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Ziad Jallad évoque son parcours et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ziad,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

 

Vous êtes un jeune artiste, vous avez démarré votre parcours il y a un an environ. Si l'on s'intéresse à sa genèse, d'où vous vient cette passion ?

 

Cette envie vient de mon enfance. Quand j'avais 6 ou 7 ans, j'aimais beaucoup le foot, je voulais même en faire mon métier. Un jour, alors que j'étais en train de regarder un match dans la chambre de mes parents et que l'équipe avait gagné, je me rappelle de l'interview du capitaine. Je me suis dit que j'avais envie d'être à sa place, sinon d'être acteur. Je me rappelle très bien de ce jour-là.

 

J'aimais aussi regarder les films et les séries avec ma mère, j'aimais chanter, danser, imiter, notamment des membres de ma famille. Je prenais beaucoup de plaisir à faire cela, c'était naturel. J'ai aussi fait pas mal de publicités, en Égypte, de mes 8 ans jusqu'à mes 17 printemps.

 

Les années ont passé, je suis venu à Paris pour mon travail, je faisais du marketing et du développement pour des distributeurs de produits chimiques. Je ne m'y sentais pas à l'aise, je n'étais pas moi-même. Je pense que, dans la vie, il faut rester fidèle à qui l'on est. Pour pouvoir s'exprimer. Pendant une année, j'ai alors pris des cours d'acting, j'ai beaucoup aimé et j'avais de bons retours. Je voyais bien que ce que je faisais avait du sens. Un lundi, j'ai pris la décision de ne pas aller au travail et de démissionner.

 

Depuis, j'ai commencé une formation, j'ai enchaîné les courts métrages, les publicités et me voilà cette année dans « Les Mystères de l'Amour », ce qui est déjà, pour moi, un pas en avant. J'espère à présent travailler sur d'autres projets pour continuer à évoluer dans ce milieu. Être acteur est une découverte pour moi, être acteur c'est aussi se rapprocher de soi-même, se connaître soi-même davantage. Surtout dans un âge bâti sur la superficialité et une “connexion” corrompue entre les hommes. On croit être connecté et proche de soi même tout en s’inventant une vie imaginaire qui, au final, nous éloigne l’un de l’autre plus qu’elle nous rapproche. Un acteur a besoin de rester vrai et authentique, l'acting me permet de porter de l’attention sur moi-même, de faire de l’introspection et de comprendre la psychologie de mes personnages, leurs objectifs et leurs motivations.

 

Justement, dans cette année écoulée, la perception que vous aviez de ce métier correspond-elle à ce que vous vivez au quotidien ?

 

Avant de le faire, je n'avais pas une image claire car j'étais en dehors de ce milieu. Ce que l'on voit en télé ou dans les magazines n'est pas la réalité des choses. Aujourd'hui, j'ai bossé plus avec des étudiants, ce n'est pas vraiment le milieu.

 

Maintenant que je commence à travailler sur TMC, que je rencontre des gens, que j'ai des contacts, je découvre. Je ne m'attendais pas à quelque chose de précis, je découvre, modestement.

 

Vous évoquiez votre expérience actuelle sur TMC, série sur laquelle le rythme de tournage est plutôt soutenu. A ce titre, avez-vous une méthodologie particulière de préparation ?

 

Pour moi, c'est ma première vraie expérience professionnelle sérieuse. Je dois être toujours au top. J'ai généralement une méthode que j'essaie d'appliquer dans tous mes projets. Je décortique la scène, la situation, je me demande quels sont les objectifs, les motivations, les obstacles de mon personnage. Je m'interroge aussi sur ce qu'il veut réellement et sur la façon dont il va atteindre sa cible. Généralement, le texte est la dernière chose que je travaille. Car, au final, le texte et les paroles ne sont pas ce qui compte le plus, c'est surtout la page blanche qui importe, comment on colorie et on dessine le rôle. Ce n'est qu'à la fin que le texte devient utile.

 

Dans le cas des « Mystères de l'Amour », je répète tout seul, ce qui n'est pas toujours évident. Parfois, faute de temps, je suis obligé d'apprendre directement mon texte. Au bout de deux ou trois épisodes, c'est devenu plus facile car je vis mieux le personnage à présent. Je n'applique pas complètement du coup ma méthode, je m'adapte.

 

A chaque fois que je suis en plateau, je stresse, c'est important car, en fait, il faut stresser. Sinon changeons de métier. Tout l'enjeu est de le contrôler, de ne pas le laisser prendre le dessus. Chaque jour est ainsi une expérience et j'essaie à chaque fois d'en apprendre quelque chose. J'avance toujours un peu plus.

 

Pour la suite, avez-vous des envies artistiques particulières ?

 

J'aime beaucoup la comédie et j'ai découvert en faisant de l'acting que j'avais peut-être un talent de comique. Dans la vie, j'aime rigoler, j'aime voir les gens sourire. Du coup, pour moi, arriver à faire rire et à procurer du plaisir chez le spectateur est un but ultime. Que ce soient une seule personne, des amis ou mille spectateurs.

 

J'aimerais faire de la comédie, à l'image ou en théâtre. Je n'en ai pas encore fait mais je pense que je pourrais l'explorer.

 

Pleins de sujets et de rôles m'intéresseraient. Un médecin, un psychologue, un sans abris, un joker, un James Bond... je suis partant tant que je prends du plaisir dans ce que je fais. Après tout, on essaye de comprendre l’humain, sans le juger bien évidemment pour pouvoir être le plus honnête dans ce qu’on fait, pour croire au mensonge qu’on dit.. c’est cela qui éventuellement rend le personnage et le jeu crédibles... Facile à dire bien évidemment mais un peu moins à réaliser. Haha 

 

En conclusion, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours artistique ?

 

D'être heureux, de poursuivre mon ambition et mon chemin, malgré les moments durs et douteux. De continuer à apprendre, de rester fort, déterminé et surtout de ne jamais avoir la grosse tête, pour rester humble, modeste et ne pas perdre mon authenticité. De rester moi-même.

 

Ce fut un plaisir, Ziad, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Alix Bénézech nous présente sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Kasia Kosinski

Bonjour Alix,

Quelle joie d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Depuis le 3 octobre, nous vous retrouvons sur France 2, pour la 4ème saison de la série à succès « Nina », composée d’une dizaine d’épisodes. Comment présenter cette série ?

C’est une série médicale, familiale et authentique. Je crois que si cette série plait, c’est parce qu’elle suit le mouvement de la vie, qu'elle aborde des sujets de société, toujours avec bienveillance. C’est une série qui est inspirée des grandes séries américaines comme «Grey’s Anatomy» ou «Urgences» et c'est la première série médicale française qui ait trouvé son public, un public très fidèle depuis la première saison.

Sans tout en dévoiler, quels sont les thèmes et enjeux de cette nouvelle saison ?

La précédente saison s’est finie avec un appel dramatique. La nouvelle saison commence sur le deuil d’une personne proche de Nina. Ce sujet délicat va être abordé avec sensibilité, avec l’arrivée d’un nouveau personnage, le Dr Smireni, qui est un spécialiste de la douleur.

