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Jean-Christophe Bezaud nous présente avec passion ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Jean-Christophe Bezaud nous présente avec passion ses projets artistiques !

Bonjour Jean-Christophe,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes un homme de théâtre, de télévision mais aussi d’écriture. Quel regard portez-vous sur votre parcours jusqu’à ce jour ? Qu’en retenez-vous ?

Je suis officiellement comédien depuis plus de trois ans maintenant. Avant j’avais un autre métier, j’étais éducateur auprès de jeunes en difficulté, sdf, femmes battues, réfugiés politiques, enfants handicapés et autistes…. Puisque j’avais fait des études et formations dans le social après le bac.

En parallèle, j’avais réussi le concours d’entrée au conservatoire de théâtre de ma région, à Limoges. J’avais malheureusement dû abandonner au bout d’un an, justement pour des raisons d’études. Une fois diplômé dans le social, j’ai alors quitté la région Limousin pour m’installer sur Paris, me permettant de suivre les cours Florent pendant trois ans, comme beaucoup de comédiens. Je travaillais la journée comme éducateur, et je participais aux cours du soir. Un rythme assez soutenu! Et un matin je me suis levé, il y a donc plus de 3ans, j’ai « plaqué » mon métier d’éducateur, pour me lancer dans cette aventure artistique certes très incertaine mais avant tout très intéressante et enrichissante. Je voulais aller au bout de cette envie professionnelle, devenir comédien.

J’ai joué à mes débuts au théâtre, notamment à l’Aktéon ou au Clavel à Paris. J’avais intégré des compagnies montées par des amis rencontrés aux cours Florent. Nous avons même écrit et jouer nos propres pièces. Ces heures de scène nous ont fait une bonne expérience et ont été l’occasion de se faire un peu connaitre et de prendre des contacts professionnels.

J’ai aussi tourné en télévision, dans des petits rôles. Je travaille également en publicité, pour le petit écran ou en photos. Par exemple, Wolkswagen, Orange, EDF, Norauto, Hachette, Samsung…

2/ Les différentes thématiques artistiques abordées sont riches et variées. Quels intérêts communs y retrouvez-vous ? En quoi un domaine est complémentaire d’un autre ?

En tant que comédien lorsqu’on est débutant, passer des castings et jouer dans des publicités permet de travailler son jeu et aussi d’être dirigé par des réalisateurs exerçant également parfois en télévision ou cinéma. On rencontre aussi les directeurs de castings que l’on croise régulièrement.

Ajoutons que le jeu, une fois le texte appris, demande au comédien d’amener ce qu’il est en tant que personne pour défendre et nourrir son rôle. Mais cela ne permet pas forcément de se rendre compte du travail en amont nécessaire pour aboutir au texte proposé. C’est pourquoi j’ai voulu découvrir l’envers du décor.

Je me suis alors pleinement rendu compte de la différence. Pour l’écriture, je me sers aussi de qui je suis, de là où je viens et de mes expériences… J’ai envie d’apporter mon univers. Quand je suis comédien, on m’impose la thématique et parfois les couleurs alors que lorsque j’écris, j’impose mon propre domaine, mes idées. L’écriture permet la construction d’histoires et de personnages et laisse libre court à l’imagination. Le travail est différent car la réflexion n’est pas la même. Cela prend d’ailleurs plus de temps que de jouer la comédie. Car il y a des codes, des normes et une certaine méthodologie dans l’écriture et construction scénaristique, on est en perpétuel travail jusqu’à la finalisation.

Je trouve que les deux exercices sont passionnants. Je suis un acharné de travail et un passionné, je croise alors les doigts pour que ces deux domaines m’amènent vers la concrétisation de projets divers et variés.

3/ Vous êtes actuellement plongé dans l’écriture de projets. Quels sont-ils ? Pouvez-vous nous en dire davantage ?

J’ai débuté l’écriture il y a peu, lorsque j’ai découvert que j’aimais cela. Je viens d’ailleurs de finaliser un court-métrage de vingt minutes. L’histoire se déroule en juin 1944.

Etant originaire du Limousin, ma famille vit à quelques kilomètres du village martyr d’Oradour sur Glane. Je suis passionné d’histoire et j’ai la chance d’avoir encore mes grands-parents que j’affectionne énormément, pour me parler de cette période qu’ils ont très bien connue.

Je n’ai pas voulu faire une reconstitution historique de faits réels (ce serait prétentieux de ma part), mais j’ai voulu évoquer cette période. Tout en étant une fiction, je retrace un moment de vie d’une famille de paysans dans le Limousin à cette période, cachant une petite fille d’origine juive âgée de 6 ans, puisque cette communauté est en fuite dans la région, pourchassée par les SS.

Quelques mois auparavant, ce couple a perdu leur propre fille du même âge. Le paysan va alors faire un transfert sur cette petite et la prend sous son aile. Sa femme étant encore dans un moment de deuil, la fillette n’est pas la bienvenue dans cette famille. Un climat tendu va s’installer dans le couple, provoquant ainsi la haine, l’agressivité, l’incommunicabilité… mais aussi de l’affection. La suite, vous la verrez lorsque ce court-métrage sera fait ! Suspens…

J’espère que la réalisation aura lieu cette année, je suis dans les démarches de production.

4/ En parallèle, quelles sont vos autres envies artistiques actuelles ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

Je suis en train d’écrire une web-série avec une amie, Eve Herszfeld, très bonne comédienne que l’on retrouve aussi en télévision et en théâtre. Nous venons juste de débuter et puisque nous sommes un peu superstitieux, nous n’en parlons pas plus. Affaire à suivre, mais le début de notre travail semble prometteur. Croisons les doigts !

5/ Quelle est votre méthodologie de travail en amont des plateaux pour ensuite essayer d’être aussi efficace que possible face au réalisateur ?

Un comédien, lorsqu’il prépare un casting ou un rôle important à défendre, n’a pas toujours le recul suffisant pour analyser son propre travail. Personnellement, il m’arrive parfois de faire appel à un coach pour des scènes où il y a grand enjeu. Je collabore avec Marie-Line BURGUIERE, coach d’acteurs sur Paris et qui a aussi réalisé ma bande démo, visible sur YOUTUBE ou sur la bande démo du comédien. L’approche avec Marie-Line est de travailler un texte avec méthodologie et intelligemment, à me poser les bonnes questions pour comprendre et défendre mon personnage.

J’essaie d’amener à ce dernier, mon vécu et mes émotions, pour ainsi donner différentes couleurs à ses traits de caractère. Désormais lorsque je joue, je peux dire que je suis 100% dans l’état qu’on me demande. Je propose et l’équipe de réalisation valide ou pas, et m’amène alors vers autre chose.

Une fois le scénario et le texte reçus, ma méthodologie consiste à cerner le caractère du personnage afin de comprendre sa place dans l’histoire. Pour chaque scène que j’ai à travailler, je m‘interroge sur l’enjeu. Une fois toutes ces compréhensions faites, j’apprends le texte par cœur, à plat, sans intentions de jeu, ni émotions, afin de l’avoir parfaitement en bouche. Pour justement pouvoir après apporter mes propres couleurs dans mon jeu d’acteur avec aisance, ce qui me permet alors d’être malléable face aux demandes du réalisateur. Il est d’ailleurs très important d’être bien dirigé sur un plateau de tournage, c’est un travail d’équipe entre le réalisateur et le comédien.

