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Lou Guerineau évoque sa passion pour le mannequinat !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lou,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes depuis quelques années mannequin, on retrouve d'ailleurs de nombreux clichés de vous sur vos pages. Si l'on revient à la genèse, qu'est-ce qui vous a donnée l'envie d'être mannequin et d'être dans ce milieu artistique ?

 

Il n'y a pas vraiment eu d'envie, ce n'est pas le rêve de princesse de petite fille. J'ai un parcours totalement atypique, étant donné que, avant, j'étais nutritionniste en hôpital. Comme dans les reportages que l'on voit à la télé, c'est une photographe qui m'a repérée et qui m'a donnée ma chance quand j'avais 24 ans. Elle m'a présentée à ma première agence de mannequin. Pendant six mois, j'ai mené mes deux métiers en parallèle puis, faute de temps, j'ai dû faire un choix de carrière et j'ai continué le mannequinat.

 

2/ Dans votre quotidien de mannequin, qu'est-ce qui vous plaît ?

 

J'aime énormément le côté varié de ce métier, le fait de changer d'employeur quasiment tous les jours, de changer de lieux de travail aussi. J'ai beaucoup beaucoup voyagé. Il n'y a rien de routinier là-dedans, contrairement aux deux années passées à l'hôpital, où je faisais les mêmes horaires, avec ma blouse blanche. Les patients avaient beau varier, c'était davantage un train-train quotidien.

 

3/ En amont d'un shooting, avez-vous une préparation particulière ?

 

J'ai toujours fait ce métier avec de la pression mais une pression que je me suis mise toute seule. Certainement un peu aussi mes agents. Je ne remplis absolument pas les codes des mannequins au sens où on l'entend. D'une, je suis « vieille », j'ai 32 ans. Quand j'ai commencé à 25 ans, j'étais déjà à l'âge où certaines partent à la retraite. J'étais au casting avec des filles qui avaient déjà dix ans d'ancienneté. En plus, je sortais de nulle part. Quelque part, ce n'était pas légitime pour les gens que je devienne mannequin et que ça marche aussi bien pour moi dès le début.

 

 

Du coup, c'est quelque chose que j'ai toujours fait avec beaucoup de pression. Au niveau du physique, des castings, des horaires. Je suis quelqu'un de ponctuelle, à l'heure, de sympa avec les clients. Je ne râle pas parce qu'il fait froid ou parce que je n'ai pas à manger. Je suis encore comme ça aujourd'hui après six à sept ans de carrière. Je pense que c'est ma vie d'avant qui me rend comme cela aujourd'hui et absolument pas princesse dans ce milieu.

 

4/ Selon les attentes et la méthodologie du photographe, devez-vous savoir vous adapter aux circonstances ?

 

Oui, on devient un vrai caméléon avec le temps. J'aime bien, certaines personnes diront que je joue en permanence la comédie mais j'aime beaucoup ce côté défi où il faut s'adapter tout le temps à plein de personnalités, de pays, de langues et de façons de travailler différentes. J'ai toujours vu cela comme une expérience hyper riche pour se moduler soi-même, en sachant s'adapter à plein de choses. Rien n'est acquis et je crois que ce défi quotidien de plaire aux clients, de répondre à ses attentes, de les comprendre, de les interpréter comme il le veut, m'attire.

 

5/ Justement, avec l'expérience, avez-vous acquis quelques petites astuces personnelles face à cette adaptabilité-là ?

 

 

J'écoute vraiment ce que le client a à dire quand on arrive sur le shooting le matin. Souvent, il a des photos d'inspiration ou il a trouvé une autre mannequin qui me ressemble un peu en images et il me fait voir ses univers. Ou alors des gens ont dessiné des choses, se sont imaginés des scenarii qu'ils m'expliquent.

 

Je fais attention à leur visage tout au long du shooting. En général, ça en dit long. J'essaie d'être attentive aux gens, à ce qu'ils veulent, à ce qu'ils attendent. Parfois, ce sont aussi les agents qui nous briefent car ils connaissent mieux les clients que nous. Si les agents sont en mesure de nous préciser les choses, ils le font.

 

6/ Selon vous, quelles sont les clés d'une photo réussie ?

 

C'est délicat car, en fait, cela ne dépend tellement pas de nous. On est malheureusement très souvent déçus du résultat final. C'est ça la vérité. On se reconnaît rarement car chacun vient justifier son salaire en fait. C'est la grosse différence entre la comédie et le mannequinat. On passe entre les mains d'un maquilleur puis d'un coiffeur, ensuite il y a la prise de vue qui sera faite avec une certaine lumière. Derrière cela, il y a aura le choix de la photo par le client, avant ensuite de la post production et du photoshop.

 

Donc, au final, nous qui sommes l'élément central de l'affiche avons tellement peu de choses pour maîtriser la photo finale qui sortira que, parfois, on ne se reconnaît pas. On se dit alors que c'est dommage car on n'aurait pas fait les choses ainsi. Il ne faut pas rechercher de l'authenticité derrière les images.

 

7/ A titre personnel, appréciez-vous un registre de photos plus encore que les autres ?

 

Bien évidemment, j'adore les clients qui disent qu'ils vont me laisser naturelle. Même si cela veut tout et rien dire en même temps. On passe quand même au maquillage et à la coiffure, mais c'est quelque chose où l'on pourrait croire à un éventuel saut du lit. Ils vont corriger les imperfections de peau, souligner un peu le regard, il n'y aura pas de rouge à lèvres fort. Pareil pour les cheveux, ils seront maîtrisés mais il n'y aura pas par exemple de chignon hyper serré.

 

J'ai fait aussi beaucoup de shootings où on nous métamorphose complètement. L'expérience est super cool, même si on se ne reconnaît pas sur la photo finale on peut apprécier le travail justement du maquilleur, du coiffeur, du photographe, de sa lumière. En se disant que c'est super de créer d'autres personnages et d'être finalement quelqu'un d'autre.

 

8/ De façon plus générale, quels sont vos projets actuels ?

 

Je sors de deux ans où j'étais châtain. C'était un projet que j'avais car cela faisait déjà quatre ans que j'étais blonde avant. C'était ma décision de devenir châtain et, franchement, je suis hyper contente de cette période. J'ai fait beaucoup de choses que je ne faisais pas en blonde.

 

 

Là, j'en ai eu marre, je suis redevenue blonde. Mon projet est de revenir et de maintenant enfin ouvrir ce marché de la jeune maman. Parce que je ne l'ai pas encore beaucoup fait et que j'ai envie surtout d'évoluer avec ce qui me correspond physiquement. Je n'ai pas du tout envie de me faire lisser la peau toute ma vie. Il est temps d'utiliser les petites ridules. Si je pouvais travailler moins mais mieux dans ces domaines là du cosmétique de la trentenaire, de la quarantenaire, de la jeune maman avec deux enfants, ça serait super car ce sont des domaines que je n'ai pas encore faits. Personne ne se « lasserait ».

 

9/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De réussir à trouver un métier disons manuel car c'est ça ma vocation, je pense, de toujours. Quelque chose où je poursuivrais les choses de mes mains. Peut-être moi aussi qui passe derrière l'appareil. C'est quelque chose que je fais déjà beaucoup et je pense que cela me correspondra dix fois plus que le côté poupée barbie.

 

J'y vais petit à petit, c'est faute de temps que je ne peux pas être sur les shootings et, en même temps, travailler autre chose. Mais je pense que, dans quelques temps, personne ne serait surpris de me retrouver de l'autre côté.

 

Merci Lou pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Sandra Luce nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sandra,

 

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien.

 

1/ De beaux projets vous attendent dans les mois à venir. D'abord sur Canal + puis, à la rentrée sur C8, on pourra vous retrouver dans « Access », une nouvelle série de 26 minutes avec notamment Ahmed Sylla. Pour commencer, comment présenter ce programme  ? Quel en sera le contenu  ?

 

C'est un OVNI. C'est un peu difficile à expliquer, il y a des sketchs dans des sketchs, dans une histoire. En fait, on retrouve quatre personnages principaux, dont celui d'Ahmed. C'est un peu la vie de ce dernier qui joue son propre rôle, quelqu'un qui voudrait commencer à faire de la télé mais dont le père n'a pas connaissance de cette envie. 

