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television

Éloïse Valli évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Eloïse,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On pourra prochainement vous retrouver sur France 2, dans un nouveau programme, « Une Belle Histoire ». Très simplement, comment le présenteriez-vous ?

C’est une série sur l’histoire de quatre couples, qui sont aussi des amis. Dont un qui a perdu sa femme lors d’une randonnée. J’y joue le rôle d’une fée assez barrée mais très connectée aux enfants, très maternelle. Je ne vous explique pas la suite, il faut vraiment que vous regardiez la série.

La réalisation est superbe, j’ai hâte que ça soit à l’antenne. Frédérique Krivine, scénariste, qui avait fait précédemment écrit « Un village français », vient de remporter le prix de la meilleure série française au Festival d’Angoulême.

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de ce personnage singulier ?

Ah oui, totalement. Avant d’être comédienne devant les caméras, je l’étais avec les enfants, où j’organisais des anniversaires dans lesquels je pouvais me déguiser notamment en fée ou en Blanche-Neige, en fonction du thème choisi par l’enfant. Je gérais de 10 à 20 enfants, pendant près de quatre heures. C’était très plaisant de travailler avec les enfants. Donc, pour la série, c’était un rôle que je connaissais du coup bien dans la vraie vie.

Pour en revenir au programme en lui-même, selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux téléspectateurs ?

L’amour ! Et l’envers de son décor. Le côté sombre et le côté solaire de la série, des personnages. Je ne fais pas de plan sur la comète, je touche du bois. En tout cas, il y a plein d’interaction et plein d’histoires dans l’histoire. Ce sera une belle histoire, c’est le cas de le dire.

 

 

En parallèle, sur M6 cette fois-ci, vous participerez à « Scènes de Ménage », un programme à succès de la chaine depuis dix maintenant. Quel rôle allez-vous y incarner ?

C’est une amie du jeune couple, interprété par Claire Chust et Vinnie Dargaud. Je ne peux pas trop en dire pour le moment. En tout cas, je peux vous glisser que je vais me faire draguer et que ce sera assez drôle.

Le tournage à la Cité du Cinéma était top.

Toujours à l’image, vous accompagnez un artiste dans un clip. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

C’était parfait, nous sommes partis en petit comité avec Andy Maistre, un réalisateur formidable, qui a le sens de la caméra et une vision de la nature que j’adore. Nous avons tourné dans le désert espagnol, pour Théophile, un artiste engagé et sublime, parrainé par Vanessa Paradis, digne des anges. J’étais très heureuse d’avoir été choisie pour « Pars ». Je vous invite vraiment à découvrir ce chanteur.

Plus généralement, quelles sont vos autres envies pour la suite ?

D’autres projets arrivent. Pour le moment, devant la caméra, pour y être toujours plus à l’aise et pour comprendre l’envers du décor. Bien évidemment, dans le but, à terme, de pouvoir réaliser. J’écris aussi mon seule en scène, j’en avais déjà joué un par la passé, venant des planches. Mais je ne me précipite pas, le temps fait son œuvre et, petit à petit, l’oiseau fait son nid.

Ce fut un plaisir, Eloïse, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Gaëla Le Dévéhat évoque Sabine, son personnage dans la série de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT – FTV

 

Bonjour Gaëla,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

Depuis quelques semaines, on peut vous retrouver dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». Très simplement, comment s’est passée votre intégration dans cette belle famille ?

Par la voie tout à fait classique et usuelle pour un comédien, à savoir le casting. Je connaissais évidemment la série en elle-même et j’avais aussi eu des retours via un ami comédien, Alban Aumard, qui joue Gary. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup, nous avons les mêmes affinités et sensibilités. Je savais qu’il était extrêmement heureux sur la série et que ça se passait très bien. Je suis allée du coup en toute confiance au rendez-vous. Pareil, la directrice de casting, Joanna Delon, est aussi quelqu’un en qui j’ai entièrement confiance et avec qui j’avais déjà travaillé. Du coup, le terrain était balisé.

L’image est très belle, on est sur quelque chose de populaire mais d’extrêmement bien fait, d’exigeant. Ce qui m’a beaucoup plu. On sent une volonté d’avoir des beaux plans, il y a une belle continuité scénaristique. Les arches sont travaillées en série, on suit les personnages et leurs évolutions, on prend le temps pour cela et je trouve que c’est très agréable.

Au moment de mon intégration, je suis venue faire les essayages de costumes. Je suis arrivée dans une fourmilière, j’ai trouvé cela énorme. Mais c’est très agréable d’être bien accueillie, ils sont très précautionneux. Les choses sont simples, claires, je suis en accord avec ce qui est attendu du personnage. Ce dernier était déjà très bien écrit au départ, c’est plus facile du coup quand une ligne est définie, il n’y a alors plus qu’à s’accorder dessus. La direction artistique est très pointue, elle sait ce qu’elle veut. Tout a été hyper rapide et s’est très bien passé. J’ai commencé le tournage en toute quiétude. J’ai croisé d’autres gens que je connaissais, autant des techniciens, des réalisateurs, des comédiens, ce qui est toujours agréable. Il y a un esprit de famille qui est sincère et bienveillant. C’est très confortable pour le travail.

Votre personnage, depuis son arrivée, a déjà vécu pas mal de choses, professionnellement et personnellement. Quel regard portez-vous sur Sabine ?

Elle me touche, notamment dans sa relation à son fils. J’aime beaucoup cette relation-là. Sabine a quelque chose de très protecteur, parfois même un tout petit peu trop. Elle reste un peu sur cet enfant qu’il a été. Elle sait qu’il a besoin d’attention, qu’il est fragile. J’aime bien sa façon de veiller sur lui, j’aime bien d’ailleurs leur façon de veiller sur lui car j’adore également la relation qu’elle a avec Florent, son ex. C’est une relation d’entente, même s’ils ne sont plus ensemble.

Il y avait quelque chose de très agréable à construire, nous avons trouvé, avec Fabrice, une complicité. On a réussi à se saisir de cela et je trouve cette relation très jolie. Ils ont partagé des choses, on se doute que c’est un couple qui a duré longtemps, qui s’est connu jeune, il reste une espèce de lien presque fraternel et ça me plait beaucoup. Il y a quelque chose de très précautionneux et de très bienveillant l’un envers l’autre. Ils ont un intérêt commun, qui est le bien d’Enzo et pour lequel ils se battent mordicus l’un et l’autre.

J’ai de la chance d’avoir deux partenaires aussi généreux, Fabrice et Téïlo. Ce dernier est un garçon très mature, très ancré, très intelligent, avec qui c’est très agréable de travailler. Ça va vite, une accroche s’est faite immédiatement, on s’est vu comme fausse mère et faux fils. C’est agréable, il y a quelque chose d’extrêmement percutant. Dans ma relation avec lui, mon personnage évoque aussi le questionnement d’une mère, la peur de mal faire, de mal accompagner.

J’aime également sa relation avec son père, discret, mais aussi présent, vigilant avec elle, avec eux. Jouer avec Yvon Back est un vrai plaisir !

