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television

Face à face : Claire Borotra nous présente la nouvelle série judiciaire de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Claire,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

A partir du 15 mars prochain, nous pourrons vous retrouver dans la nouvelle série judiciaire de France 3 « Face à face ». A titre personnel, on imagine la joie et le plaisir que ce soit être de participer à cette nouvelle belle aventure ?

Oui, oui, oui ! C’est un mélange de sentiments très différents, il y a de la joie, de l’excitation, de l’enthousiasme parce que je suis contente de ce que l’on a fait et que c’est pour six semaines, donc c’est un vrai rendez-vous récurrent avec le public. On découvrira si les gens apprécieront ou pas. Après, il y a toujours un peu d’appréhension aussi parce qu’on est peu de choses à la télévision. Donc j’espère que les gens viendront…Mais, oui, beaucoup de joie et d’enthousiasme.

 

 

Avec vos mots, comment pitcheriez-vous cette nouvelle série de 12 épisodes ?

Je dirais qu’il y a une dimension comédie familiale qui permet d’alterner et même de faire corps entre les enquêtes et les situations personnelles des personnages. Je me suis beaucoup amusée dans cette relation de sœurs puisque c’est l’histoire de deux sœurs qui ne se connaissent pas, et pour cause c’est leur père qui a eu une double vie. L’une connait en fait l’existence de l’autre mais la sœur ainée n’a pas du tout imaginé que son père pouvait faire ce genre de choses, elle qui le met sur un piédestal. Il était juge, elle est devenue juge elle-même donc ça va être un vrai séisme dans sa vie. Non seulement avec sa disparition parce que c’est à cette occasion-là qu’elle apprend la nouvelle mais aussi avec l’arrivée intempestive de sa sœur. Parce que l’on ne peut pas dire que le personnage que joue Constance soit d’un calme absolu, c’est une sorte de tempête qui débarque dans la vie de cette femme que j’interprète qui est légèrement psychorigide, qui est dans un cadre moral et affectif avec un certain nombre de principes. Donc ça va être le cocktail explosif de ces deux personnalités qui vont être obligées de travailler ensemble et aussi de cohabiter, qui vont se disputer le fantôme ou la statue du père.

 

 

Vous y interprétez la juge d’instruction Justine Rameau. Qui est-elle ? Elle a parcours professionnel mais aussi personnel qui est très fort….

Oui, oui, c’est ce qui m’a beaucoup beaucoup plu quand j’ai lu le projet, c’était vraiment le parcours passionnant de cette femme qui, au départ, est pleine de certitudes, de croyances, de cadres et puis qui va traverser des épreuves et des obligations de remise en question de toutes ses croyances. Avec violence parce que l’on pourrait dire que son monde s’effondre, épisode après épisode mais de cet effondrement va naitre la reconstruction de quelqu’un mais quelqu’un de plus libre, quelqu’un qui aura du coup revisité le schéma familial de son enfance. C’est presque un parcours pour passer à l’âge adulte. Elle va devoir revisiter tous les domaines de sa vie et se confronter à la vérité, à la réalité. Elle était peut-être dans une forme de déni aussi, comme beaucoup de gens ou dans une forme d’aveuglement, de volonté de ne pas voir un certain nombre de choses. Elle va être obligée, par la force des évènements, de se retrouver confrontée à la vérité. Ce qui nait de cela, c’est une humanité.

 

 

Je me suis énormément amusée à développer beaucoup de défauts du personnage au début parce que je trouve que c’est sympa d’avoir des personnages assez caractérisés, qui n’ont pas que des qualités. Donc elle est un peu cassante, elle est psychorigide, elle est casse-pieds. Je me suis amusée à le créer, à le garder et à faire naitre de l’humanité au fur et à mesure des épisodes et au fur et à mesure des épreuves qu’elle rencontre, qu’elle surmonte.

Au moment de l’interpréter, avez-vous eu une méthodologie particulière de préparation ? Ou du moins certaines sources d’inspiration ?

J’ai été en contact avec une juge avec qui j’ai parlé plusieurs fois au téléphone, on était en période de confinement, c’était compliqué de se voir. La dimension juridique m’intéresse, je l’ai travaillée pour voir comment ça se passait mais c’est la dimension psychologique qui m’intéresse plus sur les personnages. Parce que c’est ce qui caractérise en fait. Ce que l’on peut apporter en tant qu’acteur, c’est moins sur la manière de mener des auditions selon moi que sur, pour le coup, les caractéristiques psychologiques des personnages, la cohérence. En même temps, on peut créer des accidents, on peut travailler sur les toutes petites choses, les petits gestes, qui racontent, à mon avis, beaucoup plus que les grands mots, quand on sait observer.

 

 

En tant que comédienne, ce doit sans doute être chouette d’avoir une palette artistique aussi large à jouer, entre le cadre professionnel d’un côté et les relations plus personnelles de l’autre ?

Oui ! Après, il est rare, dans les fictions, qu’il n’y ait que du privé ou que du professionnel, c’est assez courant que l’on puisse jongler sur les deux domaines et les deux parties. Là, en l’occurrence, je trouvais les interactions riches, aussi bien avec ma demi-sœur, qu’avec mon mari ou qu’avec ma fille. Ça a été salué presque unanimement par la presse, je trouve que les seconds rôles sont de très grande qualité aussi. C’est important, il faut le souligner, ils sont vraiment tous de supers acteurs. Ca enrichit énormément la série, donc les interactions, donc nos personnages, c’est un cercle vertueux dans ces cas-là je trouve.

 

 

En plus d’explorer la collaboration entre justice et police, cette série aborde des thèmes forts de société…

Effectivement ! Je me souviens notamment du kidnapping d’enfant, on ne va pas tous les donner, il y en a plein. Je trouve qu’ils sont à hauteur d’homme, c’est ce qui m’a plu aussi. Il y en a tellement partout, tous les soirs, sur toutes les chaines que, là, j’ai trouvé que c’est intéressant, on n’est pas que sur du meurtre sanglant, il y a aussi une dimension plus humaine, plus proche du réel, des gens. Avec, souvent, une complexité un peu plus grande en termes de résolution, les choses ne sont pas simples, elles ne sont pas noires ou blanches, c’est plus compliqué que cela, comme dans la vie et les coupables ne sont pas toujours condamnés. La loi, c’est la loi mais elle a ses failles aussi. Je crois que la série travaille plus sur les failles que peut avoir la loi que sur une forme d’idéalisation.

Du coup, c’est aussi en cela que cette série pourra plaire au public, elle parlera au plus grand nombre au travers de la diversité du contenu…

J’espère…Et puis je pense que l’humour est important, on a essayé d’en mettre, d’en ajouter. Il y a quand même une forme de légèreté, on ne se laisse pas entrainer dans un gouffre de noirceur. Les cas que l’on traite ne sont parfois pas marrants mais on s’est beaucoup amusés, on a pris beaucoup de plaisir à le faire. Les thématiques sont nombreuses, j’imagine que tout le monde pourra y trouver son compte et, en même temps, il y a quelque chose de rafraichissant dans la troupe que l’on était et, je crois, dans le projet fini. En tout cas, ce sont les échos que j’en ai.

 

 

A noter également que le programme a reçu, au dernier Festival de Luchon, le prix 2022 de l’excellence pyrénéenne de la série de 52 minutes. Cela a dû vous faire chaud au cœur ?

Oui, surtout que je ne suis pas du genre à recevoir des prix. J’étais très surprise, je ne m’y attendais pas du tout, d’ailleurs je n’étais pas dans la salle pour tout vous dire. Je pensais tellement que l’on n’aurait rien que je m’étais éclipsée. Mes camarades sont venus me chercher en courant. Mais cela m’a fait un immense plaisir. On avait senti, pendant le festival, que le public que l’on croisait était très enthousiaste. Ça a fait très très plaisir et puis c’est un projet qui m’est particulièrement précieux et cher pour plein de raisons donc ce moment était une petite bulle de joie.

Cela s’explique aussi par un très chouette casting, tant sur les récurrents que pour les guests…

Ah oui, ça s’est sûr ! Isabelle Vitari, Jackie Berroyer, Lionel Abelanski, Charlotte Desgeorges, … on a eu la chance d’avoir de très bons acteurs, qui amènent une vraie identité et une vraie personnalité à chaque fois. Isabelle et Charlotte sont extraordinaires, elles m’ont bluffée, elles sont magnifiques. Tous apportent énormément. Chapeau bas à tous ces acteurs et actrices qui viennent quelques fois deux à trois jours, c’est très compliqué d’arriver sur un plateau qui tourne depuis un moment. Ils ont très peu de temps pour se mettre dans l’ambiance, il faut donner très vite tout ce que l’on a à donner. A chaque fois, c’est un challenge quand même important et impressionnant, je trouve, de pouvoir donner cette qualité en si peu de temps.

Après 12 premiers épisodes bientôt à l’image, si le succès d’audiences se confirme, ce pourra être l’occasion de retrouver toute l’équipe pour une suite…

C’est ce que l’on souhaite, de tout notre cœur ! On est près, on est dans les starting-blocks, on verra…Je souhaite vraiment que les gens viennent mais c’est leur choix le plus absolu.

 

 

En parallèle, quels sont vos autres projets et actualités en ce moment ?

J’ai fini de tourner avec Claire Keim un téléfilm où notre mère a disparu et où nous sommes deux sœurs qui ne peuvent pas se saquer… je suis abonnée aux sœurs en ce moment, c’est assez étonnant. Il ne devrait sûrement pas tarder à passer sur France 3 aussi, téléfilm que l’on a tourné dans notre cher pays basque, on était toutes les deux aux anges absolus. Pour vous dire à quel point je suis vraiment abonnée aux sœurs, j’ai tourné avec Marc Lavoine et Barbara Schulz, je fais là une sœur au couvent…C’est mon thème astrologique de l’année à prioriJ. J’ai faut aussi un épisode de « La faute à Rousseau », qui était chouette également. Donc il y a pas mal de choses qui vont arriver dans les semaines à venir si tout va bien.

 

 

Pour terminer, en bouclant la boucle, que peut-on souhaiter à toute l’équipe de « Face à face », à quelques jours de la première diffusion ?

Qu’il y ait du monde pour venir voir, que les gens qui regardent prennent du plaisir comme nous en avons pris à le fabriquer pour eux. Parce que l’on pense à eux quand on tourne, on pense aux gens qui vont regarder chez eux, quelques fois tous seuls, c’est aussi pour tenir compagnie aux gens que l’on fait ça, pour chuchoter et raconter des histoires à leurs oreilles…je trouve que c’est la force de la télévision !

Merci, Claire, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Matteo nous raconte son aventure aux Philippines !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Matteo,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé à la saison « Koh Lanta, le totem maudit » diffusée actuellement sur TF1 chaque mardi soir. Justement, le fait de visionner les images ravive-t-il en vous certaines émotions et certains souvenirs ?

Complètement ! Forcément, ça rappelle plein de souvenirs, on revoit les lieux, on revoit des choses que l’on avait oubliées. Oui, ça ravive pas mal d’émotions, notamment au moment de l’élimination. Voir que l’aventure se termine…la déception revient, j’ai ressenti une deuxième fois la fin de mon aventure parce que ça l’était aussi aux yeux de tous. Donc, oui, c’est sûr que l’on revit pas mal de choses, même s’il y a plein de choses que l’on ne peut pas voir, trois jours d’aventure étant résumés en deux heures d’émission.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient donné l’envie de candidater ?