Dans mes rôles, je me sers beaucoup de qui je suis en tant que personne, de mon vécu. Qu’il soit drôle ou moins drôle. Lorsque je connais très bien mon texte et que j’interprète un personnage, je m’inspire et pense à des situations que j’ai rencontrées. Ce qui m’aide à être juste et vrai.

Ce fut une joie, Jean-Christophe, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision

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Tabaré Dutto-Canto nous présente son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Tabaré Dutto-Canto nous présente son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Tabaré,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, des courts-métrages, du cinéma, du théâtre, de la publicité ou bien encore des voix-off. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique, au sens global du terme ?

Ce qui me plait, c’est de devoir être dans l’air du temps constamment, d’étudier, de lire, d’observer les gens, de travailler sur moi pour espérer être juste et bon dans mon métier.

Du coup, je suis épanoui et j’ai vraiment l’impression d’être un éternel enfant en soif d’apprentissage. Ce qui me fait progresser en tant qu’homme. Et bien-sûr il y a les belles rencontres et les sensations que le jeu procure.

2/ Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

J’ai vraiment le parcours classique du jeune acteur qui n’a ni eu la chance soudaine, ni de la famille dans le métier. Je franchis les échelons un à un et comptez sur moi pour arriver en haut du panier.

Je fais des choses très différentes. Je passe d’un registre totalement décalé dans « Groland » à un personnage de poète sur TMC ou un sportif de haut niveau perturbé dans la série « Deux Flics Sur Les Docks » sur France 2. Je fais un peu le grand écart et cela me plait. En publicité j’ai la chance de faire des films très artistiques, qui mettent en avant mes qualités d’acteur physique.

3/ Votre actualité est riche actuellement. Les téléspectateurs de TMC peuvent actuellement vous retrouver dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y interprétez un jeune écrivain. Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C’est un écrivain, poète, philosophe qui déifie la femme et qui a un profond respect pour ces dernières. Il a pour muse Aurélie avec qu’il il entretient une relation passionnée mais platonique car il ne se sent pas digne de la toucher. Il est vraiment singulier, on peut même dire bizarre, mais aussi attendrissant. Pour l’instant il est plein de bonnes intentions.

C’est un personnage dur à incarner du fait qu’il parle un langage soutenu, qu’il fait les liaisons et emploi des thermes d’un autre siècle. Il pourrait paraitre grotesque et prétentieux. Mais je m’efforce de donner un sens à son concept de la déification de la femme et d’être naturel dans l’extravagance (rire).

4/ En parallèle, vous êtes le premier rôle dans un clip de Nina Morato. Qui est un très beau projet, sous forme d’un court métrage de 8 min. Pourriez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

Nina est une artiste formidable, elle a un vrai univers, une voix et des textes profonds. C’est aussi une partenaire de jeu très agréable du fait de sa grande sincérité. Le clip a été tourné avec des moyens dignes du cinéma, une grosse équipe professionnelle et tout le monde a mis le paquet!

J’y incarne un homme qui collectionne les femmes et tout le monde sais que ça brise des cœurs ce genre d’hommes. Mon personnage va encore plus loin dans l’ignominie. Mais je ne vous en dit pas plus.

5/ Vous avez aussi joué dans un sketch pour « L’émission d’Antoine » sur Canal + …

En fait, je travaille depuis plusieurs années avec l’équipe de « Groland », au travers de nombreux sketchs. De fil en aiguille, les contacts m’ont emmené vers « L’émission d’Antoine » et Le Studio bagel.

Ce qui me plait dans l’humour un peu décalé de Canal + est le fait de se moquer de l’actualité, des gens de téléréalité, des publicités débiles et des politiques.

Et pour ce qui est des publicités?

J’ai vraiment la chance de faire des publicités très esthétiques. Notamment une tournée sous l’eau pour Kusmi Tea. Mais aussi, entre autres, un spot pour Agéa pour lequel j’ai dû faire huit sauts à l’élastique. Récemment, une publicité pour un parfum dans laquelle j’ai interprété un lanceur de disques torride.

C’est très fort de mêler ma passion pour le sport et l’adrénaline à celle de faire de belles images.

De façon générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

J’ai des projets à venir mais tant que je n’ai pas un pied sur le plateau, je n’en parle pas. Vous savez, j’ai appris qu’un rôle, un choix d’acteur, un projet, un film c’est fragile et ça ne tient des fois qu’à un fil et au bon vouloir d’un client, d’un producteur, d’une chaine, même de l’actualité ou du climat politique…

J’aimerais faire du bon cinéma. Et surtout avoir le luxe de pouvoir choisir mes films. Comme disait Galabru, ça fait toujours plaisir un bon navet pour vivre et remplir son assiette, mais faire ce qu’on aime avec passion et respect pour son art c’est mieux.

Tous les genres me plaisent, aussi bien le drame social que la comédie ou les films d’actions ou de gangsters. D’ailleurs, ce sont les films de Scorsese, De Palma et Coppola qui m’ont donné envie de faire du cinéma quand j’étais gamin. Je balançais leurs répliques cultes à toutes les sauces avec mes potes. Puis est venu le jour de mon premier pas sur une scène de théâtre et l’apprentissage de textes classiques, ce qui a conforté mon choix d’en faire mon métier. J’aimerais y revenir au théâtre mais plus tard, à moins d’une belle opportunité.

6/ Vos différentes casquettes impliquent une polyvalence forte, pour passer d’un exercice à un autre. Justement, quelles sont vos astuces afin d’y parvenir ?

Le secret est de garder une âme d’enfant et de ne pas avoir peur de se mettre en danger.

Pour incarner mes différents personnages, je me fis vraiment au texte, à ce qu’il m’inspire, à l’instinct de la première lecture, puis j’aime parler avec le réalisateur ou même l’auteur si je peux. La capacité de comprendre rapidement un texte et un scénario est très importante mais aussi celle de savoir comment se documenter intelligemment.

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Sortez de chez vous, allez au théâtre, au cinéma, dans les musées… Ne vous contentez pas de la médiocrité de ce que l’on vous propose au quotidien.

Allez chercher ailleurs, ouvrez votre esprit. N’ayez pas peur d’aller vers des choses qui ne vous auraient pas attiré au début mais que vous pourriez trouver fantastiques.

Ce fut un plaisir, Tabaré, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

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Marion Denivan nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Marion Denivan nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Marion,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement en plein tournage de la web-série « Eleris ». Pourriez-vous nous en dire davantage sur ce beau projet ? Quelles en sont les principales thématiques ?

Cette web-série est réalisée par Charlotte Cattus, qui a créé le projet après avoir joué à un jeu de rôles. Elle a ensuite décidé de développer tout un univers et un ensemble de personnages.

C’est un programme fantastique et dramatique. Avec beaucoup d’enjeux mis en avant, l’histoire est très mystérieuse. Un jeune archéologue, Guillaume, personnage principal, va trouver dans les affaires de son défunt grand-père une relique. C’est en fait un vieux livre très énigmatique écrit dans une langue inconnue.

Avec sa bande de copains, ils vont essayer de décrypter cette langue magique pour découvrir les mystères de l’œuvre, et ainsi comprendre ce que cette dernière pourrait leur apporter.

Nous tournons actuellement la saison pilote. Avec neuf épisodes de huit minutes chacun. L’équipe est très motivée, le tournage est sympathique, c’est une chouette aventure. Nous avons aussi de beaux décors, ce qui ne fait qu’augmenter notre plaisir.

2/ Comment décririez-vous votre personnage, Féline? Quelles en sont ses principales caractéristiques ?

