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Demain Nous Appartient : Antoine Cohaut évoque Ben, son personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Antoine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver depuis quelques semaines dans la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». On imagine la joie et le plaisir que ça doit être pour vous de rejoindre ce beau programme ?

C’est le premier projet professionnel sur lequel je suis pris. C’est, en plus, un rôle récurrent. On fait beaucoup de choses, notre famille semble appréciée. C’est un vrai plaisir de commencer, pour moi, par DNA, c’est une vraie famille de comédiens, tout le monde s’entend très bien. On tourne à Sète, une très belle ville. Pour moi qui suis originaire du Sud, c’est plaisant de jouer là-bas.

C’est une très bonne expérience, c’est une quotidienne, on doit tourner rapidement. Trois équipes tournent en parallèle, à raison de huit séquences par jour, contre quatre au cinéma et l’on fait deux à trois prises seulement, pour entre six à huit en long-métrage. En tant que comédien, c’est une très bonne école, cela m’apprend à être efficace très rapidement. C’est vraiment intéressant pour moi qui débute dans ce métier. Il faut avoir de l’endurance.

Je suis très content d’être là. Mes partenaires me font grandir, je pense notamment à Renaud Roussel, qui joue mon père, il m’aide beaucoup sur le plateau. Sans oublier Linda Hardy. C’est un vrai plaisir de tourner avec eux. J’ai beaucoup de chance, c’est cool, je pense qu’il y a beaucoup de gens qui rêveraient d’être à ma place.

 

 

Avec vos mots, comment caractérisez-vous Ben, votre personnage ?

Ben vient de Bordeaux, il a perdu sa mère, il y a un an. Il en souffre encore, il l’extériorise pas mal vis-à-vis de son père. C’est ce dernier qui conduisait au moment de l’accident. Ben le tient donc pour responsable de la mort de sa mère et du fait que sa sœur soit en fauteuil roulant. Il en veut encore pas mal à son père.

A la différence de sa sœur qui est assez solaire et qui essaie de positiver, il est un peu plus négatif pour le moment. C’est un jeune garçon assez brisé dans la vie. Perdre sa mère à 15 ans est un gros choc pour un adolescent. Il a tout à reconstruire à Sète, une nouvelle ville pour lui.

Il n’accepte pas la nouvelle relation de son père, ce que l’on peut comprendre. Parfois, il peut être amené à faire des bêtises mais c’est un garçon que l’on peut pardonner, en tant que téléspectateur.

 

 

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Pas directement. Je suis une éponge, je prends de tout ce que je vois, j’entends et j’écoute. En tant que très gros cinéphile, je prends aussi inconsciemment de personnages de films. Je joue à l’instinct. Personnellement, je n’ai pas perdu ma maman mais des grands-parents donc je peux comprendre sa douleur.

Ben est un « petit con », je pense que mes parents pouvaient me qualifier, malgré moi, de « tête à claques » quand j’étais petit donc je crois qu’il y a une part de moi qui se reconnait un peu dans ce personnage. J’arrive à comprendre Ben parce que j’ai pu être un peu comme lui à un moment donné. J’étais moi-même un peu renfermé à certains moments, je le redis, je me reconnais un peu en lui. Je pense d’ailleurs que c’est le cas de pas mal d’acteurs de fiction. C’est ce qui fait le petit truc en plus.

Vous l’avez dit, le rythme de tournage est soutenu. Avez-vous une méthodologie particulière de préparation ? Peut-être l’avez-vous déjà peaufinée au fur et à mesure ?

Comme beaucoup d’acteurs, j’aime travailler du jour pour le lendemain, si le nombre de séquences me le permet. J’ai appris à mieux préparer mon texte, à bien mieux maîtriser les mots. Je faisais beaucoup plus, au début, de mise en bouche que maintenant. A présent, je me permets simplement d’adapter certains mots qui ne me correspondent pas trop, pour mieux coller à ma réalité. Je fais plus attention encore à l’apprentissage, pour être plus instinctif sur le plateau. Je suis arrivé avec peu d’expérience, j’écoute les différents conseils que l’on me donne. J’ai travaillé aussi mon articulation, j’ai fait pas mal d’exercices.

Je suis assez instinctif dans le jeu, je n’ai pas trop changé en ce sens. A partir de mi-octobre, on pourra me retrouver dans l’intrigue principale. Mon personnage commencera à prendre plus d’importance. Du coup, j’ai eu plus de séquences à tourner et donc à préparer. J’ai appris à les maîtriser plus tôt. Je pense être plus efficace maintenant qu’au début.

Sans rien en dévoiler, cette arche principale permettra-t-elle de mieux connaitre Ben ?

Oui, on va comprendre ses faiblesses, sa douleur, l’origine de celle-ci. Il va souffrir, beaucoup de choses vont se passer avec son père, avec sa sœur Solène, avec Clémentine aussi. On va en apprendre plus sur lui. On va le voir à nu, clairement. On va le découvrir plus amplement.

 

 

Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, selon vous, quelles sont les principales raisons du succès de ce programme ?

Je pense que le programme cherche à être réaliste, vise à toucher le plus de personnes possibles, de toutes tranches d’âges. Beaucoup les jeunes aussi, au travers des lycéens. Il y a plein d’histoires, de retournements de situation, c’est toujours intéressant à regarder. C’est un rendez-vous quotidien, à 19h 10, pour le public. Ce genre de programmes, on le voit, marche bien. Je pense que la série va durer très longtemps, peut-être même indéfiniment.

La forte présence sur les réseaux sociaux explique aussi le succès.

Vous êtes un jeune comédien, c’est là votre première expérience significative. A termes, quelles seraient vos envies artistiques ?

J’ai 20 ans, c’est mon tout premier projet pro audiovisuel. J’ai comme projet final d’être réalisateur de films. Je regarde des films depuis longtemps, je baigne dedans. J’ai cette envie de percer dans ce milieu qui fait rêver. C’est ma voie, c’est ce qui me plait le plus. J’ai un instinct de meneur, j’aime entreprendre, c’est pourquoi la réalisation et la création m’attirent beaucoup.

L’acting me plait, mais je pense que la réalisation me donnera encore plus d’émotions. C’est un objectif qu’il me tarde de pouvoir atteindre. Je me donne toutes les cartes en ce sens. Je commence par le jeu actuellement et j’espère grandir. Tester le cinéma en tant qu’acteur dans un premier temps serait une étape nécessaire sans doute également.

Il me plairait aussi, pourquoi pas, d’être directeur créatif de jeux vidéo, ces derniers m’attirent beaucoup. J’ai pas mal d’idées à ce sujet, pour créer de A à Z de nouveaux jeux.

Merci, Antoine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Christophe Favre nous parle de son actualité et de ses projets artistiques!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Christophe,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Le long-métrage « Alice » dans lequel vous avez joué est déjà disponible sur les plateformes de diffusion. Quel en est le pitch ?

Ce long-métrage a été réalisé par Joséphine Mackerras, australienne d’origine. Ce film, terminé il y a un an maintenant, a fait le tour du monde et a reçu plein de prix. Il est sorti début août et le choix s’est tourné vers les plateformes, pour les raisons sanitaires que l’on connait tous.

C’est l’histoire d’une femme dépossédée de tous ses biens par son mari. En menant l’enquête, elle s’aperçoit qu’il a été voir des call girls. Elle le devient elle-même et son dilemme va être de revivre avec ça, de vivre avec son mari qui revient, de savoir avec qui l’enfant va pouvoir rester, quel va être son devenir. L’héroïne est jouée par Emilie Piponnier, une actrice formidable, qui est ravissante, extrêmement impliquée dans cette histoire. C’est un premier rôle formidable, Emilie est vraiment éblouissante.

Quel rôle y jouez-vous ?

J’ai un petit personnage mais qui est important. Je représente la finance, je suis celui qui va lui remettre les pendules à l’heure en permanence, en lui rappelant régulièrement les montants attendus. Bien sûr, elle va ramener l’argent pour remplir les caisses, pour recréer de la confiance financière.

En parallèle, on pourra vous retrouver le 6 octobre prochain dans « Crimes parfaits », sur France 3. Que dire sur cet autre projet ?

