Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

television

Antoine Michel nous présente son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Céline Nieszawer
Crédit photo : Céline Nieszawer

Bonjour Antoine,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, au cinéma, en courts-métrages et au théâtre. Quel regard portez-vous sur votre parcours jusqu’à ce jour ?

J’aime explorer, j’ai un caractère d’aventurier, j’aime aller là où je ne suis pas encore allé. Ma carrière s’est dessinée au fur et à mesure des rencontres et de mes envies.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents exercices artistiques précédemment évoqués ?

Le travail reste exactement le même. Si la technique entre le théâtre et l’image est différente, le jeu reste pareil, il s’agit à chaque fois de retrouver le plaisir de jouer et d’explorer à partir de ce plaisir des gammes émotionnelles. C’est lui qui est à l’origine de la dynamique.

J’aime alterner la scène et l’image. Ce que j’aime le plus sur scène, c’est sentir le public, avoir un échange direct avec lui, me sentir porté par lui, c’est l’énergie qui circule entre la scène et la salle. Ce que j’aime à l’image c’est l’introspection, c’est me laisser dévoiler.

3/ Vous faites de petites apparitions dans quelques épisodes de la saison 2 du « Bureau des légendes » sur Canal +. Pourriez-vous nous raconter plus en détails cette aventure ?

Ce sont vraiment de toutes petites apparitions. En fait, j’étais très fan de la saison 1 et j’ai tout fait pour essayer d’être dans la deuxième.

J’espère qu’il y aura une saison 3, pour que le réalisateur puisse développer mon rôle. Je suis en fait technicien à la DGSE, et je m’occupe de l’informatique. Je suis en charge de retrouver les gens en Afghanistan, en Irak et partout ailleurs.

4/ En parallèle, vous avez participé récemment à deux courts-métrages, notamment « Le principe premier », de Leticia Bellicini. Quelle en est la thématique ?

Leticia est une amie que j’aime beaucoup. C’est un projet un peu « barré » à la fois thriller et film fantastique. Il y a donc des choses très fortes à jouer, ce qui est génial en tant qu’acteur. Le montage est actuellement en cours à Los Angeles, le film sera sans doute prêt en septembre.

L’autre court-métrage s’appelle « Un silence » c’est un film de Lancelot Mingau, sur une chef d’orchestre que mon personnage, qui lui est flutiste, va croiser.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuel ?

J’ai un projet théâtral pour 2017, une comédie policière qui se déroule dans les années 60. Nous commencerons certainement par une tournée en province avant de jouer sur Paris.

En attendant, je fais régulièrement des lectures avec le collectif « Entre nous c’est JUSTE TEXTUEL » , un collectif qui réunit des comédiens et des auteurs contemporains tels Eugène Durif, Michel Simonot ou nôtre regretté Emmanuel Darley.

Concernant mes envies, je trouve que la télévision française s’est énormément enrichit ces dernières années, à la fois sur les chaines historiques et sur le câble. Quand au cinéma, il y a plein de réalisateurs avec qui j’aimerai collaborer. Je ne désire pas me fermer à quoi que ce soit, c’est à chaque fois une opportunité d’explorer de nouveaux univers.

J’ai aussi un projet de long-métrage en Italie, qui doit se tourner à Milan. J’y interpréterai un psychiatre. Je ne sais pas encore quand le film sera tourné, il est en cours de financement mais j’ai hâte !

En parallèle, j’écris, j’ai travaillé récemment en collaboration sur un film pour France Télévisions. Et là je commence le scénario d’un thriller. C’est le genre qui m’attire le plus, que ce soit d’ailleurs en tant qu’acteur, auteur ou spectateur, j’aime les mécanismes de la peur, du danger, de la folie.

Ce fut un plaisir, Antoine, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Pierre Alam : son parcours, son métier, son actualité, ses projets. Il nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Pierre Alam : son parcours, son métier, son actualité, ses projets. Il nous dit tout !

Bonjour Pierre,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous êtes un comédien aux nombreuses expériences. Notamment sur les plateaux de tournage mais aussi dans les studios de voix. D’où vous vient cette passion pour l’art ?

En fait, tout a commencé dès mon plus jeune âge. A cinq ans, j’étais bloqué devant la télévision quand je voyais des films. C’est quelque chose qui me touchait personnellement. Tout au long de mon enfance et de mon adolescence, ma famille et les amis de ma maman m’ont encouragé à pratiquer du théâtre. En fait, je refaisais des scènes cultes de films, déjà à l’âge de six ou sept ans. Cela ne m’a d’ailleurs jamais quitté, je l’effectue encore aujourd’hui.

J’ai donc toujours eu une énorme passion pour le cinéma, pour les histoires, pour les comédiens qui me faisaient rêver, qui m’apportaient des choses, qui me faisaient même changer en me montrant d’autres perspectives que mon quotidien.

Vers 16 ans, je n’avais plus la tête aux études, j’ai alors pris une décision lourde de conséquences, arrêtant l’école pour me lancer dans le théâtre. Choquant d’autant ma maman, qu’elle avait toujours tout sacrifié pour que je fasse des études.

J’ai intégré les cours Simon, avant de me rendre compte que la technique et la formation enseignées ne répondaient pas à mes attentes. Pour mieux rejoindre l’école FACT, sur la base de la formation de l’actor studio. J’y ai appris la sincérité, en utilisant mes propres émotions, pour être crédible et original. Ces cinq années m’ont permises de m’émanciper, de trouver mon style, au travers notamment d’une dizaine de pièces de théâtre jouées en France et à l’étranger. J’en retiens qu’il ne faut pas être dans l’attitude, mais dans la sincérité. Emergent alors des choses profondes et vraies qui vont toucher le public. La technique de l’actor studio nous apprend à être autonomes, pour pouvoir travailler un rôle seul.

La première pièce que j’ai jouée à ma sortie des cours, au Guichet Montparnasse, a plu à la critique, ce qui m’avait alors fortement touché. Avant de partir, avec un autre spectacle, deux mois en tournée en Nouvelle-Calédonie.

2/ Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ? Pourquoi y prenez-vous autant de plaisir ?

Ma vie personnelle et ma vie familiale font que j’ai une grande sensibilité. Forcément, je suis sensible à l’art, quelle qu’en soit sa forme. J’en suis un grand passionné. Pour moi, le cinéma, le septième art, concentre de l’émotion, véhicule des sensations, des perspectives, des ouvertures d’esprit, nous permet de voyager, de voir des choses aussi que l’on ne pourrait pas voir dans la vie de tous les jours. Ajoutons que les plus grands films ne seraient pas ce qu’ils sont sans la musique.

Aujourd’hui, mon grand bonheur est de pouvoir interpréter des personnages complètement différents, de me remettre toujours en question et de me donner des objectifs.