Elle est un peu une écorchée vive, une fille brut de décoffrage, pleine de spontanéité. C’est une personne marginale qui ne s’intègre pas beaucoup dans la société. Elle est issue d’une famille aisée, son père est un ministre anglais et sa mère une ancienne chanteuse italienne.

C’est une surdouée et ses parents n’ont pas su gérer ce que cela engendrait. Ils ont délégué son éducation à des psychologues, des foyers et des familles d’accueil. Elle s’est donc sentie délaissée et l’a très mal vécu. Pour oublier cela, elle est même allée jusqu’à boire et se droguer. C’est une ancienne suicidaire.

Surdouée, elle a décidée de se plonger dans l’apprentissage des langues. Actuellement, elle en parle sept différentes et a réussi un doctorat dans des spécialités plus intéressantes les unes que les autres.

Elle a donc un rapport à la famille complètement chaotique et est très indépendante pour son jeune âge (22 ans). A présent, elle va beaucoup mieux et accompagne les autres personnages en vue de décrypter le livre et d’élucider le mystère de la relique.

3/ Quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques de la série pour plaire aux internautes ?

Son côté fantastique, magique et mystérieux va plaire. Le fait, pour les internautes, de ne pas trop savoir où l’histoire les emmènera devrait les charmer également.

Ce programme est aussi très réaliste. Tous les personnages ont été développés et approfondis. Bien que très différents les uns des autres, ils ont chacun un côté attachant. Des conflits vont survenir, en parallèle d’histoires d’amitié. Cela va engendrer plein de mystères et d’énigmes.

Le scénario est très bon aussi, et les images seront belles car nous tournons dans des lieux magnifiques. Les épisodes seront visibles sur Youtube, dans quelques mois.

4/ En parallèle, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Je participe actuellement à une autre web-série, « Warren Flamel, la malédiction de l’immortalité ». Où j’y interprète une jeune demoiselle amoureuse du personnage principal. La destruction de la pierre philosophale est la thématique de l’histoire. L’épisode 3 est actuellement en cours de tournage. Bien que précédemment décédé, comme vous l’avez peut-être vu dans les deux premiers épisodes disponibles sur Youtube, mon personnage est toujours présent. J’interprète une morte mais je participe aussi aux flashbacks.

Je viens de finir de tourner deux courts-métrages. Un que j’ai coécrit et coréalisé avec Stan Tolianker, à l’heure actuelle en post production, et un où j’étais comédienne : « Beyond the limits » d’Enzo Ysah qui sera au Short Film Corner de Cannes cette année.

En parallèle, je suis actuellement en pleine écriture. Je viens de finir un court-métrage se déroulant vers la fin du XIXè siècle et le début du XXè. C’est un peu comme une nouvelle de Maupassant. Il va y avoir de beaux costumes et j’aimerais bien trouver une production.

Je rédige aussi un long-métrage, un thriller sur fond d’action, dans le style de « Taken ». Sans oublier un travail d’écriture, avec une amie, sur une maladie psychologique. Nous débutons tout juste.

5/ Votre parcours témoigne de la diversité de vos cordes artistiques. En télévision, au cinéma ou bien encore au théâtre. Comment réussissez-vous à gérer facilement cette polyvalence, pour passer d’un exercice artistique à un autre ?

Ce n’est pas facile mais mon métier me plait. Chaque jour réserve son lot de surprises.

J’ai participé à un long-métrage, « Piroulet », actuellement diffusé dans les salles de cinéma de Toulouse. Mes expériences artistiques m’ont aussi emmené vers des web-séries, vers la télévision et vers des films indépendants. J’ai également écrit et réalisé le court-métrage «Une vie de chien», visible notamment sur ma page Facebook. Qui a d’ailleurs été projeté au Short-Film Corner de Cannes l’année dernière. Ces différentes casquettes me permettent d’être polyvalente. Ce que je trouve très intéressant.

J’aime découvrir une équipe, travailler avec elle et partager des moments. Ce n’est pas un métier toujours facile mais il reste très sympathique.

6/ En conclusion, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les encourager à suivre votre parcours ?

J’ai besoin de vous pour continuer à avancer. Votre accompagnement me motive chaque fois un peu plus. J’aime mon métier, car il me permet de partager avec vous mes projets et mes interprétations.

Il me tient à cœur que vous puissiez prendre du plaisir à suivre ces différentes œuvres. Peut-être découvrirez-vous aussi des choses nouvelles.

Merci Marion pour votre disponibilité !

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David Forgit nous dévoile son nouveau spectacle ainsi que ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

David Forgit nous dévoile son nouveau spectacle ainsi que ses envies artistiques !

Bonjour David,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment de vos expériences en télévision, sur scène mais aussi dans l’écriture. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ? D’où vous vient cette passion ?

Cette passion est apparue lorsque, petit, ma maman m’a placé sur scène et que je me suis retrouvé à faire de l’improvisation. Ce qui m’avait beaucoup plu.

D’autres expériences improvisées similaires, devant trois jusqu’à cinquante personnes, m’ont renforcé dans cette idée de me penser potentiellement légitime sur scène.

Par la suite, j’ai commencé par le théâtre car je suis un amoureux des textes et des mots, expliquant aussi mon côté actuel d’auteur. Ce côté romantique, poète lunaire et solitaire me plaisait mais un ami habitué alors de l’image m’a suggéré d’approfondir mon rapport à l’outil audiovisuel. Je me suis ainsi retrouvé au Laboratoire de l’acteur, chez Hélène Zidi. Qui m’a aidé à rire de moi-même et à accepter ma propre image en mouvement sur pellicule.

2/ Ces différents exercices évoqués sont à la fois complémentaires mais présentent aussi des divergences. Aussi, quelles similarités et, à l’inverse, quelles différences y retrouvez-vous ?

J’ai écrit notamment pour Anny-Claude Navarro récemment. Et il y a un véritable charme qui s’opère lorsque l’on rédige pour quelqu’un d’autre car la personne s’approprie le texte et le personnage sans les problèmes métaphysiques d’égo que je me serais sans doute posés pour le jouer. Il y a une forme apaisante de détachement de soi à découvrir mes textes au travers de la bouche de quelqu’un d’autre.

Cela m’aide, d’ailleurs, à prendre plus d’assurance pour mon prochain spectacle, en m’inspirant de mes précédentes écritures, de ce qui a plus ou moins bien fonctionné. Du coup, je me permets d’aller dans l’émotionnel et dans des choses plus simples et plus personnelles. Alors que, précédemment, j’avais sans doute un peu plus tendance à davantage être dans la provocation et dans le choc verbal.

3/ L’écriture est un exercice riche mais complexe. Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Pour l’instant, je me sers principalement du passé, de choses qui me sont arrivées et de gens que j’ai fréquentés. Même si je commence à comprendre que je peux à présent m’inspirer d’éléments encore plus personnels ou tout simplement de choses simples qui se passent tous les jours.

Par exemple, dans mon dernier spectacle, j’évoque une visite faite à ma grand-mère l’année dernière dans sa maison de retraite, ou plutôt un mouroir. D’un sujet plutôt glauque, cela en a donné un sketch assez extraordinaire. A la fois succulent, drôle et horrible.

4/ Les derniers instants avant de monter sur scène sont la source d’émotions fortes. A ce titre, comment vous sentez-vous dans pareil moment ? Avez-vous des astuces pour faciliter l’instant ?

