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television

Plus Belle La Vie : Manon Bresch nous présente sa vision de Thérèse, son personnage

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Manon,

 

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

Votre personnage dans « Plus Belle la vie » vit en ce moment une intrigue amoureuse. Quel regard portez-vous sur l’évolution de votre personnage ces derniers mois ?

 

Effectivement, depuis cet été, on m’a plus vue dans cette intrigue. On a quitté le lycée, on devient adulte. Il faut trouver ce que nos personnages vont devenir, ce qu’ils vont faire comme métier, comme études. L’aventure que Thérèse vit lui permet aussi de se débrider un petit peu et d’ouvrir le champ des possibles. Cette intrigue permet de voir plus de choses de ce personnage et de montrer aussi aux gens qui s’identifient à Thérèse qu’on peut faire quelques conneries et tenter des choses qui vont nous servir pour les choix d’après.

 

Le fait que le tournage se déroule en décors extérieurs a-t-il joué sur votre interprétation ? Est-ce que cela a nécessité quelques adaptations ou le ressenti est-il exactement le même ?

 

Le rythme en studio est assez effréné. En extérieur, les réalisateurs ont plus de temps. Ce sont de nouveaux rapports avec les équipes techniques. J’ai tourné dans une villa exceptionnelle, tout était propice à me permettre de donner le meilleur de moi-même. Dans cette production, je crois que la seule chose qui peut différencier les tournages est le travail en amont sur le texte, avec ton coéquipier. C’est plutôt de ce côté-là que se joue la différence, davantage que sur les décors extérieurs/intérieurs.

 

 

En terme de rythme, avez-vous trouvé des petites astuces pour être tout à fait disponible et à l’écoute pour le réalisateur et l’équipe technique ?

 

Je suis un peu façonnée au monde « Plus Belle de vie ». C’est ma plus belle expérience de vie et ma première réelle expérience de plateau, mis à part un petit rôle dans « Clem ». Je suis habituée à ce rythme. C’est plutôt lorsque j’arrive sur d’autres plateaux, sur TF1 ou France 4, que je dois m’adapter, notamment aux temps d’attente (sourire). J’ai été rodée à enquiller, que ce soit au niveau des mémorisations de textes, de l’accès à la concentration en plateau, etc…

 

Pour revenir sur votre personnage de Thérèse, quelles sont les prochaines thématiques qui vont être développées autour d’elle, ou celles que vous souhaiteriez voir aborder ?

 

Honnêtement je n’ai aucune idée de ce qui va se dérouler, on ne m’en a pas encore informée. Mais j’aimerais qu’elle touche à la politique, à la vie de la ville. Je pense que ce serait important de montrer aux jeunes que tu peux aller tôt vers ce genre d’actions. Je trouve cela sympathique à souligner et, autour de moi, ce sont des énergies qui manquent. J’ai beaucoup de connaissances qui font de l’économie ou de l’humanitaire mais j’en ai peu qui s’engagent dans la vie de leur quartier ou de leur ville.

 

Plus en lien avec mes activités actuelles, on a laissé Thérèse avec ses ambitions de stylistes. Pourquoi ne pas aller vers ce qui ressort du métier d’« influenceur »… Ce nouveau métier est en pleine expansion. Il pourrait être intéressant de développer son parcours vers les métiers du web via cette passerelle mode.

 

 

La série cartonne depuis 14 ans. Pour vous qui êtes plus récente dans l’aventure, qu’est-ce qui explique la fidélité des spectateurs ?

 

Ça raconte leur vie, tout simplement ! Les gens se reconnaissent dans nos personnages, dans les évènements qui se déroulent. C’est une série très terre-à-terre. « Plus Belle la vie » rime aussi avec famille, souvenirs collectifs, il y a une union autour de cette série. Mais, oui, je crois que c’est avant tout parce que les spectateurs peuvent se retrouver à travers nous.

 

En parallèle de « Plus Belle la vie », quels sont vos autres projets ?

 

En comédie, je suis actuellement sur France 4 dans une série qui s’appelle « Des jours meilleurs » qui est en diffusion en ce moment.

 

Bientôt un rôle pour TF1 autour de l’environnement scolaire : « Le jour où j’ai brûlé mon cœur », autour d’une magnifique histoire vraie. Nous avons terminé de tourner cet été. Ce sera diffusé normalement en 2019.

 

Aussi un autre petit rôle dans une série OCS, que j’ai intégrée il y a peu.

 

 

Grâce à la fidélité des personnes qui suivent « Plus Belle la vie », je me permets de partager ma passion autour de la mode, mes styles etc… je ne suis pas sur du blogging mais plutôt dans du partage d’inspirations, de looks. J’ai la chance de pouvoir commencer à travailler avec des marques françaises, qui me font confiance, avec lesquelles j’espère grandir.

 

Ce fut un plaisir, Manon, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Plus Belle La Vie : Grant Lawrens nous parle de César, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Grant,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

Votre personnage sur « Plus belle la vie », César, a fini ses années lycée pour intégrer GreenTech. Comment avez-vous vécu, à titre personnel, ce changement ? Comment l’avez-vous interpréter en termes de jeu et d’interprétation ?

 

Cela m’a beaucoup intéressé car ce changement fait sortir le personnage de son cadre habituel, il quitte le lycée pour le milieu de l’entreprise. Du coup, il y a des rapports d’entreprise à traiter, des rapports de compétitivité notamment, là il est mis en concurrence dans une boîte. Avec ce qui se passe dans l’histoire, on arrive à trouver de nouvelles pistes pour le personnage, de nouveaux aspects, on se permet de creuser un peu plus loin.

 

 

En termes de diffusion pour GreenTech, nous n’en sommes qu’au début. Est-ce que le fait de jouer avec des partenaires qui n’intervenaient pas dans le cadre du lycée vous a impacté ?

 

Je joue avec Emma et avec Serge, que je connaissais tout de même un peu, pour avoir joué avec eux précédemment. Mais il y a de nouveaux personnages, comme celui d’Elodie ou de Cerise. J’ai plus tourné avec des personnages avec lesquels je n’avais pas l’habitude de tourner. C’était l’occasion de créer de nouvelles complicités, de s’adapter.

 

 

Le personnage de César est assez compliqué, pas nécessairement appréciable. Est-ce que vous aimeriez accentuer ce côté du personnage ou, au contraire, souhaiteriez-vous qu’on découvre une autre facette plus positive ?

 

Je crois que cette facette est intéressante. Nous avons eu l’occasion de nuancer et il faut continuer selon l’intrigue. Mais c’est aussi ce qui est à défendre : il est égoïste, compétiteur, il peut être très mauvais, parfois même machiavélique, prêt à tout. C’est quelque chose qui me plaît beaucoup à jouer.

 

 

Avez-vous des sources particulières d’inspiration, pour perfectionner votre jeu ?

 

Je n’ai pas le sentiment de m’inspirer particulièrement d’un personnage d’un film ou d’une autre série. Je le traite dans sa singularité, je le ramène à moi. Je ne me suis pas inspiré, j’ai fait avec ce qui me venait d’après le texte.

 

 

Est-ce qu’au-delà de la connaissance du texte, il y a une préparation particulière en amont, pour être aussi disponible que possible sur le plateau ?

 

La particularité de cette série est qu’on tourne très vite, nous n’avons pas de répétition avant, le travail de comédien à la table qu’on est censé avoir pour s’imprégner de la scène, du personnage, est très limité. Une fois qu’on a appris le texte et qu’on cherche des pistes, il faut aller sur le plateau. Tout est cadré, les déplacements sont déjà prévus, une fois en action, on obtient souvent des choses très différentes de ce qu’on aurait pu imaginer. Il faut être très malléable. Il faut connaitre le texte sur le bout des doigts et il faut être capable de fondamentalement changer le ton ou l’émotion : garder sa mobilité et être capable de changer son fusil d’épaule au cours de la scène. La réactivité est importante.