Il y aura deux épisodes, je serai dans le deuxième, "Trop beau pour être vrai". Ils font partie d’une collection, dans laquelle les personnages principaux sont des policiers. Joués, cette fois-ci, par Julie Ferrier et Wendy Nieto. Le principe de cette série est de voir le crime, dès le début, avec les meurtriers. Le but des enquêteurs est de les retrouver. Les spectateurs seront curieux de voir comment ils y parviennent.

Dedans, j’ai un personnage bien particulier, je suis le meilleur ami du mort et je vais être interrogé pour l’enquête. Mais ça ne va pas se passer comme ça devrait se passer. Je vais faire quelques écailles à cette enquête.

Nous avions été sélectionnés l’année dernière au Festival du Polar de Cognac, auquel Festival j’avais participé l’année précédente dans un téléfilm qui avait eu le prix du Polar. Avec lequel nous avons à nouveau, cette année, sur une rediffusion, dépassé tous les scores d’audience. C’était vraiment une grande joie…comme quoi, ce Festival choisit bien ses œuvresJ. Ils ont le nez creux.

 

 

J’ai, en tout cas, extrêmement bien vécu le tournage de cet épisode. C’était une aventure formidable. La rencontre avec un réalisateur, Nicolas Herdt, quelqu’un de formidable, celle avec la productrice, Caroline Lassa, formidable également. C’était la troisième fois que je travaillais avec Julie Ferrier et j’ai rencontré d’autres partenaires de jeu formidables, Armelle Deutsch, Christelle Reboul, Jérôme Robart. Je connaissais déjà celui qui fait le mort, François Briault. Je n’oublie pas non plus Sophie de la Rochefoucauld. Un très très beau casting. Moi qui ai vu le film, je peux vous dire que, franchement, j’ai hâte de le revoir. Il est vraiment formidable, il y a de l’humour, c’est une belle énigme policière avec des rebondissements, ça fera plaisir à tout le monde.

Enfin, quelles vont être ensuite vos prochaines actualités ?

Je repars, au mois d’octobre, sur les plateaux de « Un Si Grand Soleil ». Je n’y étais pas retourné depuis le confinement, c’est un grand plaisir de les retrouver. Même si je vois régulièrement Ishtvan, qui joue mon fils. On a acquis une grande complicité, on a des projets ensemble, on tourne même ensemble en ce moment pour un concours. C’est vraiment père et fils dans la vie maintenantJ, c’est surtout une belle amitié. Je serai à l’écran un peu avant Noel.

J’ai tourné en janvier et février derniers un long métrage, un huis clos, dans lequel j’ai le rôle principal. Il a été tourné en Italie, en langue française. Il a été notamment annoncé à la Mostra de Venise, comme faisant parti de la sélection officielle du Festival international de Rome et de Toscane.

Enfin, je croise les doigts, je devrais prochainement tourner dans deux autres longs métrages.

Merci, Christophe, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Delphine Rollin évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Delphine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver, depuis plusieurs saisons, dans la série à succès de France 3 « Plus Belle La Vie ». On imagine la joie que ce doit être, pour vous, de retrouver régulièrement cette belle et historique famille télévisuelle ?

J’adore ce personnage, j’adore les personnes qui m’entourent là-bas. Me dire qu’elle est encore en vie, qu’elle perdure, qu’elle va pouvoir encore me surprendre peut-être, pouvoir faire vivre ce personnage sur la longueur est, pour moi, exceptionnel. J’avais rarement fait cela finalement, j’ai eu des récurrences mais pas tant que cela, j’en ai eues qui ont duré un an ou deux maximum. Là, ça va faire deux ans et demi, trois ans bientôt donc j’ai passé le cap. Je n’y suis pas tous les jours, j’y vais à intervalles réguliers, on m’y retrouve en gros tous les quatre à cinq mois, donc j’ai le temps de faire d’autres choses, j’ai le temps d’y penser, j’ai le temps de prendre plaisir à y revenir. C’est vrai que je ne m’en lasse pas, j’ai la chance d’avoir un personnage haut en couleurs, plein de contradictions, de contrastes, d’humanité, d’émotion. Je pense que c’est un personnage que je pourrais faire vivre comme cela éternellement, c’est sans fin. Donc je ne pouvais pas imaginer mieux. Sincèrement, il n’y a pas un autre endroit à la télé qui m’est permis de prendre autant de plaisir. En plus, il faut dire qu’ils ont une ouverture d’esprit telle que quand on fait des suggestions et que l’on propose des choses, on est écoutés.

J’y mets beaucoup de moi mais heureusement, pour mon entourage et pour moi, je ne suis pas bipolaire. Mais je connais de très près la bipolarité, j’en des amis qui sont touchés par cette maladie. C’est une maladie dont j’avais envie de parler depuis très longtemps. Il y avait eu un passage de mode il y a quatre à cinq ans où on en parlait beaucoup, j’avais même fait une proposition à France 5 pour un documentaire autours de cette maladie, qui n’avait finalement pas pu aboutir. Je suis donc très contente de pouvoir parler de la maladie mentale dans le foyer, un sujet souvent tabou. Alors que ça se traite et que l’on peut vivre avec. A partir du moment où les choses sont visibles, on vit beaucoup mieux, dans la vérité. C’est plus simple aussi alors pour les familles, ça amène de la tolérance autours, ça ouvre les esprits.

 

 

Trois ans après son arrivée, quel regard portez-vous sur l’évolution de votre personnage ?

Dans la première saison, ce qui était intéressant, c’était la prise de conscience. Elle était dans un déni de maladie et sa famille ne savait plus ce qu’elle devenait. A partir du moment où ils ont su la diagnostiquer, ça a permis de la faire évoluer dans la famille, d’y amener un peu de tolérance et de faire en sorte qu’elle soit plus acceptée. Finalement, ce n’est pas une excuse la maladie mais, quand même, ça donne des explications à ses actes déraisonnés. Elle a alors pu être traitée, elle a pu accepter son traitement, ce qui n’est jamais évident. Le problème de la maniaco dépression est l’alternance de moments up, où on a une énergie telle que l’on se sent capable de tout, et de moments down. Mais quand on doit traiter, on diminue les deux phases, notamment celle d’euphorie et, là, souvent, les malades n’en ont pas envie car ils ont le sentiment qu’on va leur retirer une part de leur personnalité. L’acceptation de revenir à quelque chose de plus normal est une vraie phase à passer. Il faut accepter l’idée d’être un peu amoindri dans certains ressentis.

La capacité ou non à pouvoir supporter le traitement est ce qui a été visité pendant la seconde saison, où on a tenté les médicaments, la chimie, qui n’étaient pas forcément une réussite. Ensuite s’en sont suivis les électrochocs. Pour certaines personnes, c’est le remède idéal, même s’il peut étonner car ressemblant à un remède ancestral. Mais ça s’est affiné, ce n’est plus ce que l’on faisait à l’époque. Ce n’est pas anodin, ça peut remettre les choses vraiment à niveau et éviter la prise de médicaments, retrouvant ainsi une vie presque normale. Une chose est sûre, en tant que pratiquante de yoga, je pense que ça peut venir, pour ces personnes, canaliser leurs émotions. Mais cela n’a pas fonctionné pour mon personnage, qui est reparti alors dans la prise de médicaments.

Il a fait son retour il y a peu, pour vivre une histoire d’amour avec Franck. J’étais hyper contente, d’autant plus que Jean-Charles est un partenaire que j’ai eu à d’autres occasions, notamment dans une série pour France 2, « Lignes de vie », tournée à Montpellier, où nous étions dans un trio amoureux. Je m’étais régalée avec lui, il est très très drôle. Etre à ses côtés est une joie.

Nos deux personnages, dans « Plus Belle La Vie », ont eu une courte histoire qui, encore une fois, a tourné au vinaigre. J’aurais aimé que ça puisse durer, un des facteurs qui peut aider à l’équilibre des personnages bipolaires étant aussi d’être dans un environnement très stable. Je sais que je reviendrai mais sous quelles conditions et avec quels partenaires, je n’en sais rien.

En parallèle, vous avez terminé il y a peu le tournage d’un autre programme, toujours pour France 3, « Prière d’enquêter ». Que pouvez-vous déjà nous dire sur le personnage que vous y interprétez ?

