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Koh-Lanta : Chloé se remémore son parcours !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Chloé,

 

Quelle joie d'effectuer cette interview avec vous.

 

Vous participez à la nouvelle saison de « Koh Lanta » sur TF1. Quelles raisons vous ont incitée à tenter l'aventure ?

 

C'était un rêve de faire cette émission, j'y réfléchissais depuis un moment. En fait, j'ai eu des soucis de santé il y a quatre ans, je me suis retrouvée paralysée au niveau des jambes. Maintenant que je remarche, je voulais me prouver à moi-même que je suis capable de faire quelque chose qui sorte du commun.

 

En amont de votre arrivée aux Fidji, vous êtes-vous entraînée de façon particulière ?

 

Honnêtement, en amont, je ne me suis pas du tout entraînée d'un point de vue physique. J'ai simplement regardé sur internet les différentes plantes à trouver.

 

Pour le reste, on ne peut pas rattraper en l'espace d'un mois et demi quinze années sans sport. Je suis allée là-bas telle que je suis dans la vraie vie.

 

A froid, si c'était à refaire, modifierez-vous une partie justement de cette préparation ?

 

Pas du tout. Je ferais tout pareil. J'ai donné mon maximum, je ne suis pas sportive, je ne suis pas quelqu'un qui aime le sport en règle générale donc je referais exactement la même chose.

 

Sur place, dès le début, vous avez eu la surprise de faire la mythique épreuve des poteaux. Comment avez-vous réagi à leur vision ?

 

Quand on voit les 21 poteaux devant son nez, c'est sûr que l'on est super content. On ne réalise pas exactement ce qui se passe mais on est fier de les faire. On pourra dire que l'on a fait les poteaux au moins une fois dans « Koh Lanta ».

 

Vous aviez alors fait une belle performance. Quels sentiments ont prédominé ? La fierté de votre classement ou un peu de regret de ne pas avoir fait mieux encore ?

 

Je ne regrette pas du tout de ne pas avoir été chef dès le départ. Après, je suis fière de ce que j'ai fait. Je ne pensais vraiment pas tenir plus d'une heure sur les poteaux, je ne pensais pas avoir autant d'équilibre ni autant de concentration.

 

Vue ma piètre traversée à la nage, je ne voulais pas tomber la première. Je me suis mise dans ma bulle et j'ai pensé à tout. Les autres fixaient vraiment un point fixe, au contraire je regardais ce qui se passait, notamment les poissons, tout en restant dans ma propre bulle.

 

Par la suite, vous avez une contribution quasiment décisive lors de la victoire de l'équipe rouge sur la première épreuve d'immunité. A l'inverse, on vous a vue un peu plus en difficultés sur d'autres jeux, notamment aquatiques. Justement, comment avez-vous réussi à gérer ces différentes performances ?

 

Comme je le disais, je ne suis pas sportive à la base donc j'ai essayé de tout donner. Au niveau de la natation, je savais que je ne suis pas douée, je tentais du coup de me transcender pour les autres épreuves, afin d'essayer de me rattraper.

 

Vous l'évoquiez, vous étiez contente de ne pas être chef dès le début. Pour autant, vous avez été désignée un peu plus tard meneuse de file des rouges. Quelles réactions avez-vous alors connues ?

 

J'étais partagée. Quand on est chef, on est obligé de participer à toutes les épreuves, tandis que l'on peut tirer la boule noire dans le cas contraire, aussi sur les épreuves très physiques. Comme je dis, on m'a donné ce rôle là, je l'ai pris, j'ai fait comme je pouvais et j'ai donné encore une fois le meilleur de moi-même.

 

Au conseil, le soir du neuvième jour, vous avez joué votre bracelet d'immunité. Dans la journée, aviez-vous eu des signes annonciateurs de votes contre vous ?

 

Je savais qu'il n'y avait pas de risque mais, dans « Koh Lanta », on n'est jamais à l'abri d'un retournement de situation. Donc j'ai préféré le jouer. D'un côté, peut être aussi que je me débarrassais ainsi de ce rôle. Je ne savais pas trop sur le moment. Même si je savais que j'étais protégée, j'ai passé le flambeau à quelqu'un d'autre.

 

Ce fut un soulagement, même si on ne savait pas encore qui nous allions choisir en tant que chef. C'est Alex qui a finalement été désigné, quelqu'un vraiment de complet.

 

Au moment de votre élimination, avez-vous été étonnée de devoir partir  ?

 

Oui et non. Non parce que, sur le coup, je savais que mes camarades voulaient aller loin dans l'aventure et que, physiquement, j'étais plus faible que Xavier. Oui parce que nous étions quand même en alliance.

 

 

Cela fait toujours quelque chose quand on voit son nom. On ne va pas se voiler la face, quand on participe à une aventure comme celle-ci, c'est pour aller le plus loin possible.

 

J'aimerais bien que l'un de mes camarades rouges aille au bout. J'ai un coup de cœur pour Cyril. J'aime aussi beaucoup Béatrice, Mohamed et Brice. Des personnes humbles et terre à terre.

 

De façon plus générale, qu'est ce qui a été le plus difficile sur l'aventure ?

 

Ce n'est pas tant la distance des proches, c'est surtout de ne pas avoir de nouvelles. C'était compliqué. Outre cela, le plus gros manque, je pense, fut la nourriture. Même si, sur notre camp, nous avions de quoi manger, ce fut très compliqué.

 

A la fin, j'étais à bout de forces. Mentalement, je pense que j'aurais pu aller plus loin, mais pas forcément physiquement. Le manque de nourriture, le manque de sommeil, tout rentre en jeu.

 

Parmi les différentes nouveautés de cette saison, les chefs des deux autres tribus assistent au conseil. Justement, face à cela, votre équipe rouge s'est elle sentie à l'aise pour tout se dire ? Ou avez-vous connu un certain frein ?

 

Pas du tout, il n'y avait pas de frein. On a vraiment dit ce que l'on pensait lors des conseils. La présence de Maxime et Béatrice ne nous a pas gênés.

 

Quelques mois après cette aventure, qu'en retenez-vous ? Quels principaux souvenirs restent en vous ?

 

Je n'en retiens que du positif déjà. Il n'y a pas un seul côté négatif. C'était une aventure humaine incroyable, j'ai rencontré des gens avec lesquels je suis liée à vie. Cela devient une famille après.

 

Je suis heureuse chaque vendredi soir de voir les images. Cela m'y replonge et c'est top. Ce n'est pas donné à tout le monde de pouvoir faire ce jeu.

 

Merci Chloé pour ce bel échange !

 

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Koh-Lanta : Emilie nous raconte son aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Émilie,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

Vous venez de participer à la vingtième saison de « Koh Lanta », le jeu d'aventure de TF1. Si l'on revient à la genèse, quelles raisons vous ont incitée à postuler ?

 

C'est une émission que j'appréciais beaucoup mais sans être non plus une fan absolue. Cela a été un peu un coup de tête en 2016. Cette année là, j'ai regardé la saison avec vraiment beaucoup d'attention, plus encore que d'habitude. Du coup, je me suis dit qu'il pourrait être intéressant de tenter l'aventure.

