherche et la procuration d’adrénaline, avec la gestion des directs et des personnes autour de soi, au milieu d’un stade qui vit. C’est le gap au-dessus en termes d’intensité et de plaisir pris. C’est génial, pouvoir à chaque fois se remettre en question, picorer des choses différentes, se challenger, c’est ce que j’aime beaucoup.

En amont d’une rencontre, quelle est votre méthodologie de préparation, dans les jours avant et même au stade ?

C’est assez particulier. J’ai des approches différentes en fonction des casquettes. Concentrons-nous sur le rôle de journaliste bord terrain, qui est quand même 90% de mon activité. De par l’inexpérience qu’était la mienne, je l’ai conçu avec la même rigueur que si j’allais commenter un match. C’est-à-dire que je ne laisse rien passer sur la connaissance des acteurs. Dans la semaine qui précède le match, je crée mes fiches et les peaufine pour avoir les 40 joueurs sous la main, en tête, sur des données, informations qui peuvent apporter de la complémentarité avec le commentateur. Lui a une grosse différence avec moi, je le sais pour l’avoir vécu : il est dans cette adrénaline et peut être emporté par une certaine émotion. Je suis le froid complément (rires). Au plus près du terrain, je vis aussi l’émotion des acteurs, je dois la raconter. Colère, réprimande, joie, les tranches de vie depuis les bancs sont parfois édifiantes.

Je suis assez proactif et m’insère de moi-même entre le commentateur et le consultant. Il y a un équilibre à trouver et ce n’est pas toujours facile. Je vois ce rôle comme celui d’un troisième commentateur, capable de sortir des missions préexistantes (météo, changements, temps additionnel) C’est ce que j’essaye de faire depuis quatre mois.

A l’image d’un commentateur, au-delà des fiches des joueurs, la veille et l’avant-veille, je me plonge dans la presse pour suivre les dynamiques des clubs. Je lis ou regarde également les conférences de presse. C’est assez classique mais ça permet, dans ce rôle tampon entre les acteurs et les téléspectateurs, d’expliquer au mieux les mots et les situations. La connaissance des hommes et des dynamiques des clubs est essentielle, question de crédibilité et de petite valeur ajoutée : connaître l’actualité d’un joueur permet d’orienter une question est d’avoir peut-être une réponse plus intéressante.

Ce bord de terrain que vous retrouvez s’accompagne d’un autre retour, celui du public dans les stades. Ce doit être une joie d’être au cœur de l’arène ?

C’est juste incomparable ! Clairement, on avait vécu le Covid sur « Téléfoot », dans des stades vides, avec des choses assez étonnantes pour les commentateurs, qui étaient devenus des acteurs des huis clos, en laissant vivre finalement non pas l’ambiance mais les interjections des joueurs et coachs. Ca apportait quelque chose de différent, avec une place plus grande donnée aux questions technico-tactiques. Là, nous sommes redevenues des personnes qui travaillons au cœur d’un spectacle, on en a retrouvé l’acteur principal selon moi, à savoir le public. J’ai le souvenir d’un derby entre Strasbourg et Metz, à La Meinau, en septembre, c’était frissonnant, avec des tribunes combles, des chants de soutien, sans hostilité pendant 95 minutes, c’était assourdissant, on ne s’entendait pas parler, on laissait vivre non plus le coaching mais cette ambiance. On s’aperçoit à quel point le public est important dans le rythme qu’il donne au match et aux joueurs. Cet ingrédient est essentiel dans ce spectacle.

 

 

Après un tiers du championnat, quel regard portez-vous sur ce début de saison ?

C’est une Ligue 1 qui, je trouve, sort vraiment par le haut de la crise Covid. Qui l’eût cru après les déboires de l’année écoulée, les difficultés au sommet de la Ligue, avec des détenteurs de droits qui s’avèrent ne pas être de bons payeurs. Avec, par-dessus tout, la crise sanitaire en elle-même évidemment. On a vu des clubs essayer de trouver des solutions, quelque part se réinventer, aidés par l’Etat, avec cette capacité à activer un peu plus le levier des jeunes joueurs, à trouver des solutions dans les financements de transferts. Avec, aussi, cette capacité à se réinventer par le jeu, issue d’une nouvelle génération de coachs et d’une envie aussi peut-être de compenser une baisse d’expérience dans les effectifs. La bascule s’opère vers une qualité et une intensité supérieures, on va vers un football total qui accepte plus volontiers l’erreur individuelle et la prise de risques. On n’a eu que six 0 à 0, le taux de « spectacularité » des matchs est en hausse. De plus en plus d’équipes veulent s’en sortir par le jeu et c’est quelque chose de nouveau. Mon regard est donc assez positif par rapport au contenu des rencontres et à la volonté d’aller de l’avant.

En parallèle, on vous retrouve hebdomadairement en plateau et ponctuellement sur les sites dans le cadre de l’accompagnement aux fédérations, en lien avec l’Olympisme.

Je l’aborde vraiment différemment, j’ai une passion assez globale pour le sport. Mon biberonnage au sport a commencé sur les genoux de mon grand-père, à regarder le Tour de France. Cela m’a amené à être toujours curieux de plein de disciplines, d’avoir une lecture de « L’Equipe » de la page 2 à la page 44 (rires). Cet aspect-là m’a construit et est toujours présent en moi. Ce projet de chaine du Mouvement Olympique, qui a été lancée en 2019, est quelque chose que je trouve assez fort. A l’inverse d’un football qui phagocyte l’attention des médias et des ayant-droits, on se retrouve avec de plus en plus de sports qui sont moins voire plus diffusés. Certaines disciplines n’ont plus voix au chapitre. En complément de ce que les fédérations elles-mêmes tentent de mettre en place, avec du streaming ou des contacts pour des diffusions classiques, le CNOSF a donc décidé, par lui-même, de proposer un canal de diffusion pour toutes ces disciplines qu’elle chaperonne, à savoir plus de 100 fédérations sportives olympiques. « Sport en France » est là pour eux, pour leur proposer un canal de diffusion standard et gratuit, accessible dans tous les foyers. Cela va dans le sens du sport pour tous et avec tous. Dans ma conception des choses, j’aime beaucoup l’idée, j’y suis très sensible.

Je vais à la rencontre de fédérations, pour faire connaitre leur discipline, leurs athlètes, leurs dirigeants, leurs bénévoles. On fait un tour d’horizon. Cette émission est diffusée tous les jeudis à 19h et s’appelle le « Club Sport en France ». Pendant 26 minutes, on décline l’actualité de fédérations. En marge de cela, je fais des commentaires en direct, essentiellement l’escrime, le tennis ou le volley-ball. C’est top, on est avec des gens demandeurs, qui ont un abord simple, avec le souci de l’exposition et non pas de méfiance sur la communication autour de leur sport. C’est un peu différent du ballon rond où, je l’entends, les clubs doivent se protéger d’une sur-sollicitation et faire en sorte que les joueurs et acteurs puissent se concentrer sur le terrain. La démarche n’est pas la même mais le plaisir est réel.

Pour terminer, ponctuellement, vous commentez, en cabine, des matchs pour l’appli Free Ligue 1. Etre en cabine doit être une approche encore différente de la rencontre ?

L’appli Free me ramène à des choses que j’avais aussi faites en début de carrière, avec Orange. Clairement, oui, c’est une autre approche, on est complètement dépendant de la réalisation, on suit véritablement ce qui nous est visible à l’écran. On se sert des réseaux sociaux et des médias pour rapporter les informations qui nous échappent. Il faut faire avec et, en même temps, il faut se dire que l’on est sur du quasi-direct, on doit avant tout être concis, précis. En connaissant ce cahier des charges, on sait que des informations que l’on va chercher en bord de terrain et que l’on va narrer dans l’intégrale d’une rencontre ne sont pas forcément nécessaires sur un quasi-direct, où les gens viennent picorer des infos essentielles. C’est une autre manière, un peu plus mobile, de consommer la Ligue 1. C’est une volonté de la LFP de mettre également en avant le « nomade ». C’est quelque chose qui trouve son public aussi, plus jeune peut-être.

Merci, Maxime, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Influences : Mégane Lemiel évoque Alex, son personnage dans la série de NRJ12 !

Publié le par Julian STOCKY

@ Marc RENAULT

 

Bonjour Mégane,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver jusqu’au samedi 18 décembre prochain sur NRJ12 dans la série « Influences ». Avant de s’intéresser au programme en lui-même, on imagine que, dans le contexte actuel que l’on connait tous, proposer un contenu inédit aux téléspectateurs est sans doute source de fierté et de plaisir ?

Oui, c’est vrai que de pouvoir tourner, malgré cette période de Covid, dans de bonnes conditions, pour une série nouvelle et novatrice, a été une super expérience. En plus, de proposer du contenu sur un sujet qui touche toutes les nouvelles générations et de pouvoir en parler selon toutes les visions a aussi été super enrichissant et intéressant. On parle des jeunes, de ceux qui sont à fond dedans, des moins jeunes, qui voient ça comme quelque chose d’un peu négatif, c’est chouette d’avoir une série comme cela en ce moment. 

Avec vos mots, comment présenteriez-vous cette série ? 

A la base, c’est une série qui parle des coulisses de l’influence, c’est en cela qu’elle est novatrice. On y retrouve tous ceux qui incarnent ce métier, ça va des influenceurs aux agents, mais aussi à tous les proches qui gravitent autour. On a des personnes totalement extérieures, comme Tom, comme les parents, comme la sœur qui va intégrer ce milieu mais qui n’en fait pas partie. Tout cela s’entremêle et on voit leur quotidien qui est quand même, il faut le dire, rapidement secoué, comme vous avez pu le découvrir. Il se passe plein de péripéties, sur le métier de l’influence mais aussi sur des questions de vie quotidienne, les amours, les trahisons….

Vous y interprétez le personnage d’Alex. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Alex est une nana qui se donne à 200% dans tout ce qu’elle fait. Que ce soit en amitié, professionnellement ou en amour. Après, justement, au fil de la série, on va découvrir ses cassures, ses doutes alors qu’on a l’impression que c’est plutôt un roc. Au fil des aventures, on se rend compte qu’elle remet en question beaucoup de choses et beaucoup de ses principes. Même si elle a la volonté d’avoir de bonnes valeurs, saines, fidèles, tout cela est bouleversé et c’est très intéressant. 

 

@ Julien Jovelin

 

Au moment de l’interpréter, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Oui ! Avant de commencer la série, je me suis documentée parce que, finalement, même si j’ai un métier d’image proche, que ce soit avec le mannequinat ou la comédie, je n’étais pas très familière avec l’influence. J’ai donc dû me renseigner un petit peu. Mon personnage est inspiré notamment de Magalie Berdah donc, pareil, j’ai fait des recherches sur cette femme qui a tout monté toute seule. Mais aussi sur des influenceurs comme Caroline Receveur par exemple, sur ces gens qui ont su faire un revirement à 90° dans leur carrière. Finalement, je me suis rendue compte que c’étaient de grands bosseurs. 