Je joue une maman qui perd son fils. C’est assez tragique. C’était assez intense. Mes partenaires étaient très chouettes, il y a un beau trio sur ce programme, Mathieu, Jérôme et Sabrina. J’étais super contente que l’on fasse appel à moi. J’ai eu récemment un très joli message du producteur pour me remercier. J’ai beaucoup donné, émotionnellement notamment.

 

 

Dans un autre registre, vous avez finalisé l’écriture d’un long-métrage, suite à un premier format plus court qui était déjà sorti.

 « Womaniser », le court, était autour du plaisir féminin, de la frustration, de l’abstinence sexuelle et de la révélation suite à l’utilisation d’un objet. Je me suis inspirée de ce personnage mais pour un sujet beaucoup plus large, la place de la femme et du plaisir féminin dans la société. On a développé le sujet, on traite du plaisir, de la peur de l’autre, de l’engagement, aussi de la place de la femme et comment elle se situe amoureusement. On y aborde également l’amour désintéressé.

Je suis très fière de ce travail. J’ai travaillé avec Zoltan Mayer, on s’est parfaitement complété, je n’aurais jamais d’ailleurs pensé trouver un binôme comme lui. Notre rendez-vous quotidien était un réel plaisir, les moments étaient joyeux et hyper nourrissants. On a réussi, avec nos expériences respectives, à faire grandir le projet. Les sujets sont profonds mais traités avec de la poésie et de l’humour. Ce sera très moderne. Le casting est complété, je recherche actuellement un producteur. A chaque lecture, un réel enthousiasme se dégage.

Merci, Delphine, pour toutes vos réponses !

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Bien dans ta peau : Marion Ossent nous présente son livre et évoque ses autres projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marion,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous avez publié, en mai dernier, le livre « Bien dans ta peau ». Comment vous en sont venues l’envie et l’idée ?

Je fais énormément de yoga, j’en suis passionnée depuis une dizaine d’années. J’ai même été jusqu’à me former en tant que professeur, je suis partie en Inde, au pied de l’Himalaya, dans un petit village, c’était super sympa. J’y ai appris tout le « life style » du yoga, ce n’est pas un sport comme on pourrait juste le penser en Occident. C’est très spirituel, c’est une mentalité, c’est une vision de la vie, une vision des choses.

En même temps, ça fait des années que je lis des tonnes de livres sur le développement personnel, je suis passionnée par cela, par le bien-être en général. J’ai donc fait un petit condensé, de mes cours de Yoga, de la mentalité du Yoga et de tous ces livres qui, je trouve, m’ont permis de m’équilibrer, d’avancer.

J’y mets en avant des éléments de motivation, avec ma vision. Je pense que l’on en a toujours besoin. C’est un condensé, en 23 points. Ce sont, on va dire, 23 clés vers le bien-être. Ça peut être des thèmes comme le lâcher-prise, la simplicité, la réussite, l’optimisme je parle de thérapies naturelles, de visions de la vie. Chacun peut ensuite approfondir les recherches s’il en a l’envie. Disons que je donne un peu des clés, et libre à chacun ensuite d’aller creuser.

J’ai trouvé plus intéressant de faire un petit condensé qui va apporter plein de sujets, ce qui nous ouvre l’esprit sur plein de thèmes.

Comment s’est faite la sélection de ces 23 thèmes ?

La façon dont j’ai écrit ce livre est assez drôle. J’étais chez mes parents, je me suis mise à gratter, comme ça me venait. Bien sûr, il a fallu ensuite le réorganiser, le structurer. Mais, au départ, je mettais vraiment en avant ce dont j’avais envie de parler, les points qui m’intéressaient, ceux qui me paraissaient être la priorité pour le bien-être. Oui, j’ai eu beaucoup de thèmes, ça a été dur de les classer et de ne pas les mélanger. D’ailleurs, j’ai fait pas mal de références à d’autres chapitres, dans certains sujets, car tout est un peu lié dans le bien-être.

Il n’y a de but précis au nombre 23, j'ai écrit comme ça m'est venu, et n'ai retenu que les plus importants. Je ne voulais pas non plus faire un livre de 500 pages. J’ai mis ce qui était essentiel pour moi, les points principaux. C’est sûr que l’on peut toujours aller plus loin et en trouver d’autres, mais je pense avoir résumé ce que j'estime apporter, le bien-être en général.

 

 

Quelques mois après sa sortie, avez-vous déjà eu des premiers retours de lecteurs ?

Quelques personnes qui me connaissent par rapport au yoga m’ont dit qu’elles avaient adoré, que ça ressortait le positif. Dès les premières pages, ça les avait mis dans un « mood » positif. C’est le but, que ce soit agréable et facile à lire. Je l’ai structuré de sorte que l’on n’est pas obligé de le lire dans le bon ordre du début à la fin. Ce sont des thèmes, chacun est séparé. On peut même relire des thèmes précis, en cas de besoin.

C’est un livre qui s’inscrit dans le cadre d’une démarche plus globale autour de cette passion pour le bien-être. Avec notamment un site internet et des cours de Yoga.

Exactement, ça va dans la continuité de ce que je fais. Quand on s’intéresse beaucoup à tout ce qui est énergie, positivisme, bien-être, le partage fait partie des principes. On est censé partager son bien-être.

Le principe de professeur de yoga est un peu la même chose. Je n’ai pas une expérience de folie, je ne me permettrais pas de me dire yogi, mais être professeur c’est juste transmettre la connaissance, ce que l’on a appris. On se transmet cette connaissance de personne en personne, c’est le principe même du bien-être et du positivisme. C’est comme un fou rire que l’on va se donner : on peut partager son bien-être.

Donc c’est un but de partage, de partage d’expérience. On n’a pas tous le temps spécialement d’aller chercher certaines infos. J’ai beaucoup voyagé précédemment, j’ai passé beaucoup de temps en Californie, à un endroit très important pour le bien-être. J’ai fait de belles rencontres. Tout le monde n’a pas forcément la chance de vivre toutes ces expériences, c’est bien de les partager aussi. Voilà, c’est venu dans un cheminement général de bien-être, je donne des cours de yoga, je fais des programmes en ligne sur mon site et je propose ce livre à côté. C’est dans la continuité, c’est mental et physique, c’est un tout, on a l’ensemble.

 

 

Quelle est la démarche à suivre pour se procurer le livre ?

On peut le trouver aux éditions Maia, sur leur site. On peut le trouver sur les sites de la Fnac et d’Amazon, ainsi que sur le mien (www.moonsaia.com).

Comment aimeriez-vous pouvoir compléter votre proposition avec d’autres supports ?

J’aimerais en télé, mais on verra ce qui va se passer. Pour l’instant, je me concentre surtout sur les programmes, je trouve ce format intéressant, il y a une évolution et, surtout, ça permet un petit voyage  à l’étranger où ils sont tournés.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

J’espère une belle évolution de ce site, de ce livre, qu’ils soient lus par le plus de personnes possibles, qu’ils influencent en positif toutes ces personnes, que ça puisse aider des gens. Ce serait sympa que ça apporte du positif.

Merci, Marion, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France Pierron évoque sa rentrée télévisuelle bien remplie !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour France,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Depuis peu, on peut vous retrouver dans « L’Equipe du Soir », en alternance avec Virginie Sainsily, notamment pour l’animation du JT Express. Quel regard portez-vous sur ces premières semaines ?

Un très très bon regard. Je suis absolument ravie de rejoindre cette fabuleuse équipe et cette émission historique de la chaine. Elle est le socle de la chaine, elle existe tous les soirs depuis quinze ans. Quand on m’a dit que j’allais les rejoindre, j’étais surexcitée. C’est aussi un nouveau rôle, c’est quand même une émission très masculine, même s’il y a Mélisande Gomez et Carine Galli, c’est majoritairement masculin.

C’est une émission de poids, avec uniquement des poids lourds, des plumes du journal et d’autres médias. C’était un challenge pas facile de réussir à s’imposer dans cette émission, je ne sais pas si j’ai réussi à le faire mais, en tout cas, j’ai réussi à apporter ma petite touche et à donner un peu de fraicheur, de féminité, de dynamisme. Pour apporter du peps entre deux débats, quand il y a besoin d’une petite respiration et voir ce qui se passe dans d’autres sports. C’était le but, apporter d’autres images, tellement il se passe de choses sur la planète sport on ne peut pas tout voir. Mon but est d’apporter un condensé de tout ce qui s’est passé ailleurs, sans gêner les débats, sans changer évidemment la nature profonde de l’émission mais c’est un petit plus que l’on a rajouté. On a vu que ça marchait bien pendant le confinement, on l’a personnalisé sur « L’Equipe du soir ».