 

Du coup, il va s'inscrire dans une production qui fait des sketchs. On le voit en personnages, c'est génialissime. C'est un peu fou, il y a beaucoup de costumes, beaucoup de personnages. Avec beaucoup de sujets qui sont abordés.

 

C'est une super équipe, des gens passionnants et passionnés, adorables. Ahmed est très talentueux, j'ai adoré le rencontrer et travailler avec lui. Je suis fan, il est vraiment très fort. Ses camarades de jeu également. Ce fut  très intéressant et enrichissant professionnellement.

 

 

2/ Quel personnage allez-vous y interpréter ? Qui est-il ?

 

Dans un sketch, je fais parti d'un tournage. Je suis la script du réalisateur. Le personnage d'Ahmed est sur un tournage, il doit jouer un bègue qui chante. C'est donc un tournage dans le tournage, on est à table, je suis proche du réalisateur, je prends ses notes, je suis son ombre.

 

Ce rôle de Chloé fut très sympa, j'ai pris beaucoup de plaisir à l’incarner. 

 

3/ En parallèle, vous êtes en préparation d'un court métrage, dont l'écriture est terminée. Quel en est le pitch  ?

 

Deux mondes opposés se rencontrent. D'un côté, celui de Manouchka, une femme mi gitane mi sorcière, farfelue, fantasque, féerique, qui vit dans sa caravane, installée en plein milieu d'un stade de foot. Elle porte sur ses épaules un serpent, un boa jaune de quatre mètres de long. Elle est en pleine préparation d’une mixture. 

 

De l'autre, celui très réel très concret d'un duo de flics, style « Les Ripoux », Philippe Noiret et Thierry Lhermitte. Qui sont tranquillement en train de faire leur ronde. Ils reçoivent un appel du central leur disant qu'un véhicule non immatriculé et non identifié stationne en plein milieu d'un stade. Qui doit être viré car, à 10h, démarre le match des minimes. Voilà notre duo de flics qui arrive sur le terrain du foot, ce qui va faire des étincelles. Quand deux mondes complètement opposés se rencontrent, il se passe généralement des choses. 

 

C'est une comédie sociale fantastique, tout un programme !

 

Où en êtes-vous dans le développement de ce projet ?

 

Il est fini au niveau du scénario, j'ai une bonne « V fin » on va dire, qui sera surement encore modifiée le jour du tournage. J'ai l'équipe technique, j'ai presque tous les comédiens, j'ai des pistes très intéressantes pour le matériel, les lieux sont trouvés.

 

Le film se déroule dans les années 60, du coup le duo de flics ne sera pas actuel. Ils auront des képis, de beaux costumes, de belles voitures à l'ancienne blanches et noires avec le gyrophare. 

 

Il me reste le financement, qui est difficile à avoir. J'ai eu de nombreux rendez vous avec des productions, qui m'ont fait de très beaux retours. Mais, s'agissant d'une histoire assez atypique, c'est dur de trouver la bonne production. Du coup, j'ai décidé de lancer une collecte sur Ulule très prochainement. 

 

 

4/ En complément, quelles sont les actualités à venir, à plus ou moins long termes ?

 

J'ai deux projets complètement différents. Le premier oscille entre comédie et émotion, c'est une pièce de théâtre contemporaine et musicale « Les Catherinettes ». J'ai écrit avec deux magnifiques amies artistes, Daisy d'Alba et Aziliz Tranchant, comédiennes et chanteuses. La première de ce spectacle a eu lieu au mois de mars, ce fut vraiment magique et merveilleux. Cela nous a boostées pour faire, dans un premier temps, une tournée en province, afin de bien se rôder. On a des dates en région, notamment Marseille, pour la saison prochaine. Puis le Festival d'Avignon en juillet 2019. 

 

Le deuxième projet est une web série, « Galère cinq étoiles », que j'ai écrite avec la talentueuse et amie Annabelle Show, comédienne et humoriste. Deux amies, Victoria et Johanna, globes trotteuses averties vont rencontrer quelques petites galères pendant leur voyage. Nous suivrons donc leurs aventures à travers le monde. Que d’aventures !!!

 

Merci Sandra pour cet échange très agréable !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Emanuele Giorgi revient sur son parcours et évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Emanuele,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses cordes artistiques. Vous êtes sur les planches, vous faites de la comédie, vous avez exercé votre métier notamment en France et en Italie. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît dans votre quotidien ?

 

J'aime la théorie selon laquelle, d'un point de vue de la naissance de toute société, nous étions au début des chasseurs-cueilleurs et, après, la plupart des gens sont devenus des agriculteurs sédentaires. Sans parler de l'artistique, un aspect de mon métier qui fait que je n'aurais pas pu faire autrement est la possibilité de pouvoir gérer mon temps, mon espace et mon indépendance. Avec une vie qui, matériellement, marche plus ou moins bien, ce qui fait parti du jeu, mais cet esprit “chasseur”, de ne jamais savoir demain où je serai, est un aspect très important de ma vie, qui va très bien avec l'artistique.

 

D'un point de vue strictement “artistique” justement, ça dépend. Déjà, je pense que l'on pourrait parler de l'art pendant des heures car, concrètement, il ne faut pas forcément être un “artiste” pour faire de l’art, même si je n'aime pas ce mot. Tout le monde peut, comme je crois, vivre de façon “créatrice” chaque jour, pourvu qu’on ait développé une profonde capacité de “sentir” et de traduire quelque chose qui aille au delà de notre subjectivité pour la rendre universel.

 

Concernant mon métier d’acteur, j’éprouve un profond plaisir à jouer et à rentrer dans la peau du personnage, ce qui me permet de développer d'autres points de vue, sur moi, sur le monde.

 

 

2/ Retrouvez-vous des complémentarités entre le jeu sur scène et celui devant une caméra ?

 

J'ai été élevé et j'ai grandi dans un milieu d'acteurs façon Actor’s Studio dans lequel, théoriquement il n'y a pas de différence. Mais, évidemment, d'un point de vue technique, il y a différents facteurs qui doivent être tenus en compte.

 

Je ne vais pas vous dire que c'est le même travail. Le grand acteur britannique Michael Caine disait que le théâtre est un travail au scalpel et le cinéma au laser…

 

3/ A titre personnel, l'une plus que l'autre vous plaît-t-elle davantage ? Ou est-ce le fait de faire les deux qui vous attire ?

 

Comme déjà dit, j’ai eu une formation purement cinématographique pendant des années. Je suis plutôt tourné vers le cinéma et l'audiovisuel du coup.

 

La vie, ensuite, a fait que, entre 20 et 30 ans, j'ai fait surtout du théâtre. Au moment où je me suis détaché de cet art, c'est plutôt la caméra qui est venue me chercher. Donc les deux sont très intéressants, mais si je devais choisir, je retiendrais le cinéma. Je ne sais pas si je marche mieux sur une scène ou sur un plateau, je sais juste que c'est différent.

 

4/ Spontanément, parmi toutes vos expériences, l'une d'entre elles vous a-t-elle plus marqué encore que toutes les autres ?

 

C'est évident que travailler sur « Plus Belle la Vie » est un paradoxe pour moi. Parce que je n'ai jamais cherché la télé. Je n'en ai même pas une chez moi !…

 

Ce n'est pas quelque chose vers lequel je serais allé spontanément, au moins à une certaine époque. Lorsque j'ai commencé « Plus Belle la Vie », ce fut une expérience très forte car, très rapidement, je me suis aperçu du potentiel lié au fait de tourner dans une série, d'un point du vue strictement lié au travail sur le personnage. Oui, il y aurait plein d'épisodes que je pourrais vous raconter. Cette série ne m'a pas changé, comme personne, mais c'est une expérience tellement “totale”, tellement complète que, effectivement, c'est très remarquable.

 

« Plus Belle la Vie » me permet d'explorer plein des facettes de mon personnage : quand j’ai fait le casting pour le personnage de Francesco Ibaldi, il était défini par les auteurs comme un “écorché vif” et, aujourd’hui, je me permets aussi de l’amener sur un coté plus brillant, parfois comique, tout en devant jongler avec sa sensibilité et son impulsivité.