 

J'étais à une période de ma vie où j'avais déjà des enfants, j'étais déjà installée professionnellement et sentimentalement. C'était le bon moment. J'avais alors envoyé ma candidature, sans avoir été retenue. Mais j'ai eu cette année la chance d'avoir une réponse positive, j'en étais hyper contente.

 

En termes de préparation, avant de vous lancer dans l'aventure, avez-vous suivi un entraînement spécifique ? Que ce soit d'un point de vue technique, physique ou bien encore psychologique.

 

Clairement, je ne me suis pas du tout préparée pour la survie. Je me suis dit qu'il y aurait forcément des gens qui me feraient ma place. Physiquement, j'ai continué l'entraînement que je fais habituellement. Psychologiquement, on se prépare à quitter ses proches et à vivre quelque chose de totalement inconnu. On se prépare autant que l'on peut mais, tant que l'on n'a pas mis un pied sur l'île, on ne réalise pas. Même si on se prépare au taquet, je pense que rien ne prépare à vivre cette aventure.

 

Avec le recul, quelques mois après, referiez-vous la même préparation ?

 

Vraiment, je ne me préparerais pas plus que cela, je préfère être au feeling, y aller comme je suis et vivre l'aventure. Dans tous les cas, je ne veux pas me mettre la pression avant donc je ferais exactement pareil. Peut-être simplement que je prendrais un coach en stratégie, je ne sais pas mais, pour le reste, je ferais pareil.

 

Revenons à l'aventure en elle-même aux Fidji, plusieurs surprises vous ont été réservées dès votre arrivée. Notamment ces 21 poteaux pour les 21 aventuriers. Comment avez-vous réagi à leur découverte ?

 

C'est une image qui restera gravée à jamais dans ma tête. C'est limite irréel. L'image est magnifique et, quand on se dit que l'on va pouvoir participer à cette épreuve qui est normalement l'épreuve finale que tout le monde rêve de faire, qui est le but ultime, cela nous met d'entrée dans le jeu. C'est vrai que c'est une sensation de stress mais de joie intense aussi.

 

Vous finissez deuxième de cette épreuve. Quel sentiment prédomine à ce moment là ? Le plaisir d'être deuxième sur 21 ? Ou un léger regret de ne pas avoir finie première ?

 

Quand on voit les autres tomber au fur et à mesure et que l'on se retrouve dans les trois derniers, on se dit « Waouh, c'est déjà super bien ». Après, quand on a l'esprit de compétition comme moi, effectivement, on veut alors être premier.

 

Alors, oui, j'ai eu quand même, et je sais que ça n'a pas plu à certaines personnes, un sentiment de regret. J'étais tout près du but et j'aurais aimé être la première bien sûr. J'étais heureuse mais avec un petit sentiment d'échec.

 

Cette deuxième place vous offre la possibilité d'être la capitaine de l'équipe rouge. Etiez-vous alors contente d'endosser aussi tôt ces responsabilités ?

 

J'étais enchantée d'avoir le bracelet d'immunité, que Denis nous donne. C'est un avantage énorme. Après, quand il nous dit le lendemain que l'on va être chef d'équipe et que le thème de cette année sera justement la guerre des chefs, là, j'ai eu envie de partir en courant:)

 

Je n'avais pas envie d'être mise en avant comme cela dès le début, cela a aussi fait un peu ma perte dans ce jeu. Clairement, ce rôle de chef a été pesant, c'est lourd de porter son équipe, de porter des gens que l'on ne connaît pas encore. Il faut assurer dès le début, cela a été un peu lourd à assumer.

 

Vous le disiez, après seulement 24 heures d'aventure, vous ne connaissiez pas forcément bien vos camarades à ce moment-là. Quels critères ont alors prédominés en vous pour la sélection de vos six partenaires ?

 

Clairement, je n'ai pas écouté mon cœur, je n'ai écouté que ma tête dans le sens où je voulais des gens capables de faire de grandes choses sur le camp. Donc des gens qui, dans la survie, étaient forts. Des Victor, Xavier, Maud. J'avais bien vu, après les 24 heures passées ensemble, qu'ils étaient au top sur la survie. Donc je les ai pris dans mon équipe pour cela.

 

 

Après, j'ai essayé, aussi en fonction des choix des autres chefs, de prendre des qualités physiques et sportives. Je savais que Cyril était très fort dans l'eau, j'ai vu également en Alex un gabarit un peu fin et agile. J'ai donc voulu une équipe complète, sur le plan sportif et sur le camp. Chose que je ne regrette pas, c'était une équipe qui pouvait être vraiment très forte.

 

Tôt dans l'aventure, on vous a vue vous rapprocher de Victor et Xavier, on peut même parler d'une première alliance. Comment jugez-vous ce choix aujourd'hui ?

 

Je pense que je vois les choses un peu différemment. Après, c'est vrai que Victor est un tempérament haut en couleurs qui a, de suite, été dans la stratégie alors que j'espérais de lui qu'il soit un peu plus discret à ce moment-là. Cela n'a pas été le cas.

 

Après, je ne regrette pas mon alliance avec eux, elle était saine à la base, c'était vraiment pour créer l'équipe la plus forte possible jusqu'à la réunification. On ne s'était rien promis tous les trois après. Si, à un moment donné, avant la réunification, ils avaient juger que je méritais moins que les autres, je suis sûr qu'ils n'auraient pas hésité à m'éliminer.

 

Je ne regrette pas ce choix-là, après je regrette que Victor ait peut-être très vite montré cette petite alliance à trois qui a rapidement été détectée.

 

Revenons au contenu de votre rôle de chef. Est-ce le même rôle que d'être chef sur le camp et chef sur les épreuves ?

 

Le rôle de chef était, clairement, sur les épreuves. Sur le camp, je n'avais pas la légitimité d'être chef, loin de là. Sur celui-ci, on avait plutôt une bonne organisation où tout le monde mettait la main à la pâte, à peu près. Sue les épreuves, le chef est mis en avant et il faut assurer, de toute évidence.

 

 

 

Plus tard, vous avez joué ce fameux bracelet d'immunité, quelque part pour rien. Regrettez-vous ce choix ? Auriez-vous pu avoir une autre stratégie sans cette décision ?

 

Oui, évidemment. En regardant les images, j'ai beaucoup de regrets d'avoir joué mon bracelet. Si on pouvait revenir en arrière... Sur le coup, j'étais en stress, on m'a rabâché toute la journée que l'on allait voter contre moi. Je ne m'attendais à un revirement de situation et j'avais tellement peur de repartir avec mon bracelet autours du poignée, ce qui aurait été pire que tout, que j'ai préféré jouer la sécurité. Mais, honnêtement, je ne m'attendais pas à avoir zéro vote contre moi non plus, je pensais que ce serait un peu équilibré.

 

Jouer ce bracelet vous a libéré de votre rôle de chef. On peut imaginer que cela a été un soulagement pour vous ?

 

J'étais déçue de le jouer car je ne l'avais plus autours du poignée pour avoir une immunité. Par contre, oui, je n'avais plus ce rôle de chef, j'étais enchantée de laisser ce cadeau empoisonné à un autre de mes collègues d'aventure.

 

Lors du conseil de votre sortie, vous attendiez-vous à partir ? Aviez-vous ressenti des signes annonciateurs dans la journée ?