Tout dépend, je crois, du contexte. Il m’arrive de me demander franchement ce que je « fous » là et de m’interroger sur les raisons m’ayant poussé à m’exposer de la sorte. Ainsi que sur la pertinence de ce que j’ai à dire…

Mais l’excitation et le plaisir sont de plus en plus en train de prendre le dessus, aidés aussi sans doute par l’existence de moments plus compliqués dans ma carrière où l’expression artistique peut se raréfier. Du coup, sur scène, enfin, je peux être moi-même!

5/ De façon plus générale, quels sont vos envies et projets artistiques du moment ?

Je serai donc sur scène avec mon nouveau spectacle, « Irrespectueusement vôtre ». C’est une sorte de « pot pourri » (terme peu vendeur, je l’admets) de plusieurs sketchs indépendants les uns des autres qui, je l’espère, produiront un bel ensemble à l’épreuve de la scène. Mon envie actuelle est vraiment de retourner sur scène, un an après ma dernière expérience, pour pleinement interpréter et vivre en tant qu’acteur mes propres textes.

Par le passé, j’ai beaucoup travaillé seul. Cette fois-ci, il s’agit vraiment d’un travail de groupe, notamment avec Anny-Claude Navarro ainsi qu’un co-auteur –Christophe Lavalle- qui valide mes idées et m’aide à peaufiner mon « personnage public ». C’est un mélange de sketchs dans lesquels je me déguise parfois et de stand-up, où j’essaye de plus en plus de coïncider avec moi-même. Etant cette année en formation de comédie musicale, je chante et je danse aussi un peu. (mais, on se calme !, pas encore dans mon spectacle !)

Ce spectacle parle de moi, mais aussi de la société d’aujourd’hui, du manque d’amour, de communication, du virtuel, du fait que l’on compartimente tout et que l’on juge beaucoup. Avec un côté cynique et provocateur, tout en me livrant plus.

Je serai sur scène dans le vingtième arrondissement de Paris, au théâtre Popul’Air du Reinitas, chaque jeudi soir à partir du 14 avril, à 20h, juste avant Anny-Claude Navarro. D’ailleurs, nous avons dans l’idée, pourquoi pas, de travailler ensemble sur scène dans un futur proche. J’espère ensuite avoir la possibilité de partir en tournée.

Je souhaiterais également obtenir davantage de rôles sur le petit écran.

6/ Pour finir, comment aimeriez-vous inciter les lecteurs à continuer de prendre plaisir dans l’art, quelle qu’en soit sa forme ?

Je pense qu’il faut lire, qu’il faut s’intéresser et avoir l’esprit curieux sur tout. A tout âge. Le monde change, évolue et il va être de plus en plus important de penser par soi-même. Ouvrez-vous donc à toute forme de culture.

Sans oublier de faire du sport, car c’est important.

Ce fut un plaisir, David, d’effectuer cette interview avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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"Les garçons de chambre", saison 2 - Hugo Lecardinal nous en dit plus. Et nous dévoile son actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Hugo,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche de la saison 2 de la web série « Les garçons de chambre ». Comment présenteriez‐vous cette dernière ? Quelles en sont les principales thématiques ?

Il y a en fait plusieurs thématiques. L’aventure a commencé deux ans et demi en arrière, avec la première saison. C’est écrit et produit par Julien Lazzaro et Yoann Ortega. Cette web‐série met en avant les escortes, appelés les garçons de chambre. Ces gens qui vendent leur corps pour de l’argent.

Le programme est, si je puis dire, un peu « hot », avec pas mal de scènes de nu et des langages crus. On voit des corps et de l’amour. La saison 1 met en place l'univers de la série avec une bonne touche d'humour tandis que la saison 2 se recentre plus sur l'intrigue policière et laisse place au drame. La série se déroule à Paris.

2/ Vous y interprétez le personnage de Raphael, groom à l’hôtel LE Galantin. Qui est‐il plusstrong> précisément ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Il faut savoir que le programme permet de suivre les aventures de quatre personnages principaux. Giovani, Léopold, Jean‐Baptiste et Raphael. Les trois premiers sont escortes boys la nuit dans l’hôtel.

Quant à mon personnage, il est le seul à ne pas faire ce métier. Il est, comme vous l’avez dit, groom dans ce lieu. Raphael est un personnage drôle, attachant et surtout très loyal envers ceux qu'il aime, c'est je pense le personnage qui amène de la légèreté dans cette première saison.

Lors de la première saison, les trois garçons essayaient de me cacher leur fonction...

3/ La première saison a été un franc succès. Quelles sont les clés artistiques du deuxième opus, pour continuer à plaire aux internautes ?

La production a fait un très gros travail sur les costumes et les décors. Il faut rappeler que c’est un projet bénévole. Avec un agrandissement de l’équipe pour cette deuxième saison. Nous avons davantage d’ambition.

La mise en scène et la qualité de l’image sont aussi particulièrement réussies. C’est vraiment une belle web‐série. Les internautes vont apprécier d’avoir gratuitement un rendu digne de la télévision voire même du cinéma pour certaines scènes.

Sans oublier ce côté série à l’américaine, On a une suite d’évènements où à la fin d’un épisode on a envie de mettre l’épisode suivants.

Une nouvelle orientation a été donnée dans l’histoire. Lors de la première saison, le ton était très léger, avec beaucoup d’humour. Alors que la deuxième saison laisse place à une intrigue policière beaucoup plus développée. Sur fond de meurtre.

Pour voir ces épisodes, je vous invite à consulter notre chaine Youtube, ou bien encore notre site internet : http://lesgarconsdechambre.fr/ Vous pourrez aussi y découvrir plus en détails les personnages, mais aussi visionner des makings‐of.

4/ Comment se sont passés les tournages ? Les rythmes y sont soutenus. Aussi, comment vous préparez‐vous généralement en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Il est vrai que les conditions de tournage ne sont pas les mêmes comparativement par exemple à un film. Car nous avons eu bien plus de jours de tournage, permettant de faire évoluer les personnages au fil de la saison.

A titre personnel, j’apprends le texte le plus possible, en le répétant dans n’importe quelle situation. En écoutant de la musique ou en prenant ma douche. Connaître le texte sur le bout des doigts permet de l’évacuer et de prendre de la liberté. J’aime beaucoup avoir l’opportunité d’improviser lorsque le réalisateur me laisse de l’autonomie. Faisant place pour moi à un grand amusement.

5/ En parallèle, vous lancez en ce début d’année le collectif audiovisuel « Métro studio ». Pourriezg>ong>‐vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

J’ai lancé ce collectif avec Valérian Cadici, un réalisateur que je trouve vraiment talentueux. Il réalise, écrit, monte, étalonne et fait de la composition musicale.

J’essayais en fait depuis trois à quatre ans de monter un collectif. Car cela permet d’écrire et de tourner. Sans être dans l’attente systématique d’opportunités proposées par l’agent. J’ai eu la chance de rencontrer Valérian lors du « 48h film Project » et nous nous sommes très bien entendus. Nous avions en fait l’envie commune de monter un collectif. De là est né « Métro studio ».

Après avoir fait plusieurs festivals et avoir gagné cinq prix à Nancy, nous avons approfondi nos démarches pour aboutir au résultat actuel. Nous nous étions donnés initialement un rythme de deux vidéos par semaine, puis nous avons pris le parti de réduire à une mise en ligne hebdomadaire. En complément d’un beau court‐métrage mensuel. Pour privilégier un peu plus encore la qualité du travail effectué.