 

En Italie j’ai travaillé aussi avec des acteurs importants comme Vincent Gallo ou Claudio Santamaria et avec des réalisateurs américains tels que Mike Figgis. Mais si je dois choisir les deux expériences les plus marquantes dans ma carrière, je crois que parmi toutes je citerais celle qui m’a permis d'interpréter le dieu Dionysos sur les “Bacchantes” d'Euripide, une expérience qui m’a profondément changé. Sans doute aussi cette magnifique aventure que je suis en train de vivre avec la Compagnie du Libre Acteur de Sebastien Bonnabel.

 

5/ Face à un rythme souvent soutenu sur un plateau de tournage, avez-vous en amont une méthodologie de préparation particulière, pour ensuite être aussi disponible que possible ?

 

Avec mon type de formation, il y a un certain protocole naturel à respecter. La première phase est la relaxation. Suivi du travail sensoriel où je vais chercher en moi les émotions dont je vais avoir besoin pour telle ou telle séquence. C'est un protocole plutôt stricte que j'ai souvent appliqué.

 

Mais sur un plateau d'une quotidienne comme « Plus Belle la Vie », je n'ai pas pu appliquer cette méthode sous sa forme la plus orthodoxe. Il y a une telle rapidité que le travail relève plus d'une forme de “performance”. En très peu de temps, on doit éveiller nos sens en étant à l'écoute de ce que l'on nous demande. On arrive sur le plateau, on a étudié nos textes parfois la veille lorsque l'on a beaucoup de séquences (jusqu'à huit par jour !), on fait une mise en place avec le réalisateur et l'équipe technique puis on tourne direct. Il y a une très bonne ambiance, ce qui est génial !

 

Avant de rentrer sur le plateau, je garde quand même mon petit rituel d'isolement. Lorsque j'ai une scène particulièrement dramatique, j'utilise de la musique, je me mets dans un coin, je me concentre, je rentre petit à petit dans le jeu. Avec mes outils, ma sensibilité, en cherchant ce que demandent le réalisateur et les acting-coachs, tout en voulant toujours être à mon aise. Je cherche à être en harmonie avec moi-même, même si parfois il faut faire des compromis, sinon je ne pourrais pas faire ce métier.

 

 

6/ Vous êtes sur ce tournage depuis de nombreuses années. Que dire sur cette belle aventure artistique ?

 

C'est une expérience extraordinaire d'un point de vue artistique, technique et humain. Il y a vraiment une très bonne ambiance, je n'arrêterai pas de le dire. Il y a une telle ambiance que tous ceux qui arrivent à Marseille ont envie d'y rester !

 

Cela fait trois ans que je vis une très belle aventure avec mes collègues. En plus, je travaille avec de plus en plus de partenaires différents. Je travaille aussi de plus en plus avec des hommes, parfois même plus âgés que moi. Ils ont d'autres registres, je vais donc chercher d'autres choses, car au début Francesco était souvent entouré d’une (ou “plus”) fille…

 

7/ En parallèle, vous êtes sur scène, au Ciné 13, avec « SMOKE RINGS ». Dans un genre théâtral assez particulier. Comment présenteriez-vous ce beau spectacle ?

 

Le théâtre immersif existe déjà comme genre, même s'il n'est pas très exploité en France. Mais les mise en scène de Sébastien Bonnabel sont, à mon avis, quelque chose de totalement révolutionnaire comparé à tout ce qu’on voit au théâtre aujourd’hui. Le public est en perpétuel mouvement avec les personnages dans une danse faite d’émotions, de sens et de volupté.

 

Les situations prennent vie soudainement autour et parmi le public, qui dans cette danse se reflète comme dans un miroir déformé. J’aime infiniment cette dimension “initiatique” de cette pièce, le parcours du public dans les espaces me rappelle immédiatement les "Mystères d’Eleusis" qui pendant toute l’antiquité greco-romaine étaient pour les participants le véhicule du développement d’une vision “autre” de soi et de l’âme humaine, à travers un parcours initiatique qui prévoyait une modification de la conscience. Le public reste à travers ce parcours et l’impossibilité de déterminer ce qui va se passer constamment éveillé sur le plan émotionnel, sensoriel et psychique et ça leur permet de vivre une véritable “expérience”. Dans ce sens, il s’agit pour moi, carrément d’un retour aux origines du théâtre grecque ancien.

 

A ça j’ajoute que l’esthétique de Sébastien, ainsi que sa direction des acteurs, m'ont immédiatement convaincu de faire cette pièce. D’ailleurs mes collègues sont des acteurs absolument remarquables, que très rarement on a la possibilité de savourer sur scène. J'avais vu la pièce deux fois avant de rejoindre la troupe et j'avais été étonné par leur niveau de jeu. Forcément, il se passe toujours quelque chose à chaque fois : ce que l'on voit n'est jamais machinal ou mécanique mais totalement vif et jouissif.

 

8/ En termes de jeu et d'interprétation, le théâtre immersif implique-t-il des adaptations, comparativement à un spectacle plus traditionnel ?

 

Il y a une logistique à respecter, on doit parfois réussir à se créer une place aux côtés du public ou à intégrer la présence des gens, comme si l'on était dans un café. Ensuite, c'est de la vie, il faut être vivant sur la « scène », dans cette autre forme artistique.

 

9/ Pour terminer, quels sont vos autres projets et actualités du moment ?

 

J'ai tourné un pilote d'une mini série, « Un italien à Paris », que j'interprète. Je produis ce programme avec peu de moyens mais avec une certaine fraîcheur. J'espère que le résultat sera à la hauteur. Nous avons tourné déjà trois épisodes. Par la suite, on essayera de proposer ce projet à des producteurs et des distributeurs, mais pour le moment c’est encore tôt.

 

C'est un petit format de quatre à six minutes, c'est très comique et grotesque. On y met en avant un italien qui vit un choc culturel en habitant à Paris. Le soleil et la nourriture italienne lui manquent. Il a du mal à mettre en place certains rituels, il a tendance à cacher un besoin d'air à sa copine Pauline, qui est interprétée par ma compagne, la “bravissima” Cécile Mazéas.

 

Pauline est plus cartésienne, plus carrée que Cesare, c'est une intellectuelle, lui est plus tourné sur le physique, sur une esthétique plus terrienne. Ses deux plans se croisent, une certaine alchimie se forme entre eux et ils s'aiment beaucoup. Je citerai aussi Gladys Cohen, une des piliers de « Plus Belle la Vie », où elle joue Seta. Elle joue ma maman dans ce programme court à trois personnages.

 

Ce fut un plaisir, Emanuele, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Florent Chako évoque sa passion artistique et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits : Jennifer Lescouet

 

 

Bonjour Florent,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous êtes un jeune artiste aux expériences et aux cordes artistiques diverses et variées.  Notamment en poésie, au théâtre jeune public ou encore en comédie. Plus généralement, qu'est-ce qui vous attire dans votre quotidien artistique ?

 

La découverte permanente me plaît. J'aime toucher à tout. Avant d'arriver sur Paris, je ne faisais que du théâtre et un peu de danse. Depuis que j'ai rejoint la capitale, j'ai été formé en comédie musicale et je fais maintenant de l'improvisation. J'aime toutes les disciplines multiples que l'on peut faire sur une scène.

 

D'une façon générale, ça se joue entre l'écriture, le pôle créatif, et l'interprétation, être sur une scène, devant un public, sur l'instant.

 

2/ Justement, parmi ces différentes casquettes, l'une plus que toutes les autres vous attire-t-elle tout particulièrement ? Ou est-ce leur complémentarité qui vous plaît ?

 

C'est le tout, c'est vraiment la complémentarité. Si, comme c'est le cas récemment, je suis en train d'écrire ou de composer mais que je ne joue pas, il me manque quelque chose. Inversement, si je joue et qu'il ne me reste plus rien à écrire, il me manque aussi quelque chose. J'ai besoin d'un équilibre entre les deux, qui n'est pas toujours facile à trouver mais je jongle. C'est vrai, j'aime quand il y a une complémentarité des disciplines. Je reviens d'un spectacle d'improvisation en Algérie, qui est quelque chose que j'adore car on écrit son propre texte en même temps qu'on le joue, on se donne toutes les libertés que l'on veut en tant qu'acteur. A l'inverse, j'aime aussi jouer dans des spectacles de théâtre où je peux aussi chanter par exemple. Ou alors utiliser un jeu physique qui fait appel à du masque ou de la danse. J'aime pouvoir varier les plaisirs dans une seule et même activité si ça m'est permis.