Ma source d’inspiration a donc été ces personnes-là mais aussi beaucoup quand même tout ce qui est écrit dans le scénario. Je suis très dans le présent, je me suis inspirée au début mais, après, j’ai vraiment fait en sorte de vivre l’instant présent d’Alexandra qui, finalement, est étrangère aussi à ce milieu. Elle le dit, au départ qu’elle n’y connait rien. J’ai aussi voulu partir de cela.

Même si ce n’est pas toujours un exercice facile, avez-vous regardé les premiers épisodes pour vous en servir ensuite sur les tournages suivants ?

C’est vrai que c’est un exercice particulier de se regarder alors que l’on est encore en plein tournage. J’avoue que je ne regardais pas tant pour me voir mais plutôt pour voir comment ça rendait une fois monté. Effectivement, ça réajuste sur la façon dont on va jouer mais c’est plus dans la globalité que vraiment en focus sur mon personnage. Je me suis rendue compte que des tics venaient naturellement. Après, c’est plus sur la façon de jouer avec les autres comédiens que je me suis servie du visionnage. 

Sans rien dévoiler, dans quels contextes allons-nous voir Alex dans les prochains épisodes diffusés ?

Il va avoir un gros effondrement, je ne peux pas en dire plus mais le personnage d’Alex va vraiment connaître un effondrement bien intense. 

D’ailleurs, quel regard portez-vous sur elle et sur ce qu’elle a déjà pu vivre jusqu’à présent ?

Elle a vécu pas mal de choses en même temps, pour un petit bout de femme de même pas 30 ans. Je trouve que l’on voit bien son évolution. Elle commence naïvement, sans connaitre le milieu, il y a ensuite ce coma et, quand elle en sort, on voit la femme qu’elle est devenue en ne lâchant vraiment rien. C’est beau. Des trahisons ont lieu, on est en train de voir comment elle gère cela jusqu’à, justement, s’effondrer un petit peu. Mais c’est intéressant de voir cela ainsi que l’évolution des autres personnages. Romain se transforme complètement, il passe du petit garçon un peu timide à un homme. Tom, aussi, grandit en prenant ses distances, en décidant de ne vivre que pour lui. Thalya, également, n’existait que par l’amour qu’elle portait et on voit comme elle arrive à s’émanciper un peu de tout cela. Et Jade qui explose…il y a vraiment une évolution de tous les personnages et c’est intéressant ! 

Quels principaux retours des téléspectateurs avez-vous pu avoir concernant votre personnage en particulier et la série en général ?

Le premier message que j’ai eu, je l’ai d’ailleurs trouvé trop chou, venait d’une ado qui m’a dit qu’elle avait loupé les cours pour regarder la série. J’ai trouvé cela trop mignon, même si je lui conseillerais de ne pas le faire. Elle était déjà attachée dès le début en tout cas. Après, on a eu plein d’autres retours positifs, notamment des messages privés assez touchants. Beaucoup sur les couples et leurs histoires. J’ai l’impression que ça a touché les gens, ils se sont sentis concernés par ces sujets. On m’a aussi dit que le personnage d’Alexandra avait inspiré dans le côté femme forte. Si ça peut toucher et donner envie aux gens de se donner à 100%, c’est chouette.

 

@ Alex Delamadeleine

 

Le tournage de la saison 1 est à présent achevé. Cela a sans doute dû vous faire chaud au cœur de quitter toute l’équipe ?

C’était touchant, je pense que la moitié de l’équipe a pleuré. On a tourné, en plus, le dernier jour dans un décor récurrent auquel nous étions attachés. Mon dernier plan individuel était trop chou, je devais ouvrir une porte et il y avait toute l’équipe derrière, tous ont été trop mignons. Le tout dernier plan collectif, sans pouvoir le dévoiler, était très touchant, tous les gens sont venus pour le regarder. C’était hyper émouvant !

Depuis, on s’est retrouvés pour la soirée de fin de tournage, c’était bien de se revoir dans un contexte d’après tournage, en ayant pris du recul. On a pu se dire au revoir, c’était la fin de cette aventure-là mais elle m’a permis de faire de belles rencontres. Je sais qu’il y a des gens que j’ai envie de revoir, avec lesquels j’ai tissé des liens. 

En parallèle, quels sont vos autres actualités et projets du moment ?

Un film est en tournage, je ne peux pas trop en parler. Ainsi que des sujets plus derrière la caméra, sur d’autres supports, qui parlent d’autres choses, de sujets qui me touchent. Je fais aussi un travail avec une association qui aide les mannequins : SEAMS. C’est une profession très médiatisée mais qui n’est pas forcément aidée sur le plan santé, il y a plein de choses à construire, je suis contente d’aider en ce sens, il y a plein de choses à faire, on a créé des ateliers de mise en commun, des groupes de parole, des prises en charge individuelles. Sans oublier un groupe de musique, Nyght, notre prochain concert sera en janvier, sur du rock psyché indé. 

Merci, Mégane, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Pass Ligue 1 : Julien Brun évoque les premiers mois d'antenne sur Prime Video d'Amazon !

Publié le par Julian STOCKY

© Prime Video Sport / Serge Arnal

 

 

Bonjour Julien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis le début de saison de Ligue 1 de football, nous pouvons vous retrouver sur le Pass Ligue 1 pour Prime Video. On imagine sans doute la joie et le plaisir que ce doit être de faire partie de cette nouvelle aventure, dès son commencement ?

C’est un euphémisme que de parler de joie. Oui, il y avait un mélange de plusieurs choses, la joie, le sentiment d’être chanceux d’une certaine manière, la gratitude pour les gens qui m’ont fait travailler précédemment, pour ceux qui m’ont appelé cette fois-ci. Effectivement, j’ai fait partie de l’aventure « Téléfoot », pour laquelle j’étais ravi de bosser aussi. Ça avait bien débuté, ça s’est très mal terminé, c’est vrai qu’il y a eu une période pendant laquelle je me suis posé beaucoup de questions sur ma carrière, d’une certaine manière. Non pas que je n’avais plus envie de le faire mais on arrivait peut-être à un moment où ça s’arrêterait parce qu’il y aurait peut-être moins de sollicitations. Donc, effectivement, j’espérais bien que ça continue mais je n’avais aucune certitude. On m’a beaucoup dit de ne pas m’inquiéter, que l’on ne se faisait pas de soucis pour moi mais je m’en faisais un peu quand même. Du coup, le fait que l’on m’appelle pour rejoindre Prime Video a été comme une nouvelle tombée du ciel. D’un point de vue personnel et un peu égoïste, c’était vraiment la chose que j’attendais donc c’était super.

Arriver sur un projet qui démarre de zéro est génial. A chaque nouvelle expérience, il y a quelque chose qui nous reste. J’ai eu la chance d’en avoir quelques-unes et c’est toujours chouette. En même temps, je ne partais pas complètement de zéro, il y avait plusieurs personnes que je connaissais déjà dans le projet, que j’avais côtoyées pour certaines à beIN SPORTS, pour d’autres à Téléfoot, pour d’autres même il y a très longtemps à Eurosport. Voilà, c’est un alignement de planètes vraiment super. J’ai conscience à la fois de la chance que j’ai eue et du bonheur renouvelé sans cesse de pouvoir faire ce métier.

Au-delà de la naissance d’un nouveau projet, c’est aussi un format neuf, novateur, que l’on ne connaissait pas jusqu’à présent…

C’est vraiment l’idée que je me faisais depuis plusieurs années. Ça peut paraitre prétentieux ou, même, on pourrait penser que je veux cirer les chaussures de mes chefs J mais je pense que cet usage-là de la télé est en train de grandir depuis des années. La télé linéaire existe encore mais c’est vrai que, de plus en plus, dans l’usage de beaucoup de gens, ils se retrouvent à utiliser des services de vidéo à la demande ou le replay. C’était à se demander pourquoi ça n’arrivait pas dans le sport en général et le foot en particulier. Donc cet usage parait presque évident, d’une certaine manière. L’intérêt majeur du foot reste le live et on l’a aussi. Il y a donc un double gain.

Sur une chaine linéaire, quelle que soit la qualité du produit, il y a des tas de moments dans la semaine un petit peu en aveugle, vue la faible audience. Ici, le fait de pouvoir choisir le moment où l’on regarde est d’usage actuel, le fait de rester sur le direct est l’essence des droits sportifs et, enfin, le fait que l’on fasse tout sur place permet d’avoir quelque chose d’assez resserré. On est sur 20 ou 30 minutes d’avant match donc c’est très concentré, il y a beaucoup de choses, sans temps mort. Avec mon expérience à la fois sur le terrain mais aussi en tant que téléspectateur, moi qui regarde également les matchs des autres, on a vraiment l’impression, derrière notre écran, d’y être, d’être avec les joueurs et les supporters. On est vraiment immergé, du début à la fin avec, ensuite, les entraineurs et joueurs qui viennent sur le plateau. C’est vraiment moderne, ça correspond aux usages qui sont globalement attendus. Je pense, en plus, même pour les gens qui ne sont pas forcément habitués, qu’ils s’y font très vite, c’est assez instinctif. Ma maman, retraitée, a rapidement compris comment ça fonctionne et l’usage est devenu très aisé.

A l’image, 8 des 10 rencontres sont proposées lors de chaque journée et vous en commentez deux d’entre elles, principalement le vendredi soir, le samedi après-midi, le dimanche midi ou le dimanche soir, en alternance avec Smail.

Franchement, je vis un rêve éveillé. Si on me dit que ça dure comme cela jusqu’à ma retraite, je signe tout de suiteJ. Je suis ravi de faire ce métier, j’ai la chance effectivement de faire deux matchs tous les week-ends, matchs qui sont au minimum sympas voire même parfois géniaux. Quoi qu’il arrive, c’est super ! En plus, il s’avère que Smail est un pote. Quand j’ai su que ça serait avec lui, je me doutais que ça se passerait bien. C’est agréable aussi pour cela. Je l’avoue, c’est assez idéal comme situation.

A titre plus personnel, quelle est votre méthodologie de préparation en amont, dans les jours qui précèdent la rencontre mais aussi à votre arrivée au stade ?

Il y a déjà une sorte de préparation invisible. Pour les joueurs, c’est du repos mais pour nous aussi, d’une certaine manière, il faut être en forme physiquement. Bien se reposer pendant la semaine compte. Mais la préparation invisible, pour moi, est aussi de regarder beaucoup de foot, ce n’est pas la pire des préparationsJ. Quand je commente le match du dimanche à 13 heures, je fais ensuite le maximum pour être chez moi à 20h 45, afin de regarder l’affiche du soir. J’ai vraiment cette volonté de regarder un maximum de rencontres. Sans oublier la lecture des journaux, au quotidien. Le premier réflexe le matin, à peine réveillé, est de télécharger L’Equipe et autant que possible la presse quotidienne régionale des clubs que je vais commenter le week-end. Je me nourris beaucoup de cela ainsi que de ce que je peux lire notamment sur les sites des clubs.

