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television

Pass Ligue 1 : Nicolas Delage évoque la première saison du nouveau programme de Prime Video !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Nicolas,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis le début de saison, vous participez à l’aventure du Pass Ligue 1 sur Prime Video. On imagine sans doute la joie et le plaisir que ce doit être d’en faire partie, dès son commencement ?

Oui, c’est exactement ça. C’est faire partie d’une aventure, ce n’est pas se raccrocher aux wagons quand quelque chose est déjà bien installé, c’est commencer dès le début et ça c’est plutôt excitant. On est tous sur la ligne de départ, ensemble, c’est une sorte d’aventure collective, médiatique et c’est assez rare. C’est un peu comme lancer un magazine…J’ai des amis qui, justement, en lancent un en ce moment dans le milieu du rugby, je ressens la même aventure. A la différence près que, là, ce n’est pas une chaine, on ne se voit pas au quotidien mais ce qui rattrape, ce qui rend encore plus excitante la chose, c’est que l’on est sur un nouveau service. Prime Video est comme un service de streaming, c’est à la demande, ce n’est pas une chaine classique donc ça rend la chose encore plus excitante car on ne sait pas où on va. Là, je parle des membres de la rédaction, on connait notre pré carré, c’est-à-dire travailler sur les matchs, que ce soit en commentaires ou en présentation, on le sait mais, en revanche, tout ce qu’il y a autour, notamment comment parler de notre « chaine »…ce genre de petits détails rabat les cartes, c’est nouveau, il y a cette double nouveauté que je trouve très excitante, c’est le départ d’une aventure médiatique et c’est quelque chose qui est rare, qui va peut-être être la norme dans les années qui viennent mais, pour l’instant, c’est la première fois qu’on lance quelque chose qui est un service à la demande pour les droits d’une discipline importante de France.

Au-delà de la nouveauté, parmi les forces du programme, il y a un dispositif complet, au bord de terrain, avant le match, à la mi-temps mais aussi après la rencontre…

On se rend compte que c’est une vrai force…ce sont les clubs qui nous disent cela, ce sont les supporters parce que, au lieu de prendre l’antenne cinq minutes avant, de faire une mini introduction et de rendre l’antenne rapidement après, c’est un peu comme si on avait un dispositif de gros match sur chaque partie de Ligue 1. Chaque match est complètement décentralisé, on ne duplexe pas avec un studio à Paris, on prend l’antenne sur place, c’est comme si la chaine était délocalisée sur chaque match. On prend l’antenne vingt minutes avant, ce qui laisse le temps de parler du match, de le présenter et également d’avoir régulièrement des interviews en direct sur notre petit pupitre, sur notre plateau sur la pelouse. Surtout, on reste en direct vingt minutes après.

Précédemment, les réactions des joueurs et des entraineurs étaient rassemblées sur la chaine Premium, là, sur chaque flux, sur chaque programme de Ligue 1, si on arrive vingt minutes avant et que l’on repart vingt minutes après, on n’a pas besoin de chercher forcément ailleurs des réactions des coachs et des joueurs. C’est ce qui est intéressant, ce n’est pas juste un robinet pour passer le match, il y a tout l’encadrement, qui est trois étoiles. Ce qui n’était pas le cas avant pour tous les matchs de Ligue 1.

En amont du match, quelle est votre méthodologie de préparation ?

On échange beaucoup au niveau éditorial, on crée un groupe Whatsapp en début de semaine, avec le responsable éditorial, avec le journaliste bord de terrain, avec le présentateur, avec également le commentateur et on échange. Il y a aussi Pierre-Yves Lair, le rédacteur en chef des live, qui est dans la boucle. On échange via ce groupe pour les fameux conducteurs, c’est-à-dire ce qui va se passer précisément, quasiment à la seconde près, sur les vingt minutes de présentation du match. On échange sur les idées, idées qui évoluent évidemment tout au long de la semaine. C’était le cas ces dernières semaines notamment avec tout ce qui se passait au niveau mercato, dès qu’il y avait une info qui tombait, on essayait de voir si on pouvait la mettre dans le conducteur. On échange sur le choix de l’interviewé de chaque équipe pour l’avant-match, on échange éventuellement pour la mi-temps, pour l’après match. On reçoit des éléments également de lancement pour le sujet de présentation du match phare du dimanche soir. On reçoit via ce groupe aussi des éléments sur le grand entretien.

Voilà, c’est ça notre préparation, chacun chez soi. Je suis à Bordeaux, pas à Paris, je n’ai pas l’occasion de passer à la chaine mais je suis loin d’être le seul…On échange beaucoup avec les moyens numériques, je ne dis pas que ce service et cette « chaine » auraient été possibles il y a dix ans mais, maintenant, avec tout le développement des moyens de communication numériques, avec la facilité que l’on a à se voir en Visio ou à échanger via Whatsapp, ça devient facile de préparer comme cela, à distance.

En étant présent au stade, vous pouvez vous-même voir des choses, avant la prise d’antenne, que vous n’auriez pas vues en plateau, voire même avoir de petits échanges en off.

Oui, bien sûr ! C’est évident que le fait d’être sur place, c’est le cas pour tous les sports et tous les évènements, apporte énormément d’informations, pas forcément utilisables ni utilisées sur le moment. Ca renforce le lien également avec les personnes du club, pas forcément que les joueurs, tout l’encadrement du club que l’on croise, ils s’habituent à nous voir et, forcément, ça engendre des relations beaucoup plus simples et sympathiques, moins froides que si on était à Paris, de loin, et que l’on envoyait sur place juste deux personnes. Là, on est quand même un dispositif avec le présentateur, le journaliste bord terrain, le commentateur, le consultant qui, en plus, vient au bord terrain animer l’avant match et revient en après match, il discute en direct à l’antenne, avec le coach, avec les joueurs que l’on choisit, qui ont la gentillesse de venir nous voir, même après une défaite. Le fait d’être sur place est important non pas trop pour les infos mais surtout pour le relationnel.

 

 

Pour vos deux autres interventions, à la mi-temps et en fin de match, le fait de vivre la rencontre à quelques mètres de la pelouse vous permet sans doute une vision différente d’un journaliste en plateau ?

C’est vrai que l’on voit forcément plus de choses quand on est sur place, au ras du terrain, au ras de la pelouse. C’est une évidence et, encore une fois, c’est le cas pour tous les sports, ce n’est pas lié à la Ligue 1 ou au football. C’est peut-être encore plus important dans cette période délicate, avec des mesures Covid qui ne cessent d’évoluer parce que, si on restait loin des personnes, ce serait difficile d’avoir de bonnes relations avec les clubs. Là, le fait d’être présent, même en période de Covid, montre que l’on fait partie du dispositif Ligue 1, ça nous permet de travailler au plus près des joueurs et ça devient indispensable. Je ne vois pas comment, maintenant, avec le recul, on pourrait faire aussi bien en étant loin.

Après ces premiers mois d’antenne, quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir ?

Ce n’est que du positif, au niveau qualitatif, c’est-à-dire qualité de l’image et vingt minutes complètes de présentation, uniquement à partir d’ici. On n’est pas, encore une fois, dans un contexte de présentation depuis Paris, avec un duplex qui se fait de loin. Non, on est là et dès qu’il y a des évènements qui se passent au stade, on les laisse vivre, c’est une chance, c’est le fait d’être sur place qui nous permet cela. Par exemple un tifo qui se dévoile, par exemple un hommage, ou quelque chose aussi qui n’est pas prévu, un joueur qui s’approche du public, ça peut être un échauffement particulier. On essaie de mettre le focus dessus et, en étant sur place, c’est plus simple pour le voir. Maintenant, les retours ne sont que positifs, pour cette raison-là, parce que l’on est sur place.

La qualité d’image est importante, ça marche bien, c’est tout bête, ça parait évident mais non, ça ne l’est pas forcément, dès que l’on se connecte, quel que soit l’écran, ça fonctionne bien, selon les retours que l’on me fait. Ensuite, au-delà de la qualité de l’image, le fait d’être nombreux sur place donne au match une qualité et une dimension un peu supérieures.

Les consultants sont aussi une force, je pense notamment à Giuly, Hilton, Micoud, …Quand ils croisent d’anciens joueurs, il y a évidemment une connivence, une connaissance, une sympathie qui émanent. C’est l’intérêt majeur d’avoir dans notre équipe des consultants qui sont de jeunes retraités. Le mix est bien fait. Il y a une constante, c’est que tous sont bons, dans la mesure où tous ont la volonté d’expliquer des choses en parlant foot, sans trop se disperser. Et puis c’est bonne ambiance, ils sont bon esprit.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur la saison actuelle de Ligue 1 ?

La saison est partie sur les chapeaux de roues au niveau spectacle, le premier 0 à 0 est arrivé très tard. Déjà, ça c’est exceptionnel. On peut se demander si c’est une sorte de mode de fond, dans le championnat de Ligue 1, d’être plus offensif. On peut se demander si c’est parce que l’excitation liée à la venue de Lionel Messi a gagné tout le monde, donnant envie à tous de plus jouer et de marquer, en étant plus heureux en Ligue 1. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut regarder la qualité des matchs et, vraiment, je trouve que l’on a franchi un palier encore depuis la saison dernière. C’est plutôt équilibré sur le nombre de buts marqués mais il n’empêche que, au niveau qualité, ça fait longtemps que l’on n’avait pas quelque chose comme ça, au moins dans le top 5 / top 6, des équipes qui jouaient aussi bien à tous les niveaux. Et encore, on peut pousser à l’extérieur du top 5, avec Lens qui a fait un super début de saison et qui marque un petit peu le pas. Je trouve que, au-delà du nombre de buts qui était vraiment exceptionnel en début de saison, ce qu’il faut remarquer, c’est la qualité globale du jeu, la qualité collective également avec des coachs très efficaces, comme Stephan, comme Haise, qui font vraiment un travail remarquable et qui arrivent à faire jouer très bien leur équipe.

La situation de Bordeaux est compliquée mais ça s’explique, de mon point de vue, assez simplement. C’est l’instabilité qui est à l’origine de tout cela. Depuis le départ de M6, il y a eu deux changements de propriétaires, il y a eu beaucoup de changements de coachs également. Il y a eu, en début de saison, vers la fin du mercato, au mois d’aout, environ deux arrivées par semaine, de joueurs qui n’avaient pas fait la préparation estivale donc qui venaient se greffer sur un collectif qui, lui-même, était fragile. Avec un coach qui n’avait pas eu l’équipe pendant longtemps et qui faisait un petit peu au doigt mouillé. De match en match, les compositions étaient différentes. Alors, je n’ai rien à dire sur les qualités de coaching de Petkovic, en revanche il n’a pas été servi par les évènements. De façon générale, depuis trois ans, cette instabilité se paie. Espérons, pour les bordelais, qu’elle ne va pas se payer jusqu’à descendre en Ligue 2 mais c’est le seul mot que j’ai en tête pour expliquer cela. Car, individuellement, il y a de bons joueurs. Alors, oui, il y a peut-être eu des joueurs qui n’étaient pas en forme ou qui faisaient des mauvais matchs. Mais, collectivement, cette instabilité fait que c’est devenu dramatique au niveau collectif…Espérons pour eux qu’ils arrivent à travailler ce collectif avec le nouveau coach, David Guion, qui vient d’arriver. C’est un sacré challenge parce que l’on est quand même fin février….

Exception faite des incidents connus, le retour du public dans les stades aide aussi sans doute à cette effervescence…

Oui, oui, complètement. Tout le monde attendait ce retour mais dans ce tout le monde, il n’y a pas que les supporters, il y a aussi les joueurs. Parce que ça galvanise, tout le monde le dit. Les joueurs professionnels préfèrent évidemment jouer devant un public, ça peut les porter, ça les motive, que ce soit à domicile ou à l’extérieur. Certains joueurs sont même encore plus performants quand le public est contre eux. Un garçon comme Neymar, ça ne le dérange pas trop d’être sifflé pour continuer de jouer et de tenter. Donc, oui, le retour du public donne peut-être une envie encore plus offensive et spectaculaire à la majorité des joueurs de Ligue 1.

Que peut-on du coup vous souhaiter pour la suite de cette aventure du Pass Ligue 1 ?

C’est de continuer, c’est de faire le même travail, c’est de continuer de montrer également ce qui se passe vraiment sur le terrain, de 20 minutes avant le coup d’envoi jusqu’à 20 minutes après. Parce que cette promesse de rajouter quasiment une mi-temps au match permet de donner la priorité à ce qui se passe en direct. Donc on est encore plus immersif dans l’approche, pour la personne connectée. Cette approche immersive est très importante, ça passe par de petites images, ça passe par des moments d’échauffement captés, ça passe par des sons également. En tout cas, ça passe par la proximité. Donc, ce qu’il faut nous souhaiter, c’est uniquement que ça continue comme cela. Après, place au spectacle…Ce sont les footballeurs, les clubs de Ligue 1 qui font le spectacle…

En parallèle, parmi vos autres « casquettes », quels sont vos projets et actualités en ce moment ?