 

Crédits : Jennifer Lescouet

 

3/ Vous parliez de complémentarité. Justement, d'un point de vue artistique, en quoi une expérience peut-elle vous servir pour une autre ?

 

J'ai un parcours assez varié. Je suis arrivé à Paris il y a cinq ans mais, avant cela, j'ai fait des études littéraires. Qui ont débouché sur un master en production audiovisuelle. Quand j'ai fait ce dernier, j'avais déjà dans l'idée de jouer aussi et de pouvoir écrire mes propres textes. Cette formation avait aussi pour but de mieux comprendre comment être devant la caméra, grâce à ma connaissance plus technique.

 

Si j'improvise quelque chose, mes expériences d'écriture m'aident et cela crédibilise mon contenu. Pour pouvoir placer de l'humour, de la poésie, du sérieux notamment.

 

De la même façon, je suis arrivé aux cours Florent pour découvrir les comédies musicales. Une nouvelle corde à mon arc. On m'avait déjà proposé des rôles dans ce sens, notamment dans des spectacles pour enfant mais je manquais de formation.

 

Cela permet de varier les plaisirs. Rapidement, une activité que je délaisse un peu me manque.

 

4/ De façon plus large, dans l'exercice si particulier de l'improvisation, quelles sensations prédominent en vous ? A un moment donné, avez-vous quand même l'inquiétude de ne pas savoir comment rebondir ?

 

Dès fois, j'arrive à dépasser cette angoisse, c'est alors le Graal. Mais, dès fois, je n'y arrive pas. Je suis quelqu'un d'assez cérébral, alors qu'en impro c'est bien de pouvoir faire confiance à son instinct et de pouvoir lâcher prise. Pour moi, c'est un très bon exercice. Cela me sert aussi pour mon jeu de comédien pour le rendre plus organique et être plus dans l'instant présent. En impro, quand on a une idée, il faut y aller, la jouer et seulement ensuite on voit ce qui se passe. Je me sens d'ailleurs de plus en plus libre, cela me supprime même le stress que j'ai au théâtre avec un texte pré établi où je sais d’avance ce que je vais dire.

 

Avec l'improvisation, je sais aussi mieux comment utiliser mon corps quand je suis sur scène. Le fait de faire de la danse m'aide à avoir une meilleur présence physique sur scène. J'ai pu travailler un peu de masque, de théâtre italien, c'est pareil, cela m'a aidé à me construite un corps. Il y a toujours cette idée que chaque discipline peut en nourrir une autre.

 

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et actualités à venir ?

 

Il y aura probablement quelques spectacles d'improvisation d'ici l'été avec la Ligue d'Improvisation de Paris. Je coécrits actuellement un spectacle jeune public, je compose aussi la musique ainsi que les chansons. A priori, je vais également jouer dedans. J'espère une sortie avant 2019. C'est un spectacle dans lequel je vais me faire immensément plaisir, il y aura beaucoup de jeu, de l'interaction avec le public mais aussi des parties chantées ainsi que de la marionnette.

 

Crédits : Jennifer Lescouet

 

Je travaille régulièrement à Disneyland Paris, dans des spectacles interactifs, ce qui me plaît beaucoup. En poésie, je jouerai un spectacle à Angoulême, lors de la nuit des musées, de la poésie du pacifique traduite en français.

 

En termes d'envie, sur le moyen terme, j'adorerais écrire et faire jouer des spectacles. Être sur les planches me donne envie. Le théâtre musical serait un petit plus. Si possible aussi m'orienter vers le cinéma.

 

Merci Florent pour ce moment d'échange !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Nathalie Blanc revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Nathalie,

Nous sommes ravis d'effectuer cet entretien avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes et cordes artistiques, comme peut en témoigner votre parcours. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre métier ?

C'est le théâtre qui m’a amenée à être comédienne et non le cinéma. C'est le plaisir très personnel de l'adrénaline, de la mise en abîme lorsqu’on est sur scène, cette sensation physique qui se rapproche des sports de l’extrême. J’associe ce ressenti au saut à l’élastique, ou au parachutisme. Il y a le trac, l’énorme appréhension du vide, puis le saut.

Au delà de la sensation physique, j'aime aussi le parcours intellectuel et spirituel que l'on peut traverser au milieu de grands textes. C'est une forme de transe quand on est sur scène.

2/ Entre ces différents domaines que sont les planches et la caméra, retrouvez-vous des similarités ? Ou considérez-vous ces registres comme totalement dissociés ?

Il y a évidemment des liens puisque l'on joue. Mais la structure et les contraintes ne sont pas du tout les mêmes. Il est beaucoup plus difficile à l'écran, en tournage, surtout en télévision vu le rythme des journées de travail, de retrouver cette sensation de transe que l'on peut avoir sur scène.

Au théâtre, une fois que le metteur en scène a fait son travail et que l'on a répété, le temps du jeu nous appartient. Il est entre nos mains, nous le maîtrisons. Tandis que, sur un tournage, nous ne sommes responsables que de dix pour cent de ce qui s'y passe.

Ce ne sont clairement pas les mêmes sensations. Quand on travaille avec des réalisateurs qui aiment diriger et qui connaissent réellement la direction d'acteurs, le temps de le répétition est plus conséquent, on commence alors à retrouver le même plaisir qu’au théâtre. En particulier avec les réalisateurs amateurs de plan séquence.

 

 

3/ Au théâtre justement, quelles sensations et quels sentiments prédominent dans les derniers moments avant de rentrer sur scène ?

Dans ma vie, j'ai eu différentes sensations. Je me souviens avoir eu au conservatoire une période de doute et de remise en question, où j'ai eu un mauvais trac. C'est devenu un enfer pendant six mois, c'était une torture de rentrer sur scène. Il y avait des choses à  régler dans ma vie privée et dans mon jeu, à tel point que je me suis nouée les cordes vocales. Je ne gérais plus mon trac,  cela se traduisait physiquement et je devenais aphone.

Sinon, habituellement, j’ai plutôt un bon trac, cette belle excitation qui nous permet de sauter dans le vide. Bien sûr, il y a de la peur mais on ne peut pas s'empêcher d'y aller. Comme avant un manège, c'est une aventure. Je crois que le trac fait partie du plaisir.

4/ Sur les plateaux de tournage, face au rythme intense que vous évoquiez, avez-vous en amont une méthodologie de préparation particulière ?

Il faut savoir son texte. En télévision, à moins d'un travail en amont à la table avec le réalisateur, (ce qui est quand même assez rare vu les contraintes de temps et de budget) il vaut mieux savoir son texte parfaitement, mais ne rien fixer. Il ne faut pas trop rêver au découpage, au montage et à la réalisation en elle-même, parce qu'ils nous échappent et ne sont pas de notre ressort.

Si on s'est trop préparé à une certaine rythmique de la scène et à une certaine réalisation, on peut avoir des mauvaises surprises. Sur le plateau, on est alors presque en opposition avec le réalisateur et on se retrouve handicapé et enfermé dans quelque chose qui est devenu rigide. Il faut donc essayer de rester souple dans son apprentissage du texte et dans sa vision de la scène.

C'est évidemment nous qui apportons les couleurs du personnage, on le rêve, on le dessine mais il faut rester malléable. Et il est important, sur le plateau, de vite comprendre ce que veut le réalisateur.

5/ Dans votre parcours, retenez-vous spontanément certaines expériences plus encore que toutes les autres ?

Oui ! On a tous, je pense, des coups de cœur et des aventures particulières, pour des raisons humaines avec tous les gens qui participent au projet. Au théâtre, cela a été le cas avec Gildas Bourdet dans « Séjour pour huit à Tadécia ». Ce fut une folle aventure avec des acteurs formidables et un metteur en scène incroyable que j'adore. Mais cette préférence-là est presque du domaine du privé. Ce sont, comme je le disais, surtout les personnes avec qui on le fait qui marquent.

 

 

En télévision, ce fut vrai avec Didier Le Pêcheur dans une série qui s'appelait « La Commanderie », qui se passait au Moyen-Age. Nous sommes partis avec une équipe formidable, techniciens comme acteurs, pendant trois mois en Bourgogne. Au final, nous avons vécu une superbe aventure qui nous a laissé des souvenirs impérissables.