Pour vous approprier ce personnage, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Ma mère pour le côté professoral, elle était prof, à la retraite maintenant. Lors des grèves, ma maman, qui enseignait au collège, me prenait avec elle, je la voyais faire cours et des choses sont restées gravées dans ma mémoire. C’est un clin d’œil. J’ai une amie qui est prof de maths, ce n’est d’ailleurs pas forcément ma discipline première, je suis plus littéraire. Elle m’a éclairée sur des leçons, notamment de probabilité, qui étaient parmi mes premières scènes à jouer. Du coup, j’ai pris beaucoup de plaisir, j’ai même appris des choses !

C’est assez chouette aussi de se retrouver face à plusieurs élèves, il y a un travail collectif qui est presque théâtral et très agréable aussi.

Le lien de protection avec Enzo, quand on est mère, est assez instinctif, il surgit tout de suite.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Au fur et à mesure, affinez-vous votre méthodologie de travail pour être toujours plus efficace et toujours plus disponible ?

C’est vrai que c’est un rythme soutenu. Après, les tournages vont tous de plus en plus vite à la télé. D’autres séries qui ne sont pas forcément des quotidiennes nous permettent de nous rendre compte que le minutage utile par jour est de plus en plus conséquent. Donc la différence n’est pas énorme en fait. Cette rapidité force à quelque chose mais on a tous notre façon de travailler.

J’ai besoin de travailler en amont, j’ai besoin d’avoir mon texte parfaitement en bouche au moment d’arriver pour trouver une liberté de création sur le plateau. Pour aussi être disponible et trouver des choses avec mes partenaires.

Toute une équipe est concernée et, même si ça va vite, on a le temps de chercher, de dialoguer, de trouver. Ça se fait rapidement mais, comme tout le monde prépare très en amont, on a cette liberté-là.

C’est toute une organisation, il faut y penser au fur et à mesure des épisodes, pour rester dans quelque chose qui suit l’histoire et la progression du personnage.

Pour la suite, en complément des propositions des scénaristes, à titre plus personnel, aimeriez-vous pouvoir donner à votre personnage certaines orientations ?

Je souhaite à Sabine, de manière générale, d’être heureuse et épanouie dans sa vie. Que ça passe par une rencontre amoureuse ou par un apaisement de l’état d’Enzo, ou encore par un engagement quel qu’il soit.

On le voit dans certaines scènes, c’est une femme qui a assez de recul sur elle-même, elle a aussi de l’humour. Je lui souhaite des moments plus légers pour elle et de belles rencontres, de belles associations.

Je trouve agréable aussi de se laisser guider, de ne pas vraiment savoir longtemps en avance ce que va devenir le personnage. Cet exercice imposé est assez excitant quelque part, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé. Du coup, on suit, on achemine en fonction.

En parallèle, quels sont vos autres projets et actualités du moment ?

J’appelle cela un petit clin d’œil, j’ai fait une petite apparition dans le film de Géraldine Nakache, qui est sorti début octobre, « J’irai où tu iras ». Je trouve que c’est un très joli film, son univers me touche, j’aime beaucoup  l’actrice, la réalisatrice. J’étais très contente de faire partie de cette aventure, j’ai passé un très bon moment de tournage.

J’ai tourné également, cet été, un guest dans un épisode de « Commissaire Magellan ». Dans une intrigue riche en rebondissements, avec un personnage qui m’a beaucoup plu. Aussi, j’ai fait une apparition dans une nouvelle série à venir sur TF1, « H-24 », où je jouais l’épouse d’Arié Elmaleh.

J’ai beaucoup de chance, ce sont à chaque fois de jolis personnages et de belles propositions.

Ce fut un plaisir, Gaëla, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Sandra Valentin évoque son arrivée sur la série et aborde aussi ses autres actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo Charlotte Hess

 

Bonjour Sandra,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver à partir de début novembre dans « Un Si Grand Soleil », la série à succès de France 2. Sans tout en dévoiler, dans quelles circonstances arrive votre personnage ?

Je suis le commandant Sonia Duval et je vais être en charge d’une enquête. Sonia est quelqu’un de très professionnelle, elle est très carrée. Elle adore ce métier, elle fait au mieux. Au départ, on ne sait pas bien qui elle est, elle ne donne pas grand-chose d’autre que son travail. Elle a donc un côté un peu énigmatique, qui était intéressant à jouer.

A titre plus personnel, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’incarnation de votre personnage ?

On a tous grandi avec des séries policières, c’est un registre que l’on connait bien, j’ai essayé du coup de ne pas trop rentrer dans le cliché du flic. Même si c’est tentant et excitant. Les interrogatoires et les enquêtes peuvent être grisants mais j’ai surtout essayé de me l’approprier.

Vous qui vivez depuis peu cette aventure de l’intérieur, quelles sont, selon vous, les principales raisons du succès de ce programme ?

Je pense que l’on fidélise les téléspectateurs avec des personnages attachants, dans lesquels on peut s’identifier au départ. Après, il leur arrive tellement de choses que ça tient en haleine les gens. On retrouve des personnages différents, des familles différentes, il y a aussi des rebondissements, des enquêtes, des histoires d’amour. On y voit un peu de tout, sans oublier les problèmes de la société actuelle. Ce mélange permet à la fois de s’identifier, je le disais, et, au travers de la fiction, d’être transporté dans quelque chose que l’on ne vivra probablement jamais à titre personnel. Ce mix de réalité et de fiction fonctionne bien. C’est un feuilleton, la production sait fidéliser le public.

Mon enquête est un évènement ponctuel, il y a donc un début, un milieu et une fin. C’est bien aussi.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Comment vous y êtes-vous acclimatée ?

J’ai appris mes textes par cœur. J’ai beaucoup travaillé en amont. Ça va très vite, c’est vrai, sur le plateau mais, si on doit refaire une prise, on peut. Il y a quand même une souplesse. C’est un gros paquebot, qui est très bien rôdé et huilé. Il y a de la bienveillance et une envie de bien faire les choses. La direction artistique est très présente, il y a une belle image et une jolie lumière, ce qui à mon avis fait aussi la force de ce programme et les musiques mises sur certaines séquences nous sont envoyées presque un mois à l’avance, pour nous permettre de connaitre l’univers, l’ambiance, dans le but de s’imprégner. C’est chouette.

C’est un feuilleton mais avec un petit truc en plus, je trouve.

Si le scénario le permet, aimeriez-vous pouvoir revenir, même ponctuellement, pour d’autres enquêtes ?

On m’a dit qu’il existait une possibilité que je revienne ponctuellement sur différentes histoires et enquêtes. Je suis donc amenée à réapparaitre à l’image mais on ne sait jamais. On verra bien ce qui va se passer.

En parallèle, toujours à l’image, vous avez tourné en juin dernier un épisode de « Caïn », pour France 2. Que dire sur cette autre aventure ?

Je suis une voyante qui, au départ, a un flash, dans lequel elle voit quelqu’un se faire tuer. Elle va aller en parler à la police, à Caïn et à son équipe. Au début, elle n’est pas prise très au sérieux mais, petit à petit, les choses se développent.