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

J’ai participé pendant cinq jours à un film, « Vincent et la fin du monde », avec Alexandra Lamy. Une sortie en salle est prévue prochainement. Cette expérience m’a beaucoup plu.

Sans oublier une publicité pour la marque Volkswagen. En parallèle, je suis en train de lire le scénario d’une autre web‐série qui m’a été proposée. Un projet en théâtre pourrait également voir le jour.

Une saison 3 des « Garçons de chambre » est déjà programmée. La saison 2 est diffusée depuis début mars et des vidéos seront mises en ligne chaque semaine, pendant un an environ. D’une durée chacune d’une dizaine de minutes environ.

7/ Pour finir, qu’aimeriez‐vous dire aux lecteurs de >cet entretien pour les inciter, si ce n’est pas déjà fait, à regarder la web>série ?

Ce programme est gratuit, ce qui n’est pas négligeable. De beaux efforts ont été faits, les tournages se sont déroulés dans d’agréables décors. Si vous vous intéressez au cinéma ou à l’audiovisuel, même si le sujet ne vous plait pas forcément à première vue, allez regarder quelques extraits ! On ne va pas se mentir, c’est aussi un thème d’actualité.

Quant au collectif, nous prenons énormément de plaisir à effectuer ces petites vidéos. Les retours sont positifs. Nous sommes en constante progression et nous nous structurons chaque jour un peu plus. De beaux projets déjà écrits arrivent et nous recherchons actuellement des productions.Continuez donc à nous suivre et à nous encourager, car je pense vraiment que cela peut donner quelque chose de bien.

Merci Hugo pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Anny-Claude Navarro, artiste aux multiples talents, nous présente son one-woman show !

Publié le par Julian STOCKY

Anny-Claude Navarro, artiste aux multiples talents, nous présente son one-woman show !

Bonjour Anny-Claude,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog !

1/ Vous êtes actuellement sur scène, chaque jeudi soir, au Théâtre Popul’air du Reinitas, avec votre one-woman show « Anny-Claude Navarro en a sous la jupe ». Quel en est son contenu ? Quelles thématiques y sont abordées ?

C’est une thématique hyper féministe. J’ai pris le parti de parler de plusieurs sortes de femmes. Au travers de nombreux personnages, je montre la différence, aujourd’hui en 2016, de ce qu’elles peuvent vivre.

Je fais une sorte de crescendo sociétal. J’évoque les personnes âgées en maison de retraite, je joue aussi une clocharde, deux catégories peu mises en avant par ailleurs. Mais aussi une directrice marketing qui vit le sexisme ordinaire tous les jours. Sans oublier les mères de famille, débordées, qui sont en couple mais qui s’ennuient. Elles critiquent celles qui sont célibataires, mais qui sont elles-aussi dans cette même situation d’ennui.

Ce spectacle est un constat sociétal de la place des femmes dans le monde actuel. Je termine d’ailleurs par une petite surprise, mais je ne peux pas vous en dire plus. Pour cela, il faut venir voir le spectacle.

2/ Comment vous est venue l’envie d’aborder ces sujets-là sur scène ? Quelles ont été les sources d’inspiration ?

Les humoristes féminines racontent bien leur vie. En évoquant leur propre personne et leurs enfants. Du coup, je voulais parler, par le biais du rire, de ceux dont on ne parle jamais. C’est un peu de l’humour noir. Notons d’ailleurs que je suis présente dans chacun des sketchs.

La vie est ma principale source d’inspiration. Ainsi que les gens et ce que je voie autours de moi. Je ne travaille pas seule, je suis accompagnée d’auteurs, en l’occurrence David Forgit et Caroline Misbach, cette dernière étant également metteur en scène.

Beaucoup de travail est nécessaire en amont, au travers de nombreuses répétitions. Partant de quelque chose de mécanique, les heures de jeu m’aident ensuite à prendre ma propre place dans le personnage, pour me l’approprier davantage encore. J’y mets alors énormément de moi.

Ces personnages me parlent, je les aime. Ce n’est donc pas compliqué de les trouver.

3/ Quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques de ce spectacle qui plaisent aux spectateurs ?

Le côté complètement « barré » dans un contexte hyper réaliste plait beaucoup. Je ne cherche pas la blague systématique, je joue plutôt des situations. Un des sketchs préférés du public est d’ailleurs celui de la clocharde. Car il doit sans doute beaucoup les toucher.

Le spectacle met en avant la situation de certaines femmes dans la société d’aujourd’hui. Et le rapport à l’homme.

4/ Juste avant de rentrer sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle, quels sentiments prédominent alors en vous ?

Je suis avant tout concentrée. L’exercice n’est pas le même pour un seul en scène, comparativement à une pièce de théâtre, entourée d’une troupe. Dans ce cas, l’émulation est collective. Nous sommes angoissés, mais avec l’idée d’aller s’éclater ensemble.

A titre personnel, je veille donc à me préparer pour que les choses se passent bien. Sans oublier le sentiment de peur bien entendu. Il m’est arrivé, et je crois que cela est normal dans pareille situation, de me demander ce que je faisais là quelques secondes avant l’ouverture du rideau.

5/ De façon plus générale, quels sont vos autres envies et projets en ce moment ?

J’aime beaucoup le cinéma et de nombreux spectateurs m’ont dit s’être crus derrière leur écran, du fait des séquences développées. Du coup, avec Frédéric Vignale, nous proposons des courts métrages sur des femmes seules. En partant d’un des personnages du spectacle, avant de développer d’autres couleurs.

Ces pastilles sont à retrouver sur Youtube et Dailymotion. Nous allons prochainement pouvoir participer à certains festivals, au travers de ce programme.

En France, l’artiste est souvent placé dans des cases. Ce que je me refuse. J’essaie de tout développer et de rester moi-même. Un comédien est obligé d’avoir plusieurs cordes à son arc. Cela me plait d’ailleurs beaucoup. Le fait de me diversifier me nourrit.

Je souhaite proposer mon spectacle en Province également. J’aimerais aussi trouver en parallèle un autre projet théâtral, car cela me nourrit d’un point de vue artistique. J’aimerais également développer l’image et la voix. J’aime cet organe, et j’apprécie faire des doublages.

6/ En conclusion, que dire aux lecteurs pour les inciter, si ce n’est pas encore le cas, à venir vous voir sur scène ?

Soyez curieux des artistes qui ne passent pas à la télévision ! Prenez le temps de sortir, aussi dans des petits cafés-théâtres et dans des festivals. C’est là que sont les stars de demain, mais aussi des talents méconnus d’aujourd’hui.

Venez soutenir les artistes ! Donc venez me voir sur scène et suivez moi sur les réseaux sociaux. C’est grâce à vous que j’existe. Merci à tous !

Ce fut un plaisir, Anny-Claude, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Mi Kwan Lock, actrice de talent, évoque son actualité sur le grand écran !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Barbara Maud
Crédit photo : Barbara Maud

Bonjour Mi Kwan,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour notre blog.

1/ Vous tenez actuellement le rôle principal du long-métrage « A korean in Paris », de Jeon Soo-II. Quelle en est la thématique ? Quelle histoire y est racontée ?

C’est l’histoire d’un couple coréen qui, deux ans avant le démarrage de l’intrigue, est venu en voyage de noces à Paris. Mais un jour la femme disparaît.