En fonction des interlocuteurs que l’on connait, on peut passer des coups de fil, soit à des journalistes locaux, soit à des entraineurs, soit à des joueurs parfois. Même si je minore un peu cela dans le sens où je préfère avoir les contacts avec les acteurs du terrain le jour même du match, quand j’arrive au stade.

J’ai aussi une sorte de routine, je m’astreins à une préparation sur deux feuilles au maximum par équipe. J’en avais davantage par le passé mais je me suis rendu compte que c’était illisible, je me limite à quatre pages au total à présent. J’ai la chance d’avoir une très bonne vue, la police est donc très très petite, en taille 7J. J’y mets des statistiques sur les équipes, sur les confrontations, sur chacun des joueurs. Après, il y a des choses qui paraissent un peu bête mais je sais que, le jour du match, je réécris le classement à la main sur ma fiche, pour me le mettre bien en tête. J’écris aussi tous les résultats de la journée, je réécris également le meilleur buteur et le meilleur passeur. Au stade, effectivement, il y a le contact direct avec les interlocuteurs que l’on connait, pour prendre le pouls réel. Il y a aussi un petit brief avec le chef d’édition, le consultant et le journaliste terrain. Quand je connais bien le consultant, on s’appelle dans la semaine mais plus pour des détails logistiques. Quand je le connais moins, on fait un point plus global.

Cette année, le retour du public et l’ambiance retrouvée apportent beaucoup d’élan, de chaleur et de dynamisme. D’ailleurs, vous en servez-vous dans votre commentaire ?

C’est une évidence, ça fait partie des sources de son notamment qui sont importantissimes pour moi. Quand ça chante fort, quand ça chante bien, j’ai envie de kiffer au stade, j’arrête souvent de parler, je coupe le micro, j’enlève le casque, juste pour pouvoir écouter et profiter. Quand je suis devant ma télé, j’ai envie un peu de la même chose donc c’est quelque chose qui compte beaucoup. Ça me plait aussi de « jouer » avec le speaker, ce n’est pas toujours évident, il faut se caler mais, récemment encore, à Brest, sur un des buts, je savais ce qu’il allait crier et, à l’antenne, j’ai dit « le but de qui déjà ? », le speaker a hurlé au même moment « Romain Faivre » et j’ai complété par « ah oui, c’est ça ». Je profite du fait d’être au stade pour en jouer.

On se rend encore plus compte depuis les huis clos, on est très attachés à l’ambiance du stade. Je me dis que les gens qui nous regardent ont aussi le droit d’en profiter. Je partage donc cela avec nos téléspectateurs.

En fonction de l’intensité de ce qui se passe sur le terrain, adaptez-vous aussi vos mots, votre intonation, votre dynamisme pour vous mettre en phase ?

Je trouve que nous sommes vraiment des intermédiaires. A la télé, on ne peut pas mentir, on peut un peu embellir les choses, on peut en rajouter un peu mais l’essentiel est quand même sur le terrain. Si le match est super, il n’y a pas besoin de mots, s’il est nul, on peut faire tout ce que l’on veut, le match ne sera pas vu comme super et c’est normal. On a un rôle important, en télé, mais pas le rôle principal. On doit coller au rythme du match mais coller aussi à celui de tout ce qui se passe autour. Justement, s’il y a des moments un peu faibles dans le jeu mais que ça chante très fort en tribunes, autant, plutôt que de donner une litanie de noms de ceux qui touchent le ballon, profiter de l’ambiance des supporters.

Quoi qu’il arrive, quel que soit le rythme du match, il faut réussir à coller à ce qui se passe autour et à profiter des choses hors terrain qui peuvent apporter un plus. Par contre, quand le jeu redevient fort, je reprends la main dans les vingt derniers mètres, même si le chant n’est pas terminé. C’est un petit travail d’équilibriste, c’est hyper agréable d’essayer de sentir où l’on est pour sentir ce qui se passe et ne pas tomber dans une routine. Cette dernière n’est, pour moi, que lors de la préparation. Pendant le match, il ne faut pas avoir toujours les mêmes expressions ni les mêmes punchlines sur les buts. Justement, toute la routine de la semaine permet d’être libre pendant la rencontre, elle nous apporte l’essentiel, la base technique et c’est le côté un peu artiste, en impro, qui doit prédominer à l’antenne. Il faut alors profiter de tous ses sens, profiter de tout ce que l’on peut ressentir pour essayer de le faire partager.

Après un peu plus de trois mois d’antenne, quels premiers retours avez-vous pu avoir sur cette nouvelle aventure ?

Sincèrement, jusqu’ici, les retours des gens du foot sont très bons, vraiment. A la fois sur la manière dont fonctionne le service, sur la façon dont le foot est traité, … Franchement, je n’ai rien entendu de négatif. Ni même de la part des gens avec lesquels j’échange en privé. Autant, ça m’était déjà arrivé par le passé, autant, là, tous les retours sont vraiment bons. Sur Twitter aussi, c’est très positif. J’ai l’impression que l’on a vite fait notre trou dans le milieu du foot et que, globalement, les gens sont contents de ce qu’ils voient à l’antenne.

Nous sommes au premier tiers environ du championnat. Quel regard portez-vous sur ce début de saison ?

Vis-à-vis du très grand public et même de l’étranger, on parle beaucoup des incidents qu’il y a eu dans les stades et des matchs arrêtés, ce qui est totalement normal et légitime. Ça fait passer le niveau du championnat un peu à l’as. En revanche, pour les gens qui s’y intéressent vraiment, c’est un championnat avec des idées de jeu. Il y a des coachs qui tentent des choses tactiquement, ils ont cette volonté d’attaquer, il y a très peu de 0 à 0. Les équipes du bas de classement sont élégantes et méritent d’être vues. Au niveau du jeu, il y a vraiment une amélioration assez impressionnante. Le fait qu’il n’y a pas eu de public dans les stades a, je crois, créé un manque chez les joueurs et les entraineurs, je pense qu’ils ont maintenant l’envie de jouer, l’envie d’avoir du monde autour. A côté des débordements dramatiques, il y a une ambiance souvent géniale dans les stades. La vision des non passionnés de foot est un peu paradoxale, comparativement à ce que nous avons la chance de voir chaque week-end. En tout cas, en termes de jeu et de plaisir pour les amateurs de foot, c’est rare qu’il y ait des saisons aussi kiffantes. On est vraiment gâtés par cela et c’est malheureusement gâché par certains « imbéciles » qui empêchent que ce soit parfait. Ca ne l’est pas mais ça pourrait l’être.

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Pourvu que ça dure ! J’aime beaucoup les gens avec lesquels je travaille donc je leur souhaite également. Que quelque chose se crée, au milieu d’une période difficile, avec des moyens, des ambitions, c’est vrai que c’est un peu « inespéré ». Ce nouveau projet me permet de continuer mon métier que j’aime tant !

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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N'Oubliez Pas Les Paroles : Elodie évoque sa belle actualité et ses chouettes projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elodie,

C’est toujours un plaisir d’effectuer un nouvel entretien avec vous !

Après quelques dates en streaming, vous avez pu gouter à nouveau au plaisir de retrouver le public lors des concerts avec vos amis maestros. On imagine sans doute la joie et les sensations que cela a dû vous procurer ?

Oui, oui, ouiJ. Le vrai plaisir de la scène, pour moi, c’est le contact avec le public. Donc, en effet, retrouver un public, pour le coup demandeur puisqu’il attendait depuis longtemps, a été une énorme émotion. Il y a eu beaucoup de larmes versées à l’ouverture du concert de Longjumeau en septembre, on a été emportés par un public qui était bouillant, l’émotion nous a vraiment transportés. Je me vois encore tourner la tête vers Hervé à ce moment-là, qui avait les larmes aux yeux. Ça nous a vraiment tous envahis, ces retrouvailles nous ont vraiment fait du bien.

Après, je ne nie pas le plaisir que ça a été de découvrir ce que c’était que de faire du streaming. Evidemment, j’ai une nette préférence pour chanter face à un public et c’est la raison pour laquelle j’aime tant la scène mais ça a été aussi techniquement intéressant d’enregistrer dans un studio cinéma et de découvrir les caméras grues qui nous tournaient autour. Pour aller chercher uniquement l’émotion dans les duos que je partageais avec mes amis. C’était une autre expérience en fait, que j’ai appréciée découvrir mais, effectivement, le public me manquait beaucoup et donc ça a été beaucoup d’émotion de le retrouver, public avec qui on avait dû mettre une certaine distance à contrecœur.

Ces retrouvailles vont se poursuivre, avec plusieurs dates de concert déjà calées, au profit d’associations, notamment ce week-end, chez vous, dans le nord. On vous imagine impatiente du coup de retrouver le public et vos camarades ?

Exactement ! Effectivement, ce sont des concerts qui sont toujours à but caritatif. Nos amis se déplacent bénévolement pour venir chanter dans différents endroits de France. Le week-end prochain à Bailleul sera l’occasion d’une double date, le samedi soir et le dimanche. Le samedi est déjà complet mais il reste encore quelques places pour le dimanche. Ils seront aux profits de l’association Wonder Augustine, qui a beaucoup marqué les gens du coin, on a beaucoup suivi sur les réseaux le parcours de la petite Augustine, qui était malade. Ca a motivé beaucoup de gens, localement, à venir. Ce concert me tient particulièrement à cœur parce que je vais monter sur scène avec mes amis face à des proches. Finalement, quand je suis à d’autres endroits de France, je chante face à des gens que je ne connais pas. Là, je sais que, dans la salle, il y aura au moins 25 personnes qui sont de la famille ou des amis. Ça me met une pression énorme parce que je n’ai pas envie de faire le moindre faux-pas face à eux. Je sais qu’ils viennent pour moi et pour l’association, pas forcément parce qu’ils sont fans de l’émission. Il y a donc une petite pression supplémentaire pour ce concert local. En même temps, je suis fière de chanter dans ma région, c’est une grande fierté d’être coreprésentante du nord, avec Jennifer. Je pense que ce concert va avoir une saveur particulière.

D’autres dates sont prévues, je vais chanter dans quelques semaines à Saclay, avec quelques amis que j’ai rencontrés dans l’émission. Nous en aurons aussi un le 18 décembre à Mont de Marsan. On voyage beaucoup, on en avait déjà fait un l’année précédente et, là, on remet cela, avec la même équipe. Ce sera aux bénéfices de l’association « Le chant de l’herbe » pour aider les familles ayant des enfants autistes. D’autres sont prévus dans différentes villes en France l’année prochaine mais, pour l’instant, je ne peux pas en dire plus. On communique à chaque fois sur nos pages publiques, afin de donner les informations au fur et à mesure.

