Constance Pizon évoque sa riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Photo Aurélien Poitrimoult

Bonjour Constance,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

1/ Vous êtes en pleine préparation, sportive même, d'un important court-métrage, « Princesse Suplex ». Très simplement, en tant que partie prenante de ce projet, comment le présenteriez-vous ? Quels seront la thématique et le fond de ce programme ?

 

C'est un court-métrage réalisé par Aurélien Poitrimoult, qui a fait pas mal de fictions, de documentaires, pubs et de vidéos clip . Ce film est tiré d'une bande-dessinée de Léonie, une jeune autrice suisse. Il s’agit d’une album petit format que nous avons découvert grâce à un article dans un magazine MK2 distribué gratuitement. Ça parlait de catch, de fille, c’était drôle et fun mais avec un petit message en filigrane sur la condition féminine. Nous nous sommes vite rendu compte que ça ferait un super court-métrage.

 

Le projet a mis plusieurs années à se concrétiser car nous avons eu du mal à trouver des co-producteurs. C'est chose faite à présent, avec Serial-B. On s'est lancé en commençant par adapter puis nous avons réuni le casting et mené une campagne de crownfounding. Qui à notre grande surprise a bénéficié du support de pleins de personnes qui ont aimé le projet et notre démarche.

 

Photographe : Claude Pocobene

 

Une dizaines comédiens seront présents dans cette belle aventure, notamment  François-David Cardonnel, Ludovic Berthillot, Laurence Oltuski, Lionel Laget, Véronique Piccioto,  Flore Magnier, Clémence Faure, Clémence Bretecher, Lisa Shuster, Manu Lanzi entre autres…

 

J'ai la chance d'interpréter le personnage principal de Princesse Suplex, Gabi dans la vraie vie. Elle est mal intégrée dans son travail car un peu différente des autres, elle ne se fond pas dans le moule. Dans cet univers très normatif, elle fait un peu « tache ». Elle ne rentre pas dans le moule,  que ce soit au travail ou dans sa vie de couple d'ailleurs. Pour se sortir de tout cela, elle a une passion, le catch. Le week-end, elle se transforme en Princesse Suplex et fait front à ses problèmes de la vie quotidienne à travers ce sport.

 

Photographe Claude Pocobene

 

Ce court-métrage parle donc des choix que l'on doit faire dans la vie et qui nous amènent à des tournants. De l'inadaptation que l'on peut parfois avoir dans le monde dans lequel on évolue et de nos passions que trop souvent on refrène.

 

C'est un joli personnage qui sera agréable à jouer. On passe de quelqu'un de très introverti, qui subi beaucoup de choses à quelqu'un qui va être une meilleure version d’elle même grâce au catch !

 

2/ A titre plus personnel, où en êtes-vous dans la préparation de cette interprétation ?

 

Je me prépare au catch de manière active, je me suis remise à la natation pour réhabituer mon corps à l'endurance car le catch est très physique ! Je ferai toutes les cascades moi même , pas de doublure. C'est une sacré challenge. J'ai peu d'entraînement mais Vincent Haquin (cascadeur et catcheur pro) m'a pris sous son aile et réglera les combats. C'est un très bon pédagogue et on apprend vite avec lui .

 

Photographe Claude Pocobene

 

J'ai découvert un univers que je ne connaissais pas et j'avoue que ça m'a donné envie d'en faire vraiment. S'il y avait un développement sous forme de série, je m'inscrirai dans un club pour pouvoir progresser et passer encore plus de prises.

 

Deux journées sur le tournage seront dédiées au catch. Une journée pour tourner des scènes de catch imaginaires et une autre pour tourner des scènes de catch réelles, ce sera un mélange.

 

Il y aura un combat contre Jungle Laura, l'une des amie de Gaby. Ensuite, elle affrontera chacun de ses partenaires de la vie de manière imaginée, elle fera alors face à ses problèmes.

 

Il faudra ensuite que j'apprenne le texte car le tournage arrive bientôt. J'ai eu le temps d'y réfléchir car, comme je le disais, ce projet était en devenir depuis quelques années et, là, il se concrétise enfin, c'est très excitant. J'ai hâte de retravailler avec Aurélien, avec qui j'avais fait mon premier court-métrage, "Scylla ",co-réalisé par Jean-Charles Gaudin. Notre collaboration avait très bien fonctionné. On a déjà commencé à parler du personnage, d'où il vient, où il va, ce qu'il va faire.