3/ Quelles principales complémentarités et, à l’inverse, différences avez-vous retrouvé dans vos prestations sur un tournage ou derrière le micro ?

J’ai toujours été sensible aux voix et il ne faut pas se leurrer, la France est certainement l’un des meilleurs pays en termes de doublage, si ce n’est le meilleur. Nous avons des comédiens voix formidables, parce que ce sont des comédiens avant tout.

Même si je prends énormément de plaisir dans cet exercice, je ne peux honnêtement pas vous dire, malgré mes dix années d’expérience, s’il existe une complémentarité avec la comédie. Ce sont des exercices différents car il existe plusieurs domaines dans la voix off : Doublage, publicité, documentaire ect... Quand je fais de la voix, je mets en avant mon organe et ce qu’il y a derrière, pour rester sincère. Quand je suis comédien, de part ma formation d’actor studio, je ne pense jamais à ma voix, elle sort naturellement.

A l’heure actuelle, ces différents exercices me semblent donc bien différents. La seule chose commune est le jeu d’acteur, ce qui est déjà pas mal !

4/ Quels sont vos projets artistiques actuels ? Vers quels domaines et/ ou thématiques aimeriez-vous vous tourner par la suite ?

Je joue actuellement dans la web-série « Imaginons que », réalisée Fabrice Caudron, sur la chaine Studio Movie. Ce sont des scènes détournées de films cultes, dans lesquelles j’ai beaucoup de plaisir. Nous sommes un petit collectif de comédiens et tournons régulièrement. Je me rapproche ainsi de mes rêves et plaisir d’enfants. C’est un bonheur fabuleux. La série est très agréable à regarder et fonctionne très bien.

J’ai eu la chance, l’été dernier, de tourner un très beau film, au scénario brillant, qui s’appelle « Le voyageur », réalisé par Hadi Ghandour. L’histoire se déroule à 80% en France, le reste au Liban. Le second rôle que j’interprète est très important, intervenant dans les scènes clé du film. Ce fut une très belle expérience, intense où j’ai vraiment pris un énorme plaisir à jouer ce rôle de professeur. J’ai hâte de découvrir le résultat définitif.

Sans oublier des petits tournages dans des séries populaires.

Un projet théâtral, pour un rôle principal dans une belle comédie, est en cours de développement. Comme je suis superstitieux, je ne rentrerai pas plus dans les détails.

Concernant les voix, je suis actuellement très actif pour le cinéma, la télévision, la radio et les jeux vidéo.

5/ En conclusion, comment inciter les internautes fidèles du blog à poursuivre leur passion pour l’art, quelle qu’en soit la forme choisie ?

Je les incite à continuer de lire votre blog, qui permet de s’intéresser aux parcours de gens passionnés, qui se battent au quotidien pour vivre de leur métier, ce qui n’est pas facile. La morale de l’histoire est de dire qu’il ne faut jamais lâcher ses rêves. Une fois concrétisés, ils sont une source de bonheur chaque jour.

Intéressez-vous aux artistes, car ils ont quelque chose à dire et à transmettre, du bonheur comme de la tristesse. Mais des émotions avant tout.

Ce fut un plaisir, Pierre, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Radio

Partager cet article
Repost0

Karim Saison, artiste aux nombreuses casquettes, revient pour nous sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Karim Saison, artiste aux nombreuses casquettes, revient pour nous sur son parcours et évoque ses projets !

Bonjour Karim,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de vos expériences en télévision, en courts-métrages, en publicité mais aussi au travers de photos. Quel regard portez-vous sur votre évolution artistique ? Comment la jugez-vous ?

Mon évolution s’est faite par paliers. Je crois qu’il m’a fallu pas mal de temps pour assimiler parfaitement les raisons qui m’ont amené à faire ce métier. Sachant que je n’ai pas commencé très tôt.

J’ai d’abord envisagé cette profession comme une manière de m’échapper, commençant par des choses très légères, telles que les «shooting photo ». Sans oublier quelques publicités. Avant de me confronter petit à petit au jeu d’acteur.

S’en est suivie une rencontre professionnelle essentielle avec un coach pour comédiens qui m’a vraiment ouvert les yeux sur les raisons m’ayant poussé à exercer le métier d’acteur. On décide souvent d’être acteur pour de bonnes et de mauvaises raisons. Ce qui importe, c’est que les bonnes raisons l’emportent sur les mauvaises… Ce qui est le cas pour moi. J’ai très envie de défendre et de partager, par le biais d’un rôle, le regard que je porte sur la vie et les êtres. Ma vision du monde en quelque sorte…

Je mets beaucoup de cœur à faire ce que je fais. Avec des résultats parfois bons, parfois moins satisfaisants. Il faut savoir faire preuve de patience et de persévérance dans ce métier.

Les rencontres professionnelles sont particulièrement importantes lorsqu’on est acteur. J’ai participé à des projets plus ou moins artistiques, mais comme le travail appelle le travail, l’essentiel est de »faire» pour parvenir à atteindre finalement ses objectifs. Bref, détermination et travail sont les mots clés de mon parcours jusqu’à présent.

Je pense que l’on ne réussit jamais seul dans ce métier. On voit souvent des familles d’acteurs, au sens d’affinités qui décident de travailler ensemble. Typiquement, je crois à un binôme agent–comédien, une force de frappe un peu double. Sinon, c’est très difficile d’évoluer.

2/ Ces différents exercices présentent à la fois complémentarités et singularités. Justement, quelles sont-elles d’après vous ?

Je suis tenté de dire que ces différents exercices demandent des qualités différentes pour chacun d’entre eux. Les exigences sont, la plupart du temps, différentes selon qu’il s’agit d’une pub ou d’une fiction, par exemple. Dans une publicité, il est souvent demandé au comédien de grossir le trait. A la télévision ou au cinéma, l’acteur doit être simplement « vivant » et dans une certaine proximité émotionnelle. Un acteur habitué à l’exercice de la pub devra donc mettre en avant d’autres aspects de son jeu dans le cadre de fictions.

Quant aux shooting photo, l’accent est mis sur le physique et l’attitude. L’acteur, lui, quand il joue, se dévoile davantage. Tout transpire alors, vous ne voyez plus simplement un physique, mais une âme. C’est là le but de l’acteur : montrer son âme et non pas sa « gueule ». L’acteur est avant tout une personnalité.

3/ Le rythme sur un plateau de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Plus l’on est préparé, moins l’on a d’appréhension à faire les choses. Une fois les différents ressorts et facettes du personnage compris, que l’on sait pourquoi on est là et ce que l’on a à effectuer, une partie du stress s’en va la plupart du temps et l’on essaie de donner le meilleur.

Je m’efforce de trouver des correspondances entre l’état dans lequel je suis, au moment de jouer, et celui du personnage. Il ne faut pas aller contre son état personnel, sinon cela sonne faux. Je cherche ainsi à être cohérent à la fois avec moi-même mais aussi avec le ressenti du personnage.