Vous intervenez depuis un autre plateau que celui d’Olivier Ménard et de son équipe, principalement pour des raisons sanitaires. En quoi cela influe-t-il sur votre façon d’intervenir ?

Je suis beaucoup plus libre. Je suis tout le temps en rapport avec le chef d’édition, dans mon oreillette. Et avec les assistants qui sont trois étages plus haut, et avec la réalisation, et avec le son, ou la connexion tablette. Je suis vraiment une petite émission à part dans ma « news room », c’est comme cela que l’on appelle le plateau 2. Il faut que je puisse parler, me lever, aller voir un résultat, aller imprimer un document, être à l’affut sur la tablette. Si je suis en plateau, je ne peux pas faire tout cela. Je n’ai pas le droit de bouger, il faut que je sois souriante, je peux potentiellement passer à l’antenne, je suis donc beaucoup moins libre de mes mouvements. Là, en étant vraiment indépendante, c’est beaucoup mieux.

 

 

En amont de l’antenne, quelle est votre méthodologie de préparation ?

Ce n’est pas compliqué, lecture de « L’Equipe », lecture de toute la revue de presse multisport, ce n’est pas que du foot dans mon JT, au contraire je ne prends presque que le reste. Je sélectionne les infos, je suis en veille sur le fil infos du site du journal et sur les autres médias de sport, je rafraichis les pages tout le temps. Je regarde ce que nous envoient nos correspondants, je suis à l’affut d’une interview, d’un tweet, d’une page Instagram, il faut tout le temps être sur internet. Je suis aussi en ligne avec les correspondants ou envoyés spéciaux qui font des duplex, je cherche aussi la petite image que personne n’a vue. C’est du boulot, toute la journée.

Vous intervenez pour des pastilles courtes, il faut donc capter rapidement les téléspectateurs. Quelles sont les clés et astuces pour cela ?

Je parle fortJ. Non, c’est vrai, ce n’est pas forcément une qualité mais ça s’entend. Je suis une fille, comme on est peu en plateau ça s’entend aussi. J’ai un peu beaucoup d’énergie, c’est connu. Energie, enthousiasme, sourire, générosité, bonne humeur et une petite blague. Un ton léger, dynamique et drôle. Et je donne aussi des cadeaux….

En parallèle, le weekend, vous animez les Grands Live sur la chaine. Comment décririez-vous alors votre rôle ?

Ça n’a rien à voir. Dans ce rôle-là, je fais vraiment de l’animation alors que, dans le JT, c’est du journalisme pur et dur. Il faut que je puisse passer facilement du Moto GP au handball, en passant par le triathlon, le tout en cinq minutes. Il faut donner la petite info qui va bien et donner envie de rester avec la bonne image qui va plaire.

C’est très bien d’avoir ce grand plateau pour moi toute seule, je peux m’amuser, faire mon petit spectacle. C’est le show du sport en direct, je suis là pour l’accompagner.

 

 

Quel état d’esprit essayez-vous d’y amener ?

C’est ma personnalité, c’est un peu ce que je disais précédemment, bonne humeur, enthousiasme, sourire, légèreté.

Ces deux exercices sont donc, on peut le dire, très différents mais très complémentaires aussi ?

Bien sûr ! Après, je ne switche pas non plus totalement. Ça reste ma personnalité mais ce n’est pas le même exercice. C’est ce qui est bien, je fais différents métiers, d’animatrice et de journaliste. C’est chouette.

Enfin, vous présentez aussi les « Jeux insolites », en prime time sur la chaine. Encore un autre exercice pour vous ?

C’est super. Il y a déjà eu trois émissions. Il s’agit d’un tour du monde des pratiques sportives les plus loufoques. On rigole mais on ne se moque pas. On montre l’exploit sportif, même sur du « pizza free style ». Forcément, ça fait sourire mais on n’oublie pas que ça reste une performance, que ce sont des champions, qu’ils s’entrainent pendant des heures et qu’il y a des records du monde derrière. Au contraire, on essaie de les mettre en valeur.

On est super contents, ça marche super bien, on a une belle équipe. Ça marche aussi parce que l’on a des commentateurs assez incroyables, Yoann Riou, Florian Gazan, Fred Lecanu, ce sont de fortes personnalités. Un concours de pêche ou de hache avec eux, forcément, c’est bien plus dynamique qu’avec n’importe qui d’autre. On rigole, c’est vraiment hyper sympa, on apprend plein de choses sur les records du monde. C’est beaucoup de sourire, de bonne humeur, tout ce qui me plait !

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison ?

Un planning bien chargé, des émissions tous les jours…C’est ce que l’on peut me souhaiter de mieux. Comme ça, je peux m’amuser, je peux m’exprimer. Ça dépend beaucoup du calendrier sportif. Le Giro démarre, il va y avoir bientôt le biathlon. Je vais retrouver « La Station l’Equipe » cet hiver, c’est un peu le même principe que « Les Grands Live » mais uniquement avec des sports d’hiver. C’est un multiplexe avec toutes nos compétitions, c’est sympa, on est en lien avec les skieurs, les snowboardeurs. On aura la version estivale aussi, « L’Equipe Arena ». Voilà, plein de belles choses à venir…on espère aussi bientôt le retour du Ballon d’Or, l’année prochaine !

Merci, France, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Pauline Bression évoque sa belle actualité théâtrale et télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Pauline,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous êtes actuellement à l’affiche, à la Scala, de la pièce à succès « Une histoire d’amour ». Très simplement, comment la présenteriez-vous ? Quel en est le pitch ?

Je dirais que c’est une très jolie rencontre et une très jolie histoire d’amour entre deux femmes. L’une sait que, habituellement, elle est déjà attirée par les femmes, l’autre ne le sait pas mais va tomber amoureuse. Elles décident de faire un enfant.

La pièce se déroule il y a 12 ans, une époque à laquelle la femme qui ne porte pas l’enfant ne pouvait pas l’adopter. Il n’y a donc qu’un parent légalement. Séparation il y a, maladie de la mère porteuse il y a et se pose donc la question : que faire de cet enfant ? C’est l’objet de la deuxième partie, 12 ans après.

Dis comme cela, ça a l’air triste. On y parle effectivement de la séparation, de la maladie, de la perte des gens, de l’abandon. Il y a beaucoup de sujets qui à priori ne paraissent pas gais et cette pièce suscite beaucoup d’émotions mais Alexis Michalik a aussi vraiment tiré le fil de l’humour. On est souvent entre le rire et les larmes. Globalement, les gens passent un très bon moment. Il y a du rythme, ça va très vite, c’est presque un film de cinéma au théâtre.

Quel personnage y jouez-vous ?

Dans la première partie de la pièce, j’incarne plusieurs petits personnages qui servent à l’histoire d’amour de ces deux femmes, interprétées par Juliette Delacroix et Marie-Camille Soyer. Dans la seconde partie, c’est-à-dire 12 ans après, je suis la femme de William, interprété par Alexis Michalik, qui est le frère de la protagoniste qui a l’enfant. Je joue principalement avec Alexis et avec la petite (en alternance Lior Chabbat, Violette Guillon, Amélia Keuman, Léontine Doncieu).

 

 

A titre personnel, comment passez-vous « facilement » dans la première partie, d’un rôle à l’autre ?

Les répétitions m’ont aidéeJ. Ces personnages sont habillés différemment, il y a toujours quelque chose qui change, parfois même les cheveux. Au fur et à mesure des représentations, à une tenue correspond une manière de marcher et de parler. Même si les apparitions sont brèves, pour moi les personnages sont vraiment très différents et c’est très plaisant à jouer chaque soir.

Vous avez repris depuis peu suite à l’arrêt Covid. La jauge est adaptée et pleine. On imagine du coup votre joie de voir le public présent ?

