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Estelle Simon évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Estelle,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

1/ Vous venez de finir l'écriture d'une nouvelle pièce de théâtre. Sans tout dévoiler, quel en est le sujet ?

La pièce s'appelle « Le temps d'une danse », deux personnes ont un coup de foudre dans une soirée. Le temps d'une danse, chacun d’eux va se projeter dans ce qu’ils imaginent de leur rupture avec leur compagnon. À la fin de la danse, ils vont devoir décider s'ils se lancent ou non dans cette nouvelle histoire.

Comment réagit on lorsqu’on n’a plus vingt ans, qu’on a connu plusieurs histoires d’amour, et que quelqu’un vous fait vaciller ? Doit-on se laisser porter vers ce nouvel amour ? Ou faut il faire une croix dessus, se contenter de ce qu’on a, devenir raisonnable ; car finalement toutes les histoires d’amour ne finissent elles pas mal ?

C'est une pièce à quatre personnages mais il est très important qu'elle ne soit jouée que par deux comédiens, afin d’en appuyer le propos.

Au début de l’écriture, je pensais traiter le sujet avec légèreté, partir sur une comédie. Très vite, le propos m’a emporté et c’est devenu un drame à tendance caustique. La pudeur derrière laquelle on peut se cacher en comédie a laissé sa place à la vérité de ce que mes personnages vivaient.  Ce que j’avais envie d’exprimer s’est imposé à moi, et ça c’est magique.

Dans la vie, avec un peu d’introspection, on se rend compte que les choses pourraient être plus simples. Ce qui bousille tout, c’est cet esprit de possession des autres. J’aimerais que cette rencontre et ce drame soient une invitation à penser différemment, à se questionner. Vouloir changer le Monde… c’est très prétentieux en fait d’écrire une comédie dramatique ou très enfantin, à voir… 

2/ Quelles ont été vos sources d'inspiration pour l'écriture de cette pièce ? Pourquoi aussi avoir eu l'envie d'aborder ce thème ci précisément ?

On dit souvent que l'on écrit bien ce que l'on connaît. Comme nous tous, j’ai vu beaucoup des gens autours de moi connaître des rencontres et des séparations. Certaines personnes se déchiraient, d'autres non. Chacun fait comme il peut, mais bien souvent les réactions extrêmes détruisent tous les protagonistes, et personne n’en ressort gagnant, encore moins la personne blessée qui cherche à se venger.

Dans cette pièce, j’ai cherché à mettre en avant l'idée que personne n'appartient à personne et que, lorsque l'on tombe vraiment amoureux de quelqu'un, il y a un risque derrière, celui de souffrir. A cas égaux, les réactions sont différentes, ce qui est intéressant à mettre en avant pour un auteur.

3/ Selon vous, pour quelles raisons cette pièce plaira aux gens qui, plus tard on l'espère, viendront la voir ?

Cette pièce devrait parler à tout le monde. On a tous, je pense, subi ou fait subir une rupture. En amour, nous sommes tous potentiellement éligibles pour être tantôt martyr tantôt bourreau.

J'aime l'équité donc j'ai essayé, dans mon écriture, de mettre en avant les motivations de mes personnages. Chacun de ceux qui se font quitter use de la culpabilité envers l’autre. Quand il y a une séparation dans un couple qui s’est aimé,  ce sont les deux qui ont fait des erreurs. Pour moi, une rupture est le constat d'un couple qui ne fonctionne pas à deux. Avec plus de respect pour ce que l'on a vécu, les séparations pourraient être plus simples et plus jolies. C'est aussi en ce sens que ça parlera je l’espère.

4/ Où en êtes-vous dans le développement de ce projet ? Quelles sont les prochaines étapes espérées ?

L’écriture état terminée. Je vais transmettre le texte à d'autres personnes pour quelques conseils complémentaires et surtout pour des aides sur les directions ainsi que les contacts à prendre pour ce type de spectacle, un genre nouveau pour moi qui vient de la comédie.

J’en suis donc au début du chantier mais j'aime ça, c’est très motivant, tout est encore possible.

5/ En parallèle, vous faites du coaching d'enfants dans le cadre d'un programme court pour France Télévisions. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

Qu'elle est géniale ! Je me retrouve cette fois ci derrière et j'adore. Ce programme est un mélange d'animations et de personnages réels. C'est en fait un petit programme de cuisine pour les enfants, où l'on retrouve deux personnages animés fictifs. Ce qui pose de vrais contraintes pour les tournages car ils n'existent pas. Donc les enfants doivent les imaginer.

Je suis arrivée sur ce coaching par le casting de ce projet. Nous nous sommes partagées le casting avec ma très chère Marie Bureau qui m’a fait entrer sur ce programme. On peut être fière de nous car le casting est bon le coaching a donc été un très agréable moment. Les deux jeunes comédiens, Alexia Chicot et Pierre Gommé, en plus d’être très bons sont des amours ce qui ne gâche rien.  C'était un pur bonheur. Faire travailler ces enfants que j'avais vus en casting a été très intéressant.

6/ Pour finir, un petit mot sur vos autres actualités du moment ?

J'ai fait de jolies rencontres en doublage, notamment Isabelle Leprince qui m'a remis le pied à l’étrier. Je lui en suis très reconnaissante. Je commence une série avec elle cette semaine. J’en suis ravie.

Je suis également toujours en tournée avec la pièce « Un mariage est si vite arrivé » dont vous pouvez retrouver les dates sur notre site www.unmariageestsivitearrive.com.

Ce fut un plaisir, Estelle, d'effectuer cet entretien avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Thierry de Carbonnières évoque sa riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Thierry,

 

Quel plaisir d'effectuer cet entretien en votre compagnie !

 

1/ La dixième réimpression de votre livre « Saluts et applaudissements », sorti en 2015, vient récemment d'être faite. Très simplement, pour ceux qui ne l'aurait pas encore lu, quel est le contenu de cet ouvrage ?

 

C'est assez simple, je jouais à l’époque la pièce « De si tendres liens » de Loleh Bellon au théâtre Mouffetard. Je l'avais acceptée car, dans la distribution, étaient présentes Marianne Epin et Annick Blancheteau, deux comédiennes exceptionnelles avec lesquelles je voulais absolument jouer.

 

Je ne m'en étais pas rendu compte... mais, c'était un rôle minuscule. Je passais plus de temps dans ma loge que sur scène. Pour ne pas déprimer, disons les choses, parce que c'est dur d'être dans sa loge, face à soi-même en entendant les autres jouer, je me suis mis à écrire ce que je ressentais. Résultat, au fil du temps, je ne venais plus pour jouer au théâtre mais pour écrire. C'était une façon de me sauver un peu je pense.

 

En sortant de cette expérience qui a duré quand même huit mois, j'ai montré ces carnets à Michel Archimbaud, l'éditeur, qui m'a dit qu'il y avait un vrai roman à écrire. Il y avait même le roman de la profession d'acteur ! Personne n'avait jamais écrit ce genre de chose. Personne n'avait jamais témoigné de ce que cela faisait de jouer un rôle qui n'est pas dans l'histoire, mais qui fait avancer l'histoire des autres, un rôle qui est, en fin de compte, une fonction. Sans m'en rendre compte, j'ai écrit ce que vivent et ressentent 90% des acteurs. C'est pour cela que ce livre a toujours un écho très important dans la profession et au delà.

 

 

Il en est à sa dixième réimpression tout simplement parce que je parle de sentiments dont on n'a jamais parlé et dont les comédiens ont beaucoup de pudeur à l'évoquer. Pour vous donner un exemple, un comédien qui tourne deux jours dans un film, l'un en mars, l'autre en juin vous dira qu'il va formidablement bien si vous lui demandez comment il va. Parce qu'il travaille. Mais non, en fait, il ne travaille que deux jours. J'ai donc écrit la dessus, j'ai brisé le miroir. Ce livre est très important pour moi parce qu'il m'a fait rentrer en littérature.

 

2/ Fin mars, la suite de « Saluts et applaudissements » sera disponible en librairies. Que dire sur cette nouvelle aventure artistique ?

 

Quatre à cinq mois après avoir fini décrire ce roman-récit, cette autofiction, avec un personnage qui s'appelle Victor, j'ai ressenti un vide très important parce que ce dernier m'aidait à agir. Entre temps, il m'était arrivé une aventure totalement étonnante, totalement bouleversante, d'inconnu j'étais passé à très connu, après avoir tourné dans « Plus belle la vie » . Résultat, dans la rue, les gens me prenaient en photos, les femmes me serraient dans leurs bras.

 

J'ai alors écrit la suite de « Saluts et applaudissements ». Victor passe de quelqu'un seul dans sa loge qui attend d'aller jouer à quelqu'un qu’on reconnaît dans la rue, dans le métro, dans les ascenseurs, sur la plage... J'ai eu envie de témoigner sur ce phénomène étrange de la "Reconnaissance". Sachant que les gens s'adressent à vous sans vraiment s'adresser à vous, mais plutôt au personnage. Ils vous appellent même par son prénom. Comme je sais d'où je viens, c'était tellement incongru, et un plaisir tellement violent, que j'ai eu envie d'écrire la dessus. A la limite, j'étais presque plus ému que les gens qui me rencontraient.