 

Quand ils avaient éliminé Victor, je savais que je serai la prochaine sur la liste. Mes camarades ne s'en cachaient pas non plus. Coûte que coûte, ils voulaient rester eux quatre, Cyril, Alexandre, Maud et Chloé. Donc il n'y a pas eu de surprise. J'avais un espoir infime qu'ils retrouvent la raison vis à vis de Chloé mais cela n'a pas été le cas. Tant pis.

 

Toujours aux conseils, parmi les nouveautés de cette saison, les deux chefs des autres tribus assistent aux échanges. Vous avez d'ailleurs vécu les deux situations. Justement, comment les avez-vous perçues ?

 

J'étais hyper contente d'être présente en tant que spectatrice, cela peut être un avantage énorme d'écouter tout ce qui se dit, de voir l'ambiance sur le camp adverse. Mais j'ai assisté au tout premier, celui où tout va bien, où tout le monde est heureux, où tout le monde s'entend bien. Donc, pour ma part, cela ne m'a servi à rien d'y assister.

 

Dans nos conseils, les deux autres chefs ont eu matière, cela a été, je pense, un gros avantage pour eux de voir la guerre chez les Rouges.

 

De façon plus générale, sur ces quelques jours d'aventure, quels souvenirs restent en vous ?

 

On est en plein dans la diffusion, j'ai beaucoup beaucoup de regrets. Je retiendrai évidemment cette épreuve des poteaux qui a été riche en émotions pour moi. Mais, voilà, je n'ai rien pu prouver, clairement je n'ai pas du tout fait ce que je voulais, j'avais les capacités de faire beaucoup plus et, là, c'est beaucoup de déception chaque vendredi soir.

 

Ce sera le cas à chaque émission, je serai pleine de regrets de ne pas avoir pu vivre chaque épreuve comme il le faut. Donc beaucoup de déception.

 

Justement, cette déception et ces regrets vous inciteraient ils, si l'opportunité se présente, à retenter l'aventure dans une future saison spéciale ?

 

Oui, oui, oui, évidemment. Je suis dans un état d'esprit où je n'attends que cela. Si la chance se présentait, je sauterais sur l'occasion. Je n'ai qu'une envie, c'est de prendre ma revanche et d'aller le plus loin possible. Car, là, je n'ai rien fait donc j'attends cela avec impatience, vraiment. J'espère en tout cas que j'aurai cette chance.

 

Ce fut un plaisir, Émilie, d'échanger avec vous !

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Koh-Lanta : Carinne se remémore son aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Carinne,

 

Merci de nous consacrer du temps aujourd’hui.

 

Pour revenir à l’origine de votre parcours dans cette 20ème édition de « Koh Lanta », qu’est-ce qui vous a incité à proposer votre candidature à ce jeu d’aventure ?

 

J’adore l’émission depuis le début, et je me suis toujours dit qu’un jour j’y participerai. J’attendais d’être libre, c’est-à-dire que mes enfants soient grands, et que mon salon puisse fonctionner sans moi. Sinon, j’aurais demandé avant !

 

Est-ce que vous vous attendiez à ce que vous avez ressenti sur place, dans le corps, ou, à l’inverse, est-ce que ça été différent de vos attentes ?

 

Je m’attendais à ce qu’on a vécu. Mais je n’avais jamais ressenti à ce point la sensation de vide, de faim, de mal. Je n’y pensais pas du tout, avant de partir. Je ne pouvais pas savoir avant.

 

En amont, vous n’avez pas fait d’entrainement spécifique ?

 

Non, je m’étais préparée en sophrologie pour ma respiration, pour contrôler mes émotions. Je me suis préparée au yoga car je m’attendais à avoir mal au dos en dormant par terre. Et je faisais et fais toujours du sport tous les jours. Mais je n’ai pas pensé à me préparer à la faim ! Je ne sais pas si certains se préparent, mais peut-être qu’il faudrait faire des jeûnes plus souvent.

 

Cela di, ce n’est pas la faim qui m’a le plus dérangée mais plutôt d’être dans le mal. Je ne supporte pas être malade ou sans force.

 

Si on revient sur les premières heures de l’aventure, il y avait pas mal de surprises qui vous attendaient, notamment l’épreuve des poteaux. A froid, quel souvenir gardez-vous de cette épreuve si particulière ?

 

J’ai adoré tous les changements. Quand on est arrivé sur la plage et qu’on a vu les 21 poteaux, on s’est dit « Waouh ! Mais c’est trop bien ». J’étais trop contente ! Je me suis dit que c’était l’épreuve mythique, que tout le monde allait la faire. J’ai adoré. Je ne m’y attendais pas du tout. J’aime bien être surprise et, avant de partir, j’ai évité d’anticiper, ce qui m’a permis de profiter pleinement de tous les changements.

 

Y compris le fait de passer sur 3 équipes ?

 

Oui ! C’était bien. Je me suis dit que les équipes étaient à taille humaine (7 personnes), ce qui est plus simple pour la cohésion.

 

Les images montrent beaucoup de cohésion dans l’équipe des jaunes menée par Béatrice. C’est d’ailleurs la spécificité de cette 20ème saison : le fait qu’il y ait un chef. Avez-vous des regrets de ne pas l’avoir été ou était-ce une place qui ne vous attirait pas ?

 

Je n’ai pas de regret. Mais si j’avais eu cette place, j’aurais tout fait pour la garder et tenir mon rôle de manager. Je me suis laissée un peu porter par cette bonne chef, qui se faisait respecter et menait bien son rôle.

 

Dans ces trois premiers épisodes, l’équipe jaune est plutôt très forte sur les épreuves d’immunité. A l’inverse, elle a du mal à trouver de la nourriture. Comment expliquez-vous cela ?

 

Je crois que nous n’avions personne de très compétent dans ce domaine. Nous cherchions mais n’importe comment. Nous établissions des plans, c’était pensé, mais nous ne trouvions pas. Depuis mon retour, j’ai appris de nombreuses choses qui m’auraient sans doute permises de trouver plus à manger !

 

 

Quelques mois plus tard, avec le recul, quels sont les instants les plus marquants de cette aventure?

 

Quand je suis arrivée sur la plage et que j’ai vu les 21 poteaux, j’ai vraiment été marquée. J’ai tout-à-fait l’image dans ma tête, l’angle, les poteaux. J’ai adoré quand nous avons sauté du bateau, car nous n’en pouvions plus, nous étions trop pressés d’arriver dans le jeu. Malheureusement, je n’oublierai jamais ma sortie, parce que ce n’était pas ce que je voulais.

 

Ce que je retiens avant tout est l’aventure humaine. Je me souviens avoir dit avant de partir que je ne partais pas là-bas pour me faire des amis nécessairement mais davantage pour vivre mon rêve. Mais, en fait, je suis revenue avec une famille. C’est très impressionnant et je ne m’attendais pas à ce que nous soyons aussi soudés.

 

Pendant les épisodes, avant et après, j’imagine que vous échangez sur les images diffusées par TF1 ?

 

Oui, mais ce n’est pas vraiment sur les épisodes que nous échangeons le plus finalement. Nous nous parlons aussi de notre vie de tous les jours, nous nous parlons entre amis.