Ce week-end sera d’autant plus chargé pour vous que, le samedi soir, le prime final de la nouvelle édition des Masters sera diffusé sur France 2. Vous qui pensiez cette aventure terminée, du fait de votre classement en baisse, vous aviez dû être ravie de revenir quand même sur le plateau ?

C’est vrai que ces retours ont une saveur particulière à chaque fois parce que j’ai conscience que je me dirige vers la porte de sortie. Je profite à chaque fois des vibes envoyées par le plateau et, en même temps, le fait d’avoir toujours cette sensation de me dire que c’est la dernière fois me prépare à cette sortie qui sera forcément moins brutale quand elle arrivera pour de bon.

Mais oui, c’est toujours un énorme bonheur, et de retourner tenter ma chance et de vivre des primes. J’ai eu la chance de vivre des primes auxquels je jouais et des primes auxquels j’assistais. Ce prime-là, sans donner l’issue quelconque de ces matchs, est un réel plaisir aussi à vivre dans le public. Avec les amis, on s’éclate, on chante entre copains, on le vit vraiment bien. Donc, finalement, oui, c’est une chance de revivre à chaque fois ces partages humains et j’espère bien les revivre une dernière fois l’année prochaine. J’ai décidé de croire en cette chance, en tout cas je m’accroche à cet espoir et, après, je tournerai la page comme il le faut.

Vous l’aviez dit à l’antenne, malgré l’expérience des années, il y a, à chaque fois, un vrai travail et un vrai investissement en amont. Cet été, notamment, a été l’occasion de révisions intensives…

Oui ! Je n’ai pas encore vécu, depuis l’émission, les grandes vacances comme peuvent les vivre beaucoup de professeurs. Pour moi, juillet et août sont synonymes de révisions très studieuses. On a beau avoir les chansons qui s’accumulent d’année en année, le fait que je travaille beaucoup l’été stimule énormément ma mémoire à court terme et à moyen terme mais sûrement pas à long terme. Donc chaque été, je me retrouve face à des textes que j’avais appris l’année précédente ou l’année d’avant mais que j’avais complètement oubliés parce qu’ils ne font pas partie de ma culture de base. Des chansons qui ont bercé notre enfance restent en nous. Des chansons que l’on a apprises pour deux trois mois et que l’on a ensuite laissées tomber, il faut les retravailler l’année suivante et, parfois, comme s’il s’agissait de chansons inconnues. A cela s’ajoute le fait que le répertoire de l’émission, je pense, a quasiment doublé par rapport à mes premiers passages. Il y a de nouvelles chansons qui arrivent tous les jours, qui sont de nouvelles chansons d’artistes qui sortent en ce moment ou des faces B qui arrivent de nulle part. Le répertoire est de plus en plus complexe et, donc, c’est une source de travail en plus.

Par-dessus ces deux points, il y a le troisième qui est que le niveau des maestros que l’on affronte n’est plus du tout le même. Il y a 5 ans, les gens venaient juste par amour de la chanson française, attention je ne dis pas ça en disant que les nouveaux n’aiment pas la chanson française mais, de surcroit, ils ont énormément travaillé, en plus d’aimer la chanson. Il faut donc travailler un minimum. Je ne dis pas forcément de s’isoler comme je l’ai fait, il y en a qui y arrive très bien en ayant une vie sociale à côté.

 

 

Votre parcours cette année s’est malheureusement arrêté rapidement. Comparativement à tout l’investissement en amont que vous avez évoqué, comment avez-vous réagi ?

J’ai eu plusieurs phases émotionnelles, on va dire. Sur le vif, ma première réaction a été la déception et la frustration. J’ai ressenti cela même dans le fauteuil. J’avais beaucoup échangé avec Renaud, je savais à quel point il était prêt pour cette compétition. Dans le fauteuil, la deuxième fois, j’avais beau essayer de m’accrocher au positif dans tout ce que je vivais, je savais que c’était fini, que je ne pourrai pas chanter. Donc je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ma fille, qui m’avait manqué, que j’ai faite garder par ci, par là pour pouvoir travailler, à mes parents que je n’avais pas vus pendant pas mal de temps, à ma sœur, à tous mes proches finalement que j’ai refusé de voir pendant plusieurs mois, au temps que je n’ai pas passé avec mon mari. Avec tout cela, forcément, quand on est sur le vif, on a la boule dans la gorge, on se dit « tout ça pour ça », on aurait aimé avoir une récompense à ce que j’ai appelé plusieurs fois des sacrifices. Ce ne sont pas des sacrifices que l’on m’a imposés, ce sont des sacrifices que j’ai choisi de faire, qui m’avaient réussi précédemment. Donc ça a été douloureux sur le vif, vraiment.

Puis mon mari m’a envoyé un message qui m’a aidé à relativiser les choses en me disant que 6 mois de plus de révision n’auraient rien changé à cela et qu’il ne fallait pas que je m’en veuille. J’ai déjà eu des échecs, ce n’est pas la première fois que je perds au premier tour mais c’est vrai que, paradoxalement, c’est la première fois où je ressors d’un échec aux Masters sans m’en vouloir. Les fois précédentes, c’était de ma faute. L’année dernière, j’ai eu un trou de mémoire. Pour mes tous premiers Masters, en 2017, c’était une bafouille, je repartais avec de l’argent mais j’avais bafouillé dès le premier tour donc je m’en voulais à moi. Cette année, je ne m’en veux pas parce que je suis tombée sur 2 mal-aimées qui n’auraient rien changé au résultat si j’avais révisé six mois de plus. Tout simplement parce que ce sont 2 chansons qui, dans toute l’histoire de l’émission, ne sont tombées qu’une seule fois chacune. Pour moi, la définition des mal-aimées, de ce que j’entendais précédemment, c’étaient des chansons qui tombaient souvent mais qui étaient peu choisies ou pas choisies. Si bien que j’ignorais l’existence de celles-là dans l’émission en fait. Je n’aurais jamais révisé ces chansons, même en travaillant encore plus. En sortant de cette émission, de nombreux maestros m’ont dit qu’ils ne les avaient pas non plus. Je me suis sentie moins seule et, du coup, je n’ai pas eu cette culpabilité que j’ai pu ressentir les années précédentes.

Par la suite, mon mari, qui travaille dans le sport, m’a aussi dit que c’est un peu pareil dans son domaine. « La compétition est ainsi faite, il faut accepter de faire beaucoup de sacrifices dans l’espoir d’une victoire, mais en sachant que tu peux aussi perdre». Ce n’est pas évident, j’ai un peu un rapport à l’erreur qui est compliqué mais, en tout cas, j’essaie de comparer cela au sport et de me dire que ce sera pour la prochaine fois. Je ne m’en veux pas et c’est quelque chose d’appréciable, c’est rare pour quelqu’un qui est très exigeant avec lui-même.

En complément, fin novembre, vous sortez une nouvelle chanson. Comment la présenter ? Quelles sont ses inspirations ? Quels thèmes y sont abordés ?

Cette prochaine chanson, « Tu n’as rien demandé », a une saveur particulière pour moi. Elle est liée à une histoire avec Coralie, la maestro. L’idée de cette chanson est née dans ma tête, pendant le confinement. J’ai voulu commencer à écrire et ce thème m’est très très vite arrivé. Il parle du harcèlement mais j’ai voulu un peu changer les rôles et me mettre dans la peau de celui qui harcèle. Parce que pour avoir vécu des situations pas drôles en étant plus jeune, je suis, aujourd’hui, plus dans une démarche de compréhension de celui qui fait souffrir l’autre. J’essaie, en tout cas, de comprendre pourquoi on veut faire du mal à l’autre. Parce que j’ai pardonné les choses que j’ai vécues étant plus jeune. Peut-être aussi par mon rôle d’enseignante, probablement. Bref, tout ce sujet m’interloquait beaucoup et j’avais envie d’écrire dessus.

J’ai laissé finalement ce thème de côté lorsque Dorian est arrivé avec la chanson « Cliché de fille ». Puis, l’année dernière, aux Masters, avec Coralie, après avoir perdu toutes les deux, on a passé la journée à l’hôtel à discuter de nos vies. Je lui ai expliqué ma curiosité par rapport à ceux qui ont besoin de faire souffrir les autres. Elle a gardé cela en tête, elle savait que j’avais commencé à écrire des choses sur ce sujet et, quelques mois plus tard, elle m’a envoyé un texte d’une chanson. Elle qui a une plume magnifique, cela m’a beaucoup touchée, c’était un énorme cadeau. J’ai donc cherché un compositeur et de là est née « Tu n’as rien demandé ». J’ai décidé de la sortir maintenant parce que c’est une chanson à émotions, qui va donc contrebalancer avec la précédente qui était beaucoup plus dynamique. C’est particulier pour moi parce que ça va être la première chanson qui ne sera pas de Dorian. Je suis aussi curieuse de voir comment le public va l’accueillir.

En plus de cela, le clip a aussi une saveur particulière, je l’ai tourné dans un collège, avec des élèves qui ont travaillé sur le harcèlement, qui se sont investis pendant un mois sur le projet. Il y a donc pas mal de gens qui ont travaillé avec moi autour de cela, le clip a été tourné la semaine dernière et il devrait arriver fin novembre. J’ai hâte de voir ce que ça donnera. On a été sur le terrain et j’espère que ça fera du bien. Pardonner, aller au-delà de ce que j’ai vécu, comprendre l’autre m’a fait du bien, je ne défends personne dans cette chanson mais j’essaie de comprendre en tout cas. Si ça peut aider d’autres personnes à cheminer dans le bon sens, tant mieux.

 

 

Il s’agit de votre septième chanson personnelle. Justement, quelle suite aimeriez-vous pouvoir donner à cette belle aventure ?

Il s’agit effectivement de la septième, j’en ai d’autres qui sont écrites, composées et enregistrées. En tout, j’en ai 13, le projet étant de sortir un album en 2022. Idéalement, si mon calendrier se tient, j’aimerais sortir un dernier clip et, sur ce single, proposer mon album, en support physique et sur les plateformes musicales. Je ne dis pas non à d’éventuels futurs autres clips, j’ai plein d’idées mais, en tout cas, j’aimerais que l’album sorte avec le prochain, idéalement pour mars ou avril.

Mon rêve serait ensuite de pouvoir chanter mes chansons en public. Dans toute cette aventure que je vis, qui a commencé par l’émission mais qui a abouti ensuite à des studios d’enregistrement, des tournages de clips, des séances photos, des interviews, la scène est la chose qui, dans tout cela, m’anime le plus. C’est vraiment l’endroit où je me sens la plus à ma place. Alors, chanter mes propres chansons face à un public serait un honneur pour moi, vraiment.