4/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

Ma dernière expérience en télévision est liée à TMC, où j’interviens plus ou moins régulièrement dans la série « Les Mystères de l’Amour ».

En parallèle, j’ai décroché un petit rôle dans un téléfilm pour France 3 (« Meurtres à Grasse »), qui sera diffusé au mois de septembre prochain. Enfin, vous me retrouverez dans un spot publicitaire, pour la marque « Tourtel », diffusé principalement pendant l’Euro de football.

5/ Vers quels horizons aimeriez-vous vous tourner ?

J’avoue attendre beaucoup de ce métier. J’ai envie de vivre des choses très fortes d’un point de vue émotionnel. Je crois être quelqu’un d’assez tourmenté, je dirais même que je suis plutôt fragile… Et j’aimerais mettre cette fragilité au service de personnages « borderline », qui souhaitent échapper à leur passé et résoudre leur « problème ». Mais ce passé finit toujours par les rattraper… Malgré leur bonne volonté pour aller mieux, ils sont dans une impasse.

Dans un film, je suis souvent touché par l’ambivalence et la complexité des personnages : un assassin qui aurait du cœur, un héros au côté obscur… Un être humain n’est jamais totalement bon ou totalement mauvais.

6/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs de cet entretien pour les encourager à continuer de s’intéresser à l’art ?

Je pense que l’art permet de soulever des interrogations, et parfois même de donner des éléments de réponse à des questions qui nous taraudent. A titre personnel, l’idée du temps qui passe et de la mort me sont insupportables. Ces interrogations ou ces peurs font bien souvent l’objet de livres, de films ou de pièces de théâtre. Toutes ces oeuvres nous permettent de vivre plus sereinement.

L’exercice d’un art est aussi et surtout une manière directe ou indirecte de prendre la parole. Sans oublier que l’art est synonyme de culture.

Merci Karim pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Clément Bernot revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Clément Bernot revient sur son parcours et évoque ses projets !

Bonjour Clément,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre artistique, au travers notamment du théâtre, du chant, du clown, de l’improvisation, des marionnettes ou bien encore de la télévision. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Beaucoup de choses m’y plaisent. L’art est une magnifique école de la vie, où l’on apprend plein de choses.

L’artiste, sur scène, n’est pas dans la vie réelle. Il est dans un espace protégé, au sein duquel il peut être sincère, lisible, fragile. Ce qui n’est pas forcément faisable dans son quotidien personnel.

C’est un choix d’enfant que d’avoir voulu faire du théâtre. Auquel je me suis tenu pendant une vingtaine d’années. Puis l’expérience a permis à mes raisons d’enfant de faire place à des raisons d’adulte.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices artistiques ? A l’inverse, quelles principales différences en resurgissent ?

Toute expérience est intéressante. Donc ce que l’on vit sur un tournage, lors d’un stage de clown ou au cours de répétitions d’un spectacle est enrichissant dans d’autres cadres. D’autant plus que la finalité est la même, à savoir être vivant et généreux pour le public.

La dynamique de groupe est importante. On suit en quelque sorte un chef d’orchestre. Chacun possédant sa propre méthodologie, il faut savoir s’adapter. Typiquement, en télévision, le tournage est très rapide, il faut donc être efficace. Il n’y a pas le temps pour la répétition. Cette dernière doit donc être faite à la maison, avec quelqu’un capable de donner la réplique, en jouant, sans être terne.

Un comédien est vrai avant tout dans la relation. C’est lorsqu’il « est » avec son partenaire qu’il s’implique tout particulièrement.

3/ Vous avez notamment créé un spectacle de magie. De façon générale, quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Je suis en fait un tout jeune créateur. Je me sens d’ailleurs davantage interprète pour le moment. Mais je suis en train de me lancer plus intensément dans ce domaine.

Dans le contexte précis de ce spectacle, j’ai eu la chance de sympathiser avec un magicien qui m’a fait rentrer, il y a quelques années, dans le cercle.

Je suis donc vraiment parti des tours de magie. Pour m’interroger ensuite sur les différentes façons de les mettre en lumière. Avant d’essayer de les adapter pour les faire volontairement rater, en faisant croire que je ne comprends pas l’origine de l’échec. Et inversement. Comme si j’avais un temps de retard sur le tour de magie, ce qui est plaisant pour le public.

Je suis actuellement sur plusieurs chantiers de création et j’essaie de prendre différents biais. J’écris au fur et à mesure. Je verrai prochainement comment ces travaux vont se décanter.

4/ Revenons quelques instants sur ces derniers instants, au théâtre, juste avant de monter sur scène. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. A titre personnel, quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation ou l’angoisse?

C’est, je crois, un mélange. Tout dépend en fait des pièces. La troupe est, selon le contexte, plus ou moins prête et donc stressée.

Au fur et à mesure des représentations, l’angoisse et le stress s’amenuisent. Mais l’effet pervers peut alors être le manque éventuel d’émulation, entrainant un plaisir plus faible. Ce qui peut se ressentir.

A l’inverse, il est important d’être calme pour ne pas être trop volontaire. Ce dernier état est aussi dangereux. Etre trop excité et trop motivé à bien faire est un piège. On est alors parfois trop attaché à ce que le travail plaise, donc on a tendance à forcer et grossir le trait.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

J’espère reprendre prochainement la pièce de théâtre « La maladie de la famille M », de Fausto Paravidino, que j’avais déjà jouée au théâtre de Belleville. Avec la compagnie « Les chiens de paille ». Dans ce même théâtre ou ailleurs.

Je vais aussi retourner dans la rue, en clown. En parallèle, je continue à apprendre la transmission et m’investie pour animer des stages. Le métier de pédagogue me plait beaucoup.

6/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Les raisons sont multiples. Même s’il ne faut pas, je crois, chercher à forcer les gens à aimer quelque chose.

L’art est un regard sur le monde, la vie et la société. Qui n’est pas forcément dans le courant de la bienséance et des dirigeants ! L’art est une sorte de contrepouvoir, avec bien sûr ses limites. Mais cela fait du bien.

Je reconnais que le théâtre peut parfois être ennuyeux. J’ai moi-même eu ce ressenti. Mais, à l’inverse, lorsque le spectacle plait, les sentiments vécus sont alors intenses, bien plus qu’au cinéma ! Entre joie et pleurs.

Dans un souci de sociabilisation, il est important de partager les mêmes émotions que les autres membres du public. Lors d’un éclat de rire général, le spectateur, inconsciemment, se sent normal car il a rit exactement au même moment que les autres. Cela est très important et nous humanise !

Cet entretien fut un réel plaisir Clément !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Guillaume Campanacci nous présente son projet de long-métrage !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Guillaume,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Après avoir connu un franc succès avec votre premier long-métrage «Devils in Disguise», vous projetez actuellement la réalisation d’un nouvel opus « A Toupee and a Gun ». Pour commencer, pourriez-vous nous en présenter la thématique ? Quelle en est l’histoire, sans bien sûr tout dévoiler de l’intrigue ?