 

Vous évoquiez tout à l’heure votre départ contraint sur décision médicale. Aujourd’hui, l’avez-vous « digéré » ou est-ce qu’il y reste un goût amer d’être partie si tôt pour cette raison-là ?

 

J’ai l’impression d’être restée un peu sur ma faim, c’est le cas de le dire ! Mais je m’interroge davantage sur la question de savoir comment me préparer pour revivre une épreuve comme celle-ci, que mon corps puisse tenir. Je sais que je pense beaucoup à cela, comment faire pour que mon corps ne se déshydrate pas autant… c’est certainement que je n’ai pas vraiment digéré.

 

A ce moment des diffusions du jeu, est-ce que vous voyez déjà certaines personnalités qui se dégagent des autres et qui pourraient aller loin dans le jeu ?

 

A ce stade, je n’y pense pas. Par contre, je peux vous dire que, lors de la première journée/nuit tous ensemble, j’ai repéré Maxime comme une force tranquille au grand savoir. J’ai pensé qu’il pourrait aller loin.

 

J’ai été ravi de partager ce moment avec vous aujourd’hui, merci pour votre gentillesse et votre disponibilité.

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Koh Lanta : Aliséa revient sur son aventure et évoque ses souvenirs !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alisea,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

 

Nous avons pu vous retrouver dans la vingtième saison de « Koh Lanta » sur TF1. Si l'on revient à la genèse de cette aventure, quelles raisons vous ont incitée à tenter l'aventure ?

 

Forcément, quand on regarde les anciens aventuriers, on a envie de faire la même chose qu'eux. On se demande « pourquoi pas moi ? ». J'ai aussi eu une blessure il y a quelques années qui a fait que je ne pouvais plus marcher. Du coup, je me suis lancée dans cette aventure pour me prouver que j'étais capable de faire de nouvelles choses.

 

Une fois le casting passé, avez-vous cherché à avoir une préparation particulière, d'un point de vue physique et psychologique ?

 

J'ai cherché à manger beaucoup pour faire des réserves car je savais que, là bas, je ne pourrais pas bien me nourrir. C'est tout. Au niveau du sport, j'ai simplement continué ma routine.

 

Je ne me suis pas entraînée à faire du feu ou à rechercher des aliments en forêt.

 

Avec le recul, voyez-vous cette alimentation particulière en amont comme un point positif ? Ou, si c'était à refaire, agiriez-vous différemment ?

 

Je pense que je verrais les choses différemment. Je m'entraînerais déjà à moins manger pour me préparer. Parce que l'on sait très bien que l'estomac s'habitue plus vite à ne pas manger que l'inverse.

 

Une fois sur place, on l'a vu à l'image, les poteaux étaient proposés dès le début. A titre personnel, quelle a été alors votre réaction ? Plutôt surprise et heureuse de les affronter aussi tôt ? Ou aviez-vous un peu d’appréhension d'une épreuve à laquelle vous ne vous attendiez pas forcément ?

 

Plutôt surprise. J'étais très étonnée. C'est une épreuve mythique, on est peu à pouvoir dire que l'on a fait les poteaux. Du coup, j'étais super excitée et enthousiaste de tenter cette épreuve.

 

Peu de temps après, Denis a annoncé que, pour la deuxième fois dans l'histoire de ce jeu, trois équipes allaient s'affronter. Quelles sensations cela vous a-t-il donné ?

 

Trois équipes, c'est bien, comme cela on apprend à mieux se connaître et plus vite car on est moins. Je trouve que c'était une très bonne idée.

 

Sur le camp, sur les jeux, avez-vous vécu des moments encore plus marquants que les autres ?

 

L'aventure en elle-même est quelque chose qui restera gravée dans ma tête. C'est quelque chose que l'on ne peut pas tous vivre et elle est magnifique. Je pense que les moments avec les aventuriers passés sur le camp, l'affinité que l'on créée, sont autant de choses qui resteront dans notre cœur à tout jamais.

 

En quelques jours seulement, avez-vous pu nouer de vrais liens avec certains aventuriers, qui dépassent les simples frontières du jeu ?

 

Forcément, on parle encore aujourd'hui avec tous les aventuriers. On est tous liés. Je m'entends particulièrement bien avec toute l'équipe bleue, avec Karine de l'équipe jaune, avec Alexandre de l'équipe rouge.

 

Dans cette nouvelle saison, « La guerre des chefs », auriez-vous aimé justement être chef ? Est ce un regret de ne pas l'avoir été ?

 

Cela ne m'aurait pas du tout tenté. Être chef, c'est avoir beaucoup de poids sur les épaules, beaucoup de responsabilités, ce qui ne m'attire pas du tout.

 

Comparativement à l'image que vous en étiez peut être faite avant, l'aventure a-t-elle répondu à vos espérances ? Ou était elle bien différente ?

 

Quand on regarde à la télé, dans son canapé, on se dit forcément que c'est dur. Mais, quand on y est, ce n'est pas du tout la même chose. C'est dur mais j'ai trouvé que c'était vraiment particulièrement compliqué.

 

 

Pour vous, qu'est ce qui a été encore plus difficile que le reste ?

 

Le plus dur est surtout le manque des proches. On se fait vite à la nourriture car on est occupé.

 

A ce stade là de l'aventure, parmi vos camarades, détectez-vous déjà certains profils que vous jugez, à ce moment là, capables d'aller vraiment loin ?

 

On voit déjà que certains sortent du lot. Je pense à Brice, Chlo et Béatrice chez les Jaunes. Je trouve que ces profils là ont quelque chose.

 

Si, par la suite, l'opportunité se présente à vous de retenter votre chance, sauterez-vous sur l'occasion ?

 

Forcément ! Je pense que n'importe quel aventurier qui est venu une fois voudrait retenter sa chance. Faire l'émission est déjà quelque chose en soi, la refaire serait top.

 

Je suis partie sur décision médicale, je n'ai pas pu prouver ce que je valais, je n'ai pas pu montrer ce que je pouvais faire. Du coup, je suis encore plus déçue, j'ai encore plus de rage de vaincre. Si une prochaine occasion se présente, je saurais quoi faire, je saurais en découdre pour montrer ce que je vaux.

 

Aujourd'hui, quelques mois après, tout va bien pour vous du point de vue de votre santé ?

 

Oui, ça va mieux, je me suis remise de tout cela, heureusement d'ailleurs. Mais il me reste toujours un goût amer dans la bouche du fait de cette décision médicale.

 

Le visionnage des épisodes n'est pas toujours simple. Je pense notamment à celui de mon départ, cela m'a remise un peu dans le bain, j'ai alors revécu toutes les émotions du camp. Heureusement que j'étais ce soir là entourée de mes amis. Mais j'ai été particulièrement touchée par les commentaires de mes compagnons d'aventure, cela m'a fait chaud au cœur.

 

Ce fut un plaisir, Aliséa, d'échanger avec vous !

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Magali Ripoll évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Magali,

 

Vous sortez de nombreuses représentations couronnées de succès de votre spectacle "Radio Active". Comment le présenteriez-vous ?

 

Il s’agit de quelqu’un, coincé dans une gare, qui invente sa vie en se servant des chansons qu’elle a entendues.

 

Sans tout en dévoiler, quels sont les thèmes abordés ?