Concernant mon personnage, Dorothée, elle a eu un coup de cœur pour Fred, ex-compagnon de Léo. Cette histoire d’amour va se développer durant la saison. Elle devient plus adulte, elle prend la responsabilité de cette relation amoureuse et du rôle nouveau de jeune belle-mère avec Néo, l’enfant de Fred.

Votre inspiration est-elle le fruit d’échanges avec les scénaristes ou est-ce qu’à l’inverse, vous préférez être dans l’attente de leurs idées et de ce qu’ils vont vous proposer ?

Alain Robillard, qui est le directeur artistique et créateur de la série, avec Thalia Rebinsky, et d’autres auteurs, notamment de la Fémis, sont totalement dans l’échange. Bien sûr, les scénarios sont là, mais on peut apporter des idées, des suggestions, même si j’aime être le plus possible dans le respect du texte, cela vient de ma formation classique.

On dialogue aussi beaucoup avec les productrices Laurence Bachman et Anne Felotti, avec la chaîne France 2, François Hitter et Fabienne Langlois, ils veillent sur nous tous comme des fées.

Pour la saison 5, cette fois-ci composée de 12 épisodes, Alain Robillard m’a sollicitée et impliquée pour un sujet assez délicat, qui est le harcèlement. Il m’a demandé de raconter quelque chose de personnel et je lui ai livré une expérience que j’ai eue avec un escroc du métier à mes débuts. J’ai eu la chance de ne pas être impliquée dans des choses qui auraient pu me mettre en danger ou mettre en danger ma carrière, mais à l’époque je l’ai vécu comme un traumatisme.

Le fait d’en parler et que l’écriture fictionnelle le transfigure, c’est une idée excellente, on est au cœur de la catharsis, pour moi - même si, heureusement, j’ai dépassé cette histoire - mais aussi pour les spectateurs.

Je suis ravie de pouvoir apporter quelque chose, d’aller un peu plus loin que d’interpréter un personnage déjà écrit.

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Crédit photo : France 2

 

Avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont du tournage, maintenant que vous avez un peu de recul sur votre personnage ?

Ma méthode de travail évolue parce que je grandis, je précise mon art. Plus on pratique, plus on se connaît, plus on connaît son instrument. Il s’agit de tenir un personnage, ne pas le trahir, tout en le faisant évoluer car lui-même grandit. D’autant que c’est un personnage qui sort de l’adolescence et rentre dans la vie adulte, ce passage presque initiatique est complexe, riche, c’est passionnant à jouer.

En parallèle, vous avez d’autres beaux projets, à savoir le tournage de la saison 3 de la websérie « Alice In Paris » avec un format configuré pour les Etats-Unis, en 3 fois 26 minutes. Quelles sont les grandes thématiques de cette saison ?

Je définirais la série en disant que c’est un peu comme si Amélie Poulain rencontrait la série "Bref" . Cela se passe dans un Paris un peu idéalisé : celui des cartes postales, ce qui permet aux gens de connaître des endroits originaux et authentiques. C’est aussi pour cela que la série a eu beaucoup de succès aux Etats-Unis. Il y a des touristes américains qui viennent à Paris pour retrouver le parcours de la série !

Crédit photo : Tastemade

Elle a aussi eu un joli chemin en festivals et a fait tellement de vues sur les réseaux sociaux et sur Youtube que nous sommes reconnus dans la rue à Los Angeles et New York! La saison 3 est complètement différente des saisons précédentes, à savoir des formats destinés à la diffusion sur internet : InstaTV, les réseaux sociaux type Facebook, Youtube etc… L’une des profondes différences est la voix off. Nous passons à la fiction. On entend la voix de tous les personnages, et pas seulement celle de la narratrice, Alice. Tout un groupe d’amis est créé, avec une sorte de QG où ils se retrouvent tous, ce qui fait penser un peu à la série « Friends ».

Ce sont des jeunes adultes de 25 ans qui ont des enjeux d’études, de préparation au marché du travail. Tous les personnages ont un décalage entre ce qu’ils croient être et ce qu’ils sont réellement dans leurs actions. La comédie née de ce décalage.

Crédit photo : Tastemade

Si nous revenons sur la saison 2 d’« Alice In Paris », elle a été sélectionnée au festival américain du film Raindance. Que pourriez-vous nous en dire ?

C’est un festival mythique fondé par Elliot Grove, qui s’est tenu du 26 septembre au 8 octobre. Les précédentes éditions ont eu pour parrain Ewan McGregor, Terry Gilliam ou encore Ken Loach. Il y a une section websérie dans laquelle « Alice In Paris » a été sélectionné. La série a déjà été primée à Los Angeles et à New York.

Quels sont vos autres projets, actuels ou à venir ?

Je suis actuellement en tournage d’une nouvelle production US. Le film d’Harry Roselmack sort le 9 novembre, il a été présenté au Festival de Cannes et au Festival de la Baule, et a été primé au Chelsea Film Festival à New York.

Je suis également à l’affiche en premier rôle féminin du long métrage « Puisque nous mourrons » réalisé par Alexis Piguel, le film commence son parcours en Festivals.

Crédit photo : Glockhome Productions

 

L’année prochaine, je serai au Théâtre dans la pièce "Les Rivaux" de Richard Brinsley Sheridan, mise en scène d’Anne-Marie Lazarini, que je suis très heureuse de retrouver après avoir travaillé ensemble sur "Les Serments Indiscrets" de Marivaux.

Crédit photo : Artistic Théâtre

 

Merci Alix pour ce bel échange !

Publié dans Télévision

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Déborah Krey évoque son parcours et nous présente son actualité ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Déborah,

 

C'est une joie d'effectuer cet entretien avec vous !

 

 

 

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, aux différentes cordes. Notamment sur scène et sur un plateau. Justement, parmi vos différentes expériences, en retenez-vous certaines plus encore que les autres ?

 

Oui, mon premier téléfilm, « Altitudes », sur France 3, réalisé par Pierre Antoine Hiroz. Parce que c'était le premier, parce que ça se tournait en Suisse, pays de naissance de ma maman, parce que j'étais championne d'escalade, discipline que pratique beaucoup mon papa. C'était donc un rôle pour moi. J'étais aux côtés notamment de Claire Borotra et Sagamore Stevenin, en haute montagne, en équipe réduite. Ce fut un tournage très intime du coup.

 

On tournait jusqu’à 3 000 mètres d'altitude, pas loin du Mont Blanc. C'était dur de respirer en haut, mais j’en garde de merveilleux souvenirs.

 

 

Le réalisateur voulait que je sois la plus proche possible de moi, ce qui pourrait paraître facile. Mais, en fait, c'est ce qu'il y a de plus difficile parce que, du coup, on croit que l'on ne joue rien, que l'on ne propose rien. Il m'a fallu rester la plus naturelle possible dans mes réactions. J'étais très impliquée.

 

Je pense aussi à la pièce de Laurence Jyl, « Les voisins du dessus », à la Comédie Bastille. Je suis restée du début à la fin, j'étais un peu la doyenne. Nous devions jouer trois mois mais nous avons finalement fait 300 dates. Nous étions à l'affiche sept fois par semaine. Ce fut très éprouvant, avoir le trac tous les jours est très contraignant. C'est là que j'ai compris que ce métier est un travail. Il faut avoir la forme, l'énergie, la patience pour être au top de sa forme chaque soir, pendant un an et demi.