C’était très intéressant d’aborder ce personnage qui est assez coloré et en plus j’ai retrouvé Thierry Petit à la réalisation, j’étais très heureuse.

Sur les planches cette fois-ci, vous êtes en tournée avec « Les Faux British », une pièce que vous avez beaucoup jouée à Paris. Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, quel en est le pitch ?

Ce sont des fans de romans noirs anglais qui décident de monter une pièce de théâtre, issue donc d’un auteur de romans noirs. Il va arriver à ces amateurs des petites bricoles, ça ne va pas se passer complètement comme prévu. C’est très anglais, c’est d’ailleurs une adaptation d’une pièce anglaise. Il y a un côté Monty Python, c’est burlesque, décalé, déjanté, c’est une partition au millimètre. C’est très physique aussi. J’ai fait presque un an et demi à Paris, c’est l’une de mes plus belles aventures. Rester aussi longtemps au théâtre, dans une pièce qui marche autant, c’est magique. Un grand merci à Miren Pradier et Gwen Aduh.

Les gens rient, tout le monde est touché, des enfants aux adultes, tous milieux sociaux confondus. Nous avons déjà fait quelques dates en Province, d’autres sont à venir jusqu’à décembre.

Justement, quels sont les principaux retours que vous font les spectateurs en sortant de la salle ?

Souvent, les gens nous disent qu’ils n’ont pas arrêté de rire, que le spectacle devrait être remboursé par la sécurité sociale.

Pour terminer et boucler la boucle, considérez-vous les planches et l’image comme deux domaines distincts que vous pratiquez différemment ? Ou s’agit-il du même métier, que vous abordez de façon similaire ?

On joue un personnage dans les deux cas. Après, oui, on les aborde différemment, on y va de manière distincte, ce qui est très intéressant. J’ai la chance, depuis quelques temps, de pouvoir faire les deux en parallèle, c’est super. Ce ne sont pas les mêmes façons de faire et, pourtant, dans chacune d’elles, j’y trouve beaucoup de plaisir.

Merci, Sandra, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Demain Nous Appartient : Laura Mathieu évoque son personnage sur TF1 mais aussi sa pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laura,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes en tournée avec la pièce « Un petit coin de parapluie », vous étiez récemment au Festival Hang’Arts en Délire. Très simplement, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une comédie romantique, nous sommes deux personnages sur scène et c’est vraiment très poétique. Ce que j’aime dans ce spectacle, c’est qu’il y a des messages, ça peut faire réfléchir sur sa propre vie et sur ses propres choix.

Gabriel vit dans une espèce de routine qui ne le rend pas vraiment heureux et il rencontre Romane, qui est complètement fofolle, très extravertie. Ces deux personnages qui sont un peu à l’opposé vont créer quelques étincelles.

Vous avez commencé à en parler, comment caractériser Romane ?

Elle est toujours dans le positif et le peps. Elle est très très solaire, c’est vraiment ce que j’aime dans ce personnage. J’adore défendre cela. Elle est toujours dans l’énergie, elle en est débordante.

 

 

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’incarnation de ce personnage ?

Une personne m’inspire sur ce côté un peu « foufou », en l’occurrence Julie Depardieu. Que j’admire en plus. Ce côté joie de vivre et positivité vient aussi de ma propre personnalité, aussi un peu de celle de ma mère.

Quels sont les principaux retours que vous pouvez avoir des spectateurs à l’issue des représentations ?

Souvent, ce qui ressort, c’est que ça les a émus. Il y a des gens qui, à la sortie, pleurent, d’autres qui ont la banane, d’autres encore qui nous ont dit que cela les avait éclairés sur la vie et que c’était vraiment le bon moment pour eux de voir cette pièce. On a eu des retours qui étaient assez impressionnants, des gens nous ont vraiment remerciés parce que ça leur a donné une sorte de coup de pied aux fesses. Des spectateurs qui ont vu la pièce il y a deux ans continuent à nous écrire à l’heure actuelle, l’impact est dès fois assez hallucinant.

Toujours sur scène, vous jouez une autre pièce et une troisième est en préparation. Que dire sur ces autres spectacles ?

Actuellement, je joue aussi « Le (con)promis », toujours d’Arnaud Raymackers. Je suis parfois avec lui mais aussi, quelques fois, en alternance avec un autre comédien. Là, nous répétons une nouvelle pièce, un beau planning de tournée est déjà prévu, elle s’appellera « La voisine », de Sébastien Jauffret, avec une mise en scène de David Fenouil.

En parallèle, on peut vous retrouver dans le rôle de Justine sur TF1, dans la série « Demain Nous Appartient ». Quel regard portez-vous à présent sur elle ?

Il y a, chez Justine, quelque chose de commun avec le personnage de Romane, c’est le côté positif, le fait d’aller de l’avant, quoi qu’il soit arrivé précédemment. C’est aussi ce qui m’a plu et c’est ce que j’aime défendre.

Quand le rôle a démarré, il me plaisait de voir, à travers les grandes lignes du personnage, les multiples facettes qui étaient très dissimulées mais qui se laissaient apercevoir par moment. Ce que j’adore maintenant, c’est que toutes ces facettes ont été bien développées. Du coup, ce n’est que du bonheur.

 

 

Ce n’est jamais évident à deviner, vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment expliquez-vous ce très beau succès quotidien ?

Moi qui vis cela de l’intérieur, je peux vous dire qu’il y a une énorme cohésion dans l’équipe. Quand j’ai mis le pied là-dedans, je suis rentrée dans une immense famille, où tout le monde est là les uns pour les autres. C’est une telle ambiance, on vous intègre d’un coup dans cette famille, il n’y a pas de temps de latence pendant lequel on ne se sent pas chez soi, au contraire on est directement intégré, on est un membre à part entière. C’est vraiment génial.

Je pense que cette bonne ambiance se transmet un peu à travers l’écran.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. A titre personnel, affinez-vous votre propre méthodologie au fur et à mesure pour être toujours plus efficace et disponible ?

C’est sûr que le rythme est assez soutenu. Au début, ça peut faire bizarre. Je suis très studieuse et je suis un peu stressée sur le travail, ce qui m’oblige à un bon rythme, hyper intense et donc à travailler tout le temps. Ce que ça m’a appris, c’est que je me suis bien adaptée à ce rythme. Au contraire, des journées hyper chargées, où j’enchaine huit à neuf séquences, sont finalement celles que je préfère. Car j’intègre mon personnage dès le matin et je ne le quitte pas jusqu’au soir. Du coup, au fur et à mesure des séquences, Justine prend possession de moi à 100%. Je reste connectée du matin au soir et c’est le moment où je m’amuse le plus.

 

 

A titre plus personnel, au-delà de ce que proposent avec pertinence les scénaristes, aimeriez-vous pouvoir défendre, par la suite, certains thèmes en particulier avec Justine ?

Ah oui, il y en a plein, tellement que je ne saurais pas vous dire lequel citer en priorité. Mais j’espère que j’en aurais plein d’autres, bien sûr.