Mon actualité est plutôt diverse depuis plusieurs années maintenant, j’ai la casquette de présentateur pour Prime Video, j’ai la casquette de commentateur pour Sud Radio, notamment pour le rugby. Le commentaire est quelque chose que j’ai fait pendant 15 ans à Eurosport avec pas mal de collègues qui sont actuellement à Prime Video, comme Frédéric Verdier, Christophe Pleynet, Christophe Bureau. Je suis vraiment un commentateur pur et dur à la base, même si l’école Eurosport fait que l’on est capable de couvrir également le poste de présentateur à force de traiter les évènements en direct. J’ai d’autres casquettes, je suis réalisateur également, je produis une série sur le rugby amateur pour France 3, j’ai réalisé mon premier 52 minutes en politique il y a un an, je manie aussi la caméra et le montage. Voilà, c’est en cela que j’ai plusieurs casquettes, je ne suis pas « simple » commentateur ou présentateur.

Merci, Nicolas, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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RMC Sport : Jérôme Sillon évoque ses commentaires de rencontres de Premier League et de coupes d'Europe !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jérôme,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On vous retrouve actuellement sur les antennes de RMC Sport, principalement aux commentaires de la Premier League et de la Ligue des Champions. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de sillonner les routes pour retrouver les stades et, à distance, les téléspectateurs ?

Oui, c’est un rêve de gosse, un rêve d’enfant que j’ai réalisé en faisant ce métier-là. J’ai commencé par la radio, le reportage, après j’ai même eu une caméra dans les mains, maintenant je commente à la télé. En fait, quand j’ai rencontré Stéphane Guy lors de la première saison de SFR Sport, en 2016, sur un stade anglais, alors qu’il commentait pour Canal+ Afrique, il m’a dit « Jérôme, profites de la Premier League, il n’y a rien de mieux que le championnat anglais ». Je peux confirmer, c’est un bonheur incroyable d’aller commenter les matchs en Angleterre. On sent que le foot est beaucoup plus puissant qu’en France en fait, les gens ont un rapport avec leur club qui est beaucoup plus charnel, beaucoup plus ancré. Ce sont des choses que l’on peut retrouver à Marseille, Saint-Etienne ou Lens par exemple mais là-bas, ça fait vraiment partie de leur quotidien, ça les anime et on sent que tout le monde est passionné par ce sport. Quand on va au stade en Angleterre, on est porté par cette énergie, pour ce souffle.

Donc, oui, c’est un bonheur tous les week-ends. En plus, cerise sur le gâteau, on a récupéré la Ligue des Champions deux ans plus tard et c’est quand même LA meilleure compétition de clubs au monde, avec les plus beaux matchs. La saison 2018/2019 a été juste rocambolesque, presque irréelle, par les retournements de situation de Tottenham, de Liverpool, par l’épopée de l’Ajax. C’est un privilège et une chance énorme.

Cela faisant partie de l’identité de RMC, vous êtes entouré de consultants de renom, pour certains qui ont arrêté leur carrière il y a peu et qui sont encore au cœur des réseaux.

Surtout Jérôme Rothen, qui on va dire est le consultant phare de la radio. Il est le plus jeune de tous nos consultants et il a encore, effectivement, ses entrées dans les clubs par lesquels il est passé, et pas que. C’est sûr que commenter avec ces gens-là est, là aussi, une grande chance. Après, la méthode n’est pas la même selon que l’on commente en radio ou en télé. Chez nous, en radio, le consultant n’est pas au stade, contrairement à la télé. Ça change pas mal de choses mais c’est une plus-value incroyable… de toute façon, c’est l’ADN de RMC et de RMC Sport, on met en valeur les consultants. On est les premiers à avoir donné des émissions de radio à des consultants. Donc, oui, ils ont une importance chez nous qui est prépondérante.

 

 

En amont d’une rencontre, quelle est votre méthodologie de préparation ?

La première chose à faire, de toute façon, est d’avoir une veille générale. C’est-à-dire, quand on est fan de foot, on s’intéresse à tous les clubs. Bon, plus particulièrement, mon pain quotidien est la Premier League on va dire mais, avec la Ligue des Champions et l’Europa League, je ne peux pas me permettre de ne regarder que les clubs anglais. Je vais commenter Psg v Real, évidemment il faut que je suive, même si ce n’est pas très compliqué, il faut que je suive l’actualité du Real de Madrid. Par exemple, quand j’ai su que j’allais commenter Real Sociedad v Monaco, j’ai commencé à me renseigner, à regarder des matchs, des images, des résumés.

Tous les matins, je fais une revue de presse française et anglaise. Là, je sais que je vais commenter le Real mais aussi l’Atlético contre United donc, tous les matins, j’ouvre Marca et As, les deux journaux sportifs madrilènes de référence. Si ça avait été le match entre l’Inter et Liverpool, j’aurais jeté un coup d’œil un peu plus précis à la Gazzetta, au Corriere. Après la presse, il y a aussi le suivi des comptes Twitter officiels des clubs mais aussi ce qui nous aide beaucoup, ce sont les comptes Twitter des fans. C’est quelque chose de méconnu mais c’est une source incroyable d’informations. Ils sont souvent tenus par des dingos de leur club, par des fans absolus. Je vous invite par exemple à regarder le compte de Manchester United France, tenu par un supporter français des Red Devils. Il suit l’actualité comme moi-même je n’ai même pas le temps de le faire. Il va être en veille internet de tous les articles qui parlent de son club et il va les traduire après en français, sortir les meilleures citations, sortir les infos mercato en ce moment par exemple. Ça demande évidemment vérification mais c’est une première approche qui est, pour nous, très riche en fait. C’est super !

Quand on s’approche vraiment, à quelques jours du match, en Premier League, on a ce que l’on appelle des « Stats pack », qui nous sont fournis en tant que détenteurs des droits télé. On a accès à une base de statistiques pour chaque rencontre, qui fait entre trente quarante pages. C’est quelque chose de monstrueux ! Ça va dans le détail, c’est une compilation de statistiques et d’anecdotes qui retrace le parcours des joueurs, des entraineurs, des équipes, leur forme du moment. C’est d’une exhaustivité incroyable et l’UEFA fait un peu la même chose, mais en moins poussé, ce qui nous aide beaucoup également à préparer les rencontres. Après, plus on s’approche du match, plus on se plonge évidemment dans la presse et dans ces données, sans oublier les coups de fil à nos correspondants. Parfois, si on a des contacts parmi les joueurs impliqués, évidemment on leur passe un petit coup de fil, soit à eux, soit à leur agent, soit à leurs proches.

Au stade, avant l’antenne, avez-vous l’occasion d’échanger aussi avec des journalistes locaux ?

Ça arrive, on se connait, évidemment, surtout quand on va en Angleterre, où on croise toujours les mêmes journalistes. Ce qui est toujours intéressant aussi, c’est de discuter avec des supporters que l’on va croiser dans l’avion ou dans l’Eurostar. Ou de discuter avec le chauffeur de taxi. En Angleterre, un chauffeur de taxi est forcément supporter d’un club donc son avis peut être intéressant. Récemment, on est allés commenter City v Chelsea, avec Sébastien Piocelle. Le chauffeur de taxi était supporter de United donc c’est toujours intéressant d’avoir le contre-pied quelque part à ce niveau-là. Donc les sources d’informations sont multiples, ça peut être même le réceptionniste de l’hôtel.

Evidemment, le jour du match, on est imprégnés de tout ça, à l’approche du stade, on voit les supporters, on peut discuter avec certains d’entre eux. Quand je me ballade avec Manu Petit et que l’on débarque dans un stade anglais, il y a une nuée de supporters qui viennent discuter avec lui. L’change se crée naturellement.

Pendant la rencontre, on imagine aussi que vous êtes amené à adapter votre commentaire en fonction de ce que qui se passe sur le terrain et de l’ambiance, au sens large du terme ?

De toute façon, le commentaire, télé ou radio, est une musique. C’est d’autant plus vrai à la télé. Parce que, à la radio, le supporter qui nous écoute n’a pas la télé et il doit se concentrer encore plus parce qu’il n’a pas l’image. Donc il va nous écouter très attentivement et on va devoir être beaucoup dans le descriptif. A la télé, le fan de foot a l’image comme support, on est là quelque part pour l’accompagner, on va lui délivrer une petite musique. Il a l’habitude de nos voix maintenant. Après, c’est la qualité du match qui va faire l’intensité de ton propos et de tes commentaires. Donc c’est bien, de toute façon, d’alterner les phases d’enthousiasme, d’envolée et puis les phases un peu plus calmes. On ne peut pas être pendant 90 minutes comme un dingue, je pense que ça serait lassant pour le téléspectateur et une rencontre est faite de hauts et de bas, de temps forts, de temps faibles.

Après, on en revient à cette Ligue des Champions 2018/2019, il y a des matchs qui sortent de l’ordinaire. J’ai commenté le ¼ de finale retour City vs Tottenham, il y avait deux partout après quinze minutes de jeu, ça se finit à 4 à 3, ça a failli faire 5 à 3 mais le but d’Aguero est refusé à la fin à cause d’une position de hors-jeu. On est à Amsterdam avec Eric Di Méco, il y a 2 à 0 pour l’Ajax à la mi-temps, ils gagnent 1 à 0 à l’aller à Tottenham, on pense qu’ils vont se qualifier tranquillement, ils en prennent trois dans le dernier quart d’heure, avec un triplé totalement improbable de Lucas. Là, si vous voulez, tu ne t’appartiens plus, tu es tellement enthousiaste et tellement pris par l’ambiance, par le scénario, que tu emmènes tout le monde avec toi et le téléspectateur, je pense, est fou, il devient dingue. Donc c’est vraiment la qualité du match qui va aussi influer la force du propos et son intensité.

Je fais un distinguo entre les matchs commentés au stade, qui sont un privilège, qui sont ceux durant lesquels tu vas t’enthousiasmer le plus, c’est évident parce que tu es dans l’ambiance, tu es avec les supporters, il se passe quelque chose. Alors que, en cabine à Paris, tu es quelque part détaché de tout cela, le lien émotionnel est beaucoup moins présent en fait. C’est souvent une frustration quand tu commentes des matchs fous en cabine. J’en parlais avec Stéphane Guy qui commente chez nous la Ligue des Champions avec moi cette saison, il a commenté Chelsea vs Liverpool le 2 janvier en cabine, il était tellement frustré de ne pas être en cabine et ça se comprend. Après, les restrictions sanitaires étaient ce qu’elles étaient, maintenant on peut retourner en Angleterre, c’est quand même beaucoup plus simple.

C’est pour cela qu’un commentaire au stade est irremplaçable, par l’investissement et l’émotion que tu vas ressentir.

 

 

En Ligue des Champions, vous évoquiez le fait de commenter des clubs français. Il n’est pas rare, je pense à Jérôme Rothen les saisons précédentes, que le consultant soit encore fervent supporter du club concerné. Commenter un club français sur un média français est-il si évident que cela ?

Je ne sais pas si vous avez lu l’interview de Thomas Villechaize lorsqu’il parlait de ses commentaires des matchs de l’équipe de France de handball sur beIN, il dit que l’on ne peut lui demander d’être objectif sur l’équipe de France. Je ne suis pas complètement d’accord avec lui. Quand je commente un club français ou l’équipe de France, je suis toujours objectif. Pour moi, il y a une différence entre neutralité et objectivité. Tu commentes l’équipe de France, comme je l’ai fait à l’époque sur RMC, tu commentes un club français en coupe d’Europe, tu ne peux pas être neutre, ce n’est pas possible. Tu es forcément un parti-pris. Je supporte tous les clubs français en coupe d’Europe. Mais en tant que journaliste sportif français, je vais commenter l’OM de la même manière que je vais commenter le PSG. Je vais commenter Lyon de la même manière que je vais commenter Monaco ou Rennes. Je vais m’emballer pour le club français parce que je les supporte en coupe d’Europe. Donc je ne suis pas neutre, je vais encourager le club français, je vais commenter dans cette optique-là.

En revanche, je suis, en tout cas j’essaie, d’être toujours objectif. C’est-à-dire que quand Paris est mauvais, et en Ligue des Champions cette saison ça a quand même souvent été le cas, on le dit. Quand Paris est excellent et nous fait vibrer, évidemment qu’on les accompagne. Je pense que ce que voulait dire Thomas, c’est que l’on ne peut pas ne pas être supporter de l’équipe de France ou d’un club français. En revanche, et il l’a très bien fait lors de la demi-finale récemment, il fallait dire que les gardiens sont passés à côté de leur match. C’est ça être objectif, par contre, oui, on est supporters de l’équipe de France et des clubs français.

Vous évoquiez la ferveur des stades anglais. Certains d’entre eux vous marquent-ils plus encore que d’autres en ce sens ?