 

 

J'ai adoré cette pièce, mon personnage évoluait énormément. De bonne famille, elle avait une petite voix et des petites nattes. Très stricte, elle avait des tenues BCBG, catho coincé et homophobe. Au fur et à mesure, on voyait l'évolution. Petit à petit, elle se lâchait les cheveux, petit à petit elle avait des tenues plus légères, petit à petit elle avait du caractère avec une voix roque. C'était génial, je me suis régalée. Nous avons aussi joué en tournée, en France, en Suisse et même au Liban.

 

Je terminerais par « Quadras », pour M6. Ce fut l'expérience la plus enrichissante en terme de rencontres. J'avais une liberté de jeu appréciable. J'ai pris confiance en moi au travers de ce personnage de cagole, avec beaucoup de droits à l'improvisation. C'était vraiment génial, j'ai surkiffé mon personnage, au milieu de 19 autres comédiens tous excellents. Le scénario était top aussi.

 

 

Vous avez évoqué des expériences à l'image et d'autres sur scène. En tant que comédienne, estimez-vous qu'il s'agit du même métier ? Ou voyez-vous des différences dans la façon de les aborder ?

 

C'est le même métier dans le sens où on est là pour aller toucher l'autre, pour l'émouvoir, le faire réagir, le faire rire. Il faut être généreux, le plus juste et le plus précis possible pour que cela vienne atteindre le spectateur. C'est vrai au théâtre comme à la télé.

 

A la différence, le théâtre est en live, il n'y a pas de montage, on ne coupe pas. C'est plus éprouvant. En télévision, quand une prise est faite, on ne revient pas dessus, il peut donc y avoir une certaine frustration que l'on a un peu moins sur les planches car on peut essayer autre chose le lendemain. Le théâtre est davantage dans la continuité, ce qui est presque rassurant.

 

 

A titre plus personnel, êtes-vous malgré tout plus attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la complémentarité des deux qui vous plaît ?

 

Les deux me plaisent. Ce qui m'attirent, ce sont l'auteur, le projet, le personnage. Ce que j’aime à l'image, c’est d'aller chercher les petites choses, un clignement d’œil, un petit rictus, un silence, quelque chose que l'on va capter très fort en télé. C'est plus intime. Mais je n'ai pas vraiment de préférence. Je crois que je serais triste si je ne faisais plus de théâtre et que je serais triste si je ne faisais pas de télévision.

 

 

Pour la suite, on pourra vous retrouver prochainement dans la série «  L'art du crime  » pour France Télévisions. Quel personnage allez-vous y interpréter ?

 

J'ai adoré jouer ce personnage, loin de moi physiquement, elle est tatouée de partout, elle est tatoueuse, elle fait de la moto. Mais proche de moi dans sa sensibilité. J'interviens dans l’épisode qui sort prochainement sur France 2 . Mais je ne vous en dis pas plus  :) Ce fut en tout cas une superbe expérience.

 

 

Vous avez également fini le tournage d'un épisode de « Joséphine Ange Gardien ». Que pouvez-vous déjà nous en dire ?

 

C'est l'épisode pour Noël. C'était super. J'avais déjà eu la chance de jouer avec Mimi Mathy dans le cross-over de la série avec « Camping Paradis ». C'était vraiment une bonne ambiance, j'ai fait de très belles rencontres.

 

 

Le rythme de tournage est souvent très soutenu sur ces programmes-ci. Justement, quelle est votre méthodologie de préparation pour ensuite être aussi efficace et disponible que possible sur le plateau ?

 

Je parle le plus possible avec le réalisateur, dès qu'il y a une petite pause ou à table. Histoire d'assurer que l'on est sur la même partition, pour accorder nos violons aux mêmes endroits.

 

Les deux séries pour TF1 que j'ai évoquées sont des comédies, il faut réussir à être juste, tout en étant léger, dans une visée grand public. Il ne faut pas choquer et, vue mon fort caractère, c’est là où je dois rester là plus vigilante !

 

Pour tous mes rôles, je relis beaucoup le scénario avant, je me pose seule à une terrasse de café, j'aime quand il y a du bruit autour. Sans les apprendre, je relis plusieurs fois les pliques, pour voir ce qu'elles me renvoient. J'essaie de comprendre et d'imaginer au maximum les enjeux, les tensions, la légèreté qu'il peut y avoir dans chaque scène, pour en connaître le ton. Le but étant de voir ce qui vient en moi, sans parler du personnage.

 

Le jour J, j'essaie de rester la plus à l'écoute possible, la plus instinctive et spontanée possible. Je fais confiance au réalisateur et je me “connecte” avec mes partenaires . Et je prends du plaisir, surtout, c’est ce qui est le plus important .

 

 

Si l'on se projette un peu plus loin, quelles seraient vos envies artistiques ?

 

De travailler avec des réalisateurs dont on ne connaît pas encore les noms. Pour faire partie de nouveaux projets, d'une nouvelle ère d'auteurs qui soient novateurs par rapport à ce que l'on a l'habitude de voir.

 

J'adorerais rencontrer une nouvelle troupe de théâtre ou un nouveau réalisateur qui me fassent confiance et avec lesquels nous créerions quelque chose d'un peu farfelu, qui surprenne.

 

J'ai aussi réalisé un court-métrage, j'adorerais retenter l'aventure. Peut-être aussi la mise en scène car j’aime beaucoup diriger les acteurs. Éventuellement aussi être professeur car j'ai envie d'être maintenant un peu de l'autre côté.

 

 

J'aimerais que ça ne s'arrête jamais, que je sois sur des projets qui me plaisent. Bref, on peut me souhaiter d'être heureuse, tout simplement.

 

 

Merci, Déborah, pour toutes vos réponses !

 

Publié dans Télévision

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Alexis Massoutier revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Elio Photographe #enricomariaantonio

 

Bonjour Alexis,

 

Quel plaisir d'effectuer cet entretien en votre compagnie  !

 

Vous êtes un jeune artiste aux multiples cordes. Après dix années de théâtre, on peut aussi vous retrouver à l'image depuis un an et demi maintenant. De façon générale, si l'on prend un peu de recul sur tout cela, qu'est-ce qui vous plaît dans votre quotidien artistique  ?

 

J'aime pouvoir interpréter un rôle, me mettre dans la peau d'un personnage, m'approprier un texte et des mots. Dans mon dernier tournage, pour TMC, je me disais que j'étais vraiment interne en médecine. J'aime ce changement de facette.

 

Nous l'avons dit, vous avez commencé par le théâtre avant de vous tourner vers l'image. Vos expériences sur les planches vous servent-elles devant une caméra  ? Ou s'agit-il vraiment de deux métiers bien distincts  ?

 

J'ai le sentiment que je dois me réinventer. J'ai commencé le théâtre au lycée, cela a été vraiment un coup de cœur énorme, j'ai adoré en faire. Je me suis donné à fond, avec passion. J'ai fait partie de compagnies de théâtre, nous avons monté des pièces pour des festivals.

 

Après, je me suis lancé en tant que comédien sur les plateaux. J'ai eu un autre coup de cœur car c'est réellement un travail différent. L'approche n'est pas la même.