Pour terminer et faire le lien avec tout ce qui a été dit, considérez-vous ces deux domaines que sont le théâtre et la télé comme étant le même métier avec la même façon de les aborder ? Ou y voyez-vous des différences notables ?

Alors oui, c’est le même métier parce que l’on incarne des personnages. Il y a beaucoup de travail en amont à chaque fois. Mais, par contre, les deux jeux sont vraiment différents. Un jeu en théâtre n’est pas le même que celui au cinéma. Cet aspect-là, pour le coup, change vraiment.

Le rapport avec le public est aussi différent. Sur une pièce, on a la réaction des spectateurs en instantané et, si on se rate, on ne peut pas recommencer, nous n’avons qu’une seule prise. C’est vrai que c’est assez différent. Sur une quotidienne, entre le moment où l’on tourne et celui où c’est diffusé, il y a un peu plus de temps, entre un à deux mois mais ce n’est pas énorme non plus. On a quand même un contact assez fréquent avec le public, à la sortie des studios et dans les rues. Donc, en ce sens, ça se rapproche quand même un peu plus du théâtre que d’un film au cinéma, où il faut attendre un an avant la diffusion.

Mais cela reste cependant deux jeux distincts et deux rapports au public distincts. En tout cas, le bonheur est présent dans les deux cas !

Merci, Laura, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Un Si Grand Soleil : Manuel Blanc évoque avec nous Guilhem, son personnage dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Patrice Normand

 

Bonjour Manuel,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

La série de France 2 « Un Si Grand Soleil » est à l’antenne depuis un peu plus d’un an maintenant, avec le succès d’audience que l’on connait. Vous qui vivez cette belle aventure de l’intérieur, quelles peuvent être, selon vous, les clés de cette réussite ?

Je ne peux qu’apporter le témoignage de ce que je vis au quotidien sur cette aventure-là, elle est destinée à un large public, au grand public, c’est le feuilleton image de France 2. Je loue l’ambition des producteurs d’avoir voulu faire un feuilleton populaire avec une exigence artistique élevée. Ils ont amené, à mon sens, le feuilleton à un endroit qui n’existait pas avant. Ce que je trouve très intéressant pour les artistes et pour les nombreux participants à ce projet. On a des réalisateurs qui viennent d’horizon complètement différents, la barre a été placée assez haute. Qu’il y ait un engouement du public, qu’il soit fidèle, qu’il revienne, tant mieux, c’est un très grand plaisir.

 

 

Votre personnage, Guilhem Cabestan, a vécu pas mal de choses en un an, personnellement et professionnellement. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

C’est vrai que, pour un acteur, évoluer dans un tel feuilleton est une aventure vraiment unique. Quand on est récurrent, c’est une aventure avec des pointillés, sans fin. Le personnage évolue et nous ne savons pas à l’avance ce qu’il va devenir, c’est ce qui fait vraiment la particularité du feuilleton, cela me fascine, c’est très intéressant d’avoir un travail sur un rôle qui est toujours en devenir. Cela laisse une porte ouverte à plein de possibilités.

Au début, mon personnage était identifié comme quelqu’un au caractère très dur, un avocat véreux, méchant. J’avais surtout cette couleur-là à jouer et à défendre les premiers mois, on n’en savait pas plus sur le personnage. Jusqu’à ce qu’il y ait, quelques mois plus tard, cette intrigue autour d’Audrey Delorme, où j’ai été suspecté d’être son assassin. Je me suis retrouvé en prison, ce qui a remis en cause la relation de mon personnage avec Élisabeth Bastide, relation passionnelle qui était cachée jusqu’alors. Cette intrigue a fait tomber Guilhem de son piédestal, et passée cette épreuve-là, cela a permis de révéler aux proches la relation amoureuse avec Élisabeth qui était dissimulée depuis une vingtaine d’années.

 

Avec Chrystelle Labaude

 

Cette intrigue a été, pour moi, très riche et intense, très belle à défendre, je me suis beaucoup amusé aussi. Il y avait plein de doubles fonds, on découvrait les failles de Guilhem, qui était tout à coup déstabilisé, apparaissait fragile, sans armure. Se retrouver en prison était quelque chose d’impensable pour lui auparavant, je ne l’imaginais pas du tout se retrouver dans cette position-là. Puis cela a débouché sur le coming out de sa relation amoureuse avec Élisabeth, avec un face à face avec Julien Bastide, qui forcément n’a pas bien vécu cette situation, allant jusqu’à dire à Guilhem qu’il ne ferait jamais partie de leur famille. Il y a eu toute cette évolution-là au cours de la première saison, suivie par une attente, un flou pendant lesquels on ne savait pas trop ce qu’il allait devenir, jusqu’à l’arrivée de sa nièce, qui travaille avec lui comme avocate associée, et à laquelle il est très attaché. N’ayant pas eu d’enfant, Guilhem a un rapport un peu paternaliste avec Johanna, qui a perdu son père très jeune, des suites d’une longue maladie. On travaille ensemble, dans les mêmes bureaux, on est associés, je la protège, je la conseille. Cela a permis aussi de découvrir une autre facette du personnage.

 

Avec Aurore Delplace

 

Puis on a vu les tensions renaître avec Élisabeth, qui malgré le coming out de leur relation, ne pouvait toujours pas s’empêcher de mettre son fils Julien au premier plan, de le faire passer en priorité. Même en essayant de bien faire, Guilhem ne se sentait toujours pas inclus dans cette famille, il était mis à l’écart au moindre problème, et cela le rendait malheureux. La rencontre avec Mireille, la soi-disant mère d’Alice, au second mariage des Bastide, a changé la donne, Guilhem est tombé fou amoureux d’elle. Venant du même milieu modeste, ils se sont trouvés énormément de points communs, cette femme l’a reconnecté à ses origines, ses racines dont il se sentait éloigné, et l’a remis en phase avec qui il était vraiment. Cette relation a donc permis de révéler aux téléspectateurs qui était, au fond, Guilhem Cabestan, d’où il venait. Cette relation a été très forte pour Guilhem, et il a rompu avec Élisabeth.

Mais Mireille est morte assassinée par sa complice, la fausse demi-sœur d’Alice, Alexandra. Mireille n’était pas, je pense, quelqu’un de foncièrement mauvaise, elle a été manipulée par Alexandra, qui était plus intéressée qu’elle par l’argent des Bastide. Elle est morte brutalement, et cela a complètement laminé Guilhem, qui a perdu beaucoup dans cette histoire.

 

Avec Christèle Tual

 

C’était donc une saison riche, qui a permis de comprendre un peu mieux le personnage de Guilhem, qui a dû se battre pour réussir, se construire, ne comptant que sur lui, d’où son côté très ambitieux, requin, et peut-être que l’on apprendra d’autres choses sur son passé par la suite. Cela m’a tenu à cœur que l’on découvre ses failles, c’était important pour moi qu’on comprenne mieux d’où il venait, qui il était.

Pour ses différentes couleurs que vous venez d’évoquer, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour leur interprétation ?