Bien sûr ! On est ravis. On a repris le 11 septembre, on avait tous un peu peur de reprendre autant de fois par semaine, comme avant le confinement, c’est à dire six jours sur sept. Même si la jauge Covid réduit le nombre de places, ça reste un grand théâtre, il y a de la place pour 350 à 400 personnes. On est ravis, le public est au rendez-vous. Je crois que les gens ont envie de sortir. On est tellement heureux d’être sur scène et, notamment les premiers jours, les gens nous attendaient à la sortie pour nous dire qu’ils étaient contents de revenir au théâtre. On ne pouvait que leur dire à quel point on était contents d’être sur le plateau et d’être avec eux. C’est super ! Ça se passe très bien. Il y a un siège de libre entre chaque groupe d’arrivants, donc la jauge, forcément, est légèrement différente tous les soirs.

A titre personnel, suite à la coupure imposée, aviez-vous vécu la reprise le 11 septembre comme une simple continuité ? Ou comme presque une première ?

J’ai quand même dû me remettre dans le bain. On a surtout eu des frayeurs, parce que 10 jours avant la reprise, il y a eu de nouveaux doutes sur la possibilité de maintenir le spectacle. C’était donc une rentrée riche en émotions !

Ce n’était pas une simple continuité, on a dû se replonger dans la pièce. Par contre, c’est incroyable comme le corps retient tout. A partir du moment où on a fait une journée de répétitions et un filage, c’était reparti. C’est très drôle, ça revient très vite.

Selon vous, quelles principales raisons pourraient inciter les gens à venir voir ce spectacle ?

Vraiment, il ne faut pas avoir peur, sanitairement parlant. Il y a vraiment de la distanciation sociale, bien plus que dans les transports publics. Tout le monde joue le jeu, porte le masque. On ouvre la salle plus tôt pour les placements, il n’y a donc pas de cohue ni à l’entrée ni à la sortie. Vraiment, venez partager un bon moment avec nous ! On le voit, les gens se lèvent très souvent à la fin de la pièce parce qu’ils sont émus, ils veulent nous rendre ce qu’on leur a un peu offert. Je crois qu’ils sont très heureux de ce shoot d’émotions et je pense que l’on en a tous besoin. Ça fait du bien de se retrouver dans une salle, où le public et les comédiens se plongent dans une même histoire.

 

 

En parallèle, on pourra vous retrouver prochainement dans deux programmes d’images, un long métrage et un unitaire pour France Télévisions. Comment présenteriez-vous respectivement ces deux projets-ci ?

Le long-métrage sortira soit au cinéma soit sur les plateformes, on ne sait pas encore exactement. Pour l’instant, le but n’est pas la sortie immédiate mais de faire le tour des festivals pour rendre le film international. C’est chouette, on commence même à avoir des prix. Ce film, « Vagabondes », est à caractère social, il évoque les gens qui vivent dehors. Les gens de la rue, on les voit tous les jours, sans les voir. Le réalisateur et auteur, Philippe Dajoux, a voulu s’intéresser à quatre destins de jeunes qui sont dans la rue. Là, il s’est concentré sur, pourquoi, si jeunes, ils vivent déjà dehors. Ce sont quatre destins choisis avec des raisons différentes, ce que je trouve joli. On est contents. On peut retrouver d’ailleurs Bryan Trésor qui joue avec moi dans « Plus Belle La Vie » et Philippe est aussi un des réalisateurs de la série.

Le deuxième projet a été tourné cet été. J’étais d’ailleurs très contente de pouvoir retrouver les plateaux avant la reprise du théâtre en septembre. Ça s’appelle « Hortense », c’est un unitaire pour France 2, qui sortira cet automne ou au début de l’hiver. Je joue Hortense, on est surtout un duo à l’image avec Catherine Jacob, c’était super, on s’est très bien entendues, j’étais très heureuse de partager ces jours de tournage avec une telle figure du cinéma. C’était très instructif, très chouette. Les conditions Covid n’étaient pas évidentes au moment de reprendre mais, pour autant, l’équipe était très chaleureuse, c’était très agréable.

C’est un rôle très différent de ce que je fais actuellement au théâtre, j’ai vraiment beaucoup de chance. Sur les planches, cela pourrait paraitre mon emploi de base, quelque chose d’assez aérien, d’assez doux, d’assez féminin mais c’est vraiment une première pour moi. Pour le coup, je suis vraiment là-dedans : il y a une petite partie dansée, je porte de petites robes d’été, c’est doux. Contrairement à mes débuts dans « Plus Belle La Vie », contrairement à « Vagabondes » et contrairement à « Hortense », où je suis une jeune femme à fort caractère. En tout cas, j’ai de la chance, j’ai eu cette année une belle panoplie de rôles à jouer, en espérant que tout ça continue.

Merci, Pauline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta : François se remémore son aventure aux Fidji, dans l'équipe de l'Ouest !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

Bonjour François,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions !

Vous avez dû quitter l’aventure « Koh Lanta » pour raisons médicales au bout de cinq jours seulement. A froid, quelques mois plus tard, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Tout d’abord, ma rencontre avec Denis Brogniart et la découverte des quatre équipes. Egalement la première épreuve et première victoire de mon équipe, avec les grosses performances de Dorian et Brice. Ensuite, la découverte de notre campement, de notre île, qui nous a émerveillés, qui nous a fait de suite plonger dans le bain et, enfin, ce côté paradisiaque des iles Fidji.

A l’annonce de Denis, au premier jour, de cette répartition des équipes, du jamais vu, quelle avait alors été votre réaction ?

J’ai été agréablement surpris de cette nouvelle formule, parce qu’inédite. Ensuite, étonné, je m’étais même posé la question d’une éventuelle erreur de casting. Il faut savoir que l’on voyage par petits groupes et j’ai eu la chance de voyager avec Aubin qui est, quelque part, un peu de la même région que moi. Quand j’ai vu qu’il était dans l’équipe du Sud et moi dans celle de l’Ouest, je me suis dit qu’il y avait un problème. Normalement, vu que l’on est par région, j’aurais dû être avec Aubin. Ça a été ma première surprise. Mais, après, en discutant avec mon équipe, je me suis bien rendu compte qu’il n’y avait pas d’erreur, que j’étais bien avec l’équipe de l’Ouest, avec des gens de l’Ouest et, bien évidemment avec Diane qui est, quelque part, ma voisine de département.

A ce titre, avez-vous retrouvé, dans votre équipe, certaines des valeurs de votre région ?

Des valeurs de convivialité, comme vous avez pu le voir. Des valeurs aussi de famille. Je suis très très très famille et j’ai retrouvé une famille là-bas, c’est d’ailleurs ce que je voulais. J’y allais pour la compétition, j’y allais pour un esprit individualiste pour aller jusqu’au bout mais, malgré tout, on joue en équipe et, à aucun moment, je n’ai pensé qu’à moi ni à n’avancer que pour moi. J’ai beaucoup fonctionné en équipe et en famille.

Représenter ma région a été une fierté. Comme je le dis dans le portrait, je suis tellement fier d’être basque. J’étais tellement fier de représenter cette région avec mon équipe. Bien sûr que ça nous motive davantage, on a envie de montrer que le positif, avec cet élan que l’on a tous pour défendre notre région.

Comment qualifieriez-vous votre rôle et votre place dans votre tribu, de l’Ouest ?

J’étais le papa. Dès le départ, mon surnom a été le Padre, le papa. J’étais un peu, même si on ne l’a pas trop vu, la voie de la sagesse. En même temps, j’étais la personne qui amenait la bonne ambiance et une part d’humour car c’était très dur. Vous l’avez vu, on n’a pas réussi à faire le feu, la cabane a été compliquée à faire, la pêche je n’en parle pas. Malgré tout, même si c’était très dur, j’ai essayé d’apporter ce côté jovial que j’ai en moi.

Comparativement à l’image que vous vous en étiez faite avant, certaines choses ont-elles été plus ou moins compliquées à supporter ?

C’est réellement ce que l’on voit, ce que l’on vit et ce que j’avais pu un peu voir avant quand je suivais les épisodes. C’est très dur, il faut se démener pour trouver de la nourriture, pour gagner des épreuves, pour gagner du confort, pour aller le plus loin possible. C’est vraiment très très dur. On a, bien évidemment cette vision du paradis, de ces plages paradisiaques mais, à côté de cela, l’aventure est très très difficile moralement, parce que ma famille me manquait dès le départ. Je ne suis pas quelqu’un de très sportif, voire pas du tout sportif donc c’était physiquement très très dur pour moi. Il y a ces deux côtés : le côté excitant parce que l’on est aux Fidji, c’est magnifique et le côté difficile de l’aventure tel qu’on le voit à la télé.

