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Alix Bénézech évoque son personnage dans "Mission Impossible Fall Out" !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : François-Xavier Antonini

 

Bonjour Alix,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Merci, plaisir partagé!

Vous êtes à l’affiche, mercredi 1er août, du film « Mission Impossible Fall Out ». Quelles sensations cela vous procure-t-il ?

Beaucoup de joie et d’excitation, je me réjouis que le public français découvre le film et j’espère qu’ils vont passer un moment inoubliable. Je me sens chanceuse de faire partie de cette aventure et d’avoir travaillé avec Tom Cruise, Christopher McQuarrie, tous les formidables acteurs au casting et toute l’équipe.

Sans tout en dévoiler, quelle histoire y est racontée ?

Les meilleures intentions finissent souvent par se retourner contre vous… Ethan Hunt accompagné de son équipe de l’IMF – Impossible Mission Force et de quelques fidèles alliées sont lancés dans une course contre la montre, suite au terrible échec d’une mission.

Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Mon personnage est celui d’une jeune policière française. On comprend que c’est probablement son premier jour de travail dans la police et qu’elle va se trouver avec une responsabilité qu’elle n’imaginait pas. C’est une femme professionnelle, courageuse, déterminée mais aussi humaine et vulnérable. C’est un good cop. J’ai lu que c’est la première fois qu’une actrice française joue un personnage de gentil dans la saga « Mission Impossible ».

Quelle a été votre méthodologie de préparation en amont du tournage, pour ensuite être disponible pour le réalisateur ?

Evidemment, c’est une question très intime, sans doute la plus intime qu’on puisse poser à un acteur, un peu comme si on demandait à un cuisinier de révéler la spécificité de sa recette. Je peux dire néanmoins que j’ai fait une très belle rencontre avec une policière avant le tournage et que nous sommes devenues amies.

C’était important pour moi d’écouter son histoire, de comprendre ce que c’est qu’être une femme dans la police. Et puis une semaine avant mon premier jour de tournage, Xavier Jugelé a été assassiné sur les Champs Elysées, victime du terrorisme, à quelques pas du tournage qui avait déjà commencé. Tom Cruise a tenu à poursuivre le tournage car il avait décidé avec le réalisateur Christopher McQuarrie de faire ce film en réaction aux attentats de 2015. A ce moment-là, je comprends que ce n’est plus la même chose qui va se jouer et je ressens que j’ai la responsabilité d’être le plus authentique possible.

A la première du film, des policiers du GIGN m’ont dit que j’étais très crédible, notamment dans ma façon de tenir l’arme (ce que j’ai appris sur le tournage avec un merveilleux maître d’armes). A ce moment-là, je me dis, bon je suis sur la bonne voie, gardons ce cap dans le travail.

 

Crédit photo Paramount

 

Le fait de tourner en anglais engendre-t-il des modifications particulières pour vous, notamment en termes d’interprétation et d’émotions ?

Je joue une française dans le film. Mais j’ai déjà joué en anglais, je dirai que cela dépend du personnage, de son histoire, s’il est anglais, de quelle ville, quel quartier, ou américain, ou d’un autre pays et qu’il parle anglais, c’est une question infinie et c’est cela qui est passionnant dans l’art de l’acteur. J’aime tellement explorer toutes ces possibilités.

D’ailleurs, quels souvenirs gardez-vous du plateau ?

Un souvenir merveilleux, à la fois très intense, rigoureux, et aussi détendu, fluide, joyeux. Tom Cruise et Christopher McQuarrie travaillent avec un immense sérieux mais sans se prendre au sérieux, il y a la place pour le travail mais aussi pour l’humour.

Aimeriez-vous, si le scénario le permet, poursuivre l’aventure dans le prochain film ?

Oui, j’en serai enchantée!

En conclusion, que dire pour définitivement inciter les lecteurs à aller voir « Mission Impossible Fall Out » ?

C’est le plus beau film d’action que j’ai vu, c’est un blockbuster mais aussi un vrai film d’auteur. Tom Cruise accomplit des miracles, il n’y a pas d’autre mot pour sa prestation à l’écran, ses cascades sont à couper le souffle et en même temps le film laisse place à l’émotion, il devient un héros tragique.

Chaque personnage existe, a son moment, Henry Cavill, Rebecca Ferguson, Angela Bassett, Vanessa Kirby, Michelle Monaghan, Simon Pegg, Ving Rhames, Sean Harris, Alec Baldwin, … tous les acteurs sont exceptionnels. Je l’ai vu plusieurs fois, en projection équipe, presse, en avants premières et avec mes amis et je ne m’en lasse pas, je redécouvre à chaque fois quelque chose et j’éprouve un plaisir infini. Parole de cinéphile avant d’être actrice :)

Merci, Alix, d’avoir répondu à nos questions !

Publié dans Télévision

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Aurore Klein évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit : Hervé Hauboldt

 

Bonjour Aurore,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous démarrerez au printemps prochain le tournage d'un long-métrage indépendant, aux Iles Canaries. Sans tout en dévoiler, quelle histoire y sera mise en avant  ?

 

« Les ruines de Tindaya » est un film qui raconte une histoire assez simple, de jeunes, plusieurs garçons et une amie, qui partent en vacances aux Iles Canaries, pour décompresser. Ils vont  rencontrer un soir, en rentrant à l'hôtel, deux jeunes filles qui tiennent une buvette dans le désert. Ils finiront par se retrouver prisonniers de celles-ci.

 

C'est un peu l'inverse de ce que l'on a l'habitude de voir. Ici, les femmes prennent les hommes en otage et vont dévoiler leur côté sombre, et ce sera aux personnages masculins de se tirer d'affaire. C'est un film de genre, aux ambiances particulières, mais toujours avec une touche d'humour décalé. Comme on peut le voir dans certains films de Tarantino, par exemple.

 

On y parle donc de la rivalité du féminin et du masculin dans la société, du fait qu'il y a une peur avec la montée du féminisme et la place de plus en plus grande prise par la femme dans une société encore très patriarcale. Ces thèmes sont abordés dans le film, sous une forme originale.

 

Comment présenteriez-vous votre personnage ? Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C'est un personnage féminin très fort en fait, très marqué. Alma est assez brute, accompagnée d'une fille plus jeune qu'elle.  Elles sont toutes les deux livrées à elles-mêmes, elles se sont élevées seules et n'ont pas de références masculines.

 

Elle est un peu l'amazone du film. Elle a un caractère bien trempé. Elle est violente, autoritaire et sûre d'elle. Mais on découvrira ses failles et son coeur, bien cachés sous sa carapace.

 

Plus généralement, selon vous, qu'est-ce qui va plaire et intéresser les futurs spectateurs du film ?

 

Le film de genre est particulier, ce registre a déjà son public. Je sais que le réalisateur et l'auteur sont vraiment fans.

 

Ensuite, l'idée est de faire aimer le film au grand public et donc d'instaurer des petites subtilités, dans le scénario, dans l'histoire, dans la façon dont ce sera raconté. Justement, ce sujet actuel du féminin et du masculin qui se retrouvent confrontés l'un à l'autre visera à toucher un maximum de personnes. Le côté fun aussi, en tout cas je l'espère !

 

Où en êtes-vous dans votre préparation personnelle  ?