Je pense, aujourd’hui en Angleterre, que l’ambiance la plus dingue est à Anfield, avec Liverpool. Déjà, il y a une chose, c’est le « You’ll never walk alone » qui, que l’on soit supporter de Liverpool ou pas, vous dresse le poil, c’est obligé. J’en ai la chair de poule à chaque fois que je suis au stade et que je les entends chanter. C’est encore plus vrai quand c’est un choc contre un Big 6. Peut-être même plus encore quand ils affrontent Manchester City car, aujourd’hui, la rivalité en Angleterre se fait avec ce club-là…et avec Chelsea. J’ai commenté Liverpool vs Chelsea au stade en début de saison, c’était le premier match que l’on faisait au stade depuis le début de la pandémie, après un an et demi d’attente, j’étais avec Manu Petit, c’était un volcan, c’était incroyable de ressentir cette puissance. A la fin de la première période, il y a un carton rouge pour une main sur la ligne de but puis le pénalty de Mohamed Salah, Manu Petit dit « le stade a tremblé, le stade a tremblé ». Effectivement, le stade avait tremblé, c’était fou. Anfield a cette capacité, je pense, à sublimer les Reds. On l’a vu contre Barcelone en Ligue des Champions, il y a ce supplément d’âme dans ce stade.

J’aimais beaucoup l’ancien White Hart Lane, qui était un peu vétuste mais qui avait son histoire, on voyait encore les murs en brique, les tourniquets riquiqui parmi lesquels il fallait se faufiler pour pouvoir passer. Il y avait une ambiance superbe, notamment lors de sa dernière saison.

En Europe, évidemment il y a Dortmund, le Westfalenstadion. J’aime beaucoup le Juventus Stadium, qui a une acoustique très très forte. Vicente Calderon était quelque chose aussi, on ne retrouve pas encore cela au Wanda Metropolitano à Madrid. Evidemment, il y a les stades grecs et les stades turcs, on passe encore un cap dans la folie. Je n’ai encore jamais eu la possibilité de commenter un club français dans un stade turc, je l’ai fait en Grèce déjà, où c’était déjà très fort mais un de mes rêves serait de commenter à Galatasaray, à Besiktas ou au Fenerbahce contre un club français. Il parait que c’est une expérience complètement dingue.

En conclusion, sportivement parlant, quel regard portez-vous sur cette première partie de saison, en Premier League ?

On espérait avoir une lutte à trois pour le titre entre Manchester City, Chelsea et Liverpool, c’était bien parti pour. On se rend compte que City a encore quelque chose en plus. Liverpool a un tout petit espoir de revenir, pour cela il faudra gagner un match en retard, permettant de revenir à six points. Après, il y a encore un City vs Liverpool au mois d’avril. Il n’y aurait alors, en cas de victoire, plus que trois points à récupérer d’ici là pour espérer peut-être les devancer. Donc c’est encore jouable pour Liverpool. Pour Chelsea par contre, c’est fini depuis qu’ils ont perdu à l’Etihad Stadium au mois de janvier. Donc c’est une saison que l’on espérait encore plus à suspense, encore plus passionnante, c’est la petite frustration. Mais bon, on n’est qu’au mois de janvier, il peut encore se passer des choses.

Pour la première fois, en 2021, City a dépassé United en termes de revenus commerciaux, ce qui veut dire quelque chose du basculement qui est en train de s’opérer là-bas. En fait, on ne se rend pas compte de la place qu’a prise City en Angleterre, ils sont quand même partis pour un quatrième titre en cinq ans, dans le championnat le plus compétitif et le plus concurrentiel au monde. C’est une performance qui est dingue. Donc, vraiment, ce club-là est en train de devenir le numéro un en Angleterre, à eux de passer le cap en Ligue des Champions. On pensait que ce serait peut-être le cas face à Chelsea l’an dernier, mais non. Peut-être cette année ?

Pour le reste, Liverpool est fidèle à lui-même, proposant un jeu toujours génial à regarder avec Jurgen Klopp. Chelsea est évidemment une déception, on pensait tous que Lukaku serait la pièce manquante, le dernier morceau du puzzle qui permettrait de faire de Chelsea aussi un candidat au titre. Mais ça n’a pas été le cas, pour plusieurs raisons. Déception évidemment encore plus grande pour Manchester United, tu vas chercher Varane, Ronaldo, Sancho, pour moi c’est le plus grand flop de cette saison de Premier League en termes de recrutement. Ce club est le plus titré de l’histoire de Premier League mais là ils sont simplement en train de lutter pour une place en Ligue des Champions. J’aime beaucoup le renouveau d’Arsenal, c’est fait à marche forcée, Arteta ne se fait pas beaucoup d’amis mais ça fonctionne. Tottenham a fait le casse du siècle en attirant Conte. Donc c’est toujours aussi passionnant. Ce qui est génial en Angleterre, c’est que, dans un Big 6, dès qu’ils s’affrontent, il y a tellement d’histoire, on ne sait jamais qui va gagner, c’est merveilleux.

Merci, Jérôme, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Pass Ligue 1 : Julien Ielsch évoque les premiers mois d'antenne sur Prime Video !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julien,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis le début de saison de Ligue 1, on peut vous retrouver sur le Pass Ligue 1 de Prime Video. A titre plus personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette nouvelle aventure, dès sa naissance en plus ?

Ça fait bizarre, déjà parce que, clairement, on m’appelle pour me proposer de rejoindre cette aventure-là. Il y avait énormément de confrères qui avaient candidaté, qui avaient postulé. Finalement, pas grand monde ne me connaissait, quand je vois la liste des commentateurs, des présentateurs, des journalistes bord terrain et que je me vois dans cette liste, je me dis que c’est limite une anomalie. Mais, vraiment, honnêtement. Ce ne sont que des personnes hyper compétentes, qui ont une solide expérience de terrain, de premium dans différentes chaines, sur Canal, à beIN, dans l’éphémère aventure de Téléfoot la chaine. Me retrouver au milieu d’eux me fait bizarre. Au début, je n’y crois absolument pas, je me dis que c’est une blague mais, en même temps, il y a une énorme fierté d’être avec ces personnes-là et l’envie de prouver que je suis à ma place. C’est peut-être le challenge le plus excitant et le plus important. Les places sont tellement chères que, quand on a cette opportunité-là, au-delà du plaisir que l’on prend, qui est absolument immense tous les week-ends, il faut aussi avoir conscience de la chance que l’on a et de la quantité de travail qu’il faut fournir. J’arrive avec énormément d’humilité et je bosse, je bosse, je bosse pour prouver que ceux qui m’ont fait confiance ont raison. Il est important aussi que mes collègues soient contents de travailler avec moi car je bosse bien et que les abonnés n’aient pas trop de remarques à faire à l’issue du match.

Au-delà d’une nouvelle aventure, c’est aussi un nouveau support, dans un format différent de celui que l’on avait l’habitude de connaitre….

C’est nouveau pour tout le monde, sauf pour moi. Parce que mon expérience a été faite de web, de web, de web et de linéaire. J’avais lancé une web radio il y a bientôt douze ans pour suivre le national, on commentait les matchs sur site, à la demande, avec donc juste une fenêtre. On arrivait dix minutes voire, sur les gros matchs, quinze à vingt minutes avant le coup d’envoi et on repartait dix à vingt minutes après le coup de sifflet final. Sur certaines saisons, au Paris FC, on avait même les entraineurs qui venaient à notre micro en tribune de presse. Donc ce n’est pas un format de diffusion qui m’est inconnu.

J’ai travaillé longuement également, et je travaille encore un petit peu, pour une plateforme de la FFF. C’est exactement le même principe de fenêtrage, on vient voir son match, on déguste ce petit bonbon et on part. Au total, j’ai donc dix ans d’expérience avec ce format de diffusion. La seule chose qui change est que l’on était sur de la télé qui n’est pas de la télé. Au final, quand on fait de la web radio, on adapte forcément la production pour du web. Mais on faisait de la télé quand même.

C’est une manière de consommer qui, certes, est différente pour un droit majeur, manière que l’on a pu expérimenter avec Roland-Garros mais, en même temps, elle correspond complètement aux usages d’aujourd’hui. On habitue le public à juste venir voir le match et à repartir, avec un avant et un après match éditorialement très forts. On ajoute aussi des contenus typiques de chaines télé, avec du sujet via des formats montés. « Dimanche Soir Football » est aussi une très belle illustration de faire un format type linéaire mais sur une plateforme en fenêtrage. Pour du sport, on ne l’avait pas encore fait en France. En tout cas, ce n’était pas matérialisé d’une manière aussi forte. Mais l’usage pour le public était finalement déjà un peu présent, avec notamment les canaux additionnels des chaines sportives ou encore avec Netflix par exemple. Là, avec Prime, on l’ancre de manière très forte et très concrète dans les usages de tous les fans de foot en France.

Prime Video diffuse huit des dix affiches de chaque journée, avec quatre rencontres en parallèle le dimanche après-midi. Vous commentez principalement l’un de ces quatre matchs, au stade…

Effectivement ! J’ai fait beaucoup la Bretagne et l’Alsace d’ailleurs, je suis habitué, je connais tous les horaires des trains SNCF par cœurJ. Je suis sur le dimanche 15h et j’ai déjà fait douze des vingt clubs de Ligue 1 cette saison. Ce qui est quand même un bon petit total. Beaucoup dans le bas du classement, quelques-uns aussi du haut du tableau, en prenant le classement à date. Je crois que La Meinau est le stade que j’ai le plus fait. J’ai souvent fait Lorient, Brest, je suis allé à Clermont, à Bordeaux, à Angers ou encore à Troyes. Je découvre certains stades, comme récemment Raymond Kopa et j’en retrouve d’autres que j’avais couverts pour d’autres catégories, ça fait vraiment bizarre. Par exemple, j’avais fait le stade de l’Aube en Ligue 2, là je le fais pour la Ligue 1, c’est le même stade mais ce n’est pas pareil, ce n’est pas le même match. Donc il y a un énorme plaisir de faire tous ces stades. C’est aussi hyper important, à titre personnel, de retrouver le stade parce que, ces dernières années, je commentais essentiellement en cabine. Le commentaire n’y est pas pareil que sur site. Quand on a passé autant d’années comme moi à faire du site en National, en CFA, en CFA2 puis en Ligue 2, on retrouve aussi ses habitudes au stade.

La cabine change même la vision du match, on n’a pas les mêmes habitudes, ni les mêmes automatismes. Au stade, on n’est pas dépendant à 100% de ce que le réalisateur nous propose. Il y a un plus grand travail commun avec l’équipe technique, c’est beaucoup plus agréable, plus confortable et je pense que, pour l’abonné aussi, il y a une vraie différence. Je trouve que l’on apporte plus en étant au stade, on y est plus naturel.

Plus généralement, en amont de l’antenne, quelle est votre méthodologie de préparation ?

Tous les lundis après-midi, je fais des fiches bristol A5, je reprends absolument tous les matchs qui se sont joués dans le week-end en Ligue 1. Je fais une fiche à chaque journée avec tous les buteurs, tous les passeurs, je note systématiquement comment le but a été marqué, sur quelle phase de jeu, à quel endroit la frappe a été faite, si c’est du pied droit, du pied gauche, de la tête, de la poitrine,…S’il y a un pénalty, qui l’a obtenu et qui l’a concédé. S’il est marqué, raté, à quel endroit il est frappé, quelle zone est choisie par le gardien. S’il y a carton rouge, qui l’a pris et à quelle minute, pour quel motif, avec quel arbitre. S’il y a des buts refusés, des poteaux…Voilà, tous ces éléments statistiques sont notés et je me fais un bilan. Ce qui me prend une heure et demie. C’est ma routine, la préparation de la semaine commence systématiquement par le bilan de la journée précédente.

De cela, je prends mes fichiers, un fichier par club et je remplis les statistiques de chacun. Le temps de tout rentrer dans les tableurs, là aussi cela me prend une bonne heure. Ce sont des datas de contexte, assez générales, avec les buts par quart d’heure, les incidences, les séries,…Après, au fur et à mesure, dans la semaine, je fais un travail de vidéo, à revoir le dernier match de l’équipe. Quand c’est un club que j’ai commenté récemment, c’est plus simple. Il faut savoir que tous les dimanches, une fois rentré, je ne me couche pas avant une ou deux heures du matin, je me refais le match que j’ai commenté et je fais dans les grandes largeurs les autres matchs du jour diffusés par Prime. Je fais donc tous le contenu antenne du Pass Ligue 1 pour voir comment on a tous bossés sur les différents stades, comment on a amené tel élément, comment on a pu observer telle ou telle équipe. C’est bien aussi de voir, pour les clubs que l’on a faits le week-end précédent, comment les collègues les ont traités après.

Ce travail vidéo est d’autant plus long sur des équipes que je n’ai pas ou peu commentées, ou quand de nombreux joueurs sont absents soit parce qu’ils sont par exemple à la CAN ou blessés. Une fois ce travail fini, je me lance des pistes de réflexion pour aller rechercher des statistiques un peu plus poussées, qui ne me serviront peut-être absolument pas. J’accorde énormément d’importance à la data, je n’ai pas joué en club comme la plupart de mes collègues donc je n’ai pas ce ressenti terrain aussi poussé. Mais j’ai l’œil d’arbitre et j’ai aussi une culture statistique assez poussée qui fait que j’ai besoin d’avoir énormément de chiffres et de données pour pouvoir me mettre en relation avec certains types d’actions ou certains comportements de joueurs. Je vais aller chercher des petits bonbons sur des aspects collectifs, essentiellement en fin de journée le mardi et le mercredi.