 

Petit à petit, dans l'écriture, des choses sont réapparues, des souvenirs oubliés de mon enfance et j'ai compris pourquoi je voulais être acteur, et pourquoi la reconnaissance est primordiale, pourquoi être reconnu dans la rue est quelque chose d'extrêmement important pour moi.

 

Le personnage de Victor est innocent, il dit les choses de manière très brutale, comme les enfants. Dans mon psychique à moi, cette fenêtre est tout le temps ouverte, cette inspiration est toujours présente. Autant, la première fois, pour Saluts et applaudissements " l’inspiration était venue dans la loge, autant à présent elle est permanente. On a tous une conversation avec soi-même, on est tous une conversation. "L'entretien que nous sommes" Hölderlin. Victor est celui avec qui je parle.

 

3/ En parallèle, toujours dans l'écriture, vous êtes en finalisation d'un scénario. Comment le présenter ?

 

C'est le prochain film d'Emmanuel Courcol, qui a écrit une dizaine des scenarii de Philippe Lioret. Nous sommes en co-écriture de son second long-métrage et nous venons de finaliser le scénario, qui sera produit par Agat Films.

 

Il s'agit d'un fait divers arrivé en Suède. Un directeur de prison décide de faire faire du théâtre à ses prisonniers, en montant « En attendant Godot ». Après avoir été jouée dans la prison, la pièce a beaucoup de succès dans toute la Suède, jusqu'à être interprétée au Théâtre Royal de Göteborg, où il arrive quelque chose d'assez étonnant. Il nous a fallu adapter l'histoire à la France, ce qui nous a permis de raconter plein d'autres choses.

 

Le tournage aura lieu sans doute fin 2018 ou début 2019. J'espère être présent au casting, mais je fais attention à ne pas mêler l'écriture et le jeu. On verra bien.

 

4/ Vous préparez également un seul en scène. Comment vous est venue cette envie ?

 

C'est un projet très important. A la suite de la mort de mon père, la perception que j'ai de la vie en générale a explosé. J'ai eu envie d'écrire la dessus. J'ai rédigé un tiers environ, ça marche bien. J'ai envie de venir parler de la vie, vue du côté de la mort, de manière extrêmement forte, extrêmement bouleversante parce que forcément "unique", forcément "intense". On pourrait dire que c'est une adaptation, au théâtre, de la pleine conscience.

 

J'y suis moi-même. J'y raconte comment la mort de mon père a tout changé dans ma vie. Comment j'ai tout changé. Mon rapport aux autres a changé, celui à ma femme et à mes enfants aussi. C'est quelque chose que j'attendais depuis toujours. Je comprenais que je vivais, que je faisais des choses intéressantes, parfois un peu moins... mais j'étais toujours un peu à côté.

 

Je pense que l'écriture sera finie en septembre ou octobre. Peut-être que je ferai avant des lectures partielles, je ne sais pas encore.

 

5/ Vous êtes aussi comédien. Quels sont projets dans ce sens ?

 

Toutes ces casquettes se rejoignent. J'ai décidé, moi Thierry, de ne plus faire dépendre mon activité des castings, des metteurs en scène, des réalisateurs. Moi-même je deviens producteur de mon propre métier, comme si j'avais décidé de monter ma propre boutique.

 

Pour revenir à votre question, Henri Helman a adapté un roman de Daniel Vaxelaire, « Chasseur de Noirs », qui raconte la vie des marrons, c'est à dire des esclaves qui échappaient à l'esclavagisme en montant dans les hauteurs de l’île de la Réunion.

 

De temps en temps, ils descendaient faire des razzias tout simplement pour survivre, pour manger. Ce film raconte comment la population blanche s'est organisée pour aller chasser et exterminer ces noirs-marrons. C'est un long métrage extrêmement important parce que c'est une partie de l'histoire française que l'on ne connaît pas beaucoup. Il y a un rôle pour moi.

 

6/ Pour finir, quels sont vos envies artistiques actuelles ?

 

De continuer à écrire ! Cela structure l'être intérieur que l'on possède tous, mais qu’on néglige la plus part du temps. Je suis en train d'ailleurs aussi d'écrire des conversations que peuvent avoir les gens un peu partout, dans la rue, dans le métro, à la boulangerie... J'ai un projet autours de cela. Pour témoigner aussi de la beauté des rapports entre les gens. Parce que personne ne le sait, mais les gens se disent de très belles choses entre eux. Je suis, en fait, étonné et amoureux des autres. Mon étonnement d’être au monde n’a pas de limite. Je le découvre en ce moment. Et puis revenir sur scène ou devant une caméra...le bonheur.

 

Merci, Thierry, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Tom Vallejo évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Tom,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes un jeune artiste, vous avez eu quelques expériences depuis plus d'un an en courts métrages, en télévision mais aussi dans la photographie. De façon plus générale, qu'est-ce qui vous plaît dans votre quotidien artistique ?

 

Suivant les projets, différentes choses peuvent me plaire. Le modeling m'attire moins que l'acting, même s'il permet de rendre une bonne image de soi. C'est surtout l'acting que j'aime pratiquer. Depuis tout petit, j'aime m'évader de mon image, de ma peau pour me transformer en quelqu'un d'autre. Que ce soit au théâtre ou juste avec ma sœur et des copains, en se filmant pour le plaisir.

 

C'est aussi cela que j'ai aimé dans les différents rôles que j'ai pu avoir jusqu'à présent. En publicité ou sur un plateau. J'aime comprendre un nouveau personnage, j'aime réfléchir à sa façon d'être, j'aime adopter même dès fois des mimiques particulières, pour rentrer à fond dans le rôle.

 

2/ Entre ces différents domaines, êtes-vous plutôt attiré par un registre en particulier ? Ou est-ce un ensemble qui vous tente ?

 

J'aimerais vraiment essayer de trouver des rôles dans des longs métrages, c'est vraiment mon objectif. J'adore aussi la publicité, c'est assez intense mais souvent assez court, sur une journée. Mais on ne peut pas vraiment creuser le personnage.

 

3/ Le rythme est souvent soutenu sur un plateau de tournage. Du coup, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Avant chaque tournage, j'essaie d'avoir un ou deux jours off, pour me concentrer sur le rôle. Je m'entraîne tout seul, même pour un dialogue. J'enregistre la voix et les répliques de l'autre personnage pour me répondre à moi-même. C'est d'ailleurs assez drôle à voir d'un œil extérieur mais c'est ma façon d'apprendre mes textes.

 

J'ai toujours le stress en arrivant au casting, ce qui n'est pas le cas dans la vie de tous les jours. C'est sans doute lié au fait d'être évalué. Par contre, lorsque j'arrive sur un plateau, je sais que j'ai été choisi pour le rôle, je suis donc très décontracté. Ce qui me permet d'être très à l'écoute du réalisateur car j'aime beaucoup être dirigé. Ce qui ne me dérange absolument pas même si, dès fois, j'apprécie faire des propositions et être libre d'improviser.

 

Je fais aussi un peu de yoga pour vraiment essayer d'être le plus apaisé possible et le plus à l'écoute de ce que l'on va me demander d'être.

 

4/ Parmi vos premières expériences, en retenez-vous une plus que toutes les autres ?

 

Elles ont toutes été assez cool. L'un a été particulièrement sympa, j'ai tourné une publicité pour Eurosport. Au début, j'ai même eu du mal à y croire quand on m'a appelé. J'ai eu la chance d'aller à Budapest pour un week-end afin de tourner sur un circuit auto, ce qui fut une découverte. Il y avait une super équipe de production, avec du monde et des moyens. L'expérience a été très intéressante, d'un point de vue culturel mais aussi professionnel.

 

Sur le court métrage que j'ai fait récemment, c'était intéressant car j'ai eu plus de dialogues que d'habitude. Même si c'était avec des élèves qui sortaient de l'école, ils avaient le professionnalisme attendu et ce fut sympa de travailler avec eux aussi.

 

5/ Plus globalement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

En ce moment, j'essaie de retravailler ma bande démo. C'est vraiment mon objectif jusqu'à cet été, quitte même à travailler bénévolement. Pour de meilleures et plus vastes images, dans le but de trouver un agent qui me comprenne. Pas pour en trouver un par défaut, plutôt pour collaborer avec quelqu'un qui soit là pour moi, qui soit à mon écoute.

 

A long terme, j'aimerais avoir des petits rôles dans des longs métrages pour gravir les échelons.

 

6/ En parallèle, vous êtes depuis plusieurs années juge pour des compétitions de surf. De près ou de loin, retrouvez-vous des parallélismes avec vos cordes artistiques ?

 

Pour moi, ce sont deux choses très déconnectées, qui n'ont absolument rien à voir ensemble. Ce travail est top, je suis payé à voyager, à analyser une pratique qui m'est chère, qui est une passion. J'ai la chance de travailler dans ce milieu, de l'analyser et d'être payé pour cela. Cela me prend un peu plus d'une centaine de jours dans l'année, ce qui me laisse du temps pour me consacrer à ma carrière d'acteur.

