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Le médias blog de Julian

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Aurélie Bargème : parcours, passions, projets - elle aborde tous les sujets !

10 Octobre 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Aurélie,

 

Quel plaisir d'effectuer cet entretien en votre compagnie !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples cordes, notamment comédienne, en télévision et au théâtre, mais aussi auteur pour le petit écran. Mais bien d'autres encore. Comment vous présenteriez-vous ?

 

C'est un peu une volonté de ma part : je me lasse assez vite des choses, multiplier les activités me permet de varier les plaisirs et de ne jamais perdre mon énergie et mon enthousiasme. En plus, je trouve que tout est assez complémentaire : on enrichit certaines activités en en faisant d'autres, qui apportent un angle de vue différent. Je suis comédienne, je chante dans des spectacles, je suis auteure, je suis animatrice télé, j'utilise plusieurs modes d'expression, mais finalement, pour moi, ce ne sont que des médias différents, pour exprimer une seule et même chose. Selon moi, je ne suis pas tellement pluri casquettes, mais simplement je prends plaisir à explorer toutes les facettes de l'expression artistique.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Bien sûr. Par exemple, j'ai beaucoup été animatrice télé en direct, donc avec principalement de l'improvisation. Évidemment, cela aide d'être comédienne pour être en live. De même, quand je chante, j'essaie d'exprimer quelque chose de sincère, de la même façon que lorsque je joue un texte en tant que comédienne.

 

Quant à l'écriture, avoir lu pendant quinze ans des scenarii et des pièces, avoir travaillé des personnages avec des sous-textes, avoir construit des personnalités, aide énormément à la rédaction des dialogues : pour entendre leur musicalité, comprendre le rythme des scènes, savoir quand les commencer et quand les finir, trouver des ruptures de rythme. C'est une énorme plus-value d'avoir été comédienne quand on commence à être auteure.

 

Les complémentarités existent donc à de nombreux niveaux différents.

 

3/ Dans votre quotidien artistique, qu'est-ce qui vous plaît tant ? Qu'est-ce qui vous attire ?

 

D'avoir le sentiment de m'exploiter pleinement. J'ai l'impression d'utiliser mon intellect, mon émotion, mon corps, ma voix. Je m'utilise à 100% et c'est extrêmement gratifiant.

 

J'ai probablement des choses à dire, une faille, une fêlure quelque part, l'envie d'exprimer des sentiments et, évidemment, les métiers artistiques le permettent.

J'aime beaucoup aussi le mode de vie qui va avec. Je déteste la routine, je ne supporte pas d'avoir toutes mes journées qui se ressemblent. Avec ces métiers là, c'est formidable d'alterner des périodes de forte activité et des moments plus calmes, où l'on peut prendre du temps pour soi. Avant que la charge de travail ne reprenne de plus belle. Je trouve cette alternance très vivifiante, elle me fait me sentir vivante. Je ne m'ennuie jamais.

 

4/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine en particulier  ? Ou est-ce la diversité qui vous plaît ?

 

Je remarque que selon les années, les moments de vie, la façon dont j'évolue, il y a certaines activités qui vont plus me correspondre plus que d'autres. Il y a eu des moments où la caméra me correspondait très bien, il y a eu d'autres moments où j'avais plus besoin d'une intimité et d'une vérité de troupe, où donc j'avais davantage envie de me focaliser sur le théâtre. Aujourd'hui, je suis absolument fascinée par l'écriture, donc elle prend, en ce moment, le pas sur tout le reste, car je découvre un monde et je m'épanouis beaucoup. Mais je n'abandonne pas pour autant mes autres activités, j'ai d'ailleurs des projets de théâtre, et je vais être très heureuse de retourner sur scène. En fait, je jongle selon mes besoins et mes envies du moment, selon ce que je traverse dans ma vie personnelle aussi.

 

Donc il n'y a pas une facette qui m'intéresse plus que les autres ; ce que me plaît, c'est de passer de l'une à l'autre, pour être en intégrité et en cohérence avec mes idéaux de vie, mes envies, mes besoins et ce que je traverse.

 

5/ En tant qu'auteure, quelles sont vos principales sources d'inspiration ?