Au début du film, son mari Sang-Ho continue de la chercher, mais est devenu SDF et dort sous un pont. Les spectateurs suivent ainsi son parcours et sa quête, accompagné d’une pancarte pour se faire mieux comprendre. Il pense que sa compagne a peut-être été kidnappée voire forcée à la prostitution. Aussi, il va notamment la chercher dans ce milieu.

Il y rencontre alors mon personnage, Chang, une coréenne adoptée par des français.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

On découvre au fur et à mesure du film qu’elle a une relation très particulière avec son père adoptif. Nous permettant progressivement de mieux comprendre pourquoi elle est devenue prostituée.

J’ai essayé d’apporter à ce personnage le maximum d’humanité, ne voulant pas tomber dans le cliché.

Sans tout dévoiler de l’intrigue, il va y avoir une relation amicale entre Chang et le mari recherchant sa femme. Pour en savoir davantage, je vous invite à aller voir le film.

3/ Nous l’avons dit, vous y interprétez une prostituée. Comment êtes-vous parvenue, artistiquement parlant, à rendre crédible votre personnage ?

Pour construire mon personnage, je l’ai travaillé à partir de son passé, son enfance, son adolescence et sa vie de jeune femme. Notamment sa relation incestueuse avec son père adoptif.

Seulement ensuite j’ai trouvé la raison pour laquelle Chang est devenue une prostituée. Même si ce n’est pas raconté dans le scénario, son passé est, pour moi, à l’origine de son orientation sociétale.

Dans le film, on découvre deux faces totalement différentes de mon personnage. Entre le clinique avec un client. Et le rapport beaucoup plus humain avec le héros masculin.

4/ Ce film a été en compétition au festival de Palm Springs 2016 et vient de sortir en Corée du Sud où son succès a été immédiat. J’imagine que cela représente une grande fierté pour vous ?

L’accueil, les critiques et les retombées ont été très bonnes lors de ce festival. A l’issue de sa sortie en Corée du Sud le 28 janvier dernier, l’œuvre a eu le meilleur box-office des films indépendants le premier week-end. Nous en sommes très contents ! Le public répond présent dans les 24 salles de diffusion, ce qui nous ravit.

Pour ce qui est de la France, une projection a été faite lors des rencontres cinématographiques de Manosque le 5 février. Là aussi, les retours du public ont été très bons. Cette mise en avant du film s’inscrit aussi sur le thème de la coproduction France - Corée, pendant l’année de la Corée dans notre pays.

Ce film est indéniablement pour moi une belle carte de visite. Nous espérons à présent trouver un distributeur dans l’hexagone.

5/ En parallèle, nous pouvons aussi vous retrouver dans le film franco-ivoirien, « Esclave et courtisane » de Christian Lara. Pouvez-vous nous raconter cette belle aventure ?

Il s’agit, là aussi, d’un personnage pas facile. Lily est en quête de rédemption. En fait, quatre personnes se retrouvent dans une pension perdue au milieu de nulle part. Le gérant, une cinquantaine d’années, traine des pieds et qui n’a plus vraiment l’envie de continuer à développer son activité mais se résout à le faire car c’est là son gagne pain.

Un homme noir, d’environ 70 ans, aux aguets et qui épit à chaque bruit. Il a un comportement assez étrange. En même temps, une évasion de prison de l’ennemi public numéro un est annoncée à la radio. Tout laisse à supposer que cet homme, au comportement très suspect, serait cet évadé.

Mon personnage, Lily, est une prostituée de luxe. Elle se réfugie dans cette pension, après être tombée enceinte d’un homme qu’elle pense aimer. Mais, par rapport à son métier, cela devient compliqué. Elle cherche donc à se retrouver pour prendre une décision.

Et enfin, une jeune femme d’une vingtaine d’années, qui va tout chambouler dans la pension. A l’opposé des autres, elle va ouvrir les fenêtres pour faire entrer la lumière. C'est une petite tornade blanche qui n’arrête pas de parler. Elle va découvrir un roman dans un grenier écrit par une ancienne esclave ayant habité dans cette pension qui, à l’époque, était une maison close. Expliquant ainsi le titre du film.

Peu intéressée, cette jeune femme va me passer l’œuvre et je vais me faire en quelque sorte la narratrice et la liseuse de ce roman. On découvre alors la vie qu’a eue cette ancienne esclave, ouvrant un parallèle avec celle de Lily.

La partie contemporaine du film est tournée en noir et blanc. A l’inverse, les instants du passé sont filmés en couleur. A l’opposé de l’attendu.

Cette coproduction franco ivoirienne a été en compétition, en février, au Pan African Film Festival de Los Angeles, où l’accueil fut très bon. Elle va continuer sa course avec, en avril, une participation à deux autres festivals, l’un à New-York, l’autre à Singapour.

Là aussi, nous recherchons actuellement un distributeur pour la France.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

C’est vraiment sur scène ou sur un plateau que je suis la plus épanouie, donc qu'une envie, celle de jouer !

J’ai quelques propositions de projets, et je suis dans l’attente de leur mise en place. Je reste aussi à l’écoute de toute autre opportunité et l'envie de défendre tel ou tel personnage est avant tout pour moi primordiale dans mes choix de projets.

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter, si ce n’est pas déjà fait, à vous retrouver dans les œuvres évoquées ?

Vous trouverez, dans ces deux longs-métrages, de très bonnes surprises. Les personnages sont vraiment puissants et ne laissent pas indifférents.

Ces deux œuvres ouvrent à la réflexion. Ils remettent en question notamment certaines valeurs humaines. J’espère que vous serez présents !

Ce fut une joie d’effectuer cet entretien en votre compagnie, Mi Kwan Lock.

Publié dans Télévision

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Philippe d'Avilla, artiste aux multiples casquettes, nous présente son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Philippe d'Avilla, artiste aux multiples casquettes, nous présente son actualité !

Bonjour Philippe,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, du cinéma, de la télévision, de la mise en scène et de la musique. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ? D’où vous vient cette passion si prononcée ?

Je ne saurais dire précisément d’où m’est venue cette envie. J’ai toujours fait de la scène. Dans mes premiers souvenirs de spectacles, j’ai trois et demi, à l’école.

Je ne me sens jamais autant à ma place, en phase avec ce que je suis, ce que je dois faire, ce que je devrais faire et le monde qui m’entoure que lorsque je suis sur scène. L’appel de la scène avant tout, du spectacle vivant a été fondateur pour moi. Le cinéma et la caméra sont venus plus tard.

Tout petit, je voulais être chirurgien. Je pense d’ailleurs qu’il existe une vraie corrélation entre le don de soi, en travaillant pour les autres, et le métier de comédien. Faudrait que j’en parle à mon psy….

A 12 ans, j’ai eu la chance, dans le cadre d’un spectacle de début d’année, de jouer Arpagon dans un petit extrait de l’Avare de Molière. La représentation s’est tellement bien passée qu’on nous la réclamée à nouveau. Au final, on l’a jouée trois fois de suite. En sortant, j’ai foncé dans les bras de ma maman, en lui expliquant que j’avais trouvé ma vocation. Un mois après, je suis entré au conservatoire. Deux mois après, j’ai commencé à travailler.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents exercices artistiques évoqués ?

La complémentarité est permanente. De l’extérieur, on peut avoir l’air d’une espèce de couteau suisse qui picore à gauche et à droite. Le fait d’avoir plusieurs casquettes est une évidence dans les pays anglo-saxons, ce qui commence à peine à être le cas en France.