 

Si, un jour, je vois que cette dernière commence à décoller, je mettrai sans doute l'autre carrière en stand-by.

 

Aujourd'hui, jongler avec les deux est top pour moi, cela me fait décrocher un peu d'un milieu puis de l'autre. Je n'ai pas la même continuité dans ma vie, j'ai donc une certaine stabilité vis à vis de cette instabilité.

 

7/ Pour terminer, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De bonnes rencontres qui peuvent faire évoluer ma carrière. Aussi la possibilité de m'exprimer devant une caméra sur un long métrage, ce qui serait top, pour montrer aux gens ce que je vaux.

 

Merci, Tom, de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision

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Caroline Bourg revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses expériences. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît dans votre métier ? Qu'est-ce qui vous attire dans votre quotidien artistique ?

 

On ne peut pas proprement parler de « quotidien » dans ce métier… C’est assez paradoxal car cette incertitude du lendemain m’électrise, mais en même temps m’angoisse. Pouvoir faire de la télé, puis le lendemain du cinéma ou du doublage, et le mois suivant du théâtre… me permet de changer de « peau » constamment. Il n’y a pas de routine, ce n’est jamais la même chose. Même si c’est rassurant, je ne pense pas que je serais capable d’aller tous les jours au bureau et de toujours travailler avec les mêmes personnes… J’ai besoin de couleurs et de folies dans ma vie ! C'est aussi l'occasion pour moi de rencontrer plein de gens différents. Je suis quelqu'un qui aime énormément l’Autre, ce métier me comble aussi dans ce sens.

 

2/ Retrouvez-vous certains liens et quelques parallélismes entre ces différents registres ? Ou sont-ils vraiment déconnectés les uns des autres ?

 

Je ne pense pas qu'ils soient déconnectés, ils sont tous liés. Les techniques de base sont communes, au niveau du travail de la diction par exemple, mais les émotions sont différentes. Que ce soient celles données ou celles procurées. Ce sont aussi des plaisirs différents…

 

Au théâtre, le retour du public est immédiat. Je suis montée sur scène en 2009, au Rive Gauche et c'était incroyable… Tous les soirs, je finissais en larmes quand j'entendais les « Bravo » dans la salle. Pouvoir recevoir tant d'amour d’un seul coup c’est une sensation incomparable.

En télévision, l'effet est retardé. Quand les gens me reconnaissent dans la rue, viennent me voir, me disent qu'ils m'apprécient car ils m'ont vu dans tel ou tel programme, il s’est parfois passé plusieurs mois. Néanmoins c’est toujours agréable car ça signifie que j’ai bien fait mon travail.

Le doublage est pour moi l’exercice qui demande le plus de compétences techniques, et qui est le plus confidentiel.

 

Dans ces trois domaines, la sincérité et la générosité sont mes principaux axes de travail.

 

3/ Êtes-vous attirée par un domaine plus particulièrement ? Ou est-ce l'ensemble qui vous plaît ?

 

J'aime tout. Je ne saurais pas choisir car « choisir c’est renoncer »… et je déteste renoncer ! Même si, évidement, l'art « suprême » serait le théâtre. Bizarrement, je traque le plus en doublage, c'est peut-être ce que je maîtrise le moins. Il faut être ce que l'on voit à l'image, incarner et habiter le personnage, la personne qui n'est pas soi… et ce seulement avec sa voix ! J'ai peur de ne pas être au niveau du talent de la comédienne que je double.

 

Au théâtre, le trac est différent, il est incroyablement haut avant d'entrer sur scène mais, dès que l'on passe le rideau, ça y est, c'est parti pour une heure et demie pendant laquelle on n'a pas le droit d'avoir le trac. En télévision et au cinéma, je n'y ai pas le trac, je m'amuse… car je sais que si je me trompe, je peux recommencer.

 

Non vraiment, je suis incapable de choisir ! A chaque domaine son plaisir, ses avantages et inconvénients.

 

4/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que toutes les autres, qui vous aurait encore plus marquée ?

 

Deux expériences me viennent à l'esprit, en l'occurrence les films que j'ai faits avec Laurent Jaoui. Le premier était « La maison Dombais et fils », avec Christophe Malavoy. Il y avait un casting incroyable, aussi Pierre Santini, Déborah François, Marie-France Pisier, Nicolas Briançon. C'était mon premier film d'époque et j'ai adoré porter des corsets. Je suis un peu masculine et je sais que Laurent était désespéré de me voir arriver un peu brute de décoffrage. Et puis, je passais dans les loges mettre mon costume du XVIIIè, de grosses robes, je me transformais complètement car le corset m’obligeait à me tenir très droite. Du coup, je dégageais complètement autre chose. J'avais vingt-six ans et cette expérience est vraiment ancrée en moi car j'ai approché ce grand monsieur qu'est Christophe Malavoy. J'ai énormément d'amour pour cette personne, d'une générosité incroyable, un grand comédien.

 

Le deuxième film a été « Cent pages blanches », l'adaptation du roman de Cyril Massarotto. J'en parle beaucoup et souvent encore. J'ai lu le livre en 2009, j'en suis tombée amoureuse, j'ai contacté l'auteur et lui ai fait part de mon envie d'en faire un film. Laurent en a fait l’adaptation et m’a confié le rôle de Julia, qui me ressemblait sur pas mal de points à l’époque.

 

Plus récemment, j'ai tourné dans un court-métrage en Italie, « L’Orlo » (L’ourlet), pour lequel je viens de décrocher le prix de la meilleur actrice au SMR 13 Film Festival.

Je dis souvent que mon coeur appartient à l’Italie, et ce film m’a permis de tourner pour la toute première fois dans une langue qui n’est pas la mienne, dans mon pays d’adoption… j’en garde un souvenir ému.

 

5/ Face au rythme parfois soutenu sur les plateaux de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont, pour ensuite être aussi disponible que possible pour le réalisateur ?

 

Tout dépend du projet…

 

Quand j’ai peu de temps pour préparer un personnage, ou quand le rythme est très soutenu, en terme de textes à apprendre par exemple, j’essaie de le tirer le plus à moi, de lui prêter mes expériences et mes émotions. J’ai la chance d’avoir une très bonne mémoire. La veille au soir, je relis plusieurs fois mes répliques, ou je retrouve mes camarades pour répéter les scènes du lendemain. Quand c’est possible, je prends des libertés avec le textes, afin de me le mettre plus facilement en bouche. J’apprends également, mes textes « à blanc », c’est à dire sans intention et sans émotion, afin que le réalisateur puisse m’indiquer la direction qu’il souhaite donner à mon personnage et à la scène.

 

Parfois, il y a des rencontres organisées avec le réalisateur et les autres acteurs avant le début du tournage. Je l'ai fait récemment sur « Alice Nevers » où j'ai effectué des lectures avec Gilles Alma et Stéphan Kopecky, le réalisateur. Se rencontrer avant permet de travailler plus sereinement et permet de ne pas être surpris sur le plateau, de ne pas découvrir la scène et son partenaire.

 

Quand j'ai plus de temps, j'aime construire mon personnage selon la méthode Stanislavski, où l'on crée tout un passé au personnage, en partant de son enfance jusqu’au jour de l’action en elle même. On essaie de comprendre pourquoi il en est arrivé là, pourquoi il réagit ainsi, quelles sont ses passions, ses peurs, etc…

C'est un vrai luxe.

 

Je me souviendrai toute ma vie d’une phrase de mon professeur de théâtre, Dominique Viriot : « Sur un plateau, tu la fermes et tu obéis au réalisateur ». Ca m’est resté… En tournage, je suis très énergique et j’aime rire, c’est ma façon de me concentrer… mais j’ai une vraie discipline, il n’y pas plus gérable que moi et j’appelle toujours mon réalisateur « chef » :)

 

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

J'aimerais bien retourner au théâtre, la scène et le contact avec le public me manquent. Je suis une grande sensible et l'amour des spectateurs me nourrit. Si je fais ce métier, c'est parce que j'ai un grand besoin de reconnaissance et d'affection, il n'y a rien de mieux que la scène pour ça. C'est une vraie drogue.

 

J'ai envie de beaux projets, de jolies choses, de faire mon métier chaque jour. Je n'aspire pas à une reconnaissance éternelle, ce serait trop prétentieux. Je voudrais juste faire mon métier toute ma vie, le faire bien et me dire, quand je rencontre quelqu'un dans la rue qui m'a reconnu, que j'ai pu modestement lui apporter un peu de bonheur grâce à mon travail.

 

Ce fut un plaisir, Caroline, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Agnès de Tyssandier nous présente sa riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Agnès,

 

C'est un plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

 

1/ Vous avez récemment développé une nouvelle série, que vous avez créée, écrite, interprétée et produite. Deux formats de trois minutes trente ont déjà vu le jour. Sans tout dévoiler, quel en est l'esprit général ? Quels thèmes y sont abordés ?