J’en avais d’ailleurs discuté avec la production : quand on s’est retrouvé à table, au dîner d’Élisabeth, au moment de rencontrer la famille après la révélation de leur relation, Guilhem propose tout de suite aux enfants de Julien de venir en vacances chez lui, à Marrakech. Je n’ai pas d’enfant dans la vie, et cette maladresse de Guilhem m’avait parlé, touché, je trouvais cela très juste et intéressant, puisqu’étant en couple avec Élisabeth qui avait déjà eu des enfants de son premier mari, Guilhem, avait fait une croix sur les enfants, s’était résigné. Puis ma nièce, Johanna Lemeur, est arrivée dans l’aventure du feuilleton. J’aime avoir ce rôle un petit peu paternaliste avec elle, mais pas seulement, puisque nous sommes associés dans le travail. Un feuilleton est forcément une aventure humaine parce que c’est une aventure de fiction particulière, sans fin, en pointillés, comme je le disais. Par moment, il y a des croisements et des correspondances avec qui on est au quotidien. Et même si je suis très loin du personnage de Guilhem dans la vie, cette thématique des enfants m’intéressait, me parlait intimement.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. A titre personnel, affinez-vous toujours un peu plus votre méthodologie, au fur et à mesure ?

Ma méthodologie ne change pas, que ce soit pour un feuilleton, pour un unitaire, un court ou un long métrage de cinéma. Il y a du travail de préparation en amont, de réflexion sur la scène, de connaissance des enjeux. C’est vrai que ça va plus vite sur un feuilleton, ceci-dit mon personnage ne tourne pas autant en studio que les flics par exemple, qui peuvent enchainer dix séquences dans la même journée, ce qui est là, effectivement, un rythme incroyable. Me concernant, mon décor de bureau est en dehors des studios, dans la ville. La majorité des autres décors dans lesquels je tourne sont naturels, et quand on tourne en extérieurs, le minutage est moins important, et j’ai rarement plus de six scènes par jour. En décors naturels, on retrouve un temps de travail qui, finalement, même si ça va vite, est quand même très agréable. Ça ne me gêne pas d’aller vite, j’aime ça, à partir du moment où le travail de préparation a été fait en amont.

 

Avec Chrystelle Labaude

 

J’ai toujours aimé travailler vite, cela me plaît, et mon métier est de m’adapter à chaque façon de travailler de chaque réalisateur. On a beau être sur un feuilleton où les choses sont très cadrées, on a la chance d’avoir des réalisateurs très talentueux avec des méthodologies très différentes, c’est donc pour nous un formidable training d’acteur. A chaque session de dix épisodes qui se tournent sur deux semaines, on va travailler avec deux à trois réalisateurs, et chacun aura une façon d’aborder le tournage et une mise en conditions différentes. Donc la méthodologie du comédien est toujours de devoir se préparer au mieux et le moment venu sur le plateau, d’être disponible, à l’écoute du réalisateur et de ses partenaires. C’est très enrichissant et stimulant d’avoir à faire à autant de réalisateurs talentueux aussi différents, ils ont des façons de travailler tellement éloignées parfois, et à l’arrivée, quand je découvre les épisodes, je vois une homogénéité, une fluidité qui me bluffe et m’épate toujours. Il y a une vraie cohérence.

Par la suite, aimeriez-vous pouvoir approfondir certaines couleurs du personnage ? A l’inverse, souhaiteriez-vous pouvoir en proposer d’autres encore ?

Je suis ouvert à ce qui va se passer. On a un peu plus eu accès au fond du personnage, à ce qu’il est, je pense qu’il ne changera pas fondamentalement mais tout est possible en même temps. Je suis assez heureux d’avoir eu cette intrigue qui a donné du corps à Guilhem, et à partir de là je suis à l’écoute de ce qui va lui arriver. J’aimerai bien qu’on le voit davantage exercer son métier d’avocat. J’aime bien ce mystère-là aussi, si on savait tout à l’avance, ce ne serait pas pareil, j’aime la surprise et ne pas trop avoir d’attentes.

Nombreux sont les comédiens à l’avoir dit, c’est une vraie et belle famille. Ce qui se ressent à l’image et aide à la qualité du programme.

C’est vrai qu’il y a une très bonne ambiance et un esprit de famille, de troupe, qui est assez stimulant. C’est très appréciable, il y a une effervescence, ça compte, c’est très important, le public le sent et me le fait souvent remarquer.

 

Crédits photo : Lisa Lesourd

 

En parallèle, dans un autre registre, une autre de vos passions est l’écriture. Un mot peut-être sur cette casquette artistique-ci ?

J’ai déjà écrit deux romans qui sont sortis et, là, je termine une première version du troisième, que je vais retravailler avec un éditeur. C’est vrai que le fait de tourner sur un feuilleton me permet d’avoir du temps à côté pour continuer l’écriture et développer d’autres projets aussi. C’est un cadre qui est très agréable. L’écriture de romans est ma bulle, mon monde à moi, ma voix intérieure, j’ai besoin d’avoir cet espace-là en complément de mon métier d’acteur que j’aime énormément, dont je ne pourrais jamais me passer. Ces deux activités se complètent et s’équilibrent au fil des années.

Ce fut un plaisir, Manuel, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Nouvelle rencontre avec Clara Cantos, pour évoquer ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clara,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Lors de notre premier échange, nous avions évoqué notamment votre participation au Festival d’Avignon, avec la pièce « Oreste ». Après coup, quel regard y portez-vous ? Comment cela s’est-il passé ?

C’était mon premier Festival d’Avignon et j’ai été vraiment heureuse de l’expérience. C’était assez surréaliste car le rythme - de vie et de travail - a fait que, en sortant, j’avais l’impression de ne plus habiter sur la même planète.

Le fait de jouer la même pièce tous les soirs, pendant un mois, donne une liberté de jeu impressionnante et les relations entre les personnages peuvent être nuancées et approfondies. Typiquement, quelques jours avant la fin, j’ai eu un déclic pour une scène dont je n’étais pas satisfaite jusqu’alors.

Les spectateurs, globalement, avaient un peu peur d’une tragédie grecque. Le spectacle ne dure en fait qu’une heure et vingt-cinq minutes, et le public ressortait heureux. On nous a dit que c’était beau, efficace et accessible, avec notre ambiance « heroic fantasy ». C’était plutôt positif, cela nous a donné l’envie de communiquer toujours plus pour que les gens ne s’arrêtent pas au titre. A l’inverse, c’était assez drôle, nous avons eu des experts, des professeurs, qui sont venus nous voir alors qu’ils connaissaient déjà très bien l’histoire, et nous leur avons fait entendre une nouvelle traduction.

L’aventure ne s’arrête pas là, elle continue de plus belle.

Oui, tout à fait. Avignon était vraiment le départ, le lancement du spectacle, qui va partir en tournée ensuite. Ça sera l’occasion de retravailler et d’améliorer ce qui peut l’être. Nous avons déjà eu une date post Avignon, à Ambilly (Haute Savoie) en septembre. Nous étions en plein air, dans un parc, avec des gradins un peu en amphithéâtre. Le fond de scène était un étang avec des nénuphars et des cannes de bambous. Environ 200 personnes sont venues nous voir, une ambiance très différente de ce que l’on vit au théâtre et très intéressante. Nous avons été très bien accueillis.