Pour ensuite passer au détail des joueurs. Je les reprends un par un, sur chaque club. Je repasse facilement quarante-cinq à cinquante joueurs, je refais en détails chaque fiche individuelle avec l’âge, le parcours en clubs, les prêts éventuels,…Je pousse tous ces détails, j’ajoute les stats de la saison précédente ainsi que quelques anecdotes sur son parcours. Sans oublier celles de la saison en cours, dont le nombre de matchs joués, le nombre de titularisations, les séries, le dernier but inscrit, le dernier carton récolté, le dernier pénalty frappé. Récemment, à Angers, Thomas Mangani marque deux pénaltys, j’avais ses statistiques, je savais qu’il avait marqué ses quinze derniers. J’ai pu montrer qu’il était hyper important pour cet exercice. Il a frappé les deux au même endroit et j’avais l’info qu’il tirait toujours de la même façon…Il est donc important que ce travail de préparation que j’évoquais soit fait. Il est colossal mais nécessaire. A l’antenne, par contre, il est nécessaire de hiérarchiser les informations. D’ailleurs, coup de chance, on avait, à Angers, des images de pénaltys de Mangani en stock, on a pu faire un petit focus à la mi-temps.

Au stade, en amont de l’antenne, en profitez-vous pour des échanges en off avec des journalistes locaux ou des membres des deux clubs ?

J’essaie au maximum, quand je les connais, d’échanger avec les journalistes locaux en veille de match. Ils sont au quotidien dans le club, ce sont eux qui connaissant le club, les joueurs, les entraineurs. Après, c’est ma première saison de Ligue 1, j’avais simplement fait la demi-saison de Canal mais en cabine. Forcément, contrairement à d’autres, je n’ai pas autant d’expérience premium donc de relations premium. Pour avoir les contacts avec les clubs, c’est un peu plus compliqué. Pour ceux passés par le National ou la Ligue 2 ces dernières années, ou pour les joueurs que j’ai pu connaitre dans des clubs franciliens, c’est naturellement beaucoup plus simple. Là, effectivement, je peux être amené à leur passer un petit coup de fil. Je fais aussi des revues de presse locale assez importantes en amont, notamment le matin du match, où c’est obligatoire.

Au stade, c’est aussi un travail d’équipe, je suis accompagné d’un journaliste bord terrain, d’un journaliste chef d’édition et d’un consultant. Chacun a un peu ses petites relations qui nous permettent de remonter une information. Le consultant connait peut-être même encore, dans certains clubs, l’entraineur, le staff, l’intendant. On fait tous notre petit mélange, pendant la préparation collective de la semaine ou au stade. On a, à chaque fois, notre groupe Whatsapp, où on établit notre conducteur, les pistes de ce que l’on va voir en avant-match, on évoque les infographies et les stats. Chacun apporte son petit truc dans la préparation collective de l’antenne, c’est hyper intéressant. Le travail éditorial est tellement fort dans la semaine que, quelques soient ses entrées dans les clubs, on arrive à avoir les informations clés.

Pendant le commentaire, vous adaptez-vous bien sûr à ce qui se passe sur le terrain, au rythme, à l’ambiance mais aussi à l’endroit du terrain où se déroule l’action ?

Les trente derniers mètres sont incontournables ! On ne s’efface jamais dans les trente derniers mètres, c’est quand même l’endroit le plus important. Dans les soixante-dix autres mètres, je m’efface facilement et c’est même très bien si on n’est pas forcément bavards. Mais les trente derniers mètres sont clés, que l’on soit au Maracana ou à Charléty, on commente, on suit l’action, on est présent parce que l’on nous attend là.

Quand on évoque le terme d’ambiance, on pense à des chants de supporters, à des cris, à un fumigène, on pense à un évènement qui fait du bruit et qui vient accompagner le jeu. Mais l’ambiance peut aussi être un super silence…que l’on ne valorise pas toujours. Il faut aussi que le stade, qui est l’épicentre de notre évènement, puisse vivre en dehors de nous. Je n’ai aucun mal à m’effacer en fonction d’un bruit énormissime, comme à La Meinau, où l’on a l’une des plus belles ambiances de Ligue 1. Sur des stades plus calmes, ce n’est pas grave, je vais passer de la même manière, je vais laisser le jeu respirer, le stade vivre. Mais, sur certains buts, c’est arrivé à La Meinau, je crois face à Saint-Etienne, le ballon était à peine rentré que je me suis effacé. J’ai fait signe à mon consultant, Edouard Cissé, pour qu’il ne dise rien non plus, j’ai fermé les micros, on a retiré les casques, on s’est regardés, l’ambiance était encore au-dessus sans les casques, on les a remis, on a attendu que toute la célébration passe, que le « Merci » - « De rien » du speaker passe. Sur les buts des équipes recevantes, il y a toujours un petit creux, c’est presque le meilleur moment : le speaker fait son annonce, le public reprend le nom du buteur et, là, ça tombe pendant une à deux secondes, avant que ça ne reparte avec un tambour, un chant, un cri. Ce petit sas de décompression est, je crois, le meilleur moment. C’est après ce moment que l’on reprend le commentaire. On laisse le jeu vivre, on laisse les joueurs vivre, on laisse l’ambiance vivre, on laisse le stade vivre et, si on peut se permettre de s’effacer complètement, c’est parfait. Je trouve que c’est important, dans ces instants-là, de laisser place à l’ambiance. Je ne le dirais jamais assez, une ambiance est un privilège, il faut donc la laisser vivre.

Vos différentes casquettes, notamment celle d’arbitre, vous aident aussi sans doute à l’antenne, pour mieux comprendre ce qui se passe…

Ça m’aide à me mettre en retrait parce que je vais davantage regarder, par séquence, le corps arbitral, pas uniquement le central mais aussi les assistants. Par exemple, sur une action en profondeur, je vais avoir le réflexe de regarder le départ du ballon, l’arbitre assistant puis le joueur à la réception. Maintenant, il me suffit d’un simple coup d’œil sur l’assistant pour savoir s’il va sanctionner une infraction de hors-jeu. Le petit pas de côté de l’arbitre assistant ou le petit arrêt, le bras baissé, le changement de bras pour le drapeau…je sais qu’il va signaler ou pas le hors-jeu et donc, en fonction, je sais si je vais commenter l’action de manière plus intense ou non. Il faut avoir ce petit temps de recul et d’adaptation par rapport au jeu, même d’anticipation. Je ne vais pas aller perdre de l’énergie ou m’enflammer sur un potentiel face à face avec le gardien si je vois que le joueur est hors-jeu de cinquante centimètres ou que je vois que l’arbitre a déjà fait signe qu’il allait lever le drapeau. Par contre, les actions où il y a un petit doute et où ça va au bout, on le sait, on la suit normalement. Donc, oui, ces petits détails me permettent un certain recul sur le commentaire.

Mais, autrement, ça reste du commentaire classique, en fonction des faits de jeu et des situations…ma casquette d’arbitre ne va pas forcément m’aider sur une passe ratée. Ma casquette d’arbitre va aussi m’aider, par exemple, sur une situation de carton jaune/carton rouge. Ça va m’aider sur une potentielle infraction de main dans la surface ou en dehors.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur les six premiers mois du championnat ?

Incroyables ! Passionnants ! La plupart des équipes ont changé de paradigme, en voulant proposer un football peut-être un peu plus offensif et chatoyant, un peu plus spectaculaire. Cette saison est très plaisante. Pour nous, arriver sur un championnat de Ligue 1 qui change de paradigme, qui a une notion de spectacle offensif avant tout, c’est le jackpot. On se régale tous les week-ends. Même des matchs pour le maintien nous offrent des configurations de jeu qui sont beaucoup plus ouvertes que celles que l’on avait pu avoir lors des précédentes saisons. Collectivement, on a une Ligue 1 qui s’est renforcée, qui a décidé d’aller de l’avant dans le jeu, chose que l’on louait beaucoup dans les autres grands championnats européens. La Lige 1 se rapproche, en intensité, de ce que ces championnats-là proposent. Tant mieux car ce sont des championnats valorisés par le grand public pour la qualité de leur spectacle. C’est très bien, continuons dans ce sens-là, continuons à avoir de gros suspenses, à tous les niveaux. A part deux ou trois clubs qui sont dans le ventre mou, tous ont des choses à jouer.

Finalement, en Ligue 1, il n’y a aucun entraineur qui refuse le jeu. La Ligue 1 est géniale, il faut que ça continue. C’est bien parti pour en tout cas.

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Fanny Valette évoque sa belle actualité, à l'image et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

*

Bonjour Fanny,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez une belle actualité, à la fois à l’image et au théâtre. Avant d’y revenir plus en détails, on imagine sans doute, dans le contexte actuel, le plaisir et la joie que ce doit être de pouvoir retrouver le public sur scène et par le petit écran ?

Oui, c’est une immense joie parce que c’est vrai que, dans le contexte actuel, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé. J’ai vraiment trouvé que le gouvernement avait mal traité la culture donc ça me touche énormément et ça donne énormément de baume au cœur de voir que le public est présent, que le public continue de soutenir les projets. Parce que, en vrai, c’est pour les gens que l’on fait ce métier. Sur scène, c’est une récompense magnifique de les entendre rire, d’avoir les applaudissements. J’aime, en tout cas, entendre les retours du public. Je les écoute, leurs réactions sont justes, il faut savoir écouter les spectateurs et s’adapter à eux. On ne joue pas pour soi, on joue pour eux.

Le mardi 1er février, vous jouerez le personnage de Chris dans l’épisode « La fille de l’hiver » pour la série « Alex Hugo ». Quelle sera l’intrigue de cet épisode-ci ?

Ce qui est formidable dans cet épisode, c’est que ça se passe à la neige. C’est la première fois qu’Alex Hugo n’est pas dans les montagnes en été. On le voit vraiment, les conditions étaient réelles, les plans sont absolument magnifiques. On a l’impression d’assister à un film de cinéma. Aujourd’hui, en télé, on fait des projets qui sont tout aussi bien que beaucoup de projets de cinéma.

On a aussi un très beau rôle féminin au cœur de l’intrigue, qui est très fort. C’est en huis-clos, on est très peu donc on est vraiment au cœur de l’enquête et des personnages.

Pour l’anecdote, lorsque j’ai passé le casting, je n’avais pas encore mon permis alors que mon personnage devait conduire pendant cet épisode. Donc j’ai dit au réalisateur et au producteur que je l’aurai, alors que tournage était à peine deux semaines plus tard. Ils étaient un peu dubitatifs mais je leur ai demandé de me faire confiance, quand je donne ma parole je la tiens. Je suis très fière au final parce que je l’ai eu.

J’adore ce personnage, il est profond, il est fort, j’avais beaucoup de choses à défendre. C’était un vrai vrai bonheur d’être sur ce tournage, Pierre Isoard est un super réalisateur, j’ai eu un vrai coup de cœur pour lui, il sait super bien diriger une équipe, en plus de cela il a un vrai point de vue. Il sait ce qu’il veut, il est hyper dans l’écoute, dans le partage, c’est une très belle rencontre.

Pour ce rôle de guest, avez-vous, en amont, regardé les précédents épisodes du programme pour vous ré-imprégner de l’atmosphère ? Ou, à l’inverse, avez-vous préféré rester plus neutre ?

Comme il n’y avait pas vraiment de continuité, j’ai regardé simplement quelques épisodes pour voir quels étaient les personnages principaux. Aussi parce que je suis curieuse et que ça m’intéresse. J’avais quelques copains qui avaient eu la chance de faire des guests et j’aime bien voir leur travail. Donc, oui, j’ai regardé, bien sûr, pour savoir ce dont ça parlait. C’était pareil du temps de « Engrenages » pour Canal+, j’avais visionné des épisodes avant d’y aller mais pas toutes les saisons.

Avez-vous déjà eu l’occasion de voir le rendu final qui sera proposé le 1er février ?

Oui, je l’ai vu et je suis super fière. On a eu la chance d’avoir une projection et, visiblement, ils ne le font pas souvent. Le réalisateur s’est battu, je crois que lui aussi était fier de cet épisode, il avait envie de nous le montrer dans de belles conditions. On était dans une salle, j’étais hyper heureuse. Je le trouve formidable, je suis hyper fière, tout est super, l’image est magnifique, mes camarades sont super, j’adore la musique, je trouve que l’intrigue marche du tonnerre. J’ai senti, dans la salle, une vraie sincérité.

 

 

Concernant Chris, qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est extrêmement ambiguë, elle a plusieurs facettes mais je pense qu’on en a tous plusieurs. Après, en fonction de notre éducation, de notre vécu, des angoisses, des peurs, de plein de choses, on développe plus ou moins certaines facettes. Chris est une fille qui a dû apprendre à se débrouiller toute seule, qui n’a pas forcément toujours été aidée, pas forcément toujours été aimée et qui s’est créé une carapace, elle a un instinct de survie hyper développé. Ce n’est pas du tout un personnage qui me ressemble, je suis vraiment très différente d’elle mais j’arrive à la comprendre. De toute façon, il faut toujours trouver une part d’humanité et de touchant dans les personnages que l’on interprète, en tout cas j’en ai besoin. Mais, oui, je trouve que c’est une fille qui, tout au long du film, se révèle, elle révèle ses failles, ses blessures, elle en devient touchante je crois. Je ne pourrais pas dire que c’est une femme forte car toutes les femmes sont fortes, à leur manière.