 

C'est une série dont j'ai eu l'idée il y a quelques mois. Je l'ai ensuite posée sur le papier pour voir ce que ça pouvait donner. Cela faisait longtemps que j'avais envie de réaliser, j'en ai profité pour franchir le pas. Je supervise aussi le montage. Ce fut une expérience formidable, qui m’a beaucoup appris.

 

Cette série parle des réseaux sociaux, de l'un d'entre eux en particulier. Je ne peux pas trop en dévoiler car nous sommes en finalisation du projet. Nous démarchons des productions actuellement. Pour vous éclairer un peu quand même, je peux vous dire que nous mettons en avant les travers des gens sur les réseaux sociaux. Donc les personnes qui s'y inventent une vie, celles qui vont les utiliser pour faire leur communication et leur publicité, celles qui y gagnent leur pain quotidien. Bref, nous montrons les aspects positifs comme négatifs, de façon comique et parfois assez grinçante.

 

Le récit est porté par quatre personnages, assez hauts en couleurs, chacun bien défini avec un profil type. Nous connaissons tous une personne du même acabit… C’est ainsi que s'entremêlent des aventures et des péripéties qui permettent de pointer du doigt les travers de la société actuelle.

 

2/ Quelles ont été vos sources d'inspiration pour le développement ? Pourquoi ce thème ci précisément vous tenait il à cœur ?

 

Mes sources d'inspiration sont quotidiennes, depuis très longtemps. Je pense à Facebook, Instagram, Twitter, les réseaux sociaux en général. On y voit un peu de tout et n'importe quoi. Des choses très intéressantes aussi. J’aime suivre certaines personnes attentivement, celles qui véhiculent des messages ayant du sens, qui poursuivent une cause. On a pu voir des buzz qui ont permis une prise de conscience. Par exemple, avec le hashtag « Balance ton porc » les langues se sont déliées. A contrario, cela peut prendre aussi des proportions anormales et abusives.

 

J'ai eu envie d'en parler car je trouve que c'est un outil formidable mais qui peut aussi être très destructeur. Les gens s’en servent pour rêver leur vie, pour communiquer, pour se faire de la pub, pour partager leur quotidien ou pour cracher sur la société. Cette liberté d’expression est formidable mais tout est allé tellement vite qu’on ne sait pas encore trop gérer ces outils technologiques. Je trouvais intéressant de parler de personnes qui se servent d’un réseau social pour assouvir leur quête d’une reconnaissance universelle.

 

Ce sujet que je trouve intéressant n'a pas encore été trop traité non plus. Je pense qu'il y a une vraie thématique et que l'on peut créer un projet autour de tout cela, ce à quoi je me suis attelée.

 

3/ Selon vous, qu'est-ce qui fera le succès de ce programme ? Pourquoi plaira-t-il aux gens qui le regarderont ?

 

C'est un projet qui récupère pas mal de références générales, tout le monde peut soit se reconnaître sinon reconnaître quelqu'un de son entourage dans les personnages de la série ou dans les sujets abordés. C'est aussi une série qui peut se voir sous couvert de comique, elle peut paraître assez légère, marrante mais dans le fond la satire n’est jamais loin.

Je pense que chaque épisode peut faire écho à chacun, intérieurement.

 

4/ Où en êtes-vous actuellement dans le développement de ce projet ? Où aimeriez-vous l’amener ?

 

Nous avons tourné en décembre les deux pilotes et nous finalisons actuellement le montage du deuxième. Pour le présenter d'ici peu à des productions.

 

Le but serait de vendre cette série, de toucher pourquoi pas une chaîne télé qui puisse le diffuser à des heures de grande écoute. Aussi des productions pour en faire une série sur le web. Si les productions ne veulent pas se lancer dans l'aventure, je chercherai des investisseurs particuliers. Sinon, je démarcherai des marques et des sponsors publicitaires pour continuer l'aventure, ou alors, quoiqu'il en soit, nous poursuivrons avec toute l'équipe, en faisant de notre mieux, comme en décembre dernier, avec des personnes motivées et bénévoles, qui permettent au projet de continuer à avancer.

 

5/ En parallèle, vous participez actuellement au développement d'un collectif d'artistes. Que dire sur cette autre nouvelle aventure ?

 

Nous nous sommes rendus compte, avec Fabien Ara, un ami comédien, qui vient de réaliser son premier court métrage, que l'union fait la force. Nous le savions depuis longtemps mais cela nous a sauté aux yeux récemment. Il fait d'ailleurs partie des comédiens de ma nouvelle série et m'avait aussi aidé dans la relecture des textes.

 

On a envie de créer un collectif avec d'autres personnes, sept ou huit artistes, afin de s'épauler les uns les autres sur nos projets personnels ou en créer ensemble. Cela peut être un court métrage, une pièce de théâtre ou une série télé. Et puis pourquoi pas petit à petit, grandir et développer des projets de plus en plus importants. Mais bon, chaque chose en son temps…L’idée, avant tout, est l'entraide.

 

6/ Le projet est en phase de démarrage. Sous quel délai ou à quelle période aimeriez-vous en avoir une forme plus aboutie ?

 

Dans l'idée, on aimerait d'ici fin février avoir réuni toutes les personnes. Nous souhaiterions y avoir des comédiens, des réalisateurs mais aussi des membres de productions. Pour commencer à se réunir, pourquoi pas un soir par semaine, afin d'établir un plan de travail en fonction des projets qui avancent.

 

Merci Agnès pour ce nouvel échange !

 

Publié dans Télévision

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Grégory Questel évoque sa riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Grégory,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous participez actuellement au Festival Nikon, notamment au travers de « Je suis un beau dessin », court-métrage dans lequel vous jouez mais que vous avez aussi co réalisé, ce qui est une première pour vous. Quel en est le sujet ? Quel angle avez-vous pris ?

 

Il se trouve que j'ai d'abord tourné dans un autre court-métrage pour ce Festival, « Je suis une banquette arrière ». C'est ainsi que j'ai été tenté de faire le mien. Je l'ai co écrit avec Xavier Thiam et Marjorie Frantz, qui jouent aussi avec moi. C'était l’occasion d'une première co réalisation.

 

Depuis que j'ai arrêté « Plus Belle la Vie » il y a trois ans et demi, je me suis énormément remis à l'écriture. Pour cette fois ci, plutôt que de devoir démarcher des productions, nous avions envie de faire quelque chose en autonomie, rapidement. L'écriture s'est bien passée, le tournage a duré une soirée seulement et le montage deux jours. C'était avant tout pour le plaisir. Il se trouve que, en 24 heures, il était tout de suite dans les vingt les plus soutenus et les plus vus. Bientôt un mois après, il l'est toujours. Nous commençons vraiment à croire à quelque chose, pensant que notre écriture a sans doute plu.

 

C'est un sujet fort, il n'est pas anecdotique.  C'est compliqué d'en parler sans dévoiler la chute. Il me tient à cœur. Par ailleurs, je suis parrain de deux associations à destination des enfants, « Ela » et « Tout le monde chante contre le cancer », je suis également papa de trois enfants, dont le deuxième joue dans le court-métrage, donc les thèmes autours de l'enfance me parlent et me touchent. Ce qui fait le lien avec le sujet du court-métrage que je vous invite à découvrir : https://www.festivalnikon.fr/video/2017/731?lang=fr

 

2/ Pourquoi avez-vous particulièrement souhaité mettre en avant ce thème-ci ?

 

C'est du travail d'écriture. Ce n'est pas arrivé par hasard, mais pratiquement. Le thème étant « Je suis un cadeau », nous sommes partis sur un dessin. De fil en aiguille est arrivé le sujet fort. Je suis particulièrement concerné parce que j'ai, comme je vous le disais, trois enfants donc, naturellement, cela vient aussi et se ressent dans l'écriture.

 

3/ Selon vous, quelles sont les clés du succès de ce court-métrage ? Pourquoi plaît-il aux internautes ?

 

On écrit énormément, et avec beaucoup d'exigence. Nous nous sommes cassés la tête sur chaque réplique, sur chaque mot. Ce film, quand on le voit une fois, n'en a pas l'air mais, si on le regarde une deuxième fois, on se rend compte qu'il y a des détails vraiment partout. Qui sont affreux à voir après coup.

 

Cela tient aussi à la simplicité de la réalisation. C'est simple, c'est quotidien, cela parle à tout le monde.

 

4/ En parallèle, « Lui dire » sera présenté au Festival Cinécran de Vannes, le 17 mars prochain. Que dire sur cette autre belle aventure artistique ?

 

C'est un texte qu'un ami, François Courtois, a écrit il y a vingt ans. Je n'avais alors pas l'âge du rôle mais j'ai tout de suite adoré ce texte. Puis, c'est tombé aux oubliettes.