 

 

Avant votre arrivée à GreenTech, les spectateurs vous connaissaient un peu moins. Est-ce que, par la suite, vous aimeriez garder cette présence, voir être encore plus présent qu’actuellement ?

 

Tant que le rôle est intéressant, ça me donne envie de tourner, j’ai vraiment le souhait de jouer. Je m’adapte au rythme qui est demandé mais tant que ça me plaît, je suis présent.

 

 

La série existe depuis 14 ans, elle fait toujours d’excellentes audiences. Vous qui êtes plus récent dans la série (trois années), comment expliquez-vous ce succès qui ne se dément pas ?

 

Je dirais que le succès est lié à l’aspect quotidien du feuilleton. Comme il y a un épisode tous les soirs depuis des années, cela crée une fiction en parallèle de la vie. Le fait qu’il y a ait tout le temps du neuf, que ce soit toujours en suspens est attractif. Il n’y a pas besoin d’attendre des mois et des mois pour avoir la suite. Une grosse quantité de fiction est fournie. Je crois que ce qui fait le succès, c’est la récurrence et le fait qu’il y ait beaucoup de contenu.

 

Bien sûr, tout le monde se dépasse, tout le monde travaille à tous les postes, se creuse la tête, fait le maximum avec les contraintes qui sont imparties car faire 25 minutes dans la journée est une contrainte énorme.  Il faut donc savoir faire les bons choix, les bons sacrifices au bon endroit.

 

 

Pour un jeune comédien, cela doit être une bonne école ?

 

C’est une excellente école. J’ai beaucoup plus appris qu’en étant dans une école de théâtre parce que nous devons faire avec des contraintes réelles que nous n’avons pas dans un cours, où on peut travailler des mois une scène, avec différents partenaires, avec différentes mises en scène, où on a le temps d’y revenir, de réfléchir au texte très longtemps…

 

Dans « Plus Belle la vie », ce sont les contraintes de textes, de temps, de mise en scène qui orientent notre travail. Ça oblige à bien connaître le texte, à rester concentrer… Je crois que si l’on arrive à travailler dans ces contraintes de temps et de rigueur, après, sur les autres tournages, ça deviendra très agréable parce qu’on aura le temps d’explorer un peu le personnage.

 

 

Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?

 

De continuer à faire mon métier, tant que je le peux : je vis de mon rêve, tant que je peux poursuivre, je suis heureux.

 

Merci Grant pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Plus Belle La Vie : Enola Righi et Jules Fabre évoquent la série et leur personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour à tous les deux,

 

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

 

Enola Righi (ER) et Jules Fabre (JF), vous avez rejoint « Plus Belle la vie » il y a quelques mois. Comment avez-vous vécu votre arrivée dans cette belle série ?

 

JF : C’est très impressionnant au début. Tu rencontres tout-à-coup plein de gens que tu vois à la télé depuis 14 ans et, en même temps, des personnes qui arrivent sur la série comme toi. Au bout d’un moment, tu commences à te sentir chez toi. A ce moment-là, tu te libères, tu peux faire quelque chose de plus détendu.

 

ER : Pour ma part, c’était une série que je connaissais assez peu, en fait. C’est un univers que j’ai découvert et c’est vrai que c’est spécial car tout va toujours très vite. Il faut prendre le temps de s’adapter.

 

JF : C’est un tournage qui fait beaucoup de minutes par jour, 25, c’est énorme en fait. Il faut tenir le rythme ! C’est une excellente école. Quand tu tournes sur « Plus Belle la vie », tu vas sur un autre tournage, tu es efficace!

 

Après ces quelques mois, est-ce que vous êtes plutôt à l’aise, est-ce que vous avez trouvé le rythme, des petites astuces personnelles pour supporter cette cadence ?

 

ER : Nous travaillons ensemble avec Jules Fabre depuis maintenant un an, nous avons eu le temps de nous connaître, nous savons comment fonctionne l’autre et nous arrivons à avancer beaucoup plus vite qu’au début.

 

 

JF : Il faut réussir à trouver ses automatismes. De façon plus personnelle, j’ai trouvé ma façon de fonctionner. Par exemple, je n’ai pas besoin de connaître mes textes longtemps à l’avance, je les répète beaucoup juste avant et, de cette façon, je gagne en spontanéité. Certaines scènes vont demander plus de travail, auquel cas je potasse un peu avant. Nous prenons aussi beaucoup de plaisir avec Enola parce que nous arrivons à intégrer de l’improvisation. Quand nous faisons des scènes à deux et que nous sommes en forme, nous arrivons à trouver un petit quelque chose qui fait que la scène vit vraiment.

 

Depuis ces quelques mois d’aventure, vos personnages sont passés par de nombreuses émotions, sur des sujets parfois assez lourds, notamment à propos de la famille. Avez-vous été à l’aise avec ces thèmes-là ?

 

ER : C’est un sujet que je ne connaissais pas. Mais je crois que ça s’est fait facilement parce qu’on est très aidé, nous avons des coachs, des gens qui sont là pour nous aiguiller sur le type d’émotions que l’on doit faire passer. Cette intrigue n’a pas été si difficile à jouer. Au début, on s’inquiète un peu du rendu et où cela va nous mener mais, en réalité, ça se fait bien.

 

JF : J’ai l’impression qu’en fait, quand on instaure quelque chose sur la longueur, il n’y a pas vraiment d’adaptation. Les scénaristes écrivent assez bien pour que ça se fasse logiquement et que ça coule de source. Il n’y a pas besoin d’interprétation, il suffit de jouer.

 

Pour la suite, sans tout dévoiler, quels sont les thèmes qui vous concerneront ?

 

JF : On va avoir une histoire de famille…

 

ER : … à laquelle on ne s’attend pas ! On commence à la tourner mi-octobre.

 

JF : Pour l’instant, on est sur la fin de l’intrigue de lycée.

 

ER : J’ai adoré cette intrigue !

 

JF : Je tiens à faire une grosse dédicace à l’équipe du lycée, avec qui on s’est beaucoup amusé !

 

ER : Nous avons passé de très bons moments tous ensemble. Les passages de rire étaient sincères.

 

 

Quels sujets souhaiteriez-vous voir abordés par la suite ? Avez-vous des envies particulières?

 

JF : Très logiquement, on va aller vers un Théo plus adulte, je pense que ce serait très intéressant de le voir rentrer dans le milieu professionnel par exemple ou prendre plus de responsabilités. De toute façon, je fais totalement confiance à l’écriture de « Plus Belle la vie », qui parvient toujours à nous surprendre, d’autant que les textes nous arrivent au fur et à mesure.

 

ER : Lorsque l’on commence une intrigue, nous ne connaissons jamais la fin !

 

La série cartonne depuis 14 ans, qu’est-ce qui, selon vous, fait que ce succès dure ?

 

ER : C’est la famille. Je pense que les gens ont pris l’habitude de regarder tous les soirs, les lieux changent, tout le monde peut s’identifier à quelqu’un.

 

JF : On parle d’un vrai quotidien. La série prend des risques sur les thèmes abordés, par exemple la sexualité d’Antoine, de Clara… Ce n’est pas que de la discussion. Il y a des moments de vie de tous les jours et puis il y a des choses plus importantes, des prises de partie.

 

ER : Ils traitent à la fois des sujets légers et plus lourds.

 

 

A titre plus personnel, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

JF : J’aimerai faire ce métier toute ma vie.

 

ER : C’est un beau métier.

 

JF : … Pouvoir en vivre.

 

ER : Oui et j’espère que, si je vais sur d’autres tournages, ça se passera aussi bien.

 

Merci à tous les deux pour cet agréable échange !

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Jules Vallauri évoque sa riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jules,

 

C’est un réel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange !

 

Jules, vous êtes actuellement en phase de développement d’un court métrage qui s’appelle « Funérailles ». Comment présenteriez-vous ce projet ?