 

J'ai déjà, en fait, une préparation physique assez importante puisque je suis une jeune femme qui va finalement avoir un rapport de force physique avec deux des personnages masculins. Il y a donc nécessairement un besoin d'exercice pour pouvoir faire des chorégraphies de corps à corps qui soient crédibles. Je pratique beaucoup de sport, régulièrement. Je fais aussi un travail sur des émotions extrêmes, la haine, et la tristesse au moment où le personnage va se retrouver blessé psychologiquement.

 

En parallèle, vous allez réaliser un court-métrage, dans lequel vous jouerez aussi. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

 

C'est l'histoire d'un de mes meilleurs amis, Alban Pauly, qui est scénariste, avec qui j'ai co-écrit ce programme. Il avait écrit un court-métrage en pensant à moi, et à force d'ajouter des idées et des nouveautés, nous avons décidé de le réécrire ensemble. Cela donna naissance à « Reviens ».

 

Nous serons tous les deux réalisateurs, je serai très présente dans la préparation et les castings, lui sera principalement présent au moment du tournage dans la direction d'acteurs. On prépare le tout ensemble et nous avons d'ailleurs trouvé notre premier rôle masculin. Nous sommes en train de finaliser le casting des seconds rôles.

 

Cette histoire va normalement prendre vie au tout début du printemps prochain.

 

Quelles ont été, à titre plus personnel, vos principales sources d'inspiration au moment de la réécriture ?

 

Nous étions en fait partis sur une histoire du couple. Un couple qui bat de l'aile, passe une étape difficile. Nous avons décidé de rajouter une passion commune qu'est l'escalade pour lier vraiment l'histoire et avoir une union, quelque chose qui puisse rassembler le couple. Cette passion a donné plus de dynamisme dans le scénario mais elle est aussi la source, dans l'histoire, d'un sujet sur lequel je ne peux en dire plus :)

 

Pour terminer, où en est le développement du projet ?

 

Nous avons déjà un compositeur pour la musique, et un chef opérateur et directeur de la photographie, tous deux très talentueux. Le casting des rôles secondaires est en cours. Nous avons également une boite de production qui soutient le projet, qui va démarcher dautres boites pour chercher des fonds, afin de produire le court-métrage.

 

Nous tournerons dans le Sud, en région Paca et nous avons bien l'intention de mettre en valeur cette magnifique région !

 

Ce fut une joie, Aurore, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Fort Boyard : Nathalie Simon évoque sa nouvelle participation !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Nathalie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

Vous serez ce samedi soir une nouvelle fois candidate à « Fort Boyard ». Très simplement, quelles raisons vous ont poussée à repartir à l’aventure ?

Quand Gregory Mallet m’a demandé de faire partie de l’équipe pour l’association Naevus 2000, je n’ai pas hésité. J’ai défendu leurs couleurs sur l’émission « Première compagnie » et jouer avec les camarades marseillais du Cercle des nageurs me faisait très plaisir.

Quels souvenirs gardez-vous de vos précédents passages ? Quelle épreuve vous a le plus marquée ?

La première fois, il y a super longtemps, en 94, je crois j’étais dans une découverte de ce lieu et incroyable et historique et un peu magique.

Je jouais avec d’autres animateurs et Cendrine Dominguez était l’animatrice, nous sommes restées très proches mais cela a marqué le début de notre amitié. Puis, une année, j’ai dormi au fort avec Cyril Hanouna dans des pyjamas en pilou pilou et j’avoue que c’était assez inquiétant de dormir là-bas.

Vous allez peut être rire mais, pour moi, le meilleur moment est quand on arrive en bateau, qu’on aperçoit le fort et qu’on nous hisse dans la nacelle. L’aventure commence la !

En attendez-vous une tout particulièrement cette année ?

Cette année, je crains que l’on ne me refasse faire l’épreuve du vélo en haut du fort. Comme depuis 2 ans, à chaque chute rapide, on se moque et on dit faire une « Nathalie Simon », j’aimerais bien remettre l’église au centre du village, ha ha. Mais, en même temps, je la redoute car elle me semble impossible à réaliser.

 

 

Comment décririez-vous l’esprit du Fort ? Plus généralement, que représente cette émission pour vous ?

Tous ceux qui savent que je vais le faire me disent que j’ai « trop de chance » ... C’est vrai qu’on entre dans un monde imaginaire et que c’est très chouette de se laisser faire, et puis Olivier est le garçon le plus sympa, le plus courtois, le plus élégant que je connaisse dans ce métier. Alors oui, pur plaisir.

Quelles sont les clés, selon vous, pour être une bonne candidate ?

L’esprit d’équipe et ne pas avoir peur du ridicule. En fait il faut retrouver son âme d’enfant.

Vous serez entourée de grands champions français de natation. Quels sentiments cela vous procure-t-il ?

Je suis très heureuse de partager ce moment avec eux. Je les adore, on se voit souvent à Marseille et ils ont un super esprit !!

 

 

Un mot sur l’association que vous allez défendre ?

Naevus 2000 est une association qui vient en aide aux enfants qui souffrent de Naevus géant et qui apporte également du soutien à leurs familles. Soutien moral informatif et financier car ces grains de beautés géant qui peuvent couvrir 90 % du corps nécessitent des greffes de peau chères et douloureuses. Il faut savoir que, souvent, elles ne sont pas remboursées par la sécu.

Pour terminer, comment définitivement inciter nos lecteurs à suivre l’émission ?

Si vous aimez les champions, leur état d’esprit et que vous avez envie de vous amuser en famille, mettez la 2 samedi soir!!! Vous n’êtes pas à l’abri de quelques surprises… 

Merci Nathalie pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Gémi Diallo évoque ses projets et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit Photo: Candice Nechitch

 

Bonjour Gémi,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous avez participé, en janvier dernier, au tournage d'un court-métrage qui part actuellement dans les Festivals. Comment le présenter ? Sans tout en dévoiler, quelle histoire y est racontée ?

 

Le court-métrage,  « Le bout de la piste » , de Sophie Thouvenin, produit par Takami Productions, a été tourné à Armentières. C'est l'histoire de quatre coureurs de demi-fond (800m), qui viennent en France dans le but d'être sélectionnés dans une équipe française pour rester en France et fuir leurs pays. J'incarne Lala, le personnage principal.  

 

Selon vous, qu'est-ce qui peut plaire aux spectateurs dans ce court-métrage ?

 

Sil y a des fans de sport, cest le moment ! Cest un film qui mélange poésie et détermination. On y voit une persévérance face à des choix, des choix que chacun dentre nous a à faire au cours de sa vie, peu importe le domaine.

 

Quelle suite aimeriez-vous donner à cette aventure artistique  ?

 

Beaucoup ont dit vouloir connaître la suite. Eh bien non, dommage, cest un court-métrage «aha». Mais il faut savoir que lorsquon tourne un film, pour ma part, c'est un moment, une période, avec des personnes, des personnages. C'est une histoire qui est racontée et il  y a une fin à tout ça quil faut accepter. Après, on passe à autre chose, à dautres projets, dautres aventures. Moi-aussi, je serai curieuse de la suite mais je laisse la place au spectateur. C'est à lui maintenant de se limaginer, de se limprégner et de continuer de rêver... ou pas.

 

En parallèle, vous allez, cet été, co- réaliser un court-métrage. Quel en sera le contenu ?