 

Il y a cinq ans, j'y ai repensé, en voyant le travail de Virginia Bach, qui avait fait un court-métrage, « Fuir », sur les femmes battues. Un travail magnifique, j'adore son traitement, le côté premier degré, elle ne s'encombre de rien, elle a un grain à l'image qui est sublime. Elle a lu le texte de François, elle l'a adoré mais, ne faisant pas les commandes, elle l'a réécrit. Pour en faire son adaptation, que nous avons tournée, grâce à France 3, à la région Occitanie, à l'Adami. Du coup, presque vingt ans après, j'ai pu rappeler François pour lui dire que son histoire avait enfin vu le jour.

 

Il est tout chaud, on a fait quelques projections privées, c'est à présent parti dans les Festivals et on commence à avoir des réponses. Vannes est la première ville à avoir donné son accord et, comme je viens de cette ville, je suis hyper content de cette nouvelle. J'espère que ce film va aller chercher des prix parce que c'est encore un sujet terrible.

 

5/ Vous êtes aussi de retour à Marseille sur les plateaux de tournage de « Plus Belle la Vie ». Vous serez à nouveau à l'écran à partir du 12 février prochain. Nous imaginons que c'est un plaisir de retrouver l'équipe et les plateaux ?

 

C'est exactement cela. Avec Dounia Coesens, qui joue Johanna, ma femme, nous sommes de retour pour deux mois, avec une bonne intrigue qui va se conclure par un prime. Mais plus de trois ans après notre départ, c’est assez étrange d'être à la fois acteur et aussi presque spectateur, de retrouver la place du Mistral. Malgré l’énorme charge de travail, on ressent un côté « touriste » assez rigolo, qui nous donne aussi beaucoup de détente dans le jeu. Nous avons beaucoup de plaisir à retrouver le soleil et les amis. C'est très sympathique.

 

6/ Vos trois ans et demi de pause dans la série vous ont-ils permis d'appréhender différemment votre personnage ? Ou, à l'inverse, l'avez-vous retrouvé spontanément, êtes-vous le même qu'à l'époque ?

 

Le personnage revient de suite. C'est assez amusant de le retrouver. Il en va de même pour le couple. Avec Dounia, nous ne nous sommes jamais quittés, elle est comme une sœur aujourd'hui pour moi, en plus nous sommes voisins à Paris et nous nous voyons tout le temps. Par contre, se refaire des bisous pour le tournage était étrange mais, en même temps, très marrant.

 

Dès que je remets les petits mocassins, le personnage revient de suite. C'est comme le vélo je crois. Le procureur Revel est le même. Terrible au boulot, arriviste, arrogant, carriériste, et magique à la maison. Sa compagne est son seul talon d’Achille. Il est prêt à tout pour elle. N'importe quelle femme rêverait d'un mari aussi amoureux, attentionné, prévenant. Ça le sauve.

 

Vous verrez pourquoi ils reviennent, cette raison m'aide à lui donner un côté plus attachant, du moins je l'espère.

 

7/ Vous l'avez dit précédemment, vous écrivez aussi beaucoup. Quels sont vos projets et vos envies dans ce domaine ?

 

Les gens qui m'ont donné l'envie de faire ce métier sont les artisans créateurs, le Splendid, Poirret / Serreault, Bacri / Jaoui. C'est vrai, plutôt comédie, encore que les derniers cités n'étaient pas uniquement dans ce registre. Mon envie est d'écrire, de monter des projets dans un collectif.

 

Avec Xavier Thiam, nous écrivons beaucoup. Marjorie Frantz nous a accompagné pour le court-métrage du Nikon. Ensemble, tous les trois, nous écrivons une série en vingt six minutes, très comédie, dans le monde du doublage, avec toutes les anecdotes cocasses que nous avons dans ce milieu.

 

« Hydra » est une autre écriture faite avec Xavier, un six fois cinquante deux minutes. Dans un autre registre, l'univers y est à mi chemin entre « Lost » et « House of cards ». C'est un grand écart suffisamment large pour s'imaginer beaucoup de choses. Une production nous accompagne, nous allons voir comment se passe la suite. Le développement est toujours très long, mais j'adore ces temps d'écriture, c'est indispensable.

 

8/ Parmi toutes vos casquettes artistiques, un domaine plus que tous les autres vous attire-t-il tout particulièrement ? Ou, au contraire, la diversité vous plaît-elle davantage ?

 

C'est la diversité qui m'attire. Un jour faire du doublage, le lendemain écrire, le surlendemain jouer dans « Section de recherche » ou « La stagiaire » , tourner un court métrage etc…

 

J’ai une formation d'ingénieur mathématiques en informatique. C'est pendant ces études que j'ai découvert le théâtre amateur. Ensuite, je suis arrivé à Paris prendre des cours de théâtre pour en faire un métier. J'aime justement la diversité, l'insécurité de ne pas savoir la suite, de travailler avec de nouvelles équipes. Le côté CDI m'oppresse, j'aime à l'inverse la diversité de mon métier.

 

Ce fut un plaisir, Grégory, d'échanger avec vous !

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Koh-Lanta Fidji : Mélanie évoque son beau parcours !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mélanie,

Vous avez participé à la dix-huitième saison de "Koh Lanta" sur TF1. Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Membre fidèle de la tribu des rouges, vous avez quitté l’aventure sur décision médicale, suite à votre blessure à la cuisse, à quelques jours de la finale. A froid, que retenez-vous de votre aventure ?

Je retiens que c'était une belle aventure, dans laquelle je me suis donnée à 100 000%, que ce soit sur le camp ou sur les épreuves. Je n'ai aucun regret, physiquement mon corps a lâché mais je dois l'accepter, même avec le recul. C'est dommage mais c’est le signe sans doute que ça devait se passer ainsi.

2 / Le fait de ne pas avoir été éliminée suite à un conseil, avec votre nom sur les bulletins, apaise-t-il un peu la déception d’avoir dû partir sans défendre vos chances ?

Je crois que c'est très difficile d'être éliminé sur des votes, d'après ce que mes camarades ont ressenti. Je ne l'ai pas vécu mais partir sur décision médicale à ce stade du jeu reste super frustrant. Il ne restait que trois épreuves à faire avant l'orientation et j'avais encore toute mes chances de faire de belles choses. C'était compliqué.

Avec le recul, je ne suis pas frustrée, je me dis que c'est dommage. Mais j'ai accepté. Je n'ai pas d'aigreur vis à vis de ce qui s'est passé. 

3/ Quel a été, pour vous, le moment le plus marquant de vos trente-six jours d’aventure ?

Un jour qui m'a vraiment beaucoup marqué est celui de la défaite au jeu de confort pour l'appel téléphonique. Parce que c'était tellement important à ce moment-là du jeu, pour moi, d'entendre mes enfants et ma famille, d'avoir des nouvelles, que cela a été super dur. Je crois que c'est la fois où j'ai le plus pleuré, où j'ai eu besoin de temps pour réfléchir.

En même temps, cette défaite a complètement changé mon aventure. Je me suis boostée davantage, voulant vraiment me battre jusqu'au bout, me disant que, tant pis si je ne les ai pas eus au téléphone, il faut que je me batte pour moi et mes enfants. A partir de là, je n'ai plus eu peur de faire des choses, d'essayer, d'y aller à 100 000 %. Je me suis vraiment mise dans le jeu, je crois, à ce moment-là.

Votre victoire lors du parcours du combattant a été, nous l’imaginons, un instant fort ?

Cette victoire a été la consécration de tout ce que j'avais fait. Je pense que je me donnais assez et que je méritais aussi d'avoir une victoire personnelle. Du coup, c'est vrai que cela a été super agréable et un moment très marquant pour moi dans l'aventure.

Ce que vous avez vécu et ressenti pendant cette aventure correspond-t-il à ce que vous vous imaginiez ?

Je m'étais imaginé un peu comment j'allais réagir, comment j'allais vivre les choses. Après, sur le moment, j'ai été quand même très affamée, nous étions souvent à fleur de peau. Toutes les émotions sont décuplées. Même si on en a conscience avant, quand on le vit c'est vraiment intense.

J'ai eu le temps aussi de refaire le monde, de réfléchir à ma vie, de prendre des décisions sur ce que je veux faire et la façon d'y arriver. Cela a été très fort. C'est difficile d’expliquer ce que l'on ressent là-bas mais, quand on est coupé du monde et qu'on se bat avec nous-même mais aussi contre les autres, avec lesquels, en plus, on noue des amitiés, on va chercher des choses profondes en nous, ce qui est très intéressant comme travail.

4/ Au dixième jour, à l’issue de votre victoire dans l’épreuve du puzzle chauve-souris, vous devenez capitaine de la nouvelle équipe rouge. Comment aviez-vous alors appréhendé cette nouvelle responsabilité ?

Je ne suis pas du tout une leader dans la vie, j'aime bien être avec le peuple, je n'avais pas du tout envie d'être capitaine en fait. Mais, dans le jeu, je n'avais pas le choix que d'aller très vite et de sauver ma peau, j'étais très fière d'avoir gagné, c'était une très belle récompense.

Mais il a fallu que j'assure et que j'assume mon rôle de capitaine. Toutefois, je leur ai expliqué que je ne prendrai pas ce rôle, toute seule, de porte-parole. Certes, j'étais capitaine mais je leur ai dit que, comme d'habitude, les choix se feraient en commun. Ce qui comptait pour moi, c'était l'échange et que chacun donne son avis pour les décisions, comme dans la vie de tous les jours.