6/ Quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

J'ai la chance de faire soit des guests, soit des récurrents pour une seule saison sur des séries. Les personnages y sont plus diversifiés. L'année dernière, j'étais sur la saison 8 de « Profilage ». Cette année, on le sait maintenant, je reviens en saison 6 de « Chérif ». Nous sommes en plein tournage, mais  je ne vous dévoilerai rien de ce que Christelle Laurent (mon personnage) va vous préparer :).

C'est un vrai plaisir de retrouver cette équipe que j'aime beaucoup. Cette série policière détonne un peu de ce qui peut être proposé en France, il y a du style, du rythme, de l'humour, avec une BO exceptionnelle. C'est beau, c'est cohérent. Tout le monde y met du cœur. C'est un vrai plaisir de jouer une rôle de méchante, il y a plein de choses à faire et je m'amuse beaucoup. Nous finirons le tournage en octobre et la diffusion proposera douze épisodes cette saison contre dix traditionnellement.

7/ Pour finir, en termes d'envies, qu'aimeriez-vous découvrir ou redécouvrir ?

J'adorerais faire de la science fiction et du fantastique. Je sais que c'est compliqué  en France, nous n'avons pas vraiment la fibre. Même si certaines séries commencent à se développer. J'ai envie que l'on sorte davantage du policier lambda, que l'on a beaucoup vu. Il faut savoir prendre des risques, comme France Télévisions a su le faire récemment. Il est important que les showrunners s'affirment davantage  dans notre pays pour que l'on puisse proposer des série aux identités fortes.

Merci Nathalie pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Koh-Lanta : Jérémy revient pour nous sur l'épisode de la réunification !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jérémy,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour cette interview.

 

1/ Vendredi dernier, vous avez été éliminé par vos camarades à l'issue du premier conseil post réunification. Vous attendiez-vous à cette décision à ce moment-là ?

 

Oui, je m'y attends complètement. C'est d'ailleurs pour cela que l'on me voit essayer de faire comme si j'avais un collier, d'essayer de mettre un peu de parano chez mes camarades. Parce que je sais que je suis devenu indésirable de part ma révélation à Nathalie. Malheureusement, dans une équipe où tout va bien, la moindre petite excuse est un beau prétexte pour éliminer une personne.

 

En l’occurrence, me concernant, l'excuse était, selon leurs propos, que je vais au gré du vent. C'est du pipeau télévisuel bien sûr, c'est juste pour que leur image n'en prenne pas un cas. Parce qu'ils savent très bien que je suis proche de Candice et que, quoi qu'il arrive, je ne vais pas l'éliminer. C'est utopique de penser le contraire. Après, si on veut faire un parallèle, eux sont très proches de Dylan, personne ne leur dit rien, cela paraît normal, mais moi qui suis proche de Candice, on se permet de me critiquer en expliquant que je vais au gré du vent, que je n'ai pas ma place, que je retourne ma veste. C'est la loi du plus fort, ils sont sept ou huit à dire la même chose donc, forcément, étant seul à soutenir le contraire, je donne l'image d'un fou là où eux passent pour des gens totalement sensés.

 

Fait plutôt rare, vendredi dernier, un deuxième vote a été effectué suite à l'égalité au conseil entre Javier et vous. Au moment de l'égalité, avez-vous espoir d'être sauvé ou vous savez-vous déjà condamné ?

 

C'est une certitude que je vais me faire éliminer. D'ailleurs, quand je lis mon nom la première fois sur le premier bulletin, on ne le voit pas mais j'applaudis. Je sais qu'ils ne sont pas bêtes, je sais qu'il y a des stratèges et des gens intelligents dans l'équipe, je sais que, si mon nom est sorti, je vais être éliminé. Je le comprends dès que je vois mon nom une première fois, je n'ai pas besoin d'attendre ni la fin du premier vote ni celle du deuxième.

 

2/ Vous évoquiez cette révélation faite à Nathalie concernant le faux collier d'immunité. Quel impact cela a-t-il eu dans la décision de vos camarades de vous éliminer ?

 

A les écouter, c'est l'impact principal car, comme je le disais, cela leur donne une excuse. Après, il y avait peut-être Nathalie qui était en danger avant moi mais, en tout cas, je pense qu'ils voulaient faire sauter le binôme Candice – Jérémy, ce qu'ils ont fait. Que ça se passe dans de bonnes conditions ou de mauvaises, ils m'auraient quand même éliminé. Donc je pense plutôt que ça a eu un petit impact. Par contre, ils s'en servent pour justifier leur vote.

 

On vous a vu essayer de bluffer vos camarades en tentant de leur faire croire que vous aviez trouvé un collier. Sur cette stratégie, étiez-vous réellement optimiste de la voir aboutir ? Ou était-ce plutôt une tentative de la dernière chance ?

 

Non, c'est totalement une tentative de la dernière chance. En même temps, à ce moment-là, je me dis que, si jamais ils ne m'éliminent pas, je pourrai la prochaine fois leur annoncer que j'ai un collier même si je n'en ai pas. En fait, mon idée était de sauver ma tête à un conseil en annonçant que j'ai un collier sans en avoir. Pour que, justement, eux me fassent croire qu'ils votent contre moi, qu'ils m'éliminent. Mais juste pour me faire sortir mon collier.

 

En gros, je me gardais cette carte là, c'est pour cela que je ne la joue pas à fond. Je joue juste une petite carte, un petit atout, en me disant que ça ne me coûterait rien, ce qui a été le cas. Je n'ai rien dit à qui que ce soit, j'ai juste agi de façon étrange, je me suis dis que si jamais je restais, cela pourrait me servir pour la prochaine fois. En l’occurrence, cela ne m'a pas servi parce que j'ai été éliminé mais cela aurait pu. Et, de toute façon, qui ne tente rien n'a rien.

 

3/ Lors du précédent épisode, vous n'avez pas remporté le parcours du combattant, contrairement à votre première aventure. A titre personnel, avez-vous ressenti une vrai déception de ne pas avoir réalisé le doublé ?

 

Oui, complètement. Comme je le dis, c'est l'épreuve reine qui me fait rêver. Je ne le dis pas uniquement parce que je l'ai gagnée la première fois. Je le disais déjà la première fois avant de partir. Là, en l’occurrence, je l'ai perdue, il y avait de gros concurrents en face. C'est malheureusement sur une course. Même si j'étais à l'aise, je ne pense pas que j'étais le favori. J'ai fait un très mauvais départ, on s'est beaucoup plus bousculés à ce moment-là que ce que je pensais. Tout au long du parcours, c'étaient de petits espaces, on a vu par exemple l’entrelacs de cordes ou encore celui de bambous. Où c'est vraiment plus de l'agilité. En plus, si on est deuxième ou troisième, on ne peut pas vraiment doubler les gens. Donc j'étais derrière Yassin tout le long, j'attendais qu'il passe les cordes pour y aller, j'attendais qu'il passe les bambous pour y aller. Malheureusement, j'ai comblé mon retard par la suite mais je n'ai pas réussi à le doubler.

 

C'était une grosse déception parce que, en plus, la finale aurait été face à Candice, cela aurait été une très très belle histoire. Mais, voilà, Koh Lanta, ce sont aussi des déceptions, ce ne sont pas que des bonnes nouvelles ni des fiertés. En l’occurrence, celle-ci fait partie des plus grosses déceptions, voire la plus grosse déception de mon aventure.

 

4/ Toujours dans l'épisode de vendredi dernier, pour en revenir au choix de l'ambassadeur rouge, on vous voit tenter de convaincre Nathalie de céder sa place à Yassin. A froid, regrettez-vous ce choix ?

 

Je le regrette, oui et non. Parce que, sur le coup, ça paraissait être la meilleure des solutions. Après, ce qui est dommage et que l'on ne voit pas forcément, c'est que c'est vraiment moi qui insiste pour que Yassin y aille. En fait, Nathalie est bornée à y aller, Ludovic est borné à ce que Yassin n'y aille pas, c'est moi qui leur dit qu'on peut lui faire confiance. C'est moi qui fait jouer la confiance qu'ils ont en moi, en leur disant : je pense qu'on peut lui faire confiance, je pense que c'est quelqu'un de bien, il s'est déjà fait éliminer comme un malpropre la première fois, je ne vois pas comment il pourrait se regarder dans une glace s'il faisait la même chose.

