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Virgilia Giambruno nous présente ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Virgilia,

 

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

1/ Vous venez de finir le traitement d'un long-métrage, que vous avez notamment proposé à certains producteurs au Festival de Cannes dernièrement. Sans tout en dévoiler, quel en est le contenu ?

 

C'est l'histoire d'une jeune femme un peu déprimée dans sa vie. Elle a 28 ans, elle est parisienne, elle n'aime pas ce qu’elle fait, elle est assistante de marque dans une société de distribution, elle a toujours vécu dans l'ombre de sa sœur neurochirurgien. Elle a de gros problèmes d'argent, elle est persuadé d'ailleurs que tous ses problèmes viennent de là.

 

Elle va se mettre à voler vraiment par hasard des cartes bleues et des portes feuilles, jusqu'à passer au niveau au-dessus et faire des cambriolages. Sauf que, pour cambrioler, il faut un receleur pour revendre le butin. C'est alors un autre schéma.

 

C'est une jeune nana qui est vraiment complètement lambda, qui va devenir une as du cambriolage, qui va, au début, prendre cela complètement à la légère pour ensuite se retrouver dans un monde auquel elle n'est pas du tout préparée.

 

2/ Quelles ont été vos sources d'inspiration pour le développement de ce contenu ?

 

J'étais à table, au restaurant, face à mon compagnon, à qui on a volé sa sacoche à ses pieds, alors qu'il n'y avait personne assis derrière. Je ne sais pas du tout comment cela a été possible. Cette anecdote m'a donné l'idée d'écrire une histoire autours du vol de façon plus générale. J'ai commencé à me renseigner sur le cambriolage, me disant que ces gens-là ont sans doute des méthodes bien particulières.

 

Je voulais traiter à travers ce film la conscience que l'on a face à la réussite. Qu'est-ce que réussir, finalement ? On a une définition qui nous est presque imposée par la société, par ce qu'elle en dit, c'est avoir une maison et être propriétaire, 97% des français veulent l'être. Avoir une situation sociale aussi, ce qui passe par avoir un métier, qui est valorisé au près des gens. C'est aussi s'acheter des vêtements de marque et partir en voyage. Ceci est, finalement, une vision totalement capitaliste.

 

J'ai vu aussi un autre document sur une comédienne qui avait tout quitté pour se rendre compte que, finalement, être dans l'humanitaire et être plus proche des gens lui a réduit son nombre de « like » certes mais, intérieurement, cela lui a rapporté bien plus. Ça fait vraiment réfléchir à la question suivante : qu'est-ce que réussir ?

 

On a réellement une philosophie qui est en train de dévier. Si on ne suit pas le modèle, qu'est-ce que ça donne ? Mon personnage n'est pas une fille qui a des problèmes, c'est une madame tout le monde qui suit le modèle qu'on lui donne, elle travaille, elle habite Paris, elle veut avoir le même rêve que tout le monde, être propriétaire, s'acheter de beaux habits, partir en vacances, sauf qu'elle ne peut pas. Parce qu'elle gagne tout juste de quoi vivre à Paris, elle a acheté mais cela l'a complètement endettée. Comment font ces gens-là, s'ils ont envie de plus ? Finalement, n'est-ce pas donner un rêve à des gens qui est, pour la plupart, inaccessible ?

 

J'avais envie de parler de cela, j'avais envie aussi de faire un film avec un personnage féminin fort, qui va vraiment comprendre les enjeux. Il y a aussi toute la partie familiale, on s'interroge sur ce qui peut se passer lorsque les parents font des différences entre leurs enfants, sur le rapport au monde. C'est un peu une « Breaking bad », version féminine, sauf qu'elle n'officie pas dans la drogue.

 

3/ Où en êtes-vous dans le développement de ce projet ? Quelles sont les prochaines étapes attendues ?

 

La prochaine étape est de trouver un producteur. Je suis en discussion, on verra ce que ça va donner. Le produire l'année prochaine serait top.

 

4/ En parallèle, quels sont les autres projets en cours actuellement ?

 

La chaîne Youtube « Virgilia - Une fois pas 2 » est en ligne. Je vais tourner au mois de juin de nouveaux épisodes des expériences de V et podcasts ainsi que de nouveaux épisodes de Une fois, pas 2

 

J'écris un nouveau long-métrage aussi, plus drame familial. Sur un sujet un peu dur qu'est la violence faite aux femmes. Je suis actuellement en discussion avec des familles pour pouvoir utiliser leur histoires.

 

Je vais aussi tourner en août dans le film d'une amie, Sabrina Nouchi, qui fait des choses extraordinaires. Elle en est à son troisième long métrage auto produit, c'est une girl power. Ce sera un drame familial avec une fille haute en couleur avec beaucoup de caractère, qui me correspond bien. Le tournage aura lieu dans un chalet près de Chamonix, où tout le monde se retrouve pour les 60 ans du père. Là, tous les secrets de famille explosent.

 

5/ Pour terminer, vous avez aussi lancé un financement participatif sur Tipeee pour continuer le développement de votre série « Une fois, pas 2 ». Que pouvez-vous nous en dire?

 

Nous avons commencé à tourner la saison 2, quatre épisodes et demi sont dans la boite, je pense que l'on va en faire un autre fin juin. Mais il y a des épisodes que je ne peux pas produire, certains ne se tournent pas à Paris, j'ai donc besoin d'emmener l'équipe technique sur place et de louer quelques lieux.  J’aimerais du coup bien obtenir avant fin juillet, ce serait top, une aide de votre part pour y parvenir. A partir de 3 000 €, ça serait parfait.

 

Il y aura notamment un épisode qui s'appellera « Scarface », dans lequel Gildas tombera dans un univers de drogue complètement hallucinant, qui se passe sur un paquebot. Il faudra peut être que l'on tourne au Havre ou à La Rochelle.

 

J'ai besoin de votre participation donc pour pouvoir finir la saison 2. Alors vous avez envie de nous aider, le lien est le suivant  : https://www.tipeee.com/virgilia-une-fois-pas-2

 

Merci Virgilia pour ce bel échange !

Publié dans Télévision

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Alexis Clerc nous présente ses projets et envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Jeune acteur de 22 ans formé à Method Acting Center depuis 2016, une école vous apprenant les différentes méthodes de jeux américaines, en se basant sur des exercices et outils de Stanislavski et Tchekhov venant tout droit de l’Actors Studio. Anciennement étudiant dans un lycée pro de communication visuelle et plurimédia. Après avoir obtenu son bac, il décide de s’orienter vers l’acting, ayant pour but principal de devenir acteur de cinéma.

 

Bonjour Alexis,

 

Quel plaisir d'effectuer cet entretien avec vous !

 

1/ Vous venez de finir l'écriture d'un court-métrage. Pour commencer, sans tout dévoiler, quel en est le contenu ? Quels thèmes y sont abordés ?

 

Le thème principal sera l'espoir car c'est quelque chose, je pense, qui parle à beaucoup de monde surtout en ce moment. Je voulais vraiment mettre en avant une adolescente avec ses problèmes et ses envies. Je trouve qu’en France, dans les films actuels, on banalise trop l'adolescent, que l'on fait en mode pantouflard, fainéant, inintéressant bref l’ado de base.

 

Je souhaitais vraiment m'immiscer dans la vie d'une jeune de cet âge, pour mettre au grand jour qu’elle a ses propres problèmes, ses envies, ainsi qu’une vie tout simplement, bref que c’est un être humain. Je voulais en faire quelqu'un de très complexe, à qui il arrive beaucoup de choses dans sa vie. Pleins de petites accumulations comme par exemple une moyenne très juste, un manque de chance en amour, un nombre faible d'amis, et un monde « dark » de l’adolescence. Tout cela la rend très complexe et, au final, très humaine. On la voit vivre des choses que l'on ne voit pas forcément dans les films actuels.

 

J'insiste sur le fait qu’on banalise trop l'adolescent selon moi. Je me souviens, dans l'adolescence, c'était bien plus que cela. On découvrait le monde, la vie, on faisait toutes les premières fois possibles. C'est ce que je voudrais montrer d’avantage dans ce court-métrage qui tournera autours de l'espoir.