Déjà, « Koh Lanta » est un rêve pour moi ! C’est une motivation d’être passionné par ce jeu, par ce mécanisme, par tout ce que ça représente. J’attendais beaucoup de « Koh Lanta », j’attendais effectivement que ça m’apporte énormément, notamment aussi par rapport à l’endroit où j’en étais de ma formation et de ma carrière de danseur. J’en attendais beaucoup par rapport à une prise de confiance en moi et à un lâcher-prise. Parce que, quand on est dans « Koh Lanta », on est obligé de lâcher prise, par rapport à la difficulté. Il ne faut pas lutter, on ne peut pas. Donc, quelque part, on est obligé de lâcher prise aussi psychologiquement par rapport à la pression que l’on peut avoir en permanence, par rapport aux caméras,…On est obligé de lâcher et c’était hyper important pour moi. Je fais une discipline qui est énormément sur le contrôle et j’adore ça, mon caractère est comme cela aussi. C’est vrai que c’était un véritable challenge par rapport à cela.

Après, c’était aussi pour visibiliser un peu et représenter la danse classique à la télévision, pour essayer de la démocratiser. J’avais une réelle pression pour bien faire par rapport à cela, notamment au niveau sportif, sur les épreuves.

D’ailleurs, comment vous étiez-vous préparé pour cette aventure ?

Je suis sportif de haut niveau donc je fais vachement de sport toute la journée. Mais, effectivement, comme la danse travaille beaucoup les jambes, j’ai fait, en plus, beaucoup de muscu du haut du corps, beaucoup de cardio. Je me suis aussi beaucoup renseigné par rapport à la survie, c’est difficile de le faire parce que l’on ne sait pas où on va mais tresser des paniers, faire du feu, j’ai regardé pas mal de vidéos là-dessus pour ne pas être complètement paumé et avoir l’impression de maitriser un peu. Dans les conditions exactes, je savais très bien que ce ne serait jamais pareil et que l’on allait tous s’appuyer les uns sur les autres mais de savoir, d’avoir vu déjà, on se sent un peu plus crédible et légitime.

Sur place, l’aventure a démarré sur les chapeaux de roue, Denis annonçant dès la première minute l’existence de ce nouveau totem. Quelle avait été alors votre réaction ?

A ce moment-là, c’est énormément d’émotion. C’est déjà la première fois que l’on voit Denis donc on se rend compte vraiment du début de « Koh Lanta », on se rend compte aussi que l’on va devoir sauter dans l’eau, nager jusqu’à la plage. On ne le voit peut-être pas bien avec les images mais c’était très loin, ça représentait beaucoup. Et puis une excitation énorme de participer à la première épreuve de son « Koh Lanta ». Ce sont tellement de choses différentes…Et puis de voir tous les autres autour de soi, de se demander ce que l’on va valoir par rapport à eux. Je veux tellement bien faire tout le temps que j’avais un stress énorme, forcément, de bien faire. J’avais peur un petit peu des autres.

Le totem maudit était une pression supplémentaire. Je me suis dit que l’on était quand même nombreux, que ce serait difficile d’être dernier, du moins que ce serait hors de question de l’être. Finalement, ce puzzle était vraiment très difficile, j’ai bien cru que j’allais être dernier, ça ne s’est pas vu mais c’était très long, j’ai mis beaucoup de temps à le réussir. Donc il y avait un mélange de plein de choses, notamment de peur. C’est difficile de tout répertorier mais c’était un truc de fou en tout cas…

Peu de temps après est venu le moment de la composition des trois tribus. Comment l’avez-vous vécu ?

Pareil, plein d’émotions différentes ! D’abord, j’étais très surpris de ne pas être choisi, c’était très blessant parce que c’était très long, je suis resté longtemps de plus en plus seul sur cette ligne, avec tout le monde qui s’en allait au fur et à mesure. Donc c’est un peu humiliant. Pour moi qui suis sportif de haut niveau, comme je le disais tout à l’heure, j’avais un petit peur des autres parce qu’ils dégageaient vachement de confiance, ils avaient des gabarits un peu plantés, physiquement ils étaient imposants. J’avais peur de ne pas être à la hauteur et, effectivement, c’est ce que j’ai dû dégager, un manque de confiance énorme par rapport aux autres. Cette sélection d’équipe, pour moi, a été un peu la confirmation que, sur les apparences, je ne faisais pas peur aux autres, que l’on n’avait pas forcément envie de faire l’aventure avec moi. Ça représente beaucoup de choses de ne pas être sélectionné. Il y a plein d’autres raisons, il faut relativiser mais, forcément, le sentiment que l’on reçoit est celui-ci, que l’on n’a pas envie de toi ou que tu ne donnes pas envie. Du coup, c’est violant, surtout quand on a dit que l’on est sportif de haut niveau, quand on est souriant, avenant…On se dit « waouh, on préfère les autres à moi ».

Donc on arrive dans une équipe et on a l’impression que les autres se préfèrent. Forcément, je me suis senti en danger d’élimination. Parce que, quelque part, quand on fait le choix de ne pas me prendre, quand il y a le choix à faire d’éliminer quelqu’un, forcément dans sa tête, on se dit que ça va être soi. C’est très violent…Moi qui pensais, avec mon caractère et mon côté sportif, que ça ne poserait pas trop de problème de franchir les toutes premières étapes du jeu…Effectivement, me sentant en danger, au-delà de la surprise, c’était une pression énorme dès le début, à laquelle je ne m’attendais pas. Je voyais mon aventure qui pouvait se terminer très tôt, ce que je n’acceptais pas du tout, après toute la préparation que j’avais faite. Je n’aimais pas comment se passait mon aventure, je n’aimais pas les évènements. J’aurais pu accepter, je sais que, dans « Koh Lanta », les changements, les rebondissements arrivent…mais de me sentir comme ça dès le début, je me suis dit que, pour remonter la pente, ça allait être tellement dur et tellement long. Déjà que cette aventure est difficile, quand on a un bâton dans les roues dès le départ, waouh c’est très difficile psychologiquement à surmonter. Surtout quand on n’a personne de familier sur qui on peut s’appuyer, avec qui on peut parler de tout ça.

Sur le camp, on le sait, les premiers jours sont toujours particuliers, entre découverte des camarades, installation, acclimatation…Comment les avez-vous appréhendés ?

Effectivement, il y a beaucoup de choses à faire sur le camp. Pour moi, ça a été la surprise, c’est vrai qu’il ne faisait que pleuvoir, je trouve que l’ile était très hostile, c’était très humide, la jungle était très dense donc ce n’était pas très lumineux. Ce n’était pas du tout l’image paradisiaque que j’avais de « Koh Lanta ». Après, j’ai fait ce qu’il y avait à faire, il fallait que l’on construise la cabane, que l’on trouve l’eau… Peut-être que, dans les premiers jours, notamment avec ces sentiments-là, avec cette peur qui était présente, j’ai peut-être manqué de communication mais parce que l’on avait beaucoup de choses à faire. Et puis la faim arrive très vite, la fatigue surtout, le manque de sommeil, ce sont énormément de choses d’un coup. C’est super dur de faire sa place quand on n’est pas en confiance et quand on se sent menacé dès les premières minutes, malgré une bonne ambiance, malgré des gens sympas. C’est dur parce que, malgré tout, on se sent quand même en danger, on voit bien que les autres s’entendent bien entre eux.

Parmi les moments marquants, il y a notamment l’épreuve des plans inclinés, où votre prestation a été remarquée…

Oui ! Je me sentais en danger dans cette équipe donc je savais que j’étais obligé d’en faire trois fois plus sur les épreuves. Donc, quand j’arrivais en épreuve, j’avais une pression énorme, une détermination énorme aussi. De la même manière que j’entendais Pauline qui, à cause de son bracelet maudit, n’avait pas le choix que de se mettre en avant, d’essayer d’avoir des positions stratégiques. Mais, en même temps, on a peur, à tout moment on se dit que, si on ne parvient à réussir, c’est fini. Donc c’est une pression que les autres n’ont pas, quand on se sent comme ça en danger.

Mais, sur cette épreuve, pour être parfaitement honnête, quand on l’a terminée, je pouvais tenir encore très longtemps et j’étais très surpris que l’on réussisse presque aussi vite. C’était une fierté énorme, de la surprise aussi. Elle m’a fait du bien, j’en avais besoin, à ce moment-là, d’avoir mon moment de gloire quand même. Mais ça a été de courte durée car, après, quand on a dû faire un choix pour sortir quelqu’un de notre équipe, ça nous a vachement plombés. Donc la joie a été de courte durée malheureusement.

Plus généralement, quels resteront vos autres plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Effectivement, il y a cette épreuve mais aussi celle des élastiques sur laquelle j’ai été très à l’aise, à tel point que je me suis surpris moi-même. Je savais que je serai très motivé sur les épreuves mais de là à crier comme je l’ai fait, à encourager les autres, là, pour le coup, je ne me suis pas vraiment reconnu, j’étais au-delà de moi-même. Donc, oui, j’ai beaucoup aimé cette épreuve et je crois que c’est le moment où je me suis senti le mieux dans l’aventure. Je me sentais tellement en danger que d’avoir performé sur cette épreuve, parce que les autres l’ont vu et me l’ont dit aussi, m’a enlevé en tout cas, pour le premier conseil, de la pression, j’ai été moins en danger, ce qui a fait que je n’ai pas eu de vote contre moi. Finalement, tous mes meilleurs souvenirs sont les moments où je ne me suis plus senti en danger. C’est dire à quel point c’est vraiment cette sensation de se sentir menacé qui a gâché mon aventure. Les seuls moments où j’étais vraiment bien, c’est quand je n’avais plus cette pression, c’est-à-dire le premier jour et le premier conseil.

J’ai un super souvenir du premier conseil, je l’ai adoré, on était vraiment projeté dans « Koh Lanta », quand on voit le décor qui est absolument incroyable. J’ai profité à 100% de ce premier conseil parce que je savais que je n’étais pas en danger. Ce n’était que du bonheur.

A l’inverse, dans la survie, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué ?

La faim était difficile mais, finalement, avec le recul, ce qui était difficile, c’était plutôt la fatigue, qu’engendrait la fin finalement. Je me rappelle des quatrième, cinquième et sixième jours, j’étais un zombi, complètement. Chaque geste me demandait un effort de fou, je pense que ce sont les jours les plus durs, c’est là où le corps commence à s’acclimater un petit peu au niveau régime. C’est très frustrant pour moi qui suis plein d’énergie, où mon métier est de danser donc de bouger, de ne pas pouvoir le faire. Chaque geste me demandait un effort surhumain, c’est très frustrant.

Le plus dur a aussi été, je dirais, la pluie. En fait, c’est très désagréable d’être tout le temps mouillé. Les nuits notamment, on était dans des vêtements trempés. Au bout d’un moment, les vêtements mouillés sentent le moisi. On nous demande souvent si on est sales, on ne put pas tant que ça parce que, quand on ne mange pas, notre transpiration ne sent pas. Mais ce qui puait, c’étaient les vêtements. Donc on était dans des vêtements sales et trempés tout le temps tout le temps tout le temps. Les pieds étaient dans des chaussettes et des chaussures trempées, les mains et les pieds étaient tout blancs. C’était très pénible ! Je le vois encore aujourd’hui, dès qu’il fait beau, je suis de bonne humeur, je ne me rends pas compte mais je pense que la météo a beaucoup joué sur le mental.