 

A titre plus personnel, un de ces domaines vous attire-t-il plus que l'autre  ? Ou les deux vous plaisent-ils autant  ?

 

J'avoue que je suis de plus en plus attiré par l'audiovisuel et les plateaux télé. J'ai fait énormément de théâtre, j'aime toujours cela mais je le mets un peu de côté en ce moment. Je cherche actuellement à m'approprier les codes de l'image, au delà du spectacle vivant.

 

Crédit photo : Elio Photographe #enricomariaantonio

 

Avez-vous en amont du tournage une méthodologie de préparation particulière  ?

 

J'aime travailler en amont, c'est peut-être lié au théâtre. J'ai besoin, une semaine avant, d'apprendre le texte et de m'approprier le personnage. Dans les sitcoms, ce n'est pas toujours évident mais j'essaie de le faire.

 

Justement, on sait que les sitcoms ne permettent pas forcément d'avoir un réel background autours du personnage. Du coup, vous inventez-vous une histoire ?

 

Totalement  ! Je m'invente un univers par rapport à mon personnage, je me projette, je suis ce personnage. C'est vraiment très important pour le vivre d'avoir cet imaginaire en moi.

 

Je m'inspire des gens proches autours de moi et je me renseigne aussi sur internet.

 

Parmi vos expériences, l'une d'entre elles vous aurait-elle encore plus marqué que les autres  ?

 

Je pense à deux tournages que j'ai pu faire. «  Les Mystères de l'Amour  » pour TMC  m'ont permis de me rendre compte que ça va vite, en deux heures une scène est faite. A l'inverse, sur un précédent film, nous avions mis trois jours pour une seule séquence. C'est vraiment le grand écart, j'ai donc été surpris de voir que le cinéma et la télévision sont deux mondes différents.

 

Pour la suite, quels sont vos projets et vos envies artistiques  ?

 

J'ai pu jouer dans «  Robin des Bois 2018  », un film américain qui sortira le 28 novembre en France. Je suis silhouette, je joue un méchant Cardinal. Ce fut une drôle de proposition, la production cherchait quelqu'un de très grand qui était près à se raser le crâne et les sourcils. Pour justement insister sur le côté méchant du personnage.

 

J'ai accepté la proposition, d'autant plus que nous avons tourné dans les studios de Luc Besson. Ce fut une expérience géniale. Nous étions entourés de cent figurants, j'arrive, on casse le bal, Robin des Bois surgit mais on va lui faire comprendre qu'il doit repartir.

 

Le côté sitcoms m'attire énormément. J'ai grandi avec celles d'AB, j'ai toujours rêvé d'en faire partie. J'ai déjà eu la chance de jouer deux fois pour TMC, ce fut un grand plaisir. J'ai pu m'approprier mon rôle de médecin. Ce rythme certain m'attire. Cet univers me fascine et j'aimerais poursuivre l'aventure. Je travaille en tout cas dans ce sens. C'est ma motivation première.

 

Sans être fan, j'ai une sorte de fascination qui me donne envie de tenter l'aventure. Enchaîner les scènes en apprenant le texte juste avant serait l'occasion d'approfondir mes compétences d'acteur.

 

Crédit photo : Elio Photographe #enricomariaantonio

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours  ?

 

Que du positif, que des bonnes choses. Je trouve que ce que j'ai pu faire est déjà énorme. Je ne vais rien lâcher, j'ai besoin d'ondes positives.

 

Merci, Alexis, pour votre disponibilité  !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Louise Molinaro nous présente son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Louise,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, chanteuse, comédienne etc… et vous allez investir tous ces talents dans un projet en cours de développement : la production d’un court métrage qui allie comédie et musique. Comment le présenteriez-vous ? 

 

Je le décrirais comme le premier d’une longue série. C’est entrer dans un univers fantasmagorique, libre d’interprétation, simple à aborder mais qui recèle une véritable complexité. Ma volonté est qu’il puisse toucher un maximum de personnes. Ce film n’est pas une finalité, le plus intéressant est le chemin emprunté pour le réaliser. Car c’est un vrai travail d’équipe. Il n'y a pas Une interprétation mais une multitude.

 

 

Quelle histoire y sera racontée ? Quels seront les thèmes abordés, sans bien sûr trop en dévoiler ?

 

Le film s’appelle « MindFuck», son titre est un terme anglo-saxon, il implique de perdre volontairement le spectateur. Il y a une intention dinduire ce dernier en erreur afin qu’il puisse se poser des questions. Sans trop en dire, on suit un personnage aux multiples visages nommé Erosethanatos. L’univers se veut métaphorique, sombre et lumineux. Du rêve à la réalité, on bascule.

 

La bande son est assez explicite, très sensuelle. Néanmoins, elle vient s’inscrire dans le film sans pour autant coller à l’image. C’est un court-métrage sur fond musical.

 

 

Quel est votre rôle dans ce projet ?

 

Je suis l’auteur de la chanson « Main Fucker ». Je l’ai écrite en collaboration avec un compositeur installé à New York. On a enregistré ce titre, qui s’inscrit dans un univers Trap-Hip-Hop-Baroque. Suite à cela, de fil en aiguilles le projet « Mind Fuck » s'est concrétisé. Lorsque j’étais aux Etats-Unis, j’ai rencontré un réalisateur avec lequel nous avons fait une maquette du clip dans laquelle j’incarnais pour la première fois ce personnage. A mon retour en France, j’ai voulu développer le clip en court-métrage. J’ai écrit le scénario puis, après avoir contacté Jean-René Cluzel, un réalisateur qui m’avait fait jouer par le passé, le projet a pu voir le jour. Nous espérons faire le tour des festivals.

 

Au-delà de ces 6 à 9 mois, avez-vous envie de prolonger l’aventure ?

 

Il y a d’autres projets en cours, mais celui-ci peut aussi se réaliser en moyen voir long métrage. S’il est bien reçu, et que le public nous suggère de le prolonger, c’est possible.

 

D’après vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux spectateurs ?

 

L’esthétisme. L’univers. Entre paradis et enfer, la fiction confrontée à la réalité. Le spectateur pourra aussi bien s’identifier à cet univers qu’y adhérer avec curiosité.

 

 

De façon plus générale, quels sont vos autres projets ?

 

J’aime écrire des chansons, certaines sont actuellement en ligne, sur Soundcloud, et dont l’album est en préparation.

 

J’ai aussi un groupe indépendant, les Funk Brothers. On se représente sur la métropole lilloise. Nous aurons une programmation ponctuelle cette année, que vous pourrez suivre en ligne.

 

Quant à la comédie, vous êtes en train de finir un court métrage original, un fan film, sur une séquence non filmée d’Harry Potter. Pourriez-vous nous en dire plus ?

 

Le réalisateur Joris Faucon Grimaud a décidé de tourner une séquence relative aux origines de Voldemort. Il y met en scène des personnages de J.K. Rowling, à savoir les Gaunt qui sont de la lignée Serpentard, un projet superbe, à but non lucratif, à ne pas rater.

 

Merci, Louise, pour votre disponibilité !