 

 

2/ Quelles ont été vos principales sources d'inspiration pour l'écriture ? Vous êtes-vous remémoré des souvenirs personnels ? Ou ceux d'amis ? Avez-vous observé l'adolescent de nos jours ?

 

C'est un mélange de tout en fait. Il y a une partie de moi, forcément et je pense que pas mal de personnes se retrouveront aussi dans certaines facettes du personnage. Il y a également mon entourage, des gens que j'ai connus qui ont été un peu comme ça, sans oublier la génération d'aujourd'hui.

 

3/ L'écriture est à présent finalisée. Quelles sont les prochaines étapes pour développer ce projet ?

 

J'ai écrit en partie avec une camarade de mes cours d'acting. L'étape suivante sera de recruter une équipe technique, de repérer les lieux dans lesquels on va tourner, de choisir les musiques. Faire aussi la story board, le séquencier, le planning, bref de quoi s’amuser encore. Bien entendu sans oublier le casting. Je vais poster une annonce prochainement pour le personnage principal.

 

J'aimerais un tournage cet été pour l’avoir en septembre au mieux. Sinon, nous partirons sur 2019.

 

 

4/ Au-delà de la version courte, vous avez aussi l'envie de développer la version longue. Pouvez-vous déjà nous en dire un peu plus ?

 

Au départ, j'écrivais depuis maintenant trois ans un long métrage. C'est un peu compliqué, au départ on le pensait comme un court mais on a vu, en ayant écrit une première version, qu'il avait beaucoup plus de valeur en long. Après réflexion, on n'a rien voulu retirer, on a gardé en stand-by le texte pour ensuite faire un « court-métrage test » tiré de ce long.

 

Le but étant ensuite d'être encore plus dans l'aboutissement des personnages, pour explorer plus l'univers et certaines situations. Ce court est donc en quelque sorte une version test pour valider le long.

 

5/ Sur ce long-métrage, aimeriez-vous avoir un rôle devant la caméra ?

 

J'aimerais bien incarner le personnage principal. Comme j’ai créé de toute pièce le personnage, je me suis mis forcément un moment donné dans sa peau .

 

Le thème de l'espoir sera beaucoup plus détaillé, en suivant à fond le personnage principal. Ainsi que ses deux amis que l'on verra bien plus. Le court permet de travailler sur l'univers du personnage et sur sa complexité. Le long a vocation à avoir une ligne directrice de l’idée de l'espoir.

 

 

6/ En parallèle, vous serez prochainement en tournage pour la web-série « Ubernation ». Que dire sur cette autre aventure artistique ?

 

Tout d’abord, j’ai passé un casting où j’ai eu quelques jours avant le jour J pour apprendre une scène ou deux. Une fois terminé, dans les jours qui suivaient, j’ai eu une très bonne nouvelle en apprenant que j’ai été pris pour l’un des rôles. Cette web série va faire des petits clins d’œil à la vie parisienne.

 

On me verra sur quelques épisodes, voir même peut-être sur toute une saison. J’ai hâte de vivre cette toute nouvelle aventure dans les jours à venir.

 

7/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Le cinéma est une grande passion que j'ai développée depuis maintenant quatre ans. J'aimerais que ça continue, que ça grandisse encore car j'ai de plus en plus d'ambition et je me diversifie aussi. En écrivant, en me lançant dans la réalisation avec l'expérience dont je vous parlais.

 

Je souhaite continuer devant la caméra car mon envie principale est tout de même d’être acteur. Pourquoi pas, plus tard, ouvrir une chaîne Youtube aussi.

 

Merci Alexis pour votre disponibilité !

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Julien Brun et Xavier Domergue évoquent la Coupe du Monde de football diffusée en intégralité sur beIN SPORTS !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright : PANORAMIC

 

Copyright : PANORAMIC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour Julien, bonjour Xavier,

 

C'est un réel plaisir de pouvoir effectuer cette interview croisée avec vous deux.

 

1/ La Coupe du Monde de football en Russie approche à grands pas. A quelques jours de ce bel événement, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ? Dans quel état d'esprit êtes-vous ?

 

Julien  : Je me suis rendu compte vraiment de la concrétisation de la Coupe du Monde pour nous depuis une ou deux semaines. Avant cela, ça paraissait être quelque chose de complètement lointain et de presque abstrait. Parce qu'on a la tête un peu dans le guidon avec les championnats et la coupe d'Europe. Depuis une semaine ou deux, ça se calme un petit peu, je commence à réaliser et à préparer mes fiches ainsi que ma famille à mon départ. Il y a une suite d'événements qui s'enclenche et qui fait que, naturellement, on y arrive. C'était abstrait, je me disais « c'est chouette », là ça devient concret et je me suis « c'est super ».

 

Xavier  : Je suis un peu dans le même état d'esprit. On commence à y être. On a eu la chance de vivre déjà une Coupe du Monde en 2014, ainsi que deux Championnats d'Europe, en 2012 et 2016. C'est vrai que c'est une opportunité immense de pouvoir faire cela, de pouvoir vivre une deuxième Coupe du Monde en Russie. On ne s'en rend pas trop compte, je rejoins Julien sur cela, parce que, effectivement, on est en pleine fin de saison que l'on doit déjà se projeter sur cet événement qui est grandiose. Il nous tarde tous, l'excitation commence à grandir petit à petit, ça arrive, c'est demain.

 

2/ Quels seront vos rôles respectifs, pendant la compétition, dans ce beau dispositif beIN SPORTS ?

 

Julien  : On est six duos de commentateurs, notre rôle sera assez similaire, je pense, avec Xavier. En gros, on connaît déjà les matchs que l'on commentera au premier tour, ensuite on verra comment avance la compétition. On a chacun entre six à sept matchs pour les poules, l'élément majeur pour nous est le commentaire du match avec notre consultant, Xavier avec Patrice Ferri, moi avec Bruno Cheyrou. Nous avons aussi des petits rendez-vous souvent la veille des matchs, où l'on fait des duplex depuis le stade. Le matin du match aussi pour les différentes émissions. Évidemment, le live est ce qui « compte » le plus mais l'idée de la chaîne sur ces événements là est d'être en plein cœur toute la journée. Il y a donc plein d'émissions dans lesquelles on a aussi un rôle à jouer, dans le sens où on amène des éléments par rapport au match et au direct qui arriveront après. En gros, c'est le match plus des petits bonus, des petits extra.

 

Xavier  : Je n'ai pas grand chose à rajouter. Comme l'a dit Julien, on va faire, à peu près, la même chose. Nous aurons la chance de commenter ces matchs-là qui vont être réguliers entre le 14 et le 28 juin, d'ici la fin de la phase de groupe. Ensuite, on en saura plus en fonction des affiches des 1/8èmes de finale notamment. Nous aurons des matchs tous les deux ou trois jours, ainsi que des petits duplex veille de match, jour de match, pour entrer progressivement dans la rencontre qui nous concernera.

 

Julien  : Il y a quelque chose qui est marrant, souvent quand je parle avec des gens qui ne sont pas du tout dans ce milieu, ils ne voient en gros que ce qui passe à la télé. C'est normal, c'est évidemment logique. Mais, nous avons, au delà de tout cela, à gérer d'autres éléments que les gens n'ont pas à connaître spécialement car ils veulent juste que le produit fini soit intéressant. En dehors des matchs et des duplex, il faut que l'on remette à jour nos fiches, qu'on lise la presse, que l'on voyage aussi. Ça paraît bête mais dans des grands pays, comme le Brésil et la Russie, les trajets sont parfois longs. Pour le téléspectateur, cela paraît normal car il voit encore quelque chose d'abstrait, alors que nous aurons pris un taxi, deux vols d'avion, un autre taxi, avant de rejoindre l’hôtel. Ce sont des éléments qui ne doivent pas entrer en ligne de compte pour les gens qui regardent, et c'est normal, mais c'est vrai que nous devons gérer des éléments pratiques, comme les lessives également. Même si on n'est pas à l'antenne pendant deux jours, nous avons sincèrement beaucoup de travail. Ce sont des périodes intenses pendant lesquelles on a certes, de temps en temps, l'opportunité de profiter un peu mais c'est vraiment un rythme soutenu. Même si, en quatorze jours, on commente sept matchs, on est sur le pont tout le temps.