 

Crédits photo : Laurent Vu/ ALP /TF1

 

 Vous évoquiez l’absence de feu. Comment avez-vous vécu les repas froids et les nuits sans chaleur ?

J’ai envie de dire que, dans les premiers jours, on a faim mais on a cette excitation d’être là, qui nous permet de passer au-delà. On avait eu la chance, en plus, dès la deuxième épreuve d’être arrivés deuxièmes et d’avoir eu de la nourriture chaude. Donc c’est vrai que, au bout de trois jours, on avait commencé à manger. Moi, la faim, je ne l’ai pas forcément ressentie sur ces cinq jours. Je l’ai eue mais l’excitation et la joie d’être là-bas avaient pris le dessus.

Dès la première nuit, on n’avait pas de cabane, on dormait les six resserrés les uns aux autres, ce qui a créé de suite cette ambiance qu’il y avait. La deuxième nuit a été la pire que j’ai pu passer sur place, avec l’orage, la pluie, le froid et la cabane qui n’était pas terminée. Cette deuxième nuit a été une épreuve plus grande que celles que l’on pouvait vivre sur des jeux sportifs. Pour moi, ça a été le pire moment de mon aventure « Koh Lanta ».

Comment aviez-vous vécu la diffusion des images de votre élimination ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Sur le moment, quand j’ai quitté l’aventure, je l’ai très très mal vécu. J’ai passé vraiment quelques semaines compliquées à la maison, même mon épouse ne reconnaissait pas mon état d’esprit. J’étais renfermé, je n’étais pas bien du tout. J’ai réussi à surmonter tout cela avec le temps. On avait créé des liens tellement forts au niveau de l’équipe que de ne pas leur dire au revoir a été très très compliqué à vivre moralement. J’avais cette frustration, et c’est le pire qui pouvait arriver hormis la blessure. Je n’avais pas pu les serrer dans mes bras une dernière fois, je n’avais pas pu leur apporter mon soutien pour la suite. C’était très frustrant.

Quand j’ai revécu, il y a quelques semaines, cette élimination, j’ai senti en moi à nouveau ces sensations-là, même si elles ont été estompées rapidement, dès le lendemain ou le surlendemain. J’ai eu cette frustration et ce mal-être qui sont réapparus, j’avais cette sensation, même si mon départ était dû à une blessure, de ne pas avoir abouti quelque chose.

Quel regard portez-vous sur la suite déjà diffusée de l’aventure ? Avez-vous certains coups de cœur parmi les aventuriers encore en jeu ?

Mon coup de cœur est, forcément, pour mon ancienne équipe des Vakara, pour les trois qui restent, Jody, Dorian et Brice. Forcément, ce n’est pas une surprise de vous le dire, j’ai mon fiston qui est encore dans l’aventure, c’est Brice. Avec qui on a tissé des liens très très forts dès les premiers jours, où il me surnommait son « Padre » et où je l’appelais mon « fiston ». On discutait beaucoup tous les deux, il restera mon fiston d’aventure et j’ai envie qu’il aille le plus loin possible, je croise les doigts.

Ce fut un plaisir, François, d’échanger avec vous !

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Les Effervescentes : Charlotte Boimare et Cybèle Villemagne évoquent leur web série !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Charlotte, bonjour Cybèle,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

Vous avez mis en ligne, il y a quelques semaines, la web série « Les Effervescentes » sur Youtube, que l’on peut aussi retrouver sur les réseaux sociaux. Comment vous sont venues cette envie et cette idée de proposer ce programme ?

Charlotte : On peut déjà parler de notre relation à toutes les deux ?

Cybèle : On se connait depuis vingt ans, on est amies inséparables.

Charlotte : On s'est rencontrées au cours de théâtre, on a joué ensemble une de nos premières pièces pendant trois ans, "Orgasme adulte échappé du Zoo" de Dario Fo et Franca Rame. Il y a eu plus de deux cent représentations.

Cybèle : Ensuite, on a essayé de travailler ensemble à chaque fois que l’occasion se présentait. Je suis aussi réalisatrice et Charlotte joue dans tous mes films. ça faisait très longtemps que l’on avait envie d’avoir notre projet de web série. On cherchait un sujet inépuisable dans la durée. Comme on est toutes les deux curieuses et hyperactives, l’idée est née de faire découvrir des activités coup de cœur dans des lieux qu'on aime à Paris.

Charlotte : On est toutes les deux amoureuses de Paris et on envie de faire découvrir nos trouvailles à travers notre enthousiasme, notre curiosité, notre joie de vivre et notre grain de folie ! On écrit et on tourne nos vidéos avec beaucoup de légèreté et d'amusement. On ne perd pas une occasion de se marrer, ça compte autant qu'un steak.

Cybèle : Surtout qu'on ne mange pas de viande toutes les deux, ça nous permet d'avoir notre dose de protéine

 

 

Cinq épisodes sont déjà en ligne. Comment vous viennent les envies et comment se font les choix des sujets abordés ?

Cybèle : Chaque vidéo présente une activité qui nous plait. Par exemple, pour le premier, au Balajo, je suis vraiment fan de rock et de rockabilly jive, je pratique cette danse et j’adore cette musique.

Charlotte : Et comme on se situe entre le reportage home made et le sketch, il faut aussi trouver un thème à traiter dans la partie fiction.

Cybèle : On joue des personnages de fiction mais qui expérimentent pour de bon l’activité présentée. L'histoire a l'air improvisée, mais en réalité tout est écrit. Lorsqu’on a besoin de guests, on fait appel à deux comédiens qu’on adore et qui nous font beaucoup rire : Onna Clairin qui joue tous les rôles de femmes et Jérémie Graine qui joue tous les rôles d’hommes.

Charlotte : Même si on se laisse une petite part de liberté, le tournage est très préparé.

Cybèle : C'est souvent sur les fins de séquences qu'on se lâche sur l'improvisation.

Charlotte : On a l’habitude de faire les pitres ensemble.

Cybèle : Ce que l’on ne peut pas maitriser, c’est ce qui va se passer dans le lieu qui n’est pas privatisé, et qui n’est pas un décor de tournage. Pour contrebalancer ça, on se prépare en ayant balisé tout le reste.

Charlotte : On a envie de proposer une identité visuelle. Cyb est toujours en rouge et Cha toujours en bleu.

Quels sont les principaux retours des internautes ? Qu’est-ce qui leur plait dans cette web-série ?

Charlotte : Beaucoup de gens nous disent que ça leur donne la pêche, que ça leur fait du bien, que ça leur a donné envie de pratiquer l’activité, et ça c’est notre meilleure récompense !

Cybèle : On est convaincues qu'une vidéo sur le rock à Paris peut déclencher une envie de danser le tango à Montpellier. Nous essayons de donner l’envie de sortir de chez soi et d’insuffler un peu de dynamisme et d'entrain aux gens qui nous suivent.

D’autres épisodes sont-ils déjà prêts ? Ou en préparation ?

Cybèle : Oui, il y en a trois déjà tournés qui sont en cours de montage. Un autre est écrit et sera bientôt tourné.

Charlotte : On voudrait vraiment que ce soit varié, qu’il y ait des activités sportives, artistiques, culturelles, des activités gratuites... On voudrait aussi proposer des épisodes sur des thématiques solidaires.

 

 

Quelle suite aimeriez-vous pouvoir donner à ce programme ?

Cybèle : Le long-métrage « Les Effervescentes » (rires). Non plus sérieusement on pourrait imaginer des épisodes hors-série dans d'autres villes de France ou dans d'autres pays.

Charlotte : Les Effervescentes n'ont pas peur de tourner à l'international ! (rires)

Cybèle : Mais pour l’instant, on est loin d'avoir fait le tour de Paris et on voudrait continuer avec ce format-là. On aime bien que les gens puissent regarder nos vidéos à tout moment. Quand ils font une pause au boulot, à la récré, dans les transports, quand ils ont un petit coup de cafard… On est là !!