Je ne connais pas un artiste qui soit mono-casquette. Cela n’existe pas. Certes, certains s’orientent davantage vers un genre plutôt qu’un autre. Mais la démarche reste la même, quelle que soit la thématique. Le medium change, mais l’acte profond et le moteur sont identiques. L’interaction est donc complète, totale et constante.

3/ Vous êtes notamment auteur. Quelles sont vos principales sources d’inspiration ? Où puisez-vous toutes ces idées ?

Je n’ai rédigé que très peu d’œuvres originales. Je suis amené à l’écriture principalement par des biais latéraux. Je fais beaucoup d’adaptations, simplement parce que j’ai la chance de maitriser plusieurs langues.

J’espère, par la suite, pouvoir me poser davantage pour proposer des choses plus personnelles. Notons que je travaille actuellement sur l’adaptation de chansons d’une humoriste néerlandaise.

4/ A quelques minutes de monter sur scène, quels sentiments prédominent en vous ? L’excitation de retrouver le public pour une nouvelle représentation ? Ou l’angoisse d’une nouvelle date ?

Tout dépend des jours et des spectacles. Un soir de première, le « Au secours » prédomine forcément. Mais, en même temps, existe aussi l’excitation de présenter le bébé.

A titre personnel, l’état de préparation influe beaucoup ma condition psychologique. Si je me sens prêt, si je sais où je vais, si j’ai le sentiment d’avoir assez répété et que techniquement tout est en place, alors la seule chose qui prédomine même un soir de première est l’envie de retrouver le public, pour partager.

A l’inverse, si les répétitions ont été effectuées à la hâte, surgit une lutte contre la peur.

5/ Sur les plateaux de tournage, les rythmes sont généralement plutôt soutenus. Comment vous préparez-vous en amont pour être efficace ensuite sur le plateau ?

Je vais peut-être vous surprendre mais je trouve que, pour les comédiens, le rythme n’est pas si soutenu que cela. C’est surtout la mise en place notamment technique qui est longue.

Cette opinion vient sans doute de mon expérience théâtrale. En venant de la scène, tourner quelques minutes utiles par jour de tournage est loin d’être une montagne infranchissable. Nous avons l’habitude au théâtre de jouer plusieurs heures d’affilée. L’ordre de grandeur est donc bien différent.

Un comédien qui n’est pas passé en amont par le théâtre ne vous répondra sans doute pas la même chose.

En amont, je me concentre uniquement sur le texte. A peu de chose près, il s’agit de ma seule vraie préparation. L’objectif étant de se libérer au maximum de ses répliques car une minute de tournage, en télévision et au cinéma, coûte très cher. La moindre des choses est de ne pas avoir à refaire une prise parce que le comédien s’est trompé dans son texte. Se préparer, c’est se mettre en disponibilité pour la caméra. Pour être à l’écoute et être prêt à réagir à ce qui se passe et aux demandes du réalisateur. Il faut se libérer pour permettre au jeu de prendre sa place.

Comme je le dis souvent à mes élèves, l’acteur, au théâtre, fait le travail du caméraman. C’est lui, avec le metteur en scène bien évidemment, qui décide du regard que vont lui porter les spectateurs. Au cinéma, on laisse la caméra et le réalisateur « voler » ce qui l’intéresse. C’est un rapport au jeu très différent.

6/ Quels sont vos projets et vos artistiques du moment ?

J’ai deux spectacles en préparation en mise en scène pour la saison prochaine. Nous sommes en phase de pré-production et donc, en recherche des financements. Le premier, « Lucy dans la boite », utilise quelques chansons de Barbara et des morceaux originaux, pour une chanteuse, un pianiste et un violoncelliste, tous trois aussi comédiens. Une première lecture en public a été faite il y a quelques semaines, elle a bien marché.

L’autre spectacle a été coécrit avec Lisa Layer et s’appelle le « Love cabaret ». Si tout va bien, nous serons en pré-création en mai puis sur scène à Paris la saison prochaine.

En parallèle, la tournée de « Gutenberg, le musical » continuera au printemps prochain. Une installation parisienne est certaine, reste simplement le choix du théâtre à finaliser. Pour un démarrage entre juin et septembre. Je suis très excité à l’idée de reprendre ce spectacle.

Sans oublier une autre tournée toujours en cours, avec « Kid Manoir, la malédiction du Pharaon», jusque fin juin. C’est ma quatrième saison sur ce spectacle familial très agréable à défendre.

Enfin, je viens tout juste d’apprendre que je suis engagé pour jouer Juan Peron, dans « Evita », qui sera créé pour la première fois en français cet été à Bruxelles. C’est l’histoire d’Eva Peron, la femme du président argentin dans les années 40 et 50. Cette œuvre magnifique est, selon moi, le plus beau chef d’œuvre de son auteur, Andrew Lloyd Webber et je suis terriblement fier et excité à l’idée de la défendre.

Le spectacle sera monté dans le cadre du Festival « Bruxellons ! », dans le magnifique château du Karreveld en plein centre de Bruxelles, pour des représentations en plein air. Ce sera aussi l’occasion pour moi de retourner jouer dans mon pays natal, ce que je n’ai pas fait depuis six ans.

Ce fut un plaisir, Philippe, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre, Musique

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Cédric Camus, artiste de talent, évoque sa passion pour son métier et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Cédric Camus, artiste de talent, évoque sa passion pour son métier et ses projets !

Bonjour Cédric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre artistique, au travers notamment de la télévision, du cinéma ou bien encore du théâtre. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

J'ai commencé le théâtre au lycée pour régler un problème de bégaiement, pour travailler la diction et l’articulation.

C’est ainsi que j’ai découvert le plaisir du jeu au théâtre. Jouer est un truc de gosse. Jouer aux billes, aux gendarmes et aux voleurs, etc…

Quand je joue, j’ai juste l’impression d’être à ma place.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices artistiques ?

Au théâtre, il faut se faire entendre; il faut donc maitriser la diction, la respiration, la projection et l’articulation. Le théâtre, comme le chant, nécessite une certaine technique vocale. Ensuite, qui peut le plus, peut le moins. Avec le passage à la caméra, le micro arrive.

Commencer par les planches permet de maitriser son stress face à 200 ou 300 spectateurs. Sur un plateau de tournage, il y a beaucoup moins de monde mais d’autres contraintes (techniques celles-là) apparaissent alors.

Mais ces arts sont liés ! Tout sert à tout.

3/ Le rythme, sur les plateaux de tournage, est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

La base (pour moi): le texte! Si je veux arriver à être libre sur un tournage, je ne dois pas avoir à chercher mon texte. Les répétitions (quand il y en a) servent aussi à ça.

Sur un court-métrage, on a plus de chance d'avoir des répétitions que sur un long. Malgré un temps très réduit de tournage. J’aime bien cet exercice, on peut vraiment chercher à enrichir et à développer le personnage. Ce que je n’ai pas eu encore l’opportunité de faire dans mes expériences en télévision ou au cinéma.

4/ Revenons quelques instants sur ces derniers instants, au théâtre, juste avant de monter sur scène. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. A titre personnel, quel sentiment prédomine alors en vous ?

Je ne sais jamais, avant de me jeter dans l’arène, comment va se dérouler la représentation. Tout le travail effectué en amont sert à limiter le risque d’éventuels soucis sur scène.

Avant de rentrer sur scène, je gesticule en désordre, je fais des pompes pour ainsi être plutôt dans le corps que dans l’esprit.