 

3/ En termes d'organisation, notamment au début de la compétition, allez-vous chacun suivre davantage certaines équipes en particulier ? Ou la répartition sera-t-elle plus mélangée ?

 

Xavier  : C'est plus ou moins différent selon les paires. J'aurai la chance de faire les trois premiers matchs de l'Espagne, ça veut plus ou moins dire que je suivrai ce pays, au début en tout cas. Mais pas seulement, Julien le disais, car on a entre six à sept matchs par paire. Je commenterai aussi une fois la Belgique ou encore la rencontre Colombie – Sénégal. C'est justement passionnant, cela nous laisse une ouverture par rapport à différentes philosophies ou différentes nations et différentes qualités, c'est quelque chose de très intéressant.

 

4/ Une telle compétition implique-t-elle certaines adaptations de tons et de formes dans le commentaire ?

 

Julien  : Je pense qu'il faut toujours essayer de « coller » son commentaire au rythme du match, c'est indispensable. J'essaie toujours de commenter en essayant de me rendre compte de ce qu'est le rythme de la rencontre. En radio, on est toujours obligé d'avoir un certain dynamisme, je trouve que, en télé, notre objectif n'est pas de se mettre au-dessus du match mais de se mettre à son niveau. Globalement, dans la saison, tous les matchs ne se valent pas. Mais on la chance de faire des matchs de coupe d'Europe et des grandes affiches de championnat, en général ces rencontres là, rien qu'au niveau du rythme, sont plus élevées que le commun des matchs.

 

De toute façon, le rythme du match aide à avoir un débit peut être un peu supérieur. Se rajoute tout ce qu'il y a autours, dans une Coupe du Monde, ce sont les couleurs, les villes, la fête. Puisqu'on a la chance d'être sur place, on profite vraiment de ce fait-là. On est un peu porté par ce qui se passe autours. Je pense que, naturellement, notre commentaire est enrichi par ce que l'on vit autours et parce qu'on voit les autres vivre autours de nous. Donc, le rythme plus l'atmosphère autours de la partie aident, c'est valable pour une Coupe du Monde, pour un Euro, pour les demi-finales de Ligue des Champions et de Ligue Europa. On se dit que l'on ne fait pas juste un match de foot, il y a un élément supplémentaire. Avec les nations, on sent qu'il y a peut-être un peu plus encore de fierté pour les uns, de festivités pour les autres. Il y a des choses qui s'ajoutent.

 

Xavier  : On est conditionné par ce genre d'événement effectivement. Une Coupe du Monde est quand même un événement très particulier. Si on m'avait dit que j'aurai la chance de faire deux Coupes du Monde sur place, je ne l'aurais pas cru il y a encore quelques années. C'est vrai que l'on est porté par tout ce qui a à côté et autours. L'ambiance notamment, parce que l'on souhaite que les stades soient tous pleins. Dans notre chance que l'on a d'être sur place et de vivre ces moments-là, on est souvent conditionné par ce qui se passe sur le moment, notamment un stade plein. J'ai en souvenir un match de la Colombie au Brésil où les Colombiens étaient très nombreux, où l'ambiance était exceptionnelle et festive. C'est vrai que, quand on est porté par cet environnement-là, cela nous donne peut-être un peu plus d'envie encore, l'envie de se dépasser, de vivre encore plus le moment, le match et de le faire partager surtout avec les téléspectateurs.

 

Julien  : Même d'un point de vue personnel, on est un peu hors sol d'une certaine manière. L'Euro 2016, dans ce sens, était différent des autres compétitions. On rentrait chez nous après les matchs, le quotidien nous restait accroché et nous ne pouvions pas nous mettre à 100% dans la compétition. A l'inverse, au Brésil ou en Russie, on a notre famille au téléphone une fois par jours mais, il n'empêche, tout le reste du temps est consacré à l'événement. On regarde aussi les autres matchs, on voyage, on parle foot avec son consultant 90% du temps. On est dans une vraie vraie bulle foot. En ce qui me concerne, le fait de ne pas être chez moi me permet d'être à 100% dans l'événement.

 

Xavier  : C'est ça qui est assez sympa. On a la chance d'exercer un métier passion. C'est vrai que, dans ces moments-là, on regarde les matchs parce qu'ils pourront nous servir pour les prochaines rencontres mais, de toute façon, on les regarderait naturellement  parce que l'on est passionné par notre métier et par le football. Pour nous, c'est naturel de vivre ces moments pleinement quand on est sur place, loin de notre famille.

 

Julien  : C'est comme à « Koh Lanta », à partir du moment où l'on sait que ça va chez soi, on profite pleinement. C'est une sorte de plaisir égoïste ponctuel.

 

5/ Pour en revenir au dispositif beIN SPORTS, riche et complet, qu'est-ce qui en fait justement sa force selon vous ?

 

Xavier  : Ça semble assez clair …

 

Julien  : C'est nous, c'est bien ce que tu voulais dire ? :)

 

Xavier  : C'est peut-être nous, en tout cas on va y participer. Le fait d'avoir une chaîne consacrée à la Coupe du Monde permet aux gens passionnés de football de disposer toute la journée d'émissions faites pour encadrer l'événement du mieux possible. Pour ne rien rater. Je sais que, si je n'avais pas eu l'opportunité d'être sur place, j'aurais regardé une chaîne sur laquelle j'aurais pu voir l'intégralité des matchs, sur laquelle j'aurais pu avoir l'ensemble des informations sans devoir chercher autre part. Ça me paraît naturel. C'est notre grande force sur cet événement-là.

 

Julien  : Notre objectif est que tout le monde casse sa télécommande. Je suis totalement sérieux. Tout du moins que les gens allument beIN SPORTS au début, qu'ils enlèvent les piles et, hop, qu'ils soient partis pour le mois.

 

Xavier  : Il faut enlever la minuterie automatique :)

 

6/ Pour terminer sur la compétition plus en elle-même, quels sont vos favoris ?

 

Julien  : Je pense que l'on va tous être à peu près sur les mêmes. Quand j'ai vu tomber la liste du Brésil, je me suis dit que ce sera super dur quand même de les battre. Il y aura le Brésil, l'Allemagne, l'Espagne, la France qui seront peut-être au dessus du lot.

 

Xavier  : La Belgique potentiellement.

 

Julien  : Depuis deux ou trois compétitions, on dit la même chose sur cette équipe et ça pioche à chaque fois.

 

Xavier  : Il y a toujours des petites surprises. Pourquoi pas la Colombie qui progresse, il ne faut pas oublier les notions africaines non plus. Je pense personnellement que le Maroc peut faire quelque chose, même s'ils ont un groupe très compliqué. Le Portugal s'est bonifié, au niveau de la qualité, depuis son titre à l'Euro. Mais le Maroc a peut-être une carte à jouer. Je vois bien le Sénégal aussi, je trouve que c'est une sélection qui est très cohérente, qui a de la qualité dans toutes les lignes, qui a été très déçue lors de la dernière CAN et qui va être habitée par cela, avec des joueurs d'exception. Je me dis qu'il peut y avoir aussi ces petites surprises qui font l'histoire des Coupes du Monde.

 

Julien  : Pour aller jusqu'au bout, c'est toujours un peu compliqué. Mais j'avoue que j'aimerais bien, un peu comme Xavier, qu'une sélection africaine aille loin. D'un point de vue personnel, j'adore la sélection marocaine et je reconnais que le tirage au sort m'a un petit peu échaudé. Justement, si ça passe pour eux au premier tour face à l'Espagne et au Portugal, je pense que, derrière, il n'y aura pas grand monde qui voudra les jouer.

 

Merci à tous les deux pour cet échange fort intéressant !

 

Chers lecteurs, n'oubliez pas que l'intégralité de la Coupe du Monde 2018 de football en Russie sera à retrouver sur beIN SPORTS.