 

Je travaille dessus depuis deux ans, avec mon amie Julia Hamang, qui est réalisatrice et scénariste sur ce projet. Nous venons de faire une collecte Ulule où nous avons réussi à obtenir plus de fonds qu'espérés. Ce qui va nous permettre de partir à l'aventure pour tourner « La Maison » dans de bonnes conditions.

 

C'est l'histoire de deux soeurs, Camille et Ada qui vivent coupées du monde extérieur depuis des années, et désormais seules, suite à la mort de leur père, elles vont devoir reconstruire l'équilibre familial afin de préserver leur mode de vie. 

 

Alors que les choses semblent avoir repris leur cours, les aspirations des deux soeurs divergent de plus en plus. Elles doivent faire face à ce nouveau champ de liberté et prendre une décision : partir ou rester.

 

Où en êtes-vous dans le développement de ce projet ?

 

Le scénario est terminé, l'équipe est constituée, les rôles sont distribués: Morgane Pommier dans le rôle dAda, Omar Meftah dans le rôle de David, jinterprète le rôle de Camille. Et le lieu est lui aussi choisi, dans le Sud de la France, en pleine nature.

 

En parallèle de ces beaux projets, quelles sont vos envies pour la suite ?

 

Voyager et encore voyager, me former encore plus. Pour linstant je me concentre sur ce projet de court-métrage « La Maison », jai également en parallèle une web-série en cours de création : « Au Nom de mon père », créée par lassociation Afroduction. L'épisode pilote que nous avons tourné fin octobre 2017 a été sélectionné dans quelques festivals Américains. Je vais suivre ça de près.

 

Mes envies seraient de continuer à travailler sur des projets qui me passionnent, que ce soit dans lart comme le cinéma, le théâtre, la danse mais aussi dans le milieu associatif & Humanitaire.

 

Pour terminer, quel regard portez-vous sur la diversité dans le cinéma français actuel ?

 

Je n'aime pas trop ce terme « issus de la diversité », Nous sommes tous des êtres humains vivant sur une même planète, essayant de vivre chaque jour au mieux. Alors, oui, nous sommes différents et ces différences devraient nous servir dans la créativité. De ce que jai vu du cinéma français, si nous prenons les longs-métrages, les personnes ‘’issues de la diversité’’ restent cantonnées aux mêmes rôles, faire rire, violentes, délinquantes etc. Pourquoi ne pas montrer une famille asiatique ou africaine dans un thriller, du moins dans quelque chose de nouveau, sans que les origines soient le sujet principal. Avec le film « Carnivores » de Yannick Renier et Jérémie Renier, on y est parfaitement.

 

Je pense donc que l'on y arrive petit à petit, il y a une belle évolution, lente mais présente. Quand je rencontre des acteurs, actrices, réal etc, de ma génération, je sens qu'ils ont envie de faire bouger les choses, ce qui est extrêmement motivant. Jaimerais voir de tout dans le cinéma français, comme lorsque je vais dehors et que je prends le métro parisien. En tant que comédienne, je pense quil est dun devoir aussi de montrer, d'informer, de toucher, pour que les personnes se rendent compte, c'est comme ça que les choses vont bouger et évoluer. On va bouger le cinéma français:)

 

Ce fut un plaisir, Gémi, d'échanger avec vous  !

 

Publié dans Télévision, Théâtre

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Audrey Ferin nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Audrey,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous démarrerez à la rentrée prochaine le tournage d'un long métrage algérien, « Taxi Rouge ». Très simplement, comment présenteriez-vous ce film ? Quelle histoire y sera racontée ? Quels thèmes y seront abordés ?

C'est un film policier algérien, réalisé par Idir Saoudi, qui avait déjà fait plusieurs longs métrages, notamment « Braquage à l'algérienne ». Je joue Tita, une jeune fille qui va se faire enlever. Un jour, elle rentre tout bêtement dans un taxi mais plus personne ne va la retrouver.

Je vais garder un peu le suspense, c'est un kidnapping mais ce film est, au final, sur le thème de l'amour, un peu sous toutes ses formes. On peut se demander jusqu'où nous emmène l'amour et même jusqu'à quelle folie il peut faire basculer certaines personnes au psychisme fragile.

Qui est Tita ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C'est une jeune fille équilibrée, bien dans sa peau, qui a une vie très rangée, pas du tout dissolue. Cet événement qui surgit dans sa vie est alors très surprenant.

Selon vous, qu'est-ce qui plaira aux spectateurs qui viendront voir le film ? Par quoi vont-ils être attirés ?

Je pense que c'est un mélange d'action et d'amour, mais pas au sens premier d'une histoire d'amour comme on peut l'entendre à la « Roméo et Juliette ». C’est sur le thème de l’amour dans un sens large.

Nous sommes à deux mois environ du début du tournage. Comment abordez-vous la préparation de l'interprétation de votre personnage ?

C'est une partie que j'adore. J'utilise beaucoup de techniques mais j'ai besoin de réfléchir au personnage, de l'imaginer, mentalement et physiquement, d'imaginer son passé, sa vie. Cela me permet de rentrer dans le personnage et de créer une réalité.

Quelles sont vos sources d'inspiration pour y arriver ?

Elles ont plusieurs origines. Cela peut être des gens que j'ai connus, des gens que je connais, des gens que j'imagine, des parties de moi et de ma personnalité. Je fais un petit mix dans ma tête et je prends ce qui m'inspire. Je vais à l'instinct et au feeling. Je m'inspire aussi du désir du réalisateur et de ce que lui-même imagine, c'est très important.

Il y a, après, une partie qui est très personnelle. Car, pour pouvoir m'approprier le personnage, j'ai besoin d'être dans une véracité. Pour, à partir de ce que souhaite le réalisateur, le mêler à mes propres désirs. Le but étant que ça soit le plus réaliste possible, c'est ce qu'il y a de plus important.

 

 

A la rentrée, on pourra vous retrouver en animation, sur Youtube dans un premier temps, en public également pour la finale, d'un concours de mannequinat. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

Effectivement, en parallèle, en France cette fois-ci, je vais animer un concours de mannequinat sous forme de télé-réalité show. Ce qui est très à la mode aux États-Unis en ce moment. Ce sont des jeunes filles qui rêvent d'une carrière de mannequin professionnelle. L'idée est de les suivre, de suivre la sélection, de suivre leurs désirs, leurs envies, leurs parcours, jusqu'au concours final qui aura lieu dans une salle parisienne. A l'aide d'un jury sera nommée la gagnante.

Je présenterai l'ensemble des épisodes de ce show.

Comment vous y préparez-vous ? Car c'est un exercice sans doute bien différent du long-métrage dont nous venons de parler.

Oui, totalement. Moi-même, j'ai fait pas mal de photos, c'est donc un monde que je connais. Cela me fait plaisir, quelque part, de baigner la dedans.

Ce sont toujours des relations humaines, les caméras ne tourneront pas tout le temps, ce sera toujours agréable, entre deux prises, de découvrir les personnes, de comprendre leurs aspirations. Ce qui me permettra de mieux cerner leurs désirs et de capter pourquoi elles choisissent ce chemin de vie au lieu d'un autre.

Quelle petite touche plus personnelle souhaitez-vous apporter dans la présentation de ce show ?

Mon expérience en tant que modèle, c'est important. On comprend toujours mieux les autres quand on est passée par là. Cela va me faciliter les contacts et l'explication de l'émission.