 

Je n'aurais pas compris qu'il puisse le faire mais il l'a fait. Quand il s'explique, il dit que, face à Dylan, il aurait perdu. Il aurait tout aussi pu convaincre Dylan d'éliminer quelqu'un de l'équipe inverse, Alban ou autre. Il ne l'a pas fait, j'ai trouvé que c'était un peu simple, un peu fait à la va vite. Mais bon, c'est Koh Lanta, les gens ne jouent pas tous avec les mêmes règles. Je sais que, personnellement, je n'aurais pas forcément éliminer quelqu'un. J'étais au courant que d'autres pouvaient le faire. En tout cas, ce dont j'étais sûr, c'est que Yassin ne m'éliminerait pas et qu'il n'éliminerait pas Candice. C'était mon objectif numéro un. Je ne pensais pas non plus du tout qu'il allait éliminer Ludo ni Nathalie mais, voilà, comme je le dis dans l'épisode à Nathalie, cela restait possible qu'il vote Ludo quand même. J'ai eu une discussion avec ce dernier que l'on n'a pas forcément vue à l'écran, où on se dit que, si Yassin venait à mettre un nom, ce serait le sien. On en était conscient mais Ludo aussi avait confiance en Yassin.

 

Donc cela a été une erreur de parcours mais, en même temps, l'objectif de la réunification est atteint. A voir comment cela se passe par la suite mais je n'avais pas envie de prendre le risque que ce soit Cassandre qui aille aux ambassadeurs. Imaginons qu'il y ait eu un tirage au sort entre nous, que Cassandre aille aux ambassadeurs et qu'elle m'élimine, j'aurais eu des regrets. Là, on ne peut pas dire que j'en ai eus parce que je continue mon aventure, tout comme Candice et Nathalie. Malheureusement pour Ludo que j'apprécie et qui est un super mec, je ne regrette pas forcément mon choix.

 

5/ A ce stade-à de l'aventure, faites-vous de Candice, dont vous êtes assez proche, une de vos favorites pour la suite ?

 

Oui, depuis le début de l'aventure, c'est ma favorite. Je savais qu'elle serait ma force et ma faiblesse. On se rend compte que, personnellement, c'est ma force mais, pour les autres, c'est une faiblesse.

 

C'est une de mes favorites mais, en étant objectif, j'ai du mal à voir comment elle pourrait aller loin car c'est une cible à abattre. En même temps, avec ma sortie, le binôme est cassé donc ce n'est plus « que » une aventurière accomplie. Je sais que Yassin l'apprécie beaucoup parce qu'elle est une compétitrice. Je pense que, après sa défaite, il a vraiment envie de la battre. Lui va pousser un peu sans doute pour la garder et, comme il a beaucoup d'influence, j'espère que les autres vont le suivre.

 

De façon plus générale, pour terminer, qui voyez-vous aller loin dans l'aventure ?

 

Pas forcément par ordre de préférence mais vraiment de façon objective, Pascal en numéro un parce qu'il est très très très habile. Il est très malin, il fait en sorte que tout le monde lui fasse confiance, que tout le monde se dise : je suis avec Pascal, je ne crains rien. Pourtant, il ne paraît pas hyper menaçant sur les épreuves mais il ne faut pas oublier qu'il a gagné la première fois l'orientation et les poteaux.

 

Yassin en numéro deux parce que, pour moi, pareil, il a beaucoup de fans dans les aventuriers restants, ils le respectent énormément. Je les vois mal se salir en mettant son nom ou celui de Pascal, je les vois mal prendre ce risque.

 

En numéro trois, je dirais Javier. Il n'est pas particulièrement performant dans les épreuves et, dans un combat des héros, toutes les options sont prises en compte. Certains pourraient se dire qu'il est le « bon plan » pour aller jusqu'au bout. Ensuite, je verrais bien Cassandre, qui est très proche de Pascal et de Yassin. C'est un peu leur chouchou. Vu que ce sont eux deux qui contrôlent le jeu, vaut mieux être dans leurs petits papiers qu'en dehors.

 

Ce fut un plaisir, Jérémy, d'échanger avec vous !

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Céline Vitcoq évoque Speakerine, la mini-série de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Céline,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ On peut vous retrouver actuellement sur France 2, pour trois soirées, dans la nouvelle mini-série « Speakerine ». A titre personnel, comment présenteriez-vous ce programme ?

C'est un traité social des années 60, de 1962 très exactement. Comme le titre l'indique, cela évoque toute l'époque des speakerines, une page emblématique de l’univers télévisuel ! Les années 60 et les speakerines représentent un peu les débuts de la télévision, qui rappelons-le n’était pas encore en couleur à ce moment-là.

« Speakerine » parle donc de ce milieu professionnel-ci et bien sûr, mise en scène au cœur d’une intrigue policière et en flux tendu derrière, de la place de la femme dans la société des années 60. De son émancipation à ce moment-là. C'était déjà une émancipation professionnelle car, à cette époque, la majorité d'entre elles ne travaillaient pas, étaient femmes au foyer.

Il y a aussi une dimension politique, ça se passe à la fin de la guerre d'Algérie, pendant ce que l’on appelait « les événements » d’Algérie. Tout un contexte historique et politique est clairement très présent et sert de toile de fond à l’intrigue.

2/ Comment décrire votre rôle ? Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Mon rôle est très simple. Je suis Mag, la maquilleuse de la speakerine vedette, interprétée par Marie Gillain qui est absolument géniale dans ce rôle. Cette maquilleuse a un petit peu valeur de confidente, elle est plutôt drôle, c’est une fille joviale. Elle est aussi là pour rasséréner la speakerine avant les prises. Une maquilleuse sur un plateau, c'est un peu une accompagnatrice.

 

 

3/ Pour préparer ce rôle dans ce contexte on va dire historique des années 60, vous êtes-vous replongée dans des documents de l'époque pour vous imprégner de l'ambiance et de l'état d'esprit des gens ?

Bien sûr ! On l'a tous fait d'ailleurs. Tous les comédiens s'y sont attelés, évidemment. Nous avons tous regardé les images de Denise Fabre, Catherine Langeais et autres présentatrices vedettes vedettes, au travers des vidéos disponibles sur l'INA  notamment ou autres banques d’archives. Cela nous a permis de nous mettre au diapason du débit de parole de l'époque, des intonations... Ce n'est pas si loin que ça mais l’élocution était différente. On ne parlait pas tout à fait de la même façon en 60 que maintenant, pratiquement en 2020.

Évidemment, tout le travail des accessoiristes, les décors ainsi que les costumes nous ont beaucoup aidés aussi. Les coiffures, magique ! Haha ! Le réalisateur Laurent Tuel savait très bien ce qu'il voulait faire, nous étions très bien dirigés. Quand on poussait la porte du plateau, on était tout de suite dans le bain, parachutés dans les années 60 ! Tout cela s'est fait de manière assez naturelle.

4/ Selon vous, en quoi cette mini-série plaira aux téléspectateurs de France 2 ? Qu'est-ce qui va les attirer dans ces trois soirées ?

Tout ! C’est un thriller policier, une histoire haletante et trépidante. Il y a aussi un enjeu politique donc cela peut plaire aux personnes qui ont vécu ou non ces années 60, qui s'intéressent au contexte historique. Ça va séduire bien évidemment la ménagère de moins de cinquante ans car c'est aussi l'histoire d'une mère de famille avec deux enfants adolescents. Peut-être aussi les défenseurs de la cause féministe, la position de la femme y est traitée de manière assez magistrale. Surtout, c'est hyper graphique, l'image est sublime, les décors sont géniaux, il y a une espèce de nostalgie comme cela des jours passés, très esthétique.

Et puis bien sûr les comédiens sont formidables ! Marie Gillain, Guillaume de Tonquédec, Christiane Millet , Grégory Fitoussi, Barbara Probst et j’en passe, excusez du peu !!!

Ce fut un plaisir, Céline, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Clémentine évoque ses souvenirs aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clémentine,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Lors du dernier épisode vendredi dernier, vous avez été éliminée à l'issue d'une nouvelle défaite de l'équipe jaune. Voir votre flambeau être éteint aussi tôt par Denis a-t-il été une déception personnelle ?