 

 

En parallèle, dans un autre registre, vous vous êtes lancée dans l’écriture. Avec deux courts-métrages en projet. Un déclic particulier a-t-il suscité cette envie en vous ?

Je fais du théâtre et de la voix off depuis quelques années. Depuis un an et demi, je me suis vraiment remise à fond dans le jeu face caméra, j’ai participé à plusieurs courts métrages et joué dans « Un si Grand Soleil ». Cela m’a vraiment donné l’envie de ce langage cinématographique qui, en même temps, est venu rattraper une vieille envie d’école de théâtre. Je me suis dit qu’il ne fallait pas en rester là, qu’il fallait en faire quelque chose.

Du coup, un jour, je me suis posée devant mon ordi….

Pour ce que vous pouvez en dire, quelles sont les thématiques des deux courts métrages en projet ? Où en êtes-vous actuellement dans leur développement ?

Le premier est une histoire d’amour. Pas tout à fait courante on va dire. J’en suis à la continuité dialoguée mais je vais mettre en place un binôme de travail avec un(e) réal pour approfondir certains passages clé. Et ensuite il faudra trouver un producteur.

Le deuxième projet est quelque chose d’encore plus personnel. L’histoire parle de comment l’humain peut s’épanouir à travers l’art, le sport ou la culture, quelle que soit sa situation de départ. Ce n’est pas parce qu’on a des moyens financiers qu’on a l’exclusivité du bonheur, de l’épanouissement, des hobbies. Je pense que chacun a le droit et la possibilité de s’épanouir. En tout cas, la société devrait rendre possible l’accès au bonheur. J’avoue, c’est un peu flou dit comme ça mais je ne vais pas tout dévoiler quand même ! Ce court est encore aux stades préparatoires de l’écriture.

Ces deux premiers projets en appellent-ils d’autres par la suite ?

Mon souhait est de raconter ces histoires avec le langage que je connais le mieux, le jeu d’acteur. Du coup, je dois travailler étroitement avec un binôme de réalisation qui soit sur la même longueur d’onde que moi. On va déjà aller au bout de ces deux projets et qui sait, peut être qu’ensuite quelqu’un aura aussi envie d’écrire des rôles pour moi. En tout cas, je compte bien continuer à faire ce voyage avec passion. Notre métier n’est pas facile tous les jours mais j’en raffole.

Enfin, une lecture récente d’une pièce vous a beaucoup plu et vous aimeriez la voir concrétiser sur la durée.

Une amie, Typhaine D, est très engagée dans la défense des droits des enfants et des femmes et a écrit une petite merveille, « Contes à rebours », un recueil de contes théâtralisés, racontés à la première personne par les princesses elles mêmes. C’est un texte qui me touche vraiment, qui est formidablement bien écrit et que j’ai déjà présenté en lecture accompagnée en direct au violoncelle, basse et bouzouki par Olivier Vauthay. Concrétiser ce projet sur scène fait en effet partie de mes rêves, qui j’espère, verront bientôt le jour.

Merci, Clara, pour toutes vos réponses !

Merci Julian, au plaisir J

Publié dans Théâtre, Télévision

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Sauce Ena évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sauce,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On pourra vous retrouver le 14 octobre prochain, en prime time sur TF1, dans « Coup de foudre en Andalousie ». Très simplement, comment présenter ce programme ?

Le titre annonce déjà beaucoup. J’avais écrit sur Instagram que c’est l’amour entre l’Andalousie et la France. Moi-même, je suis Andalouse et je vis à Paris, c’est un peu du coup comme mon histoire avec Paris.

Je joue la cousine du personnage d’Agustin Galiana, une femme directe, qui peut-être blessante dans ses paroles, même si elle dit les choses toujours avec amour. Elle est pleine d’énergie, elle s’inquiète pour les autres aussi.

Selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux téléspectateurs ?

Je trouve que, en France, il y a beaucoup d’intérêt pour la culture espagnole. Chaque fois que je dis que je suis espagnole, les gens sont intéressés, me posent des questions, essaient même parfois de parler ma langue. Ils me racontent aussi leurs voyages en Espagne. Il y a donc souvent une attirance pour notre culture.

Le personnage d’Agustin permet aussi de jouer sur les clichés des différences entre la France et l’Espagne. C’est cliché certes mais c’est rigolo. On se moque de nous-mêmes. On met en avant le côté familial et passionnel des espagnols, en opposition au côté plus carré et plus respectueux des français. Cette mise en relation entre les deux rend le tout rigolo.

 

 

Votre personnage ne s’exprime-t-il qu’en français ? Ou parfois aussi en espagnol ?

On parle tous en français, avec nos accents, car c’est un film diffusé sur TF1. J’ai proposé au réalisateur, Stéphane, de mettre des mots et des expressions en espagnol, ce qu’il a accepté avec plaisir. Il connait Agustin depuis des années sur « Clem », il y avait aussi rencontré Victoria Abril, il était donc habitué à travailler avec des comédiens espagnols. C’était hyper agréable.

Au-delà du contenu, on peut penser que, à titre plus personnel, cela vous a fait plaisir de tourner pour une chaine française dans une région espagnole ?

C’était incroyable ! Le film été tourné en partie à Séville mais aussi beaucoup en Camargue. J’ai découvert ce coin que je ne connaissais pas et que j’ai adoré. En arrivant, j’ai été bluffée, je me serais crue à Séville, la région a quelque chose d’espagnole dans la construction. Ajoutons que les décorateurs ont aussi fait un super bon travail. C’était hallucinant.

L’équipe était super, j’ai vécu un très bon tournage. C’était vraiment chouette.

En parallèle, toujours à l’image, vous avez tourné récemment deux courts-métrages qui n’ont pas encore diffusés. Qui le seront prochainement, sinon, au plus tard, début 2020. Un pour la France, un pour l’Espagne. Pouvez-vous nous les présenter respectivement ?

J’ai d’abord tourné un court-métrage dans lequel je jouais une femme très différente de moi-même. En l’occurrence une femme photographe très tatouée, avec des piercings partout, très dure, très cynique et acide. Ce n’était pas le rôle traditionnel d’une espagnole que j’ai l’habitude de faire, de quelqu’un de lumineux, c’était le contraire, c’était un peu obscur. J’étais très content de faire cela. Le réalisateur, Lou-Brice Léonard, m’a dit récemment que c’est génial, que ça fonctionne super bien. Je suis accompagnée d’Ophélie Beau, une belle découverte pour moi. C’était très nourrissant. Ophélie fait de la boxe mais elle jouait une femme plus fragile que mon rôle, il fallait donc je trouve la manière de la déstabiliser, plutôt que ce soit l’inverse. Trouver ce compromis était beau.