Pour terminer, comment définitivement inciter les lecteurs à suivre la série ?

Charlotte : Une des raisons pour lesquelles on a créé cette série est de montrer qu’on peut s’autoriser à faire des choses pour lesquelles on n’est pas forcément doué,  juste parce qu’on a envie de les faire et de s’amuser.

Cybèle : Dans une société où il faut toujours se montrer sous son meilleur jour, avec une obligation de résultat, l’idée avec Les Effervescentes, c’est d’arrêter de se juger. On a le droit d’être débutant, de se planter, rien n’est grave !

Charlotte : Le but c’est de rester curieux, de garder l’exaltation de la découverte, d’avoir plein d’envies!

Cybèle: C’est aussi une série interactive. Les internautes peuvent nous suggérer des activités dans les commentaires.

Charlotte : En parlant de commentaires, sur une de nos vidéos, quelqu'un nous a écrit : « C’est un hymne à la vie». Quel beau compliment, ça nous a touchées en plein cœur !

Merci à toutes les deux pour vos réponses !

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Les rencontres Marguerite Duras, Les Mystères de l'Amour, Petits secrets en famille : Maud Andrieux évoque sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maud,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver le week-end du 3 et 4 octobre à Trouville-sur-Mer pour les 25è rencontres Marguerite Duras. Comment présenteriez-vous ces animations ?

Ces rencontres Marguerite Duras n’ont pas toujours eu lieu à Trouville, elles ont eu lieu aussi à Duras,  village du Lot et Garonne, où Marguerite Duras revenait quand elle rentrait d’Indochine enfant. C’était le village de son père. Elle s’appelait Marguerite Donnadieu et a pris le nom de Duras, en hommage à son père décédé alors qu’elle n’avait que 4 ans, en souvenir de ce lieu de l'enfance.

Ces Rencontres Marguerite Duras initiées et présidées par l'auteur Alain Vircondelet, prennent place depuis de nombreuses années à Trouville-sur-Mer, le premier week-end d’octobre, avec au programme une exposition photographique, 3 artistes viendront exposer cette année, du théâtre, des lectures et conférences et la projection d'un film. Le thème de cette année est la Maison. Les lieux qui ont inspiré Marguerite Duras, ses lieux de vie aussi. Trouville en est un, elle avait un appartement aux Roches Noires, qui donne sur la mer. Chaque année, le spectacle a lieu dans ce hall, un endroit magnifique. Cause Covid, tout aura lieu à l’hôtel de ville cette fois-ci, c’est pourquoi il est important de réserver car, malheureusement, la jauge sera restreinte.

L'exposition proposera des photos des Roches Noires, de Neauple-le Château, lieux de vie, d'écriture et de tournage de ses films, et du Platier à Duras où Marguerite Duras rentrait l’été. Maintenant, c’est une sorte de domaine laissé à l'abandon car la maison s’est déconstruite. C’est devenu une sorte de jungle. C’est aussi très intéressant vis-à-vis de son œuvre, elle qui a grandi dans une jungle au Cambodge et au Vietnam. J’ai eu l’occasion de voir ces photographies, elles sont très émouvantes et inspirantes. Elles sont un fort référent à l’œuvre de l’auteure.

La comédienne Judith Magre interprètera Ecrire publié en 1993 et je ferai, quant à moi, des lectures du roman lauréat du Prix Marguerite Duras qui sera décerné le samedi midi à l'Ouverture de ces deux journées de Rencontres Durassiennes. Je participerai également à la table ronde du dimanche matin, sur les lieux d’écriture et sur les lieux d’inspiration de Duras. J’y ferai des lectures qui étaieront les interventions des spécialistes de son œuvre. J’y apprends toujours plein de choses, ce sont des mines d’or pour la jeune passionnée de son œuvre que je suis depuis 20 ans.

 

 

On imagine votre joie de participer à ce bel événement ?

Ça me tient à cœur d’être là, pour la sixième année. L’année dernière, j’avais présenté un spectacle que j’avais créé au Cambodge avec la violoncelliste Cécile Lacharme, recueil de plusieurs textes qui suivent le parcours de la mendiante de Battambang le long de la plaine des Oiseaux. J’ai l’habitude de jouer depuis plus de quinze ans dans les Instituts français et Alliances françaises partout dans le monde, particulièrement au Cambodge, au Vietnam, en Inde et au Népal. Je m’intéresse principalement à l’œuvre Indochinoise de Marguerite Duras, son enfance, son adolescence, toute sa construction intime et personnelle. On y retrouve souvent des ressorts intrinsèques à son passé. Je pense notamment à un personnage que je travaille depuis une dizaine années, celui d'Anne Marie Stretter. Une femme qu’elle a croisée quand elle était enfant. C’était la figure féminine pour elle, libre, maternelle, à l’opposé de sa mère. Personnage à la fois sulfureux et d’une beauté inimaginable, dont le Vice-consul, interprété par Michael Lonsdale, qui vient de nous quitter, dans le film India Song de M. Duras, disait: Certaines femmes rendent fous d'espoir, celles qui ont l'air de dormir dans les eaux de la bonté sans discrimination... celles vers qui vont toutes les vagues de toutes les douleurs, ces femmes accueillantes.MD

Je crée mes spectacles en France depuis plus de quinze ans, j’adapte les romans de Marguerite Duras et non pas ses textes de théâtre dont je me sens moins proche. Je les adapte sous la forme de monologues pour la scène, je suis donc seule, avec une bande sonore cinématographique très importante, qui vous plonge dans le Saigon des années 20, avec les bicyclettes, les bruits, les vendeurs ambulants de soupe… Je me sens extrêmement concernée par cette période-là, par la guerre d’Indochine aussi après. Ça m’intéresse de les jouer en France auprès d’un public français mais ça m’intéresse aussi beaucoup d’aller questionner les étudiants qui apprennent notre langue dans les Instituts et Alliances françaises dans les pays que j’ai évoqués. Je leur parle aussi de ma passion pour l’écriture de Marguerite Duras. On évoque ces histoires qui nous lient. Je suis toujours émerveillée, depuis quinze ans, de leurs retours.

En parallèle, aux mêmes dates, on pourra vous retrouver dans un tout autre registre, à l’image, dans « Les Mystères de l’Amour », la série à succès de TMC. Comment caractérisez-vous votre personnage ? Dans quel contexte apparaît-il ?

Mon personnage, Ange, est très différent de tout ce que je viens de raconter. C’est un personnage de maman, qui a eu son enfant en prison, condamnée à une peine lourde, suite au meurtre d’un policier lors d'un braquage. Elle purge une peine, on peut imaginer, d’une vingtaine d’années. Elle est à la fin de celle-ci mais la relation avec sa fille, Lou, qu’elle n’a pas pu avoir ailleurs que lors de certains parloirs, lui manque terriblement et elle décide de s’évader, avec l’aide de personnages de la série. Il y a une sorte d’urgence à la retrouver et elle sait qu’elle va en reprendre pour quelques années de plus. Mais peu lui importe, elle est dans ce courage-là de maman qui a besoin d’être avec sa fille quelques heures, quelques jours.

Donc, évidement, le personnage est très éloigné de moi et de ce que j’ai fait jusqu’alors. Mais, pour moi, c’est passionnant. Justement, c’est l’occasion de me mettre dans une psychologie complètement différente. Les scènes que j’ai eues à jouer jusqu’à présent sont des scènes très touchantes d’une maman qui retrouve sa fille, qui avait besoin de le faire charnellement et qui a besoin de lui dire des choses. C’était très agréable et très fort à jouer. Je suis aussi maman de deux enfants qui sont plus jeunes mais, évidemment, je peux ressentir le manque par exemple quand je pars en tournée en Inde. Je me suis servie de cela pour nourrir ce personnage. Je crois qu’elle a surtout envie de voir sa fille vivre, de voir si elle va bien, malgré le fait qu’elle ne l’ait pas élevée et qu’elle soit passée de foyer en foyer, de famille d’accueil en famille d’accueil.

En tout cas, c’est très excitant pour moi d’avoir cela à jouer à l’image.

 

 

On le sait, le rythme de tournage est très soutenu. Avez-vous une méthodologie spécifique de préparation en amont ?