 

C’est un film de tension psychologique. Comme son nom l’indique, ça se passe lors d’un enterrement, qui n’est qu’un prétexte pour mettre en scène les retrouvailles d’un père et de son fils. Le père décide d’aller aux funérailles de son ex-femme et il y retrouve son fils. Tous les deux sont dans la voiture quelques minutes avant les obsèques. Alors que ces retrouvailles pourraient être sous l’augure de la réconciliation, ce sont les rancœurs qui vont refaire surface. Le fils, toujours meurtri, va avoir une explication avec son père. Il y a toujours ce fil rouge de la cérémonie qui va commencer et dont se sert le père pour esquiver la confrontation.

 

Je partage l’affiche avec mon partenaire, qui est une personne remarquable : Julian Ciais. Je l’ai rencontré lors d’un casting.

 

 

Quel est votre rôle précisément dans ce projet ?

 

J’ai signé le scénario et j’y joue le rôle du père. J’ai voulu m’entourer d’une équipe professionnelle, et notamment d’un réalisateur, Alban Sapin, pour éviter de tomber dans l’écueil de beaucoup d’acteurs, pour leurs premières créations audio-visuelles, qui écrivent, jouent et réalisent en même temps. Pour un rôle aussi conséquent, je voulais le confort de n’être que d’un côté de la caméra. J’ai pu me consacrer exclusivement au jeu et me départir des soucis techniques.

 

J’avais envie d’interpréter un rôle qu’on ne me donne pas en général. Souvent, on me propose des choses plus légères. Là, j’avais envie de toucher à des émotions profondes et personnelles. Ayant écrit la trame, j’y ai mis une part de moi et de mon vécu. C’est une thématique que j’aime aborder.

 

 

Où en est actuellement votre projet ?

 

Il est en phase de développement. Nous avons organisé, au centre culturel de la maison de MAI, une projection publique, qui a reçu un chaleureux accueil. Avec la collaboration d’Alban Sapin, nous allons présenter le film sur des plateformes de festivals.

 

C’est un format assez court qui peut plaire. De plus, je compte m’en servir aussi comme d’une bande démo.

 

 

Vous évoquiez votre rencontre avec votre partenaire : Julian Caïs. Pouvez-vous nous développer un peu les raisons de ce casting ?

 

J’ai rencontré Julian Caïs lors des essais pour un film « Les drapeaux de papier » de Nathan Ambrosioni, dont le film a été présenté à Cannes. Ce film a été tourné à Nice cet hiver. Guillaume Gouix incarnait le rôle principal, on retrouvait également Alysson Paradis. J’y jouais le directeur d’un établissement de restauration, qui va rencontrer des difficultés suite à l’embauche de Guillaume Bouix. Julian Caïs y interprétait un des salariés.

 

Lors du tournage, tandis que j’étais en pré-casting pour le rôle du fils dans « Funérailles », je lui ai soumis le script, qu’il a adoré. Avec Alban Sapin, on lui a fait passer des essais et avons définis qu’il était le plus à même d’interpréter le rôle. Je suis très content de sa performance dans le film.

 

C’est un petit baroudeur, il a toujours des rôles de casseurs, de cascadeurs. Dans le court métrage, il n’est pas du tout dans le physique. C’était avant tout une performance d’acteur.

 

 

Dans quel type de rôle vous voit-on d’habitude ? Vous évoquiez tout à l’heure des choses plus légères…

 

On me voit beaucoup dans le rôle du Méditerranéen, souvent un peu blagueur. Quoique dans « Plus belle la vie », j’ai interprété un homme plus dur, assez acariâtre, antipathique, borné, psychorigide. Il a cependant évolué et mis à nu certaines fragilités. J’ai apprécié de pouvoir incarner ce personnage parce qu’à chaque séquence, il révélait de nouvelles couleurs. Pour autant, c’est un personnage assez léger, on ne peut pas mettre autant d’intensité, du fait du ton général de la série.

 

Souvent, dans les séries, à moins d’avoir un rôle principal, il est difficile sur un tournage d’un jour ou deux jours d’insuffler une continuité et une évolution à un personnage et d’y mettre des couleurs différentes. Dans « Plus belle la vie », le fait d’être semi-récurrent, c’est-à-dire d’intervenir sur deux mois environ, m’a permis tout de même de dérouler davantage la personnalité de mon rôle.

 

Les équipes techniques et le réalisateur tournent en permanence sur cette série. Il doit y avoir une dizaine de réalisateurs en travail. Pour ma part, j’ai eu la chance d’être dirigé par le réalisateur historique de la chaine, qui est une personne d’une grande gentillesse.

 

 

Le fait de tourner dans une série, dans les conditions évoquées, représente-t-il un exercice particulier pour un comédien ?

 

Chaque fois, les conditions artistiques sont différentes, que ce soit au niveau des techniciens ou des réalisateurs. Selon les personnalités dominantes sur le plateau, ça donne des énergies complètement différentes. Après, cela reste une machine très bien huilée, tout est chronométré à la minute près, très rares sont les débordements. Tout est fait pour que la pression monte au fur et à mesure, du moment où le taxi vient nous chercher, au maquillage, puis à l’habillage… jusqu’à l’arrivée sur le plateau. Ça tient de la cérémonie, comme si on montait sur un ring.

 

C’est toujours intéressant de travailler sur ces projets car les scénaristes sont obligés d’être novateurs au regard de la concurrence de TF1 et de France 2. Ils ont notamment réussi à parler d’homosexualité et même de transgenre à 20h30. En termes de scénarios et de créativité, ils sont à l’affût des moindres nouveautés qui peuvent être porteuses. Par exemple, l’entreprise pour laquelle je travaille dans la série, GreenTech, évoque le côté écologique…

 

Les personnes âgées qui constituaient l’essentiel de l’audience il y a 15 ans regardent beaucoup moins la télé et, grâce aux réseaux de distribution, les jeunes se sont de plus en plus intéressés par cette série. Dès lors, on fait entrer de plus en plus de jeunes acteurs dans le programme, qui apportent une véritable modernité. Les scénaristes s’attachent aussi à réécrire les scénarios et à tourner rapidement en fonction de l’actualité, c’est une réactivité que n’ont pas forcément les autres séries.

 

 

Et est-ce que cette rapidité et cette sensibilité à l’actualité permet à l’acteur d’être plus libre ?

 

Je crois que l’essentiel du travail d’acteur est de proposer et le réalisateur dispose. A chaque rôle, je suggère des idées. Même sur « Plus belle la vie », j’ai pu proposer quelque chose. Normalement, sur ces formats-là, il n’y a pas de place pour l’improvisation.

 

Isabelle Huppert disait : « Mon métier de comédienne consiste à trouver un espace de liberté dans le carcan laissé par le metteur en scène ». Je suis en accord avec cette affirmation. Dans le détail des déplacements, des répliques, des postures, des intonations, des costumes, des décors qui sont imposés, il faut trouver une marge de créativité… et rapidement ! Parce que, sur une série, vous avez rarement plus de 3 prises !

 

Je trouve que c’est une excellente école.

 

 

« Plus Belle la vie » est-elle votre seule expérience de série ?

 

Non, quelques temps plus tard, j’ai été pris sur une autre série, « Caïn », sur France 2, bien implantée. Cette fois-ci, j’incarnais un militaire. Il y a eu un renouvellement de casting : Bruno Debrandt, l’acteur principal, a eu envie de faire évoluer sa carrière et changer de registre. Julian Baumgartner a brillamment repris le rôle. J’ai eu la chance de travailler avec lui, sous les traits de son cousin germain, ainsi qu’avec Victoria Abril et Andréa Ferréol.

 

Ici, les techniques de travail sont différentes car il y a un seul réalisateur depuis le début. Tout le monde a l’habitude de travailler ensemble. On est davantage dans l’artisanat, la répétition, la découverte des lieux aussi puisqu’ils font tout pour tourner en extérieur : j’étais notamment dans un château, un vignoble. Cela suppose aussi que les techniciens s’approprient le lieu et l’éclairage. Dans ce genre de projet, il y a de l’attente, le rythme est fondamentalement différent. Il est également plus loisible de faire des propositions. Quant aux acteurs, ils sont beaucoup plus présents sur le plateau en dehors de leurs scènes et plus accessibles. L’ambiance est plus conviviale.