L’autre court-métrage s’appelle « Inocencia » (Innocence en français), réalisé par Paco Sepulveda. Il prépare d’ailleurs actuellement un long-métrage avec de grands comédiens espagnols. Je pense que vous allez bientôt entendre parler de lui en France. Ce programme est un peu dur et parle du fait que, parfois, les parents ne savent pas grand-chose de la vie de leurs adolescents. Lorsque la relation est difficile, les parents ne trouvent pas de solution pour les aider. Ne pas comprendre ses enfants, se disputer avec eux est douloureux, surtout quand on ne sait pas ce qui les fait souffrir. Dans cette histoire, mon personnage essaie de comprendre ce qui se passe avec sa fille qui souffre. Je joue avec Alberto Ammann et Naima Barroso. C’était aussi un plaisir de travailler avec toute cette équipe. Paco est aussi comédien, il nous a de suite compris.

Dans un autre registre, les planches cette fois-ci, vous serez bientôt sur scène, en Espagne. Que dire sur cette autre aventure artistique ?

Nous sommes en train de répéter, je multiplie les allers-retours en ce moment. La pièce s’appelle « Noches de Hotel » (Nuits d’hôtel en français), elle est écrite par Mariano Rochman, un comédien, metteur en scène, producteur et auteur. J’avais déjà travaillé avec lui sur une autre pièce. Là, il a écrit un nouveau texte, qu’il a mis en scène. C’est une histoire d’amour et de couples. Tout se déroule dans des chambres d’hôtel, il y a un petit mystère car le public ne sait pas quand se passent les différentes scènes jouées. Une scène est-elle antérieure ou postérieure à la précédente ? On peut avoir les deux lectures. Chacun se fera son propre jugement.

Nous serons sur scène les week-ends de novembre et de décembre au Teatros Luchana.

Ce fut un plaisir, Sauce, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Mathéo Capelli nous parle du retour de son personnage et en profite pour évoquer ses autres projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mathéo,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Nous pourrons vous retrouver, en novembre, à nouveau dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». Vous aviez fait une première apparition, dans un contexte plus hospitalier. Sans tout en dévoiler, dans quel cadre et dans quel registre s’inscrit votre retour ?

C’est vrai, vous l’avez dit, cette série est un succès, par le nombre de téléspectateurs, on frise les quatre millions quotidiennement. C’est aussi, je trouve, un succès économique et artistique. Economique parce que ça fait vivre la région d’une manière exceptionnelle. Il y a quand même trois plateaux par jours, où 250 personnes sont impactées directement. Je dis chapeau bas à Thomas de Matteis, le producteur, et à France Télévisions d’avoir suivi. Artistiquement, je trouve que le niveau est ++. Cela se voit dans la réalisation, la direction artistique, le jeu d’acteur…. Et bien sur les scénarios qui maintiennent en haleine chaque soir.

Pour la petite anecdote, ma première journée de tournage correspondait au moment où Marc, mon personnage, se fait poignarder dans la rue. C’est une séquence où je me bagarre, où je me prends trois coups de couteau, où on se retrouve au sol, où le type veut vraiment me tuer. A mon arrivée sur le plateau, je m’étais demandé qui serait la personne qui retranscrirait à l’image ce que les téléspectateurs allaient voir. On m’avait alors simplement rassuré. Et là, j’ai rencontré Chris Nahon, une référence. C’est le réalisateur de films au succès international tel que « L’empire des loups » ou bien « Le baiser mortel du dragon ».

Autant dire que, au niveau cinéma d’action, il s’y connaît et c’était un bonheur de tourner avec lui.

Mon personnage est Marc. Il est conseiller en gestion de patrimoine de la ville de Montpellier et alentours. C’est un homme qui  aime les femmes, qui aime le fun, qui aime la drogue, qui aime l’argent …. Il est arrivé en février dans la série. Avec son côté atypique, rentre dedans, son coté « j’ai tous les droits », il a eu un très bon retour du public.

Il revient pour mettre en avant une facette qui le rendra, je l’espère touchant. Je vais essayer de montrer que c’est un être humain. Des hommes comme ça, on en connait tous, ce ne sont pas les femmes qui diront le contraire mais, en même temps, peut-être qu’il y a une sincérité intérieure chez lui.

La diffusion de novembre est une petite virgule mais qui est un moment charnière. Elle permettra de voir si le personnage va perdurer ou pas.

 

 

Vous évoquiez la richesse de ses traits de caractère. Justement, pour son interprétation et pour vous l’approprier, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Pour un acteur, c’est aussi important de savoir se nourrir. Je vais peut-être démonter un mythe mais on joue toujours des choses qui nous sont propres. Il y a toujours une part de nous. On est toujours aussi un peu prisonnier de son physique et de son énergie.

Pour Marc, je me suis inspiré de quelqu’un que je connais, qui est dans les affaires, qui est beaucoup plus âgé que moi, assez flambeur et macho. Sa personnalité m’a guidé. Après, c’est un jeu. Un Marc Burel qui est comme ça, qui va draguer tout ce qui bouge, c’est succulent à jouer.

Je cherche autant que possible des rôles fun. Le rôle du « Le papa qui passe le sel à table avec ses beau parents » est moins excitant que « le flic ripoux qui braque des collèges », référence à mon personnage dans la série « 2 flics sur les docks ».

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Avez-vous une méthodologie particulière de préparation pour, ensuite, sur le plateau, être aussi disponible et efficace que possible ?

Déjà, je considère ce genre de série comme de la musculation pour les artistes interprètes. Ce n’est pas pour rien que, quand on regarde les carrières des grands acteurs américains, on s’aperçoit que beaucoup sont passés par le format de la série.

Parce qu’on est, sans arrêt, en train de travailler son art et d’effacer tous les mauvais réflexes que l’on peut avoir.

Je l’avais déjà remarqué lorsque j’avais fait la série « Cinq sœurs » pour France 2, il y a eu une dizaine d’années. Avant de jouer, j’avais ce que j’appelle les pattes de lapin. UN truc porte bonheur, que l’on s’oblige à faire, pour ne pas se planter. Comme, par exemple, faire cinq grands gestes avec les bras avant d’entendre « action ». Sur une quotidienne, on ne peut pas se le permettre, parce que le rythme est effréné. On prend extrêmement soin de nous, on est bien coiffés, habillés, maquillés, avec tout un staff autours de nous….. Mais, quand on entend le fameux « action », il faut de suite assurer.

La méthodologie, c’est déjà de connaitre son texte au rasoir afin de pour pouvoir être à l’aise. J’apprends mes textes le plus tôt possible, dès que je les ai, je me mets dedans. Je prends la liberté de changer des choses, pour le rendre plus malléable en bouche. Evidemment, je ne change pas le sens mais je peux changer certains mots, que je trouve un peu trop écrits.

 

 

Ensuite, le plut tôt possible, j’essaie d’aller voir le décor où je joue. Pour ma première apparition, 80% de mes séquences étaient dans un lit, blessé au ventre par le coup de couteaux. Je me suis donc mis une sorte de carcan autour de la taille, sous le costume, on ne le voit pas. Cela avait deux avantages. Le premier était que j’avais vraiment le sentiment d’avoir des points de sutures…. Cela modifiait ma façon de bouger, de respirer, le son de ma voix, ma manière de parler et de respirer. Le deuxième était de me maintenir le dos, j’étais moins affalé dans le lit, ce qui me donnait plus de présence physique (Truc d’acteur !).