Au moment de rejoindre le conseil de votre élimination, dans quel état d’esprit étiez-vous ?

On a perdu l’épreuve d’immunité, ensuite on est allés au conseil le soir-même donc on a eu quelques heures dans l’après-midi pour le préparer. Ça a été le moment le plus dur pour moi, j’étais dévasté parce que j’avais compris que mon aventure allait se terminer ou que si ce n’était pas la mienne, ce serait celle de Stéphanie. Elle m’avait cerné très rapidement et c’était une des personnes à qui je pouvais véritablement parler de ce que je ressentais et qui me comprenait. C’est d’une importance énorme en fait, surtout pour moi qui ai besoin de verbaliser pas mal les choses. C’était primordial, quand on se sent en danger, d’avoir quelqu’un qui peut te faire rire, qui comprend ce que tu dis, ça a un impact énorme sur le mental.

Je voyais que ça allait être très dur mais, honnêtement, si j’avais su que, dès le lendemain, les équipes allaient être refaites, je n’aurais pas eu le même état d’esprit. Parce que je savais très bien que, en changeant les équipes, j’aurais été sauvé. Je n’aurais pas été en danger, je pense, dans une équipe de dix. J’aurais trouvé des gens avec qui je sais aujourd’hui que je me serais super bien entendu parce que je les connais maintenant. Peut-être que, avec cette information, j’aurais été moins dévasté. Mais, là, l’idée d’être éliminé ou de continuer dans une équipe où je suis en danger, où en plus il n’y a pas la seule personne à qui je peux en parler, c’était pour moi catastrophique. Je ne pouvais pas supporter cela et me rendre compte que le rêve que j’idéalisais depuis tellement longtemps se passait super mal. Il était désagréable, j’étais tout le temps en danger, j’avais peur d’être éliminé. Je ne me reconnaissais pas non plus, dans la vie j’ai toujours le sourire, je fais rire, là j’étais déprimé. Donc ça représentait énormément de choses, je me disais qu’il n’y a personne qui allait me reconnaitre, que ça ne se passe pas bien alors que j’avais saoulé toute ma famille pour partir. Ça ne me faisait pas du bien, ça ne me donnait pas confiance en moi…en fait, tous les objectifs pour lesquels j’étais venus, toute la joie, toute l’effervescence que j’avais eues autour de « Koh Lanta », je ne retrouvais rien dans ce qui se passait. C’est pour cela que, cet après-midi-là, j’ai craqué, j’ai dit que je n’en pouvais plus, que je ne prenais plus aucun plaisir. Pour le coup, j’étais très triste de réaliser que je vivais super mal mon aventure. En plus, j’avais l’impression de paraitre faible mentalement alors que, de par mon sport, j’avais déjà vécu des choses difficiles. Mais j’ai serré les dents, j’ai gardé le sourire jusqu’au bout et, après, j’ai pleuré pendant trois jours…

En conclusion, votre sac est-il déjà prêt si la production vous proposait une nouvelle participation ?

Je dis souvent que c’est plus qu’une envie pour moi, c’est un besoin. J’ai besoin de me réconcilier aussi avec le fantasme que j’avais autour de « Koh Lanta ». J’étais venu chercher la difficulté physique, la résistance mentale à des conditions difficiles. Mais mon plus grand défaut est d’être trop attaché à ce que l’on pourrait penser de moi, à l’image que je renvoie. J’ai la sensation, avec ce qui s’est passé, que l’on peut faire le raccourci que j’ai juste été faible mentalement et que je n’ai pas supporté les conditions difficiles. Or, ce n’est pas le cas du tout, je suis prêt à supporter n’importe quoi mais il me faut un minimum de valorisation et de confiance. Le facteur chance est énorme et je sais très bien que, dans une autre aventure, avec deux à trois détails différents, je pourrais me révéler. Surtout, j’en avais les capacités physiques, ça j’en ai pris conscience. J’ai aussi eu le soutien du public, qui m’a fait énormément de bien. Il m’a donné confiance en moi, cela m’a rassuré, m’a galvanisé, contrairement aux autres candidats, et j’ai envie de montrer que, dans « Koh Lanta », c’est possible de faire du beau jeu. Je n’ai même pas joué, alors que je suis un grand joueur, que j’adore la stratégie. Donc, oui, j’ai plus qu’un goût d’inachevé, j’ai la sensation de ne pas avoir vécu mon « Koh Lanta ». Avec l’amour du public, je sais maintenant qu’il y a des gens derrière moi qui ont confiance en moi et ça change la donne…Donc, oui, je veux revivre cette aventure, déjà pour la vivre et parce que je suis certain que, avec un peu plus de chance, je peux faire des trucs de fou. Oui, je re-signe direct !

Merci, Matteo, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Face à face : Constance Gay évoque la nouvelle série judiciaire de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Constance,

Merci de nous accorder quelques instants pour répondre à nos questions !

A partir du 15 mars prochain, nous pourrons vous retrouver dans la nouvelle série judiciaire de France 3 « Face à face ». A titre personnel, on imagine que, dans le contexte que l’on a tous connu ces derniers temps, proposer aux téléspectateurs un programme inédit doit être une source de joie et de fierté ?

D’abord, il faut souligner que c’est une nouvelle série France Télés et non une autre saison d’une autre série qui a déjà été tournée. C’est toujours très chouette ! On a été le premier tournage, en fait, à recommencer juste après le confinement, on était ravis de pouvoir travailler et de mettre le nez dehors. Pour tous les comédiens, comme pour tout le monde, j’en suis bien consciente, il y avait eu en effet quelques angoisses quant au travail. Le fait que cette série sorte maintenant est chouette, elle est fraiche, comparé à d’autres séries plus noires de polar. On a essayé d’apporter cette petite touche de fraicheur dont on a tellement besoin en ce moment. On espère que ça plaira aux gens !

Avec vos mots, comment pitcheriez-vous cette nouvelle série de 12 épisodes ?

C’est l’histoire de deux sœurs, dont l’une ne sait pas qu’elle a une sœur, alors que l’autre le sait depuis toujours. La petite court en fait derrière la grande, elle rêve d’exister à ses yeux. La grande a une vie plutôt très structurée, très construite, elle n’a absolument pas envie que sa petite sœur s’intègre dans cette famille si structurée. Au-delà de ça, elles vont, en plus, devoir travailler ensemble. L’une est juge d’instruction, l’autre est commandante. Donc, en fait, la frontière entre le travail et la famille est fine, on ne sait plus très bien et on verra leur relation au travers de ces deux axes.

 

 

Vous y interprétez la commandante de police Vanessa Tancelin. Qui est-elle ? Elle a parcours professionnel mais aussi personnel qui est très fort….

Je pense que Vanessa est tout l’inverse de sa sœur. Si on remonte à la source, son père avait sa propre famille et elle a été élevée par une mère très libre. Elle n’a pas du tout les mêmes fondements que sa sœur, évidemment ça a des répercussions sur la suite. Aujourd’hui, Vanessa est quand même très très rock pour une commandante.

Elle s’est construite sur de la déconstruction, là où Justine va à présent se déconstruire alors qu’elle avait des bases très solides. Ce personnage est vraiment un bonheur à jouer pour une comédienne, elle est rock, elle est libre mais, en même temps, elle est quand même très centrée, elle n’est pas juste folle dingue à faire ce qu’elle veut. Je pense qu’elle tuerait pour une bonne vanne ou pour une connerie, elle est constamment en train de tester des choses, si elle voit par exemple un stylo, il faut qu’elle fasse quelque chose avec qui l’a fait marrer. Ces moments-là sont assez légers, c’est super à jouer, en complément de scènes beaucoup plus sérieuses et profondes. Vraiment, créer ce personnage a été un délice !

Au moment de l’interpréter, avez-vous eu une méthodologie particulière de préparation ? Ou du moins certaines sources d’inspiration ?

Je ne travaille pas de la même façon selon les tournages. Sur la série, j’avais 8 minutes de texte à apprendre par jour, on a eu le scénario assez tard, il a fallu se laisser surprendre. En tout cas, pour la création d’un personnage, je lis beaucoup et des choses me viennent comme ça, que je ne vais pas chercher. Puis je relis et, au fur et à mesure, je vois. Mais ça vient à moi…Je voyais dans ce personnage quelqu’un qui s’amuse, qui joue avec un peu tout et je voulais jouer de jouer en fait. En plus, c’est assez universel, elle a tellement de masques, tellement de protections, du fait de sa jeunesse, qu’elle a une très forte personnalité. C’est un personnage également assez fin et assez attachant, elle n’est pas juste barge.

J’ai passé le casting pendant le confinement, c’était au moment où je regardais une série qui s’appelle « Killing Eve ». Où une psychopathe rencontre une flic. Les actrices sont exceptionnelles et je me suis dit qu’il fallait que je chope des choses de cette psychopathe, du moins de sa liberté. En annexe, il y a eu « Euphoria » aussi, avec le personnage incarné par Zendaya, elle a des façons de regarder ou de s’amuser des choses que j’ai essayé de capter.

 

 

En tant que comédienne, ce doit sans doute être chouette d’avoir une palette artistique aussi large à jouer, entre le cadre professionnel d’un côté et les relations plus personnelles de l’autre ?

Oui, la palette, du coup, est très très large. Avec le réalisateur, on a fait attention à contenir tout cela, il ne fallait pas que ça parte dans tous les sens. Mais bon, quand elle veut quelque chose, elle fait tout pour l’avoir. Elle n’a rien à faire des chemins qu’elle emprunte. C’est génial à jouer, j’ai pu inventer plein de choses. On a eu la chance aussi de tourner avec des réalisateurs qui nous laissaient assez libres, avec qui on a pu proposer. C’était assez génial, on avait l’impression de jouer avec des Playmobil et des Lego, de tirer sur une corde, d’en enlever une autre pour dessiner les personnages, c’était super !

En plus d’explorer la collaboration entre justice et police, cette série aborde des thèmes forts de société…

Totalement ! Ce qui se dénote un peu dans cette série comparativement aux autres, c’est que ce n’est pas juste quelqu’un qui a tué quelqu’un d’autre… le coupable est vite trouvé et la question n’est pas là, c’est surtout comment le faire incarcérer, comment le juger, comment le mettre sous les verrous. Ça pose beaucoup de questions de droit. En fait, les enquêtes ne sont absolument sur qui a fait quoi, on se concentre surtout sur les questions de droit qui sont soulevées, ce que je trouve très intéressant. On a appris des choses pendant la lecture du scénario, je pense notamment à l’épisode du viol.

Du coup, c’est aussi en cela que cette série pourra plaire au public, elle parlera au plus grand nombre au travers de la diversité du contenu…

J’espère bien ! Je pense que c’est assez frais pour que les plus jeunes regardent. On verra bien…J’adore me faire surprendre. C’est la première série française dans laquelle j’ai le rôle principal, je suis un peu curieuse des retours. Ils étaient bons à Luchon…C’est une série qui n’est pas prétentieuse, qui remplit les codes attendus par certains téléspectateurs et, en même temps, elle a ce petit truc en plus…C’est frais, c’est chouette, on ne se prend pas la tête…Si les gens ont autant de plaisir à regarder la série qu’on en a eu à la tourner, on aura rempli le contrat.