Ce fut un plaisir, Audrey, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Laure Le Rouzic évoque ses parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laure,

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes et aux différentes expériences artistiques. Si l'on revient à la genèse, qu'est-ce qui vous a donné l'envie de faire ce métier ?

Mon parcours est atypique. J'avais fait deux à trois ans de théâtre au lycée, j'avais beaucoup aimé. Quand j’étais petite, je disais à ma famille que je voulais être star et j’ai joué la comédie très jeune, dès 2 ou 3 ans. En m’inventant des personnages, des mimiques, on m’appelait bille de clown. J’adore observer les gens, leur façon de parler, de se mouvoir, de se regarder. On n’a pas réellement besoin de parler pour comprendre quelqu’un.

Mais je viens d'une famille où il faut plutôt faire des études, avoir un métier plutôt stable. Le métier d’actrice me paraissait alors illusoire, je suis du coup rentrée en classes préparatoires HEC. Ensuite, j'ai intégré une école de commerce à Bordeaux, option finance, pour faire plaisir à ma famille et assurer mes arrières. Quand on se lance dans une voie, on avance, le temps va très vite et on se rend compte plus tard que quatre à cinq ans se sont passés, sans que l'on soit sur le bon chemin. Ce fut mon cas, j'y reviendrai.

Après mon école, j'ai vécu au Mexique, en Australie, je suis rentrée en Bretagne chez moi avant de rejoindre Paris, où je suis rentrée dans la promotion immobilière. Au bout de trois ans et demi, j'ai fait un burn out, me rendant compte que je n'étais pas du tout à ma place. Je ne rentre pas dans le moule de la culture d'entreprise. Je mettais beaucoup de drame et de comédue dans ma privée et, à un moment donné, je me suis dit que j'aurais dû faire l'inverse. Pour mettre toute l’énergie dans le théâtre.

Je suis du coup partie six mois faire le tour de l'Amérique du Sud en sac à dos et, lorsque je suis revenue, j'ai intégré l'école des Enfants Terribles.

Qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien à présent ?

Je pense que c'est très compliqué à décrire. Cela me permet d'avoir la multitude de vies que je n'aurais jamais. Je suis quelqu'un qui a énormément peur du quotidien, j'aimerais faire énormément de choses, j'ai beaucoup de mal à m'encrer dans un pays, dans une situation. J'aimerais voyager, découvrir plein d'endroits, réaliser plein de métiers et être plein de personnes différentes. Je pense que le théâtre ainsi que le cinéma permettent de concrétiser cela. Dans la vie, quand on te dit ‘tu joues un rôle », c’est très négatif, sur scène ou derrière la caméra, c’est ce qu’on vous demande et c’est cela qui me plaît…. De ne pas être jugée pour ce que je sais faire.

Je suis quelqu'un de très angoissée, mon cerveau est H 24 en ébullition mais ce sont les seuls moments où je ne pense à rien d'autre. Je suis alors dans l'instant présent, j'oublie le reste. C’est peut-être à ce moment-là que je sais qui je suis et que je me dis que, là, je ne joue plus ce rôle, ce qui est paradoxal.  

Parmi toutes vos expériences, l'une vous aurait-elle plus marquée que toutes les autres ?

Je dirais le premier projet théâtre que j'ai fait, « E-génération ». On l'a monté en dernière année de l'école. Nous avons eu la grande chance d'avoir comme metteur en scène Jean-Christophe Dollé, un génie. Il est dingue d'inventivité, de créativité, il est hyper humain.

 

 

La première année de théâtre a été compliquée pour moi, je venais de tout abandonner, je revenais à peine en France, je n'avais plus la même situation financière. J'ai beaucoup dû évoluer au niveau des qualités humaines que je n'avais pas forcément. Le théâtre nous apprend à ne pas se juger, à ne pas juger les autres, à ne surtout pas attendre un résultat. Le contraire de ce dans quoi j'avais baigné. J'ai donc dû revoir tout à l'inverse, cela n'a pas été simple. Ce metteur en scène m'a beaucoup aidé, il fait grandir ses comédiens.

Nous avons monté ce spectacle, qui a eu tellement de bon retours que nous l'avons emmené par deux fois au Festival d'Avignon.

Vous êtes présente sur différents supports, théâtre et image notamment. L'un vous attire-t-il plus encore ? Ou est-ce leur complémentarité qui vous plaît ?

Certains disent que c'est le même métier, à l'inverse je pense que ce sont deux métiers totalement différents. Certains acteurs de cinéma ne pourront jamais faire de théâtre et inversement. En ce moment, je l'avoue, je suis plus attirée par l'image. Surtout de par ma série où l'on fait tout nous-mêmes, il y a une facilité d'exécution car nous sommes justes avec notre appareil. Dès que l'on a une idée, on peut se mettre à filmer, on voit très rapidement le résultat de ce que l'on a fait.

J'ai une grosse voix, énormément de mimiques, je peux être très maniérée, tout se lit sur mon visage. Au cinéma, comme je suis trop, je dois me canaliser, restreindre mon jeu et qui je suis. C'est ce qui m'intéresse.

Le théâtre est violent comme émotion, on est devant 500 personnes, il y a une énergie qui est palpable, on est vraiment en direct avec les gens. C'est totalement un autre métier, il n'y a pas de filet de sécurité. Des énergies se dégagent, que les gens renvoient. Les publics changent, certains pudiques, d'autres au contraire très extravertis. C'est fort, mais ça peut aussi être angoissant.

Justement, quelles sensations et sentiments prédominent en vous juste avant de monter sur scène ?

Je suis quelqu'un de très angoissée. Mais il n'y a pas le choix, il faut surmonter cela. Cela m'apprend à me dompter. A l'inverse, il m'arrive de ne pas être stressée, sans que je ne sache vous expliquer pourquoi.

 

 

Sur un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation ?

J'ai peu d'expérience mais je suis moins angoissée. Parce qu'il y a ce filet de sécurité qui existe, la prise peut être refaite. Je pense qu'un réalisateur peut beaucoup jouer sur cela avec ses comédiens. Sur une scène un peu dure, plus la personne est fatiguée, plus émotionnellement parlant, quelque chose va se dégager. On peut donc vraiment travailler avec le comédien là-dessus, ce qui est très intéressant.

Plus généralement, quels sont vos actualités et projets artistiques du moment ?

Je travaille sur la série « Lourdeur » depuis un an. Nous voulions monter une pièce de théâtre mais nous n'avons pas trouvé de metteur en scène. Cela nous a alors incités à développer le programme par nous-mêmes. Nous allons l'envoyer à un Festival.  Sur Instagram, cela commence à bien fonctionner aussi, quelques semaines seulement après son lancement. Cette année, je vais vraiment me consacrer à son développement pour essayer, pourquoi pas, de le vendre à une production.

J'adorerais faire, en parallèle, un long-métrage.  Ce serait super. Mais ce n'est pas ma prétention du moment. N'importe quel rôle me tenterait, même si j'aurais plus de facilité dans le comique, de part ce que je suis dans la vie. Mais je suis attirée aussi par le drame, il y a quelque chose, je trouve, de très beau dans la tristesse et les pleurs. J'ai aussi d'autres aspirations, en parallèle de l'acting.