Avec le recul, regrettez-vous certains de vos choix dans la composition de votre équipe ?

Non, pas du tout. J'ai trouvé que notre deuxième équipe rouge était agréable, qu'il y avait une bonne fusion. D'ailleurs, nous n'avons eu qu'un seul conseil entre nous, celui de Marta, et j'étais super désolée   parce que j'aurais aimé que l'on gagne toutes les épreuves pour arriver tous ensemble à la réunification. Malheureusement, nous avons perdu la première épreuve. Nous étions tellement unis, sans histoire entre nous, que, avec le recul, je trouve que mes choix lors de la composition étaient bons. 

5/ Lors de la réunification, votre tribu est en forte majorité et l’on peut naturellement s’attendre à l’élimination progressive des quatre aventuriers jaunes encore présents. Ce qui ne sera finalement pas le cas. Comment expliquez-vous ce retournement de situation ?

Honnêtement, je pense que notre choix stratégique, qui était un choix de base, a été bien tenu, en tout cas par nous les cinq qui nous sommes retrouvés dans la deuxième équipe rouge. Comme on se l'était dit, nous sommes arrivés tous les cinq à la réunification.

Finalement, oui, il y a eu des rebondissements mais ce sont les aléas du jeu, il y a des choses qui se passent et qui font que ça ne tourne pas forcément de la manière dont on l'avait pensé. Mais je retiens que l'on était bien car, même si certaines personnes ont fait des choix différents et ils en avaient le droit, ça ne nous a pas tant pénalisé que ça. Avant que je ne sorte, on était encore quatre rouges contre deux jaunes, donc on était toujours bien dans notre stratégie.

Malheureusement, je sors sur blessure médicale et mes camarades perdent aussi ma voix au conseil. Il y avait aussi un collier, il me semble que c'était Magalie. Ce qui a mis à égalité les votes. Ils ont eu l'immunité et un collier, ce qui a fait pencher la balance à ce moment-là. Mais je ne pense pas que nous avons perdu stratégiquement car, si je n'étais pas sortie, nous avions une chance, les quatre anciens rouges, de passer le conseil.

En avez-vous voulu à Maxime et Fabian de ne pas avoir respecté la stratégie des anciens rouges ? Comprenez-vous, avec le recul, leurs choix ?

Je ne leur en veux pas du tout. A la base, j'ai toujours dit que c'était un jeu et qu'il fallait qu'on garde ça dans nos têtes, sinon on serait devenu fou. C'était leur choix, je n'ai peut-être pas tout compris sur le camp ni en regardant les épisodes, mais cela ne m'a pas pénalisé pour mon parcours en fait.

Ils se sont pénalisés tous seuls en faisant cela et ont fini par sortir avant nous. Je n'ai pas de rancœur vis à vis de cela, d'autant plus que ce n'est qu'un jeu. Ils avaient tout à fait le droit de changer de stratégie. Pour notre équipe, c'était plus simple de garder notre tactique de départ car nous étions en supériorité et, en plus, nous avions fait toute l'aventure ensemble avec les rouges, nous avions tissé des liens et noué une amitié forte, on n’avait donc pas envie de s'éliminer. Pour Maxime et Fabian, je n'ai pas de rancœur, ils ont fait leurs choix, c'était leur jeu.

Du coup, comment avez-vous abordé le moment des destins liés, avec toutes les tractations alors en cours ?

J'étais avec Tiffany. C'était compliqué car les binômes avaient été fortement dispatchés par rapport aux couleurs et à ce que l'on voulait faire par la suite. Cela nous a mis en difficulté. Après, un binôme avait un collier, un autre a eu l’immunité, ça se jouait donc entre le duo André/ Maxime et le mien. Mais je ne me suis pas trop sentie en danger parce que j'avais encore mes trois autres camarades rouges avec moi sur le camp. Je savais qu'ils ne voteraient pas contre moi et Tiffany avait le soutien de Magalie. Nous étions donc pratiquement assurées de passer. On avait juste peur que Maxime ou André ait un collier. Mais je n'ai pas trop appréhendé ce moment-là en fait, ça n'a pas été si compliqué pour moi.

6/ Tout au long de votre beau parcours, on vous a vue très proche de votre camarade Sandrine. Que dire sur cette belle amitié ?

C'est une amitié qui perdure, on s'appelle encore toutes les semaines. On s'est revue avant la finale, une seule fois seulement, car nous avons toutes les deux des vies chargées et nous n'habitons pas du tout au même endroit. Puis nous nous sommes vues à nouveau lors de la finale.

On va essayer de se voir cette année, la première qui pourra bouger dans le village ou la ville de l'autre ira. C'est une amitié qui s'est installée petit à petit dans l’aventure, qui a été très forte. Cela a été aussi ma force, j'avais besoin d'aide, elle avait besoin de moi, on se comprenait, on riait, on échangeait, on prenait des décisions à deux.

C'est une belle aventure, on rencontre des gens que l'on n'aurait peut-être pas croisés dans la vie de tous les jours. Nous n'avons pas forcément eu d'atomes crochus au départ, de par nos vies différentes puis, finalement, on a tissé des liens super forts. C'est une aventure unique qui, forcément, nous marque à vie, je trouve cela cool. Nous avons cette aventure en commun dans notre amitié qui va continuer.

7/ Quelles sensations vous ont procuré le visionnage des différents épisodes ? Est-ce plutôt un plaisir de vous replonger fictivement dans l’aventure ou, à l’inverse, est-ce difficile de découvrir certains actes ou comportements ?

J'étais excitée à chaque épisode de voir ce qui se passait. Je savais la finalité mais je ne savais pas ce que l'on verrait ni ce que chacun tramait de son côté. C'est vrai que c'était intéressant aussi de voir tout ce que je n'avais pas compris sur le moment. A beaucoup de conseils, je ne comprenais pas trop les choix et je découvrais que mes camarades avaient voté contre certaines personnes, sans que je le sache. J'ai donc pu m'apercevoir, avec les diffusions, de toutes les discussions qu'il y a eues à côté.

Même si ça s'est bien passé, cela n'a pas toujours été évident ni facile de voir certaines choses. Parce que, sur le moment, on n'avait pas de recul, je pensais que tout allait bien, que tout le monde trouvait cela cool mais, en fait, j'ai découvert que des gens étaient à fond dans les stratégies. C'est donc assez surprenant en fait. Je préfère garder, aujourd'hui, malgré ce que j'ai vu dans les épisodes, mon souvenir de ce que j'ai ressenti au moment où j'étais sur l'île. Je pense que c'est mieux que ce que j'ai vu à l'écran.

8/ Les images vous ont montrée très joyeuse, dynamique, souriante. Ces adjectifs vous caractérisent-ils bien dans votre vie de tous les jours ?

Oui, effectivement, je suis quelqu'un de tranquille, à la cool. J'aime que les choses se passent bien. Je suis calme, gentille mais il ne faut pas non plus me pousser dans les orties. J'aime bien quand les choses sont transparentes mais c'est compliqué dans un jeu comme "Koh-Lanta" où, forcément, on ne peut pas tout raconter. Cela a été difficile à gérer sur le moment pour moi mais j'ai essayé de faire au mieux et de me canaliser comme je pouvais. Parfois, j'ai pété des câbles parce que je suis entière. Quand il y a quelque chose qui me dérange et que les gens n'assument pas forcément devant moi, cela m'énerve et j'ai besoin de parler et de m'expliquer.

9/ En un mot, comment décririez-vous votre aventure ?

Surprenante.

Seriez-vous prête à refaire votre sac et à repartir ?

C'est une question difficile. Autant, j'adorerais pouvoir repartir et aller jusqu'au bout cette fois-ci. En faisant plus attention, car je sais aussi comment je me suis fatiguée sur le camp et sur les épreuves, je pourrais mieux me préserver, en tout cas physiquement, pour aller plus loin. En même temps, j'aime bien quand les choses sont uniques et je crois que c'est une aventure unique.

Je ne sais pas si je serais prête à repartir en ayant déjà vu ce que c'était. Je me dis aussi que c'est bien de garder ce souvenir-là et d'accepter de ne pas avoir gagné. En même temps, ce n'était pas forcément le but ultime pour moi.

Je crois que je resterais sur cette aventure-là pour avoir un bon souvenir de "Koh-Lanta". Aussi pour que d'autres gens qui souhaitent y aller aient leur chance également.

Ce fut un plaisir, Mélanie, d’effectuer cette interview avec vous !

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Caroline Munoz évoque sa chronique sur C8 dans William à Midi !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Caroline,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

1/ Les fidèles téléspectateurs de C8 peuvent vous suivre dans la nouvelle émission de William Leymergie, « William à Midi ». Pour commencer, pour ceux qui ne le connaîtrait pas encore, comment présenter ce programme quotidien ?