 

 

A noter également que la série a reçu, au dernier Festival de Luchon, le prix 2022 de l’excellence pyrénéenne de la série de 52 minutes. Cela a dû vous faire chaud au cœur ?

En fait, on ne s’y attendait pas du tout du tout….un polar qui se retrouve prix de la meilleure série, on a halluciné ! On était prêtes à partir, d’ailleurs, pour l’anecdote, Claire s’était absentée à ce moment-là, ce qui a généré pas mal de fous rires entre nous. C’est toute une équipe que l’on récompense avec ce genre de prix, c’est génial d’avoir cette reconnaissance-là du milieu professionnel. Ça fait plaisir et ça reconnait le travail de tout le monde…une série, c’est quand même un gros bazar, chaque poste est tellement important. On me parle toujours de mes costumes et de mes coiffures mais, pour moi, ce personnage n’existerait pas sans tout le travail fait par les maquilleurs et les costumiers. De suite, ça aide à camper un personnage. Idem pour la déco.

Cela s’explique aussi par un très chouette casting, tant sur les récurrents que pour les guests…

Oui, c’est super ! Il y avait notamment Lionel Abelanski, que j’adore, ou encore Jina Djemba …Tous nous ont appris des choses, j’ai pris énormément d’eux. J’étais un peu comme une petite fille qui apprenait des grands, c’était trop génial d’avoir tous ces super talents avec nous ! Le tout avec bienveillance.

 

 

Après 12 premiers épisodes bientôt à l’image, si le succès d’audiences se confirme, ce pourra être l’occasion de retrouver toute l’équipe pour une suite…

On espère une saison 2, c’est sûr ! Après, ça dépendra des téléspectateurs, même si je pense que ça sent bon…

En parallèle, quels sont vos autres projets et actualités en ce moment ?

Je suis actuellement en tournage, sur un film d’époque pour Canal+. Je suis en train de vivre un peu le rêve d’une vie, je fais de l’escrime, du cheval….C’est vraiment super ! Pour le reste, ce sont surtout des projets personnels en réalisation, des documentaires, des courts métrages de fiction, j’ai un peu consacré mon année dernière à cela.

Pour terminer en bouclant la boucle, que peut-on souhaiter à toute l’équipe de « Face à face », à quelques jours de la première diffusion ?

Franchement, ce que l’on peut nous souhaiter, c’est que le public s’amuse comme on s’est amusés à la faire et qu’il soit investi comme nous l’avons été.

Merci, Constance, pour toutes vos réponses !

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Meurtres sur les iles du Frioul : Myra Bitout évoque son personnage dans le téléfilm de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

@ François Lefebvre

 

Bonjour Myra,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Ce samedi 12 mars, nous pourrons vous retrouver en prime sur France 3 dans « Meurtres sur les iles du Frioul ». Dans le contexte que l’on a tous connu ces derniers mois, ce doit sans doute être une joie et un plaisir de pouvoir proposer un contenu inédit aux téléspectateurs ?

Oui, c’est stressant et excitant en même temps. C’est pour la télé donc c’est cool et, en plus, c’est la première fois que je fais un long-métrage comme celui-ci. C’était une nouvelle expérience, c’était vraiment trop bien.

Avec vos mots, comment pitcheriez-vous ce programme ?

Un crime a eu lieu pendant une pièce du théâtre sur les iles du Frioul et c’est le commandant joué par Jérémy Banster qui est en charge de l’enquête. Son équipier n’est autre que son père mais il y a de petits soucis entre eux. Donc on va suivre un peu les aventures d’un père et de son fils au travers d’un meurtre. Sans oublier une jeune « bleue », qui va être un peu entre les deux et qui, avec Victor, le personnage joué par Jérémy, a une relation un peu comme chien et chat.

Un mot également sur votre personnage : qui est-il ? quelles sont ses principales caractéristiques ?

Je le disais, c’est une « bleue » mais, en même temps, on va la voir évoluer au cours du film et c’est vrai que, avec Victor, ils ont un passé un peu tendu tout en ayant une relation frère/sœur. Elle l’admire, elle le voit comme un modèle et, en même temps, il l’énerve, c’est donc compliqué entre eux. Lui, je pense, l’a voit comment une petite sœur, elle qui n’a pas froid aux yeux. Elle sait ce qu’elle veut, elle ne se laisse pas faire, bien qu’il soit son chef.

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Franchement, dès que j’ai su que j’étais prise pour le rôle, j’ai regardé énormément de reportages. Comme les « 100 jours avec les gendarmes de … ». J’ai adoré regardé cela. J’ai regardé aussi plein de documentaires, je me suis renseignée sur le rôle d’une lieutenante, ce qu’elle faisait, je pensais même au début porter le costume mais, en fait, non, pas du tout.

On image la fierté que cela a dû être de tourner aux côtés de comédiens comme Francis Huster ou Jérémy Banster, pour ne citer qu’eux ?

Pour tout vous dire, quand j’ai vu qu’il y avait Francis Huster au casting, la première personne que j’ai appelée, c’est ma mère. Je lui ai dit « tu ne devineras jamais avec qui je vais jouer » et quand je lui ai dit qui c’était, je crois qu’elle était encore plus contente que moi. Elle l’a toujours admiré en tant qu’acteur. Elle m’avait même ressorti un ticket quand elle avait été le voir à la Comédie française, il y a longtemps de ça. Personnellement, j’ai aussi grandi avec lui, je le connaissais plus que Jérémy, que j’avais surtout vu dans « Un Si Grand Soleil ».

Franchement, c’était une master class tous les jours, les deux étaient tellement bienveillants. Quand j’avais des questions, ils étaient présents, c’était super de tourner avec eux.

Le cadre de tournage était, en plus, particulièrement sympathique….

Ah oui, c’est clair ! Franchement, il y avait une magie autour de ce film…c’était incroyable. Je tournais, je travaillais mais j’avais presque l’impression d’être en vacances car on tournait sur la plage, au port de Marseille, au château d’If. On allait aux iles du Frioul en bateau, c’était marrant. En plus, dans ma famille, on est presque tous pour l’OM donc c’était cool de tourner à MarseilleJ.

 

@ François Lefebvre

 

Avez-vous déjà eu l’opportunité de voir le rendu final ?

Je l’ai déjà vu deux fois, là je vais le regarder à nouveau, avec ma mère et l’une de mes tantes. Le film est tellement bien que, à chaque fois, j’ai envie de (re)découvrir ce qui va se passer dans l’histoire…

Selon vous, et même si ce n’est jamais évident à dire en amont, qu’est-ce qui pourra plaire au public samedi soir ?

L’image et la photographie sont incroyables, on dirait vraiment un film de cinéma. Le cadre est dingue. La musique est magnifique, elle est super belle. Sans oublier l’histoire, les relations entre un père et un fils, une jeune qui travaille en tant que lieutenant. Je trouve qu’il y a beaucoup aussi de fraicheur dans ce film, il peut parler à tout le monde, il peut toucher plusieurs générations.

Après la diffusion à succès en Belgique il y a quelques mois, vous espérez sans doute la même réussite sur France 3 ?

Oui, j’espère que ça marchera aussi bien. En plus, c’est une collection qui est énormément suivie donc je nous souhaite de faire au moins autant d’audiences, si ce n’est plus, que les précédents films.

En parallèle, vous serez prochainement dans les saisons 2 de « Jeux d’influence » et de « Derby Girl »…

« Jeux d’influence » va sortir bientôt sur Arte mais je ne sais pas encore quand. C’est marrant d’ailleurs, j’avais passé le casting pendant le tournage du « Meurtres à … ». Il y aura aussi prochainement, en effet, la suite de « Derby Girl », sur France.tv Slash. Et j’ai un projet bientôt d’une pièce de théâtre, je suis trop contente, ce sera encore une nouvelle expérience, c’est excitant, stressant et, en même temps, je suis trop heureuse. C’est une pièce écrite par Jean-Paul Lilienfeld, le réalisateur de « La journée de la jupe ». La mise en scène sera de Steve Suissa. On commencera sans doute par Paris et j’espère que l’on fera une tournée ensuite.

Merci, Myra, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Céline évoque son rôle de capitaine ainsi que son départ tôt dans l'aventure !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Céline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La nouvelle saison de « Koh-Lanta » est actuellement diffusée sur TF1 chaque mardi soir. Justement, les images ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions de ce que vous avez vécu aux Philippines ?

Oui, oui, la diffusion en avant-première est quelque chose d’assez émotionnellement fort, déjà on voit son apparence physique et on entend sa voie, on n’est pas habitué à se voir à la télé, il y a déjà cette vision que l’on ne connait pas. Je me suis même vue rigoler de moi-même, je me suis dit « mince, je suis une comique en fait ». Et les émotions bien sûr, on se demande ce que l’on aurait dû faire pour ne pas être éliminée ou « tiens, je n’ai pas vu ça » car il y a des choses que l’on découvre à l’écran et on se dit « ah oui, d’accord, ils étaient déjà à fond dès le début, j’étais complètement à l’ouest ». Donc, oui, quand on voit l’avant-première, c’est sûr que ça remonte beaucoup beaucoup de choses.

Si on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

La principale raison est que j’avais déjà envoyé ma candidature à l’âge de 25 ans, donc il y a 17 ans. Je me suis vue beaucoup travailler avec le Covid, de par ma profession, je me suis dit qu’il était temps de me consacrer un petit moment à moi. J’ai regardé la dernière saison avec mes filles et je me suis dit « bon, allez, une dernière fois j’envoie ma lettre de candidature, on verra bien ». Donc, voilà, je l’ai envoyée sans m’attendre à être prise derrière, je l’ai envoyée comme ça, en me disant que c’est la dernière fois que je candidate pour cette émission, vu mon âge.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparée d’une façon spécifique ?

Pas forcément parce que j’avais énormément de travail. J’aurais voulu avoir un peu de temps pour moi et m’entrainer mais non, je vous avoue que j’avais la tête dans autre chose. Par contre, là où je me suis préparée, c’est au niveau organisation, au niveau de mon travail, de mes enfants, voilà là j’avais quand même une préparation psychologique parce que je n’avais jamais quitté mes filles. Donc c’est vrai que ce n’était pas non plus rien de les laisser, ni de laisser mes patients, c’était quand même quelque chose qui se prépare. Après, physiquement, je suis dans un club de triathlon, je courre régulièrement quand même, je nage régulièrement. J’avais des bases en sport, même si ça ne se voit pas, c’était ma phrase d’ailleurs ça.

Sur place, l’aventure a démarré sur les chapeaux de roue. Au bout de quelques minutes, Denis annonce la spécificité du totem maudit, avec des conséquences que vous ne maitrisiez pas encore. Quelle a été votre réaction à cette annonce ?

Là, je me suis dit « ouille, si ça se trouve, je vais faire le Koh-Lanta le plus difficile », avec des règles nouvelles, avec des choses que l’on ne maitrise pas parce que l’on ne les a jamais vues à la télé. Ce qui est pas mal aussi car le côté stratège, c’est bien mais ça peut être déjoué par ce totem. Donc je me suis dit « tiens, un peu de piment, un peu de pression », en plus de la pression que l’on avait déjà rien qu’en étant sur le bateau et en voyant Denis. Il a juste rajouté une bonne couche pour être bien stressés dès le départ.