 

Merci Laure pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Mégane Chalard évoque sa belle actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Le Daron Photographe

 

Bonjour Mégane,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, en alternance, au théâtre des Blancs Manteaux et à Genève, ses pièces « Les parents viennent de Mars, les enfants du McDo », version chez papa et version chez maman. A titre personnel, comment présenteriez-vous ces deux spectacles  ?

 

Eh bien, ce sont deux pièces autour de la famille !

Deux enfants dont les parents se sont séparés se retrouvent tour à tour « chez papa », puis « chez maman ». A l’origine c’était uniquement la version « Chez papa », et devant le succès de la pièce un deuxième opus, « Chez Maman », a été créé.

 

L’auteur et metteur en scène, Rodolphe Le Corre, a écrit des tranches de vie quotidienne avec des enfants pas toujours sages, des ados en pleine mutation et des parents qui se débrouillent.. comme ils peuvent !


Le plus important dans cette « comédie familiale », je crois, c’est que tout le monde peut s’identifier. On a tous été enfants dans notre vie, certains sont devenus parents maintenant, on retrouve donc facilement des situations que l’on a déjà vécues.

 

2/ Quels thèmes sont abordés dans ces deux spectacles ?

 

On y dévoile avec humour l’histoire d’un père de famille - ou d’une mère, selon la version - célibataire et qui élève seul ses deux enfants : Lulu (Lucien), le garçon et Lélé (Léa), la fille. Au fur et à mesure, on voit l'évolution des enfants mais aussi du parent, en leur présence, jusqu'à ce qu’il soit… totalement dépassé par eux !

 

3/ Comment décririez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C'est une chipie ! Une petite fille pas du tout modèle, à l’opposé d’ailleurs de ce que j’étais enfant. Du coup, c'est bien, je peux faire sur scène toutes les bêtises que je n'ai jamais pu faire avant.


Mais attention ce n'est pas une peste, simplement une petite fille qui sait ce qu’elle veut. Ado, elle essaie de suivre les tendances, comme c’est souvent le cas dans la société. Le curseur est juste un peu poussé pour pouvoir donner cette note comique.

 

4/ Quelles ont été vos sources d'inspiration pour votre interprétation ? Vous êtes-vous remémorée vos souvenirs personnels ? Avez-vous cherché à imiter vos prédécesseurs et alternants ?

 

Je dirais que c'est un mélange de tout ça. Au départ, je suis partie de mon expérience personnelle puisque l’on part toujours de soi. Puis, je me suis inspirée de ce que faisaient celles qui m'ont précédée dans ce rôle puisqu’elles ont fait un travail formidable sur cette pièce. Il ne s’agit évidemment pas de copier, chaque comédienne apporte sa propre couleur à ce personnage.

 

5/ Vous avez alterné ces mêmes spectacles entre Paris et Genève. Ce sont deux villes et deux pays différents. Sur le ton, le rythme notamment, apportez-vous des modifications selon le lieu ? Les publics sont-ils les mêmes ?

 

Il y a des modifications à apporter par rapport à la taille du plateau. La salle de la Comédie de la Gare à Genève est plus grande, forcément le jeu va être un peu plus grand aussi et les déplacements modifiés. Le porté de voix est différent également. Alors qu’aux Blancs Manteaux, comme c'est une petite salle, c'est peut-être plus intimiste… Donc le jeu diffère.

Pour le public, cela ne change pas. Tout dépend peut-être du nombre d’enfants présents dans la salle, ils ont tendance à être plus expansifs !

 

6/ Le fait d’enchaîner ces deux spectacles est-il un exercice facile pour vous, auquel vous êtes rodée ?

 

Pour enchaîner la version "Chez Papa" et la version "Chez Maman", cela demande une bonne énergie !


Ce qui est très agréable aussi, c’est que ce ne sont pas les mêmes spectacles. Certes, on reste dans le même univers comique, avec les mêmes personnages, mais l’histoire et les situations diffèrent, donc le renouvellement est total à chaque fois.

 

7/ En parallèle, quelles sont vos autres envies artistiques à court et moyen termes ?

 

Ça serait de jouer en anglais, plutôt pour la caméra. Maintenant, je pense que j'ai plutôt un bon niveau d'anglais, suite à mon voyage aux États-Unis l'été dernier. Traverser les USA toute seule en sac à dos pendant deux mois et demi, de San Francisco à New-York, m'a beaucoup aidée dans ce sens. J'ai été totalement immergée.

 

J’aimerais participer à davantage de projets de film. Certains se dessinent pour les mois qui viennent… D'autres pistes pour des pièces de théâtre commencent à pointer le bout de leur nez aussi. Et je suis également modèle photos : on était dernièrement en shooting pour le lancement de bijoux à cheveux en plume de la marque Tara Wusten dont je suis l'égérie.

 

 

Merci Mégane pour cet agréable échange !

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Fort Boyard : Alexandra Rosenfeld évoque sa nouvelle participation à ce chouette programme familial !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alexandra,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

Vous serez, samedi 21 juillet, de retour sur « Fort Boyard », pour la septième fois. On peut imaginer que c'est un plaisir d'y retourner ?

 

C'est vrai que c'est toujours un plaisir mais, paradoxalement, à chaque fois que je repars du Fort, je me dis que c'est la dernière fois. Finalement, j'y retourne quand même. Plus j'y vais, plus je me rends compte que j'ai peur de tout et plus mes frayeurs grandissent à l'âge.

 

Je suis incapable de dire non, j'adore l'émission, j'ai toujours une bonne équipe et nous jouons pour une association.

 

Ces précédentes expériences vous ont-elles aidée dans votre préparation cette année ?

 

Cela n'aide pas du tout. Plus on le fait, plus on se rend compte que l'on a peur de tout. La première fois, je pensais que j'avais juste peur des araignées mais j'ai aussi découvert, en faisant la tyrolienne du haut du Fort, que j'avais le vertige. La fois d'après, j'ai découvert que j'avais peur des rats. Puis des serpents. Et ainsi de suite.

 

A chaque fois que l'on doit affronter une épreuve, on se rend compte que la peur est bien réelle. J'essaie malgré tout de la vaincre. C'est comme au quotidien, il faut se confronter aux choses pour savoir si on en a peur ou pas.

 

Plus j'ai participé à l'émission, plus j'ai été mise en confrontation avec ces peurs-là. Chaque fois, on essaie de les dépasser pour une association et, souvent, on y arrive. Cette année, nous avons été une très bonne équipe.

 

 

De façon générale, qu'est-ce que vous redoutez le plus sur le Fort ? A l'inverse, qu'est-ce qui vous y attire ?

 

Je redoute d'avoir une épreuve dans laquelle je serais tellement apeurée que je ne pourrai pas la faire. Je ne sais pas laquelle, je ne sais pas si ce serait le vide ou une autre. Cette année, j'ai eu souvent peur mais je ne me suis pas démontée, je me suis battue jusqu'au bout. C'est finalement ce qui est puissant : même si on ne réussit pas forcément à gagner l'épreuve, on peut se dépasser et faire de son mieux.

 

Selon vous, quelles sont les astuces pour être un bon candidat à « Fort Boyard » ?

 

L'équipe y est pour beaucoup. J'ai la chance, cette année, d'être entourée de Valérie Damidot et Artus, avec lesquels j'avais déjà fait une aventure en 2014. On se connaît et on se soutient les uns les autres.