 

C'est un programme qui est entre le magazine et l'actualité, qui traite de différents sujets très concernant pour les téléspectateurs et l'ensemble des Français. On démarre à 12h 40 par un journal et on termine vers 14h.

 

De 13h à 14h, c'est vraiment la partie magazine où l'on retrouve des rubriques consommation, tourisme, enfance, santé notamment. On essaie de coller à l'actualité sur des programmes et des thèmes plus larges.

 

2/ Vous êtes en charge de la rubrique consommation. Comment la décrire ? Quels en sont le principe et le contenu ?

 

C'est vraiment la consommation au sens large, de tout ce qui peut concerner les foyers français. Donc ça va de comment choisir son assurance auto aux menus des fêtes de fin d'année, en passant par la vie sans frigo ou encore le vin sans alcool. Citons également les critères pour choisir une nouvelle pompe à chaleur avec déduction fiscale.

 

Donc c'est vraiment très large.

 

3/ Comment se font les choix des thèmes ? Est-un un choix uniquement interne ou est-ce fonction aussi des demandes des téléspectateurs ?

 

Pour l'instant, c'est vraiment en interne où des décisions collégiales sont prises au sein des équipes. Ensuite, des journalistes partent faire des reportages. A partir de là, on écrit des chroniques que l'on présente en plateau. Elles durent environ six minutes, trois minutes sont consacrées au sujet et les trois suivantes permettent de préciser en plateau des informations qui ne sont pas forcément données précédemment.

 

Quelles petites touches personnelles essayez-vous d'apporter dans votre chronique ?

 

Sans doute ma personnalité. Ce n'est pas mon domaine de prédilection donc je me situe un peu comme les téléspectateurs, je découvre aussi des thèmes qui m’intéressent et je les défends de cette façon.

 

4/ Ce programme est diffusé à un horaire très concurrentiel, face notamment aux journaux d'information. Du coup, qu'est-ce qui fait la spécificité de votre émission ? Cherchez-vous à vous adresser à un autre public ?

 

On essaie effectivement de s'adresser à un autre public. Nous présentons l'actualité mais sous la forme d'un magazine. C'est-à-dire que nous traitons de sujets qui ne sont pas forcément évoqués dans les journaux des grandes chaînes. C'est un peu notre plus.

 

Nous avons aussi le public de William Leymergie qui nous suit. C'est quelqu'un qui a fait une très belle carrière et qui a une grande notoriété, ainsi qu'un grand professionnalisme. Son image attire aussi le public et les fidèles.

 

La personnalité et le charisme de William apportent beaucoup. C'est aussi la bonne humeur qui fait notre marque de fabrique. Le plateau se veut convivial et bienveillant avec, en plus, un fond d'information, d'actualité. On est vraiment proche du public et je pense que c'est ce qui plaît avant tout.

 

5/ A l'antenne, vous autorisez-vous certaines libertés entre vous pour vous surprendre et vous amuser encore plus ?

 

On essaie de sortir du cadre, même si on est très timé. En plus, on s'entend vraiment bien, nous sommes une bande de copines, il y a donc ce côté sympa et convivial, on n'hésite pas à se charrier les unes les autres.

 

6/ Pour finir, que dire pour inciter, si ce n'est pas déjà fait, les lecteurs à suivre l'émission ?

 

Quelque soit la personne, son âge, sa ville, son centre d'intérêt, elle trouvera toujours une réponse à une question dans cette émission. On aborde tous les sujets de notre société, de notre vie du quotidien. Chacun est forcément intéressé par l'un des thèmes.

 

L'émission fonctionne aussi parce qu'on s'y retrouve tous. Si l'on n'est pas concerné directement, cela concerne un proche. De toute manière, l'émission touche tout le monde et chacun y trouve un centre d'intérêt.

 

Merci Caroline pour ce nouvel échange !

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Marie Réache évoque sa riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche au Lucernaire de la pièce « Orphée et Eurydice à bicyclette ». Pour commencer, comment présenter ce spectacle ? Quels thèmes et quelles thématiques y sont abordés ?

 

La compagnie des Épis Noirs, avec laquelle je travaille, a pour spécialité de prendre des mythes et de les déflagrer en quelque sorte. On part effectivement du mythe d’Orphée et d'Eurydice mais on retrouve Bernard et Jeanine, deux personnes qui s'aiment beaucoup et qui décident de raconter l’histoire des deux héros pour sauver le monde.

 

Dans l'histoire, on croise aussi notamment les parents d'Orphée et d'Eurydice. Il y a en fait plein de personnages que l'on va tous jouer pour raconter une aventure. Ça donne un espèce de spectacle complètement vertigineux, avec un cadre et, dans celui-ci, on fait exister de nombreux univers.

 

Sans arrêt, on revient sur Bernard et Jeanine, c'est donc vraiment du théâtre dans le théâtre. On passe d'un univers à l'autre en l'espace d'un mouvement de cadre. On passe de personnages très caricaturaux et comiques à Orphée et Eurydice qui ont une sorte de pureté, à Bernard et Jeanine qui se disputent mais qui sont tous deux très sympathiques.

 

Bernard est à fond sur sa volonté de sauver le monde. Jeanine est plus légère, elle fait cela pour lui faire plaisir donc elle ne se rend pas vraiment compte qu'il y a du public, elle lui parle de ses bas de contention, de ses varices. Cela donne un décalage très sympa.

 

Les gens apprécient énormément ces changements de cap très abrupts.

 

2/ Comment basculez-vous d'un personnage à l'autre ?

 

Ce n'est pas du théâtre d'incarnation, ce n'est pas du tout du théâtre psychologique. Dès le départ, on a travaillé avec un cadre pour symboliser cette cassure. De suite, on a mis en avant le fait de passer d'une chose à une autre en une seconde. Mais ce n'est pas facile, les personnages ont notamment des voix totalement différentes.

 

Je joue à un moment la mère, une abominable femme, une sorte de Cruella d'Enfer. Pour tout raconter, Eurydice est une sirène qui vient d'un monde sous marin et qui est envoyée sur terre pour sauver le monde, par Hadès, le dieux des Enfers. Elle est accompagnée d'Orphée.

 

Se développe ensuite une histoire d'amour avant qu'Eurydice ne descende aux enfers. C'est en fait une prostitution dans le monde des films pornos. A la fin, Orphée vient la chercher mais, comme dans le mythe, Hadès lui dit de ne pas se retourner, ce qu'il n'écoute pas, entraînant la mort d'Eurydice. Sur le fond, c'est donc une histoire assez dramatique mais le spectacle n'est pas traité de la sorte du tout.

 

3/ Justement, quelles ont été vos principales sources d'inspiration à tous pour développer, mettre en scène et interpréter ce spectacle ?

 

La compagnie est axée principalement sur du théâtre musical, les deux casquettes étant mises en avant équitablement. Pierre Lerick écrit les textes et fait les musiques. D'habitude, il fait la mise en scène mais là, comme nous ne sommes que deux pour interpréter une dizaine de personnages, nous sommes mis en scène par Manon Andersen, une comédienne extraordinaire fétiche de la compagnie. Elle a fait un travail incroyable, les gens sont ravis.

 

C'est un spectacle inclassable, un ovni. Il faut se laisser porter, il ne faut pas chercher à comprendre. Tout est donné et il faut surtout se laisser porter dans ce tourbillon, qui est autant musical que théâtral. Du coup, je me retrouve à jouer de l'accordéon, ce que je n'avais absolument jamais fait, à chanter, ce que j'ai très rarement fait et à danser, ce que je n'avais carrément jamais fait. C'est assez complet. Je n'ai d'ailleurs jamais fait un spectacle aussi physique, je sors en transpiration.

 

Tout est très affirmé par rapport au théâtre psychologique. Pour passer d'un monde à l'autre, on ne peut pas être dans de la demi teinte. Eurydice commence en enfant, le travail associé m'a beaucoup plu car je l'ai souvent fait.  Plus je vieillis, plus on me donne des rôles jeunes, ce qui est plutôt agréable. Après, elle devient une jeune fille puis une femme. Un peu comme dans le mythe, un serpent va même arriver dans cette histoire d'amour entre Orphée et Eurydice, qui s'appelle Victorio, un salopard, un mac qui va casser cette belle idylle naissante sur l'île d'Ouessant. C'est le début de la descente aux enfers dont je vous parlais.

 

4/ Le spectacle est présenté depuis quelques jours maintenant. Quels sont les premiers retours des spectateurs ?

 

On a plutôt vraiment des bons retours. La première était complète. Il y avait une petite longueur à la fin que nous avons résolue. Entre la première et maintenant, on a enlevé dix minutes de spectacle, pour arriver au bon format d'une heure quinze.

 

Beaucoup de gens nous félicitent pour notre performance et nous disent être embarqués dans ce tourbillon. D'autres disent avoir du mal à suivre mais la plupart aiment ce vertige dans lequel on les embarque. C'est vraiment un type de théâtre particulier et la compagnie fait de véritables cartons depuis des années, notamment en Avignon. L’humour est très particulier, on n'est pas dans quelque chose de connu et c'est ce qui fait l'originalité de la pièce.