 

Oui, oui, j'ai été très déçue. J'ai été très surprise du choix de Clémence mais j'ai beaucoup relativisé mon élimination car cela ne dépendait pas de moi. J'ai tout donné, j'ai joué toutes les cartes que j'avais à jouer mais, au final, cela n'a pas suffi. Je n'avais pas, en fait, mon aventure entre mes mains.

 

Vous aviez été finaliste lors de votre première aventure. Quels objectifs vous étiez-vous donnés au moment de repartir à l'abordage ?

 

Je me suis toujours dit que ça allait être compliqué de faire mieux que ce que j'avais fait. A ce moment-là de l'aventure, quand je sors, je m'attendais au moins à aller à la réunification. Mais je m'étais mis comme objectif numéro un, en tant que compétitrice, de remporter cette fois-ci les 100 000 euros et de gagner Koh-Lanta.

 

2/ Avant le précédent conseil, vous aviez trouvé un collier d'immunité qui vous avait sauvée. Cette fois-ci, en avez-vous cherché un avec autant d'intensité que la première fois ? Ou aviez-vous alors moins d'espoirs ?

 

J'ai cherché un petit peu, moins que la première fois. Je me suis dit que, selon moi, retomber sur un collier serait une question de chance. Donc j'avoue que je ne l'ai pas beaucoup cherché. Je me suis plutôt dit que, ce coup-ci, cela se jouerait entre Dylan et moi, j'avais donc plus de chance que mes camarades votent contre Dylan que moi de trouver un nouveau collier.

 

3/ Justement, vous parliez de Dylan, que vous aviez épargné lors du précédent épisode, pour éliminer Tiffany. Si c'était à refaire, maintiendriez-vous ce choix ?

 

Oui, j''aurais quoi qu'il en soit fait ce choix. Imaginons qu'au dernier conseil, Tiffany soit encore présente, il y aurait alors eu 100% de chances que je sorte. Alors que, là, il y a eu un vrai duel serré contre Dylan. Contre Tiffany, je n'aurais eu aucune chance.

 

4/ Sur cette deuxième saison, quel a été jusqu'à présent, à titre personnel, votre moment le plus marquant ?

 

Je ne sais pas si c'est un moment marquant mais l'enchaînement de défaites a quand même été très marquant pour moi, dans le sens négatif. Dans le sens positif, je dirais que le moment où je trouve le collier est l'instant marquant de ma saison. Celui où je le sors au conseil, alors que j'ai toutes les voies contre moi, ce qui me permet alors de décider de qui sera éliminé, a été magique aussi.

 

A l'inverse, avez-vous quelques regrets sur ces premiers jours d'aventure ?

 

Non, franchement, je n'ai pas de regret. Parce que les défaites n'étaient pas en soi de ma faute, c'était de celle de l'équipe.

 

5/ Vous avez commencé à en parler à l'instant, comment expliquez-vous, quelques temps après, ces défaites successives en début d'aventure de la tribu jaune ?

 

Je pense tout simplement que nous étions moins forts physiquement que l'équipe des rouges. Donc, forcément, il y avait un grand écart avec l'autre équipe. Nous nous sommes pris vraiment des « tôles » sur certaines épreuves par un manque de physique de notre part.

 

Comparativement à votre première édition, qui n'est pas si lointaine, avez-vous cherché à rester la même ? Ou ce contexte un peu spécial d'aventuriers tous aguerris vous-a-t-il incité à adapter votre comportement et vos attitudes ?

 

Dans une deuxième aventure, on sait à quoi s'attendre. Je me suis dit que je serais face à des aventuriers aguerris, donc l'idée était de faire profil bas et de regarder comment ça se passerait. D'être plutôt stratégique dans mes choix car, pour moi, un combat des héros se joue beaucoup sur la stratégie. En tout cas, au moins jusqu'à la réunification. Après, c'est un peu plus individuel grâce aux épreuves même s'il y a quand même énormément de stratégies.

 

J'ai donc fait un peu plus profil bas sur cette édition, même si, pour moi, je suis restée exactement la même, j'ai dit ce que j'avais à dire quand j'en avais le besoin.

 

6/ Sur le plan physique, comment jugez-vous cette deuxième édition ? Plus difficile encore que la première ?

 

J'ai trouvé cela plus simple. Lors de la première saison, je n'étais déjà pas très grosse à la base mais j'avais perdu beaucoup de poids très vite, je ne me sentais physiquement pas au top. Là, je n'ai pas souffert de la faim plus que ça. Un peu, forcément, mais pas autant que la première saison. Je pense que, psychologiquement, j'étais encore plus prête.

 

7/ Pour terminer, à ce stade-là du jeu, quels aventuriers voyez-vous aller loin ?

 

Yassin parce que, physiquement, il est selon moi le meilleur. Ainsi que Jérémy que je trouve plutôt complet. En filles, à ce moment-là, j'ai peur pour Candice car elle est la seule jaune dans l'autre camp. Pour moi, il faut qu'elle aille jusqu'au bout.

 

Ce sont les trois aventuriers qui, clairement, m'ont le plus impressionnée dans les épreuves.

 

Ce fut un plaisir, Clémentine, d'échanger avec vous !

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Chrystelle Gagey revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Chrystelle,

 

C'est une joie d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses cordes artistiques. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien artistique ?

 

Je pense déjà que, dans tout ce qui est artistique, existe un côté créatif et libre, qui m'a beaucoup attiré. Cette liberté de faire des choses me plaît, je peux aussi contribuer à des projets, en construire en équipe. Par exemple, parmi tout ce que je fais, il y a aussi l'aspect post production. J'aime bien le côté technique, j'aime construire, aider à l'aboutissement.  Quant à la comédie, j’adore interpréter quelqu'un que je ne suis pas et avoir cette chance de pouvoir vivre des choses que, potentiellement, je ne pourrais jamais connaître dans la vraie vie. C'est s'oublier soi-même quelque part, ce qui est très enrichissant et beau.

 

Pour revenir à la genèse de votre parcours, d'où vous est venue cette envie de faire ce et même ces métiers ?

 

Au tout début, je voulais plutôt m'orienter vers la comédie. Parce que j'adorerais cela et que j'en avais fait plus jeune. Mais mes parents ne voulaient pas que j'aille dans cette branche. Donc, du coup, j'ai quand même décidé de faire quelque chose d'artistique qui se rapproche du milieu du cinéma, en l’occurrence une école d'infographie 3D. J'ai appris le montage, la 3D, les effets spéciaux, le motion design et tout ce qui est retouches photos ainsi qu'infographie. De part ce fait, j'exerce encore un peu tout cela aujourd'hui, j'aime le faire mais je n'ai pas oublié la comédie. J'ai l'occasion de jouer actuellement et j'espère en avoir d'autres plus tard.

 

2/ Parmi ces différentes cordes artistiques que nous avons évoquées, l'un d'entre-elles vous attire-t-elle tout particulièrement ? Ou, à l'inverse, est-ce la complémentarité qui vous rend heureuse ?

 

Je dirais que ce serait plutôt la comédie. Depuis que je suis petite, c'est ce qui me fait vibrer. Mais j'aime quand même toucher à autre chose, comprendre, apprendre. Peut-être que faire d'autres activités différentes de la comédie me permet de trouver un équilibre. En tout cas, c'est la comédie qui me transcende le plus.

 

Retrouvez-vous, de temps en temps, des complémentarités et des liens entre ces différents domaines ?

 

Quelque part, ils sont liés. Par exemple, le montage me permet, quand je suis comédienne, de comprendre l'utilité de faire certains plans. J'ai un meilleur œil pour analyser le tournage. Au montage, je vais comprendre aussi l'intérêt de certains positionnements et de certains trucages. Tout cela me permet de comprendre beaucoup de choses malgré les différences qui peuvent exister entre les domaines.

 

3/ Retenez-vous davantage certaines expériences spontanément, qui vous auraient marquée plus que les autres ?

 

Récemment, j'ai écrit et auto-produit un court-métrage, dans lequel j'ai joué trois rôles. Je me suis également occupée de la post production. Du coup, cela a été, pour le moment, l'expérience la plus enrichissante. J'ai géré la grande majorité du concept, ce fut très intense, ça m'a bien marquée et j'en suis contente.