 

Les sujets d’une vie ! Des sujets loufoques, des rencontres qu’elle s’invente, des accès de mauvaises foi de cette femme. Il y a également le thème de l’abandon, parce qu’elle pense que son père l’a abandonnée dans cette gare. Comme thèmes, il y a l’amour, la remise en question des devoirs de la femme… Ce spectacle est riche de plein d’anecdotes, de rencontres, comme une vie bien remplie.

 

Pourquoi avoir choisi ces thèmes ?

 

Ces sujets ont été provoqués par le choix des chansons. Au lieu de choisir les chansons en fonction de l’histoire, c’est à l’inverse que cela s’est créé. Je suis seule sur scène mais j’ai toute une petite équipe derrière moi et c’est le choix des personnes de l’équipe qui a déterminé les choses. Nous avons eu envie de nous laisser inspirer.

 

Le socle, le fond de départ a été inspiré par l’histoire de ma famille et de Zoé et Gérard Pullicino qui ont écrit le spectacle.

 

A titre personnel, comment parvenez-vous à basculer d’un personnage à un autre ?

 

Il y a eu des soucis, des accidents ! Le rendu qui peut paraître détendu est le fait de mon travail. Si la chanson est instinctive chez moi, la comédie m’a demandé plus d’efforts. Nous avons mis près de deux ans à mettre le spectacle en place, entre l’écriture, la mise en scène.

 

Qu’est-ce qui plaît dans "Radio Active" d’après les retours des spectateurs ?

 

Le côté chanté et parlé, qui s’entremêlent. Les gens sont touchés par les chansons qui sont combinées les unes aux autres de façon parfois surprenante, mais qui touchent toutes les générations.

 

La possibilité de ce spectacle d’offrir une pièce de théâtre et de l’improvisation : ce n’est pas un stand up, mais les gens sont touchés par les interpellations que je peux faire ou lorsque je rebondis sur des événements dans la salle, comme un téléphone qui sonne par exemple. Cela les surprend de façon agréable, ils aiment l’équilibre.

 

J’ai aussi reçu des critiques, entendu des frustrations. Certains spectateurs souhaiteraient davantage de chansons, que le spectacle soit plus long etc. J’en tiens compte, j’essaye de le faire évoluer en prenant par exemple plus de temps à la fin, que les gens trouvent touchante et dont ils aimeraient davantage profiter.

 

Quelles suites s’offrent à ce spectacle ?

 

L’une des plus belles perspectives serait d’occuper un créneau pendant le festival d’Avignon. Toutes les compagnies, tous les artistes qui font de la chanson ou de l’humour veulent passer par là.

 

C’est la première fois que je vais défendre un spectacle personnel au festival d’Avignon. C’est très important à mes yeux. Il s’agit d’une plaque tournante fondamentale, c’est très effervescent. Nous pourrons peut-être partir en province. J’aimerais retrouver ce public.

 

 

Ce festival a lieu dans un peu moins de 6 mois, avez-vous déjà quelques appréhensions ? Comment comptez-vous vous démarquer et assumer ce rythme très soutenu ?

 

Je n’angoisse pas. Nous sommes dans une position très confortable car nous pouvons roder le spectacle en amont. Nous sommes surtout dans une position de partage et de plaisir, sans peur, dans l’idée d’une séduction.

 

Le rythme ne me fait pas peur : la vie est un sport. A partir du moment où on fait de l’entertainement, il faut assumer. Nous allons faire valoir ce spectacle et sans dévaloriser les autres, au contraire, l’idée est de profiter aussi de la solidarité entre les compagnies présentes sur le site. C’est une hygiène de vie, mais je vais le faire à fond.

 

En parallèle, quels sont les autres projets en cours ?

 

J’ai des choses en cours effectivement mais ma priorité est "Radio Active". Je veux laisser la place à ce spectacle. Je ne veux pas faire trop de choses en même temps, pour ne rien bâcler.

 

Je me concentre aussi sur l'émission « N’oubliez pas les paroles ». Je travaille à sortir de ma zone de confort, travailler les détails, tenter l’insolite. Il ne faut jamais s’installer dans l’acquis, ce n’est jamais gagné d’avance. Mon objectif est que le public soit conquis. Je cherche à ne jamais m’ennuyer. C’est exactement ce qu’à fait Nagui, il a sans cesse cherché de nouvelles équipes, changé les costumes, les décors, trouvé de nouvelles idées… pour tenir le public en haleine et le remercier en le faisant pétiller devant son écran.

 

C’est comme mon album, j’ai envie de le faire connaître. Je veux aller jusqu’au bout avant de passer à autre chose.

 

Comment inciter les spectateurs à venir voir ce spectacle prochainement ?

 

Je vais souvent voir le public à la sortie du spectacle, et ils me disent qu’ils vivent une parenthèse de rigolade, de musique, d’émotion. Nous passerons un bon moment ensemble !

 

Merci Magali pour ce bel échange !

Publié dans Musique, Télévision, Théâtre

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Sandy Lewis Godefroy évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sandy,

 

Merci de nous recevoir aujourd’hui, nous sommes enchanté de pouvoir échanger une nouvelle fois avec vous !

 

Nous pourrons vous retrouver prochainement sur France 3, sur un unitaire « Les mystères du Bois Galant » , qui a été tourné l’année dernière à La Rochelle, réalisé par Lorenzo Gabrielle, avec Sarah Mortensen et Olivier Sitruck. Comment présenté ce projet ?

 

C’est un film autour d'une affaire de meurtres en série. J’ai eu de super partenaires de jeu et, en dehors des principaux acteurs avec qui j'ai eu la chance de partager plusieurs scènes, j'ai eu personnellement beaucoup de scènes avec David Van Severen, qui était formidable. Nous avons eu la chance d’avoir une relecture du scénario, qui a permis d’étoffer nos personnages. L’idée était de mettre en valeur les relations humaines qui, autours d'une affaire de police, sont parfois écartées. Le réalisateur a notamment voulu donner une touche de romantisme autour de cette affaire policière.

 

Quelles histoires y sont racontées ?

 

Le meurtre, autour de la jalousie amoureuse. Les relations y sont bien développées, les relations de travail, amoureuses, amicales.

 

Ce qui a été intéressant pour moi, c’est que ça m’a rappelé un rôle que j’ai joué au Luxembourg, dans un spectacle qui s’appelle « Race » de David Mamet, où je jouais une jeune avocate. Comme j’ai tendance à être dans le sourire, je me suis contrainte à être plus droite. Nous jouons d’ailleurs le contraste avec David, mon partenaire qui a un côté "boulet", un peu maladroit.

 

D’après vous, qu’est-ce qui pourrait attirer le public ?

 

Nous pouvons attirer les amateurs de polar. Je crois que nous amenons de la fraicheur, dans une atmosphère assez lourde finalement. Les décors, qui ont été parfois créés, sont sublimes. Nous avions un chef opérateur incroyable et la mise en scène et réalisation ont été exceptionelles.

 

Le lieu de tournage était aussi absolument magnifique. J’ai profité de La Rochelle notamment lors de mes footings, qui me permettaient de garder de la tonicité mentale et physique.

 

Vous jouez aussi comme guest dans "Cain" sur France 2. Que pouvez-vous nous dire à ce propos?