 

Pour la petite histoire, j’ai aussi retrouvé une ancienne collègue : Diane Robert de « Studio Sud », avec Séverine Ferrer et Tomer Sisley. Nous avions enregistré un 45 Tours ensemble. Cela m’a permis également de jouer à nouveau à Marseille, ville que je redécouvre avec un immense plaisir.

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De récolter les fruits du travail de cet été justement. Je vais d’abord m’atteler à la promotion de « Funérailles ». Nous aurons ensuite la diffusion de « Caïn ».

 

Je vais aussi suivre l’évolution de divers projets sur lesquels j’ai travaillé, notamment un long métrage qui a été présenté à Cannes dans la quinzaine des réalisateurs : « Joueurs » de Marie Monge avec Tahar Rahim. Egalement un rôle intéressant dans un court métrage « Dix » de Franck Villette, au sujet de la prévention, qui, après la sélection de Cannes, a eu une sélection au Festival gay et lesbien de Tokyo. Enfin, je viens de réaliser cette fois mon premier court métrage, que j'ai également écrit, "Bang Bang", pour le Nikon Festival.

 

Merci Jules pour cette agréable discussion !

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Mélissa Silveira nous présente Sam, son personnage dans Plus Belle la Vie !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mélissa,

 

Quel joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

 

Vous interprétez actuellement le personnage de Sam, sur France 3, dans la série à succès « Plus Belle la Vie ». Comment la présenteriez-vous ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

 

C'est marrant, je ne sais pas si je dois dire « je » ou « Sam »...Sam est, je pense, une jeune femme qui se retrouve en prison car personne n’a jamais cru en elle, même pas elle et encore moins ses parents. Et puis il fallait bien qu'elle s'en sorte comme elle pouvait. Etre quelqu’un dans la cité et se faire respecter, ça nous amène souvent à faire des conneries. Au fond, Sam n’est pas méchante mais il faut pas la chercher. C’est difficile de ne pas céder à ses impulsions quand on a grandit en colère.

 

 

Quand j'ai reçu les informations sur mon personnage pour le casting, on m'avait dit que Sam est en prison parce qu'elle a été la nourrice d'un dealer de drogue qui était son copain. Donc elle s'est retrouvée derrière les barreaux par amour, comme beaucoup de femmes en prison d’ailleurs.

 

Comment vous êtes-vous appropriée ensuite l’interprétation de votre personnage ? Quelles ont été, justement, vos sources d'inspiration ?

 

Je me suis inspirée de mon passé. J’ai grandi en banlieue parisienne, j’étais un vrai garçon manqué jusqu’à la fin du collège et la reine de la baston à la récré. Je savais me faire respecter. Quand j'avais quatorze-quinze ans, je portais des dickies que j'achetais taille 52 pour que ça fasse baggys. Je me cuttais le sourcil au rasoir avec ma cousine pour avoir la cicatrice en mode bad girl. On se prenait pour des ouf. On prenait le RER B direction Châtelet les halles et on embrouillait les meufs qui osait nous regarder dans les yeux et d’autres petites conneries…

Pour l’univers carcéral, j’ai regardé beaucoup de reportages. Je suis fan de la série « Orange is the new black » et, avant de tourner, j'ai regardé en deux nuits la saison 6 de cette série.

 

 

Face au rythme soutenu sur le plateau, quelle a été votre méthodologie de travail en amont, pour ensuite être disponible et efficace  ?

 

J'arrivais la veille à l'hôtel et j’adorais poser toutes les feuilles sur mon lit, comme ça j’avais une vue d’ensemble.. Je l'avais évidemment déjà appris par cœur, au mot près, sinon je n'aurais pas pu travailler. Le tournage va tellement vite, surtout en studio. Donc, plus on connaît son texte et plus on a travaillé en amont, plus on assure sur le tournage. En arrivant en dilettante, on peut être sûr qu'avec le trac, ça ne le ferait pas.

 

J'ai aussi pu changer quelques mots. Sam devait dire, en parlant de son compagnon, « Je l'aime ». Moi qui ai grandie en banlieue, je sais que les gens y ont trop de pudeur pour dire cela. Au mieux, ils disent « je le kiffe » et, encore, c'est déjà un grand mot.

 

Vous avez tourné pendant plusieurs jours, à des périodes différentes. Au fur et à mesure, avez-vous réussi à vous approprier différemment le personnage et les conditions de tournage ?

 

En fait, j'aimais bien aller tôt au HMC pour m'habiller tôt. J'ai quand même un sacré look et le fait de le porter en amont m'aidait à m'imprégner de mon personnage.  Pour l'anecdote, après avoir tourné, dans le train du retour j'étais encore Sam dans ma tête et dans l’attitude, les gens me regardaient bizarrement, surtout en première classe :) Pareil pour aller au casting à Paris, je marchais dans les rues de quartiers chics habillée en Sam, les dames cachaient leur sac à main, j'avais le pas assuré « en mode faut pas me chercher » donc les gens me laissaient passer en se poussant, ils avaient limite peur. C'était trop drôle.

 

 

A l'écran, avez-vous participé du coup au choix vestimentaire  ?

 

Pas pour la coiffure :) On a essayé plus d'une dizaine de tenues avec la costumière. Le résultat final a été validé par sa chef et j'ai eu la chance d'avoir mon mot à dire.

 

Sur le tournage, quel est votre meilleur souvenir  à la Belle de Mai ?

 

Le soleil de Marseille déjà ! Les rencontres humaines. Dès mon arrivée, ils ont eu la gentillesse de me faire visiter les studios. L'équipe est géniale et à l’écoute. Que ce soit par l’équipe technique ou les acteurs, j’ai été accueillie d'une très belle façon. Mon meilleur souvenir est justement le souvenir global de mon accueil. Il n'a pas d’ego, il n'y a pas de star. Même si certains, comme Cécilia Hornus avec qui j'ai tournée, sont là depuis le début, tous sont super sympas et bienveillants.

 

Pour la suite, si Sam revient de façon plus régulière, comment aimeriez-vous la voir évoluer ?

 

C'est une bonne question. Il est déjà vrai que j'aimerais la voir évoluer. J’imagine bien Blanche lui tendre la main pour l'aider puisqu'elle l'avait déjà soutenue pour écrire sa lettre d'amour à son copain. Peut-être qu'elle pourrait aller plus loin pour la changer, lui montrer qu’elle a de la valeur. Peut être que l’atelier d’écriture va donner envie à Sam de commencer des études et d’espérer une vie meilleure. Souvent, quand des gens sont en marge de la société, c'est parce qu'ils sont isolés. Qui sait, peut-être que Sam pourrait sortir de prison et se transformer complètement ?

 

 

Sam pourrait devenir une femme. J’avoue que je serais pas contre un relooking :) Pour l'instant, elle est en révolte et n’assume pas sa féminité, trop de pudeur et de blocages. Je pense qu'elle a été victime de beaucoup d'injustices, que ce soit à la maison, dans la rue ou à l‘école et que son agressivité est sa manière à elle de s’affirmer et d’exister. Blanche pourrait l’aider à trouver une autre manière d’exister…

 

Ou alors peut-être va-t-elle rester en prison et devenir encore pire ? Perdre le peu d’innocence et d’espoir qui lui reste, en restant derrière les barreaux. Elle pourrait devenir, avec les années, de plus en plus coriace et s’imposer comme leader auprès des taulardes. Une sorte de chef de gang sans pitié.

 

Pour terminer, que dire pour définitivement inciter les lecteurs à suivre, bien sûr, la série mais aussi votre arche et votre intrigue ?

 

« Plus Belle la Vie » parle toujours de sujets de société. C'est, par exemple, la première série française à avoir parlé des transgenres et à être allée aussi loin. Je pense que l'incarcération des femmes en prison est un sujet important dont on ne parle pas souvent.