 

Je fais beaucoup de recherches au départ. Quand un sujet commence à m'intéresser, je suis sur internet pendant des heures pour trouver un maximum d'infos. En lisant des articles, plein d'éléments m'apparaissent, et des points d'appui, d'accroche, tout à coup, me sautent aux yeux, et me donnent envie d'aller plus loin dans telle ou telle direction.

 

Les faits divers marchent très bien également. J'ai aussi beaucoup d'idées quand je suis dans ma voiture en train de conduire sur l'autoroute, ou quand je suis en train de marcher dans la nature. Ce sont des moments où je fais des choses sans y penser, c'est presque un peu méditatif, j'arrête finalement de penser à mes soucis, à mon quotidien, le mental est libéré et c'est à ce moment-là que les idées arrivent.

 

6/ Au théâtre, dans les derniers instants juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

Cela dépend si les circonstances donnent le trac ou pas. Certains rôles sont plus engageants que d'autres, certaines pièces nous font plus peur que d'autres, certains états émotionnels à jouer aussi. Je me souviens de spectacles où, à l'instant de rentrer sur scène, je me demandais pourquoi j'avais décidé de faire ce métier, pourquoi je me mettais dans des états pareils. Il y en a eu un certain nombre.

 

Mais il y a eu d'autres moments où, parce que c'est un rôle que j'avais joué plein de fois, sans rentrer dans une routine, je savais que j'en étais très capable. Dans ces situations là, on arrive un peu plus détendu sur scène.

 

On peut avoir davantage le trac dans une toute petite salle de 50 personnes, quand on est à un mètre des gens, que l'inverse. Je me souviens d'une pièce qui s’appelait «  Comédiens  », où je me suis éclatée, à la Comédie Bastille, il y a deux ans. Je faisais l'entrée en scène toute seule, pour un long monologue, devant 120 places, à un mètre des gens que je voyais distinctement. Je stressais avant d'entrer. C'est donc vraiment lié à toutes ces petites choses.

 

7/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont pour ensuite être disponible pour le réalisateur ?

 

Cela dépend des projets. Quand j'étais sur « RIS », je tournais trois à quatre jours par semaine, avec un emploi du temps bien chargé. Donc, là, je ne faisais rien d'autre, tout le reste passait un peu à côté, la vie affective comme les projets professionnels. C'est extrêmement investissant.

 

La plupart du temps, ce sont des "one shot", des guests dans des séries. Aujourd'hui, avec l'économie de la télé telle qu'elle est, les productions font en sorte que les guests coûtent le moins cher possible, en programmant toutes leurs scènes sur un minimum de jours. Du coup, actuellement, on a des choses très dures à jouer mais on n'a pas le temps de les faire. Tout est tourné à la va-vite, c'est frustrant, ce sont des scènes qui demanderaient plus de travail et de temps. Malheureusement, la préparation sur une série française, quand on n'est pas récurrent, est très faible, et le moment présent assez frustrant.

 

Sur des séries françaises typiques, on a le scénario extrêmement tard, ce ne sont pas toujours les versions définitives. Donc, là encore, soyons clairs, la préparation est impossible car c'est à peine si l'on sait ce que l'on va tourner deux jours avant.

 

Quand on est sur des téléfilms unitaires de prestige, plus qualitatifs, on a en général davantage de temps pour se préparer car la version définitive du texte est donnée avant. C'est beaucoup plus agréable. J'ai le souvenir d'avoir eu même le temps de préparer un rôle avec un coach pendant trois semaines, et c'était formidable. Quand je suis arrivée sur le tournage, j'avais presque l'impression de faire du cinéma, avec une vraie préparation, en pouvant proposer tout un univers et un personnage vraiment travaillé.

 

8/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets actuels ?

 

Je suis, en ce moment, très prise par l'écriture car je viens de signer un 90 minutes pour TF1. Que je coécris car, comme je débute dans ce domaine, je suis accompagnée par une scénariste renommée pour travailler sur mon idée. Cela se passe très bien. Ce sera de longs mois d'écriture et nous devons rendre la version finale du scénario pour mai ou juin.

 

J'ai écrit un autre film en réalité virtuelle. Ainsi qu'une pièce de théâtre.

J'ai des projets de théâtre pour Avignon l'année prochaine et je continue à passer des castings. Donc, au final, les journées sont très remplies !