Oui, c’est un projet que j’ai pour 2022, que j’essaierai d’abord localement avec des musiciens et si je vois que ça fonctionne, alors je tenterai ma chance à une échelle un peu plus large. Ce serait, pour moi, le plus beau des aboutissements et la plus grande des fiertés de pouvoir chanter mes chansons face à des gens et de pouvoir échanger nos émotions à ce sujet. Justement, je trouve que cet album, même parmi les 7 premières chansons, révèle différentes facettes de moi. Je suis quelqu’un, finalement, de très intense. Du coup, ça peut être des émotions très tristes, comme ça peut être des émotions intensément joyeuses. J’aimerais beaucoup, quelles que soient ces émotions, les transmettre au public. Parce que c’est ce qui me procure le plus de plaisir.

Merci, Elodie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Musique

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Le Code : Barbara Probst évoque son personnage dans la nouvelle série judiciaire de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Barbara,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver, à partir du 1er décembre prochain, dans la nouvelle série judiciaire de France 2 « Le Code ». On imagine, à titre personnel, la joie et le plaisir que ce doit être de participer à cette nouvelle aventure, dès sa naissance ?

Complètement ! C’est un bonheur pour moi de revenir sur France 2. J’affectionne particulièrement le service public. C’est sur France 2 que j’ai fait mes débuts, à l’âge de 15 ans, dans un téléfilm de Jacques Fansten, « Le frangin d’Amérique ». J’ai eu ensuite la chance d’enchainer avec d’autres très beaux projets France Télévisions. Y revenir est un bonheur à chaque fois. Cette année, c’est avec une nouvelle série sur une idée originale de Lionel Olenga et co-écrit avec Cécile Even et Nicolas Robert. « Le Code » a une grande ambition et dès la lecture, le scénario m’a passionnée. J’ai adoré être entourée de toute cette équipe. Effectivement, être aux prémices de cette série est une grande chance, oui.

Avec vos mots, comment décririez-vous ce nouveau programme ?

On est très habitués par les films, moi la première, à un format judiciaire à l’américaine. Cela m’a permis de me pencher et de découvrir plus en profondeur les dessous de la justice française dont on oublie souvent qu’elle nous appartient énormément. On est peut-être un des pays les plus chanceux à ce niveau-là. J’avais oublié que j’avais pu faire des visites, ado, avec le lycée, pour voir un procès. Dans cette préparation, je me suis tout de suite tournée vers la grande Cité Judiciaire de Paris. Je me suis rendue compte à quel point c’était accessible. On entre facilement de salle en salle, pour passer de procès en procès. C’était fascinant et cela m’a reconnectée avec notre système judiciaire français proche de nous et plutôt sain.

 

 

Pour revenir à la série, et c’est ce qui m’a plu dès la lecture du scénario, on aborde des sujets de société très forts, qui peuvent faire débat, très présents dans notre monde et notre quotidien. On est vraiment, à travers ce cabinet d’avocats avec ses 3 associés et 2 jeunes collaborateurs, en immersion totale pour se poser la question de comment aborder ces sujets fondamentaux, d’un point de vue judiciaire, politique, personnel. Cette bande d’avocats est, je l’espère, chaleureuse, pleine d’humanité et le programme est drôle quand même. Il y a eu aussi un accompagnement par une équipe de vrais avocats pour être au plus près de ce qu’est la justice aujourd’hui. En même temps, on s’autorise parfois cette distance presque poétique que l’on a grâce à la fiction, pour permettre un peu d’humour et de légèreté. Cela reste mine de rien un divertissement. C’est, je crois, la grande réussite, encore une fois, du service public : présenter des sujets très forts mais de façon ludique et joyeuse. J’espère en tout cas que ce sera aussi agréable à regarder que l’a été pour moi le tournage.

Vous y interprétez le personnage de Claire Caldeira. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Claire est une jeune avocate qui fait ses premiers pas dans le monde professionnel. Rien n’est vraiment daté exactement mais on comprend qu’elle a terminé ses études assez récemment et que ce sont ses débuts dans le monde pénal. Elle est pétrie de doute, c’est une grande travailleuse, c’est une jeune femme pleine d’ambition, elle se construit en tant que professionnelle et en tant que jeune femme, ce qui n’est pas une mince affaire, pour faire son petit bout de chemin et se rencontrer elle-même aussi.

Une des choses qui m’a toujours plu en regardant, en tant que comédienne, les avocats, c’est que, finalement, je trouve que ce n’est pas un monde très éloigné. Je connais d’ailleurs de nombreux avocats qui sont ensuite devenus comédiens et des comédiens, même si c’est plus rare, qui ont pris le chemin des palais de justice. Une des grandes similarités, au-delà de travailler sur les mots, sur leur justesse, sur la bonne formule à trouver, est que ce sont des métiers de passion, que l’on ne peut pas faire quand on n’en a pas.

 

 

Pour Claire, elle baigne dans ce monde en permanence. Elle vit avec un juge, qui est plus aguerri, plus implanté, plus sûr de lui et son meilleur ami travaille dans le même open-space qu’elle. Les deux ont une complicité extrêmement forte qui, d’ailleurs, n’était pas excessivement difficile à jouer avec Théo Frilet en face de moi. Nous avions déjà tourné ensemble il y a un peu plus de 10 ans, dans une mini-série pour France 3 réalisée par Philippe Venault, qui nous a tristement quittés cette année, « Saigon, l’été de nos 20 ans », dans laquelle nous étions alors mariés ! C’était une joie de le retrouver. Théo est un super comédien et un homme charmant. C’était un des tournages les plus joyeux que j’ai eu depuis longtemps.

 

 

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Je considère vraiment notre travail comme un artisanat. J’ai ce besoin de travail et de préparation, j’ai besoin de me plonger dans le personnage. Pour Claire, c’était d’autant plus nécessaire que je connaissais très peu ce monde judiciaire, pénal, je n’en avais pas le jargon. A la fois, ça me semblait proche, j’en avais une idée au travers des séries que j’avais pu voir et, en même temps, j’avais envie de me rapprocher plus d’une réalité que d’un imaginaire préétabli. Donc je suis allée au tribunal pour voir un maximum de procès, c’était excessivement intéressant d’être dans les salles de projection pour voir, en direct, les retransmissions.

Concernant Claire plus précisément, ce qui m’a le plus aidé, c’était d’aller voir des comparutions immédiates où sont souvent assignés les jeunes avocats. C’était fascinant ! C’est bête mais j’ai commencé par observer leur façon de porter la robe, comment certains retroussent les manches, j’essayais de décrypter les tenues civiles sous ces robes. J’ai aussi regardé, en fonction des différentes générations, comment certains placent leur voix, comment certains jouent sur le rythme. C’est aussi ce vers quoi nous a amené le réalisateur Jean-Christophe Delpias, vers ce réalisme où, justement, tout n’est pas grandiloquent, tel qu’on l’imagine parfois. Surtout que, aujourd’hui, beaucoup ont des micros dans les salles d’audience, il y a une proximité beaucoup plus présente. J’ai aussi pu parler avec de jeunes avocates et une amie magistrate qui m’ont beaucoup aidée en partageant avec moi leurs expériences personnelles. C’était une grande chance pour moi.

 

 

Rappelons que le programme a été récompensé au dernier Festival Séries Mania. On vous imagine curieuse et impatience de découvrir les réactions des téléspectateurs de France 2 ?

Évidemment ! Quel que soit le projet sur lequel on travaille, il est d’abord pour le public. J’adore être sur un plateau, c’est ma vie mais ça ne serait rien si, à un moment, on ne délivre pas notre travail au public. C’est vrai que j’ai hâte d’avoir ces retours. C’était extrêmement galvanisant d’aller à Séries Mania, un très beau Festival qui prend chaque année une ampleur magnifique. On était au milieu de formidables séries du monde entier et cette première projection en public était fantastique. C’était génial de pouvoir recevoir les réactions, c’est assez rare pour nous, en télévision, d’avoir cette immédiateté de réaction. Après un tournage en plein Covid, c’était un cadeau de pouvoir retrouver mes collègues de jeu, Naïdra, Daniel, Christiane, Théo et tous les autres pour partager un moment ensemble. On est une bande, presque une troupe théâtrale, c’était joyeux de pouvoir se retrouver et de fêter ce prix. J’espère que cette récompense incitera aussi le public à nous retrouver sur France 2 le 1er décembre.

On a eu un moment d’échange avec le public à la fin, c’était très intéressant de pouvoir répondre aux différentes questions. Notamment en lien avec le scénario et son écriture, c’était d’ailleurs chouette de le faire parce que, sans les scénaristes, les comédiens ne seraient pas grand-chose.

Je commence aussi à recevoir des petits mots sur mon Instagram @babprobst. Cela réchauffe le cœur ! J’espère que ça suivra au moment des diffusions.

Merci, Barbara, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Karine Ventalon évoque sa belle actualité, sur grand écran et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

crédit photo # Philippe Vermale

 

 

Bonjour Karine,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel échange avec vous !

On pourra vous retrouver sur grand écran, à partir du 24 novembre prochain, au Saint-André des Arts. On peut penser que, dans le contexte actuel, pouvoir proposer quelque chose d’inédit au public doit être un vrai plaisir et une vraie joie ?

Oh oui ! Cela fait vraiment plaisir d’avoir un film qui sort au cinéma au vue de la conjoncture actuelle. Tout est très compliqué avec la crise sanitaire, il y a beaucoup de diffusions reportées. Je suis donc ravie que ce joli film foncièrement dans l’air du temps sorte enfin sur les écrans puisqu’il a été tourné il y a trois ans maintenant.

Avec vos mots, comment le présenteriez-vous ?

Tout d’abord, j’imagine que vous vous demandez ce que signifie « Hikikomori » !

Il s’agit d’un mot japonais qui peut paraitre un peu compliqué comme ça mais il désigne un véritable problème de société au Japon donc, qui concerne essentiellement les jeunes qui craignent de vieillir et de se confronter au monde des adultes et de ses responsabilités. Au départ, cela « touchait » principalement les hommes mais cela s’étend aussi aux femmes. Souvent, ces personnes restent enfermées dans leur chambre, se réfugient dans le monde virtuel des jeux vidéo et s’habillent comme dans les mangas avec des tenues très colorées, des tutus, des ailes de fées, des chaussettes à paillettes …c’est ce que l’on appelle la mode Kawaii… Ils vivent dans un monde très décalé de jeux vidéo, de mangas, de réseaux sociaux. Ces jeunes refusent de se confronter aux problèmes d’adultes, de vivre sous les règles de la société, de travailler… souvent ils mangent même dans leur chambre pour éviter d’avoir des réflexions de leur parents si ceux-ci leur font des remarques ou les poussent à se responsabiliser. Ils développent donc de gros problèmes relationnels, ils n’arrivent plus à communiquer avec les autres. Même sortir de chez eux peut-être une angoisse, cela leur devient impossible d’aller boire un café avec quelqu’un.