En complément, dans un registre différent, vous êtes sur scène, dans « L’avare », au théâtre des Variétés. Peut-on dire que c’est une version un peu modernisée ?

Oui, c’est plus moderne. « L’avare » a été faite par d’immenses metteurs en scène, d’immenses acteurs donc c’est vrai que ça n’a aucun intérêt de simplement reproduire. Je l’avais déjà jouée en télé mais pour un autre personnage, avec notamment Michel Serrault, un immense comédien. Donc c’est rigolo pour moi de reprendre la pièce mais cette fois-ci pour le rôle de Marianne. C’est intéressant d’aborder un autre personnage.

On essaie d’y mettre beaucoup d’humour, un peu de modernité, tout en respectant le texte, en respectant l’époque, les costumes mais disons que c’est plus facile pour les gens peut-être. On peut avoir l’impression, au premier abord, qu’une pièce de Molière est très simple mais il y a beaucoup de profondeur derrière ce qu’il dit. Il se raconte d’ailleurs souvent lui.

C’est chouette, on a eu des jeunes qui sont venus voir et qui ont beaucoup aimé. Donc ça veut dire que c’est vraiment pour n’importe quel public, les petits, les grands, les jeunes, les moins jeunes. Le pari a l’air de fonctionner.

 

 

Après ces premières représentations, quels sont les principaux retours qu’a pu vous faire le public ?

Le public est vraiment notre baromètre. Si on fait les choses, c’est pour les gens et c’est à eux de décider. On a une chance folle, les retours sont très bons. Pour l’instant, je touche du bois, on n’a que des merveilleuses critiques, les gens ont vraiment aimé et, grâce à cela, ça fait un vrai bouche-à-oreille, on est complet pour le moment. Donc j’ai l’impression que, pour l’instant, c’est chouette, que ça plait. On va continuer à trouver des choses pour rendre les gens encore plus heureux. On se donne au maximum tous les soirs, les gens sont vraiment très contents, c’est chouette, ça fait du bien. D’avoir une si belle salle qui est remplie, avec les gens heureux à la fin, ça donne envie d’y aller tous les soirs. En plus, on est une chouette troupe, on est contents de se retrouver, je suis très heureuse de travailler avec eux, l’osmose joue aussi.

Dans ce spectacle, qui est Marianne, le personnage que vous interprétez ?

Dans ce spectacle, le metteur en scène est parti du principe de ne pas en faire une ingénue comme souvent ça a pu être le cas. En fait, à la fin, Marianne dit qu’ils ont eu un naufrage, que les corsaires l’ont recueillie avec sa mère, qu’elle y a perdu son père et son frère. Recueillies sur leur vaisseau, après dix ans d’esclavage, elles ont réussi à rejoindre Naples. Mais, là, elles ont trouvé tous leurs biens vendus, les obligeant à vivre dans une certaine forme de pauvreté.

Sauf que l’esclavage à cette époque-là, pour les femmes, s’apparentait à une forme de prostitution et d’exploitation. Donc le metteur en scène a imaginé que cette femme avait vécu ces choses terribles donc il en a fait une Marianne très forte, très digne et pas du tout crédule. Elle est très moderne, ce qui n’était pas le cas des Mariannes précédentes.

La scène de fin, je n’en dis pas plus, est du théâtre dans le théâtre, c’est au douzième degré. On s’amuse avec mes deux partenaires de jeu, Bruno Andrieux et Mathieu Métral, à aller vraiment dans une forme de comédie. Ça fait beaucoup rire les gens, je sais qu’ils adorent cette scène. C’est une vraie surprise, on ne s’attend pas du tout à ce que ces personnages aillent là-dedans. C’est une interprétation, là-aussi, qui n’avait pas forcément été faite de cette manière-là avant, c’est aussi surprenant. C’est chouette, il y a plein de petites choses comme cela qui permettent de voir le texte et cette pièce différemment.

Merci Fanny pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Pass Ligue 1 : Smail Bouabdellah évoque les premiers mois d'antenne du programme de Prime Video !

Publié le par Julian STOCKY

@FEP / Prime Video Sport

 

Bonjour Smail,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver, depuis le début de saison, sur Prime Video via le Pass Ligue 1. On imagine sans doute tout le plaisir et toute la joie que ce doit être pour vous de participer à la naissance et au développement de ce beau projet ?

Oui, c’est même super coolJ. Ça va faire quatre fois de suite que je participe à la création d’une chaine, c’est plutôt sympa. Avec plus ou moins de réussite. Mais j’espère que, là, encore une fois, à l’image de beIN, ce sera une réussite. Ça m’a l’air de suivre son chemin dans le plaisir, dans le bonheur et dans le contenu. Donc, oui, c’est toujours excitant d’être dans une aventure, encore plus quand elle commence à peine. Quoi de mieux que de parler foot toute la journée et de kiffer autour de ce que l’on aime pour bosser ? Oui, tous les voyants sont au vert !

Au-delà de la naissance d’un nouveau projet, c’est aussi un format neuf, novateur, que l’on ne connaissait pas jusqu’à présent…

C’est LA grande nouveauté au niveau support et au niveau technique. J’ai l’impression, en tout cas dans mon entourage, dans les gens que je peux croiser, que ça a l’air d’être une réussite plutôt qu’un échec. Les gens s’abonnent facilement, consomment facilement. Je suis très attaché au match plus qu’au reste donc je trouve cela super. C’est génial de pouvoir naviguer, de pouvoir se balader et d’avoir une infinité de possibilités. Demain, s’il y a trente matchs en même temps, vous pouvez tous les diffuser simultanément, contrairement à une chaine classique où il faudrait trente canaux. Là, vous pouvez avoir trente petites cases, vous cliquez dessus comme sur les services de streaming que l’on peut connaitre, autres que dans le sport, pour le cinéma et les séries.

 

@FEP / Prime Video Sport

 

A l’image, 8 des 10 rencontres sont proposées lors de chaque journée et vous en commentez deux d’entre elles, principalement le vendredi soir, le samedi après-midi, le dimanche midi ou le dimanche soir, en alternance avec Julien.

Franchement, c’est super cool. Pour le coup, faire cela avec Julien, oui c’est bien mais c’est surtout facile. De le faire avec quelqu’un qui est votre copain, c’est génial. Quand tout se passe bien, c’est encore mieux. Je vous disais que tous les voyants étaient au vert, là aussi c’est un vrai kif. Il peut y avoir parfois des rivalités, on peut travailler parfois dans des atmosphères un peu moins faciles et tranquilles, là, au contraire, c’est plus que cool et ça se passe super bien. Donc on kiffe tous les deux…enfin, je pense qu’il kiffe autant que moi, je l’ai lu sur votre site, il a l’air de kiffer aussi.

A titre plus personnel, quelle est votre méthodologie de préparation en amont, dans les jours qui précèdent la rencontre mais aussi à votre arrivée au stade ?

Dans les jours qui précédent les matchs, c’est du travail. C’est de connaitre l’actualité des deux équipes qui vont jouer le match. Mais c’est connaitre aussi toute l’actualité de la Ligue 1 et, en général, le plus possible l’actualité du foot. Il faut être vraiment à jour de l’actualité du foot français en particulier et globalement même du foot mondial. Après, sur du contenu concret, c’est beaucoup de travail, il faut mettre ses fiches à jour. S’il y a un nouveau joueur du centre de formation qui n’a jamais été dans le groupe, je fais sa fiche. Je m’intéresse à son parcours, ses caractéristiques, sa façon de jouer. Ce sont des petites clés pour connaitre tous les joueurs qui vont disputer la rencontre. Je fonctionne aussi assez simplement, je revois au minimum le match précédent de chacune des équipes.

Je parle de travail parce que c’est le mot utilisé mais vous conviendrez que c’est du boulot tranquille, je ne dis pas que l’on est chanceux car la chance, c’est du hasard mais on est des privilégiés. La clé reste pour autant le travail et la rigueur. Travailler, c’est préparer au mieux, être le plus rigoureux possible, ça ne veut pas dire que vous n’allez pas vous tromper sur un corner, lors d’un cafouillage sur le buteur ou sur un nombre de réalisations. En revanche, vous savez que le jeune joueur du centre de formation qui rentre est gaucher, qu’il joue aujourd’hui latéral droit mais qu’il est formé au poste de milieu droit. Voilà, ça c’est du boulot. Mais encore, je le redis, on est dans un domaine agréable, on ne va pas à la mine, on ne travailler pas en plein froid comme certains peuvent le faire. Je dis toujours que l’on n’a pas de gloire à retirer de faire notre travail, c’est juste normal.

Le fait d’être présent au stade permet sans doute aussi des échanges de proximité….

Oui, on échange avec les joueurs, les entraineurs, les staffs, parfois les dirigeants aussi, parfois les gens au stade également, les employés du club. Mais ce n’est pas à se dire que l’on va aller rechercher l’info, c’est plus pour sentir l’atmosphère autour du match. Je n’utilise pas ces moments-là pour avoir l’info sur la compo. Avoir la compo avant qu’elle ne sorte, je m’en fiche, au contraire je vais la découvrir et comme j’ai préparé mon match, quelle qu’elle soit, je vais être prêt.

Après, ce qui fait la grande différence, c’est au moment du match : vous êtes au stade, vous sentez l’odeur des joueurs, l’odeur du terrain, l’odeur de l’huile. J’adore l’odeur de l’huile de camphre. Vous sentez la buvette, ça sent les merguez, ça sent les fritesJ. C’est le kif ! Vous vous imprégnez de tout cela pour commenter et essayer de transmettre au mieux cette atmosphère à l’abonné qui, lui, malheureusement, n’a pas l’opportunité d’être au stade.

Sur la première partie de saison, le retour du public a sans doute dû vous faire particulièrement chaud au cœur ?

Ah, c’est génial. Ça a été gâché par des gens qui ne comprennent rien et qui ne sont pas du tout dans cet esprit-là. Mais je pense qu’ils ne sont pas dans cet esprit ni pour le foot ni pour plein d’autres domaines. Je pense qu’ils sont complètement à côté de leurs chaussures au-delà du foot. Mais oui, quel kif d’aller au stade, de voir les gens, de partager avec eux. Je pars du principe que le foot rend heureux et qu’il donne des émotions. Elles ne sont peut-être pas toujours joyeuses parce que, dès fois, vous perdez ou vous faites match nul mais quel kif de pouvoir partager des émotions avec des gens, tous ensemble, autour de notre passion commune.

D’ailleurs, en fonction du rythme du match et de l’ambiance au stade, adaptez-vous votre commentaire, peut-être sur l’intonation, le dynamiste voire le choix des mots, pour vous mettre en phase ?

Il faut trouver le bon équilibre. Celui-ci est facile quand le match s’enflamme parce que vous avez juste à vous laisser porter par son rythme. En revanche, quand le match est sur une intensité moins importante, si vous vous mettez à son rythme, l’abonné va s’endormir, va s’ennuyer. Vous n’êtes pas là pour lui survendre le match mais vous êtes quand même là pour le divertir. Il y a un juste équilibre. Mais c’est nettement plus facile de commenter un match avec beaucoup beaucoup de rythme qu’un match où il ne se passe pas grand-chose et où l’intensité n’est pas élevée.

 

@FEP / Prime Video Sport

 

Peu de temps après la mi-saison, sportivement parlant, quel regard portez-vous sur le championnat de Ligue 1 ?

J’ai été emballé par le début de saison, oui, emballé ! Emballé par le spectacle, par les buts, par les acteurs, par les entraineurs, par les joueurs, par les arbitres. J’ai trouvé que tout le monde était au niveau, était dans l’esprit, c’était vachement positif. Là, je pense que le froid, la situation Covid, les soucis avec les supporters ont un petit peu mis le couvercle sur la casserole. Mais on va vite l’enlever, ça va vite bouillir à nouveau je l’espère, sur le terrain, dans les tribunes et dans tout ce qu’il peut y avoir autour.

Sur le terrain, j’ai adoré, comme beaucoup, Seko Fofana. J’adore aussi Ludovic Blas, je me régale de Jonathan Clauss, je me régale de Savanier. C’est génial de suivre ces joueurs-là. Je pourrais vous sortir une liste de beaucoup beaucoup de noms. Oui, c’est toujours passionnant. Après, j’entends les gens qui ne sont pas satisfaits de la Ligue 1, oui, mais je ne suis pas sûr qu’un Burnley-Brighton soit toujours très intéressant à regarder. Je ne compare pas aux autres championnats, je ne dis pas que la Ligue 1 est le meilleur championnat du monde, je dis juste que c’est mon préféré. Si votre plat préféré est celui de votre maman, purée et saucisse végétarienne, que vous l’aimez depuis que vous êtes petit, ce le sera à vie. Celui qui dit qu’une blanquette de veau ou qu’un saumon sont meilleurs, on lui répond « oui, si tu veux mais j’ai le droit de préférer le repas de ma maman de quand j’étais petit ». C’est pareil avec le foot…

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure du Pass Ligue 1 ?