 

C’est drôle parce que je joue l’opposé à ce que je joue dans "Les mystères du Bois Galant". Je joue une chorégraphe, ancienne toxicomane. Je me suis réellement transformée pour ce rôle par rapport à l’autre tournage qui se faisait en parallèle : j’y suis très douce, amoureuse, avec un côté très dark à la fois.

 

 

Vous êtes arrivée en tant que guest. N’est-ce pas trop difficile de s’intégrer dans une production rodée ?

 

La production de la série "Cain" est sans doute l'une des plus belles productions à laquelle j’ai pu participer. C’est une famille qui m’a mise tout de suite très à l’aise. Les partenaires et surtout le réalisateur, Jason Roffe, étaient très à l’écoute, pédagogues et bienveillants.

 

J’ai pu trouver de la cohésion, de la complicité, de l’ouverture, j’enviais la façon dont ils travaillent ensemble. C’est une équipe de « gentils » comme on pourrait dire. J’ai gardé des liens avec eux.

 

Ces deux tournages se sont chevauchés, avec des personnages opposés. Comment avez-vous pu passer d’un personnage à un autre ?

 

C’est beaucoup de travail en amont, principalement. Mais c’est surtout le plaisir que j’ai pris à relever le challenge, à réaliser ma passion. Rien ne me semblait insurmontable car j’étais à fond, j’avais beaucoup de chance, pour moi c’est extraordinaire.

 

Bien entendu mes cours, ma formation, mon vécu ont alimenté l’expérience. Je crois que ce n’est que du plaisir : le plaisir de faire ce qu’on aime, le plaisir de donner du plaisir aux autres aussi.

 

Merci pour ces quelques instants très agréables ! Nous suivrons vos projets avec beaucoup d’intérêt et de plaisir !

Publié dans Télévision

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Caroline Marx évoque son parcours et ses beaux projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

Merci pour ces instants en votre compagnie pour échanger autour de vos projets.

 

Vous êtes une magicienne aux multiples talents. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de faire de la magie ?

 

Mon père était magicien, j’ai souvent vu mes parents répéter dans la cuisine. Quand j’étais petite, j’ai vu ma mère coupée en 4 ! Je les ai suivis en tournée dans le monde, je jouais dans les boîtes d’illusion ! J’ai eu la vie d’artiste.

 

A 6 ans, ils m’ont monté mon premier numéro. A 8 ans, j’ai fait ma première télé dans « Les marches de la gloire » avec Laurent Cabrol. Vers 12 ans, j’ai voulu arrêter pour tester les parents en quelque sorte. Mais je suis vite revenue à la scène ! J’ai alors commencé les concours de magie et à gagner des prix. Un metteur en scène très connu dans le milieu de la magie, James Hodges, m’a repérée à mes 16 ans. Nous avons travaillé ensemble 2 à 3 ans, sur « ET ».

 

En parallèle je faisais beaucoup d’activités : chant, théâtre, danse, sport etc…A 18 ans, j’ai commencé le close-up, en passant de table en table. Je me suis rendue compte que j’avais le contact facile. Ensuite, j’ai fait du cabaret, puis du Music Hall, de la grande illusion. Je travaillais 6 heures par jour. Je faisais aussi les émissions à la télé. Nous donnions des fausses explications, c’était drôle. J’ai fini Bobino vers 25 ans, j’ai repris les comités d’entreprise, les théâtres etc…

 

Aujourd’hui , qu’est-ce qui vous plaît dans votre quotidien ?

 

J’aime les gens. C’est une passion. C’est comme un médicament. J’oublis tout, c’est l’endroit où je me sens bien. Si je ne fais pas de spectacle, je me sens mal.

 

Il y a plusieurs « registres » dans votre spectacle. Y a-t-il un domaine que vous préférez ?

 

Je préfère faire rire. Dès les premiers éclats, je me détends et, avec l'interactivité, je m’amuse beaucoup. Après, globalement, j’aime partager sur scène, je recherche l’osmose.

 

En moyenne, combien de temps mettez-vous à préparer un tour ?

 

Ça dépend, car on peut acheter des tours. Pour une création, c’est assez long. Une fois qu’on a eu l’idée de base, on rencontre plein d'embûches. On va chercher des aides auprès d’autres personnes. Ça peut prendre 4-5 mois. Ensuite, il faut l’apprendre : 2 mois toute seule pour avoir la technique.

 

Puis je soumets le tour en public. Je teste beaucoup avec les enfants parce qu’ils n’ont pas de filtre. Une fois que j’ai rodé le tour avec les enfants, je vais voir les adultes. Ce qu’il faut, c’est avoir la fluidité, la mise en scène, le timing. Là, c’est purement de l’entrainement. Il y a ainsi des tours que je travaille pendant un an.

 

Quelles sont vos inspirations ?

 

Ça peut être un rêve, ou à force de voir des spectacles, des congrès de magie. J’ai la chance d’avoir mes parents dans la magie, et mon compagnon qui est créateur de magie. Il a énormément d’idées !

 

Récemment, nous avons pu vous voir dans un numéro de "Diversion" sur TF1. C’est un peu nouveau que la magie soit proposée en prime time ?

 

Pour nous, c’est la récompense, bien sûr. Cette émission a eu une excellente audience, plus de 3 millions de téléspectateurs.

 

 

Vous êtes 6 grands noms de la magie. Comment est l’ambiance pendant le tournage ?

 

Nous ne sommes que des jeunes, nous nous entraidons et il n’y a pas vraiment de concurrence parce que nous avons tous notre spécialité. L’ambiance est très bonne. Bien sûr, nous avons un gros stress parce que nous avons peu de temps, nous sommes très concentrés.

 

Est-ce une base pour d’autres spectacles ?

 

Oui, c’est vrai. Nous devons être efficaces. On ne peut pas prendre autant de temps que lorsqu’on est en live. C’est une nouvelle habitude. Il y a aussi des différences d’intimité, on doit par exemple favoriser la caméra plutôt que le public présent sur le plateau. C’est très enrichissant pour la suite.

 

Vous avez aussi des activités en entreprise et vous préparez un nouveau spectacle parisien ?

 

Oui, je cherche une salle à Paris. C’est nouveau pour moi car, dans une soirée privée, les gens ne m’ont pas forcément demandée. Là, les gens vont payer pour me voir, alors je prends mon temps pour les effets, l’histoire, la mise en scène…

 

Je vais faire plusieurs univers, du close-up, du mentalisme, de la grande illusion. Je compte montrer ce que je sais faire, dévoiler ce qui existe et mon potentiel. Ce sera diversifié et large.

 

Que peut-on vous souhaiter ?

 

Du succès. J’aimerais que les émissions de "Diversion" continuent, que le spectacle soit une réussite. Et puis je voudrais aussi aller à l’étranger, notamment aux Etats-Unis. Je suis pleine d’envie et de projets, mais il ne faut pas perdre de temps !

 

Nous vous remercions pour ces très intéressants échanges, et ne manquerons de suivre vos projets.

 

Publié dans Théâtre, Télévision

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Caroline Munoz évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

Merci de partager avec nous ce nouveau moment, nous sommes ravis de cette occasion.

 

Nous pouvons vous retrouver sur C8 de 12h45 à 14h tous les jours dans « William à midi ! », dont laudience ne cesse de croître. Comment se passe cette aventure quotidienne depuis un an et demi ?