Un serveur se retrouve devant un choix Shakespearien. Mais je ne peux pas en dévoiler plus.

2/ Bien sûr, ayant vu le film, le thème est assez lourd. Aussi, quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques de ce film qui plairont aux spectateurs ?

C'est vrai le thème est assez lourd mais ce film est nécessaire. Les spectateurs apprécieront l honnêteté du film. C'est un film SUR le choix. Peu de films de nos jours donnent une part de réflexion aux spectateurs. Tout est prémâché. Du point de vu artistique le film est très différent de ce que l on peut voir habituellement. En effet j ai utilise des objectifs anamorphiques, l image ressemble donc a celle d un western, Mais totalement filme dans un endroit clos, des toilettes. Ce qui rends le film claustro phobique.

De plus nous avons utilise le slow motion et l absence de son. Ensuite il y a une ambiance de soap opéra avec des applaudissements qui viennent ou non d un public. Mais j'en dis trop.

3/ Pour y parvenir, vous sollicitez la participation des internautes sur le site de financement www.indiegogo.com. Pourquoi ce choix ? Quelles sont les principales contreparties proposées ?

J'avais déjà utilisé Indiegogo pour financer la post et les festivals de mon premier long métrage Devils in Disguise. Au delà de l'aspect financier ce site est un moyen exemplaire pour faire le buzz autour du film. Pour une donation, Les gens peuvent recevoir le film, mon précédent film, des places pour la première a Hollywood, le poster, ou même une projection privée avec moi même.

Vous pouvez trouver tous les détails ici: igg.me/at/toupee

4/ La collecte suit actuellement son cours. Une fois celle-ci aboutie, quelles seront les prochaines étapes dans l’avancée de ce beau projet ?

Apres la collecte viendra la post production, puis la tournée des festivals du monde entier. Ensuite la distribution du film. Une sieste puis le tournage d'un autre puis d'un autre.

Je suis actuellement à Tokyo en préparation d'un nouveau long métrage.

5/ Pour conclure, si ce n’est pas déjà fait, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs pour les inciter à vous encourager dans cette aventure ?

Encouragez l'art est toujours important. Surtout aider un jeune réalisateur dans ses débuts. Mais ce film est différent. Il est politique et important pour l’humanité.

Voici le liens encore une fois: igg.me/at/toupee

Merci Guillaume pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Merci pour ces questions Julian.

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Coralie Bonnemaiso nous dévoile ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Coralie Bonnemaiso nous dévoile ses projets artistiques !

Bonjour Coralie,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à nos questions.

1/ Votre parcours est déjà très riche et varié. Au travers de la télévision, des courts-métrages, du théâtre, de la publicité mais aussi des voix off. Quel regard lui portez-vous jusqu’à présent ? Qu’en retenez-vous ?

Je trouve qu’il est assez éclectique. C’était d’ailleurs mon envie dès le départ. Généralement, un comédien commence par des cours de théâtre puis ses premières expériences professionnelles sont souvent dans ce même domaine, notamment quand il n’a pas d’agent de suite.

Le but ultime, me concernant, était de commencer par cet art-ci pour ensuite élargir ma palette, en télévision, au cinéma et en doublage. Ce dernier est d’ailleurs un exercice très intéressant, pour savoir placer sa voix. Ce qui est toujours, pour un artiste, un très bon complément.

Pour revenir à votre question, je suis aujourd’hui assez contente de mon parcours car j’ai mis un pied là où je voulais, dans chaque spécialité. J’en suis donc satisfaite, mais ce n’est qu’un début. Je ne suis qu’au commencement, dix ans après mes premiers pas.

2/ Ces différents exercices sont certes bien différents les uns des autres. Mais ils présentent aussi certaines complémentarités. Justement, selon vous, quelles sont-elles ?

Grâce à mon agent avec lequel je travaille depuis deux ans, j’ai touché au travail devant la caméra. Aussi, je crois pouvoir dire qu’il faut savoir s’adapter à l’art pratiqué. Le jeu est complètement différent.

Devant la caméra, j’ai appris à tempérer, parce que j’étais habituée à donner de la voix, dans de grandes salles, lors de mes nombreux spectacles pour enfants. Il a fallu que je baisse d’un ton et que je joue plus en douceur. Il faut être, sur un plateau, plus minimaliste et plus épuré.

Ces différents exercices sont complémentaires au sens où ils permettent de varier les plaisirs. A l’inverse, au théâtre, la représentation impose une présence et une concentration continues sur une heure trente. Alors qu’en télévision, de nombreuses coupures existent entre deux séquences, ce qui nous permet de sortir de notre personnage et de notre rôle.

Je n’ai pas fait de théâtre depuis deux ans. Cela me manque, notamment l’interaction avec le public.

3/ Vous avez déjà participé à de nombreuses pièces de théâtre. Majoritairement dans des spectacles pour enfants. Mais quel genre vous attire le plus ?

Cela a beaucoup évolué. Au début, en sortant de l’école, j’étais très attirée par le contemporain. C’était fort et grave. J’ai presque envie de dire que l’on ne riait pas.

Maintenant, avec le temps, j’ai le souhait, au théâtre, de sourire et j’aurais envie d’une comédie. De choses légères et de portes qui claquent.

4/ Les derniers instants avant de monter sur scène sont généralement très intenses en émotions. De nombreuses sensations se mélangent alors. A titre personne, comment vous sentez-vous à ce moment-là ?

Je suis très travailleuse, j’essaie de rester au maximum concentrée. Je suis toujours orientée travail. En parallèle, je fais du yoga, ce qui m’aide dans mes exercices de respiration. Tout en me servant de l’énergie de la salle, surtout pleine, pour m’aider à aller de l’avant.

C’est un vrai travail sur moi-même.

5/ Les plateaux de tournage imposent un rythme généralement soutenu. Aussi, il est important d’être prêt et efficace rapidement. A ce titre, quelle est votre méthodologie ? Quelles sont vos petites astuces ?

Il est important de savoir son texte sur le fil du rasoir. Pour être ouvert à tout changement ou toute péripétie. Il faut vraiment que le texte ne soit plus un problème, pour pouvoir être spontané et, au contraire, apporter de la richesse au jeu.

Pour y parvenir, je le répète souvent, en faisant le ménage ou bien encore dans la rue. Avec ma maman, une ancienne comédienne, ou mon mari.

Sur le tournage, en plateau, il faut avoir une disponibilité au réalisateur. Certains sont très directifs, d’autres nous laissent très autonome. Il est donc nécessaire d’être capable de donner ce qui est attendu ou, à l’inverse, de proposer sa propre couleur.