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Jonathan Raffin évoque son parcours et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Jabjah Prod

 

Bonjour Jonathan,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

1/ Vous êtes un jeune artiste aux nombreuses cordes artistiques. Notamment en théâtre ou bien encore en comédie. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît dans votre métier d'artiste ?

 

C'est le jeu, c'est ce pour quoi j'ai quitté ma formation en informatique afin de me tourner vers le théâtre d'improvisation. Plus j'en ai fait, plus cela m'a donné le goût et l'envie. D'abord de façon un peu idéaliste puis de façon plus réaliste. Je me suis accroché pour pouvoir en vivre.

 

2/ Êtes-vous davantage attiré par un domaine plus que les autres ?

 

J'ai envie d'explorer tout ce que je n'ai pas encore exploré. Je fonctionne déjà bien dans des rôles de « gentils » et de personnages plutôt empathiques, mais il me plairait de me servir ce cet atout pour aller au contre-pied, et trahir cette confiance naturelle du spectateur.

 

Tout est explorable et tout est intéressant à découvrir dans le jeu, je suis ouvert à tout.

 

3/ Face au rythme parfois soutenu sur un plateau de tournage, quelle est en amont votre méthodologie de préparation ?

 

Je suis assez renfermé sur moi-même et sur la psychologie de mon personnage. J'essaie de me reconnecter à ce dernier avant d'y aller. J'essaie de rester dedans un maximum, de ne pas trop sortir du personnage le temps que l'on tourne. Au moins de le garder dans un petit coin de ma tête, pour ne pas le lâcher, et aller au plus profond du rôle. Il arrive parfois, lorsque que l’on s’entend bien avec les autres comédiens d’un plateau, que l’on se laisse aller en dehors des prises à improviser avec nos personnages. Au-delà de l’aspect simplement ludique, cela permet de donner plus de profondeur et de fluidité au jeu, en travaillant des détails qui font partie des différentes psychologies mais qui ne sont pas écrits dans le scénario.

 

Crédits photo : Rémi Simon

 

J'aime bien être au plus près du personnage. Pour moi, c'est un mix entre le comédien et le rôle. Il y a ce que le comédien va apporter, qui va forcément être original et instinctif, et tout ce que l'on va placer en soi du personnage qui va nous amener à faire les propositions que l'on fait. Face à une situation, il y a toujours plusieurs possibilités de réaction. En prenant un peu de recul, on peut ensuite amener des propositions qui ne servent pas uniquement le propos du personnage mais également celui du film. C'est un juste milieu à trouver, il ne faut pas trop rester dans sa tête ni être dans le pur instinctif non plus.

 

4/ Retenez-vous spontanément une expérience plus que toutes les autres ?

 

Plusieurs m'ont pas mal marqué. Le premier film que j'ai fait était un long métrage amateur à Montpellier, « La Porte Noire », un film d'horreur fantastique en hommage au cinéma de genre des années 80. Il a mis du temps à être tourné, j'ai même eu un accident de moto en cours de route qui m’a incapacité un long moment, un ami avait même dû me doubler sur certaines scènes quand je ne pouvais pas marcher. Il y avait tellement de post production et d’effets spéciaux pour un film amateur que le réalisateur a mis six ans à le terminer.

 

5/ Plus généralement, quelles sont vos envies artistiques pour la suite de votre parcours ?

 

J'ai fait beaucoup de chemin depuis ce long-métrage, notamment beaucoup de rôles très intéressants en courts-métrages. Au delà de la formation, à mon avis, le seul moyen de progresser est de « manger » du plateau.

 

A plus long terme, j'aimerais pouvoir vivre exclusivement du jeu de comédien. Pouvoir incarner des rôles plus conséquents impliquant de longues évolutions, comme un personnage récurrent sur une série par exemple.

 

Crédits photo : Léa Rener

 

6/ En conclusion, que peut on vous souhaiter pour l'avenir ?

 

De faire les bonnes rencontres. Ici en France, la plupart des castings intéressants ne sont accessibles que si l’on est représenté par un agent, mais j’attends encore de rencontrer la personne avec qui l’envie de travailler sera mutuelle et naturelle.

 

Ce fut un plaisir, Jonathan, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Marie Maravel évoque son début de carrière ainsi que ses projets pour l'avenir !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

 

Merci d'avoir accepté notre invitation à répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes une jeune artiste, avec déjà quelques expériences notamment en publicités et en comédie. De façon générale, quelles raisons vous ont incitée à devenir artiste ?

 

C'est vraiment un rêve de petite fille. Depuis que je suis petite, je me filme tout le temps en train de faire des pièces et des publicités. J'avais inventé les « Empourés », à la place des « Enfoirés », je me filmais, je chantais, je faisais le public, les publicités aussi par moi-même, j'avais vraiment fait un montage vidéo. Mes parents ont toujours dit que j'étais faite pour cela car j'étais tout le temps devant ou derrière une caméra. Je ne sais pas pourquoi mais je filme tout ce que je fais. Je suis habituée notamment à faire des montages de mes vacances.

 

J'ai passé mon BAC et mes parents, pour me récompenser, m'ont offert un stage aux cours Florent. De base, je ne voulais pas forcément suivre cette formation, je pensais aller à la FAC comme tout le monde. Après mon premier jour de stage, j'ai finalement dit à mes parents que je voulais aller au bout de cette formation. Ils n'ont pas bien compris mais j'ai tout fait pour les convaincre que c'est ma voie et que je m'y sens libre. Ils m'ont du coup laissé un an pour essayer. Au fur et à mesure de l'année, j'ai même emmené mon papa sur le plateau de tournage d'une publicité que j'ai faite. A Saint-Denis, sur de vrais plateaux, avec de vrais décors, j'avais ma loge et ma maquilleuse. Cela a fini de le convaincre.

 

Au final, mes parents y croient aujourd'hui presque plus que moi, ce qui me fait plaisir. Avant, c'était vraiment l'inverse.

 

2/ Vous évoquiez vos premières expériences. Justement, l'une d'entre elles vous aurait-elle particulièrement marquée ?

 

Je pense que c'est la dernière, dans « Les Mystères de l’Amour ». C'est la première fois où je me suis vue vraiment parler à la télé. Les autres étaient superbes aussi mais celle-ci était vraiment différente. Tout le monde m'a dit que je passais vraiment bien à l'écran, cela m'a motivé.

 

L'ambiance, en plus, était super bonne, j'ai vraiment adoré.

 

 

3/ Face à un rythme souvenu sur les plateaux de tournage, avez-vous essayé, lors de ces premières expériences, d'avoir une méthodologie de préparation particulière ?

 

J'ai toujours travaillé très vite. Déjà pour mon Bac. J’appends toujours très vite donc, à chaque fois que je reçois un texte, je me prends une heure, je me concentre, je le lis plein de fois et, le soir, avant de dormir, je le récite et le relis à de nombreuses reprises encore. Du coup, le matin, je le connais. C'est plutôt rapide pour moi, je ne me mets pas trop la pression sur les textes.

 

J'ai plus la pression car je suis hyper réservée, je me sens trop seule, j'ai toujours peur de rater. C'est vraiment la timidité que je dois travailler, c'est difficile pour moi d'appréhender les autres et le plateau. Je m'interroge toujours sur mon physique, en espérant qu'il n'y ait pas de problème qui pourrait déplaire.

 

4/ Pour la suite, quels sont vos projets et envies artistiques ?

 

J'avoue être plus cinéma que théâtre. Au cinéma, je me sens plus cadrée, je sais que j'aurais plusieurs chances sur le plateau, même si je suis consciente que c'est très soutenu aussi, je ne peux pas dire le contraire. Mais j'aurai au moins deux prises. Alors que, au théâtre, c'est une seule prise en plein public donc, si je loupe, je vais perdre tous mes moyens. Donc je ne suis pas encore prête à me lancer dans le théâtre, je n'ai pas encore le déclic, même si j'avance beaucoup dessus. Depuis le début de l'année, je me sens un peu plus moi-même quand je joue et je regarde un peu moins le regard des autres. Mais je ne suis pas encore au point d'y aller hyper à l'aise donc, pour le moment, je préférerais le cinéma.