 

Cest la deuxième année de cette émission. Nous commençons à prendre nos marques. Cest une famille, une harmonie qui se développe au sein de cette émission, avec des sujets qui sont très complémentaires. Je parle de consommation, mais il y a des sujets comme le droit, l'économie, la médecine, la diététique. Nous abordons les sujets de la vie, de la famille, du quotidien. Nous avons un public de plus en plus nombreux avec de plus en plus de communiqués de presse, de relais. Nous sommes très fiers de cette émission. Nous sentons que ça prend ! Quel plaisir de travailler avec William, qui est à la tête de cette émission !

 

Au travers de ces mois d’émission, comment avez-vous fait évoluer votre chronique, notamment sur le jardinage ?

 

William recherchait un jardinier, mais il a décidé dexploiter le fait que jai travaillé sur «  Silence ça pousse  ». Au début, jai un peu paniqué, parce que je n'étais pas une professionnelle même si ça me passionne et que jai la main verte. Mais, finalement, ça se passe très bien. On peut découvrir, par exemple, comment entretenir son bonsaï, son orchidée, comme bouturer les plantes grasses à la mode, comme les multiplier, comme faire un terrarium etc. Ce sont des sujets très simples, accessibles je fais des ateliers sur l'émission pour aider les gens à réaliser les mêmes choses chez eux, cest très ludique.

 

Comment se définit le programme ? Est-ce votre inspiration qui dicte les choix, vous fondez-vous sur les retours des téléspectateurs ?

 

Cest moi pour linstant qui trouve les sujets. Car je suis comme tout le monde, jaime certaines choses, mais je crains parfois de ne pas y arriver, je souhaite alors apprendre à les faire. Je soumets toujours lidée à William qui valide et je me mets au travail.

 

Bien entendu, si les téléspectateurs nous font des suggestions, nous serons ravis dy répondre.

 

En terme de temps de préparation, quel investissement représente une chronique ?

 

Cest assez long pour trouver le thème. Je prends le temps d'écrire ma chronique, ce qui peut prendre une bonne demie-journée. Ensuite, nous voyons les possibilités pour faire latelier en plateau, nous commandons les objets. Puis, je fais valider ma chronique par la rédaction, William ajoute lhumour, linteraction, le dialogue. Jaffine enfin la chronique en fonction de ces éléments. Je lapprends par coeur pour finir.

 

Quelle durée s'écoule entre le moment de lidée et le jour de l'émission ?

 

Environ 3 semaines en amont. Nous nous adaptons aussi à lactualité et travaillons vraiment e équipe. Il faut alors parfois modifier la chronique et sadapter.

 

Ces idées vous servent-elles également pour vos vidéos Youtube ?

 

Oui ! Je men sers évidemment car japprends énormément de choses et je souhaite les partager. Sur ma chaîne, je développe aussi la décoration, avec des visites de lieux. Jessaye de répondre à des questions comme de savoir comment éclairer sa cuisine ou comment aménager son studio. Je refais mes ateliers, ce qui permet aux téléspectateurs de revoir les sujets toute lannée, sils ont raté « William à midi ! ».

 

Le fait de sadresser à des internautes sur Youtube suppose-t-il une adaptation par rapport à la façon dont vous travaillez sur C8 ?

 

Oui, tout-à-fait, ce nest pas le même ton. A la télévision, nous utilisons le vouvoiement, une certaine distance. Sur Youtube, au contraire cest une interpellation directe. Je peux avoir du mal à faire la passerelle dailleurs, car jai pris les habitudes de la télévision. Je mimagine parler à des amis, avec une plus grande connivence et complicité.

 

Avez-vous des sujets qui vous tiennent à coeur et que vous aimeriez développer ?

 

Oui, jai de très beaux reportages en tête, notamment par rapport à l'hôtel Lutecia que je vais pouvoir faire découvrir bientôt. Je déniche des petits produits ou conseils, comme des germoirs pour tous ceux qui aiment manger des graines. Je fourmille didées.

 

En fait, Youtube cest le partage.

 

Avez-vous également déjà des projets pour la rentrée ?

 

Oui, je suis en train d'écrire un livre dont le but est de faire découvrir aux gens des produits éco-responsables, bons pour la santé, par exemple la déco « green ». En effet, jai découvert une entreprise en Bretagne qui récolte les algues et en fait des peintures non nocives.

 

Le livre sortira aux éditions Mango, en septembre 2019. Il sera donc disponible pour Noël cette année  !

 

Ces différentes activités vous ont permis de vous voir décerner un prix récemment, le Best Award : femme de lannée. Que retenez-vous de ce vote ?

 

Jai été très impressionnée car c'était un public très sélect. Le prix était particulièrement honorifique, des stars internationales lont reçu. Le lieu choisi pour cet événement, organisé par Massimo Gargia, était somptueux. Jai ressenti beaucoup d'émotions et de fierté, j'étais aussi intimidée. J’étais plus que ravie de le recevoir.

 

Que pouvons vous souhaiter en conclusion ?

 

Que ça continue ! Je travaille dur pour, comme quoi le travail paye. Cest aussi une lueur despoir pour toutes les personnes qui peuvent se désespérer un peu, il faut y croire.

 

Merci pour cet interview, nous suivrons vos projets avec le plus grand intérêt.

Publié dans Télévision

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Maylis de Poncins évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maylis, merci de me recevoir. 

 

Vous avez récemment mis en ligne votre deuxième court métrage, réalisé pour le festival Nikon : «  Je suis donc tu es  ». Très simplement, comment présenter ce film ?

 

J’ai réalisé ce court-métrage pour le festival Nikon, avec la contrainte d’une durée de 2 min 20 maximum et d’un thème ; cette année, c’était «  le partage  ». J’ai voulu traiter du partage des ondes négatives et du stress.

 

Quelles ont été vos inspirations pour le thème de cette année ?

 

Quand j’ai découvert ce thème du partage, j’ai eu plein d’idées. J’ai d’abord eu envie de parler des réseaux sociaux, du temps qu’on « passait dessus ». Mais j’ai préféré garder ce sujet pour un court métrage plus long de 15 minutes  environ et je suis revenue à ma première idée : le partage du stress qu'on vit tous les jours.

 

Vous jouez dans ce court-métrage que vous réalisez par ailleurs. Qui vous accompagne également dans la distribution ?

 

Husky Kihal, Laurence Porteil, Pierre Rochefort et Marlène Veyriras jouent dans le court-métrage.

 

Vous avez tourné en décembre, durant combien de temps ?

 

Nous avons tourné pendant deux jours. Mais c’était deux journées intenses car il y a avait beaucoup de décors : rue, magasin primeur, terrasse de café, appartement

 

Le festival Nikon est un gros festival. D’après vous, qu’est-ce que ce court-métrage peut proposer de différent par rapport à la concurrence ?

 

J’ai testé quelque chose. J’ai utilisé une allégorie (les boules noires) pour symboliser le stress et les mauvaises ondes, comme l’an dernier pour « je suis assouvi », court-métrage dans lequel j’ai utilisé les cadeaux pour représenter nos désirs. J’aime bien mêler poésie et quotidien.

 

 

Avez-vous d’autres envies de tournage ?