Un plateau, c’est aussi une équipe. Il faut créer des liens. L’énergie sur le plateau est quelque chose de très spécial. Il faut s’en imprégner, pour laisser la magie s’opérer. Ce mélange et ce tout doivent permettre au comédien de se libérer pour donner le meilleur de lui-même.

6/ De façon générale, quels sont vos projets artistiques actuels ? Et vos envies ?

Cela fait, comme je vous le disais, deux ans que je travaille avec un agent. Je suis aux anges. Je passe énormément de castings en publicité, mais aussi pour la télévision. Ce qui est nouveau pour moi. J’ai ainsi progressé.

Des projets très intéressants pourraient ainsi se dessiner. J’espère à présent décrocher un petit rôle sympathique et récurant avec un personnage riche et évolutif. Que je puisse vraiment montrer ce que je sais faire.

Au théâtre, je pense reprendre l’hiver prochain des spectacles pour enfants. Ce qui est très chouette. Ils me manquent. J’adore l’improvisation lorsque nous les faisons monter sur scène. C’est alors sans filet. Il faut savoir répondre. C’est un exercice magique, unique et juste incroyable.

7/ En conclusion, comment inciter nos lecteurs à continuer de s’intéresser à l’art, quelle qu’en soit la forme choisie ?

Nous avons la chance d’être dans un pays où l’art est très accessible, presque prédominant. Il est partout. Je vous incite à assouvir votre soif de culture et de découverte. Nos villes sont pleines d’histoires. Les musées et les expositions sont très intéressants aussi. La vie artistique bouge beaucoup, ce qui est très appréciable.

Continuez à être ouvert pour pouvoir être indépendant. Mangez de la culture, pour vous forger votre propre opinion. Pas forcément au théâtre, car tout peut être culture ou art. A partir de là, vous pourrez penser par vous-même.

Osez assumer votre opinion. N’ayez pas peur de dire que vous n’aimez pas quelque chose. C’est aussi une façon d’avancer dans votre réflexion avec l’art.

Ce fut un plaisir, Coralie, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

Partager cet article
Repost0

Ambre Rochard évoque pour nous son actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Ambre Rochard évoque pour nous son actualité artistique !

Bonjour Ambre,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous serez sur scène, dimanche 10 avril prochain, à Chennevieres-sur-Marne, avec la pièce pour jeune public « La belle au bois dormant que veillent les fées… ». Quel en est le contenu ? Quelle histoire y est racontée ?

C’est en fait l’histoire de la belle au bois dormant, comme l’indique le titre, mais un peu remise à jour. En fait, l’auteur, Marine André, a pris la décision de ne pas regarder l’œuvre cinématographique, ni tout ce qui en découlait. Elle en connaissait l’histoire mais a souhaité la présenter comme elle la voyait et l’imaginait.

Sans trop en dévoiler, le spectacle tourne beaucoup autours des fées. Expliquant ainsi le titre quelque peu modifié. Ces fées veillent plus précisément sur la princesse Aurore, que j’interprète. La fée Dorée, ma marraine, est en quelque sorte le personnage principal, dans le sens où elle est le fil conducteur de la pièce. Elle guide tout le temps le prince à trouver la princesse. Enfin, on y retrouve aussi la fée Noire, qui est en fait une représentation de la fée Carabosse.

La morale tend à dire que l’amour sauve tout. Que la méchante a besoin d’amour pour arrêter d’être méchante. Ce spectacle étant destiné au jeune public, nous leur proposons donc une belle morale tout en les amusant.

D’autres dates sont-elles prévues ou envisagées ?

Nous l’espérons ! Le 10 avril est une date exceptionnelle car généralement nous faisons beaucoup de tournées pendant la période de Noel, où les enfants sortent beaucoup. Nous avions été programmés l’année dernière, à Paris, pendant trois mois.

Du coup, nous espérons, peut-être à la rentrée prochaine, reprendre le spectacle. Mais rien n’est sûr pour le moment.

2/ Quels sont les principales caractéristiques de votre personnage ? D’ailleurs, le fait de s’adresser notamment à un jeune public implique-t-il une adaptation particulière du jeu ou de l’interprétation, artistiquement parlant ?

Ce type de programme est bien différent des autres. J’ai eu la chance de faire trois à quatre spectacles pour enfants et, je dois le reconnaitre, cela n’a rien à voir. L’écriture est différente, il y a beaucoup d’interaction pour garder les enfants, les amener avec nous, les faire participer. Ils ont ainsi l’impression de créer l’histoire, ce qui est super. Du coup, le travail d’interprétation est vraiment différent, pour le chant et la comédie. Dans un sens, la manière de jouer est plus enfantine, car il est nécessaire que le jeune public se retrouve en nous.

Par exemple, dans un autre spectacle, j’ai joué la fée Sidonie, et la metteur en scène, lors des répétitions, m’avait alors demandé de m’imaginer ayant 8 ans. Parce que j’étais la fée et qu’il fallait que les enfants se retrouvent en moi.

Ce spectacle-ci est quelque peu différent car, jouant une princesse, c’est un idéal et une représentation. Je fais des photos à la fin avec les enfants, ils sont émerveillés, c’est génial à voir. Pour le coup, j’ai un jeu plus adulte.

Tout dépend donc du spectacle, du rôle et de la manière dont celui-ci est amené.

3/ En parallèle, les téléspectateurs de TMC peuvent vous retrouver dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour ». Où vous y interprétez le personnage de Mélanie. Qui est-elle ? Comment la décrire simplement ?

Mélanie va devenir un personnage assez important, dans la saison 12 du moins. Elle va un peu faire bouger des choses.

C’est un personnage que j’adore interpréter. Je m’amuse énormément. Elle est assez éloignée de moi et de ma personne. Du coup, c’est un vrai travail de contre-emploi, ce qui est très drôle à jouer. C’est une super expérience !

4/ Quelle évolution aimeriez-vous lui voir donner ?

Pour l’instant, je m’amuse énormément à interpréter un rôle éloigné de ma personnalité. Si elle est amenée à rester longtemps dans la série, j’aimerais bien qu’elle évolue, qu’elle grandisse et qu’elle se rende compte de certaines choses. Elle est actuellement assez enfantine.

J’ai très envie de la faire avancer, j’aime ce rôle et j’ai hâte de découvrir ce qui va se passer.

5/ Le rythme sur le plateau de tournage est assez soutenu. A ce titre, comment vous préparez-vous en amont pour être ensuite efficace face au réalisateur ?

Il est vrai que le rythme est intense. Le tournage s’effectue à une vitesse incroyable, bien plus importante que sur un téléfilm ou, pire encore, au cinéma. Cela implique donc énormément de travail car nous n’avons pas le droit à l’erreur. Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas connaitre notre texte ni d’avoir des hésitations ou des oublis.