Publié dans Musique, Télévision

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Louise Molinaro évoque un projet artistique qui lui tient particulièrement à cœur !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Louise,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

 

Vous participez à un beau projet en cours de développement, un court métrage sur Harry Potter, « The House of Gaunt », réalisé par Joris Faucon Grimaud. Comment le décririez-vous ?

 

C'est un fan film sur les origines de Voldemort, le plus grand sorcier que le monde est connu, celui dont on ne doit prononcer le nom. Dans l'univers de JK Rowling, il occupe la place de l’anti-héros jusqu’à l’arrivée d’Harry Potter qui s’avèrera être le héros et son principal adversaire. Même les non amateurs de la saga le connaissent certainement.

 

Ce fut très intéressant de participer à la mise en lumière de personnages encore méconnus du public cinéphile. La volonté est vraiment de coller à l'univers, au scénario et de répondre au maximum aux attentes des fans. Nous souhaitons proposer un film fait par des passionnés pour des passionnés.

 

Quel rôle y incarnez-vous ?

 

J'y joue Merope Gaunt, la mère de Voldmerort. C'est un personnage très énigmatique qui me fascine. C'est une Cracmol de la lignée Serpentare, elle ne maîtrise pas ses pouvoirs. Elle a toujours vécu dans sa maison, avec son frère et son père, qui la terrorisent. Pour quitter son enfer quotidien, elle développe une passion amoureuse à sens unique pour celui qu’elle entrevoit par la fenêtre.

 

Cet amour fantasmagorique envers Tom Jedusor Sr aura un impact sur le monde des sorciers puisque de cette rencontre naîtra leur fils, Tom Elvis Jedusor, également appelé « Lord Voldemort ».

 

 

A titre plus personnel, pour la préparation de ce rôle, avez-vous eu une méthodologie particulière ? Connaissiez-vous cet univers avant de participer à cette aventure ?

 

« Harry Potter » a un peu bercé mon enfance. C'est un rêve d'enfant de se retrouver sur un projet lié à cette saga. Pour le personnage, en plus d’être muette, je me suis aperçu de son strabisme, que j'ai tenu à conserver pour le jeu. J'ai donc travaillé cet axe. Quant à la psychologie du personnage, c’est bien plus complexe, même dans les ténèbres les plus sombres se cachent de bonnes intentions.

 

Selon vous, qu'est-ce qui plaira dans ce court métrage aux fans de la saga ? A l'inverse, quid des non initiés ?

 

Les fans seront attirés sans doute par le fait que nous avons respecté l’œuvre de l'auteur. C'est un hommage en quelque sorte. Pour les non avertis, ils aimeront sans doute l’univers, l'esthétisme et l’intrigue. Sans oublier le côté « Dark ».

 

 

Où en êtes-vous dans le développement de ce projet ?

 

Le tournage se découpe en trois sessions, deux ont déjà été tournées. Il nous reste la dernière donc un tiers de ce film de quinze minutes. Il manque du coup des séquences assez essentielles à la compréhension du film. Le réalisateur a ainsi lancé un appel aux fans et à tous ceux qui veulent participer à la réalisation de ce film. Un Crowdfunding a été lancé via la plateforme Ulule pour pouvoir subventionner cette dernière. Nous l'espérons pour fin décembre. Tout est prêt, l'équipe est motivée, les lieux sont connus, reste finalement « que » le budget à finaliser.

 

Le lien est le suivant : https://fr.ulule.com/harrypotterfilm/?lang=en

 

 

Au delà de ce programme d'une quinzaine de minutes, aimeriez-vous qu'une version plus longue soit ensuite développée ? Ou s'agit-il plutôt d'une version unique ?

 

C'est un court métrage qui sera exclusif et qui permettra à chacun, je l'espère, une belle évolution. Le but est de toucher le public pour que ce dernier nous fasse confiance ensuite sur d'autres projets, notamment dans des univers fantastiques, avec de nouveaux personnages et une nouvelle écriture. D'ailleurs, le réalisateur souhaite réaliser un long métrage avec la même équipe sur d'autres thématiques cette fois ci.

 

Pour terminer, comment définitivement inciter les lecteurs à suivre ce projet et à vous aider via le financement participatif ?

 

Si chacun fait un don quel qu’il soit, que beaucoup de personnes participent, cela créera une vraie valeur de projet. Tous les contributeurs pourront se dire qu'ils ont apporté leur pierre à l'édifice. C'est vraiment une très belle aventure. Nous espérons que vous serez nombreux au rendez-vous.

 

Ce fut un plaisir, Louise, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Emmanuel Menard évoque sa belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © inanisphotographe.com

 

Bonjour Emmanuel,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

 

Vous serez prochainement sur France 3, dans la série « Plus Belle La Vie », en tant que guest pour une nouvelle arche narrative. Pour commencer, comment présenteriez-vous votre personnage ?

C'est le commissaire Frédéric Berrand, de l'IGPN, la Police des Polices. Il débarque suite au suicide d'un policier, alors qu'une enquête est ouverte pour comprendre l'origine de cet acte. Il n'est pas extrêmement sympathique, il a une réputation de pitbull : lorsqu'il est sur une affaire, il ne la lâche pas, il s'accroche jusqu'à obtenir ce qu'il veut. Cela peut le rendre rugueux, pas très humain dans ses relations sociales.

 

Comment avez-vous appréhendé à la fois l'interprétation de votre personnage mais aussi votre intégration dans cette série qui cartonne depuis bientôt 15 ans ?

L'appréhension du personnage a été, j'ai envie de dire, relativement simple. Parce que c'est un flic d’une part, et pas spécialement rigolo d’autre part, et que donc c'est le type de rôle que j'ai souvent été amené à jouer. C'est une gamme de jeu qui n'est pas complètement nouvelle pour moi.

La série tourne depuis 14 ans, c'est une mécanique qui fonctionne vraiment très bien, en particulier pour ce qui est de l'intégration des nouveaux comédiens et le fait de les aider à prendre possession de leur personnage. Une équipe de coachs et de directeurs d'acteurs est là pour nous faire répéter et pour nous donner des pistes ainsi que des directives d'interprétation. Partout où j'avais des flottements et des incertitudes, ils étaient toujours là pour m'orienter et m'insuffler des idées nouvelles.

Concrètement, sur « Plus Belle La Vie », il y a une vraie importance donnée à la direction d'acteurs. Les coachs et répétiteurs, dont j'ai parlé, auxquels s'ajoutent les réalisateurs qui ont à chaque fois des idées très précises de ce qu’ils veulent, et qui consacrent le temps nécessaire à faire évoluer l’interprétation dans une direction donnée.

Le rythme de tournage est soutenu mais nous sommes convoqués tôt, donc nous avons le temps de discuter avec l'équipe des orientations prises dans l'interprétation et de les amender si nécessaire.

Cela dit, je dis que nous sommes convoqués tôt, c’est à la fois vrai et inexact : on est convoqués en avance pour avoir le temps de préparer ce qui doit l’être (y compris les textes et le jeu), mais contrairement à des tas d’autres productions sur lesquelles j’ai eu l’occasion de tourner, on n’attend pas deux, trois ou quatre heures avant de passer sur le plateau; là aussi, le rodage de l’organisation est très appréciable !

 

Au-delà de ce rythme intense, comment était l'ambiance sur le tournage ?