Vous avez ensuite été désignée, par Alexandra et Jean-Philippe, capitaine de la troisième tribu. On l’a vu à l’image, sur le coup vous n’aviez pas forcément l’air pleinement enchantée…

Du tout même…je n’avais pas envie du tout d’avoir ce rôle-là. Pourquoi ? Parce que je ne m’étais pas du tout mis en tête qu’il pouvait m’arriver une chose pareille à « Koh Lanta ». C’est idiot mais on se prépare au sport, on se prépare émotionnellement à dormir dans des conditions difficiles, à ne pas manger mais à avoir des rôles, à être dans un jeu et à avoir un rôle spécifique, non, je n’y ai même pas songé. Donc je me suis pris une bonne claque, c’est pour cela que je leurs dis qu’il ne fallait pas faire cela. Je ne savais même pas à quoi m’attendre en ayant ce rôle-là donc on va dire que j’ai improvisé. Le totem, pression et, après, ce rôle de chef, re pression donc on va dire que j’ai fait un début de jeu à fond. Après, j’ai vu le côté positif en me disant « bon, ben, quoi qu’il arrive, je vais pouvoir dire à mes enfants que maman a été cheffe ». Tout le monde n’aura pas été chef à « Koh Lanta », bon, moi, ça n’aurait pas duré très longtemps. Malheureusement, j’aurais préféré rester, je me pose un peu quelque part cette question de pourquoi moi ? Parce que je n’ai pas loupé la nage, je n’ai pas loupé le puzzle, mon équipe n’a pas vraiment perdu, on a fini deuxième donc j’ai encore ce petit gout amer de « j’aurais peut-être pu continuer un peu plus ». Mais, en même temps, j’ai envie de dire que c’était comme ça que mon histoire devait se faire dans « Koh Lanta ». Au moins, j’ai fait un conseil, j’ai fait mon aventure, courte certes mais entièrement, je n’ai pas reculé.

Du coup, comment aviez-vous appréhendé l’exercice de la composition des équipes ? Quels critères ont guidé vos choix ?

Il fallait un sportif donc Yannick, il fallait quelqu’un qui gère les maisons en bois donc Jean-Charles, il fallait des gens qui tiennent un peu l’équilibre donc Bastien cordiste et Matéo danseur. Au niveau des femmes, une sportive, il y avait Anne-Sophie. Après, je faisais aussi en fonction de ce qu’il me restait parce que Jean-Philippe et Alexandra passaient avant moi. J’ai fait aussi peut-être avec mon cœur, avec mes ressentis et surtout avec des compétences. Pas forcément une caractéristique physique, c’étaient surtout les compétences et ce qu’elles pouvaient apporter dans le camp. Avec le peu que je savais puisque l’on s’était découverts très peu de temps avant sur le bateau, on ne s’était pas vus avant donc on a juste échangé nom, prénom et profession donc, en fait, j’ai fait en retenant les professions et les capacités de chacun, avec ce que j’avais en souvenir de ce petit moment sur le bateau. Mais, à vrai dire, on ne se connait pas vraiment donc fonder une équipe avec des gens que l’on ne connait pas est assez complexe comme étape.

Quelques heures plus tard, vous avez découvert votre ile. Quelle a été votre réaction en posant le pied sur place ? D’ailleurs, comment se sont organisées les différentes tâches nécessaires à l’établissement du camp ?

J’avoue que, en plus, l’équipe m’a dit de suite, en arrivant sur l’ile « Céline, maintenant tu es chef, il faut guider ». Ça ne se voit pas forcément à l’écran, j’ai pris mon rôle à cœur et c’est vrai que j’ai donné des tâches à chacun, tout en participant. Même si on a l’impression que je ne fous rien, j’ai participé, je ne suis pas restée à regarder les gens et à râler comme on peut le voir. J’ai fait un peu ma maman aussi, dans le sens où je me suis dit qu’on allait organiser comme j’organise chez moi avec mes enfants. C’est-à-dire : qu’est-ce qu’il faut ? Il faut un endroit pour dormir, il faut surtout de l’eau parce que c’est vrai que je m’étais dit que si déjà on ne mange et que l’on ne boit pas, ça n’allait pas être évident pour la nuit. Donc ma priorité, ça s’est vu, c’était l’eau et avoir au minimum de quoi dormir. Après, c’était vraiment la première nuit, c’était l’installation, c’étaient les bases, les premières pierres. C’était ce qui primait, et une bonne ambiance aussi, que ça se fasse dans la bonne humeur et dans la rigolade.

Sur l’épreuve d’immunité, votre équipe finit à la deuxième place. Comment l’avez-vous vécue ? On a la sensation que c’est plutôt Yannick qui guide l’équipe…

Yannick est quand même leader dans le sens où, dans son travail, il coache énormément donc il a les mots, il a la voie qui porte, il a les bonnes phrases pour stimuler. Donc, ok, j’avais le rôle de chef mais je ne voulais pas non plus être seule à porter cela. Donc, oui, je pense qu’il m’a guidée aussi sur le sportif, je suis infirmière, je ne suis pas coach sportif. Donc partant sur une épreuve de sport, je vais plus avoir tendance à laisser Yannick gérer un petit peu et lâcher un peu mon rôle. Après, s’il y avait eu des soucis de santé ou d’autres choses sur le camp, ça aurait été plus mon rôle. Je pense que, même si on est chef, il faut savoir écouter ses coéquipiers qui, eux, peuvent avoir des compétences que l’on n’a pas. Mener à bien l’équipe était le but, le but n’était pas que je fasse tout et que je sois la chef qui a gagné, le but était que l’on soit une équipe, ce mot équipe primait plutôt que celui de chef. Donc, oui, j’ai laissé un peu le côté coaching avant les épreuves sportives à un coach sportif, Yannick, à qui, on le sentait, ça tenait à cœur. Il prenait vite sa place aussi.

S’en suit un stratagème avec Setha pour tenter de vous sauver car vous comprenez rapidement que, au conseil, vous pourriez être en danger…

Avec Setha, on a fait notre stratagème de faux-collier qui a marché puisque tout le monde pense que l’on en a un. Du coup, je pense que le faux collier risque de perdurer dans les esprits de beaucoup donc c’est ce que j’attends de voir. Oui, c’était une façon d’essayer de nous sauver mais je pense que, moi ou Setha, c’était l’une de nous. De toute façon, le choix a été fait et c’est comme ça que ça devait certainement se faire. Mais on n’a pas non plus laissé l’équipe nous virer comme cela facilement, on a laissé en suspens un faux collier qui, j’espère, va rester un peu dans les esprits. Je suis une fan de Setha maintenant, vous vous doutez que je l’ai à l’œil pour les prochains épisodes, j’ai hâte de voir comment elle va s’en sortir.

Qu’avez-vous ressenti au moment de devoir partir à ce stade-là de l’aventure, peu de temps finalement après le début ?

Beaucoup de frustration, je me suis dit « mince, ils ne me connaissent pas ». Voilà, je suis partie, ils ne m’ont pas vue à l’œuvre, ils n’ont pas su la femme que j’étais et les compétences que j’avais, ainsi que la hargne que j’avais, moi qui suis venue avec une bonne motivation. Je n’ai pas eu le temps de montrer tout cela, c’est vraiment une frustration de ne pas avoir montré la personne que j’étais. Donc, pour moi, ça a été un passage, ils ne me connaissent pas, on n’a pas pu avoir le temps de me connaitre. Et c’est ce que ma famille et mes proches ont eu comme sensation aussi, en se disant que c’est dommage, qu’ils n’ont pas eu la chance de me connaitre ni de voir de quoi j’étais capable.

Avec le recul, quel restera votre plus beau souvenir sur place ?

Tout ! Déjà, l’adrénaline de quitter tout le monde, d’éteindre son portable, de ne pas avoir l’heure, de ne pas savoir où on va, de ne pas savoir avec qui on va, donc ce côté vraiment secret et puis confidentialité, qui crée pas mal d’adrénaline. Et cette préparation qui est quand même sur plusieurs mois. Après, les yeux, on les surligne, ça y est, on est dans le jeu, dans l’aventure, on fait des rencontres formidables. Moi, avec Setha, c’est vrai que c’est un lien assez particulier qui s’est fait, alors que l’on ne peut même pas expliquer pourquoi. La situation fait que l’on se rapproche rapidement de certaines personnes, ce sont de belles rencontres aussi. Et puis des paysages à n’en plus finir. Il y en a tellement qui rêvent de faire cette émission que l’on ne peut pas se plaindre, on ne peut qu’être heureux d’être là. Même si on a peur…

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué ?

J’y allais vraiment dans l’esprit aventure du « Koh Lanta » d’il y a 20 ans et je me suis retrouvée face à des gens qui venaient vraiment jouer. Je n’étais pas assez préparée là-dessus, oui. Je pense que je n’étais pas prête au jeu.

Si l’opportunité se présente à nouveau, seriez-vous prête à refaire votre sac ?

Oui, demain même, avec grand plaisir ! Oui, franchement, sans hésiter. Et je pense que j’aurais du monde derrière qui me ferait mon sac, pour que je puisse avoir ma vengeance.

Merci, Céline, pour toutes vos réponses !

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Ces phrases qui changent la vie : Juliette Tresanini évoque la sortie de son livre !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Paul Lapierre

 

 

Bonjour Juliette,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Le mercredi 2 mars prochain sortira votre livre « Ces phrases qui changent la vie ». On imagine la joie et le plaisir que ce doit être, pour vous, d’avoir développé ce projet ?

C’est le projet qui m’a le plus mise en joie, depuis longtemps ! On va dire que les étoiles étaient alignées, c’était un moment où j’avais du temps, la maison d’édition Marabout m’a contactée au bon moment, pour me demander d’écrire le livre de mon choix. J’ai réfléchi et je me suis lancée ce défi fou : rassembler les 60 personnes dont j’estimais le plus le travail pour les interviewer. C’était un bon prétexte pour les rencontrer. Tous ont eu droit à la même question : quelle phrase a changé ta vie ?  Je voulais connaitre la clé du succès des personnes qui ont marqué ma vie. 

J’ai fait ma liste rêvée, en me disant que rien n’était impossible mais en la limitant tout de même aux pays francophones (les Obama seront dans le tome 2) (lol) ! J’ai trouvé les numéros assez facilement et là le trac ! Comment pitcher mon projet ? Vont-elles accepter ? 

Spoiler :  quasiment tout le monde a dit oui ! Imaginez : vous rencontrez les gens que vous estimez le plus et eux, ravis de faire l‘interview, se livrent comme jamais et en prime vous remercient de les mettre en avant !  Meilleur projet du siècle non ? 

Plus personnellement, ce projet peut donc s’assimiler à une sorte de thérapie, voire de bilan personnel ?

Totalement ! Déjà, c’est arrivé pour moi à point nommé puisque c’était la fin d’un cycle avec mon départ de la série « Demain Nous Appartient ». Peut-être que j’avais aussi cette peur du vide, de ce qui allait se passer par la suite, donc c’est comme si c’était un cadeau vraiment pile au bon moment de ma vie. Écrire ce livre a été thérapeutique : plus d’angoisse, tout va bien, j’ai écrit un livre ! 