 

Mon rêve, bien sûr, serait de faire un long-métrage. Je pense que c'est le rêve de beaucoup d'artistes. C'est le projet qui me tient le plus à cœur depuis toujours. J'espère avoir l'occasion de m'y lancer. Ainsi que le chant, que j'apprécie beaucoup aussi.

 

Je continue à travailler, je fonce, je pense que je suis sur le bon chemin, je me donne les moyens de réussir. Je passe aussi de plus en plus de castings. Je suis ouverte à toute opportunité mais j'adore tout particulièrement les films d'actions, un peu à la Lara Croft.

 

 

5/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

 

Tout simplement de réussir. De continuer, de ne plus me poser de questions, d'arrêter de m'auto-juger tout le temps, de foncer et de ne pas me prendre la tête. Il faut vraiment que l'on me soutienne, je sais que j'ai besoin du soutien de mes proches car, si je ne l'ai pas, je lâche très facilement. Vu que je suis très exigeante avec moi-même, il faut vraiment continuer à me pousser. Je sais que je peux réellement réussir si on continue à le faire, sinon je n'y arriverai pas.

 

Ce fut un plaisir, Marie, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Ophélie Legris nous présente sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo: Emmanuelle Boileau

 

Bonjour Ophélie,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

1/ Vous serez sur scène, à Montreuil, le samedi 9 juin prochain, en concert. Comment présenteriez-vous cet événement ? Quel en sera le contenu ?

 

Je ne chante pas sous mon nom, mais sous celui de « Madame de ». Le 9 juin, je chanterai dans le cadre d'une soirée qui s'appelle « Le grand bal », organisée par Diptyque Théâtre, une compagnie de théâtre avec laquelle je travaille en tant que comédienne mais qui sait que je fais de la musique. Ce sera une sorte de grande fête gratuite, c'est un peu un prétexte pour réunir les gens qui travaillent dans la compagnie et les spectateurs qui s'intéressent au travail de cette compagnie, sans oublier les acteurs culturels de la ville de Montreuil. Le lieu s'appelle « Comme vous émoi » : https://www.facebook.com/events/186311435338234/

 

J'ai commencé la musique en 2015 et la première date avait déjà été faite par le biais de cette compagnie. C'est comme cela que j'avais pu avoir une série de concerts. Mais je ne suis plus montée sur scène depuis deux ans, ce sera un peu ma reprise en chansons. Je compte bien avoir d'autres dates.

 

Je serai accompagnée d'un musicien, Samuel Lachaud, au clavier/ MAO. J'aurai un looper duquel je ferai partir des batteries. On est en formation légère, j'ai entendu dire que je serai le seul live de la soirée, pour le reste ce sera un DJ set.

 

Mes textes sont en français et pour la musique, je suis très influencée par le rap et le hip hop. Je viens de la banlieue parisienne, d'une cité HLM et j'ai vraiment grandi avec des références musicales très axées rap. J'y ajoute beaucoup d'humour, c'est parfois un peu trash, un peu violent, ça parle beaucoup de sexe, ce n'est pas tout public. Il y a un côté un peu électro au clavier, sans oublier les batteries qui font que ça groove vraiment.

 

Mes textes ne sont pas des prétextes, même si ils font danser les gens, ça raconte vraiment quelque chose sur ce qui nous entoure. Les chagrins d'amour, l'amour, le sexe, la déchéance, bref la vie.

Voici le lien vers GROS, mon dernier titre, que j’ai commencé à élaborer dans le cadre d’une résidence au Carreau du Temple :  https://www.youtube.com/watch?v=wr0MDfdCtfY&t=50s.

 

2/ En parallèle, sans doute également en juin, on pourra vous retrouver dans un court métrage que vous venez de tourner. Que dire sur cette autre aventure, dans un autre registre qu'est le jeu ?

 

C'est un film qui s'appelle « Fin de service », réalisé par Hélène François, avec Noam Morgensztern de la Comédie Française et Fatou N'Diaye. Ce court métrage a été fait avec peu de moyens mais j'avoue que ça a été une chance incroyable de jouer avec ces deux acteurs qui ont beaucoup plus d'expérience que moi, l'un au théâtre, l'autre sur les plateaux de tournage. J'ai été ravie d'être sur ce projet, l'équipe était formidable. C'est la première réalisation pour Hélène, qui était principalement metteur en scène de théâtre. Les personnages de Fatou et Noam sont en couple, je suis serveuse et c'est un peu le choc social. Le couple a beaucoup d'argent, tout va bien pour eux, ils viennent boire du champagne à 15 heures. A l'inverse de mon personnage qui galère énormément.

 

J'aime beaucoup cette histoire car je crois énormément au déterminisme social. Je pense que je suis moi-même un exemple de la goutte d'eau qui a réussi à changer un peu de milieu social. Mais je n'ai aucun mérite, j'ai surtout eu de la chance. Le personnage que j’interprète me touche car il a l'impression d'avoir un peu raté quelque chose mais, en fait, on ne rate jamais rien, on fait ce que l’on peut.

Il y avait une super équipe et le sujet m'intéresse beaucoup, il y a aura prochainement une projection. J'imagine en juin ou juillet avant, ensuite, d'aller en festivals.

 

Crédits photo: Emmanuelle Boileau

 

3/ Dans un autre art, le théâtre cette fois-ci, un projet devrait revoir le jour la saison prochaine. Pouvez-vous déjà nous en dire davantage ?

 

Nous l'avions déjà joué, cela s'appelle « Glissement de terrain» et c’est aussi Hélène François, qui a réalisé le film dont je vous parlais, qui met en scène. Les acteurs qui sont sur scène avec moi sont Andréa Brusque et Ivan Cori. Nous avions joué au théâtre de la Reine Blanche, à Paris, un lieu formidable, tant pour son accueil que pour ses conditions. Il devrait y avoir une reprise de ce spectacle la saison prochaine.

 

C’est une sorte de constat d'échec pour mon personnage mais c'est très drôle car Hélène a beaucoup d'humour. C'est un constat d'échec mais, finalement, cela aurait été difficile de faire autrement, cela n'aurait pu être qu'un constat d'échec. C'est une fille, en couple, qui veut construire une maison et cette maison se révèle être la cristallisation de plein de choses. Mais cette maison ne va jamais se construire donc mon personnage va finir seul, dans une maison en pierres sans chauffage, à moitié clochard. Ça se suit sur plusieurs années pour aboutir à ce résultat. Andréa joue le rôle de l'architecte et Ivan celui de mon compagnon.

 

4/ Avec tous ces projets, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Crédits photo: Emmanuelle Boileau

 

Beaucoup de choses ! Des concerts, des projets de cinéma et de théâtre ! Chaque rôle est un travail passionnant, un exercice et une expérience. J'apprends à chaque fois, quelques soient les conditions de tournage. Je rencontre toujours des gens passionnants et drôles.

 

Merci Ophélie pour ce bel échange !

Publié dans Musique, Télévision, Théâtre

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Koh Lanta : Cassandre se remémore sa belle aventure !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Cassandre,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Vous avez été éliminée vendredi dernier, quelques jours seulement avant la finale. A froid, quels sentiments restent en vous suite à ce départ sans doute précipité dans votre esprit ?

C'est un sentiment d'inachevé évidemment. Parce que c'était , disons, encore pire que la première fois car j'étais plus proche du but cette fois-ci. Surtout que, vue la façon dont nous avancions avec les alliés que je pensais avoir, plus mon collier d'immunité, je faisais pour moi déjà partie de cette orientation.

Comprenez-vous à présent les choix de certains de vos camarades, notamment Javier ?

Non, je ne pense pas que je comprenne son choix. Je ne peux pas dire que je lui en veuille, au contraire je lui ai pardonné il y a bien longtemps. Mais c'est vrai que son choix reste quand même incompris. Même si je peux comprendre qu'il souhaitait se faire pardonner au près de Nathalie et de Jérémy, c'était quand même au détriment de ma tête à moi. Je me suis toujours demandée si notre amitié ne valait pas beaucoup plus que d'essayer de se faire pardonner au près des autres et de me faire du mal à moi.