De mon point de vue, ce n'était pas très tendu car j'avais généralement une à deux séquences par jour à tourner, contrairement à certains de mes collègues qui pouvaient en avoir jusqu’à huit ou dix. C'était, pour moi, relativement confortable.

Cela dit, l'ambiance globale est extrêmement détendue et agréable. Il y a vraiment la cohabitation du fait d'aller vite, d'être efficace, le tout dans une ambiance sereine car tout le monde sait exactement ce qu'il faut faire. Chacun est souriant, les conflits et la tension ne sont pas présents. L'idée est de passer une journée agréable, tout en mettant en boîte ce qui doit être tourné. La convivialité est au rendez-vous.

Le dire comme ça fait très langue de bois mais c'est vraiment le cas et, de plus, je ne le transposerais pas forcément sur tous les plateaux où j'ai eu l'occasion de tourner.

 

D'un point de vue plus personnel, en termes de techniques de jeu, que retenez-vous de ce tournage ? Qu'est-ce que cela pourra vous apporter pour la suite de votre parcours ?

Je m'attendais à ce que cela m'entraîne à être très réactif et efficace de suite, comme ce que j’ai pu expérimenter sur les tournages de scripted reality par exemple (une répétition, une prise et c’est bouclé). Une façon de travailler qui, à défaut d’être artistiquement satisfaisante, est très formatrice. Mais concrètement, cela ne s'est pas passé ainsi sur « Plus Belle la vie » car les moyens sont mis pour que ça se déroule autrement, et qu’il y ait le temps de faire les choses bien, tant en termes de préparation que de tournage et de prises.

En revanche, il fallait s’adapter à des équipes qui étaient, d'une semaine sur l'autre, presque complètement différentes. Je retrouvais certains techniciens mais le gros de l'équipe changeait. Après, ça n'a pas été un problème, c'est aussi l'équipe qui faisait à chaque fois la démarche de s’adapter à moi, de m’intégrer et de même faire comprendre que je faisais partie de la famille. J'ai ressenti très profondément ce côté-là.

Après, si on veut parler des difficultés, mais qui ne sont pas inhérentes à « Plus Belle la vie », j'ai récemment tourné une séquence un peu plus physique, un peu plus agressive. Le genre de scène auquel je ne suis pas forcément habitué. Et comme ça n’était pas simple, ni pour moi ni pour mon partenaire de jeu, le plan de travail avait prévu plus de temps que sur une scène « classique ».

 

On ne connaît évidemment pas la fin de l'intrigue à laquelle vous allez participer. Si le scénario le permet, aimeriez-vous poursuivre l'aventure  ?

C'est une aventure qui, vraiment, de mon point de vue, a été intégralement positive, sur tous les points. Ce n'était que du bonheur. Je remettrai le couvert avec grand plaisir. Si mon personnage a, un jour, la possibilité de revenir, je re-signe des deux mains.

 

En parallèle, dans un autre registre, vous avez eu la chance de faire cet été la mise en scène d'un spectacle d'opéra. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Ce fut une expérience très très forte. C'était effectivement la mise en scène de « L'orfeo », de Monteverdi, dans une version « de poche ». Nous avions un effectif instrumental et un effectif vocal réduits mais nous avons donné l’œuvre dans son intégralité.

Nous avons mis cela en scène en Franche-Comté, dans une abbatiale. Un décor magnifique mais pas du tout adapté à une représentation opératique. Ce fut donc un vrai défi. C'était en italien, il fallait aussi que la mise en scène soit suffisamment claire pour que le spectacle soit compris de tous. Concilier toutes ces contraintes a été absolument passionnant. Même si j'ai eu beaucoup de trac et d'angoisse au moment d’aborder l’aventure !

 

ORFEO Ensemble Les Timbres - juillet 2018 (Luciana Mancini (Speranza), Marc Mauillon (Orphée))

 

J'étais dans mes petits souliers car je me suis retrouvé à diriger des artistes qui avaient une maîtrise de l’œuvre bien supérieure à la mienne. En en connaissant les moindres subtilités car la plupart des chanteurs n'étaient pas dans une prise de rôle. C'était très intimidant mais tout le monde m'a très bien accueilli. Ils ont vite adhéré aux idées que je leur ai proposées, au travers de ma vision neuve de l’œuvre. A l'arrivée, nous avons très bien fonctionné ensemble et je pense que nous avons proposé un très beau spectacle. Que nous allons d'ailleurs reprendre en 2020. Nous sommes en train de démarcher des théâtres et des maisons d'opéra, pour accueillir notre production.

La musique fait que l'expérience ne peut être que forte. Elle est magnifique, elle prend aux tripes. Par exemple, je suis très content de la façon dont on a mis en scène l’annonce de la mort d'Eurydice, ça nous donne un final de l’acte II très glaçant, c'était mon objectif et j'ai le sentiment que nous avons à peu près réussi, à en juger par les réactions des spectateurs.

 

Cette expérience en appellera-t-elle d'autres ?

J'ai très envie de m'y remettre. Quelques œuvres opératiques me trottent dans la tête depuis un certain temps, sur lesquelles j'aimerais beaucoup travailler. Je ne sais pas si l'avenir m'en donnera l'occasion mais j'adorerais.

 

ORFEO Ensemble Les Timbres - juillet 2018 (Elodie Fonnard (Eurydice), Marc Mauillon (Orphée))

 

De façon générale, je n'ai pas l'envie de faire de la mise en scène de théâtre car c'est très frustrant pour moi d'être dans la salle plutôt que sur le plateau. Comme je ne sais ni chanter, ni danser, ni jouer d'aucun instrument, il n'y a pas de frustration pour moi à accompagner un opéra. Mon seul moyen d'y participer est d'en faire la mise en scène. J'espère développer cette direction dans les années à venir.

 

Merci beaucoup Emmanuel pour cet échange très intéressant !

Publié dans Télévision, Musique

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Marion Aydalot : Le costume d’entraîneur du Psg est beaucoup trop grand pour Tuchel

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marion,

 

C’est toujours une joie de vous retrouver pour un nouvel entretien  !

 

 

Êtes-vous d’accord avec le fait qu’en ce début de saison, le PSG, qui est très bon en championnat, lorsqu’il se retrouve en face d’un gros champion, est plutôt absent ?

 

Je suis entièrement d’accord avec ce constat. Temps que le PSG prendra des entraîneurs low cost, c’est-à-dire des entraîneurs à 400 000 euros/mois, là où les grands, la Juventus, le Real, le Barca, payent leur coach 1 million, 1,1million, parce que ce sont des pointures, ça ne pourra pas marcher.

 

Depuis Ancelotti, il n’y a pas eu de coach star au Paris-Saint-Germain. La pièce maîtresse, c’est le coach. Je crois beaucoup plus en une équipe médiocre avec un grand coach, qu’en une équipe excellente avec un coach moyen.

 

 

Par rapport aux derniers recrutements de Choupo-Moting, Juan Bernat, Kehrer etc… par Thomas Tuchel, peut-on dire que Paris a régressé cet été  ? A part peut-être avec Buffon qui est un cas à part.

 

Malheureusement oui. A l’époque de Carlo Ancelotti, Paris était capable d’aller en quart de finale de Ligue des Champions avec Tiéné.