 

Merci, Mélissa, pour toutes vos réponses !

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Juliette Sonet nous raconte sa participation à la nouvelle émission de France 4, Drôlement bêtes : les animaux en questions !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright : Christophe Fillieule

 

Bonjour Juliette,

Quelle joie de nous entretenir avec vous !

Nous pouvons vous retrouver dans le nouveau programme de France 4, « Drôlement bêtes : les animaux en questions ». Comment vivez-vous cette nouvelle émission, comment la décrivez-vous ?

 

C’est une émission ludique et drôle, s’adressant à un public familial, très riche en enseignements sur le monde animal. On apprend des choses passionnantes, à la fois originales et du quotidien des animaux, tout en s’amusant.

 

Comment vous présenteriez votre rôle ? Diriez-vous que vous êtes là pour vulgariser le monde animal ?

 

Je suis en quelques sortes la caution scientifique. J’ai une expérience des animaux car je suis vétérinaire, même si je ne connais pas tous les animaux de la terre. Je connais leur fonctionnement. Le but est d’expliquer comment et où ils vivent, leur mode de communication, de reproduction etc… tout en s’amusant.

 

A titre plus personnel, quelle est votre méthodologie de préparation en amont de l’émission, sachant que vous ne venez pas du milieu audiovisuel ?

 

En amont, j’ai relu toute la classification du règne animal, comment se sont diversifiées les espèces, quelles sont les espèces vertébrées et invertébrées… J’ai fait des recherches dans ce domaine, ainsi que sur les disparités géographiques, la localisation des animaux… Puis on me fournit les questions avec quelques renseignements, et je complète ces informations, notamment sur le mode de vie de l’animal et ses particularités.

 

Par la suite, aimeriez-vous participer au choix des questions et à l’élaboration des thématiques proposées à l’antenne ?

 

Oui. D’autant que nous avons déjà tourné 40 émissions. Je commence à avoir du recul sur la façon de faire. Il pourrait être intéressant notamment de faire des émissions à thème, par exemple sur la reproduction ou la communication des animaux… en partant des animaux qui sont proches de nous, que nous connaissons déjà, pour aller vers des animaux plus lointains. Nous accentuons à chaque émission leurs points communs avec l’homme car nous nous rendons compte qu’il y a beaucoup de ressemblances entre le règne animal et humain.

 

Avec l’expérience, j’ai aussi des échos d’émissions, qui me permettent de mieux me rendre compte de ce qui marche et plait aux gens.

 

Copyright : Christophe Fillieule

 

Justement, avec ces retours des spectateurs de France 4, qu’est-ce qui leur plaît ?

 

Je crois que les animaux fascinent beaucoup de gens, qu’ils soient adultes ou enfants. Les spectateurs aiment découvrir les ressemblances avec les humains, que ces animaux peuvent communiquer entre eux, qu’ils peuvent avoir des sociétés hiérarchisées. Ensuite, dans ce qui plaît, il y a aussi les animaux originaux : ceux que nous n’avons pas l’habitude de voir.

 

Je compte aussi sur cette émission pour sensibiliser le public à la biodiversité. Même s’il y a beaucoup d’autres soucis dans la société, la protection du règne animal est une question majeure.

 

C’est une première expérience pour vous dans le milieu audiovisuel, comment l’avez-vous appréhendée ?

 

Le projet me plaisait parce que j’adore parler des animaux et que je me suis dit que j’apprendrais aussi plein de choses en étudiant en amont mes questions.

 

J’avais quelques réserves avant d’y aller, et j’ai découvert le contenu qui m’a énormément plu. Je suis très contente de faire cette émission. J’apprécie beaucoup l’aspect ludique car je crois qu’il est beaucoup plus facile d’apprendre des choses en rigolant plutôt qu’en lisant des textes très sérieux.

 

Alex (Goude) et l’ensemble des gens sur le plateau sont adorables et très professionnels. J’ai également découvert la masse de travail et le personnel que cela demandait, ce qui m’a donné un autre regard sur la télévision.

 

Copyright : Christophe Fillieule

 

Jusqu’à la fin du mois, l’émission est en access le dimanche, ça va ensuite être doublé en fréquence, il va également y avoir les primes à partir d’octobre. A moyen terme, est-ce que vous apprécieriez d’avoir un temps de présence à l’antenne plus important ?

 

Oui, sincèrement. J’ai mon métier de vétérinaire à côté qui me prend beaucoup de temps. Mais, après y avoir réfléchi, étant donné que l’émission me plaît vraiment, j’aimerais qu’elle soit diffusée plus fréquemment et que nous puissions en faire beaucoup d’autres, auquel cas j’aménagerai mon temps de travail.

 

Vous faites cette émission en parallèle de votre métier. En terme d’emploi du temps, avez-vous réussi à vous organiser ?

 

Pour l’instant, j’ai pris des jours de congé pour aller sur les tournages. Je suis enseignante à l’école vétérinaire à Lyon. J’ai demandé l’aval de la direction, de l’ordre des vétérinaires, car nous sommes une profession réglementée et je crois qu’ils sont tous assez contents que cela se passe comme ça.

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure ?

 

Que ce programme fonctionne et que nous apprenions encore beaucoup sur le règne animal. Franchement, ça me passionne et j’espère que ça passionne aussi les spectateurs car c’est vraiment très intéressant d’un point de vue ethnologique, de comprendre la manière dont les autres espèces fonctionnent. Ça nous permet de nous rendre compte que nous autres, êtres humains, avons beaucoup de ressemblances avec les animaux.

 

Merci Juliette pour toutes vos réponses !

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Alex Goude évoque sa nouvelle émission sur France 4 !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright : Christophe Fillieule

 

Bonjour Alex,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Nous pouvons vous retrouver en access sur France 4 chaque dimanche soir et également le samedi à partir du 30 septembre, pour un nouveau programme, « Drôlement Bêtes : les animaux en questions ». Comment décririez-vous cette nouvelle émission ?

 

C’est un jeu très bon enfant, dont l’idée c’est de s’amuser en se racontant des histoires autour des animaux, en apprenant beaucoup de choses très surprenantes à leur égard. J’ai été entouré d’animaux toute ma vie, des chats, des chiens, des lapins… et les personnalités que nous recevons sur le plateau aiment également beaucoup les animaux, comme par exemple Ariane Brodier dont la mère élève des vaches ! L’ambiance est donc très bonne. Vous pouvez aller consulter sur internet les fameuses vidéos où ces animaux sont incroyables, parfois si proches de nous. D’ailleurs cela est à l’origine du format original dont nous faisons l’adaptation « They are just like us » ("Ils sont comme nous").

 

Comment présenteriez-vous les manches qui composent ce jeu ?

 

Nous changeons souvent le contenu des manches. Mais, dans les grandes lignes, lors de la 1ère manche, nous devons découvrir à partir d’un son de quel animal il s’agit. Cela est parfois très surprenant, car, quelques fois, de petits sons appartiennent à des grands animaux, inversement des gros sons appartiennent à des petits animaux, c’est amusant de découvrir la réponse en images.

 

Dans la 2ème manche, nous apprenons des choses incroyables sur les animaux. Il y a 3 questions avec 4 possibilités de réponses. Il y a toujours une réponse faite pour faire rire, mais aussi des réponses étonnantes et possibles.

 

La 3ème manche est dédiée aux devinettes. Evidemment, il y a plein de fausses pistes, et les candidats se font avoir.

 

La 4ème manche peut être un jeu du pendu, au cours duquel ils doivent deviner le nom d’un animal exotique ou si l’animal représenté sur une photo est réel ou non. Bien-entendu, ils se font avoir une fois sur deux car certains animaux réels ont des faces tout droit sorties de jeu vidéo, et d’un autre côté nous créons pour l’occasion des animaux qui semblent très réalistes.

La dernière manche est dédiée à la rapidité. Je pose des questions très étonnantes qui valent plus ou moins de points.