2/ Vous n’avez pas joué le collier d’immunité que vous possédiez. Si c’était à refaire, agiriez-vous de la même façon, notamment dans les heures précédant le conseil ?

Non, je ne pense pas. C'est clair que, si c'était à refaire, je me serais posée éventuellement plus de questions, je me serais demandée si mes alliés sont légitimes, je me serais peut-être plus battue sur cette épreuve d'immunité afin de ne pas avoir à m'embêter avec ce collier. Voilà, j'aurais sans doute un peu plus réfléchi au lieu de me reposer sur mes lauriers.

3/ Lors de l’épisode précédent, après votre victoire lors de l’épreuve de confort en duo avec Nathalie sur le jeu de la boue, vous avez décidé de donner la récompense à tout le reste de la tribu. Avez-vous à présent des regrets ?

Non, je n'ai pas de regret. Parce que, pour moi, cela restait une récompense que je voulais leur donner en sachant qu'ils étaient beaucoup plus nombreux. Et, surtout, ça reste des personnes que j'appréciais beaucoup.

J'ai quand même pris un petit coup sur la tête lorsque, avec Nathalie, nous nous sommes pris la pluie toute la nuit et que nous n'avons pas dormi. C'est vrai que, pour le coup, on s'est dit que, si on était parties, on ne se serait pas pris la pluie. Mais c'est la seule chose qui m'a fait me poser la question par rapport à ce confort.

4/ Après votre élimination, on vous voit donner ce collier à Clémence, ce qui lui ouvre les portes de la finale. Pourquoi ce choix ? Était-il spontané ou était-ce davantage un choix par défaut suite aux votes contre vous ?

C'était un choix spontané parce que je m'entendais énormément et vraiment avec Clémence. Mais c'était aussi un choix calculé dans le sens où je savais que Javier venait de retourner sa veste contre moi et que j'avais peur qu'il puisse voter contre Clémence ou Pascal. Donc, en gros, je donne ce collier à Clémence mais, pour moi, c'est un signe qu'il faut qu'elle et Pascal s’entraident pour pouvoir le mettre à bon escient et aller à cette orientation tous les deux.

5/ Justement, cinq aventuriers sont encore en course au moment de votre sortie. Quel est votre favori ? Pour quelles raisons ?

Au moment de ma sortie, je soutiens amplement Clémence, Pascal et Nathalie.

6/ Vous avez été, sur votre deuxième aventure, plus loin que la première fois, éliminée aux ambassadeurs. Cette deuxième saison a-t-elle été pour vous plus difficile ? Ou, à l'inverse, votre première expérience vous a-t-elle aidée ?

La première fois, en, Thaïlande, a été beaucoup plus difficile psychologiquement parce qu'il avait fallu beaucoup utiliser son mental. Dans le sens où c'est une première fois donc on ne savait pas trop à quoi s'attendre. Ensuite, pour moi, j'ai eu une otite qui m'avait juste complètement achevée, c'était affreux, il avait fallu que je sois forte et que je ne laisse rien transparaître, sinon cela aurait pu me mettre en danger. J'ai eu malheureusement la catastrophe des boules noires qui m'avait empêchée de pouvoir prouver quoi que ce soit. C'est vrai que, psychologiquement, cela avait été difficile pour moi.

Sur cette deuxième saison du « Combat des Héros », c'était beaucoup plus physique. Parce que, c'est vrai, on n'avait pratiquement rien à manger. Sans le riz, il n'y avait pas grand chose qui tenait au ventre. Du coup, on sentait que le corps était quand même faible assez rapidement.

7/ A titre personnel, quels sont les moments qui vous ont le plus marquée et que vous retenez encore plus que tous les autres ?

Je retiens le plus, probablement, ma victoire lors du confort avec Nathalie. Parce que j'étais très contente de gagner une première épreuve, même si elle était en binôme. C'était quand même une belle expérience avec Nathalie.

Aussi le confort que l'on avait gagné pour l'appel aux familles. C'est vrai que l'on avait passé une super soirée, on avait décroché un peu de l'aventure et cela nous avait fait beaucoup de bien.

8/ Pour terminer, revenons un peu plus sur la vie du camp. Comment s'est déroulée, dans ce cadre, votre deuxième aventure ? Au fur et à mesure des changements de compositions d'équipes, avez-vous facilement trouvé votre place ?

Oui, oui, cela s'est fait plutôt rapidement au début. En plus, dans la première équipe rouge, on étais tous en très bonne synergie, on s'entendait tous vraiment très bien. On n'avait pas besoin de quelqu'un pour nous dire quoi faire ni quand. On prenait chacun nos décisions et, vraiment, cela a participé à la bonne construction du camp et à son bon maintien. Il n'y a vraiment pas eu de soucis du tout.

Un peu plus loin dans l'aventure, une fois que l'on a changé l'équipe des rouges, cela a été un peu plus compliqué. Parce que, avec l'arrivée de Candice et de Ludovic, on a eu quelques personnes qui, justement, ne donnaient pas énormément. On avait l'impression, avec Javier et Yassin, de faire beaucoup de choses.

A la réunification, ce fut de plus en plus compliqué au fur et à mesure que nous avancions. Les garçons, notamment Pascal et Javier, se sont laissés beaucoup aller ou, du moins, je pense qu'ils essayaient de se préserver pour les épreuves. Ils ne faisaient pas grand chose et c'était un peu frustrant, comme on a pu le voir dans le dernier épisode. Par moment, je n'ai rien voulu dire parce que, d'une part, je les appréciais beaucoup et, d'autre part, je savais que dire quoi que ce soit pouvait me mettre en danger. Il fallait donc que je prenne sur moi. Aussi, je faisais des efforts parce que c'était ma participation au camp, parce qu'il fallait le faire, on n'est jamais mieux servie que par soi-même. On prenait simplement notre courage à deux mains avec les filles et on donnait tout ce que l'on pouvait pour pouvoir avoir à manger et avoir du bois sur le feu.

Merci Cassandre de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Candice revient sur son beau parcours dans cette nouvelle saison !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Candice,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Vous avez été éliminée peu de temps après la réunification par vos camarades de la tribu blanche. A froid, quel regard portez-vous sur ces votes à votre encontre ?

Je pense tout simplement que j'ai été éliminée car j'étais la dernière jaune encore dans le jeu. Aussi parce que j'avais gagné l'une des deux épreuves d'immunité individuelles, ce qui a sans doute effrayé les autres candidats.

Lors de votre première saison, vous aviez été éliminée à l’orientation. Partir aussi tôt cette fois-ci est-il, pour vous, un échec personnel ?

C'est vrai que, comme je le dis souvent, je pensais que perdre aussi près des poteaux était la pire des places. Mais, finalement, après être sortie aussi tôt cette fois-ci, je me suis rendue compte qu'il y avait pire car je n'ai pas eu le temps de m'exprimer sur les épreuves.

Je regardais encore le dernier épisode et l'épreuve du koala, c'est quelque chose que j'aurais adorer faire. J'adore vraiment les épreuves dans Koh-Lanta et je suis déçue de ne pas en avoir disputées plus.

2/ Vous n’avez pas utilisé le collier d’immunité de Jérémy. Parce que vous pensiez ne pas en avoir besoin ? Ou pour le laisser à Jérémy pour sa suite d’aventure ?

C'est sûr que je ne pensais pas sortir à ce moment-là, même si je savais que les votes seraient serrés. C'est vrai que, même une fois sortie, je ne peux pas dire que je regrette. Car c'est son collier et, même s'il me l'avait proposé, je m'en serais voulue s'il était venu à partir le lendemain. J'aurais culpabilisé de l'avoir utilisé.

3/ Jérémy, justement, est revenu dans l’aventure grâce à son succès sur l’île de l’exil. A son retour, les images vous montrent à nouveau très proche de lui. Pensez-vous que ce nouveau rapprochement vous ait porté préjudice, alors que vous sembliez trouver une nouvelle place dans la tribu ?