 

Oui j’ai envie de continuer à tourner en tant que comédienne mais je continuerai à réaliser aussi.

J’ai envie de raconter des histoires, de montrer comment je vois les choses et je peux me le permettre grâce à l’écriture et la réalisation.

 

J’écris notamment un court-métrage d’une quinzaine de minutes qui parle du temps qui passe, du rapport à la vieillesse, etc. J’espère le tourner d’ici juin prochain.

 

Une autre envie serait de tourner une série courte. Je suis assez admiratrice du concept de la série « Bref » par exemple. Ca parle du quotidien, de ce qu’on vit tous les jours et c'est ça que j’aime aborder dans mes projets.

 

Plus généralement, avez-vous d’autres envies ?

 

Je prends des cours de « one man show » une fois par semaine. Je commence à écrire mes premiers sketchs. Je garde l’envie d’écrire une pièce de théâtre, bien que ce ne soit pas tout-à-fait précis en l’état. Je chante, et danse aussi.  Affaire à suivre !

 

Je vous remercie pour ces quelques instants. C’est avec joie que je suivrai vos prochaines créations.

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Loic Lefebvre revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Loïc,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

 

Vous êtes un artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses expériences. On peut vous retrouver sur différents supports. Plus généralement, qu'est-ce qui vous attire aujourd'hui dans votre quotidien d'artiste ?

 

Je crois que ce qui m’a séduit et qui était la motivation du début, c’est la richesse et la multitude de personnages que l'on peut interpréter. On a l’opportunité de devenir quelqu'un d'autre. Jouer un personnage, sur les planches ou dans un film, c’est la liberté de pouvoir agir en fonction des caractéristiques du rôle. Ce n’est plus notre parcours, notre enfance ou encore notre éducation qui gèrent nos actes mais ceux du personnage inventé par un auteur. On peut bien sûr y ajouter notre part d’imagination. Et cette liberté d'action n'est alors plus liée à la loi, à la politesse ou encore au milieu dont on fait partie mais uniquement aux réactions et aux limites du personnage. Elle doit néanmoins rester au service de l’histoire.

 

On peut aussi s’initier à des métiers ou à des situations riches et diverses : un médecin accompagnant un malade, un pompier intervenant sur un accident, un skinhead inculpé d’un meurtre. La liberté de créer est infinie. La possibilité de faire des choses inhabituelles voir même interdites dans la réalité m’emballent totalement. C’est comme un monde parallèle ou une deuxième vie. Et pour composer ses situations, on s’inspire de tout ce que l’on a vécu, vu, lu et entendu.

 

Je participe aussi à des Escape Games « live », qui me permettent d’être une autre personne (sourire). Ce n'est pas tout à fait comme au théâtre, il faut trouver une vraie interaction avec les gens.

 

De façon ponctuelle, retrouvez-vous des liens et des complémentarités entre ces différents domaines artistiques ? Ou les dissociez-vous totalement, en considérant que ce sont deux métiers différents ?

 

Je pense qu'ils sont intimement liés. Au cinéma ou au théâtre, les décors sont parfois très réalistes – l’atmosphère favorise notre immersion et celle du spectateur - ou au contraire très minimalistes voir même inexistants comme sur un fond vert. Quant à l’interprétation, quel que soit le personnage, les ingrédients sont les mêmes avec des doses modulables : texte, costume, maquillage, histoire, souffrance, joie.... Même si chacun a, je pense, sa spécialité, certains sont plus à l'aise dans l'impro, d'autres dans un jeu plus fin à la caméra ou d'autres encore dans un jeu plus prononcé sur scène.

 

 

A titre plus personnel, êtes-vous davantage attiré par un art en particulier ? Ou est-ce leur complémentarité qui vous attire ?

 

J'aime faire des choses différentes tous les jours. Avant d’être acteur, j’ai travaillé chez un éditeur de jeux vidéo. J'ai eu des habitudes de travail et un rythme régulier. Et bien que mon travail de directeur artistique fût très agréable, maintenant que j’ai goûté à la liberté du travailleur indépendant, je suis pleinement heureux.

 

Pour revenir à la question, la semaine dernière, j'ai fait un tournage et j’ai participé à un événement. J'ai aimé les deux et je ne saurais pas vous dire dans lequel j'ai pris le plus de plaisir. J'ai quand même une plus forte attirance pour l'audiovisuel. Mon parcours de graphiste me donne un rapport assez fort à l'image. D’ailleurs, j'adore les films où l'on sent la minutie des couleurs, de la lumière et des décors…si bien entendu, ils sont au service d’un bon scénario (sourire).

 

Spontanément, parmi vos différentes expériences, en retenez-vous une plus que toutes les autres ?

 

Oui ! Quand j'y pense, cela me donne à chaque fois le sourire. Cette fois là, j'ai fait exactement ce que j'avais envie de faire. C’était un unitaire pour France 2 sur lequel j’avais une vingtaine de jours de tournage. J'étais à l'aise avec tout le monde, je me suis senti comme un poisson dans l'eau. Dès qu’il y a des moyens, la liberté du comédien est décuplée. On se repose sur l’équipe et on se concentre sur son travail. J'avais juste à penser à mon jeu et à la situation. Je jouais un skinhead accusé de meurtre. Tourner pendant plusieurs semaines, c’est une vraie immersion. C'était hyper jouissif.

 

Quand on a le temps, on a une richesse de situations à vivre. J'ai même cassé 8 voitures à coups de batte, je sautais de toit en toit, de capot en capot. C’était une séquence très grisante, je me suis éclaté. Au sens propre et figuré… les vitres n’étaient pas en sucre, ce n’était pas une si grande production (rire). Je me suis amusé parce que j'ai eu la liberté de faire des choses « extraordinaires » voir même défendues.

 

 

J’ai néanmoins aussi travaillé avant le tournage, on m’a initié au langage, à la gestuelle et même aux habitudes vestimentaires de cette communauté radicale et extrémiste.

 

C'est vraiment exaltant d'être présent longtemps sur un tournage, on a alors le loisir de donner de la dimension au personnage, on a le temps de prendre conscience de toutes ses facettes et de son potentiel d’actions.

 

Pour terminer, quels sont vos projets et envies artistiques pour la suite de votre parcours ?

 

D’abord, je finis mes travaux et bien installé, je me remets à 100% sur la recherche de projets. Je vais aussi chercher un nouveau partenaire, un agent, cela fait trop longtemps que je suis parti de l’agence Babette Pouget. C'est indispensable d’être accompagné.

 

Dans les jours à venir, je vais jouer pour le théâtre du Chaos. On joue de courtes pièces sur des sujets sociaux afin de délier les langues, de parler des problèmes et d’envisager des solutions. C'est une immense satisfaction de lier le plaisir du jeu et la sensation d'être utile dans la vie des gens.

 

Et j'ai rejoint il y a peu une équipe qui organise des escapes games « live ». J’adore jouer en immersion totale dans le public. Parfois, certaines personnes n'arrivent pas à faire la différence avec la réalité. J'ai même vu des gens avoir peur de mon personnage, j'ai alors adapté mon jeu car j'avais senti à quel point la frontière entre la réalité et la fiction pouvait être infime.

 

Ce fut un plaisir, Loïc, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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