 

Le problème est encore une fois le choix des coachs. Thomas Tuchel est très sympathique, mais je crois que le costume est beaucoup trop grand pour lui. Prendre Marquinhos comme sentinelle… Les choses ne parfois pas aussi compliquées que ce que l’on pense. C’est à cela qu’on voit un coach moyen, c’est qu’il complique une situation simple. On a une défense centrale qui est parfaite, qui s’appelle Marquinhos / Silva, ce n’est pas parce qu’on est estropié au milieu qu’on est obligé d’handicaper toute l’équipe, ça n’a pas de sens. Ce genre de choix m’inquiète, non pas pour les poules de Ligue des Champions, mais pour la suite…

 

 

Après la défaite à Liverpool au premier match, est-ce que vous êtes confiante sur le passage en 8ème ?

 

Oui, quand même, mais j’ai peut-être tort. Même s’il y a Carlo Ancelotti avec le Napoli, un très grand coach avec une équipe moyenne, franchement le Napoli, il y a deux joueurs forts : Mertens et Insigne. Le PSG, poste pour poste, est plus fort. Donc je pense qu’on pourrait passer le Napoli. Maintenant, peut-être que le PSG sera deuxième du groupe. Est-ce vraiment grave ?

 

 

L’autre défaut de Paris est qu’il y a trop de turn over. L’équipe a énormément changé, il y a tellement de cadres qui sont partis, même des joueurs secondaires. Ce qui me marque, c’est que cette équipe n’a pas les automatismes.

 

 

D’un point de vue technique, tactique, quels sont les points faibles de l’équipe ?

 

Sur les gardiens, Thomas Tuchel a dit en conférence de presse qu’Areola était le premier jusqu’à ce que Buffon arrive. On a bien compris que si Gianluigi Buffon n’est pas suspendu, c’est lui qui jouera la Ligue des Champions. Donc, pour moi, il y aura Areola pour les Coupes et un certain nombre de matchs de championnat et Buffon pour la Ligue des Champions. D’ailleurs, c’est comme cela que ça se jouait à la Juve.

 

Après le coach, le problème numéro un est le milieu de terrain. Tuchel n’a pas pris des joueurs à la hauteur du Paris Saint Germain. Kehrer, par exemple, est trop jeune, il n’est pas fait pour cela.

 

 

Mais est-ce que le coach avait le choix ? Est-ce que les questions financières n’ont pas bloqué le recrutement de joueurs plus hauts de gamme ?

 

Kehrer, c’est 30 millions quand même ! C’est vrai que quand on sait que Neymar est à 220… Mais, à 30 millions, je pense en toute sincérité que le PSG aurait pu trouver meilleur à ce prix-là, ne serait-ce qu’en ligue 1. Dans ces cas-là, je leur conseille de prendre un ancien international, très défensif… mais ce n’est pas ce qu’on veut quand on souhaite gagner la Ligue des Champions aujourd’hui.

 

 

Si on se projette dans l’avenir un petit peu, d’après vous, est-ce que l’ordre naturel va être bouleversé lors du championnat ?

 

Concernant Lyon, je crois qu’ils sont abonnés aux mauvais débuts de saison. Il ne faut pas s’inquiéter du tout pour l’OL. Ils ont perdu Mariano Diaz, mais ils se connaissent, pour le coup, eux ont des automatismes. En revanche, ils ont un vrai problème en défense : elle n’est pas assez bonne pour les ambitions de Lyon. C’est un club qui, une fois débarrassé de la Ligue des Champions, va retrouver sa place naturelle, qui est la 2ème. Aulas veut jouer la Ligue des Champions pour renforcer son club, sa formation, acheter des joueurs etc…

 

Autant l’homme public est critiquable, autant l’homme de foot est exceptionnel, on a beaucoup de chance d’avoir un homme comme cela en Ligue 1. On est arrêté par sa mauvaise foi, mais ce qu’il a fait pour l’OL est immense.

 

Concernant l’OM, je pense que c’est un club qui fait un début de saison canon, mais je n’ai jamais vu l’OM être régulier sur toute une année. C’est un club où il y a la passion, mais le fait de ne carburer qu’à l’émotion les piège, c’est-à-dire qu’ils n’arrivent pas à s’en sortir, et ils ont beau s’enorgueillir de leurs supporters, et de leur histoire ils n’ont pas de résultats. Tant qu’ils ne seront pas sortis de «  à jamais les premiers  », «  on est géniaux  »… ils se mettront la pression.

 

Etant donné leur début de saison, ils devraient être sur le podium, mais, maintenant, on n’est jamais à l’abri d’énervement, d’excitation, de mauvais calculs, de critiques incohérentes… La ligue 1 est un marathon, pas un sprint.

 

La logique voudrait que Lyon et Marseille soient sur le podium à la fin de la saison. Mais je serais un peu triste pour Monaco.

 

 

Merci Marion pour vos réponses toujours aussi intéressantes  !

Publié dans Télévision

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Leanna Chea nous présente sa belle actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Léanna,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

Depuis la rentrée, vous êtes à l'affiche, au théâtre de la Contrescarpe, de la pièce « Fragments de Femmes ». Tout d'abord, comment présenteriez-vous ce spectacle, proposé chaque mercredi et jeudi à 21h 30 ?

 

Ce sont des chroniques de femmes, de différentes femmes. Je l'avais vécu aussi en tant que spectatrice il y a un an et j'avais adoré. J'en avais d'ailleurs fait part à Fabien, auteur et co-metteur en scène de la pièce. Cela a été une belle surprise.

 

Je pense que c'est une pièce qui manquait. Elle dépeint la femme sous tous ses angles, j'ai envie de dire. La femme forte et sensible à la fois, dans sa belle complexité. Nos forces mais aussi faiblesses y sont mises en valeurs dans les textes. C'est bien de les assumer.

 

Je ne connais pas la définition exacte du Féminisme… et je ne sais pas si je peux me définir comme telle mais je choisis toujours mes projets en fonction de mes valeurs. Je refuse toujours des rôles qui portent atteinte à l’image de la femme, qui la dégradent.

 

Vous aurez l'occasion, par la suite, d'interpréter les trois « rôles » de la pièce. Comment l'appréhendez-vous ?

 

Justement, je reprends la partie de Cécile pour le moment. Je dis la partie car, dedans, il y a plusieurs personnages. Chaque comédienne est amenée à interpréter des monologues, toute seule, en duo ou en trio. Sur ces monologues, il y a, à chaque fois, différentes femmes. Une comédienne n'interprète pas juste un personnage mais plusieurs. Ce n'est pas une pièce avec un suivi ni un fil conducteur, c'est du coup chouette, pour une comédienne, de pouvoir jouer différents type de femmes.

 

J'essaie d'être dans le moment présent, je profite de la partie actuelle, je vis les textes. Je me dis que, plus tard seulement, je travaillerai la suite au moment venu. Je ne cherche pas à m'imprégner de ce que font mes camarades. Mon passé de danseuse me permet d’intégrer les choses facilement, je veux me débarrasser de ce qui est déjà ancré pour avoir la liberté de faire des propositions de jeu. Même si ce n'est pas toujours simple car la technique de la comédie est fine et réglée.