 

Nous étions hyper complémentaires, nous sommes allés loin parce que, justement, nous avions tous des peurs et des envies différentes. Pour que l'équipe soit bonne, il faut qu'elle s'entende bien et qu'elle soit soudée. Il est important aussi d'avoir confiance les uns envers les autres.

 

Quelles valeurs représente et dégage ce programme ?

 

C'est une belle émission familiale. Je me rends compte que, dès que je parle de ce jeu, tout le monde l'aime. Toutes générations confondues, cette émission a de l’engouement. Elle est très saine, elle plaît à tous les âges. C'est un peu un programme d’anthologie.

 

 

Un mot sur l'association que vous allez défendre ?

 

En fait, jusqu'au jour J, on ne savait pas, par contre, pour quelle association nous allions jouer. Il y avait balance mais c'est celle d'Artus, « IMAG'IN » en lien avec une maladie orpheline, qui a été retenue.

 

Pour terminer, que dire pour définitivement inciter les lecteurs à suivre ce programme ?

 

Nous avons beaucoup ri, on s'est bien battus aussi, nous sommes l'une des rares équipes à avoir échappé à la prison. Je pense que c'est une de mes meilleures années, j'ai ri du début à la fin, j'ai eu peur, j'ai crié...c'était cool. C'était vraiment bien, je pense que ça se ressentira à l'antenne. C'est pareil, j'imagine, pour toutes les équipes.

 

Ce fut un plaisir, Alexandra, d'échanger avec vous !

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Alexia Laroche-Joubert : Fort Boyard, Koh Lanta ... elle aborde de nombreux sujets !

Publié le par Julian STOCKY

T. Vollaire/ALP

 

Bonjour Alexia,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

La 29è saison de « Fort Boyard » est en diffusion chaque samedi soir de l’été, sur France 2. Plusieurs nouveautés sont à retrouver, notamment le personnage de Mégagaf, interprété par Vincent Lagaf. Comment son arrivée a-t-elle été orchestrée  ?

Si on revient à l’origine, Vincent nous avait fait le plaisir de participer au programme l’année dernière en tant que candidat, il était même capitaine de son équipe. Nous avions été bluffés par sa rage de vaincre et son entrain dans les épreuves. Lorsque nous avons commencé à préparé la nouvelle saison, Guillaume Ramain, le producteur, m’a expliqué qu’il aimerait bien travailler avec Vincent.

Vincent a cette spécificité d’être professionnel et passionné de flyboard, ce qui nous a attiré car nous avons du mal, sur « Fort Boyard », à trouver des épreuves aquatiques. 

A titre plus personnel, il me plaisait d’avoir le premier personnage qui décide d’envahir le Fort. Car, en fin de compte, tous les personnages sont un peu l’armée du Père Fouras pour protéger le trésor. Pour la première fois, nous voulions un « méchant » qui soit aux côtés des célébrités pour les aider à voler les boyards.

Quelles ont été les sources d’inspiration de l’équipe pour son développement ?

Cela s’est passé en plusieurs étapes. Il fallait déjà comprendre le sport que pratiquait Vincent et voir comment nous pouvions l’adapter au Fort, notamment par rapport aux marées. Il y a plein de contingences compliquées. Les équipes sont, du coup, aller faire une période d’entraînement avec lui, elles ont vu en fin de compte l’incroyable capacité de ce sport et, surtout, ce qu’en fait Vincent.

Le deuxième point était de définir le personnage. Là, nous avons travaillé sur la base de super héros. Le troisième élément était de capter cela. Nous avons demandé à son fils, qui est cadreur et qui filme cela avec un 5D. Lui-même était du coup sur un flyboard. Nous avions, en effet, une difficulté, à savoir que c’était compliqué pour nos équipes, à la vue du mouvement que fait Vincent et que fait la célébrité quand elle cherche à décrocher le code, de les capter avec nos propres moyens. Nous avons donc engagé aussi son fils, ce qui nous permet d’avoir des images vraiment proches. 

Par la suite, aimeriez-vous que ce personnage puisse revenir et avoir, pourquoi pas, une ampleur plus importante dans le programme ?

Oui, très clairement. J’en ai déjà parlé avec Vincent. Il faut aussi voir si son planning le lui permet car il a quand même pas mal de demandes. En tout cas, lui a adoré, ça lui permet d’exercer son sport et nous avons beaucoup apprécié aussi. En plus, c’est un vrai personnage, il joue tellement le jeu. Quand il fait son clip, il est tellement fun  J

De plus, cela lui permet de toucher un public hyper jeune, une cible qu’il affectionne. 

En parallèle, les Bodin’s font eux aussi leur apparition en animant un bal populaire. Qu’est-ce qui a guidé ce choix ? 

J’avoue que c’est complètement Guillaume Ramain qui l’a pensé. Je vais vous dire, j’étais la première surprise car je me disais qu’ils étaient intouchables. Ils ont le record de billets vendus dans les Zéniths, je les voyais inaccessibles, ils sont sur la route en permanence, ils ont une notoriété telle que je pensais que ce serait compliqué de les avoir.

Guillaume les a quand même appelés et la magie du Fort a opéré. Ce dernier est un rêve d’enfant : vous rentrez dans ce que vous-même avez regardé. Guillaume a travaillé avec eux dans une cohérence artistique par rapport à leur univers et nous nous sommes dits que l’été était aussi la période des bals. Ce qui a généré la création d’une épreuve à base de musique. 

Sincèrement, ils sont vraiment sympas et je crois qu’ils se sont bien amusés.

Depuis plusieurs années maintenant, le Fort intègre des personnalités dans l’équipe. Vincent des Bodin’s nous disait que leur arrivée s’était faite naturellement et avec facilité. C’est aussi cela l’esprit du Fort ?

Oui, je pense qu’il y a un esprit de famille qui est dingue. Je crois que, comme je vous le disais, les Bodin’s sont d’une grande spontanéité et générosité. Vraiment, ils abordent les gens, on sent que ce sont des artistes artisans. Ils sont au contact de la technique, ils sont à l’écoute et je pense qu’ils se sont très vite pris à l'esprit du groupe.

Comme chaque année, de nouvelles cellules sont aussi proposées. On peut notamment penser à Car Wars, dans laquelle Passe-Muraille tente de faire barrage au candidat dans un duel passionné d’auto-tamponneuses Made In « Fort Boyard ». Comment parvenez-vous à inventer toujours et encore des nouveautés qui surprennent les candidats et les téléspectateurs ?

Beaucoup par la curiosité. Les équipes, à la fois de développement, celles du Fort ainsi que celles de créateurs et de constructeurs de jeux sont très attentives à tout ce qui se passe. Par exemple, nous avons contacté des jeunes sur le surf. Nous avions vu cela sur internet et nous avons signé un contrat avec eux. Ils ont développé cette épreuve où il faut se redresser sur la planche, que vous avez pu voir avec Clémence. 

La catapulte a été vue sur Youtube, aussi au travers de jeunes qui avaient créé cela. « Car Wars », pour le coup, est vraiment l’univers de « Mad Max », d’où le côté un peu métal. Il y a énormément de sources. Le Willimix est un petit hommage au film « Les sous doués  ».

La magie de la captation rend le fort plus grand qu’il n’est. Toute la prouesse du lieu, peu de gens s’en rendent compte, est de réussir à mettre dans des espaces extrêmement réduits ces aventures. Il faut rendre hommage aux différents corps de métier qui travaillent sur ce Fort, ils arrivent à faire rentrer dans une sorte de boite à chaussures ces épreuves. 