 

Copyright : Christophe Fillieule

 

L’objectif est que, lorsque vous sortez de l’émission, vous ayez appris quelque chose qui vous sidère, que vous puissiez ressortir en famille le soir au dîner, ou le lendemain devant la machine à café et que tous vous regardent en affirmant : « Mais non, c’est pas vrai ! » 

 

D’après les retours que vous avez pu avoir, qu’est-ce que qui fait le succès de cette émission aux yeux des personnes qui vous suivent fidèlement le week-end ?

 

C’est l’ambiance bon enfant qui règne, nous nous amusons et rigolons beaucoup tous ensemble. Les guests ont bon esprit, sont là pour rire, ils acceptent même de se mettre dans un costume ridicule à la fin. Nous sommes tous là pour nous éclater et apprendre !

 

Et puis bien-sûr Juliette Sonet qui est magnifique ! C’est une vétérinaire très accessible, très sympa et très crédible car elle est professeur dans la plus grand école vétérinaires de France, en plus de son coté très fun.

 

En terme de préparation, c’est plutôt chargé pour vous. Comment travaillez-vous en amont du plateau ?

 

Je mets un point d’honneur à écrire toutes mes émissions, donc ça me prend beaucoup de temps. Bien-entendu, il y a de nombreuses choses que l’on fait du tac-au-tac parce qu’on ne sait jamais ce qu’il va se passer quand on tourne une émission, mais les transitions, les suites, les histoires sur les animaux… sont travaillées.

 

J’essaye de ne pas connaître la réponse aux questions, ce qui me permet de la découvrir en même temps que les candidats lorsque Juliette la donne. En revanche, je demande toutes les questions, pour créer l’enchaînement. Tout ça peut paraître naturel mais en fait c’est beaucoup de travail. Il y a plein de blagues ou d’improvisations en live, mais également beaucoup de préparation pour rendre tout cela fluide… à l’instar de toutes les émissions.

 

Là, un jeune auteur, Aymeric, préparer un fil rouge de l'émission et, ensuite, je repasse et je rajoute mes transitions et les vannes notamment. Donc, oui, c’est chargé, mais ça reste fun.

 

Copyright : Christophe Fillieule

 

A titre plus personnel, auriez-vous aimé être candidat de ce jeu ?

 

Oh oui ! Ça m’aurait éclaté. On le fera peut-être un jour car j’y ai justement pensé récemment.

 

Pour la suite, que projetez-vous ?

 

Nous passons à deux access le week-end à partir du 30 septembre. Il y aussi les primes qui arrivent. Et nous souhaiterions développer la présence à l’antenne de ce programme. Car nous pouvons développer les jeux, sans tourner en rond. Pour les primes, nous avons déjà prévu une épreuve de mimes qui va être très drôle, ou d’autres épreuves de devinettes étonnantes. Les idées sont sans fin, nous pourrions passer tous les jours sans problème.

 

En conclusion, comment définitivement inciter les lecteurs à regarder ce programme ?

 

Si vous aimez les animaux, vous allez beaucoup apprécier et ne raterez plus jamais une émission (rires). Si vous n’aimez pas les animaux, que cela vous fait peur, c’est aussi l’occasion de découvrir plein de choses et de vous dire que vous êtes, nous sommes tous, des animaux, nous sommes tous un peu « bêtes » quelques part. Si vous cherchez un programme que vous pouvez regarder de votre gamin de 5 ans à votre grand-mère qui en a 87, c’est drôlement bien !  Enfin, l’émission est dispo en replay.

 

Merci, Alex, pour votre disponibilité !

   

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Fort Boyard : Chloé Nabédian évoque sa participation à l'émission !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Chloé,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

Vous participez, ce samedi soir, à la dernière émission de la 29è saison de « Fort Boyard ». Quelles motivations vous ont incitée à accepter l'invitation ?

 

C'est avant tout pour l'association dont je suis la marraine, « Franck, un rayon de soleil ». Nous avons fait la démarche de proposer l'association à ALP et à France 2 car nous savions que l’impact pour l’association est immense. Il existe vraiment un avant et un après». C'était donc important pour eux d'y participer.

 

Comme l’émission tient à avoir le parrain ou la marraine dans l'émission, je me suis donc lancée 

 

Que représente pour vous cette célèbre émission historique de la chaîne ?

 

Ce sont des souvenirs d'enfance. Je crois que l'on a tous regardé « Fort Boyard » quand on était petit. Cela a beaucoup changé par rapport à l'époque où je regardais l'émission, c'était impressionnant d'ailleurs de voir le Fort en vrai et de se rendre compte de l'organisation à l'intérieur. On s’est tous sentis fiers de pouvoir vivre le temps d’une journée cette aventure unique 

 

Avez-vous, les jours précédents le tournage, fait une préparation particulière ?

 

Je me suis remise un tout petit peu au sport avant le tournage car tout le monde m'avait dit que c'était très difficile physiquement. Effectivement, une fois sur place, c'était difficile donc heureusement que j'avais faite cette petite préparation.

 

J'étais assez angoissée par les épreuves qui allaient m'attendre. Comme j'ai des phobies assez fortes, c'est vrai que j'ai un peu paniqué quelques jours avant. Mais, une fois que l'on est dedans, il faut alors se lancer dans l'arène.

 

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ?

 

C'était vraiment un esprit de bande, nous voulions nous dépasser pour l'association, il y avait une vraie cohésion de groupe. Nous étions très hétéroclites mais, en même temps, nous avions cette volonté commune de faire le maximum. Une bonne ambiance aussi a régné, c'était très bon enfant et, en même temps, je ne m'attendais pas à ce que ce soit à ce point-là difficile physiquement et mentalement. Cela m'a vraiment surprise.

 

 

De même, le tournage ne s'est pas arrêté pas dans la journée, nous avions donc assez peu de moments de répit pour nous remettre de nos émotions, qu'il fallait déjà repartir dans autre chose. Donc ce fut une journée extrêmement riche et dense. Mais, du coup, c'est aussi ce qui fait la magie de l’événement.

 

Vous avez commencé à en parler, quelle est, au moment de mettre le pied sur le Fort, l'épreuve que vous redoutez le plus ?

 

J'avais analysé vraiment toutes les épreuves par rapport à ma phobie paralysante et très puissante des animaux qui rampent. J'avais compris que celle du spa serait l'une des pires pour moi car j'allais être enfermée dans une baignoire avec, par exemple, des serpents de mer. C'est une épreuve qui m'avait angoissée déjà deux mois avant le tournage. Je n'arrêtais pas d'ailleurs d'en parler la veille à toutes les équipes, c'était vraiment l'épreuve que je redoutais le plus au monde.

 

A l'inverse, une épreuve plus que toutes les autres vous attire-t-elle ?

 

Je voulais vraiment tenter la toute nouvelle du flyboard avec Vincent Lagaf. J'aime beaucoup le surf et tout le monde sur le Fort n'arrêtait d'ailleurs pas d'en parler, elle faisait briller les yeux de tous.

 

Selon vous, à froid, quelques semaines après le tournage, quelles sont les astuces pour être un bon candidat ?

 

L'astuce est, je pense, d'analyser les précédentes émissions avec les différents candidats qui ont réussi les épreuves pour voir comment ils y sont parvenus. Il y a toujours un truc ou une astuce pour réussir une épreuve. Des collègues de France Télé qui ont participé à l'émission ont, pour certains d'entre eux, fait cela, ce qui leur a permis de remporter beaucoup de clés et d'indices. Car ils avaient réussi à détecter la petite faille de chaque épreuve. 

 

Je pense que c'est un travail, pour une prochaine fois, à approfondir.

 

Un mot sur l'association que vous allez défendre, « Franck, un rayon de soleil » ?