J’ai la chance d’apprendre mon texte très vite, ce qui est appréciable et pratique. Car j’ai souvent beaucoup de séquences à apprendre en peu de temps. J’avoue m’y mettre assez tard car je privilégie la mémoire immédiate.

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

J’en ai mille, évidemment. C’est le principe d’un artiste, surtout à mon âge. J’ai la chance d’être pluridisciplinaire, ce qui multiplie les envies et les projets. Tant mieux d’ailleurs !

Toute petite, je ne voulais être que comédienne. J’ai fait mon premier tournage à l’âge de 6 ans. J’adorais déjà chanter mais je n’avais pas encore réalisé que l’on pouvait mélanger les arts. Les hasards de la vie ont fait que j’ai effectué un stage, à 17 ans, dans une école de comédie musicale, et je suis alors tombée radicalement amoureuse de cet exercice artistique. J’ai donc intégré à plein temps ces cours et ce fut une très belle expérience, pendant laquelle j’ai beaucoup appris.

Je ne veux pas dire que je suis principalement axée sur la comédie musicale en ce moment, car ce n’est pas le cas. J’aimerais en fait tout faire. Ce qui est le cas actuellement. Ce serait vraiment super si cette situation pouvait perdurer car j’adore ma vie et ce que je fais. C’est une réelle chance, à 21 ans. Espérons que cela dure.

7/ En conclusion, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art et à la culture ?

Je pense que l’art est une bouffée d’oxygène, surtout en ce moment. Ce qui s’est passé l’année dernière avec Charlie Hebdo est la plus grande preuve que nous avons besoin de la liberté d’expression. J’étais sur scène à cette période et nous avons pris la décision de jouer assez rapidement après les attentats.

Le théâtre en particulier et les sorties en général permettent de trouver du réconfort, car c’est un échange. En tant qu’artistes, nous avons besoin des spectateurs pour vivre et eux ont besoin de nous pour continuer à sourire et à aimer la vie. Nous devons nous aider et nous soutenir mutuellement !

Merci Ambre pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Charlotte Augier nous révèle son actualité artistique. Ainsi que ses projets et envies !

Publié le par Julian STOCKY

Charlotte Augier nous révèle son actualité artistique. Ainsi que ses projets et envies !

Bonjour Charlotte,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Votre parcours témoigne de la diversité de vos casquettes artistiques, comme le montrent vos expériences notamment sur scène et en télévision. Justement, comment jugez-vous votre évolution jusqu’à présent ? Quel regard y portez-vous ?

Je retiens avant tout que j’apprends beaucoup. C’est très formateur. Je suis, pour le moment, moins habituée à l’exercice de la télévision mais cela m’aide aussi dans la vie de tous les jours.

C’est ce que j’ai toujours voulu faire. Donc je prends beaucoup de plaisir et j’attends de voir la suite avec impatience.

Cette passion m’est venue très jeune. Je viens en fait d’une famille de musiciens, mon papa est auteur compositeur, et accompagne Hugues Aufray. Il avait précédemment travaillé avec Serge Gainsbourg et Johnny Hallyday. J’ai donc baigné dans la musique depuis toute petite.

Très rapidement, j’ai pris des cours de danse. Etre sur scène m’a beaucoup plu. J’ai donc voulu poursuivre dans ce domaine pour en faire mon métier.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre la scène, au travers de la musique, et les plateaux de tournage ? En quoi un exercice vous aide-t-il pour l’autre ?

Je pense avant tout à mon jeu, physique et parlé. Ne serait-ce que la voix. Lorsque j’ai commencé à la télévision, sur des tournages, je parlais trop fort, comme si j’étais au théâtre.

J’ai donc évolué dans ce sens, pour espérer obtenir d’autres rôles.

3/ Le rythme sur un plateau est généralement soutenu. Aussi, comment vous préparez-vous en amont pour ensuite être aussi efficace que possible face au réalisateur ?

Je commence par apprendre mes textes chez moi. Puis, en allant au tournage, je les relis à de nombreuses reprises. Sur le plateau, en plus des répétitions faites au travers de l’italienne, j’aime rigoler. J’ai besoin de cela. Je ne reste pas dans mon coin, sérieuse, à me concentrer.

Au contraire, je vais vers les autres, rigole avec eux, pour détendre l’atmosphère mais aussi pour m’apaiser moi-même et ainsi être plus à l’aise.

Je trouve durs les premiers tournages avec des gens que l’on ne connait pas. Je ne suis pas forcément très sereine. Ainsi, ce qui me fait rester concentrée, c’est le rire. Je trouve que l’on travaille beaucoup mieux comme cela. Bien entendu, quelques minutes avant l’action, je me recentre.

4/ Musicalement parlant, quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Avant tout la comédie musicale. C’est, en fait, ce que je voudrais faire principalement. Parce qu’une histoire y est racontée, permettant un partage avec le public.

Dans les styles musicaux, j’aime bien le reggae et les ballades. Au-delà de cela, je n’ai pas vraiment de genre particulier.

5/ De façon globale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’apprécie avant tout être sur scène, pour performer devant un public. Si possible en chantant. J’ai d’ailleurs enregistré il y a peu un album avec le groupe Sonke. Il est en cours de mixage et j’espère sincèrement que cela va marcher. C’est vraiment de la musique de scène, qui est particulièrement plaisante lorsqu’elle est interprétée par de nombreux musiciens.

14 chansons y sont proposées, en duo voire en trio parfois. Les styles sont multiples et variés, du reggae, en passant par le rock, sans oublier une ballade. Je pense que nous pourrons proposer l’opus vers le mois d’août. Avant de tourner un clip, et de faire découvrir les titres en radio et en télévision.

J’aimerais beaucoup, en parallèle, intégrer une comédie musicale, pour jouer tous les soirs.

Je serai aussi de retour sur la scène de Disneyland Paris, à l’été, pour y interpréter la Reine des Neiges. Je prends d’ailleurs un grand plaisir dans ce rôle.

6/ Pour terminer, qu’avez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs pour les encourager à suivre votre parcours ?

J’ai juste l’envie de vous dire que je suis passionnée par ce métier. Je ne l’exerce absolument pas pour être reconnue et signer des autographes dans la rue. Je le fais par passion.

Si cela vous plait, continuez à me suivre. Je ferai tout pour donner le meilleur de moi-même à chaque fois.

Merci Charlotte pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Musique, Télévision

Partager cet article
Repost0

Jean Seleskovitch revient sur son parcours et nous explique ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Jean Seleskovitch revient sur son parcours et nous explique ses projets !

Bonjour Jean,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes, de part votre formation, musicien professionnel. Avant de vous orienter ensuite vers le métier de comédien. Quelle est l’origine de cette nouvelle orientation ?

Depuis tout petit, j’ai le plaisir de dire des textes et de chanter. En classe de 6è, « Barbara » de Prévert a été la première fois où j’ai senti que je pouvais peut-être être un petit peu intéressant. Quand j’ai entendu le silence se faire pendant que je lisais.