Que ça dure et que l’on continue à partager ensemble de belles émotions…voilà, aussi simplement que cela !

Merci, Smail, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Ici tout commence : Catherine Marchal évoque son personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Catherine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La série "Ici tout commence" a récemment fêté son premier anniversaire à l'image et la fidélité du public chaque soir ne se dément pas. On imagine que cela doit vous faire particulièrement plaisir ?

C'est une série qui a la particularité d'être très populaire auprès de plusieurs générations parfois d'une même famille. C'est très touchant de voir de très jeunes enfants être fans tout autant que leurs parents et leurs grands-parents. 

Ce doit être une joie aussi de retrouver très régulièrement toute l'équipe sur le tournage, tant les comédiens que les personnes de l'ombre ?

Il y a effectivement un réel effet de troupe, un peu comme au théâtre mais en plus grand. 

Le cadre du tournage est également très agréable, donnant de magnifiques images. Cela contribue aussi sans doute au succès du programme ?

Evidemment le décor, et en particulier le château, apporte beaucoup de chic et de réalisme à la série en plus d'être un cadre de travail magnifique. 

Votre personnage, la cheffe Claire Guinot, a vécu, pendant cette première année, pas mal de choses, tant personnellement que professionnellement. Justement, quel regard portez-vous sur ces premiers mois à l'antenne ?

Les personnages de quotidiennes ont la particularité d'avoir des destins et des histoires qui bougent très vite. Plusieurs drames, plusieurs histoires d'amour qui s'enchaînent, c'est comme dans la vie mais en accéléré. 

Au moment de son interprétation, avez-vous eu ou avez-vous peut être encore des sources particulières d'inspiration ?

Oui, je les ai souvent évoquées. J'ai observé les attitudes de femmes cheffes et en particulier Anne-Sophie Pic qui m'a beaucoup inspirée par sa douceur et sa détermination. 

D'ailleurs, concernant les techniques culinaires, comment avez-vous appréhendé l'exercice ?

Comme une actrice, c'est à dire apprendre à faire semblant pour que ça paraisse crédible. 

Plus globalement, quels principaux retours peuvent vous faire les fidèles téléspectateurs du programme ?

Une partie du public me découvre dans ce rôle et certains ont la curiosité d'aller regarder mes autres films et séries. Ceux qui me connaissaient avant sont touchés par ce nouveau personnage. 

En complément, vous mettez en scène la pièce "De quoi je le mêle !", actuellement à l'affiche au théâtre Les Enfants du paradis. Cet exercice, bien que différent, doit sans doute être complémentaire de celui du jeu, pour l'artiste que vous êtes ?

La mise en scène est mon deuxième métier. C'est oublié qu'on est actrice pour se consacrer aux autres et mettre en marche sa créativité. C'est passionnant. 

A ce titre, quelle a été votre méthodologie de travail pour cette mise en scène ?

Je n'ai pas de méthode précise, je me mets au service d'un texte, d'une histoire et j'essaye de lui apporter un maximum de corps. La direction d'acteurs est essentielle dans ce travail. Mes mises en scènes ne sont pas voyantes et restent proches des acteurs et du jeu. 

Pour terminer, très simplement, quels sont vos autres éventuels projets en cours ou à venir ?

Une deuxième mise en scène pour cet été, une comédie décalée à 3 personnages "On ne mange pas de fraises en décembre " de Serge Da Silva. Et remonter sur scène l'année prochaine. 

Merci, Catherine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Pass Ligue 1 : Benoit Daniel évoque avec nous le nouveau programme de Prime Video !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Benoit,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis le début de saison, vous participez à l’aventure du Pass Ligue 1 sur Prime Vidéo. On imagine sans doute la joie et le plaisir que ce doit être d’en faire partie, dès son commencement ?

Oui, c’est un vrai plaisir de commencer une histoire. On part de rien, ça n’existait pas deux mois avant le début du championnat et il a fallu être prêt à la 1ère journée donc c’est une aventure passionnante. J’ai été embarqué dans le prolongement de Roland-Garros, on avait appris la nouvelle pendant la compétition, on avait tous été surpris et, à la fois, on s’est tous dit que c’était quand même une chance incroyable pour nous. On est passionnés, pour la plupart, de tennis et de foot, c’est vrai qu’il y a pas mal de gens qui avaient bossé sur Roland-Garros et qui ont enchainé sur le foot.

La Ligue 1 est la compétition phare du sport en France, sur laquelle je n’avais encore jamais bossé mais que je suivais bien évidemment. Quand Pedro Garcia m’a appelé, je n’ai pas hésité une seule seconde. C’est passionnant parce que ça s’est construit et que ça continue à se construire. La manière en plus dont c’est construit, la méthode de diffusion, le fait d’être sur les stades…sont hyper intéressants. Pour le coup, on est vraiment au contact des joueurs, des équipes. Donc c’est sûr que, depuis le début, c’est un vrai plaisir, vous pouvez en être certain.

Avec ce nouveau média et cette nouvelle formule, l’accompagnement et l’habillage, sur le terrain et autour, sont plus riches que ce que l’on a l’habitude de connaitre. Dans le dispositif, vous vous inscrivez principalement dans l’animation des rencontres, avec trois moments d’intervention, les 20 minutes d’avant-match, la mi-temps et le debrief bord pelouse d’après match.

Oui, je vois que vous avez bien suiviJ. C’est quelque chose que j’adore, je le faisais déjà pour le tennis à Eurosport, j’étais sur les tournois, j’encadrais les lives, je faisais les avant-matchs, les après-matchs, les interviews et je retrouve cet exercice. Je l’adore, on est au contact des joueurs, on bosse avec des consultants, il y a un travail d’équipe qui est passionnant, avec les équipes techniques, éditoriales, on raconte notre histoire tous ensemble, avec de beaux moyens pour le faire. Oui, c’est un exercice que j’adore, j’aime bosser avec les autres journalistes, avec les consultants qui sont toujours des personnes hyper intéressantes à côtoyer et puis, évidemment, avec les acteurs, joueurs et entraineurs. Je trouve cette formule super intéressante pour nous et, je pense, pour l’abonné. Dès qu’il prend l’antenne, à 20 minutes du match, il est vraiment au bord du terrain, avec nous, il voit l’échauffement, il suit les derniers instants. A la mi-temps, il est encore là. A la fin du match, ils voient les joueurs en plateau, à leur sortie des vestiaires. Cette formule est un peu le coup gagnant de Pedro Garcia et de ses équipes. Autour d’un match, je trouve que c’est ce qu’il y a de mieux, tu es dans l’action, tu es au contact des joueurs, tu prolonges vraiment l’évènement, tu es au stade, tu es là.

 

 

En amont du match, quelle est votre méthodologie de préparation ?

C’est un travail d’équipe. Nous avons un chef d’édition, un présentateur, un commentateur, un consultant et un journaliste bord terrain. Il y a tout un travail collectif de préparation, on construit notre petite histoire, surtout sur l’avant-match, sur comment on amène les gens jusqu’au coup d’envoi. On cherche des infos, on appelle les consultants, les entraineurs si on peut. A partir de là, on construit le petit conducteur qui fait monter la tension jusqu’au match. Donc c’est à la fois collectif mais aussi perso, en préparant les infos sur les joueurs, sur le match, pour arriver armé le jour J.

En étant présent au stade, vous pouvez vous-même voir des choses, avant la prise d’antenne, que vous n’auriez pas vues en plateau, voire même avoir de petits échanges en off.

C’est sûr ! On n’embête pas trop les joueurs avant le match, ils viennent faire leur reconnaissance sur le terrain. Plus les entraineurs. C’est surtout la force des consultants d’ailleurs, qui peuvent davantage se le permettre car c’est un moment quand même assez « compliqué ». Par contre, juste avant le match, aller voir les dirigeants et les journalistes locaux fait partie des possibilités. Le fait d’être dans le stade aide à voir ce qui se passe, à sentir les choses, l’ambiance, les supporters, c’est aussi hyper intéressant.

Pour vos deux autres interventions, à la mi-temps et en fin de match, le fait de vivre la rencontre à quelques mètres de la pelouse vous permet sans doute une vision différente d’un journaliste en plateau ?

C’est l’intérêt, même avant le match. On prépare le conducteur mais on réagit aussi à ce qui se passe. Pas uniquement les blessés, aussi l’ambiance, un geste rigolo, une attitude, …C’est ce qui est évidemment très sympa dans ce genre d’exercice. On est dans le conducteur, tout en étant capable de rebondir sur ce qui se passe. En plateau, en général, on suit les rails et on avance et, sur le site, c’est passionnant de pouvoir réagir, rebondir et de s’adapter à ce qui se passe.

Après ces premiers mois d’antenne, quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir ?

Les gens ont l’air hyper contents. J’adore cette formule et je crois que les gens aussi en fait. Ils voient en permanence ce qui se passe, ils ont l’impression d’être au stade avec cette formule. Je pense qu’ils se sentent privilégiés, vraiment, même si on n’est pas les premiers à le faire. Cette formule-là est toujours gagnante, on est au stade, là où ça se passe. Les retours montrent que les gens trouvent cela très bien et c’est hyper positif pour nous. C’est une aventure qui vient de commencer et, dès le début, j’ai l’impression que l’on a trouvé la bonne formule. Même si elle s’adapte au travers de nos réunions hebdomadaires, pour progresser, pour rythmer mieux, pour raccourcir, pour rallonger, pour trouver les bonnes formules. Ce sont des ajustements permanents.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur la première moitié du championnat ?

J’ai fait beaucoup de matchs plutôt de deuxième partie de tableau et je trouve que ce « championnat-là » est passionnant parce que l’enjeu est presque même plus important. C’est vraiment la survie d’un club qui se joue. Donc on sent la tension, on sent l’importance de chaque point pris. Avant, ça me faisait marrer d’entendre « l’important, c’est les trois points, on prend match après match » mais, en fait, quand tu le vis au contact des joueurs et des entraineurs, tu te rends compte que ce qui compte, ce sont les points. Car ce sont eux qui vont leur permettre de se sauver. Donc prendre trois points permet de faire un pas vers l’objectif du maintien en Ligue 1, synonyme de survie de l’institution, permettant aux supporters de continuer à vivre cette aventure-là et aux salariés de pouvoir rester au club. Les enjeux économiques et humains sont énormes. Au-delà du jeu, je trouve l’intensité émotionnelle énorme. Après, en termes de jeu justement, je trouve que ça joue bien. Il y a plein de bons joueurs que je découvre un peu parce que je ne les connaissais pas tous. Comme Ekitike à Reims, que je trouve vraiment intéressant. Le fait de les avoir sous les yeux nous fait nous rendre compte à quel point ils jouent vraiment bien au foot.

Donc mon regard est hyper respectueux, je me rends compte de la difficulté : les mecs jouent très bien au foot et, à la fois, ils supportent une grosse pression. Pression populaire pour prendre les points du maintien et pression physique avec un engagement fort, c’est rare qu’il y ait un moment où ils peuvent faire un contrôle tranquille, ils n’ont jamais le temps en fait, ils ont un ou deux adversaires sur le dos, ils doivent prendre des décisions à 2000 à l’heure. C’est là où c’est impressionnant : l’intensité, la pression, l’exigence que ça réclame. Quand on est au stade, on s’en rend compte.

Je trouve que chaque match est intéressant, passionnant, même les rencontres avec peu d’actions. Quand on connait l’impact et l’enjeu d’une victoire, d’un match nul ou d’une défaite, finalement chaque geste réussi ou chaque erreur a des conséquences donc je mesure cela encore plus aujourd’hui.

Exception faite des incidents connus, le retour du public dans les stades avait aussi aidé à cette effervescence…

Ah, c’est sûr. J’ai découvert la Meinau cette année, c’est un stade incroyable, avec une ambiance de dingue. C’est vrai que, même quand le match est un peu pourri, l’ambiance dans les tribunes donne du spectacle et des frissons. Ca vibre, c’est ce qui fait la force du foot aussi. Les gens viennent au stade, supportent leur équipe, poussent leurs joueurs donc, avec ou sans public, ça change vraiment tout.

 

 

Avec la jauge actuellement réduite fortement, peut-être captez-vous des choses différentes mais complémentaires, qui peuvent vous aider pendant vos interventions ? Comme notamment les échanges entre le banc et le terrain ?

Oui, c’est vrai. Après, avec le Covid, ce n’est pas toujours évident de rester près des bancs, ça reste quand même un gros souci pour nous. Etre au bord du terrain permet de vraiment bien ressentir les choses, même quand il y a du public d’ailleurs. Il y a de vrais échanges, ça discute beaucoup en fait, un peu comme les mecs le dimanche matin : « vas-y joue, je suis là ». En fait, même les pros font cela. Certains entraineurs gueulent bien aussi, j’ai vu récemment Fred Antonetti à Metz, on l’entend bien. C’est sûr que le son au stade est bien différent.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure du Pass Ligue 1 ?