 

C'est une association qui lutte contre la gliomatose cérébrale chez les enfants, c'est un cancer du cerveau qui est très rare, il y a à peu près 300 cas dans le monde entier. Ils ont une double fonction. Ils sont basés en Alsace et y aident des enfants atteints de tous types de cancers, ils leur permettent de pouvoir s'évader de moments extrêmement douloureux du quotidien en leur permettant d'accéder à des activités et des sorties. Ils peuvent aller voir des matchs de foot du Psg pour ceux qui sont fans, il y a aussi chaque année un week-end à Disneyland Paris où quatre à cinq enfants sont entourés de toute leur famille. Pour récréer un vrai lien et se construire de beaux souvenirs en famille.

 

En parallèle, le deuxième volet est la recherche, mise en place il y a deux ans maintenant. L'association a réussi à réunir trente chercheurs dans le monde entier pour justement essayer de trouver des solutions pour vaincre ce cancer là. Une partie des fonds maintenant permet à la recherche de se développer.

 

Si l'on revient à l'émission elle-même, sans tout dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

 

 

C'est avant tout une impression générale, c'est une journée de tournage dont je me rappellerai toute ma vie et que je ne pensais pas faire un jour. Quelque part, France 2 et ALP ont réalisé un petit rêve d'enfant en me permettant d'accéder au Fort. Le fait d'avoir créé un esprit d'équipe immédiat, avec une très bonne ambiance et une très bonne entente, m'a réjoui. Nous avons tous voulu nous dépasser pour cette association. 

 

En conclusion, aimeriez-vous retenter l'aventure ?

 

Spontanément, je dirais non parce qu'il y a eu une épreuve particulièrement douloureuse pour moi. Je ne suis pas forcement taillée pour ce type d’aventure. Mais si l’association me le demande et que l’émission est d’accord pour qu’ils participent à nouveau, j’y réfléchirai avec beaucoup d’attention. 

 

Ce fut un plaisir, Chloé, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Claire-Lise Lecerf nous parle de la nouvelle saga de France 3, Noces rouges !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit : Nicolas Copin

 

Bonjour Claire Lise,

 

Quel plaisir d'effectuer ce nouvel entretien avec vous !

 

« Noces rouges », la nouvelle saga de France 3, sera à l'antenne à partir du mardi 28 août prochain. Vous y interprétez Blandine. Comment présenteriez-vous ce programme ?

 

Noces Rouges est une série de 6 épisodes de 52 minutes réalisée par Marwen ABDALLAH et produite par Florence DORMOY de SCARLETT PRODUCTION.

 

C’est une saga d'été familiale sur fond de polar. Le programme reprend l'idée et les codes de la saga, avec des secrets de famille, des histoires d'amour, le passé qui revient hanter le présent, des disparitions, des retours inattendus…

 

L’enquête est menée par Vincent (interprété par Lannick GAUTRY), l’ancien petit ami d’Alice (interprétée par Alexia BARLIER) qui fait son retour, après 4 ans d’absence, pour le mariage de sa sœur (interprétée par Joyce BIRBRING).

 

Cette dernière va mourir le jour de ses noces… Tout commence là… Mais cette fiction va plus loin que ce qui se fait habituellement car elle invite véritablement le spectateur à rentrer au cœur d'une famille, de son histoire, de ses secrets…

 

Crédit : Nicolas Copin

 

Le tournage s’est déroulé au Château de Cassis, un endroit magique. Les décors sont splendides et la lumière sublime. Il y a quelque chose de lumineux dans cette série, malgré les circonstances douloureuses et terribles dans lesquelles cette famille se retrouve plongée.

 

Qui est Blandine, votre personnage ? Quelles sont ses caractéristiques principales ?

 

Blandine n’est pas à proprement parlé un personnage positif, « feel good »… C’est une femme manipulatrice, je l’ai pensé un peu comme Kaa du « Livre de la jungle ». J’avais très envie de construire un personnage au vécu riche et complexe…Je l’ai imaginé avec un passé difficile, ayant vécu dans un contexte familiale compliqué, animée par un sentiment de vengeance mais que l’on pourrait surtout interpréter comme une revanche sur la vie …. ce qui m’a permis de justifier le fait que lorsqu’elle entrevoit l’opportunité d’améliorer son existence, elle fasse tout pour saisir l’occasion qui se présente alors à elle… même si cela demande d’en passer par des méthodes peu orthodoxes…certains diront que c’est une personne peu fréquentable ;)

 

Crédit : Nicolas Copin

 

En termes d'interprétation et de jeu, avez-vous eu des sources particulières d'inspiration ?

 

Non, pas vraiment. Comme je le disais, j'ai surtout travaillé sur son passé. Je me suis fait ma petite histoire, pour me justifier et m'expliquer pourquoi elle agissait comme ça. Sa méchanceté ne sort pas de nul part, elle est vraiment dans une volonté de se faire vengeance, avec cette rage de s'en sortir, qu’importent les moyens. Pour moi, Blandine se fait justice.

 

Je l’ai imaginée assez sombre et j'ai travaillée sur moi dans ce sens. J’ai été très heureuse de pouvoir explorer et travailler cette palette de jeu en tant que comédienne.

 

Selon vous, qu'est-ce qui pourra plaire aux, nous l'espérons, nombreux téléspectateurs  qui suivront cette saga ?

 

Crédit : Nicolas Copin

 

Je suis moi même assez friande de séries, j'aime les histoires qui parle de l’humain… Et cette saga en est vraiment remplie ! On comprend, au fur et à mesure des épisodes, notamment par des flash back, les mystères qui constituent cette situation dramatique. Tous les personnages apportent vraiment quelque chose à l’intrigue. Chaque histoire, chaque relation, chaque amour et désamour contribuent à la richesse narrative et dramatique de cette série écrite par Jeanne Le GUILLOU et Bruno DEGA. Et c’est à cela que l'on va s'attacher, à tous ces mystères, à toutes ces relations humaines, que ce soit en amour ou dans les conflits et les difficultés.

 

Notre réalisateur, Marwen Abdallah, a cherché un vrai naturel dans chacun des personnages.

 

En parallèle, le succès de votre dernière pièce de théâtre, « Les crapauds fous » ne se dément pas. Vous devez en être très heureuse ?

 

C'est une très belle aventure qui arrive à toute la troupe. Nous étions de jeunes comédiens et comédiennes avec une jeune auteur et metteuse en scène, et c'était son premier projet. Nous avons accepté de la suivre dés la première lecture de ce texte, de cette histoire pleine d’humanité.

 

Cette pièce basée sur des faits réels, et pourtant oubliés, retrace l’histoire de deux médecins polonais qui ont sauvé 8 000 personnes pendant la seconde Guerre Mondiale. Par rapport au fond et au sujet évoqué, ce qui diffère de ce que l’on peut voir « d’habitude » c’est l’angle qu’a choisi notre metteuse en scène. En effet, le sujet est traité avec légèreté, humour, mais aussi, bien sur, émotion.

Nous avons eu la chance que ce projet voit le jour très vite, qu'il trouve des producteurs qui acceptent de nous suivre après seulement trois semaines d'exploitation.

 

L’histoire de cette pièce est vraiment belle, je vous invite à venir la voir. Elle redonne foi en l’humanité ! C’est un rôle très différent de celui de Blandine, dans « Les Crapauds Fous », j’interprète une jeune étudiante en psychologie, qui enquête sur la vie de son grand-père, sur ce qu'il a accompli. Le personnage est beaucoup plus lumineux pour le coup. Ce sont donc vraiment deux pendants complètement différents.

 

Merci, Claire-Lise, pour votre disponibilité 

Publié dans Télévision, Théâtre

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Constance Pizon évoque sa riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Photo Aurélien Poitrimoult

Bonjour Constance,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous êtes en pleine préparation, sportive même, d'un important court-métrage, « Princesse Suplex ». Très simplement, en tant que partie prenante de ce projet, comment le présenteriez-vous ? Quels seront la thématique et le fond de ce programme ?

 

C'est un court-métrage réalisé par Aurélien Poitrimoult, qui a fait pas mal de fictions, de documentaires, pubs et de vidéos clip . Ce film est tiré d'une bande-dessinée de Léonie, une jeune autrice suisse. Il s’agit d’une album petit format que nous avons découvert grâce à un article dans un magazine MK2 distribué gratuitement. Ça parlait de catch, de fille, c’était drôle et fun mais avec un petit message en filigrane sur la condition féminine. Nous nous sommes vite rendu compte que ça ferait un super court-métrage.