J’avais sans doute déjà beaucoup d’orgueil et d’amour propre à l’époque. Je me suis, ce jour-là, senti écouté et c’était très agréable. Chez moi, à la maison, je faisais des imitations, notamment celle de Jacques Dutronc chantant le générique d' "Arsène Lupin", une série culte de l'époque, ce qui plaisait beaucoup à mes parents.

En parallèle, dès l’âge de quatre ans, j’ai commencé à apprendre le piano et cela se passait plutôt bien. Ce qui m’a permis d’approfondir ce domaine et de suivre un parcours classique. En faisant du cor à partir de 12 ans, avant d’intégrer le conservatoire national supérieur de musique de Lyon. Le théâtre est alors resté lettre morte, un domaine inexploré que j’ai mis de côté, ne pouvant m’adonner aux deux choses à la fois.

J’ai donc ainsi mené ma vie de musicien, avant, à 35 ans, de prendre des cours de théâtre. Par, au départ, volonté de me donner confiance sur scène pour y être plus à l’aise. Ce fut alors à la fois le coup de foudre, et comme si j’avais aimé avant cet art sans en avoir totalement conscience. J’ai alors eu la volonté de m’orienter plus concrètement dans cette voie. Mais il s’est passé beaucoup de temps avant que je ne décide, il y a un an et demi, de me donner les moyens de tenter d'y parvenir. En mettant entre parenthèse ma carrière musicale.

2/ En quoi votre première expérience professionnelle vous aide-t-elle dans ce nouveau domaine ?

Cela m’aide sur tous les plans. Notamment pour la préparation, parce que les musiciens sont très exigeants. A l’image des danseurs, ils ont une grande discipline quotidienne de travail, d’astreinte, de technique.

Mon expérience de soliste d'orchestre m'a bien aidé, notamment sur le plan de la concentration et de la gestion du stress.

Tout ceci m’a beaucoup aidé à avancer dans ma nouvelle carrière. Mais cette première casquette m’a aussi ponctuellement desservie, car je me suis aperçu que la façon de travailler des comédiens peut différer selon les écoles. J’ai donc dû m’adapter aux façons de faire des réalisateurs, des metteurs en scènes mais aussi des formateurs.

3/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents exercices artistiques pratiqués, que ce soit la scène, au travers du théâtre ou bien les plateaux de tournage ? Vous préparez-vous de la même façon dans les deux cas ?

Je me prépare toujours de la même façon, mais selon le domaine abordé. Pour un casting, j’apprends le texte le plus possible au rasoir, vraiment avec les virgules, les points et les mots qui sont écrits. Pour ensuite pouvoir m’en défaire. Le temps est imparti, il n’est pas possible d’approfondir les caractéristiques du personnage car c’est comme pour un slalom en ski, seulement quelques secondes sont données pour convaincre. J’axe donc mon travail sur la mémorisation.

Ce qui n’est pas possible au théâtre. On ne peut pas, au départ, se contenter d’apprendre le texte. Il y a en effet tout un parcours du personnage au sein d’une œuvre. Une recherche artistique est donc à faire sur son corps et son vécu. Mais aussi sur ce qui va lui arriver, sur les autres personnages, sur l’histoire et sur la situation.

4/ Vous avez récemment tourné dans le court-métrage « Les petits pains », pour La Fémis. Pourriez-vous nous en dire davantage sur ce beau projet ? Quel est en le contenu ?

C’est une histoire très drôle écrite et réalisée par Luce Jalbert, d’une famille excessivement conservatrice. Les parents sont aisés et carrés, peut-être même un peu trop.

Ils achètent à leurs enfants des lapins, qui se reproduisent à une vitesse exponentielle. S’en suit ainsi tout un parcours humoristique et provocateur sur le fait que la nature fasse irruption dans ce foyer. Où les deux enfants découvrent brutalement que la sexualité existe, comme les enfants de paysans l'apprennent, sauf que c'est ici dans un bel appartement parisien! Et sur la réaction des parents, avec une finalité très dôle et en même temps dramatique. Ces derniers vont tout faire pour expliquer à leurs progénitures que la sexualité est quelque chose qu’ils auront bien le temps d’explorer... plus tard!!

J’y interprète donc le père de famille, qui est très colérique et soupe au lait. On comprend qu’il ne se passe plus grand chose avec sa femme. On ne sait d’ailleurs pas s’il s’est passé grand chose précédemment. Il est très sur la défensive. J’ai décidé de le jouer le plus humoristiquement possible. Il se bat contre des moulins à vent et se débat dans ses contradictions.

Il s’agissait de mon premier tournage avec La Fémis et ce fut pour moi un vrai privilège. Cette école a le mérite, à chaque fois, de proposer un vrai travail de qualité. L’ambiance y est à la fois studieuse et détendue. La rigueur est présente à chaque moment.

5/ De façon plus générale, quelles sont vos autres envies et projets artistiques actuels ?

Après avoir tourné pour TMC dans « Les Mystères de l’Amour », vous pourrez prochainement me retrouver encore en télévision dans d’autres programmes.

Chantant depuis un certain temps, j’aimerais aussi faire de la comédie musicale. C’est une envie, un projet et à la fois un rêve. Il faudra tout d’abord que j’apprenne à danser un peu mieux! Disons que, selon moi, le chant et la comédie se recoupent. J’ai donc décidé d’écrire un spectacle. C’est tout récent, ce n’est pas encore une actualité mais j’espère que cela va le devenir. Il s’appellerait peut-être "Jean qui rit et Jean qui pleure"...

Des chansons dans un registre musical mélancolique, au piano. Des sketchs qui mettraient en avant le côté léger et parfois absurde de la vie. Ce pour l'instant qu'une ébauche. J’ai, par le passé, déjà interprété de petites pastilles humoristiques dans un cabaret parisien.

J’ai également suivi une formation théâtrale à Vitry-sur-Seine, dans une école formidable que je recommande à tout le monde, dirigée Par M. Florian Sitbon: le Studio de Formation Théâtrale. Ce fut une expérience passionnante, même si je n’ai pu y rester qu’une seule année en raison de la nécessité de devoir gagner et de rester intermittent. J’aimerais, à ce titre, beaucoup et plus régulièrement jouer au théâtre. C’est, je pense, l’aboutissement pour tout comédien. Il s’agit de la pierre de touche.

6/ Pour finir, si ce n’est pas déjà fait, que dire aux lecteurs pour les inciter à s’investir dans l’art ?

Même si je ne suis plus tout jeune, je découvre combien ce métier est difficile et combien il faut avoir une lucidité permanente. C’est aussi un combat. Il faut poursuivre son rêve, mais il est nécessaire de faire attention à ne pas confondre risque et danger. L’art est traitre, car, lorsque l’on voit un grand comédien, cela parait tellement facile. Toutefois, il faut savoir que c’est un travail titanesque qui engage tout l’être.