Un petit mot aussi sur le quizz du Willimix, animé par le chef Willy, l’occasion d’une belle tranche de rire mais aussi de se cultiver sur l’histoire du lieu et du programme ?

On a la chance d’approcher les 30 ans du programme, près de 400 émissions ont été tournées. Nous avons donc énormément d’archives, nous avons tout digitalisé, ce qui nous permet de surfer avec les informations. 

Le fait d’avoir cet historique est aussi l'occasion de donner le nombre de records, les pourcentages de réussite, les plus gros gains notamment. Plein d’informations sont injectées en infographie. 

Malgré une concurrence forte, notamment la Coupe du Monde de football, les audiences sont au rendez-vous depuis le 23 juin dernier. Avec régulièrement plus de 2 millions de téléspectateurs. Pensiez-vous maintenir d’aussi bons scores en cette période sportivement chargée  ?

Sincèrement, j’avais un peu peur. Arriver à faire 2,5 millions est juste génial. Cela prouve la puissance du format. D’autant plus que les 4-14 ans sont notre cible privilégiée. Un enfant sur deux regarde le programme. Hors, il s’avère que, comme certains matchs sont à 16h, les enfants de cet âge ont pris goût à regarder le ballon rond. Ils aiment bien cela. Cela renforce nos scores d’audience, on arrive à se maintenir sur notre cœur de cible alors qu’ils pourraient regarder les matchs en famille.

Comment expliquez-vous cette fidélité sans faille ?

Vraiment, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Il y a la puissance du Fort, un concept à l’origine de Jacques Antoine. Il y a aussi la remise en cause constante des équipes qui y travaillent. On tourne quinze jours environ, le reste du temps est un vrai travail de curiosité, notamment sur Youtube, sur des clips, sur des émissions,… pour se nourrir. A cela s’ajoute leur propre inventivité. 

Sans tout dévoiler, certains candidats de cette saison vous ont-ils particulièrement marquée ?

Une équipe, c’est rare, ne va malheureusement pas arriver à lever la grille. J’ai pu assister à certains tournages et je pense que les gens qui ont assumé la catapulte sont quand même bien «  couillus ». 

Pour la suite, qui aimeriez-vous voir ou revoir participer à ce chouette programme familial ?

C’est marrant, j’étais avec Tony Parker il y a peu à la radio, je lui ai envoyé l’invitation pour les 30 ans de l’émission. Il a déjà participé deux fois à ce programme et je crois d’ailleurs qu’il a l’un des Top 5 de record de gains. Il a accepté, sauf si son emploi du temps l’en empêche d'ici là. Il sera donc présent aux 30 ans l’année prochaine.

En parallèle, revenons, si vous le voulez bien, au tournage interrompu de ce qui aurait dû être la 19è saison de « Koh Lanta ». A froid, plusieurs semaines après l’arrêt de l’enregistrement, quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé ?

Le choix s’est imposé à nous en raison de l’impossibilité de poursuivre le tournage. Pour des raisons humaines, il n’était pas question de poursuivre comme si de rien n’était en l’état de choc de Candide, des autres concurrents et du manque du sérénité pour nos équipes. Mais aussi pour des raisons techniques, comment gérer les deux premiers épisodes qui avaient déjà été tournés ? Cette décision a été largement mûrie. Aussi du point de vue de notre responsabilité morale de producteur, comment poursuivre un jeu familial de divertissement dans un tel contexte ? Pour les conséquences financières, j’ai déjà eu l’occasion d’indiquer dans une récente interview qu’à ce stade l’assurance refuse la prise en charge.

Quelles leçons faut-il en tirer pour les futures et, on l’espère, encore nombreuses saisons à venir ?

Je pense que c’est compliqué d’en tirer des leçons parce que je ne considère pas qu’il y ait eu une faute de la part de la production. De plus, on a un devoir de réserve sur ce qui s’est passé, c’est parole contre parole, je m’étais exprimée dans un communiqué de presse de façon assez claire. Je ne vais pas changer ma position, je ne vais pas m’exprimer sur les faits, la justice s’en chargera.

C’est un événement exceptionnel qui ne s’est pas passé dans le cadre du jeu, qui était en dehors de toute caméra et indépendant de la ligne éditoriale du programme. Donc j’avoue ne pas voir quelles conclusions nous pourrions en tirer. Nous avions accès au volet 3 des casiers des candidats, tous étaient vierges. Ce sont quand même des mois et des mois de castings, encadrés par des professionnels respectant la réglementation et la vie privée . Les potentiels concurrents sont vus par des psychologues, par le corps médical habitués à des sélections de cette nature dans le cadre d’un programme TV. Nous en avons parlé avec les équipes car c’est très important de se remettre en cause mais je ne vois pas en quoi ni comment nous pourrions changer le process. 

A l’image de « Fort Boyard », ce programme de télé-réalité cartonne depuis très longtemps, la première ayant eu lieu en 2001. Quels sont les secrets de cette belle longévité ?

C’est pareil, je pense que c’est le renouveau. Ce programme touche des valeurs qui sont importantes et qui peuvent être partagées en famille. Des valeurs de dépassement de soi, de sortie de sa zone de confort, de travail collectif, de retour à l’essentiel, de déconnexion de tous les réseaux. Quand on est parent et que l’on regarde cela avec des enfants, c’est important de montrer des gens qui, justement, acceptent de se déconnecter et qui vivent d’autres émotions. 

Un autre élément est essentiel, nous sommes uniques en France au travers de la qualité des jeux mis en place. Ils sont réalisés par une équipe incroyable de professionnels et inventé par Yann Le Gac, qui joue aussi le Père Fouras. Un travail dingue d’orfèvrerie est réalisé, nous sommes la seule émission à pouvoir le faire car cela demande des moyens gigantesques et une expertise que nous sommes les seuls à détenir. 

Ce fut un plaisir, Alexia, d’échanger avec vous !

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Fort Boyard : Delphine Wespiser met en avant ses personnages de Blanche et de Rouge !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Delphine,

 

C'est un réel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

Vous êtes de retour, chaque samedi soir de l'été, dans « Fort Boyard », au travers de vos personnages que sont Blanche et Rouge. A titre personnel, comment les présenteriez-vous ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

La préférée des deux, pour les téléspectateurs, est Blanche, c'est ce qui en ressort notamment lors des dédicaces. Parce qu'elle est plus gentille. Je l'incarne depuis six ans, c'est une princesse très douce mais elle est aussi juge. Elle applique donc les règles et les lois. Les gens viennent chez elle pour se sacrifier en échange d'une clé. S'ils réussissent leur épreuve, ils se libèrent, sinon ils partent en prison. C'est très marrant de voir que beaucoup de candidats sont très contents de se sacrifier:)

 

Rouge est sa sœur jumelle, on la connaît depuis quatre ans maintenant, elle est maléfique. Elle a été engagée par le Père Fouras, ce fut sa manière à lui de la dompter, pour qu'elle mette son énergie et son envie de combattre au service du Fort. Cette année, elle a été recueillir de jeunes enfants égarés et elle en a fait des petits enfants de combat. Tout cela dans l'optique d'avoir une équipe de petits soldats afin de protéger le trésor.

 

 

Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces deux personnages ? A l'inverse, qu'est-ce qui les oppose ?