Ces 60 personnes ont marqué votre vie, vous l’avez dit, mais il est important de préciser qu’elles l’ont fait à différents moments, pas forcément récemment….

Alors, il y a mes idoles d’enfance, Fabrice Santoro par exemple, j’étais une fan de tennis, je voulais en faire mon métier, j’étais classée, j’avais une admiration pour les français, notamment Fabrice, j’avais des posters de lui quand j’étais petite. Après, évidemment Pierre Richard,  j’étais fascinée par ses films. Mon grand-père italien me montrait ses films, je trouvais que cet homme était d’une drôlerie complètement lunaire, j’adorais son personnage et je me disais qu’un jour j’en ferai mon métier. Et puis, évidemment, Les Inconnus, notamment Didier Bourdon, que j’ai réussi à contacter, c’était génial, pour moi qui chantais « Auteuil, Neuilly, Passy » dans les cours de récré et qui refaisais tous leurs sketchs lors des galas de fin d’année. Il y a eu aussi Jean-Pierre Jeunet, quand je suis allée voir « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain », j’étais en terminale, c’était une telle claque que je me suis dit que j’allais m’inscrire au Cours Florent. Bref, chaque personne dans ce livre a provoqué chez moi un déclic, qui a changé le cours de ma vie. Les Bleus, la coupe du Monde 98… c’est l’évènement sportif qui m’a le plus marquée, avec cette joie de la nation entière, dont je me souviens encore, c’était dingue, jamais je n’ai ressenti cela pour des sportifs. J’ai réussi à interviewer  Franck Leboeuf…

Les anecdotes sont dingues vous verrez, et la touche originale est que ce livre est un journal intime dans lequel le lecteur est renvoyé à son questionnement personnel. J’espère qu’il vous fera autant de bien qu’il m’en a fait, et c’est moins cher qu’une séance chez le psy (lol). 

 

Crédit photo : Paul Lapierre

 

Au travers des témoignages, on découvrira sans doute les personnalités sous un regard différent…

Complètement ! Certains m’ont donné l’exclusivité de certaines informations !  Même si les témoignages sont très intimes, il y a quelque chose d’universel dans chaque thème abordé. Des questions que tout le monde se pose, des réponses aussi, des doutes, des interrogations … J’aime les personnes qui doutent, c’est une preuve d’intelligence selon moi. 

Ce livre a plusieurs entrées : soit par personnalités qui sont toutes par ordre alphabétique, soit par thème. Si tu aimes Natoo, tu peux donc directement la retrouver mais elle apparaît aussi sous le thème “bonheur”. Et tu peux la découvrir aussi en suivant le thème. 

Pendant les échanges, les confidences sont-elles venues naturellement ?

Alors, il y a des gens qui se livrent plus facilement que d’autres, c’est sûr mais je n’ai pas voulu les orienter parce que je trouve que ça fait partie de la personnalité de chacun. Il y avait un petit côté divan de psy parce que, pour certains que j’ai rencontrés par téléphone, je m’allongeais sur mon lit, je prenais mon dictaphone, ils s’allongeaient chez eux, je n’intervenais pas, pour ne pas orienter, donc il y avait des blancs, il y avait des moments où ils se reprenaient. J’utilisais cela comme une matière pour ensuite la retranscrire, la styliser et j’ai aimé le côté introspection sans être dans une efficacité.  Dans ma démarche, ils n’avaient pas de promo à faire, il s’agissait juste de se reconnecter avec des souvenirs. 

Si certaines personnes étaient synthétiques, elles l’étaient, je ne relançais pas, ou très peu, à l’inverse si certaines personnes voulaient beaucoup parler, je ne les coupais pas. C’était à moi après de moduler dans le livre, d’où certaines phrases plus développées et d’autres plus concises. C’est la beauté aussi de la singularité de chacun. 

Au-delà du plaisir pris à faire ce livre, sans doute avez-vous ressenti de la fierté lorsque les Editions Marabout vous ont proposé cette démarche ?

Si on veut être très précis, l’origine est liée à une vidéo Youtube que j’ai faite pendant le confinement, toute simple, face caméra, qui s’appelle « Cinq phrases qui ont changé ma vie ». Cette vidéo a fait plus de 70 000 vues en une semaine, j’ai reçu énormément de mercis. Je me suis dit qu’il y avait un concept à décliner, ce que j’ai fait avec des camarades de « Demain Nous Appartient ». Ensuite, le CNC m’a incité à le faire à Cannes puis à Lille avec des gens du métier. C’est là que Marabout m’a contactée. Si ça se trouve, on poursuivra avec une série télé … 

J’aime les gens qui réussissent et j’aime comprendre pourquoi, comment ils y sont parvenus . C’est inspirant. Ça nous pousse à faire la même chose, non? 

 

 

La sortie, on l’a dit, aura lieu le 2 mars prochain. On vous imagine impatiente d’avoir les premiers retours ?

J’ai très très hâte ! J’espère que ce livre va vous plaire et que vous serez présents le 5 Mars à la FNAC des Halles pour la première dédicace ! Pour les suivantes (partout en France), je vous tiendrai au courant sur mon compte Instagram. 

Merci, Juliette, pour toutes vos réponses !

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Prime Video Sport : Laurie Delhostal évoque son émission hebdomadaire, Dimanche Soir Football !

Publié le par Julian STOCKY

© Antoine Flament / Prime Video Sport

 

Bonjour Laurie,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint, début janvier, l’aventure « Dimanche Soir Football », pendant le congé maternité de Marina Lorenzo. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de faire partie de cette nouvelle famille ?

Oui, complètement ! Je suis très heureuse. Je remplace provisoirement Marina, que je connais bien, ça me fait plaisir de le faire dans cette émission qui était déjà bien lancée quand je suis arrivée. Il y a, je trouve, une dynamique de groupe, dans cette aventure toute nouvelle et excitante. C’est très chouette. Il s’avère que je connaissais 90% des gens avec qui je travaille puisque soit j’avais déjà travaillé précédemment avec eux ou soit on s’était croisés dans l’exercice de notre métier. Donc, oui, beaucoup beaucoup de plaisir.

En plus, cerise sur le gâteau, l’émission est à présent visible de tous, pas uniquement ceux ayant souscrit à un abonnement ….

Exactement, elle est accessible à tout le monde ! C’était une volonté de Prime Video à un moment, début janvier, où on était revenus à des jauges dans les stades, de pouvoir offrir le spectacle de la Ligue 1 à tout le monde. Voilà, c’est formidable de se dire que tout le monde peut regarder l’émission, sachant que l’on montre tout ce qui s’est passé dans le week-end. C’est une heure et quart avec tous les buts et toutes les images fortes du week-end, accessibles à tout le monde, ce qui est formidable. Là, les gens reviennent dans les stades mais bon, malgré tout, l’émission reste accessible à tous et c’est évidemment une super bonne nouvelle.

Avec vos mots, pour les lecteurs qui ne la connaitrait pas encore, quel est le principe de cette émission hebdomadaire du dimanche 19h ?

Le principe est de profiter de 75 minutes pour raconter le riche week-end de Ligue 1, riche parce qu’il se passe toujours beaucoup beaucoup de choses. Avec tous les buts, toutes les réactions et toutes les images fortes. On essaie, et c’est le cas dans toutes les émissions, d’avoir une rencontre, avec un joueur de Ligue 1, une interview posée pour partir vraiment à la rencontre de quelqu’un d’emblématique. De l’inside aussi, pour vous emmener au cœur d’un club, au cœur d’un match via l’arbitre que l’on va sonoriser, au cœur du retour de la CAN de Bamba Dieng,…Aussi de la tactique, c’est une montée en puissance dans l’émission, on a la volonté d’avoir un vrai moment pour parler tactique parce que nos consultants en sont friands et parce que l’on adore les en entendre parler. On a maintenant une séquence qui s’appelle « Entre les lignes », où on va revenir très précisément, tactiquement, sur un match et permettre à nos consultants de nous montrer toute la palette de leur talent pour parler tactique.

Vous avez la chance d’être entourée de Félix Rouah mais aussi de consultants de renoms, qui connaissent particulièrement bien le championnat français…

Oui, qui ont cet appétit surtout, c’est ce qui est vraiment très chouette. J’ai, chaque dimanche, deux consultants en plateau avec moi mais on fait aussi appel aux consultants qui sont sur le match du soir. Cette semaine, j’avais Benoit Cheyrou et Thierry Henry en plateau, Mathieu Bodmer et Ludovic Obraniak étaient eux à Saint-Symphorien et sont intervenus pendant l’émission, notamment sur la partie tactique. On est revenus sur le Psg vs Rennes avec trois d’entre eux. Ils ont un vrai appétit, le dimanche on se retrouve dès 13h et, tout au long de l’après-midi, on échange avec eux pour voir précisément ce que l’on va évoquer des matchs du jour. On décide, au fur et à mesure, en discutant avec eux, de ce que l’on va dire et c’est vraiment intéressant.

Le programme est diffusé à une heure charnière du week-end footballistique et précède la grande affiche du dimanche soir. Du coup, adaptez-vous le ton et l’humeur ?

C’est une bonne question….En tout cas, on essaie, en termes de ton, de mettre de l’humeur, de l’ambiance, du sourire, tout en étant le plus sérieux possible dans le fond. On essaie, sur la forme, qu’il y ait beaucoup de sourire, tout en étant très sérieux sur le fond. Un dimanche à 19h, quand on se pose devant sa télé ou devant son écran, pour regarder tout ce qui s’est passé dans le week-end, j’imagine que c’est le ton que l’on a envie d’avoir. En tout cas, c’est le ton que l’on a envie de donner. On s’adapte aussi à nos consultants, ce sont souvent eux qui mettent ce sourire et cette humeur.

L’émission étant diffusée peu de temps après les six rencontres du dimanche après-midi, on peut penser que la préparation est intense ?

Oui parce que, dès 13h, les matchs s’enchainent. Ça ne s’arrête pas…Tout ce qui peut être préparé avant l’est, notamment le vendredi. Parce que, effectivement, l’actu le dimanche est très riche et on ne veut rien rater. En plus, on a toujours en direct un acteur du match de 17h. Donc on est très très très focus. Oui, le dimanche est assez intense mais c’est très chouette, on est dans cette émulation de tous ces matchs et, en plus, on a des week-ends ultra spectaculaires, on en a eus à plus de 30 buts. Il se passe toujours des choses, il y a pas mal de surprises, il y a des clubs qui sont assez irréguliers, notamment dans la lutte pour le podium, c’est toujours assez surprenant et tant mieux.

 

© Antoine Flament / Prime Video Sport

 

Après un peu plus d’un mois maintenant d’antenne, quel bilan faites-vous de cette nouvelle expérience ? Quels principaux retours avez-vous d’ailleurs déjà pu avoir ?

Les retours sont bons, c’est chouetteJ. On a pas mal de retours des acteurs de la Ligue 1, qui sont contents de la manière dont on la met en valeur. Notamment à travers les reportages. Je sais aussi que les gens apprécient beaucoup nos consultants et ce qu’ils disent. C’est chouette. Après, je suis surtout là pour leur donner la parole, ce sont surtout eux qui font briller l’émission.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur notre championnat ?