 

 

Dans le film, il s’agit d’une famille composée de trois femmes, de trois générations différentes, qui vivent sous le même toit. Il y a donc Camille, l’héroïne de 18 ans (interprétée par Coline Chantrel), qui vit avec sa maman Annie (moi-même) qui l’a eue très jeune et sa grand-mère Rose (Colette Roche). Elles ont peu de moyens, la maman, Annie donc, cumule plusieurs boulots, elle essaie d’élever sa fille comme elle peut. En même temps, elle doit s’occuper de sa mère Rose dont elle a la charge et ce n’est pas chose facile car celle-ci ne parle plus et n’est plus autonome, il faut lui faire sa toilette, l’habiller etc…

Camille, jeune adulte hikikomori, ne se sent pas bien dans ce monde qu’elle ne comprend pas et décide d’en finir avec la vie. Pour cela, elle doit sortir pour se procurer une arme car c’est le moyen qu’elle choisit pour attenter à ses jours. Cela va être compliqué pour elle de sortir mais elle va se faire violence et lors de sa quête pour chercher comment mettre fin à ses jours elle va rencontrer sur son chemin des personnes plus ou moins sympathiques, comme une sorte de parcours initiatique jusqu’au dénouement final.

Ce qui contribue également à l’originalité du film c’est le côté dessin-animé qui est suggéré. A un moment, c’est comme si on passait dans l’esprit de Camille, on se retrouve dans un univers manga-dessin animé, un peu comme dans le film « Roger Rabbit » où l’acteur principal rencontre des personnages de dessin-animés. On oscille entre la dure réalité de la vie et un univers onirique fantasmé.

Vous y interprétez la maman de Coline. Pour son interprétation, vous êtes-vous plongée dans la documentation de cet univers ?

Je me suis bien évidemment renseignée mais je ne me suis pas « plongée » dans la documentation de cet univers pour préparer le rôle puisque mon personnage est dépassé par l’attitude de sa fille qu’elle ne comprend pas. Il fallait donc que je me laisse totalement porter par la situation et que mon approche du rôle soit instinctive. Le personnage d’Annie est complètement perdu par rapport à sa fille et quand elles se croisent dans l’appartement c’est pour se disputer. D’ailleurs à un moment elle rentre dans une colère noire contre Camille et lui pose un ultimatum :« soit tu te bouges soit je te mets à la porte ». C’est une maman qui a plusieurs petits boulots, qui essaie de maintenir sa famille à bout de bras, elle ne connait pas ce monde des Hikikomoris.

Avez-vous une anecdote particulière de tournage ou quelque chose que vous aimeriez dire au sujet de ce film ?

Effectivement, je connaissais la réalisatrice, Sophie Attelann, avant le tournage, car Sophie a été comédienne avant de se lancer dans la réalisation et nous nous étions rencontrées lors d’un stage. Je connaissais également Gigi Ledron avec qui j’ai déjà tourné, Séverine Berthelot, Chantal Baroin et Marianne Chevallier.

Vous allez me dire qu’il n’y a que des femmes ? Non je vous rassure il y a également de très beaux rôles masculins ! Même s’il est vrai que cela reste l’histoire de trois femmes de trois générations différentes, que le film a été réalisé par une femme et que la première assistante Olivia Yahiel est donc également une femme.

Être entre femmes pour aborder parfois des thèmes qui nous sont propres a permis de pouvoir s’exprimer sans retenue ni pudeur. Dans l’histoire, elles ont une vie difficile donc elles sont natures, il y a beaucoup de vérité dans ce film et certains personnages lorsqu’ils s’expriment c’est un peu comme s’ils poussaient un cri, nous sommes dans des émotions brutes parfois contrebalancées par le côté onirique de l’image et des effets spéciaux.

Je profite d’ailleurs que vous me donniez la parole pour remercier Sophie pour m’avoir choisie pour ce joli rôle. Elle nous a dirigés avec intelligence et bienveillance et j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à travailler avec elle.

 

 

On l’a dit, le film a été tourné il y a trois ans. Avec tout ce qui s’est passé depuis, notamment le confinement et l’enfermement liés à la crise Covid, pensez-vous que le regard du public sera différent ?

Tout à fait ! D’ailleurs, des psychologues vont intervenir et des débats seront organisés après certaines séances. Le film sera diffusé à partir du 24 novembre au Saint-André des Arts à 13h.

Avec le confinement, beaucoup de jeunes ont développé un peu ce syndrome à travers l’Europe et le monde d’ailleurs, ils n’osent plus sortir de chez eux, ils sont habitués à communiquer par Zoom, à vivre en regardant Netflix, à développer un imaginaire grâce aux séries télé… Donc nous pouvons établir des points communs avec le thème majeur de notre film.

En effet, certains jeunes ont été privés de beaucoup de contacts humains et ont du mal à retrouver une vie sociale. J’en connais dans mon entourage, qui appréhendaient la rentrée des classes, de revoir des gens, des profs, même de se lever, d’avoir des horaires, de devoir respecter des règles de vie pour vivre en communauté tout simplement.

Vous n’avez pas encore vu le rendu final. On vous imagine impatiente de le découvrir et même presque de le redécouvrir, trois ans après le tournage ?

Oui je suis effectivement impatiente ! Mais je dois vous avouer que j’ai toujours une appréhension lorsque je découvre un film dans lequel j’ai joué au cinéma en même temps que le public, j’ai toujours peur ! Mon premier regard est toujours critique sur moi-même et ma prestation. J’ai donc besoin de le voir deux ou trois fois avant de lâcher prise. Et puis on a cette envie que le film plaise, que les personnes soient contentes de l’avoir vu donc nous attendons les réactions du public dès la première projection le 24 novembre prochain.

A qui ce film s’adresse-t-il ?

Ce film s’adresse vraiment à tout le monde. Dans notre entourage, on a souvent des enfants ou des adolescents que l’on ne comprend pas. Du coup, si cela peut aussi éclairer et permettre d’aborder les choses différemment, c’est une bonne chose.

A titre personnel, j’ai été touchée par ces trois destins de femmes, qui s’adorent mais qui n’arrivent pas à communiquer. La jeune de 18 ans est complètement perdue, elle vit recluse mais a la danse comme exutoire, ainsi que les jeux vidéo. La grand-mère attend la mort, il faut la laver, la nourrir, la coucher. Et Annie, la mère, que j’ai eu beaucoup de plaisir à interpréter car c’est un rôle de femme forte un peu au bout du rouleau mais qui se dit qu’elle n’a pas le droit de s’écrouler, c’est une guerrière.

On peut s’aimer, vivre ensemble mais ne plus se supporter par manque de communication.

Enfin, Camille va rencontrer des personnages hauts en couleur, chacun aura son histoire…Donc je pense que tout le monde peut se retrouver dans un personnage du film.

 

crédit photo # Philippe Vermale

 

En parallèle, sur les planches, vous poursuivez votre tournée avec la pièce « Des plans sur la comète » dans laquelle vous jouez deux rôles en alternance. C’est une joie et un plaisir de sillonner la France à la rencontre du public…

Effectivement quel bonheur d’être sur scène ! Les dates de tournée que l’on fait depuis la rentrée sont des dates de report, nous aurions dû les jouer il y a un an mais elles ont été décalées à cause du covid. Nous avons déjà repris cet été puisque nous avons fait le festival d’Avignon et à présent nous sommes en tournée jusqu’en mars. Nous ne devrions pas tarder à avoir des dates supplémentaires qui découleront du festival d’Avignon justement. J’interprète en ce moment le rôle d’Estelle, la cosmologue. A partir de janvier, je repasse sur le rôle de Garance, la productrice de télévision.

Merci, Karine, pour toutes vos réponses !

 

Hikikomori 

Première : le 24 novembre à 13h au Saint-André des Arts

Du 24 novembre au 6 décembre (sauf le 30) et les 14 et 21 décembre à 13h

Genre : drame social/fantastique

Durée : 75 mins

30 rue Saint-André des Arts 75006 Paris

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta : Alexandra revient sur son aventure en Polynésie, pour la saison anniversaire du jeu de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

A.ISSOCK/ALP/TF1

 

Bonjour Alexandra,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous participez à la saison anniversaire de « Koh Lanta » actuellement sur TF1. La diffusion des images chaque mardi soir ravive-t-elle certains souvenirs et émotions de ce que vous avez vécu en Polynésie il y a quelques mois ?

Clairement ! En fait, quand je regarde l’émission, j’ai l’impression de ressentir vraiment tout ce que je ressentais mais genre puissance 1000. Donc c’est vrai que ce n’est pas évident tout le temps parce que, forcément, quand on est là-bas, on a nos souffrances, nos difficultés par rapport à tout, le stress sur les épreuves, la faim, les relations avec les autres aventuriers. Ce n’est pas si évident à revivre et c’est vraiment prenant.

Quelles principales raisons et motivations vous avaient incitée à repartir à l’aventure, peu de temps après votre victoire ?

Je pense que l’on a toujours besoin de faire ses preuves. J’étais tellement fière de faire passer le message qu’avec la détermination, la volonté, les efforts, on peut gagner « Koh Lanta ». C’était tellement improbable pour moi, quand je repense à l’époque où je postulais avec acharnement. Tout ce que j’ai appris, tout ce que m’a apporté l’aventure, d’être plus courageuse, plus fonceuse, d’aller plus vers les autres, d’être moins timide, j’arrive beaucoup mieux à m’exprimer, à parler…enfin, des choses qui paraissent simples mais, pour moi, j’ai vraiment évolué grâce à cette aventure. Je me suis dit que j’allais pouvoir me resservir de tout ce que ça m’avait apporté pour refaire mes preuves, peut-être sur d’autres choses. Je voulais montrer que l’on peut se surpasser et réussir. J’ai cette image quand même d’outsider, même en ayant gagné « Les 4 terres », je savais que, dans « Les légendes », il fallait ressortir les rames pour montrer que je pouvais être à la hauteur sur les épreuves et sur tout. Je n’ai pas cette image de leader, de sportive de haut niveau, …donc, oui, ce sont encore des défis en fait, avec toujours cette volonté de montrer que l’on peut réussir des choses, malgré les préjugés que je subis au quotidien ou dans le jeu. Ce sont mes petits combats….

Forte de votre première expérience, comment vous étiez-vous préparée pour cette édition « All stars » ?

Quand on fait « Les 4 terres », on se découvre des forces, on se découvre aussi des faiblesses. Je me suis surprise à réussir des choses, paradoxalement il y en a eu d’autres où je me suis demandée pourquoi j’avais failli. Du coup, dans mon entrainement, j’ai essayé de penser à tout cela et, forcément, on revient plus fort.

On imagine aussi sans doute la fierté et la joie que ça a dû être de faire partie de ce casting anniversaire pour les 20 ans du jeu ?

C’est clair que j’étais super fière de faire partie du casting. Il y a des candidats, des aventuriers emblématiques, que je ne connaissais pas, qui impressionnent, qui enrichissent aussi dans l’aventure. Certains sont hyper forts en survie donc on apprend beaucoup. Sur les épreuves, ils sont épatants. Donc c’est clair que c’est une grande fierté, j’étais super heureuse de faire l’aventure avec ces candidats, pour « Les légendes ».