Non, pas forcément car les aventuriers avaient, dans tous les cas, éliminés Jérémy pour m’affaiblir. Je suis certaine qu'ils m'auraient éliminée par la suite dans tous les cas. C'est pour cela que je ne me suis pas gênée.

Il y avait d'autres duos aussi, le binôme Yassin – Dalyn, celui de Javier et Pascal également. C'est juste que ça a été centré sur le mien parce que tout le monde voulait m'éliminer. Donc, non, je ne regrette pas du tout mon binôme avec Jérémy, étant donné qu'il est la seule personne qui avait voulu me sauver depuis le début.

4/ Votre victoire lors de l’épreuve mythique du parcours du combattant reste-t-elle votre meilleur souvenir ?

Oui, totalement. Surtout que, avant de partir, j'avais écrit des petites lettres à mes parents ainsi qu'à mes frères et sœurs. A mon papa qui m'avait beaucoup entraîné sur le parcours du combattant, je lui avais écrit que je ferais tout pour le gagner et que je crierais son nom en cas de victoire. C'est vrai que ça ne se voit pas pendant l'épisode mais, quand je gagne, je dis que c'est pour lui.

A l’inverse, avez-vous quelques regrets  et déceptions ?

La déception, oui, de partir aussi tôt. Forcément, quand on est éliminée, on refait le jeu trente milles fois dans sa tête. Je me suis dit que j'aurais dû faire croire que j'avais un collier pour ne pas qu'ils votent contre moi. On se dit plein de choses mais c'est comme ça, mon Koh Lanta est passé et c'est ainsi.

5/ Pour la suite de l’aventure, quels sont vos favoris ?

Je ne vais pas être très objective non plus car c'est mon binôme d'aventure et de vie mais bien sûr que j'aimerais voir Jérémy aller le plus loin possible. Également Nathalie qui a été une très très belle rencontre pour moi et qui, je trouve est très méritante. D'une part parce qu'elle a gagné le plus d'épreuves individuelles à ce stade du jeu et d'autre part parce qu'elle s'en est pris plein la tête. Les images ne montrent pas tout, elle n'a jamais baissé la tête, elle est toujours restée elle-même. Vraiment, j'ai beaucoup aimé sa personnalité et j'aimerais qu'elle aille loin aussi.

6/ A titre plus personnel , jugez-vous ce « Combat des Héros » encore plus difficile pour vous que votre première aventure ?

Au niveau de la gestion du manque des proches, c'était plus facile, étant donné que j'avais déjà vécu cela il n'y a pas si longtemps. En ce qui concernent les relations et l'aventure en elle-même, c'était beaucoup plus dure la deuxième fois que la première. Déjà, nous n'avions pas de riz. Et , la première fois, tout le monde découvre, tout le monde est innocent et a la magie dans les yeux, alors que, là, j'avais l'impression d'être dans un monde avec plein de requins.

7/ En conclusion, seriez-vous prête à repartir une nouvelle fois à l’aventure ?

Bien sûr ! J'étais retournée à Koh-Lanta pour terminer quelque chose que je n'avais pas pu faire. Je n'ai toujours pas terminé donc, évidemment, si on me propose d'y retourner une troisième fois, j'y retournerai.

Merci Candice pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Michel Scotto di Carlo revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Michel,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes un artiste aux nombreuses expériences et aux cordes artistiques variées. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien artistique ?

 

J'ai une définition très simple  : j'aime jouer. Que ce soit sur scène, au cinéma ou en télévision, je ne fais pas de différences dans l'envie de jouer. La différence est d'ordre technique. L'image est plus technique, l'image n'est pas l'endroit du comédien, on y joue, on s'éclate mais c'est l'endroit du réalisateur. On peut jouer aussi bien que l'on veut, s'il nous monte à l'envers ou s'il nous coupe, ça ne sert à rien. Il faut donc rentrer en confiance avec le réalisateur et être clair avec le projet final, pour ne pas s'attendre à être déçu de quoi que ce soit.

 

En revanche, le théâtre est l'endroit des comédiens. Il y a évidemment la mise en scène et tout le travail autours mais, une fois qu'on y est, on y est, c'est fait. Le metteur en scène ne peut plus rien pour nous. Il y a aussi cette réciprocité de l'instant, on vit tous les mêmes émotions au même moment. Ce qu'il n'y a pas au cinéma.

 

Donc, effectivement, en tant que comédien, le théâtre est quelque chose qui nous apporte un peu plus je pense. Mais ce n'est pas mieux ou moins bien, c'est autre chose. Car jouer, c'est jouer. Si je joue une scène de dialogues au cinéma ou au théâtre, je joue. C'est pour cela que ça me fait toujours rigoler, sur les tournages, quand j'entends les différences que l'on peut faire entre ces différents domaines. Je ne fais pas de différence, je ne vois d'ailleurs pas comment on peut en faire. Quand je joue, je joue.

 

2/ Parmi toutes vos expériences, spontanément, certaines ressortent-elles plus que les autres ?

 

Des aventures théâtrales ont apporté des pierres à mon édifice, m'ont enrichi. Je pense d'abord à ma rencontre avec l'improvisation, j'ai fait partie pendant quinze ans de la Ligue d'Improvisation Française. Je n'ai pas pris de cours, je suis un autodidacte, c'est donc quelque chose qui m'a beaucoup appris. Cela a un choc bénéfique, cette liberté d'improviser m'a fait du bien. C'est aussi un choc quand, tout d'un coup, on se rend compte que c'est sa propre production qui impacte l'histoire et le public. J'ai beaucoup appris.

 

 

Bizarrement, ce n'est pas parce que l'on est un très bon comédien que l'on est un très bon improvisateur. En revanche, quand on est un très bon improvisateur, c'est que l'on n'est pas un mauvais comédien. Cela m'a appris plein de choses, notamment la souplesse de jeu, qui m'a servi pour un deuxième point important, ma rencontre avec Gildas Bourdet, un grand metteur en scène de théâtre.

 

Je pense notamment aux « Jumeaux vénitiens » de Goldoni. Je suis arrivé sur ce projet par la « bande », par un contact de contact. Ce spectacle avait déjà eu une dizaine de nominations aux Molières. En urgence, plusieurs comédiens étaient recherchés. Lors des auditions, je ne croyais pas à mes chances. Mais j'ai été pris, Gildas m'a dit que ma faculté de souplesse et d'adaptation lui avaient plu. C'était ma première dans un grand théâtre, je jouais Arlequin, un rôle très physique et marquant.

 

En télévision, j'ai plein de souvenirs. Surtout avec des réalisateurs, notamment Arnaud Selignac, avec lequel j'ai fait plusieurs films. Hervé Hadmar aussi, avec qui j'ai fait « Signature» à La Réunion. Souvent, ce fut pour des rôles pas très comiques, même si j'ai une nature plutôt drôle.

 

Je me souviens aussi de « Rien que du bonheur », au cinéma, avec Bruno Solo, Alexandra Lamy et Barbara Schulz. Cela avait très peu marché, nous nous étions faits détruire par la critique. L'histoire mettait en avant l'un des fondateurs de Studio Magazine, Denis Parent, qui racontait un peu sa vie de critique. Ce que les critiques n'ont pas apprécié. C'était un premier film avec les erreurs des premiers films mais on s'est bien fait descendre. J'avais un très beau rôle d'un italien, j'ai d'ailleurs beaucoup fait les italiens. Ce beau rôle m'a donné une sorte d'assise et m'a permis d'avancer. 

 

Je me suis aussi rendu compte que c'était tellement plus difficile de faire un jour de tournage dans un film que d'avoir le premier rôle. Il faut être bon, tout le monde nous attend au tournant, il y a une sorte de pression. Alors que, lorsque l'on est tête d'affiche, tout le monde est au petit soin et l'erreur est plus facilement acceptée.

 

3/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets du moment ?