 

9/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De perdurer dans l'écriture, mon nouveau challenge depuis quelques mois et j'y crois beaucoup, pour plusieurs raisons. D'abord parce que cela me passionne, mais aussi parce que c'est un moyen pour moi de me créer du travail en tant que comédienne. C'est une bonne façon de tenir dans le métier !

 

Merci Aurélie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

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Diane Dassigny évoque sa nouvelle pièce de théâtre et ses projets !

10 Octobre 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Diane,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien  !

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au Palais des glaces, de la pièce à succès « Duels à Davidéjonatown ». Pour commencer, quelle histoire y est racontée ? Quels thèmes y sont abordés ?

C'est un western complètement barré. Il y a énormément de thèmes abordés, toujours sous un angle assez potache. Tout est prétexte à l'humour. Mes quatre partenaires viennent du one man show, il y a donc beaucoup d'improvisation.

Les gens qui viennent se détendent vraiment, ils font travailler leurs zygomatiques. Certains pleurent de rire, ça fait du bien.

2/ Comment présenter votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Je suis la seule fille sur scène, je joue une prostituée mais elle est plutôt ingénue et innocente. Le challenge étant qu’elle ne soit pas du tout vulgaire même si le texte est cru.

Tout est vraiment traité sous l'angle du rire, le but n'est pas du tout de mettre mal à l'aise les gens. Elle va assez loin, elle n'est absolument pas politiquement correcte et c'est plaisant. Ce qui est le cas de la pièce dans son ensemble.

3/ Le spectacle est un véritable carton depuis un long moment maintenant. Justement, selon vous, quelles sont les clés de ce succès ?

Les gens oublient leurs soucis, il y a une vanne toutes les deux secondes, ils n’ont pas le temps de réfléchir. Le but est uniquement de se marrer, c'est du pur divertissement et il n'y en a pas tant que ça à l'affiche. C'est comme un énorme gag d'une heure et demie, où personne ne se prend au sérieux.

4/ A titre plus personnel, comment avez-vous réussi à vous greffer à cette équipe déjà bien rodée ?

Je commence à avoir l’habitude de reprendre des rôles:)). Tous ont été accueillants et chaleureux, tout s'est très bien passé, même si j’aime travailler et que j’aurais aimé avoir un temps de répétition mais c’est la vie et c’est souvent le cas des reprises de rôles. Je pense qu’au fur et à mesure des représentations je pourrai y ajouter des touches plus personnelles (même si tout est déjà très calé et qu’il est un peu compliqué de sortir des clous, surtout pour mon personnage qui doit raconter l’histoire et non pas improviser et faire des vannes…c’est le cahier des charges).

Ce n'est pas forcément évident d'être la seule femme, il faut faire sa place, avec ces fortes personnalités. Mais on partage la même loge et on rigole bien

5/ Plus généralement, quels sont vos autres actualités et projets du moment ?

La diffusion de la saison 8 de « Profilage » vient de s'achever sur TF1, nous attaquerons le tournage de la neuvième en janvier. Je fais pas mal de doublages, il y a des séries où je suis récurrente qui reprennent, comme « Grey's Anatomy » ou « Riverdale » sur Netflix. 

J'ai également fait un concert en septembre dernier, avec mes chansons et mes musiciens. C’est presque entre le concert et le spectacle car il y a toute une mise en scène, des petits sketchs, une vraie déco… C’est vraiment mon truc à moi, ça me correspond et mon but cette année est de trouver des dates de tournée et de faire un bout de chemin avec ces concerts.

En octobre, vous pourrez me retrouver dans le troisième épisode de la série « On va s'aimer »,  sur France 2.

6/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison artistique ?

Plein de nouveaux projets. De trouver des dates pour mes concerts et de pouvoir enregistrer l'album. Deux longs métrages dans lesquels je vais jouer ont été décalés, j'aimerais bien en profiter pour voir venir d'autres projets similaires.

Merci, Diane, pour cet agréable échange !

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Tanya Mattouk évoque son parcours et ses projets artistiques !

9 Octobre 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

 

Bonjour Tanya,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos nombreuses et riches expériences. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

Vaste question  ! C'est viscéral, c'est le mot. Je ne pourrais rien faire d'autre, je crois. En termes de capacités, cela serait possible mais je n'envisage rien d'autre. J'aime mon métier, j'ai fait de ma passion mon métier, c'est une chance et je le reconnais tous les jours.