Au premier jour, quelle avait été votre réaction à la découverte des 19 visages des autres aventuriers ?

C’est vrai que ça met la pression quand on voit les aventuriers arriver un à un le premier jour, on se dit « ouh là, il y a un niveau, ça va être chaud ». Comme je vous le dis, je suis plutôt du côté des outsiders, même si je fais beaucoup d’efforts de préparation physique et que j’ai envie d’être performante sur les épreuves, ça met une grosse pression quand même. Je me suis dit qu’il fallait vraiment sortir les rames et se battre pour montrer que je pouvais être à leur niveau.

Globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette édition anniversaire ?

Déjà, j’étais super heureuse de partager à cette saison avec Alix et Loïc. Alix qui, pour moi, est une grande guerrière. Loïc, quand il me choisit en premier dans son équipe ou qu’il m’immunise, ça m’a beaucoup touchée, ça m’a rappelé « Les 4 terres », qui était une saison pour moi très forte en émotions. Aussi hyper fière de performer sur le paresseux par exemple, où j’ai eu le record féminin, d’aider mon équipe à gagner avec les sacs ou de gagner dans l’arène face à Coumba et Clémence qui sont hyper fortes. Je voulais montrer que je pouvais être là sur les épreuves physiques et pas seulement être Miss Puzzle. J’avais vraiment envie de cela donc, pour moi, ce sont mes plus beaux souvenirs.

Avec le recul, la jugez-vous plus compliquée encore que votre première saison ? En termes de dureté de la vie sur le camp ? En termes de gestion de la stratégie ?

Même en ayant le recul et l’expérience d’une première édition, déjà j’avais moins d’expérience que beaucoup qui en avaient trois ou quatre. Mais, surtout, il faut dire que cette saison était upgradée au niveau des épreuves, de la survie. On n’avait rien pour la survie, les épreuves étaient encore plus dures, la stratégie était très intense. Tout le monde avait fait plusieurs « Koh Lanta » ou au moins un, il y avait un niveau de dingue donc c’est clair que c’était le plus dur des « Koh Lanta ». D’autres filles ont dit que c’était même plus dur que tous les autres « All stars ». Même si j’en ai tiré de l’expérience la première fois, c’était vraiment vraiment très dur.

Au quotidien, sur le camp, quelles étaient vos activités et occupations favorites ?

J’allais dire chercher de la nourriture mais il n’y avait pas grand-chose. Sur le camp, en fait, on essaie de trouver de la nourriture ou un collier. Et puis j’aimais bien papoter avec les gens que j’appréciais parce que ça fait du bien au moral et ça permet de tenir le coup. Avec Loïc, dès fois, on s’isolait, on parlait de nourriture, voilà, quand il n’y en a pas, ça aide à se remonter le moral, ça réconforte, c’est le seul réconfort en fait. Parce que, quand on passe des heures et des heures à chercher, que l’on ne trouve rien, que l’on est épuisé, que l’on manque de s’évanouir, je ne vais pas dire que ce sont mes moments favoris. Donc je dirais parler de nourriture avec mes amis, Alix, Loïc, ….

Comment se sont d’ailleurs déroulés les quelques jours en solo sur l’ile des bannis ?

Au début, quand je suis arrivée sur l’ile des bannis, je me suis sentie soulagée du poids de la stratégie car il n’y en avait plus. Ca commençait à me peser depuis le conseil de Namadia. C’était vraiment tendu donc ça m’a libérée de tout ça, ça m’a apaisée. Mais, après, quand je me suis retrouvée toute seule, au début, je faisais la maline, je me disais « je suis toute seule, je fais ce que je veux », j’étais contente de me débrouiller par moi-même, j’aimais bien, ça permet de se tester aussi, de tester ses angoisses, car on doit dormir toute seule la nuit et gérer en autonomie le feu. J’ai passé trois jours et trois nuits vraiment toute seule. Finalement, j’étais plutôt fière de moi. Mais, par contre, au bout de 24 heures, le temps commence vraiment à être long, ça commence à être terrible. A un moment, ça démotive même à faire des choses. Au début, j’ai pêché et quand on est seule, à un moment, oui, ça devient un peu dur quand même.

Quid de la relation entre Coumba et Clémence sur cette ile ?…on peut dire que vous avez été le tampon entre les deux….

C’est vrai que c’était vraiment tendu entre les deux quand Clémence est arrivée. Du coup, les deux me parlaient, j’étais un peu leur intermédiaire. Après, je ne pouvais pas trop me mêler de leur conflit, c’était entre elles deux. Mais voilà, j’essayais de faire le lien, même si ce n’était pas évident. Du coup, ça mettait une pression en plus pour l’épreuve.

Cette victoire sur l’épreuve, pleine de brio, a sans doute été également l’un des moments marquants de votre aventure…

C’est clair que cette victoire face à Clémence et Coumba était, dans ma tête, improbable. C’est vrai qu’elles étaient tellement remontées au niveau gnaque que, quand j’ai vu l’épreuve, je me suis dit que ça allait être tellement tellement compliqué. Mais j’ai réussi à me conditionner correctement pendant l’épreuve. C’est vrai que la façon dont on appréhende les épreuves joue énormément. Certaines se font très rapidement et, si on n’est pas dedans directement, c’est là que l’on fait n’importe quoi. Là, je me suis vraiment focalisée en me disant que c’était facile, que je pouvais le faire. Je me suis vraiment mise dans ma bulle, c’est ce qui a fait que j’ai réussi. C’est clair que j’étais hyper fière. Je pense que l’on ne m’attendait pas sur cette épreuve…J’étais trop fière car les deux sont très très fortes.

Mais, sur l’épreuve d’après, vous avez définitivement quitté le jeu suite à votre défaite face à Christelle dans l’arène. Sur un puzzle en plus, un de vos points forts…

Il y a plusieurs choses, après je ne me trouve pas d’excuse. Je n’ai pas été assez réactive, je n’étais pas dedans je pense, j’ai trainaillé. Mais Christelle a été hyper rapide, on ne peut que la féliciter, franchement elle a été incroyable, elle l’a fait en deux secondes. Mais, du coup, d’avoir gagné face à Coumba et Clémence, de savoir que c’était un puzzle, d’être restée quand même trois jours et trois nuits toute seule sur l’ile, est-ce que ça ne m’a pas ramollie un peu dans ma gnaque ? Alors que Christelle était bien remontée de son élimination, ça doit aussi jouer. Mais, en tout cas, elle était hyper forte. Donc on ne peut pas se trouver de raison mais on ne peut que la féliciter pour sa rapidité. Après, c’est un peu drôle aussi de finir sur un puzzle, moi qui voulais justement casser cette image de Miss Puzzle et réussir des trucs physiques, je sors du coup sur le puzzle. Finalement, ça me fait presque rire on va dire, c’est le destinJ.

Peu de temps avant, vous étiez partie suite à une défaite sur une épreuve éliminatoire. Comment aviez-vous vécu ce départ qui n’était pas lié à des votes contre vous au conseil ?

C’est clair que, là, on ne peut s’en vouloir qu’à soi-même. J’ai fait n’importe quoi sur l’épreuve donc voilà…Après, au conseil, je savais que j’allais être visée comme pas possible donc ce n’est pas plus mal que je n’ai pas eu à subir ça. Mais je n’ai pas pu, du coup, me défendre. Je n’ai pas eu cette chance on va dire. Mais je pense aussi, sans me trouver d’excuse, que je n’étais pas dans mon assiette sur cette épreuve. Je sentais aussi que j’étais visée depuis le dernier conseil. Comme je le disais, la façon dont on appréhende l’épreuve joue énormément. Je pense que c’est le destin, j’ai fait n’importe quoi, j’assume avoir raté l’épreuve et, finalement, ça m’a évité d’aller au conseilJ. Les conseils, je n’aime pas trop ça, c’est terrible comme moment, c’est horrible. Mais bon, voilà, c’est le destin, c’est comme ça, on ne peut s’en prendre qu’à soi-même, ça c’est clair…

Merci, Alexandra, pour toutes vos réponses !

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L'art du crime : Dounia Coesens évoque la nouvelle saison de la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Dounia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les lundis 22 et 29 novembre prochains, on pourra vous voir dans la saison 5 de « L’art du crime » sur France 2. On imagine sans doute la joie et le plaisir que cela a dû être pour vous de retrouver toute l’équipe ?

Oui, oui, tout à fait ! J’adore tourner pour « L’art du crime », j’adore vraiment les comédiens, je les trouve autant talentueux que humainement agréables. C’est une série que je regardais déjà avant de l’intégrer, vraiment je trouve cela bien écrit, bien joué. Les réalisateurs sont, je trouve, très bien choisis. Ils sont très proches des comédiens, ça se sent à l’image, ils nous accompagnent vraiment, ils nous dirigent vraiment, c’est hyper agréable. Là, on avait Léa Fazer, une super réalisatrice qui, vraiment, nous emmène assez loin dans le jeu. Je trouve cela chouette donc c’est vrai que c’est un plaisir d’y aller à chaque fois.

La saison 4 avait rassemblé en moyenne 5 millions de téléspectateurs, pour 19,3% de PdA. Cela a sans doute dû vous procurer beaucoup de fierté et on vous imagine impatiente de découvrir les réactions et retours du public pour cette nouvelle saison inédite ?

Oui, oui, quelque soit le programme, c’est vrai que l’on attend avec plaisir les retours des téléspectateurs. Parce que c’est d’abord pour cela qu’on le fait, pour essayer de toucher les gens. J’ai hâte, à chaque fois, d’avoir les retours des gens, surtout que, en plus, ce personnage-là est beaucoup plus dur, beaucoup plus femme, beaucoup plus dans l’action que ce que je peux faire d’habitude. C’est vrai que, du coup, ça me fait plaisir que les gens me voient dans ce genre de rôle aussi.

D’ailleurs, quels principaux retours pouvez-vous avoir des téléspectateurs ? Qu’est-ce qu’ils apprécient particulièrement dans ce programme ?

Je pense que c’est déjà le duo Nicolas-Eléonore qui est, je trouve, topissime. Ils sont aussi drôles que touchants. Leur jeu d’acteurs est vraiment très bon. Le programme s’articule autour de l’art français, je pense que ça fait du bien aux gens, même moi je trouve cela agréable à regarder. Parce qu’on plonge dans la psychologie d’artistes, c’est intéressant, c’est vraiment chouette, c’est une belle idée et je pense que c’est pour cela que ça plait aux téléspectateurs. Aussi, les retours que l’on a sont que la réalisation est top. Il y a un mélange, à chaque fois je me marre à regarder les épisodes, notamment les derniers. Du coup, c’est un policier mais avec de la comédie, des histoires sentimentales, de l’art, il y a un mélange de tout.