Comme tous les observateurs, je le trouve particulièrement excitant, il y a une lutte pour le maintien qui est assez terrible et qui concerne des clubs historiques comme Bordeaux et Saint-Etienne. Il y a cette lutte pour le podium, notamment avec Nice et Marseille. Lille, Monaco et Lyon n’étaient pas très bien mais remontent. Il se passe plein de choses, à tous les étages. Honnêtement, il y a très rarement des matchs sans intérêt.

On fait un petit concours des pronostics entre nous le vendredi, d’ailleurs je tiens à signaler que je suis en tête pour l’instant J J J et on a des surprises tous les week-ends. On a parfois tous de très mauvais scores, lorsque les matchs sont ultra surprenants. Voilà, c’est très très chouette, chaque week-end on sait qu’il va se passer des choses, c’est sûr.

Le retour du public est évidemment important pour les spectateurs et pour les amoureux de sport mais, pour nous, il est clair que l’on a envie d’avoir des matchs en direct et des images dans l’émission avec du public, avec de l’ambiance. Parce qu’entendre ce qu’il se dit sur le terrain nous a amusés pendant deux matchs mais, en fait, ce n’est pas cela que l’on veut, on veut entendre le public qui pousse. Donc c’est formidable que les gens puissent revenir dans les stades.

En parallèle, parmi vos différentes casquettes, on vous retrouve régulièrement sur La Chaine L’Equipe, dans « L’Equipe de Greg ». C’est là sans doute un exercice complémentaire permettant un lien étroit avec l’actualité de la Ligue 1 et du ballon rond ?

Oui, exactement ! Je baigne complètement dans la Ligue 1 toute la semaine et c’est très chouette. C’est un complément, un rôle un peu différent mais c’est très sympa. Effectivement, ça me permet d’avoir tout le temps le nez dans la Ligue 1.

En conclusion, que peut-on du coup vous souhaiter pour la suite de cette saison ?

On avait un peu de mal, bien sûr, à cause des mesures sanitaires, à avoir des invités en plateau. On va en avoir, on en a qui sont calés et j’espère que l’on va pouvoir en avoir d’autres régulièrement. Parce que c’est vraiment très chouette d’avoir de gros acteurs du week-end en plateau avec nous. Et une suite de saison comme elle l’est en ce moment, avec du suspense, du spectacle et, oui, une belle lutte pour le podium ainsi qu’un beau suspense pour la descente.

Merci, Laurie, pour toutes vos réponses !

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Sylvie Filloux évoque sa belle actualité, théâtrale et télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sylvie,

Quel bonheur d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre Pixel, avec la pièce « Kean : Une vie au théâtre ». Dans le contexte actuel, ce doit être un vrai plaisir et une vraie joie pour vous de retrouver le public ?

Oui, c’est un vrai plaisir ! La scène est quelque chose que j’apprécie énormément, ça a été très frustrant de voir la vie culturelle se stopper complètement pendant plus de deux ans, autant en tant que spectatrice que comédienne. Avoir cette liberté-là et cet espoir de se dire que tout va s’ouvrir, que les masques vont se lever, que l’on va enfin avoir des représentations assurées, ça fait du bien ! Parce que l’on a eu deux représentations qui ont été annulées à cause de la pandémie. Quand c’est quelque chose qui se décide trois jours avant, c’est quand même plutôt frustrant ! A chaque fois, il y a quand même une grosse implication donc on a besoin d’être sûrs de nos dates. Donc rien que cela fait du bien, après toute cette frustration…

Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une réadaptation de la pièce « Kean » de Dumas qui, initialement, était une pièce de 3 heures, avec 17 acteurs. Qui, ensuite, a été réadaptée par Sartre. C’est donc quelque chose de très ancré dans son époque. Après, ce que l’on s’est dit, ce que l’on allait récupérer cette pièce, qu’on allait la transformer en une version plus contemporaine, pour la rendre plus accessible aujourd’hui à tout type de publics. C’est aussi pour cela que l’on travaille pas mal avec les jeunes.

Je passe pas mal de temps au théâtre pour me nourrir et la plupart des personnes ne le font pas parce que ça leur parait encore trop éloigné de notre quotidien. Alors qu’il y a des pièces qui sont extrêmement contemporaines et où on peut tout à fait se reconnaitre. Donc c’était un peu le travail élaboré sur ce spectacle. A savoir que l’on a essayé de faire un travail autour du personnage de Kean, qui est quand même le personnage principal de la pièce initiale. Donc tous les autres personnages sont présents mais plus imaginés.

Anne Damby, qui est mon personnage, rentre dans la vie de Kean. Kean qui est cet acteur très connu, mais qui n’a plus rien à prouver et qui n’a pas cette capacité à se remettre en question tout seul, à se poser la question de ce qu’il doit jouer ou non, de quel est son rapport au public. Anna va être cette fraicheur, cette innocence qui va lui permettre d’être confronté à ses propres incertitudes, ses propres inquiétudes et, enfin, se remettre en question. On se rend compte qu’un rapport de force va être établi mais qui n’ira pas dans le sens imaginé…c’est finalement elle qui va avoir le pouvoir derrière sa jeunesse parce que c’est là que l’on voit les vrais gens, la réalité qu’un public plus basique ne va pas oser dire. Ça pose la question de ce que c’est que d’être acteur quand on est sur scène et du rapport au public. C’est vrai que, quand on sort de scène, on a rarement un rapport objectif, on ne sait pas trop ce que l’on vaut parce que le public donne plutôt un retour positif, peut-être par politesse, mais pas forcément représentatif de ce qui a été fait.

 

 

Vous y interprétez le personnage d’Anna, on l’a dit. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Ce spectacle est une surprise permanente, il y a la base de Dumas mais il y a aussi pas mal de textes de Shakespeare qui ont été imbriqués, c’est une réadaptation totale. Mon personnage est une jeune femme qui regarde l’acteur Kean depuis pas mal de temps, qui est passionnée de théâtre et qui rêve de devenir comédienne. Ce qu’elle va faire, c’est qu’elle va aller dans la loge de cet homme ivrogne, coureur de jupons, endetté et elle va, avec sa détermination, lui faire comprendre que n’importe quelle personne, si elle a l’envie et peut-être le talent, peut aussi s’en sortir, voire mieux, qu’un acteur qui croit avoir tout prouvé mais qui, du coup, ne se remet pas en question. Va se créer une véritable relation, non pas d’amour comme lui aurait pu l’espérer au début mais plus de confiance, qui va permettre aux deux de s’apporter mutuellement, afin d’entamer une espèce de réflexion sur le théâtre.

Donc le personnage d’Anna est plus un symbole qu’autre chose. Sa personnalité est vive, dynamique, enjouée, elle est très déterminée et passionnée de théâtre.

Au moment d’aborder son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ? Peut-être avez-vous aussi relu l’œuvre originale ?

On a commencé par travailler justement sur le texte, pour essayer de sortir de ce qui avait été fait jusque-là, afin d’avoir une certaine neutralité. Ce n’est que dans un second temps, je dirais une ou deux semaines après les premières répétitions, que l’on s’est nourris de tout ce qui existait. Là, ça a été passionnant, on a regardé toutes les interprétations, c’était stimulant et nourrissant.

Je vais aussi au théâtre deux à trois fois par semaine, pour voir ce qui se fait, je vais dans des endroits très différents et ça me permet de m’enrichir et donc d’enrichir mon jeu.

 

 

Quels principaux retours d’ailleurs avez-vous déjà pu avoir du public ?

Ce qui est beaucoup ressorti, c’est justement le côté assez étonnant de la pièce, dans le sens où on est aussi pas mal en interaction avec le public. C’est quelque chose qui plait. En fait, comme il y a tout un questionnement sur quand est-ce que l’on joue, quand est-ce que l’on ne joue pas, il arrive que le public ait cette incertitude. Est-ce que l’acteur a vraiment oublié son texte ? Ou est-ce qu’il joue à l’oublier ? Il y a toujours cette tension qui est là, qui peut un peu perturber mais qui, en même temps, permet aux spectateurs de voir quelque chose d’atypique.

On joue beaucoup avec la lumière, la musique et le corps, on a même une partie où mon partenaire joue de la musique et où je danse. On essaie de se nourrir de tout ce que la scène peut apporter. On a cet espace-là, on a des accessoires, on peut jouer avec le public, on essaie de se nourrir de tout ce que l’on peut avoir. On n’a d’ailleurs pas trop fixé la mise en scène, pour pouvoir s’adapter à chacun des lieux que l’on a pu rencontrer (musée, château, chez un particulier, théâtre). Selon les espaces, on joue différemment. Là, au théâtre, la place donne encore plus de liberté.

Les gens nous disent que c’est une bonne expérience, qu’ils ne voient pas le temps passer, que c’est frais. Les retours sont positifs bien sûr mais l’acteur a-t-il dès fois des retours négatifs ? Ils sont difficiles à dire, en tout cas en tête à tête.

En parallèle, vous continuez votre parcours à l’image, avec notamment la série de TF1 « Le remplaçant »…

La série avait commencé pendant le confinement, c’était un pilote qui a marché et qui a permis de signer pour plusieurs saisons. Quatre épisodes déjà tournés ne sont pas encore sortis et on reprend le chemin des plateaux à partir du 29 mars pour encore 2 épisodes. L’idée est que l’on continue sur la durée…

Il y a plein d’intrigues, j’aime bien, c’est frais, c’est coloré, on peut tous se reconnaitre plus ou moins dans la diversité des personnages. Les personnalités sont très tranchées, chacun est une sorte de stéréotype et tout le monde se reconnait. Mon personnage a pas mal évolué, là j’ai pas mal d’importance dans les épisodes 5 et 6, où l’intrigue est autour de moi. C’était challengeant, ça m’a permis de jouer pas mal de choses et de travailler mon personnage, j’en suis contente. J’ai hâte de voir le rendu final et de découvrir les retours du public.

Merci, Sylvie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Sandrine Guisier évoque Les Supers, son nouveau projet artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sandrine,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous avez récemment écrit et réalisé « Les Supers », on aura l’occasion d’y revenir un peu plus tard. On imagine, dans le contexte du moment, que de pouvoir proposer au public ce projet a été une source de joie et de fierté pour vous ?

Oui, tout à fait ! En plus, la chance que l’on a eue est qu’il a été diffusé au Max Linder mi-janvier 2022. C’était impressionnant mais c’est agréable aussi de voir son bébé être projeté. Je l’ai écrit, je l’ai coréalisé et je l’ai porté. Au moment de la diffusion, c’était génial de voir les gens qui appréciaient, pas tout le monde honnêtement mais il y a eu de jolis retours, dans tous les sens. Tant mieux finalement qu’il y ait eu aussi des retours négatifs, c’est toujours constructif. On a fait une deuxième diffusion un peu moins officielle, sur le bateau El Alamein. C’était plus le grand public, qui était, on va dire, moins tatillon sur tout ce qui était technique, c’était vraiment génial. Donc ça remotive, effectivement, après tout ce que l’on vient de vivre.

Avec vos mots, comment décririez-vous ce projet ?