J’adore le fait que chaque jour soit différent. Il y a une sorte de perpétuelle remise en question, de recherche, d'apprentissage quotidien, d'observation, de découverte. C'est le chemin qui compte, on part un peu à l'aventure tous les jours et ça me plaît.

C'est un métier de rencontres aussi. Sur un plateau de tournage avec un réalisateur, mais aussi avec une équipe technique et une équipe de comédiens. C'est une aventure à plusieurs volets. C'est pareil au théâtre, parfois l'équipe est plus réduite mais il y a la rencontre avec le public aussi.

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines  ?

Complètement ! J’ai vu une vidéo sur Internet de Christoph Waltz, un acteur que j’aime beaucoup, dans laquelle il dit que, entre le théâtre et le cinéma, ce ne sont juste pas les mêmes muscles qui sont en jeu. C'est tout à fait ça. Dans les deux cas, c'est une situation qui va d'un point A à un point B avec un nœud au milieu. Et c'est interpréter un personnage dans cette histoire. Il y a donc, à chaque fois, ce parallèle qui est évident.

Le média n'est pas le même donc on adapte son jeu mais aussi on s’adapte à l'univers du réalisateur ou du metteur en scène. Il y a une question de malléabilité mais ça reste quand même de l'interprétation où notre propre imaginaire est en jeu. C'est le propre d'un acteur aussi de pouvoir se mouvoir.

3/ Spontanément, retenez-vous une expérience plus que toutes les autres ?

Elles ont toutes été enrichissantes. Il y en a une qui me vient à l'esprit, quand j'ai joué avec Jan Fabre à La Biennale de Venise. Parce que j’étais la seule francophone de l’équipe et que Jan est un grand monsieur d'un théâtre très controversé, ça demandait de réelles prises de risques.

Mais toutes mes expériences jusqu'à maintenant, quelles qu'elles aient été, ont été une prise de risques . Car c'est s'adapter à un nouvel environnement à chaque fois et j’ai pu jouer des personnages très différents.

4/ Êtes-vous davantage attirée par la diversité des arts ? Ou un domaine en particulier vous plaît il particulièrement  ?

Je suis un peu une touche à tout. Quand je ne fais qu'un seul format, l'autre me manque et inversement. Mais ce n'est pas toujours une question de choix, c'est aussi une question d'opportunités. Parfois, il y a un moment dans la vie où, on ne sait pas trop pourquoi, ça se passe au théâtre. Puis, pendant deux ans, ça se passe surtout à l'image. Ça ne se ressemble jamais, c'est quelque chose qui se produit et qu'on ne contrôle pas toujours.

J'aime bien naviguer du petit écran au grand écran, en passant par le théâtre, la pub, la voix off, le doublage… Le cœur du métier d’acteur se retranscrit sous plusieurs angles.

Mon côté touche-à-tout se reflète aussi dans le fait de jongler entre les projets en français et en anglais: je travaille en France et en Angleterre où j’ai longtemps vécu et où j’ai été formée en tant que comédienne. Ces deux mondes sont très complémentaires pour moi et j’adore avoir un pied dans chaque pays.

5/ Plus globalement, quels sont vos projets et actualités artistiques actuels  ?

Deux projets théâtraux sont en préparation. Je ne peux pas encore trop en dire. Je peux seulement dire que les deux sont très différents, l'un est narratif, une très jolie histoire de quête d'identité, l'autre est un théâtre un peu plus expérimental, fragmenté, quelque chose de très contemporain, à deux sur scène. Des projets aussi de voix off, de doublage également.

L'image reviendra aussi peut être prochainement, je le souhaite en tout cas. J’ai joué dans des courts-métrages qui font un joli parcours en festivals, comme « ADN de Grands Fauves » réalisé par Delphine Montaigne qui a fait partie de la sélection de la Maison du Film Court au Festival de Cannes dernier, et qui sera en sélection de la 30e édition du Festival du Film Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Aussi, de plus en plus de séries ou d'unitaires très audacieux voient le jour et ça me plairait beaucoup de faire partie de ces projets.

Cet échange fut très agréable, Tanya  !

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