De continuer ! De continuer à progresser aussi. Je pense que, avec le temps, ça se fait naturellement. Déjà, en quelques mois, j’ai l’impression de mieux connaitre les équipes. J’avoue que, pour moi, ce qui compte beaucoup, c’est l’humain. Je m’entends bien avec tout le monde, pourvu que ça dure ! De continuer aussi à faire honneur à ce droit, qui est quand même hyper intéressant. Donc, finalement, de faire comme les équipes, les athlètes, les joueurs, de continuer à progresser. On peut aussi souhaiter que les équipes continuent à faire du jeu, elles qui jouent plutôt bien au foot cette saison.

Merci, Benoit, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Radio, télé,... : Joris Crolbois évoque ses différentes casquettes de journaliste sportif !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Joris,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes un jeune journaliste sportif et l’on peut vous retrouver dans différents médias, on aura l’occasion d’en parler. Pour en revenir à la genèse de votre parcours, d’où vous vient cette passion ?

Elle me vient de loin, j’ai une famille de footeux, mon père et mon frère sont dingues de foot donc ils m’ont transmis cette passion-là. J’ai toujours aimé jouer au journaliste, au commentateur. Quand j’étais petit, je jouais à FIFA et je commentais moi-même mes propres matchs, j’adorais cela. Cette passion-là m’est venue, j’ai beaucoup étudié le foot, j’ai surtout connu beaucoup de clubs, je regardais beaucoup de matchs, je regardais énormément aussi la coupe de France, ce qui me permettait de découvrir des clubs même inconnus. J’ai toujours aimé connaitre beaucoup de choses sur le foot, j’ai toujours aimé jouer au journaliste, les deux passions se sont jointes.

Ce qui est marrant aussi, c’est que je ne me suis jamais dit que, un jour, je serai journaliste sportif, ça n’a jamais été un but, j’ai toujours été dans le « on verra». Et, au moment de choisir, je me suis tourné vers STAPS. Peut-être parce que je pensais que le journalisme n’était pas pour moi, qu’il fallait que j’oublie et que je passe à autre chose. Au final, à un moment donné, ça m’a rattrapé et je me suis dit « allez, je vais tenter ». Ça vient de loinJ.

A l’heure actuelle, que ce soit au travers de vos différentes casquettes de journaliste ou pour votre plaisir personnel, combien de matchs regardez-vous chaque semaine ?

Beaucoup, beaucoup ! Ca varie en fonction de ce que je prépare mais je pense que je regarde entre une vingtaine et une trentaine de matchs par semaine. Parce que j’ai un rôle particulier, celui de l’analyse tactique donc je dois beaucoup regarder. Je regarde beaucoup le championnat anglais, le championnat italien, la Ligue des Champions, la Ligue 1. Ma priorité est la Ligue 1, je suis un amoureux de ce championnat, je regarde les six matchs en intégralité et le multi pour voir le plus de choses possibles. Il suffit d’une semaine de coupe d’Europe pour que je regarde aussi six matchs le mardi, six le mercredi et pareil le jeudi. Je regarde énormément de matchs par semaine parce que c’est indispensable pour mon travail et parce que, au-delà de ça, je le faisais même avant de travailler. Aujourd’hui, je suis payé pour le faire donc pourquoi se priver ?

 

 

Vous occupez différents rôles en fonction du média sur lequel vous intervenez. Sans doute sont-ils complémentaires les uns avec les autres ?

Oui, c’est ça. En fait, j’ai un chef qui m’a dit, quand je suis arrivé en stage à RMC, que si je voulais être face à la caméra, il fallait que je vois ce qui se passe derrière. Je n’étais alors pas forcément d’accord, je pensais savoir très bien comment fonctionne un plateau mais, en fait, pas du tout. Pour savoir comment faire, il faut savoir effectivement ce qui se passe derrière. J’ai commencé en tant qu’assistant d’édition, c’est celui qui prépare l’émission, les images, les stats, les résumés,…En fait, de voir cela, ça me permet aujourd’hui quand je suis en plateau, de me dire qu’il va falloir que je le fasse comme ça parce que, derrière, ils vont le faire comme ça. C’est important !

En tant qu’assistant d’édition, je veillais à être le plus efficace possible pour toucher à mon premier but, celui d’être commentateur. Beaucoup de commentateurs de RMC sont partis à Téléfoot et je me suis engouffré dans la brèche. C’était mon rêve depuis petit, c’était le moment d’y aller. J’ai demandé, j’ai fait des tests, ils étaient concluants, j’ai fait un premier match de coupe d’Europe puis un deuxième, puis un troisième, puis un quatrième…et c’est venu comme ça. A RMC aujourd’hui, je ne commente plus beaucoup parce que l’on m’a mis dans un autre rôle, qui est celui de la tactique. Je fais beaucoup beaucoup de tactique parce que j’ai toujours adoré cela. Dans ma jeunesse, j’ai eu la chance d’avoir beaucoup d’entraineurs qui étaient partis sur la tactique et qui me mettaient au centre de ce projet. Cela m’a permis d’avoir un œil tactique peut-être plus avisé que d’autres parce que je joue au foot depuis que j’ai cinq ans.

Aujourd’hui, le côté tactique me parle. Quand je vous disais que je regarde trente matchs par semaine, je ne les regarde pas de façon traditionnelle, je les regarde en me demandant pourquoi untel est positionné à droite, pourquoi lui joue à trois derrière et non pas en 4-4-2, pourquoi la possession est laissé à l’adversaire. C’est cette analyse constante qui me fait progresser petit à petit. Je pense que j’avais une bonne solidité, on m’a mis dans ce rôle-là, j’ai montré que j’étais capable d’avoir des discussions avec des anciens pros, des Balzaretti, des Anelka, des Djourou, des Saha. D’avoir fait cela m’a amené en plateau cette année, j’ai ma chronique « Séance vidéo », qui permet de décrypter une équipe, d’analyser comment elle joue, avec différents thèmes.

Chaque chose que j’ai faite m’a amené ailleurs. L’assistanat d’édition m’a amené au commentaire, le commentaire m’a amené à Amazon, aujourd’hui je commente sur Amazon parce que j’ai commenté à Téléfoot, j’ai commenté à Téléfoot parce que j’ai commenté à RMC. Aujourd’hui, je fais des palettes tactiques parce que j’ai montré, un jour, à Balzaretti, que je n’étais pas d’accord avec lui sur une analyse. Après que je lui ai expliqué, il m’a dit que j’avais raison. A partir de là, on a bossé ensemble, on s’est échangés nos points de vue, on a fait une super saison à RMC l’année dernière en Ligue des Champions parce que l’on apportait cette analyse, parce que l’on faisait ce duo qui marchait très bien. Cela m’a amené en plateau aujourd’hui.

 

 

J’aime me diversifier, j’ai toujours envie de me diversifier. Cet été, j’ai fait du reportage radio, au lieu de partir en vacances comme tout le monde. Cela me permet d’avoir une assise partout où je passe, ça me permet aussi de me rendre important, de pouvoir travailler souvent, beaucoup, j’adore travailler. D’ailleurs, ce que je fais, ce n’est pas un travail, c’est une passion. Je me régale tellement dans ce que je fais que, au final, la diversité vient naturellement.

Concernant le commentateur de matchs en général, en ce moment, il y en a de plus en plus en cabine. Justement, comment l’abordez-vous, avec une vision sans doute différente de celle au stade ?

Avant mon premier commentaire télé, je ne commentais qu’au stade, pour la radio, France Bleu notamment. C’est vrai que, quand je suis arrivé en cabine, j’avais peur de ne pas voir ce que je pouvais voir au stade. Au final, ça ne change pas grand-chose. Evidemment que c’est beaucoup mieux d’aller au stade, évidemment que je m’y régale. Sur Amazon, je fais de la Ligue 2, c’est à chaque fois au stade, c’est génial, tu vois des stades nouveaux, tu vois des équipes nouvelles, tu vois des choses que tu ne verrais pas forcément en cabine. Tu as tout, tu as la vision globale et, en plus, tu as des écrans face à toi. Alors que, en cabine, tu as seulement les écrans face à toi, tu es dans une mini cabine, c’est un peu différent. On est moins dans l’ambiance aussi. Du coup, au début, lors des premiers matchs en cabine, c’était un peu plus dur de s’ambiancer, de vraiment mettre de l’énergie. Parce que, en fait, tu n’es pas là. Au fur et à mesure, tu trouves un rythme. J’ai eu la chance de faire des matchs d’Europa League toutes les semaines, du coup tu trouves un rythme rapidement, tu comprends la mécanique, tu essaies de voir des choses que tu ne voyais peut-être pas avant. Tu oses un peu plus, tu te crées ton propre style. Ça reste en tout cas un plaisir, en cabine ou au stade.

 

Justement, au stade, en fonction du rythme du match et de l’ambiance, êtes-vous amené à adapter votre ton, votre élan et vos mots ?

Les joueurs progressent grâce à leur entraineur, les commentateurs progressent grâce aux joueurs je pense. Plus ton match va être bon, plus tu vas être bon. Plus ton match va être rythmé, plus tu vas être bon. Parce que tu n’as pas de rustine. Ça va aller d’un but à l’autre, tu vas élever la voix, tu vas la rebaisser quand ça revient au milieu de terrain puis tu la relèves devant le but adverse. En fait, cela te permet d’avoir un rythme. Quand tu as un rythme élevé, ça peut soit fatiguer les gens parce que tu parles beaucoup, soit les emporter avec toi. Je prends ce risque d’ennuyer les gens. Je fais des matchs en intégralité en Ligue 2, peut-être que les supporters de Valenciennes, de Toulouse, de Dunkerque, et je m’en excuse, sont saoulés parce que je parle beaucoup. Mais je prends ce risque car si, à côté j’emporte des supporters avec moi, si j’arrive à les appâter, j’ai tout gagné. De toute façon, je pars du principe réaliste que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. Peut-être que certains vont couper le son mais si j’arrive à en emporter avec moi, j’ai tout gagné. Je fais le match pour mon plaisir personnel mais ça passe après le plaisir personnel de ceux qui regardent.

Même quand un match est moyen, tu peux être bon. Cela passe par la préparation. Je sur-prépare même mes matchs, je cherche des petites histoires sur chacun, même sur les joueurs qui ont peu de chance de rentrer.

J’ai regardé des milliers de matchs dans ma vie, il y a des commentateurs qui m’emportent quand même. Trois ans après un 1/8è de finale de coupe du Monde, le « second poteau, Pavard » de Grégoire Margotton est encore en tête, idem pour le « après ça, on peut mourir tranquille » de Thierry Roland.

 

 

En complément de la préparation des matchs que vous évoquiez, sans doute que, au stade, vous avez l’opportunité de récupérer quelques petites informations complémentaires, directement auprès des différents interlocuteurs ?

Oui, exactement ! Il y a une règle d’or, celle de contacter l’attaché de presse. Pour avoir les infos essentielles, que l’on doit absolument savoir car on est les seuls à pouvoir les dire aux téléspectateurs. Typiquement, une minute de silence, une absence de kops pour grève…On contacte aussi parfois les entraineurs. A force de les côtoyer au stade, ils me connaissent et me délivrent de plus en plus de choses, notamment sur les systèmes. Je comprends alors parfois pourquoi, par exemple, ils jouent à trois derrière ce jour-là, ce qui va permettre ensuite de le dire au commentaire. Donc il y a une préparation hyper complète et on ajoute des petits zestes dans la recette, des petites choses dites directement par les acteurs. Le supporter est au paradis quand tu expliques à l’antenne que c’est le coach lui-même qui t’a fourni l’information. Je vous parlais d’emporter le supporter avec moi, c’est dans le rythme mais dans les infos aussi. C’est important, on est là pour ça. Ma priorité est de rendre contents les supporters, pour qu’ils passent une bonne soirée.

Pour terminer, sportivement parlant, quel regard portez-vous sur la première partie du championnat de Ligue 1 ?

C’est une très belle saison mais au niveau du jeu seulement. Parce que ce qui se passe en tribunes est malheureux. Franchement, même nous sommes touchés. C’est fatiguant. La Ligue 1 a souvent été décriée mais, aujourd’hui, tu as de beaux matchs, tu as peu de 0-0, tu as des équipes offensives, tu as du jeu, tu as du spectacle et c’est gâché. Donc mon bilan est, je dirais, mitigé. Il y a encore beaucoup de travail à faire, évidemment que c’est compliqué mais je n’ai pas l’impression que chacun fasse ce qu’il a à faire. On dégoute du foot la nouvelle génération qui arrive dans les stades. Donc on ne gagne rien.

Sur le jeu, je pèse mes mots, c’est vraiment l’une des meilleures saisons de l’histoire de la Ligue 1. C’est l’une avec le plus de spectacle. Quand tu vois Lens jouer, quand tu vois comment Kombouaré fait jouer Nantes maintenant, que tu vois le promu Clermont décomplexé. Lyon est en difficulté, quatre à cinq équipes se battent pour l’Europe, six à sept équipes se battent pour ne pas descendre. Sur le plan sportif, la saison est géniale. Mais globalement, pareil je pèse mes mots, la saison est pourrie. Après un an et demi de huis clos, c’est encore plus triste. Même les derbys sont maintenance gâchés suite à l’interdiction de déplacement des supporters adverses…On pourrait baptiser cette saison la Jérémy Menez : un énorme potentiel mais il y a ce truc qui ne va pas. Ou Hatem Ben Arfa si vous préférez : un énorme potentiel mais avec un petit grain de sable dans la machine.