 

Blanche incarne la pureté, la douceur et la justice. Rouge est une guerrière, elle a cette envie de combat. Même son regard est rouge, c'est une princesse de feu, elle est dans l'affront, elle a les cheveux noirs, on voit plus sa peau. Tandis que sa sœur est plus froide, plus mystérieuse, plus mystique.

 

Leur but commun est de veiller au bon fonctionnement et au bien du Fort.

 

En termes d'interprétation, comment passez-vous facilement, dans le même épisode, d'un personnage à l'autre ?

 

Ce n'est vraiment pas facile. D'autant plus que, pour la première fois, cette année, j'interprète les deux dans la même journée. Avant, Rouge était filmée en amont ou en aval donc j'avais, pendant les périodes de tournage, à me concentrer juste sur Blanche. Là, lorsque j'arrive, je me prépare en rouge, je mets mes lentilles, je me maquille, je mets ma perruque.

 

Une fois que c'est fini, j'ai à peine le temps de la pause déjeuner de vingt minutes pour manger et me changer en Blanche. Ce n'était vraiment pas facile cette année. Parfois, en Blanche, j'avais un peu la voix moins posée. J'ai eu besoin d'un ou deux épisodes pour prendre mes marques.

 

En tout cas, les spectateurs semblent contents de voir Rouge réellement, ils apprécient son interaction avec les candidats.

 

Vous l'avez dit, Rouge est, cette année, accompagnée d'enfants dans la cage. Qu'est-ce que cela change pour votre personnage ?

 

Cela la rend plus humaine, un peu plus attachante. On pensait qu'elle était totalement dénuée de sentiments et d'affection mais on découvre un côté plus maternel, malgré son côté guerrier obnubilé et robotisé qui ne lui fait penser qu'à la vengeance et au combat.

 

 

Son esprit maternel l'a guidé vers ces enfants, elle ne les a pas laissés, elle les a transformés en soldats. Elle les utilise quand même mais, quoi qu'il en soit, elle les sauve de là où ils sont.

 

Cette saison, Rouge sort de la cage pour retrouver le dernier enfant. Aimeriez-vous aller encore plus loin dans cette démarche pour rendre ce personnage encore plus présent et actif ?

 

Carrément ! J'aimerais avoir des épreuves face aux candidats. J'ai bien vu aussi la réaction de ces derniers quand Rouge apparaît. Même eux, gens de la télé, étaient un peu impressionnés.

 

Pour aller aussi dans le sens qu'aimeraient les téléspectateurs, j'adorerais effectivement que Rouge soit encore plus impliquée. On verre bien par la suite. Il faudrait que je m’entraîne physiquement :)

 

De près ou de loin, participez-vous à l'élaboration des jeux et épreuves auxquels les candidats doivent faire face dans la cage ou au jugement ?

 

Pas forcément. Je le fais davantage dans l'évolution de chacune. Blanche n'avait pas de serpent la première année, nous en avons rajouté un. De même pour le corbeau de Rouge.

 

On réfléchit à d'autres animaux blancs d'ailleurs pour Blanche. J'adorerais aussi créer une histoire autours d'elle. On ne s'interdit pas non plus d'intégrer une troisième sœur, qui serait une sirène.

 

Depuis toutes ces années, quels candidats vous ont le plus impressionnée ?

 

Je suis surtout marquée par les personnes que je connais en dehors de l'émission et qui viennent face à moi. C'est marrant parce que l'on se regarde d'une manière différente. Ils savent que je suis un peu stressée parce qu'ils risquent de partir en prison. Mine de rien, on ne sait pas si on doit se tutoyer ou se vouvoyer, c'est assez marrant.

 

 

Je suis donc impressionnée, déstabilisée et surprise surtout lorsque je croise des gens que je connais. Après, c'est un rôle donc je me dois d'être dedans et parfois je reçois un petit rappel à l'ordre dans l’oreillette, notamment pour que je pose davantage ma voix quand je suis Blanche. Pour que je sois davantage calme, suave et mystérieuse.

 

Plus généralement, un souvenir plus que tous les autres vous aurait-il particulièrement marquée ?

 

Il y a deux ans, pour le teaser de Blanche, il y avait un plan dans l'eau où elle crie, étant retenue. Nous avons fait cette scène le dernier jour car, après, le costume était inutilisable. J'ai du aller dans la trappe qui fait office d'égout, j'ai dû plonger tout habillée dans cette eau froide. J'ai dû mettre la tête sous l'eau, ouvrir grands les yeux et crier, cela m'a fait très bizarre.

 

En quelque sorte, c'est la première fois que mon personnage sortait de son confort habituel. J'ai vraiment du donner de ma personne. Je suis très fière de ce petit plan.

 

Auriez-vous aimé, en tant que candidate, devoir faire face à Blanche ou à Rouge ?

 

En 2012, j'étais candidate mais je n'avais pas rencontrée Blanche. Je n'avais pas voulu car je m'étais dit que j'allais être enfermée. Je ne suis pas non plus très agile quand il faut faire doucement. Pareil pour Rouge, je n'étais pas très sportive à l'époque, je n'aurais pas osé l'affronter.

 

Aujourd'hui, c'est différent. Je pense que je pourrais très bien aller dans une épreuve de la cage. Comme je pourrais rencontrer Blanche. Je me suis mise au sport et je pense avoir plus l'âme de compétition. Je tiendrais mieux la route.

 

Le succès de l'émission ne se dément pas, années après années. Ce début de saison le confirme. Selon vous, pourquoi ce programme continue-t-il de cartonner chaque saison, depuis 29 ans ?

 

C'est un programme historique, tout le monde s'y retrouve, toutes générations confondues, c'est pour cela que, aujourd'hui, les familles peuvent regarder ensemble, des petits enfants aux parents. Au delà de ça, c'est un programme qui n'a pas pris la poussière parce qu'il se renouvelle. En plus, c'est une émission bienveillante, il n'y a pas de confrontation entre les membres de l'équipe. Tout le monde joue ensemble pour une association, c'est super.

 

Ce sont des personnalités mais on leur casse, et ça j'adore, le peu d’ego qu'ils peuvent emmener avec eux sur le Fort. Les femmes sont très peu maquillées, on les met dans la boue aussi. Les hommes sont mis dans des situations qui les fait crier, ce qui leur enlève toute la virilité possible. Personne n'est mis à son avantage, ce qui est bien. On ne parle plus vraiment d'une personnalité publique, on parle de la personne, du courage qu'elle veut mettre pour réussir l'épreuve et de sa capacité à se surpasser. C'est génial. On a parfois de très bonnes surprises et, à contrario, des forts en gueule ont plus de mal quelques fois. C'est très intéressant, cela permet de voir la vraie personnalité des personnages publiques.

 

 

En conclusion, comment définitivement inciter les lecteurs à suivre chaque samedi soir de l'été ce beau programme familial ?

 

Je pense tout simplement qu'il y en a pour tous les goûts. Pour ceux qui aiment l'aspect sportif, pour ceux qui aiment le côté historique, pour ceux qui apprécient l'humour. Sans oublier le sport. Chacun zappe ou regarde l'émission en entier mais pour une raison propre. Ce programme fait rêver les enfants, permet aux parents de déconnecter tout en étant avec leurs gamins. Tout le monde a une bonne raison de regarder « Fort Boyard ».

 

Merci Delphine pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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