 

Vous avez rejoint l'équipe il y a quelques semaines. En termes d'appropriation et d'interprétation, comment avez-vous, du coup, procédé ?

 

C'est vrai que, dans notre métier, nous sommes souvent à faire des compositions de rôles. Là, j'ai beaucoup travaillé avec les metteurs en scène, François et Fabien, qui m’ont dirigée mais aussi laissée libre court à mes propositions pour m'approprier les textes. Pour ne pas recopier le travail de Cécile ou, plus tard, celui d'Alix ou de Solène. C’est un cadeau de pouvoir faire avec sa propre personnalité et son univers artistique.

 

Il faut s'approprier les choses pour être dans la proposition, plutôt que d'être dans la contrainte, d'être soumise à devoir interpréter quelque chose de très cadré et de très fermé. Je pense d'ailleurs que ce n'est pas le but de la pièce ni des metteurs en scène.

 

Selon vous et selon les retours des spectateurs, qu'est-ce qui plaît dans ce spectacle ?

 

Le travail excellent de Fabien :) Les spectateurs peuvent passer du rire aux larmes sur le même monologue. On s'y reconnaît, on s'y retrouve. On parle beaucoup d'amour, j'y suis très sensible car, pour moi, c'est la vie qui est une grande histoire d’amour.

 

 

 

En parallèle, quels sont vos autres projets artistiques du moment ?

 

J'ai commencé en juin une autre création théâtrale « Station Châtelet-les-Halles ». Elle raconte une rencontre amoureuse dans le métro et, ensuite, tout ce que l'on peut vivre dans le métro, des choses probables et improbables. C'est une création danse théâtre avec une chorégraphe avec laquelle j'avais déjà travaillé précédemment. Elle a co-écrit ce spectacle avec Laurent Arnaut, un comédien et danseur. Nous allons partir en résidence la dernière semaine d'octobre pour présenter une partie du spectacle à Fontainebleau pendant les Journées Portes Ouvertes Artistiques.

 

Deux longs métrages vont sortir cet hiver. Un qui est français, « Sun », réalisé par Jonathan Desoindre, un jeune de la Fémis, dont le rôle principal est Tewfik Jallab. L'autre est québécois, dans lequel j'ai le rôle principal avec Anne Dorval, que l'on a tourné au Vietnam « 14 jours, 12 nuits ».

 

En conclusion, pour revenir sur la pièce, comment définitivement inciter les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

 

Si, dans votre vie, il y a certaines choses que vous n'avez pas comprises sur les histoires d'amour, c'est le moment de venir voir la pièce. Pour comprendre les femmes, comprendre l'amour, … ou pas, ou juste vivre un moment sympa, rire et pleurer avec nous peut être.

 

Ce fut une joie, Léanna, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Olivia Dutron revient sur son beau parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Olivia,

 

Quelle joie d’effectuer cet entretien avec vous !

 

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes artistiques, en comédie sur les plateaux, en doublage, au théâtre. Qu’est-ce qui vous plaît dans votre quotidien artistique ?

 

Je fais surtout du doublage en ce moment. Quand j’ai commencé ce métier, après ma formation dans le centre de la rue Blanche, c’était pour faire du théâtre. J’aimais beaucoup tourner et jouer au théâtre. Désormais, j’aime tout, je m’amuse autant au théâtre, qu’en tournage ou en doublage. Ce que j’apprécie avant tout, ce sont les rencontres avec les gens, donc si l’équipe est sympa, je prends autant de plaisir à être sur « Camping Paradis » où tout le monde était adorable et bienveillant, que sur un doublage. Le fait d’avoir ce dernier support, qui m’apporte une sécurité financière, me permet aussi de faire des choix artistiques dans les autres domaines.

 

 

Trouvez-vous des liens entre ces différents domaines, ou est-ce que vous les dissociez vraiment et considérez ces métiers comme totalement différents ?

 

C’est quand même très différent : car ça ne demande pas du tout les mêmes qualités. Je trouve qu’au cinéma, il faut beaucoup de patience, de spontanéité, je n'ai malheureusement jamais eu la chance de travailler en amont un personnage avec l'auteur ou le réalisateur. Au théâtre au contraire, on travaille beaucoup, le personnage se forme petit à petit, on peut l’approfondir, on fait évoluer l’interprétation au fur et à mesure des répétitions. Le doublage est très amusant, j’ai la chance de travailler avec des directeurs artistiques que j’aime beaucoup, et dans les dessins animés on peut apporter beaucoup de fantaisie.

 

Pour tout, il faut de la sincérité, quoiqu’on fasse. J’ai pu faire des choses que je n’aimais pas forcément, mais à partir du moment où je me suis engagée, je le fais comme si c’était le rôle de ma vie.

 

 

Avez-vous une méthodologie particulière pour le doublage, ou est-ce strictement sur l’instant ?

 

Sur l’instant ! Souvent en arrivant, on ne sait même pas sur quel produit on va travailler. On sait seulement si c’est une série, un long métrage ou un dessin animé. De plus, on travaille assez rapidement. Sans compter que je fais également les voix de documentaires ou de voice over.

 

 

 

Parmi toutes vos expériences, y en a-t-il certaines qui vous aient particulièrement marquée ?

 

Oui, j’ai joué dans une pièce qui s’appelait « Une drôle de vie », au théâtre Antoine, d’un auteur américain, Brian Clark, sur un sujet très difficile : l’euthanasie, mais avec l’humour anglo-saxon. C’était avec José-Maria Flotats, Viviane Elbaz, Jacques Castelot, Héléna Bossis, Pierre Vernier… nous étions une douzaine en scène. C’était une très belle pièce, avec un texte magnifique.

 

J’ai aussi adoré travailler avec Francis Perrin, notamment sur « Molière », car il avait une énergie exceptionnelle…! Je crois que nous avons fait un bon travail, c’était très drôle.

 

J’ai aussi vécu de belles leçons de comédie avec Michel Roux, c’était si agréable de voir des salles rire à ce point.

 

Mais je pense que le meilleur souvenir que j’ai, c’est la dernière pièce que j’ai joué avec mon amoureux, Philippe Roullier : une pièce d’Eric Assous, « Couple en danger ». Nous avons joué 4 mois au Petit Hébertot. C’est exactement le théâtre que j’aime jouer et puis la jouer avec mon mari était un grand moment de bonheur, d'autant plus que c'était un souhait de l'auteur.

 

 

 

Quels sont vos projets ?

 

J’ai deux projets de théâtre : l’un plutôt dramatique, une sorte de Tartuffe moderne. Nous commençons à le travailler. Nous allons faire une lecture publique d’ici la fin de l’année, et chercher des financements.

 

L’autre, une pièce de Jérémy Wulc, très drôle. Je continue encore à travailler régulièrement en doublage bien sûr.

 

 

 

Avez-vous des envies artistiques particulières pour la suite ?

 

J’aime faire mon métier, j’aime tourner, faire du théâtre, du doublage. Donc je suis enthousiaste à l’idée de continuer. J’aimerai bien reprendre un projet dans le genre de la pièce d’Eric Assous. Mais je ne privilégie pas quelque chose en particulier, c’est plutôt un coup de foudre sur un personnage et les rencontres avec les gens qui me motivent.

 

Merci Olivia pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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