Merci, Joris, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio, Télévision

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Les Mandrakes d'or : Charlotte Bermond évoque la 32è cérémonie, diffusée ce samedi 1er janvier sur C8 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Charlotte,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Après une première diffusion sur Olympia TV, on pourra vous retrouver ce samedi 1er janvier 2022 en prime sur C8, aux côtés de Maxime Guény pour la 32è cérémonie des Mandrakes d’Or. On imagine la joie et le plaisir que ce doit être d’animer une nouvelle fois ce bel évènement ?

Oui, oui, c’est toujours un vrai plaisir ! C’est surtout une hâte de découvrir de grands artistes qui, chaque année, nous offrent un spectacle magique riche et varié. Je suis très honorée d’animer ce bel événement depuis plusieurs années maintenant. Avec Maxime nous prenons beaucoup de plaisir !

Pour ceux qui découvriraient ce programme, comment le décririez-vous ?

C’est une soirée exceptionnelle qui réunit chaque année, les plus grands noms de la magie venus des quatre coins de la planète, et à qui nous remettons un « Mandrake d’or » décerné par l’Académie Française des Illusionnistes. C’est la plus haute distinction dans le monde de la magie. Pour remettre ce prix, nous accueillons cinq nouveaux parrains cette année : Rayane Bensetti, l’humoriste Booder, Sheila, l’écrivain Bernard Werber et la chanteuse Priscilla Betty.  

 

 

Entre les différents shows proposés en live, vous intervenez, avec Maxime, pour animer et présenter les numéros.

Absolument, nous animons cette soirée en Maitre et Maitresse de Cérémonie. Nous présentons chaque artiste et leur remettons le Mandrake d’or en présence des parrains de la soirée. Notre but étant de mettre en lumière la performance de chacun d’entre eux, mais également faire découvrir aux spectateurs et téléspectateurs leur parcours avec humeur et légèreté.

Justement, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

Dès que je reçois la liste des lauréats, je me plonge dans leur parcours, et regarde avec attention les différentes prestations qu’ils ont pu donner à travers le monde. Mon objectif : s’imprégner de leur talent pour mieux les mettre en valeur et surtout les présenter avec le cœur.

 

 

Quelles sont les principales nouveautés que l’on pourra découvrir pour cette 32è cérémonie ?

Déjà, ne ratez pas le début de l’émission ! Une grande surprise vous attend avec Giorda l’hypnotiseuse qui va endormir une partie du public sur la scène du Casino de Paris.

Cette 32ème édition est placée sous le signe du Music-hall. Nous avons donc le plaisir de recevoir cette année la troupe de danseurs du Paradis Latin, venue rendre hommage à Joséphine Baker, une grande artiste, une véritable icône des années folles.

Un Mandrake d’honneur sera décerné à la star de la magie : Criss Angel qui cartonne à Las Vegas. On l’a vu se faire enterrer vivant, marcher sur l’eau et même léviter ! Jusqu'à présent, seulement sept magiciens ont eu la chance de recevoir un Mandrake d’honneur en 32 ans.

Vous qui assistez au spectacle depuis les coulisses, à quelques mètres seulement de la scène, ce doit être un vrai régal ?

Oui c’est génial ! Un privilège je dirais même ! On ressent l’adrénaline, on est au plus près de l’action. Comme une petite souris j’observe, je m’émerveille de tant de travail et de précision. Souvent, j’ai envie de crier, j’ai envie de faire « waouh » mais je me retiens, je ne sais pas si mon micro est encore ouvertJ.

 

 

Ce programme est vraiment familial, il s’adresse à tout le monde, des plus jeunes aux plus anciens…

Tout à fait. « Les plus grands magiciens du Monde » se veut être un programme qui s’adresse à un large public. Les enfants et les « grands » enfants. Il y en a pour tous les gouts et tous les âges.

Nous passons par pleins d’émotions dans ce spectacle ! De la poésie avec Winston Fuenmayor qui nous offre une manipulation de cartes hors du commun ; un numéro à couper le souffle (au sens propre du terme) avec Sabine Van Diemen et son numéro d’évasion. Darcy Oake qui nous prouve que l’impossible devient possible. Aaron Crow qui va donner des sueurs froides à Rayane Bensetti ! L’expérience interdite de Léo Brière, notre ami Fabien Olicard ou encore notre complice de toujours Vincent C qui va encore nous bluffer par le rire !

C’est un évènement festif donc quoi de mieux que de diffuser ce spectacle en fin d’année, à l’heure où l’on a envie de se retrouver en famille et de fêter cette nouvelle année qui arrive. C’est un beau cadeau pour nous d’être diffusés le 1er janvier et je le souhaite, un beau cadeau pour les téléspectateurs.

Peut-être même que vous offrirez, avec Maxime, une petite surprise plus personnelle aux téléspectateurs…

Oui, c’est vrai que l’on a pris l’habitude depuis un an ou deux de se prendre au jeu ! Cette année, effectivement, on va faire apparaitre la première femme sans tête, je vous laisse découvrir la suite…

 

 

Que ce soit à l’issue de l’enregistrement ou des précédentes diffusions, quels principaux retours vous sont faits par le public ?

Les retours sont très bons, vraiment. Que ce soient les spectateurs ou les téléspectateurs, il y a un vrai engouement pour les Mandrakes d’or, et beaucoup de fidèles également puisque l’année dernière encore, il y avait plus de 1,2 million de personnes devant leur écran. Je crois que l’on a besoin aujourd’hui de ces moments suspendus où on arrête de penser aux soucis et où on se laisse un peu porter par la magie des artistes. C’est une émission qui va vous transporter ailleurs pendant 2 heures, loin de la morosité ambianteJ.

Merci, Charlotte, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Loïc nous raconte sa participation à l'édition anniversaire, en Polynésie !

Publié le par Julian STOCKY

A.ISSOCK/ALP/TF1

 

Bonjour Loïc,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange !

Vous participez à la saison anniversaire de « Koh Lanta » actuellement sur TF1. La diffusion des images chaque mardi soir ravive-t-elle certains souvenirs et émotions de ce que vous avez vécu en Polynésie il y a quelques mois ?

C’est vrai que, le mardi soir devant notre télé, quand on voit l’épisode, ça nous replonge automatiquement dans l’aventure. Que ce soit au niveau des joies ou des pleurs, je dirais que l’on vit, à travers l’écran, une deuxième fois l’aventure. C’était déjà ce qui s’était passé lors de ma première aventure, « Les 4 terres ». Ça n’a pas changé pour cette édition des légendes, on revit l’aventure à travers la télé mais d’une façon différente car on peut manger quand mêmeJ.

Quelles principales raisons et motivations vous avaient incité à repartir à l’aventure, peu de temps après votre première participation ?

Ce qui m’a poussé à repartir à l’aventure, c’est tout simplement que j’avais adoré ma première participation, c’était une aventure de malade, complètement dingue. J’avais la chance que l’on me propose cette nouvelle aventure, du coup j’avais accepté avec grand plaisir pour vivre de nouvelles choses, partir faire un nouveau voyage, découvrir de nouvelles choses, refaire cette grande aventure.

Fort de votre première expérience, comment vous étiez-vous préparé pour cette édition « All stars » ?

Sur « Les 4 terres », je ne m’étais pas vraiment entrainé. Sur cette saison, c’était encore pire car, un mois avant d’avoir la réponse, on m’avait décelé un petit problème médical au cœur, du coup j’étais parti pour un mois d’examen médicaux à Grenoble, où je n’avais absolument pas le droit de faire de sport. Donc c’est vrai que j’arrive sur l’aventure avec beaucoup de surpoids et pas du tout entrainé. C’était quelque chose que j’appréhendais beaucoup, surtout sur une édition comme cela où il n’y a que des machines surentrainées.

On imagine aussi sans doute la fierté et la joie que ça a dû être de faire partie de ce casting anniversaire pour les 20 ans du jeu ?

C’était un honneur de pouvoir être présent sur une édition qui retrace les 20 ans de « Koh Lanta ». J’avais 20 ans la première fois, c’est un truc de ouf de pouvoir faire deux « Koh Lanta » en si peu de temps, avec justement une édition qui retrace les 20 ans.

Vous étiez réserviste, comment avez-vous appréhendé votre arrivée dans le jeu ?

Je n’étais pas sûr, en arrivant, que j’allais intégrer le jeu donc c’était une aventure en plus, une pression en plus. Au moment où j’intègre l’aventure, j’étais quand même un peu stressé, je ne savais pas trop comment ça allait se passer, si ça allait me porter préjudice d’arriver un jour après les autres. Finalement, j’arrive à gagner la première épreuve d’immunité, ce qui me permet de me sentir plus en confiance et qui m’assure un peu plus ma place. Après, j’ai commencé à me faire des potes sur le camp, c’était parti, le stress était parti aussi.

Quelle a été votre réaction à la découverte des autres noms d’aventuriers participant à cette saison anniversaire ?

C’est vrai que, quand je suis arrivé sur l’ile et que j’ai vu toutes les petites têtes qui me regardaient, c’était impressionnant à voir. On les regardait à la télé, maintenant on les a en vrai et on va être en concurrence avec eux. L’adrénaline coule à flot dans le sang et hâte d’être sur les épreuves pour voir ce que l’on peut valoir face à tous ces personnages.

Globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette édition anniversaire ?

Déjà, un peu comme tous les « Koh Lanta » je pense, les paysages magnifiques et les couchers de soleil sont juste oufissimes. Je me rappelle, le soir, du coucher de soleil sur Bora Bora, voilà c’était une vue paradisiaque en enfer. Après, la découverte aussi de nouveaux aventuriers, Sam, Laurent et j’en passe encore, avec qui on se tapait pas mal de barres de rigolade. On allait à la pêche, on rigolait. Et tout simplement le bonheur d’avoir fait l’édition « Koh Lanta, les légendes ».

Avec le recul, la jugez-vous plus compliquée encore que votre première saison ? En termes de dureté de la vie sur le camp ? En termes de gestion de la stratégie ?

C’est vrai que c’était encore pire que la première édition, que ce soit au niveau stratégie, au niveau de la vie sur le camp. Au niveau stratégie, tout le monde savait ce qu’il faisait et on sait que je ne suis pas le plus fort à ça. C’était la cour des grands et même les grands disaient que c’était compliqué. C’était une aventure très très dure là-dessus.

Au quotidien, sur le camp, quelles étaient vos activités et occupations favorites ?

On aimait bien, avec Sam, notre petit tour du matin, on allait pêcher le poulpe. A la levée du jour, on prenait notre petit bâton et on faisait le tour de l’ile pour en pêcher. C’était un peu notre petite rando matinale. Après, on allait chercher du bois, j’aimais bien aller chercher des gros troncs d’arbres. Ensuite, j’essayais de créer des petits trucs, de bricoler avant de se reposer quand on peut pour pouvoir économiser de l’énergie pour les épreuves.

Que vous a-t-il manqué et lors de l’épreuve de confort qui vous a été fatale et dans l’arène au moment de l’épreuve qui scelle définitivement votre départ ?

Avec le recul, je dirais de l’entrainement sur ce genre d’épreuves. Comme je le disais un peu humoristiquement en story, j’ai recrée le jeu en plus petit, avec des planches en bois, en faisant trois trous. J’ai réussi à m’entrainer avec des billes et ça l’a fait…Peut-être aussi un peu de concentration liée à la surprise car, quand on est arrivés sur le jeu de confort, on ne s’attendait pas à avoir une épreuve éliminatoire, du coup ça a été un stress supplémentaire quand Denis nous l’a annoncé.

On vous a senti à chaque fois très ému….

C’est sûr, surtout sur la première épreuve où je suis parti, celle du jeu de confort. C’était tellement fatal que je ne m’y attendais pas. Je n’avais absolument pas envie de partir maintenant, je pense que personne n’a envie de partir à ce stade-là, il y avait toute mon aventure qui revenait en tête et tout ce que j’avais fait pour venir là s’envolait. C’était un mélange de toutes sortes d’émotions qui m’ont fait, après, m’effondrer en larmes, comme on a pu le voir à l’écran.

Comment avez-vous vécu le fait de ne pas être éliminé lors d’un conseil traditionnel ?

C’est vrai que ça n’a rien à voir avec un départ au conseil. Là-bas, ce sont les personnes qui votent contre quelqu’un donc je pense que ça m’aurait fait beaucoup plus mal au cœur de partir sur un conseil que sur une épreuve éliminatoire, où c’est de notre faute, où on est maitre de notre destin.  

Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt pour une 3è aventure ?

Bien évidemment, si on me propose une troisième participation, je continuerais sur ma lancée et, cette fois, j’irais vraiment m’entrainer pour être paré à toute éventualité. Je repartirais avec grand plaisir !

Merci, Loïc, pour toutes vos réponses !

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