Puis, une fois que vous y êtes, foncez et investissez vous complètement. L’abnégation est primordiale. Vous êtes seul face à vous-même, mais vous ne ferez rien sans les autres. Je suis partisan du lâcher prise, plutôt que d’une prise de pouvoir de l’individuel. N’hésitez donc pas à rejoindre une troupe.

Il faut bien se connaitre et savoir ce qu’on aime. C’est un art où l’on n’est jamais aussi convaincant que lorsque l’on est proche de soi, pour pouvoir interpréter un autre. C’est passionnant et dangereux. Il faut réussir à n’être ni complètement étanche ni poreux avec sa vie privée. Ce qui est un travail de chaque instant.

Et qu'ils se méfient de certaines écoles, dont je tairai le nom, qui font faire aux jeunes élèves comédiens des exercices de "gainage" musculaire en leur demandant de proférer à haute voix: "je serai comédien! je serai comédien! Si vous êtes en présence de cela, déguerpissez le plus vite possible! Ou faites du sport à la place...

Ce fut un plaisir, Jean, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Erik Chantry nous dévoile son actualité et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Erik Chantry nous dévoile son actualité et ses envies artistiques !

Bonjour Erik,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous participez, lundi 28 mars prochain, à une lecture, au théâtre Darius Milhaud, de la pièce « Tri sélectif ». Quelles sont les thématiques de l’œuvre ? Quelle histoire y est racontée ?

C’est une histoire de consumérisme. A partir d’une affaire sur les déchets en région napolitaine, tout un rapprochement est fait avec l’idée de se débarrasser des gens, comme on peut en faire de même pour les ordures ménagères.

En y ajoutant un certain sentiment d’inutilité où, à un moment donné, la société n’aurait plus besoin des gens. Ceux sans grande utilité ou valeur pourraient être débarrassés, peut-être même en les jetant n’importe où.

Je pense que l’auteur, même si je m’avance sans doute un peu, a une opinion sur la façon dont on se sépare à ciel ouvert de ce que l’on ne veut plus. Accentuant ainsi la pollution de la planète.

2/ Quelles suites aimeriez-vous donner à cette lecture ?

Il est important de savoir que, dans la démarche du groupe « Des mots et des actes », il n’y a pas forcément, d’entrée de jeu, l’idée d’en faire quelque chose derrière. Tout dépend de l’auteur lui-même.

Pour avoir fait pas mal de lectures, certains ont affiché dès le départ une volonté éventuelle, si le public accroche, de développer le projet. Mais ce n’est pas du tout le but avoué, ce n’est même pas la vocation de l’association. Celle-ci vise avant tout à faire découvrir une œuvre, si possible de quelqu’un qui n’a pas beaucoup écrit. Puis de partager autours de ce récit, au travers du débat qui s’engage avec les gens, sur un sujet d’actualité en lien avec des problématiques notamment de racisme ou de tolérance.

C’est donc un texte, mais aussi un prétexte à réfléchir et à partager ensemble un bon moment. Parmi le public, l’on retrouve des gens qui viennent sans trop connaitre le contenu, pour le simple plaisir d’écouter une œuvre et de donner leur ressenti.

3/ En parallèle, de façon plus globale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je suis en tournée, depuis plusieurs années, avec la pièce « Festen », qui est l’adaptation du film de Vinterberg. Au-delà de cela, de part ma formation avant tout théâtrale, j’ai très envie de m’y remettre plus intensément.

J’ai notamment le souhait de travailler sur une pièce à deux personnages, avec une comédienne connue, dont je n’ai pas le droit, pour le moment, de vous citer le nom. J’aimerais jouer une œuvre en huit-clos, où les gens seraient embringués dans une histoire au travers de laquelle ils pourraient se reconnaitre. Il s’agira évidemment d’une histoire d’amour.

En parallèle, je tourne prochainement dans le film d’Audrey Dana qui va s’appeler « Si j’étais un homme ». Où je vais incarner un ouvrier, qui va, alors qu’il ne s’y attend pas et sans le vouloir au départ, se retrouver à réfléchir au discours qu’il peut avoir sur les femmes. Et notamment sur la rancœur que ses quelques copains ouvriers ressentent dû au fait qu’ils ont chacun eu des expériences malheureuses en couple. En l’occurrence, celui que je vais jouer s’est fait larguer, s’est retrouvé la tête sous l’eau du jour au lendemain, avec, qui plus est, l’obligation de payer une pension. Une tierce personne va alors tenir la dragée haute à tous ces hommes qui peuvent, à un moment donné, avoir des discours stéréotypés.

4/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, au regard de vos expériences au cinéma, en télévision ou bien encore au théâtre. Quel regard portez-vous sur votre parcours jusqu’à ce jour ?

Je retiens que j’ai réussi à faire des choix très différents. Je ne me suis pas cantonné à un genre et j’ai le sentiment d’avoir une certaine liberté. De ne pas aller dans des projets pour lesquels je n’ai pas envie de défendre quelque chose.

Si je me retourne sur mon parcours, j’ai eu, à chaque fois, l’impression de vouloir soutenir une thématique. D’avoir une conviction à travers cela, en me disant qu’il s’y raconte quelque chose et que j’ai l’envie d’en faire partie.

Même dans l’horreur, avec « Festen », où j’y interprète, disons le mot, un odieux personnage qui a abusé sexuellement de ses enfants. Je me dis que tout personnage ou tout être doit être défendu. C’est le point de vue de l’avocat dans sa mission première. Pour réfléchir sur l’être humain. Qui est-on pour se permettre de jeter la pierre sur telle ou telle personne ? C’est ce que j’aime au théâtre. Arriver avec mes propres idées, et ressortir de la salle avec quelques interrogations sur mes opinions.

5/ Pour finir, que dire aux lecteurs pour les encourager à continuer de s’intéresser à l’art, quelle qu’en soit la forme choisie ?

L’art est dans la rue, il est partout. Aujourd’hui, nous avons la chance, dans notre pays, d’avoir accès à toute forme d’art. Typiquement, on parle actuellement beaucoup du « street-art ».

Je vis à Vitry-sur-Seine, une ville où ce dernier a pris possession de la rue. Lorsque l’on s’y promène, on s’aperçoit que l’art est omniprésent.

S’intéresser à l’art, c’est s’intéresser à l’autre et aux autres. Je crois vraiment qu’aujourd’hui, avec le repli frileux que l’on nous impose, en nous incitant à rester chez nous, l’art permet de faire un pied de nez à tout cela.

Les artistes sont des passeurs, d’histoires et d’émotions. Ils sont une main tendue et, si on ne la prend pas, l’on est seul.

Ce fut un plaisir, Erik, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0