Il y a, chez moi, un mélange de stress et d’excitation. Je terminerai par une anecdote. J’ai eu la chance de jouer aux côtés de Jean Lefebvre, dans une pièce où je démarre en caleçon, au lit, avec mon amant, lorsque mon père, qui ignore ma situation, débarque à l’improviste. Lors du lever de rideau, je ressentais alors un mélange entre une vulnérabilité extrême et une toute puissance. Cette sensation était très particulière.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

Ne pas faire tout le temps la même chose est un luxe.

Je voudrais m’atteler davantage au doublage. Mes quelques expériences dans ce domaine m’avaient en effet beaucoup plu.

6/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

Sans vouloir faire de philosophie, je crois que l’art libère. Cette pensée synthétise bien ma vision. Alors libérons-nous !

Ce fut une joie, Cédric, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marion Aydalot : "J'ai très peur des choix de Laurent Blanc pour le recrutement"

Publié le par Julian STOCKY

Marion Aydalot : "J'ai très peur des choix de Laurent Blanc pour le recrutement"

Bonjour Marion,

C’est une nouvelle fois un plaisir de vous retrouver en interview sur notre blog !

1/ Le Psg a réalisé une première partie de saison magnifique et a démarré la seconde de la meilleure des façons possibles. Quel regard portez-vous sur le début de campagne de l’équipe parisienne ?

Je retiens avant tout les vingt points d’avance sur Monaco. Sans oublier des victoires acquises sur des scores fleuves tels que 5 à 0 ou bien encore 5 à 1. A l’image notamment du Bayern Munich.

Le Psg est capable de tout en championnat, même si les joueurs semblent actuellement se préserver pour la Ligue des Champions.

Il est d’ailleurs évident qu’en cas d’élimination prématurée dans cette compétition, l’équipe se rattrapera en championnat, au moins pour se faire plaisir.

2/ Quelle est la principale satisfaction du début de saison ? A l’inverse, quel joueur vous a le plus déçu ?

Je pense qu’Angel Di Maria impressionne tout le monde. Je n’avais pas de doute car un joueur venant du Real Madrid, même s’il n’a pas réussi à s’acclimater à Manchester United, n’a pas peur de la pression parisienne.

Le club de la capitale convient bien aux joueurs sud-américains. Aussi, Angel Di Maria s’est complètement intégré dans l’effectif, s’est fait des amis et Laurent Blanc compte sur lui. C’est parfait pour lui et cela le change peut-être de Van Gaal et de la Premier League qui n’est sans doute pas faite pour lui.

Quant aux déceptions, beaucoup disent Cavani. Mais j’attends encore un peu de mon côté avant de me prononcer sur son cas. Il suffit qu’il marque un but important en quart ou demi finale européenne pour être alors pleinement relancé. Tout va très vite.

En revanche, Kevin Trapp est une réelle désillusion. Il y a un problème au poste de gardien de but à Paris. Aucun des deux n’a l’envergure suffisante ni les épaules suffisamment solides. Le club n’a malheureusement pas réussi à attirer Neuer, Courtois ou bien encore Cech.

On dit que, psychologiquement, il faudrait laisser Sirigu partir pour permettre à Trapp de s’exprimer. C’est peut-être possible. D’après mes informations, l’italien met de vrais bâtons dans les roues de l’allemand, entre autres à l’entrainement. Quant au niveau de ce dernier, n’oublions pas qu’il n’est que le cinquième gardien allemand et qu’il vient de Francfort. Ce recrutement de Laurent Blanc m’a déçu.

Comment aviez-vous réagi, il y a quelque semaines, aux réactions de l’agent d’Adrien Rabiot, réclamant plus de temps de jeu sous peine d’un départ au mercato hivernal ?

Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, la maman du joueur le pousse à rester à Paris. Il y est bien et le Psg est son club formateur. Adrien a l’ambition de devenir l’un des meilleurs au monde à son poste. Pourquoi pas.

Je pense qu’il n’a jamais été question qu’il parte. Même s’il a reçu des propositions, il voulait en fait avant tout retrouver du temps de jeu à Paris. Il a réussi. Au Psg, il faut aussi taper du poing sur la table pour se faire respecter. C’est ce qu’il a fait.

J’irai même plus loin, je le vois intégrer l’équipe de France après l’Euro 2016. Il pourrait même, pourquoi pas, devenir capitaine du Psg dans quelques temps. Il ferait du coup une grosse erreur en quittant le club et je crois qu’il l’a compris.

3/ Comment imaginez-vous leur fin de saison ? Combien de titres l’équipe peut-elle remporter ?

Le championnat semble bien parti. J’imagine aussi une victoire dans une coupe nationale. Mais pas les deux. En effet, si une rencontre se dispute non loin d’un gros match de C1, l’un des trophées peut effectivement être mis de côté.

A la différence d’autres, j’ai un peu peur de Chelsea. Même si Paris possède un niveau bien supérieur, n’oublions pas que l’équipe anglaise a l’expérience de la Ligue des Champions. Ce qui n’est pas encore le cas des rouges et bleus. Même si j’imagine une qualification parisienne.

Tout sera ensuite fonction du tirage. Mais il ne faudra pas dire que le Psg a raté sa saison en cas d’une éventuelle élimination au même stade que l’année dernière, encore une fois face à Barcelone.

4/ Vous nous expliquiez, lors de l’entretien précédent, ne pas croire à un sans faute des rouges et bleus en championnat. Etes-vous toujours du même avis ?

La saison parfaite semble bien partie en championnat, mais je reste quand même sur mon idée de départ. Il pourrait y avoir une défaite lors d’une rencontre où Laurent Blanc ferait réellement tourner son effectif, se privant de nombreux cadres.

Mais je n’imagine pas plus d’une seule contreperformance.

5/ Laurent Blanc semble sur le point de prolonger son contrat pour deux saisons supplémentaires. Est-ce le bon moment pour cela ? N’est-ce pas un peu prématuré dans la saison ?

Pour donner confiance, ce n’est pas prématuré. Je crois que Nasser Al-Khelaifi est un président qui aime justement donner confiance à son entraineur, à son staff ainsi qu’à ses joueurs. Le cas Adrien Rabiot, précédemment évoqué, en est l’exemple. Dans pareille situation à l’Olympique Lyonnais, le joueur se serait très certainement fortement fait rappeler à l’ordre par Jean-Michel Aulas, comme l’a été Claudio Beauvue.

Le président parisien veut de la tranquillité et aime savoir ses équipes sereines. Même si je trouve que l’annonce de cette prolongation arriverait un peu tôt dans la saison, celle-ci donnerait confiance à Laurent Blanc. Donc pourquoi pas.

6/ Quels choix forts devra faire le technicien français en termes de recrutement cet été ?

J’ai très peur des choix de Laurent Blanc. Il s’agit là du seul domaine dans lequel je ne lui fais pas confiance. Le recrutement de Stambouli est un bon exemple. Meilleur joueur aurait pu être trouvé, sur le banc du Real Madrid, du Bayern Munich ou du FC Barcelone. L’arrivée de Kevin Trapp était aussi une erreur l’été dernier.

Je sais que Tremoulinas est toujours dans les petits papiers de l’entraineur parisien et son arrivée m’ennuierait. Bien qu’il s’agisse d’un bon joueur.

Il va falloir penser à l’après Zlatan Ibrahimovic, même si le suédois est très bon actuellement. Typiquement, Neymar ou Ronaldo seraient des successeurs idéaux. Mais cela sera-t-il possible ? Je crains que finalement l’encadrement parisien ne se rabatte sur Aubameyang ou Aguero.

Merci Marion pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Radio

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