 

 

4/ Vous venez de commencer à en parler, quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

En termes de comédie, un tournage est prévu prochainement sur Lyon. C'est un court-métrage dans lequel je jouerai un petit rôle, mais j'aurai la chance de côtoyer Sam Karmann et Catherine Salée. Je suis très contente car ces personnes ont un nom dans le milieu. D'autres projets vont venir sur un plus long terme, qui pourront être plus enrichissants et plus grands encore.

 

Sans oublier le court-métrage que j'ai évoqué. Je vais le terminer pour début mai, afin de le montrer à Cannes.

 

5/ Pour la suite, en termes d'envie, avez-vous le souhait de découvrir ou de redécouvrir certains domaines ?

 

Sur du très long terme, c'est d'ailleurs peut-être mon côté très indépendante qui explique cela, j'aimerais créer une boite de production. Lorsque j'aurais davantage de lignes sur mon Cv et des moyens pour m'accompagner. Parce que je trouve que le financement est ce qu'il y a de plus compliqué à obtenir pour développer des projets artistiques. Comme j’aime beaucoup aider les autres, ça me ferait plaisir de découvrir des talents et de participer financièrement à leur envol.

 

6/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Qu'encore plus de projets ambitieux se réalisent.

 

Merci Chrystelle pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Ludovic évoque avec nous la nouvelle composition des équipes !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Ludovic,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vendredi dernier, les équipes ont vu leurs compositions être remaniées. Cela a été pour vous l'occasion de rejoindre la nouvelle tribu des rouges. Comment avez-vous réagi à ce moment-là ?

 

J'ai eu deux approches par rapport à cela. Dans la première, j'étais assez triste de quitter mon équipe. Parce que, même si les résultats n'étaient peut-être pas au niveau escompté, j'y étais très très bien. Il y avait une très très bonne ambiance avec Olivier, Clémentine, Candice et Cédric. Cela m'a peiné au début, je me suis dit qu'il était dommage de les quitter à ce moment-là.

 

Puis, en deuxième approche, j'ai pensé au fait que j'étais venu sur Koh-Lanta pour découvrir du monde et faire connaissance. Ce fut alors l'occasion d'avoir la chance de vivre avec une deuxième équipe. J'ai pensé que cela pouvait être aussi bénéfique.

 

2/ En découvrant votre nouvelle tribu et vos nouveaux camarades, aviez-vous tout particulièrement à cœur d'en découvrir certains ?

 

Je ne m'étais pas dit « tiens, il faut que je découvre plus Yassin qu'une autre personne ». Je ne les connaissais pas, j'avais très peu suivi l’émission depuis mon aventure il y a onze ans. Je voulais donc vraiment découvrir tout le monde. Je n'avais pas ciblé de personne en particulier.

 

3/ Peu de temps après votre intégration, vous avez réalisé une magnifique performance, à savoir réussir à refaire le feu mais cette fois-ci dans votre nouvelle tribu. Comment y êtes-vous parvenu ? Avez-vous gardé la même méthodologie que sur le camp jaune ?

 

En fait, j'ai pris la même méthodologie. Je voudrais apporter une petite précision, effectivement je le fais tout seul la deuxième fois mais, sur la première, même si on me voit moi à l'image, ce fut un travail collectif. Je suis mis en avant certes mais j'ai quand même une grande aide, notamment de Dylan et Olivier. C'est plutôt collectivement que j'apprécie le moment la première fois.

 

La deuxième fois, je reprends la même méthode, je sais que le choix du bambou est primordial. C'est mon deuxième jour de présence sur ce camp mais on a quand même passé un peu d'huile de coude pour y arriver. Ce feu-là, oui, effectivement, à la fin, en 45 secondes ou 1 minute, il arrive.

 

4/ Selon votre ressenti au bout de ces deux premiers jours chez les nouveaux rouges, cette performance de faire le feu a-t-elle facilité et même permis définitivement votre intégration à votre nouvelle tribu ?

 

Je pense que d'avoir fait le feu aide à s'intégrer. C'est comme le fait de s'impliquer, de s'intéresser, de vouloir connaître les gens et non pas de rester tout seul dans son coin, se disant que l'aventure est terminée et que je vais servir de fusible. Dans ce cas, le but est de profiter car on reste quand même des privilégiés quand on voit ce que l'on découvre et ce qu'on nous laisse la possibilité de faire là-bas. J'aurais tendance à vous dire que le feu, oui, m'a aidé mais on va là-bas pour ne pas avoir de regret donc, si c'est pour rester au pied d'un cocotier et attendre que ça se passe, ça serait dommage.

 

5/ Un peu plus tard, vous triomphez enfin sur une épreuve collective. Après autant de jours d'aventures et autant de défaites, quelles sensations cette première victoire vous a-t-elle procurées ?

 

Je suis heureux. Si vous voulez, quand on gagne l'épreuve, j'ai de la satisfaction, je suis heureux de la gagner avec ma nouvelle équipe. Mais, franchement, j'ai une pensée pour mes anciens coéquipiers. Je me dis « bon sang, il ne manque quand même dès fois pas grand chose pour obtenir la victoire ». En face de moi, je voyais Clémentine qui avait le moral dans les baskets. J'étais donc content de gagner mais la saveur de la victoire n'était pas pareille à celle d'un contexte plus habituel.

 

6/ A ce stade-là de l'aventure, les cartes sont à présent redistribuées, pour vous notamment. Comment envisagez-vous votre avenir ?

 

Quand Dylan refait les équipes et qu'il fait les choix qu'il fait, qui sont très respectables d'ailleurs, j'arrive dans une équipe qui est principalement rouge. Sur les sept, il y a cinq rouges et deux jaunes. Je me dis alors que Candice s’entendant bien avec Jérémy qui est rouge, il faut absolument que l'équipe enchaîne les victoires. Sinon je pense que je serai le prochain éliminé. J'ai beau avoir fait le feu que ça ne changerait pas l'issue. Il y a onze ans, lorsque nous avions tout gagné, c'était le même chose, je me disais déjà qu'il fallait profiter au maximum.

 

L'aventure Koh Lanta est pleine de rebondissements et je me dis que l'on a peut-être une bonne étoile qui nous permettra de durer très longtemps dans l'aventure.

 

7/ Vous parliez de votre première aventure. Quelles raisons vous ont principalement motivé, onze ans après, à repartir à l'abordage ?

 

J'ai du mal à me dire que je ne termine pas ce que j'ai entrepris. Ce n'est pas dans mon ADN. J'avais véritablement envie d'y aller, d'y retourner, de me mettre dans le dur parce que je pense que ça fait une bonne piqûre de rappel.

 

On m'avait permis à l'époque d'aller au Vanuatu, un archipel que je ne connaissais pas. On me permet à présent d'aller aux Fidji, je ne sais pas si, un jour, sans cette épopée, j'y serais allé. L'aventure est magnifique, on rencontre des gens que l'on ne connaît pas. Qu'on aime ou pas ces personnes, le but de la vie est quand même de découvrir des choses et Koh Lanta le permet. Après, il y a tellement de données qui font que j'ai été piqué positivement par ce jeu d'aventure. Je m'étais dit, quand je n'avais pas trouvé le masque il y a onze ans, que je retenterais pour aller au bout et tourner la page définitivement de Koh Lanta.

 

Pour finir, quel est donc votre premier objectif dans cette deuxième saison ?

 

L'objectif minimum, en y retournant, est d'accéder aux poteaux. Je veux juste dire à Denis « Merci Denis, je rentre chez moi, au revoir ». Non, je rigole... L'objectif est clairement d'aller au bout. Pour tous les candidats, l'objectif final est d'aller sur les poteaux et de gagner. Les dix-huit que nous étions au départ avons tous envie d'aller au bout. On n'y va pas pour faire figuration.

 

J'ai trouvé le niveau cette année très très fort, avec des jeux particulièrement durs. Dans des conditions sur le camp qui étaient difficiles, sans feu et sans riz. Le rythme était assez élevé, on a beaucoup enchaîné. Après, la seule optique et la seule orientation que l'on peut avoir sont les poteaux, il n'y a que cela.

 

Ce fut un plaisir, Ludovic, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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