 

3/ Selon vous, qu'est-ce qui va plaire dans ce court-métrage aux gens qui le regarderont ? En fonction des retours, est-ce que cela pourrait être le début d'une autre aventure, avec un autre format ?

 

On aimerait bien, évidemment, que ça plaise. Maintenant, le film n'est pas fait mais j'ai toute confiance dans le travail d'Aurélien, qui est un très bon réalisateur, et dans sa vision du montage.  C'est un film chorale, on suit un personnage à travers tout un tas de déambulations. Il n'y a pas beaucoup de courts-métrages dans lesquels autant de comédiens sont présents.

 

C'est toujours difficile de savoir à l'avance si ça va plaire mais j'espère que les gens vont pouvoir se sentir impliqués et y trouver une certaine projection d’eux même. Qui n’a pas eu envie un jour de tout laisser tomber pour tenter de vivre de sa passion?

 

Photographe Claude Pocobene

 

On aimerait que ça débouche ensuite sur une série. Le court-métrage est comme un piloteNous aimerions faire dans un format moderne, à savoir le 10x26 min. Mais, pour l'instant, ça n'a vertu qu'à être diffusé en festivals et à réunir une bande de potes. Car on se connaît tous et nous avons envie de faire quelque chose ensemble.

 

4/ En parallèle, sur un autre support que sont les planches, on peut vous retrouver en alternance dans la pièce à succès « Y-a-t-il un homme pour sauver les femmes ?», à la Grande Comédie. Que dire sur cette autre aventure ?

 

C'est une conférence sur le couple. Une pièce que l'on va voir en couple ou entre filles. Nous sommes trois sur scène : Eva , Marie -Francoise et Esmeralda. Trois filles aux caractères bien opposés, ce qui amène la comédie !

 

Marie -Francoise est froide et aigrie et Eva est la raisonnable. J’interprète le rôle d' Esmé, diminutif d'Esméralda, une jolie idiote. J'aime beaucoup ce personnage car elle est drôle souvent involontairement. Elle n'est pas méchante mais ses solutions sont souvent à côté. Ce qui a le don d’exaspérer ses copines.

 

Cette pièce est de Patrick Hernandez et d'Enver Recepovic, j'ai dû l'apprendre en une semaine. Il y avait beaucoup de textes, ce fut un challenge. J'ai commencé à la jouer à la comédie d'Angoulême et, aujourd'hui, je me mélange aux équipes parisiennes à la Grande Comédie.

 

 

Cette conférence sur l'amour et sur la vie de couple parle des clichés et de toutes les petites habitudes du quotidien qui peuvent être compliquées.  On s'interroge sur comment vivre mieux à deux et comment rencontrer l'amour !

 

C'est une pièce de café-théâtre, sous forme de joyeuse comédie. Dans laquelle mon personnage est une pile électrique, une sorte de clown, le trublion de la bande.  Avec elle, on ne s’ennuie pas une seule seconde ! Ce rôle est euphorisant de par sa relation avec le public et les rires qu'il provoque. Et qu'est-ce que j'aime ça !!!

 

Je vais donc chercher le clown en moi, ce qui n'était pas ma formation initiale. Je viens du théâtre classique. Mon répertoire passe de la tragédie au comique ! Et j'ai de la chance, on ne vient pas me chercher que pour les mêmes rôles. C’est une bénédiction pour une comédienne de ne pas être cantonnée à un seul emploi.

 

5/ D'après les premiers retours que vous avez pu avoir, que disent les spectateurs à la sortie de ce spectacle ?

 

Les gens se projettent, ils s'identifient. Cela ressemble à une conférence qui vire au grand n’importe quoi. On casse le quatrième mur. On parle directement aux spectateurs, ils jouent le jeu. On leur demande leur prénoms à l'accueil, ils font ensuite parti intégrante du spectacle !

 

 

Le public est tout le temps avec nous, presque sur scène. Il y a une belle part à l'improvisation quand on les interroge et souvent leurs réponses sont hilarantes. C'est une pièce avec beaucoup de rires ce qui est très jouissif ! Les spectateurs sont contents, ils sont souriants en sortant. Ils ont passé une bonne soirée et ne se sont pas pris la tête. C’est une joyeuse comédie !

 

Merci, Constance, pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision, Théâtre

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