 

Je suis toujours sur « Le porteur d’histoire » au théâtre des Béliers Parisiens, écrit et mise en scène par Alexis Michalik. Il faut aller voir cette pièce, elle est magnifique. J'ai aussi changé d'agent récemment, je suis en attente de projets.

 

Je suis également l'un des fondateurs de l'AAFA – Actrices et Acteurs de France Associés. C'est une association d'acteurs et d'actrices, qui défend les comédiens et qui fait en sorte que leurs paroles soient entendues. Tous les autres métiers étaient regroupés mais pas nous. En ce moment, avec toutes les histoires autours notamment du harcèlement, l'AAFA a décidé de s'impliquer et nous avons créé une commission AAFA Soutiens, avec une adresse mail  : soutienaafa@gmail.com . Sur laquelle nous recueillons les témoignages passés mais aussi ceux actuels, en espérant bien évidemment qu'il y en ait le moins possible. Pour rediriger ensuite les personnes vers les associations concernées.

 

Nous avons aussi mis en place une charte de bonne conduite, stipulant nos responsabilités quelque côté que nous soyons. Si nous avons du pouvoir, pour faire en sorte de ne pas en abuser. En tant que demandeur, nous avons aussi la responsabilité de nos actes, il faut trouver sa bonne place pour demander. Les responsabilités, les définitions et les engagements pris par les individus dans chaque société et par la structure elle-même sont ainsi mis en avant. C'est une charte que nous allons proposer à tous les organismes et associations de nos métiers, pour faire en sorte qu'elle soit mise dans chaque contrat signé, qu'elle soit signée aussi par les permanents. Afin que cette parole et ces conduites soient entendues et répétées. Encore une fois, il ne s'agit pas de faire des codes de conduite, qui tendraient à dénoncer la personne qui dépasse ses droits, on est dans l'intention avant tout. Une charte, en plus, n'a pas de valeur juridique concrète, donc c'est avant tout pour changer les comportements. Ce n'est pas une question d'homme ou de femme, c'est une question d'être humain. C'est pour faire avancer, pour que l'on en débatte, pour qu'on en parle, pour que ces idées se répandent plus dans nos métiers. C'est un sujet qui ne concerne pas que nos métiers évidemment mais nous nous focalisons dessus.

 

 

4/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite, sur du court, du moyen ou du long terme ?

 

Sur du court terme, sur du moyen terme, sur du long terme, jouer le plus souvent possible ! De nos jours, quand on est au théâtre, on ne tourne plus, tellement les délais sont serrés. On est moins appelés. Je me remets à présent sur le marché du tournage, j'ai vraiment envie de tourner à nouveau des choses très intéressantes.

 

Même si on est de plus en plus nombreux, il y a de la place pour tout le monde. Je n'ai pas envie que ça s'arrête. J'ai envie de trouver des rôles sympas à jouer et de prendre du plaisir à les interpréter.

 

Merci Michel pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Aline Hamou évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

 
Bonjour Aline,
 
C'est une vraie joie de vous retrouver pour ce nouvel échange.
 
1/ Vous êtes récemment remontée sur scène, à Angers. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?
 
Oui, tout à fait. Je me souviens lors de notre dernière interview vous avoir dit que j’avais hâte de retourner sur les planches lorsqu'une belle occasion se présenterait et elle n’a pas tardé à arriver. J’ai joué à Angers et à Murs Erigné dans une pièce intitulée “Et si on dansait”. Il s’agit d’une création mise en scène par Morgane Nectoux et chorégraphiée par Guillaume Foucault, un ancien danseur et chorégraphe de “Danse avec les stars”. J’ai tout de suite adhéré au projet parce qu’il alliait deux de mes passions : le jeu et la danse. 
 
C’est un spectacle de 90 minutes qui retrace l’histoire de la danse en couple en France depuis les années 30 jusqu’à aujourd’hui, et qui intègre des faits historiques d’avant et d’après guerre. On passe du bal populaire au dancing ou encore à la boîte de nuit. Il est très intéressant de voir comment les façons de danser ou les raisons d’aller danser ont évolué en un siècle.
Teaser : cliquer ICI
 
J’en garde un super souvenir. J’ai pu travailler avec des artistes qui venaient de différents horizons, certains comédiens et d’autres danseurs professionnels. En tous les cas, j’ai adoré cette expérience, c’était très belle aventure artistique et humaine.
 
 
2/ Justement, avez-vous l'envie de poursuivre cette expérience-ci et d'en renouveler d'autres d'un point de vue théâtral ?
 
Oui, bien sûr ! Concernant ce spectacle, j’espère qu’il ira loin car il a beaucoup de potentiel. C’est une pièce à la fois divertissante et inter-générationnelle qui peut plaire au plus grand nombre. Ce serait formidable qu’elle soit jouée un jour à Paris. 
 
En attendant, j’espère bien sûr prendre part à d’autres projets de théâtre, en région ou à Paris. 
 
3/ En parallèle, dans un autre registre, on pourra vous retrouver prochainement sur grand écran. Suite à un tournage effectué récemment aux côtés notamment de Gérard Darmon. Que dire de plus sur cette autre expérience ?
 
C’était une courte mais très belle expérience. Le long-métrage s’intitulera « A nos pères ». Ce film dramatique est réalisé par Franchin Don, avec un super casting : Josiane Balasko, Gérard Darmon et Victor Belmondo. J’ai joué aux côtés de Gérard Darmon dans l'une des scènes finales du film. Je dois dire que c’était assez intimidant de me retrouver face à un tel monument du cinéma français. Il était très sympathique, tout comme l’équipe du film. Ils ont réussi à me mettre à l’aise. Le film sortira courant 2019. 
 
4/ Toujours à l'image, cette fois-ci sur le petit écran, vous multipliez les expériences en ce moment. Certaines ont déjà été diffusées, d'autres sont à venir. Comment se sont passés ces tournages et, plus généralement, quels sont vos projets dans ce domaine ?
 
Jusqu’à présent, tous les tournages auxquels j’ai participé se sont toujours très bien passés. L’aventure humaine et la rencontre font partie de mes priorités.
 
J’ai eu l’occasion de jouer dans la 9ème saison de “Scènes de ménages” sur M6, aux côtés de Marion Game et Gérard Hernandez, plus connus sous le nom d’Huguette et Raymond. C’est mon couple préféré dans la série ! J’y ai joué le rôle de la voisine du dessus. C’était rigolo, frais, coloré ! Est-ce que je reviendrai dans la série ? Peut-être … qui sait ? (rires). 
Extrait : Cliquer ICI
 

 

 
Je viens également de tourner pour « Mike », une nouvelle série qui sera diffusée prochainement sur OCS. Elle est réalisée par Frédéric Hazan et co-écrite avec Max Boublil, avec la participation de Richard Berry et Claire Nadeau. Ils cherchaient une comédienne bilingue anglais pour un petit rôle. Et comme j’ai aussi la nationalité néo-zélandaise par ma mère, j’ai eu la chance d’être sélectionnée pour jouer le rôle d'une barmaid anglaise. 
 
5/ Ces différentes expériences sont très riches et très diversifiées en ce début d'année. Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite ? Quelles sont vos envies à court terme ?
 
Et bien je tourne prochainement dans une série qui me tient à cœur. Je ne sais pas encore comment, ni où elle sera diffusée, mais il s’agit d’une série policière de 12 épisodes intitulée “Nolane”. J’ai tout de suite dit oui au projet après avoir lu le scénario écrit par Xavier Séverin, que j’ai trouvé très bien écrit et avec une forte intrigue. J’y jouerai le rôle d’Estelle Berg, une avocate réputée au barreau de Paris qui ne perd jamais aucune affaire, une femme forte.  
Teaser en avant-première : cliquer ICI
 
Alors ce qu’on peut me souhaiter ? Que le tournage se passe bien, même si je n’ai aucun doute, et que l’année 2018 continue sur cette belle lancée et soit aussi riche qu’elle a débuté, au théâtre ou au cinéma ! 
 
Ce fut un plaisir, Aline, d'effectuer cette interview avec vous !
 
Plaisir partagé, merci à vous. 

Publié dans Télévision, Théâtre

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