En général, quand je reçois un texte, j’aime être très à l’aise pour avoir une large possibilité de jeu. Donc je veux vraiment qu’il fuse et que je n’ai pas à réfléchir pour le dire, afin, justement, de m’amuser et de pour pouvoir créer et proposer au réalisateur plusieurs optiques. Ce sont aussi nos propositions qui vont faire le personnage, qui lui donnent de la profondeur dans ce que l’on transmet à l’écran.

Donc j’apprends mes textes en m’enregistrant, ce que je fais aussi pour le théâtre. Je m’enregistre, je m’écoute en faisant la vaisselle ou mon jogging. J’envoie le texte avec plusieurs nuances pour voir ce qui pourrait être intéressant à l’image, en tout cas mon travail d’actrice est de proposer des choses différentes au réalisateur qui a très peu de temps pour mettre en boîte.

Pour terminer, toujours à l’image, vous sortez récemment d’un tournage d’un unitaire de la saison 4 de « Petits secrets en famille ». Que dire sur cet autre projet pour TF1 ?

Ça se passe dans un haras bordelais, au milieu de chevaux de compétition qui valent très chers. Je suis la propriétaire du lieu, j’ai une fille  que j’ai eue très jeune, je suis un peu une self made woman, je me suis débrouillée toute seule, il n’y a pas de papa. Je veux donner le meilleur à ma fille et je veux qu’elle fasse de bons choix dans ses fréquentations.

Ma fille, qui est le rôle-titre, la comédienne Roxanne Gilet,  va me présenter pour la toute première fois son amoureux, qui est un jockey de courses. Mais il se trouve que je vais vouloir les séparer parce que je le connais et que je ne pense vraiment pas du bien de lui. Comme, dans cette ambiance-là de haras, il y a des vols de chevaux, mon personnage est très angoissé pour une jument, Esméralda, qu’elle adore. Sa meilleure amie,  commissaire de police, enquête justement sur les vols de chevaux, ce qui lui permet de la tenir au courant chaque jour de l’avancée. On va, du coup, se demander si le jockey n’a pas quelque chose à voir avec toutes ces manigances….

Merci, Maud, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Sophie Gemin évoque son personnage dans Les Mystères de l'Amour sur TMC !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sophie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver, depuis quelques épisodes, dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». On imagine le plaisir que ce doit être, pour vous, de retrouver régulièrement cette belle bande historique de la télévision ?

Oui ! Avant de la retrouver à intervalles réguliers, j’ai même eu l’impression, la première fois que j’y suis allée, de la retrouver tout court puisque je suivais la série assidûment quand j’étais petite. Bien sûr, maintenant que j’y suis, je commence à créer des liens un peu plus approfondis avec les comédiens. Tout cela est très progressif parce que l’on se voit peu finalement. Les tournages se passent super vite et les moments que l’on a pour faire connaissance à titre personnel sont souvent un peu rares et rapides. Mais je suis toujours super contente de les retrouver, il y a une super équipe, une super ambiance. J’ai été très bien accueillie, comme tous les nouveaux je crois. Donc c’est toujours un plaisir de monter à Paris et de venir tourner.

Avec vos mots, comment caractérisez-vous votre personnage ?

Clémence est l’infirmière qui s’est occupée de Nicolas quand il a eu sa crise cardiaque. Un lien s’est créé entre eux, dans un premier temps pas très charnel, plutôt très affectueux. Je pense que Nicolas s’était retrouvé dans une situation de faiblesse et que quelque chose s’est créé entre eux. Par la suite, les choses vont-elles évoluer ou pas, on verra bien…

Pour l’instant, vous verrez Clémence surtout à l’hôpital, et seulement très très ponctuellement dans un autre décor.

A titre personnel, avez-vous des sources particulières d’inspiration, en complément du scénario et des indications sur le plateau ?

Non, pas spécialement. Je me suis basée sur les descriptions que l’on m’en a faites, sur les textes en eux-mêmes et, bien sûr, sur la direction du réalisateur. Mais pas spécialement sur une personne ou un personnage que j’avais en tête.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur ce programme. Affinez-vous votre méthodologie au fur et à mesure ?

C’est un bon challenge. C’est un peu angoissant, c’est vrai, quand on n’y est pas encore. On se pose plein de questions : comment ça va se passer ? est-ce que je vais me souvenir de mon texte ? est-ce que je vais avoir suffisamment de propositions pour que le réalisateur puisse y trouver son compte, en trois prises ? De toute façon, on n’a pas le choix, il faut s’y mettre et, évidemment, il y a des moments où l’on aimerait refaire, peaufiner. Ce n’est jamais parfait dès le départ et, à chaque fois, on essaie de s’améliorer pour être plus réactif, pour avoir plus de force de proposition, pour faire passer peut-être mieux ce que l’on avait envie de faire passer et qui n’est passé comme on l’aurait aimé.

En général, une semaine avant, je lis plusieurs fois les textes, je me mets en tête le pitch, le contexte. Tous les jours, je les relis un petit peu et, quatre à cinq jours avant, je commence à les apprendre par cœur. Après, ça dépend du nombre de scènes que j’ai à tourner sur place. Si je n’en ai que deux, je peux m’y mettre trois jours avant seulement. Mais je le fais un peu tous les jours, j’en ai besoin, car je n’ai pas leur entrainement. Ils font cela depuis presque trente ans. Même quand je chantais, comme je faisais beaucoup de télés en direct, avec beaucoup de changements, il était impossible d’apprendre tout par cœur, tellement on nous demandait trop de modifications à la dernière minute. Donc j’ai été mal habituée, j’ai eu des prompteurs. Je n’ai pas travaillé ma mémoire, j’ai du boulot à ce niveau-là mais ça commence à bien venir.

C’est une très bonne école, on n’a pas le  temps de s’apitoyer sur soi-même. On ne peut qu’être dans des conditions plus faciles dans d’autres circonstances. Ce n’est pas facile ici mais, en même temps, je pense que ça laisse aussi une place à la spontanéité. A force de travailler une scène, on rentre dans des mécanismes qui, parfois, peuvent être un peu moins naturels. Ici, ça laisse la place à plus de naturel.

Vous avez différentes cordes à votre arc artistique, l’image et la chanson notamment. Considérez-vous ces deux domaines comme autant de métiers différents ?

Je pense que, pour l’instant, comme le côté comédien est encore un peu neuf pour moi, je considère cela comme très différent. J’ai plein de choses à apprendre. Quand j’aurais développé des automatismes, je n’aurais pas forcément le même discours. Certainement, je me dirais que c’est pareil, que, quand on est sur scène et que l’on chante, on joue finalement un rôle aussi, on est en représentation. J’ai joué également la comédie mais sur scène. Actuellement, je trouve que c’est complètement différent. Dans quelques temps, je me dirais que ce n’est peut-être qu’un tiroir à ouvrir, qu’une clé à tourner et que, au final, j’y prends autant de plaisir, j’y ai autant de lâché-prise. Pour l’instant, je suis encore très dans la réflexion, dans la technique.

 

 

En tout cas, que ce soit sur LMA ou sur d’autres projets, j’aimerais continuer en ce sens. Chaque contrat que l’on a est une étape supplémentaire et permet de se sentir légitime. Avant, je me considérais uniquement comme chanteuse et pas du tout légitime à la comédie, même si j’avais fait une école pluridisciplinaire et que j’avais joué dans des comédies musicales. Comme je faisais beaucoup de studio en tant que chanteuse, je me suis mise à faire de la voix off. Le fait d’être à l’aise derrière un micro pour chanter m’a donné une légitimité pour me sentir à l’aise derrière un micro en tant que comédienne en voix off. Ce qui m’a permis de me sentir légitime à être comédienne tout court. Maintenant que j’ai ce pied là-dedans, ça m’aide et ça m’ouvre des portes, à l’intérieur de moi-même, vers, effectivement, d’autres possibilités, d’autres perspectives, auxquelles je ne pensais pas forcément il y a un an.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours artistique ?

De continuer comme je l’ai fait jusqu’à présent. Cela m’a très bien convenu, je suis très contente de mon parcours. Je n’avais pas de prétention extraordinaire mais j’ai plutôt fait des choses sympas. J’ai toujours pris beaucoup de plaisir. J’espère que ça continuera comme cela, sur scène et à l’image.

Merci, Sophie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique, Télévision

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