Ce sont des supers héros. Il y a Rapido, il y a Schizomorphe, qui peut se transformer en n’importe quoi ou n’importe qui, il y a Zenman qui peut calmer les méchants juste en les regardant, il y a aussi Transparent, Fortiche et Super Géniale. Quand ce groupe de super héros est arrivé sur terre pour sauver les humains, ils ont commencé à gouter aux plaisirs terrestres, à toute notre variété culinaire, ils ont commencé à boire, à faire la fête, ils ont un peu abusé et ils se sont fâchés. Là, on les retrouve des années après, ils ont pris un peu cher, ils sont devenus l’ombre d’eux-mêmes voire complètement tarés. Rapido leur propose de se reformer et la super méchante Magnifique les espionne… que va t’il se passer ? Enorme suspense, non ?

 

 

Pour revenir à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui vous en a donné l’envie et l’idée ?

L’idée est venue il y a fort longtemps. Je suis une fan absolue des supers héros, de cet univers geek, forcément de Wonder Woman, que je trouve gentiment lisse. Avec un ami, Alexis Robert, on s’est imaginé ce qu’était la vie des supers héros quand ils rentraient chez eux. Je pense qu’ils ont des vies complètement normales, finalement, qu’ils ont les mêmes problèmes que nous. On a commencé à écrire là-dessus. Pendant le premier confinement, j’ai retrouvé ce projet et, comme j’avais le temps, je me suis dit « autant aller jusqu’au bout ». L’écriture a été faite. Un ami, Boris Antona, a produit une partie des SUPERS. En ce moment, avec Sacha Danino, Adrien Santus et Farid Rezgui, on écrit la suite.

A titre plus personnel, quel retour d’expérience en faites-vous ?

Ce que je n’arrête pas de dire, c’est que, pour moi, la place de comédienne est vraiment beaucoup plus facile. En tant que réalisateur ou scénariste, c’est quand même ton idée qui doit être diffusée. Je suis impressionnée par les réals et les scénaristes qui proposent un projet, le portent jusqu’au bout et assument l’échec ou la réussite. Nous les comédiens, je pense que l’on a ce luxe de pouvoir être dirigés, on n’a pas la responsabilité d’une équipe.

Ce que j’ai adoré, c’est vraiment le travail d’équipe, de souder, de faire un casting de techniciens, un casting de comédiens. C’est génial. J’adore ce métier pour que l’on soit tous ensemble, je ne pense pas que les comédiens soient au-dessus, je pense que tout le monde est important sur un projet, j’ai retrouvé cet esprit de groupe, colonie de vacances mais professionnel. C’était le bonheur de se retrouver entre amis et que ça se passe bien.

 

 

Vous l’avez rapidement évoqué précédemment, quels principaux retours avez-vous pu avoir à l’issue des projections ?

Surtout, les gens se sont marrés, ça a été un peu le bonheur de voir pendant dix minutes des gens rire. Je ne prétends pas révolutionner l’humour ou quoi que ce soit mais c’est simple, ça parle aux gens. Les gens ont trouvé ça drôle mais ont aussi été touchés par le côté loose. Je ne voulais pas trop pousser là-dessus car je suis très empathique mais c’est génial que ça soit quand même ressorti, malgré moi. Rien n’est tout blanc ni tout noir, même un super héros peut être un super looser…Que les gens aient réussi à être touché, ça me faisait plaisir. Clairement, ils m’ont poussé à écrire la suite.

Les gens ont tendance à me voir un peu plus mignonne que ça, là ça m’a fait plaisir de leur montrer mon aspect un peu plus dingue.

Pour rebondir sur les rires du public que vous évoquiez, avez-vous été parfois surprise des moments où ils sont arrivés ?

J’avais choisi une équipe de comédiens hyper doués et drôles, et j’étais à peu près sûre de mon coup dans ce que l’on avait choisi au montage. C’était plutôt de me rendre compte que, à des moments où tu attends des rires, les gens ne peuvent plus rire tellement ils ont déjà ri. On ne les entend pas s’esclaffer, c’est juste que, ça y est, on leur a donné la dose et ils sont juste en train de sourire, se demandant quelle sera la prochaine connerie. Donc la surprise était plus celle de ces moments de silence, qui correspondaient en fait davantage à un besoin de respiration du public, pour que ça reparte encore mieux. Mais c’est toujours plaisant de faire rire les gens, ce qui est le plus dur.

Pour la suite de ce projet, pourrons-nous revoir le programme ailleurs ? Plus généralement, jusqu’où avez-vous envie d’aller avec ?

J’espère qu’il sera rediffusé mais je ne sais pas encore ni où ni quand. J’attendais que l’on n’ait plus l’obligation de porter les masques pour qu’il y ait quelque chose de plus humain. Pour être dans quelque chose de plus serein, de plus tranquille et aussi pour revoir les sourires des gens dans la salle. Vu qu’il n’y a pas d’urgence, autant attendre un peu…

Je ne suis vraiment pas réalisatrice ou productrice, c’est un monde que je découvre, qui m’a pris beaucoup d’énergie. Le jeu m’a manqué, j’ai envie de redevenir vraiment comédienne. Pour la suite, ce serait plutôt un format web-série, j’ai l’impression que c’est ce qui marche le plus auprès des gens. Après, si Canal ou Netflix veulent l’acheter, je suis complètement pourJ. L’objectif, au final, est que ça existe. C’est dans ce sens-là que l’écriture que nous avons en ce moment a été pensée. Je le redis, j’ai vraiment une super équipe d’auteurs ! Ils m’apportent beaucoup d’énergie, on se pousse les uns les autres, on s’apporte mutuellement de l’énergie, c’est plutôt positif !

Merci, Sandrine, pour toutes vos réponses !

Comédiens : Oldelaf, Arnaud Cosson, Arnaud Maillard, Farid Rezgui, Sébastien Almar, Sandrine Guisier et la participation de Lorraine Houpert, Antoine de Maximi et  Arnaud Joyet

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Audrey Ferin nous partage sa belle actualité et ses nombreux projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Audrey,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Dans le cadre du Festival Nikon 2022, vous avez participé au court-métrage « Trauma ». Comment le présenteriez-vous ?

Cette année, le Festival Nikon est présidé par Gilles Lellouche, c’est un grand honneur. C’est sur le thème du rêve, d’un songe et nous reprenons l’histoire de Batman, avec la journaliste Vicki Vale, que j’interprète. Sur la base du traumatisme de Batman d’être devenu orphelin enfant. J’ai pris énormément de plaisir sur ce tournage, avec une super équipe. C’était une équipe incroyable et c’était très intéressant. Nous avons tourné dans un très beau cadre, celui d’un château. Avec le Covid, le temps était plus réduit, on n’a pas pu faire autant de répétitions que l’on aurait aimé. C’était un challenge, c’était plus intense. Mais j’étais ravie de participer à ce projet et j’espère que l’on va gagnerJ.

Voici, d’ailleurs, le lien de visionnage : https://www.festivalnikon.fr/video/2021/1192

Batman est certes un personnage de fiction mais un personnage connu du grand public. Du coup, en amont du tournage, vous êtes-vous replongée dans son histoire ?

J’avais eu la chance, il y a quelques années, de tourner aussi pour un « Batman », en tant qu’Harley Quinn. Déjà à l’époque, j’avais regardé beaucoup beaucoup de « Batman », je m’étais beaucoup intéressée aux personnages, aux différentes BDs. Du coup, j’avais déjà toute cette culture de Batman, qui est absolument fabuleuse et passionnante. Cela m’a beaucoup aidée pour ce nouveau rôle. J’ai regardé aussi Kim Basinger, que j’admire énormément, et qui avait joué ce rôle. C’était un grand honneur pour moi d’interpréter ce personnage du coup. J’avais regardé son interprétation non pour la copier mais pour voir comment elle avait abordé les choses. J’ai choisi un parti pris ensuite.

 

 

Vous-même, comment avez-vous réagi en découvrant le rendu final ?

Je trouve que ça fonctionne bien. Le lieu est très beau, ça donne une vraie atmosphère, ça apporte vraiment quelque chose au jeu. Je suis très contente du résultat.

En parallèle, le long-métrage « Le Caroussel » est à présent terminé. Avec vos mots, comment pitcher son contenu ?

C’est un polar noir qui va sortir fin mai 2022 au Festival de Monaco. Il va être présenté à cette occasion. Je suis très fière de ce film, il reprend la fable du « Petit chaperon rouge ». On y parle beaucoup de manipulations. Je joue une espionne avec une personnalité complexe. Il pourrait y avoir une suite qui permettra à mon personnage de s’étoffer et de prendre beaucoup plus d’ampleur. On croise les doigts pour que tout se passe bien.

 

 

En amont, comment avez-vous préparé votre interprétation ?

J’ai travaillé surtout le mensonge, la manipulation, le fait de faire croire aux autres que l’on est quelqu’un alors que l’on ne l’est pas, le côté machiavélique.

Je n’ai pas encore eu la chance de voir le rendu final, je suis très impatiente, j’ai hâte de voir le montage.

Début 2022, vous avez tourné pour TFX un docu-fiction. Dans quel cadre s’est-il inscrit ?

C’est sur un fait divers qui avait beaucoup marqué la France. Je joue une jeune femme qui a été violée, laissée pour morte. C’est assez fort, c’est une reconstitution où les scènes sont prenantes. En tant que femme, c’est toujours bien et intéressant de montrer ce qui s’est passé, c’est une façon de faire avancer les choses pour nous, les femmes, face aux violences que l’on peut subir de la part de certains hommes.

En amont, j’ai lu beaucoup de choses, j’ai regardé beaucoup de photos, je me suis vraiment imprégnée, j’ai essayé de comprendre qui était cette personne, ce qui c’était vraiment passé, quels étaient les détails. J’ai essayé de comprendre aussi la psychologie du violeur. Ce travail en amont était extrêmement important.

 

 

Pour finir, dans un autre registre, en complément de ce que vous faites déjà sur Instagram, vous avez le projet de développer une chaine Youtube.

Mon métier de comédienne est le cœur de mes activités professionnelles, comme vous le savez et j’ai aussi une autre passion, pour tout ce qui est mode, beauté et lifestyle, via mon métier d’influenceuse sur Instagram. J’avais très envie, depuis un moment, de développer ma chaine Youtube sur le sujet, plus particulièrement sur la mode. C’est en cours de préparation, c’est un vrai bonheur pour moi, c’est dans la suite logique de mon compte Instagram. J’espère qu’elle plaira, qu’elle rencontrera beaucoup de succès, qu’elle apportera du divertissement dans ces temps compliqués, assez noirs, assez sombres. Je pense que l’on a besoin de gaieté et de légèreté, si je peux en apporter, j’en serais très heureuse.

Pour chaque vidéo, il y aura un thème précis. Ce qui est important pour moi, c’est que la mode soit accessible, je vais parfois parler de la haute couture parce que j’adore ça mais il n’y a pas que la haute couture, il y a aussi le prêt à porter. J’ai envie de créer un lien avec ma communauté et de créer un contenu unique.

On s’habille tous les jours, la mode fait partie d’un quotidien et de tous les aspects de notre vie. On s’habille différemment quand on va au travail, quand on a un rendez-vous sentimental, quand on va voir une amie, quand on est fatigué, quand on est en forme… L’habit est présent dans toutes les activités de notre vie et j’aimerais parler de la mode dans cet aspect quotidien ou exceptionnel. J’aimerais bien proposer les premières vidéos dès ce mois de février.

Merci, Audrey, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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