 

5/ En parallèle, les fidèles téléspectateurs de France 3 peuvent vous retrouver depuis quelques années dans la série à succès « Plus Belle la Vie ». Où vous interprétez le personnage de Babeth Nebout. Que dire de cette belle aventure ?

 

Certains téléspectateurs sont venus voir la pièce, se sont laissés emporter et, en sortant, m'ont dit que c'est incroyable de me retrouver dans un registre aussi différent. Ce qui me fait super plaisir.

 

C'est une aventure extraordinaire et incroyable. Comme je le dis souvent, il n'y a pas de star dans la série, personne n'a la grosse tête et on retrouve un esprit de troupe juste formidable qui n'existe sur aucun autre tournage. Il n'y a pas un acteur de la série dont je pourrais dire que je ne l'aime pas. Je les aime tous, particulièrement les membres de ma famille. On est vraiment très soudés. Il faut d'ailleurs savoir que Jean-Marie Galey, qui joue mon père dans la série, est la personne qui m'a lancée dans le métier de la télé à mes vingt ans.

 

5/ Pour terminer, que dire de plus aux lecteurs pour les inciter encore davantage à venir voir la pièce ?

 

C'est un spectacle d'une heure quinze d'évasion, dans un tourbillon. Laissez vous aller, c'est vraiment du théâtre populaire, fait pour plaire à tout le monde. Nous avons vraiment bon espoir, c'est très bien parti.

 

Ce fut un plaisir, Marie, d'effectuer cet entretien avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Phany Brière Marret nous présente sa riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo: Michel Nikodem

 

Bonjour Phany,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview.

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche de deux courts-métrages en compétition au Festival Nikon, « Je suis un drame » et « Je suis ta liberté ». Comment les présenter respectivement ? Quelles thématiques y sont abordées ?

 

« Je suis un drame », joué par Vincent Ronsse, le petit Jolan Pallier et moi-même, est un film de Benjamin Pallier, avec qui j'avais déjà tourné pour la série « Osef ». Cela retrace les événements et le drame du Bataclan, le soir du 13 novembre 2015, sur la base d'une histoire vraie.

 

Pour la petite histoire, ce film de 2 minutes 20, adapté donc au format Nikon, est en premier lieu un court métrage d'une plus longue durée, où j'ai bien sûr davantage de scènes et du dialogue. Donc il aura encore une actualité après le festival Nikon.

 

Quant à « Je suis ta liberté », un film de David Kadoche O'Sullivan, je joue aux côtés de Cyril Perrain, Adèle Galloy, Chrystelle Gagey, Kartal Temel, Marie-Lou Souares et Akim Mechrafi (ndlr photo ci-contre) notamment. Nous y montrons à quel point on peut être enchaîné à un tas d'obligations qui nous empêchent une certaine liberté. Cette dernière, quelque part, a un prix. Le réalisateur a une très belle personnalité et je vous invite d'ailleurs à regarder tout le reste de son travail (http://www.davidkadocheosullivan.com)

 

Crédits photo : Kartal Temel

 

Il faut les voir, il faut voter pour les deux, chacun abordant des thèmes très humains.

« Je suis Ta Liberté » : https://www.festivalnikon.fr/video/2017/1522?lang=fr

« Je suis Un Drame » : https://www.festivalnikon.fr/video/2017/756?lang=fr

 

2/ Sans trop en dire, comment présenter vos deux personnages ? Qui sont-ils ?

 

Dans le premier court-métrage, je suis une mère de famille qui va tout simplement sortir faire la fête. Je n'en dirais pas plus mais je pense que vous avez déjà une petite idée de la suite. Pour le second, je joue une patronne très sévère, pas cool du tout. C'est vraiment une femme de poigne.

 

3/ Ce festival est vraiment très riche, beaucoup de courts-métrages y sont proposés. Mais seulement certains sont retenus au travers des votes. Selon vous, pour quelles raisons ces deux programmes peuvent-ils se distinguer et ressortir du lot ?

 

Nous sommes vraiment dans la réalité, ce n'est pas ni du fantastique ni de la fiction. Le drame du Bataclan touche énormément et on a besoin de ne jamais oublier cette date. C'est une sorte d'hommage qui est très important à mes yeux car cette soirée est gravée à vie. Je pleure à chaque fois que je revoie ce court-métrage, la puissance du jeu de Vincent, le regard du petit...

 

L'autre programme retrace vraiment un contexte réel de la vie, qui marque les esprits. Le message est très puissant.

 

4/ En tant que comédienne, les programmes courts impliquent-ils une adaptation particulière, peut-être pour renforcer dans le jeu certains messages ? Ou, à l'inverse, restez-vous la même que pour un long-métrage ?

 

Cela dépend de la longueur de mes scènes. Souvent, sur une petite scène, c'est compliqué de trouver le jeu juste car il y a tellement de façons différentes d'interpréter une simple réplique. Mais, quand on a une bonne équipe, avec un réalisateur qui dirige bien, c'est tout de suite plus simple. La préparation reste la même.

 

La seule différence, comparativement à un long-métrage où l'on a davantage de temps pour s'installer, réside dans la nécessité d'être bon de suite, sur le très court terme.

 

Vous noterez quand même que je joue de plus en plus de rôles de « garces » (rires). Typiquement, dans « Une idée d'enfer », par le même réalisateur David Kadoche O'Sullivan, je joue une huissière de justice peu sympathique. On y retrouve également Akim Mechrafi, Jemma Franses, ainsi que Julien Monnin. Ce programme est actuellement en tournée dans les festivals et nous attendons encore un peu avant de le sortir.

 

Extrait du film "Une idée d'enfer"

 

5/ Vous évoquez ces rôles de femmes un peu plus difficiles, que vous avez aussi interprétées dans un clip récemment. Est-ce là une nouvelle marque de fabrique ?

 

Comme un chanteur qui trouve, à un moment donné, sa voix, je me rends compte que j'aime être les traits d'une personne que je ne suis absolument pas dans la vie de tous les jours, que j'aime de vrais rôles à contre-emploi. J'adore vraiment les personnages de pestes et j'adorerais en interpréter une dans une série ou un long.

 

Dans ce clip, « A mes côtés », de Koobe Juh (https://youtu.be/t6GWMZwmKZc), je joue le rôle d'une mère, qui met des bâtons dans les roues de la relation de sa fille avec son petit copain. Elle n'accepte pas ce dernier, il n'est pas à la hauteur des espérances qu'elle voudrait pour sa fille. Mais, petit à petit, elle finit par comprendre la situation. Toutefois, il est vrai que, au début, je ne suis pas une mère gentille.

 

6/ Pour le jeu dans ce clip, où l'on n'entend jamais le son de votre voix, une préparation particulière a-t-elle été nécessaire, comparativement à des scènes entièrement jouées mais audibles pour le public ?

 

Je me suis simplement mise en tête que j'étais une garce. Donc aucun sourire, plutôt froide. Je dois dire que j'ai un atout dans ce sens avec mon visage. On m'a en effet souvent dit que, au premier abord, je suis une personne qui paraît très froide, surtout quand je ne souris pas.

 

Cela a fait du chemin dans ma tête et je me suis dit que, entre le fait que j'adore jouer des pestes et celui d'avoir un visage froid par nature, je pourrais foncer dans ce domaine.  C'est d'ailleurs David Kadoche O'Sullivan qui m'a un petit peu révélée à cela, en travaillant avec lui.

 

Sur le clip, je mimais parfois des mots, je crispais les lèvres, levais un peu les yeux au ciel. Au début de mes tournages, on me donnait d'ailleurs beaucoup de rôles muets, notamment sur des films en 16 mm. Je suis donc habituée à l'exercice par ce fait. 

 

7/ De façon plus générale, quels sont vos projets artistiques à venir ?

 

J'ai joué dans un pilote, avec Ngo, pour une série télé. Sur le ton de la comédie, cela évoque la vie d'une femme noire. Tout est tourné en dérision et c'est très drôle.

 

« Amour-Eux » est un long-métrage en projet, réalisé par Alexandre Laugier, avec Thibaud Vaneck ("Plus Belle la Vie") et Jessica Errero ("La Vraie Vie des Profs", "Overdrive") dans les rôles principaux, Bastien Munez, Marine Duhamel ("Plus Belle La Vie"). Ce sera une histoire d'amour. Lorsque deux regards vont s'y croiser, tout va basculer. Le tournage aura lieu sans doute en avril ou en juin, dans le sud de la France. Il y a une cagnotte Ulule actuellement pour financer une partie du film. Le réalisateur souhaiterait une sortie sur grand écran évidemment, mais il a déjà pu également sortir des films en VOD.

 

Concernant la seconde partie de l'année, des pourparlers sont en cours pour un autre long-métrage, « Le gorille », tiré d'un livre de Tony Cavaleri, qui sera aussi le réalisateur du film. Celui-ci sera certainement co-réalisé. Il y aura, entre autres, Michel Berreur au casting.

 

Merci, Phany, pour votre disponibilité !

 

 

Pour suivre Phany :

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Publié dans Télévision

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