 

Le projet a mis plusieurs années à se concrétiser car nous avons eu du mal à trouver des co-producteurs. C'est chose faite à présent, avec Serial-B. On s'est lancé en commençant par adapter puis nous avons réuni le casting et mené une campagne de crownfounding. Qui à notre grande surprise a bénéficié du support de pleins de personnes qui ont aimé le projet et notre démarche.

 

Photographe : Claude Pocobene

 

Une dizaines comédiens seront présents dans cette belle aventure, notamment  François-David Cardonnel, Ludovic Berthillot, Laurence Oltuski, Lionel Laget, Véronique Piccioto,  Flore Magnier, Clémence Faure, Clémence Bretecher, Lisa Shuster, Manu Lanzi entre autres…

 

J'ai la chance d'interpréter le personnage principal de Princesse Suplex, Gabi dans la vraie vie. Elle est mal intégrée dans son travail car un peu différente des autres, elle ne se fond pas dans le moule. Dans cet univers très normatif, elle fait un peu « tache ». Elle ne rentre pas dans le moule,  que ce soit au travail ou dans sa vie de couple d'ailleurs. Pour se sortir de tout cela, elle a une passion, le catch. Le week-end, elle se transforme en Princesse Suplex et fait front à ses problèmes de la vie quotidienne à travers ce sport.

 

Photographe Claude Pocobene

 

Ce court-métrage parle donc des choix que l'on doit faire dans la vie et qui nous amènent à des tournants. De l'inadaptation que l'on peut parfois avoir dans le monde dans lequel on évolue et de nos passions que trop souvent on refrène.

 

C'est un joli personnage qui sera agréable à jouer. On passe de quelqu'un de très introverti, qui subi beaucoup de choses à quelqu'un qui va être une meilleure version d’elle même grâce au catch !

 

2/ A titre plus personnel, où en êtes-vous dans la préparation de cette interprétation ?

 

Je me prépare au catch de manière active, je me suis remise à la natation pour réhabituer mon corps à l'endurance car le catch est très physique ! Je ferai toutes les cascades moi même , pas de doublure. C'est une sacré challenge. J'ai peu d'entraînement mais Vincent Haquin (cascadeur et catcheur pro) m'a pris sous son aile et réglera les combats. C'est un très bon pédagogue et on apprend vite avec lui .

 

Photographe Claude Pocobene

 

J'ai découvert un univers que je ne connaissais pas et j'avoue que ça m'a donné envie d'en faire vraiment. S'il y avait un développement sous forme de série, je m'inscrirai dans un club pour pouvoir progresser et passer encore plus de prises.

 

Deux journées sur le tournage seront dédiées au catch. Une journée pour tourner des scènes de catch imaginaires et une autre pour tourner des scènes de catch réelles, ce sera un mélange.

 

Il y aura un combat contre Jungle Laura, l'une des amie de Gaby. Ensuite, elle affrontera chacun de ses partenaires de la vie de manière imaginée, elle fera alors face à ses problèmes.

 

Il faudra ensuite que j'apprenne le texte car le tournage arrive bientôt. J'ai eu le temps d'y réfléchir car, comme je le disais, ce projet était en devenir depuis quelques années et, là, il se concrétise enfin, c'est très excitant. J'ai hâte de retravailler avec Aurélien, avec qui j'avais fait mon premier court-métrage, "Scylla ",co-réalisé par Jean-Charles Gaudin. Notre collaboration avait très bien fonctionné. On a déjà commencé à parler du personnage, d'où il vient, où il va, ce qu'il va faire.

 

3/ Selon vous, qu'est-ce qui va plaire dans ce court-métrage aux gens qui le regarderont ? En fonction des retours, est-ce que cela pourrait être le début d'une autre aventure, avec un autre format ?

 

On aimerait bien, évidemment, que ça plaise. Maintenant, le film n'est pas fait mais j'ai toute confiance dans le travail d'Aurélien, qui est un très bon réalisateur, et dans sa vision du montage.  C'est un film chorale, on suit un personnage à travers tout un tas de déambulations. Il n'y a pas beaucoup de courts-métrages dans lesquels autant de comédiens sont présents.

 

C'est toujours difficile de savoir à l'avance si ça va plaire mais j'espère que les gens vont pouvoir se sentir impliqués et y trouver une certaine projection d’eux même. Qui n’a pas eu envie un jour de tout laisser tomber pour tenter de vivre de sa passion?

 

Photographe Claude Pocobene

 

On aimerait que ça débouche ensuite sur une série. Le court-métrage est comme un piloteNous aimerions faire dans un format moderne, à savoir le 10x26 min. Mais, pour l'instant, ça n'a vertu qu'à être diffusé en festivals et à réunir une bande de potes. Car on se connaît tous et nous avons envie de faire quelque chose ensemble.

 

4/ En parallèle, sur un autre support que sont les planches, on peut vous retrouver en alternance dans la pièce à succès « Y-a-t-il un homme pour sauver les femmes ?», à la Grande Comédie. Que dire sur cette autre aventure ?

 

C'est une conférence sur le couple. Une pièce que l'on va voir en couple ou entre filles. Nous sommes trois sur scène : Eva , Marie -Francoise et Esmeralda. Trois filles aux caractères bien opposés, ce qui amène la comédie !

 

Marie -Francoise est froide et aigrie et Eva est la raisonnable. J’interprète le rôle d' Esmé, diminutif d'Esméralda, une jolie idiote. J'aime beaucoup ce personnage car elle est drôle souvent involontairement. Elle n'est pas méchante mais ses solutions sont souvent à côté. Ce qui a le don d’exaspérer ses copines.

 

Cette pièce est de Patrick Hernandez et d'Enver Recepovic, j'ai dû l'apprendre en une semaine. Il y avait beaucoup de textes, ce fut un challenge. J'ai commencé à la jouer à la comédie d'Angoulême et, aujourd'hui, je me mélange aux équipes parisiennes à la Grande Comédie.

 

 

Cette conférence sur l'amour et sur la vie de couple parle des clichés et de toutes les petites habitudes du quotidien qui peuvent être compliquées.  On s'interroge sur comment vivre mieux à deux et comment rencontrer l'amour !

 

C'est une pièce de café-théâtre, sous forme de joyeuse comédie. Dans laquelle mon personnage est une pile électrique, une sorte de clown, le trublion de la bande.  Avec elle, on ne s’ennuie pas une seule seconde ! Ce rôle est euphorisant de par sa relation avec le public et les rires qu'il provoque. Et qu'est-ce que j'aime ça !!!

 

Je vais donc chercher le clown en moi, ce qui n'était pas ma formation initiale. Je viens du théâtre classique. Mon répertoire passe de la tragédie au comique ! Et j'ai de la chance, on ne vient pas me chercher que pour les mêmes rôles. C’est une bénédiction pour une comédienne de ne pas être cantonnée à un seul emploi.

 

5/ D'après les premiers retours que vous avez pu avoir, que disent les spectateurs à la sortie de ce spectacle ?

 

Les gens se projettent, ils s'identifient. Cela ressemble à une conférence qui vire au grand n’importe quoi. On casse le quatrième mur. On parle directement aux spectateurs, ils jouent le jeu. On leur demande leur prénoms à l'accueil, ils font ensuite parti intégrante du spectacle !

 

 

Le public est tout le temps avec nous, presque sur scène. Il y a une belle part à l'improvisation quand on les interroge et souvent leurs réponses sont hilarantes. C'est une pièce avec beaucoup de rires ce qui est très jouissif ! Les spectateurs sont contents, ils sont souriants en sortant. Ils ont passé une bonne soirée et ne se sont pas pris la tête. C’est une joyeuse comédie !

 

Merci, Constance, pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision, Théâtre

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