 

 

Après, je ne suis pas le personnage le plus aimé par les fans de la série, ils ont très envie de voir Florence et Antoine ensemble. Je n’ai pas l’habitude d’avoir un personnage que l’on n’apprécie pas forcément. Quand je lis certains commentaires, je me dis que ça marche, que ça fonctionne, que l’effet désiré est atteint, avec ce triangle amoureux. Il fallait qu’il y ait un personnage qui arrive, qu’Antoine ait ainsi des projets de vie avec quelqu’un pour que Florence n’ose pas lui dire qu’elle l’aime. Ça fonctionne, je me dis que, certes, mon personnage n’est pas très aimé mais c’est signe que ça marche et ça, c’est chouette.

Vous y interprétez toujours le personnage de Juliette Mariton. Sans dévoiler de grand secret, dans quels contextes allons-nous la retrouver pour cette nouvelle saison où les deux épisodes seront respectivement consacrés à Camille Claudel et Eugène Delacroix ?

En gros, elle va participer à l’enquête, avec sa collègue. Il y aura, en fait, deux duos de flics sur la même enquête. Du coup, elle va travailler aussi avec son amoureux. Je ne peux pas en dire plus J

Quel regard portez-vous d’ailleurs sur elle, son parcours et son évolution ces dernières saisons ?

Ce que j’aime bien chez elle, ce que j’ai toujours aimé et ce qui, je trouve, monte crescendo jusqu’à cette saison, c’est que Juliette est arrivée femme assez dure, flic et, en fait, elle est assez ferme mais avec une grande sensibilité derrière. C’est une femme très volontaire, je l’adore, elle y va pendant les interrogatoires, même face à de grands bandits elle n’a pas peur mais dès qu’on la retrouve dans son milieu sentimental, elle devient fragile et douce. Du coup, j’aime bien cette complexité-là chez elle. Je lui écris un peu des failles aussi, j’imagine un peu son passé. Je la trouve assez complète, c’est une femme très forte qui a dû se protéger de plein de choses, je pense, en travaillant dans la police, dans un milieu d’hommes, qui a dû faire ses preuves mais qui cache de grande fêlures. Je trouve que ça monte progressivement et on le voit très bien dans l’épisode du 22.

 

 

Avez-vous eu ou peut-être avez-vous encore des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ? Peut-être avez-vous dû aller chercher en vous des choses que vous ne connaissiez pas ?

Oui, tout à fait. Je suis allée chercher des choses en moi, pas trop non plusJ. Effectivement, je travaille beaucoup là-dessus en ce moment, pour ne pas aller vers l’évidence de ce que nous aurions ressenti à ce moment-là. On peut être très juste dans le jeu mais ça restera nous. En fait, là, vraiment, comme c’est quelqu’un qui est assez éloignée de moi, c’est marrant, j’ai dû parfois régler des choses chez moi pour pouvoir essayer d’aller toucher quelque chose qui va la toucher elle. Je sais que je réagis d’une certaine façon face à ces situations et j’ai dû aller chercher des réactions qui n’étaient pas instinctives chez moi. C’était hyper intéressant… en faisant grandir un personnage, parfois on grandit soi-même aussi, on comprend mieux les autres, ceux qui nous entourent. Donc, oui, je fais un peu ce travail-là avec Juliette.

En parallèle, quels sont vos autres projets du moment ? Vous venez de finir le tournage du deuxième épisode de « La doc et le véto », le téléfilm de France 3 avec Michel Cymes…

On a fini le tournage fin septembre et, normalement, si tout va bien, on fera deux autres épisodes au printemps 2022. Pour le coup, c’est un personnage très très différent de Juliette. Ça a été chouette, cette année, de faire ces deux personnages complètement opposés.

J’ai très très envie de retourner au théâtre en ce moment, après, il faut être libre pendant des mois…Si j’ai un peu de disponibilité à la rentrée 2022, j’essaierai d’y retourner.

Merci, Dounia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Audrey Ferin évoque ses beaux projets artistiques actuels !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Audrey,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous êtes actuellement en tournage d’un long-métrage qui sera présenté en Festival prochainement. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être d’avoir rejoint ce projet ?

Oui, tout à fait ! Tous les projets sont toujours très excitants, encore plus un long-métrage. J’aime beaucoup le rôle qui m’est attribué parce que c’est un rôle d’espionne, c’est une femme complexe et c’est le genre de rôle que j’aime beaucoup. Donc je suis très heureuseJ.

Justement, comment avez-vous préparé ce rôle très différent de la personne que vous êtes dans la vie de tous les jours ?

J’ai été formée principalement par l’Actor Studio, ce qui m’aide beaucoup pour pouvoir m’imprégner et jouer un rôle qui est très loin de moi. On peut appeler cela un rôle de composition. Je me suis aussi inspirée d’actrices, comme Charlize Theron ou Angelina Jolie. J’ai regardé des films avec des actrices que j’aime beaucoup sur ce type de rôles. C’est un vrai plaisir, en tout cas, de jouer un personnage très loin de soi.

Dans les derniers instants avant de tourner vos séquences, juste avant d’entendre « action », dans quel état d’esprit êtes-vous alors ?

C’est toujours une joie de rejoindre l’équipe de tournage, de jouer sa scène. Après, il y a toujours une petite pression quand même, on est là pour un travail et il faut accomplir sa tâche. Mais, oui, c’est très excitant d’être là où on se sent bien dans la vie, là où on est alignée. C’est toujours un grand plaisir.

Vos jours de tournage sur ce long-métrage ne sont pas consécutifs. Comment appréhendez-vous cela ?

C’est souvent comme cela dans ce métier, il faut alors se remettre dans le personnage. Je dirais que ça fait partie du job, de retravailler à chaque fois son texte, son personnage pour essayer d’être le plus juste possible. Mon personnage pourrait apparaître dans la suite du film pour un rôle plus conséquent.

 

 

On vous imagine impatiente de découvrir le rendu final à l’image ?

Oui, même si ce qui m’importe le plus c’est le travail en amont et sur le tournage. Je ne suis jamais trop pressée de me voir et de voir le résultat. Je suis contente mais ce qui m’intéresse, c’est vraiment le travail en soi, l’amont, la présence sur le plateau. Après, c’est toujours un plaisir de voir le final mais je ne suis pas encore là-dedans, je suis vraiment dans le travail à faire.

En parallèle, on pourra vous retrouver prochainement sur scène. D’ailleurs, considérez-vous la scène et l’image comme deux métiers différents ? Ou comme un seul et même ensemble ?

Pour moi, c’est le même métier. Après, ce n’est pas le même travail… Les exigences sont pour certaines différentes. Bien sûr, il faut apprendre son texte, être à l’heure, il faut essayer de bien jouer. Par contre, sur scène, il n’y a pas de seconde prise, il faut être là, il faut être en forme, il faut donner la même chose aux gens tous les soirs. Ce travail est très exigeant mais très excitant, pour moi le théâtre reste l’origine de ce métier. Je suis très admirative des comédiens et pour moi, vraiment, le jeu commence par le théâtre. Bien que j’aime faire les deux, autant du cinéma que du théâtre, sur les planches j’ai l’impression de revenir à la petite fille et à ce qui a fait que j’ai été passionnée par ce métier.

En plus, au théâtre, les représentations sont principalement en soirée. Donc, en tant que comédienne, vous arrivez sur scène remplie de toutes vos émotions personnelles de la journée.

Totalement ! Quoi qu’il arrive, il faut jouer un personnage qui a ses propres énergies, il faut avoir sa positive attitude ou sa négative attitude mais qui n’est pas nous. Du coup, c’est sûr qu’il faut faire abstraction de tout. Avec la répétition des représentations tous les jours, il y a une véritable exigence, une véritable intransigeance, oui.

Où en êtes-vous dans la préparation de ce nouveau rôle sur scène ?

J’en suis à la phase d’apprentissage du texte. J’ai vraiment ma méthodologie, je prends scène par scène, je le fais tous les jours et, en fait, j’enregistre dans un dictaphone les répliques, ce qui marche super bien. Parfois, je fais exprès de laisser un blanc très court pour dire le texte très vite, ce qui montre que je l’ai vraiment bien assimilé.

Je peux déjà vous dire que ce sera une pièce comique, du théâtre de boulevard.

Après la période que l’on vient de connaitre, on vous imagine impatiente de pouvoir retrouver le public ?

Totalement ! C’est vraiment un plaisir de retravailler, de retrouver son public, j’avais hâte, je suis contente.

En complément, on le sait, vous êtes très active sur les réseaux sociaux, notamment Instagram.

On est à l’heure des réseaux sociaux, avec tous les débats que l’on peut avoir autour. Avec les pour et les contre. En tout cas, je prends beaucoup de plaisir à travailler sur Instagram, moi qui suis journaliste de métier, à diffuser de l’information et parler de mode, beauté et lifestyle. Je trouve que c’est sympa, c’est agréable, c’est un complément qui me permet d’aborder plein de sujets que j’aime, de rencontrer des gens intéressants. En tant que comédienne, je ne travaille pas forcément tous les jours, ce qui me laisse du temps pour cette autre activité, qui est un métier à part entière. On ne se rend pas forcément compte des coulisses mais c’est beaucoup de boulot, que je fais avec grand plaisir.

 

 

En amont, comment faites-vous le choix des sujets abordés et mis en avant ?

D’un côté, il y a ma vie de comédienne. Je raconte un peu ma vie de comédienne au quotidien. De l’autre, je parle d’une autre passion qui est les cosmétiques, la mode, les voyages… Il y a un vrai échange avec les gens qui me suivent, qui sont très sympas, très gentils, très bienveillants en règle générale.

Votre emploi du temps est donc particulièrement chargé en ce moment…

Oui, tout à fait ! J’aime cela, j’aime bien être active et avoir plein de projets dans la tête. C’est agréable mais ça demande une vraie organisation. J’ai tout plein de couleurs dans mon agendaJ. Dans mes autres actualités, j’ai aussi fait une rencontre extraordinaire avec Gérard Sallé, un des plus grands chefs cuisinier. On s’associe et on va faire une chaine Youtube. On est en partenariat avec une épicerie fine, dont je présenterai aussi des produits sur Instagram. C’est un beau trio. Moi qui adore la gastronomie, moi qui adore manger, c’est un véritable plaisir et un grand honneur. Mon rêve serait d’ailleurs d’avoir une grande cuisine, avec un ilot central. J’adore cuisiner, je peux rester des heures en cuisine, c’est thérapeutique pour moi. Je m’évade, je crée, je trouve qu’il y a quelque chose de profondément artistique dans la cuisine. C’est également un acte généreux, c’est agréable de faire quelque chose pour les autres et de les voir contents de manger ce que l’on a fait. J’adore cuisiner pour les autres, c’est un vrai plaisir.

Cela vous laisse-t-il le temps de réfléchir à d’autres projets ?

Ce sont des métiers où il faut tout le temps être dans l’après, j’y pense tout le temps. J’espère en tout cas que les gens aimeront cette nouvelle pièce de théâtre autant que je l’aime, j’espère aussi que mon compte Instagram continuera son chemin.

Merci, Audrey, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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