Vous savez, le travail d’un acteur est quotidien et ne commence pas au « action ».  Par exemple, si je ne faisais pas régulièrement de la gym et bien dans la séquence de poignardage, j’aurais peut-être été moins à l’aise, on aurait perdu plus de temps, le réalisateur aurait eu moins d’opportunités de cadrage….

A titre plus personnel, on imagine que vous seriez ravi de poursuivre l’aventure, entouré de cette équipe si familiale et si soudée ?

Je le disais au producteur récemment, c’est quand il veutJ. Autant, il y aurait une mauvaise ambiance, une qualité moyenne, je ne voudrais pas entendre parler de cela. Si « Un Si Grand Soleil » n’était pas une série de cette qualité, je passerais mon chemin. C’est crevant vous savez, tout ces textes à apprendre, les levées aux aurores pour se rendre aux studios, les allers et venue dans le Sud (je suis Parisien)…

Maintenant c’est au public et aux scénaristes de se dire qu’il serait intéressant d’imaginer l’avenir de Marc Burel. Il pourrait, j’ai l’idée là maintenant, être le frère caché de Julien Bastide, ou son demi-frère.

On aurait tout d’un coup un homme d’affaires un peu limite qui intègre réellement la famille Bastide (face à Julien, quelqu’un de bien, de juste) et qui aurait le droit de réclamer sa part légitime de la société. Pourquoi pas ?

En parallèle, toujours à l’image, vous allez tourner pour France 3 un épisode de « Commissaire Magellan ». Que dire sur cette autre aventure ?

C’est un programme à succès qui se tourne à Lille. Le rôle du commissaire est tenu par Jacques Spiesser.  La série est diffusée aussi sur une chaine aux USA. C’est très rare pour une série « Made in France ». J’ai lu que les Américains la trouvent « So Frenchy ».

J’avais déjà fait un épisode il y a quelques années  avec Mélanie Maudran et Jean-Marie Bigard. Là, je repars avec plaisir.

J’interpréterai un personnage très masculin, très chic, très moderne, qui organise des mariages, mais d’une manière pas du tout traditionnelle. Plutôt que de faire venir les mariés en calèche ou en limousine, il sera plutôt d’avis de les faire arriver en parachutes ou en hélicoptère. Je tournerai cela au mois de novembre.

Dans un autre registre, après un nouvel Avignon, vous lancez une nouvelle tournée de la pièce « Ladies night ». C’est, on peut le deviner, un réel plaisir pour vous de participer à cette belle aventure ?

C’est une pièce qui avait été adaptée au cinéma, dans les années 90, grâce au film « The Full Monty ».

L’histoire est celle de chômeurs du Nord de la France, qui sont au bout du rouleau et qui décident de monter un groupe de chippendales pour s’en sortir. Dans cette comédie, je joue le rôle de Manu, le leader du groupe, celui qui a l’idée. Il ne peut pas faire autrement que de gagner de l’argent, sinon il va perdre la garde de son fils.

Il va motiver ses copains, moitié machos, moitié piliers de comptoir, pour en faire des bêtes de scène dans le strip-tease masculin. On imagine facilement les difficultés auquelles il va se heurter. C’est une comédie où on se marre vraiment. Le public en redemande et certain soirs c’est la folie dans la salle !!

 

 

On avait fait un premier Avignon en 2018, qui avait très bien fonctionné, et qui avait été suivi d’une tournée. On a participé à un second Avignon cette année, qui a tout autant cartonné. On repartira en tournée en 2020.

Pour terminer et pour faire le lien entre tout ce qui a été évoqué, à titre personnel, considérez-vous les planches et l’image comme un seul et même métier ? Ou sont-ils, dans votre esprit, deux domaines bien différents ?

On parlait de la manière de tourner en quotidienne. On pourrait très bien partir sur la manière de tourner pour un téléfilm unitaire, qui serait différente. On pourrait très bien parler de la manière de tourner au cinéma, qui serait encore différente. On pourrait arriver sur les planches et la manière de jouer une comédie ou alors la manière de jouer une pièce en alexandrins, ou alors la manière de jouer une comédie potache où les portes claquent, ou alors la manière de jouer un one man show, ou alors la manière de jouer dans un bistrot…. C’est déclinable presque à l’infini.

Toutes ces façons de jouer sont différentes, elles ont toutes un rythme, une respiration distinctes. Par contre, elles se rejoignent toutes sur le fait que l’on joue avec les émotions et le corps. Il y a des fondamentaux qui doivent être là, comme l’emploi de la voix, les ruptures vocales, l’aspect physique, le rapport avec l’espace.

Donc c’est le même métier mais pratiqué sous des météos variables. Si quelqu’un se balade dans la rue, il le fera de façon différente selon qu’il fait chaud, qu’il pleut, qu’il fait froid…

Ce fut un plaisir, Mathéo, d’échanger avec vous !

Retrouvez Mathéo sur sa page Instagram : https://www.instagram.com/matheocapelli/

Publié dans Théâtre, Télévision

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Les Mystères de l'Amour : Laure Guibert évoque la belle série de TMC !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laure,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On l’a encore vu récemment au Festival de la fiction TV de La Rochelle, l’accueil réservé par le public aux comédiens de la série « Les Mystères de l’Amour » est très plaisant. On imagine que cela vous ravit ?

Cela me fait très plaisir mais c’est surtout vachement touchant en fait. C’est presque intimidant à chaque fois parce qu’on se demande toujours s’il va y avoir du monde. C’est débordant d’affection et on ne s’y habitue pas. C’est à chaque fois tout aussi fort et tout aussi surprenant, dans le bon sens du terme. Ca nous embarque, on se dit que ces gens ont attendu deux à trois heures pour nous voir, ce qui me touche.

De façon plus générale, quel regard portez-vous sur cette belle aventure télévisuelle qui a démarré en 1992 ?

Un regard très tendre en fait. Comme les gens nous le disent souvent, ils nous suivent depuis tellement longtemps, ils ont vécu tellement de choses en ces 25 ans qui se sont déroulés. C’est une sacrée tranche de vie qu’eux ont vécu avec nous en filigrane. Nous aussi, du coup, quand on se retourne sur toutes ces rediffusions, tous ces tournages, tous ces souvenirs, ce n’est pas forcément que de la nostalgie, il y en a un peu mais c’est ultra touchant parce que c’est une grande partie de notre vie active et de notre vie amicale. Parce que l’on est amis.

Nous allions justement y venir, vos camarades de jeu ne sont plus forcément uniquement des collègues de travail, ce sont aussi des amis ?

C’est une grande famille, c’est un clan que Jean-Luc Azoulay a formé à l’écran et qui est devenu une famille. On est vraiment amis dans la vie.

Après toutes ces années, pour vous, peut-on encore parler de jeu ? Ou est-ce devenu presque naturel ?

Il y a quand même des scènes de comédie à tourner, on ne joue pas notre personne. C’est un personnage construit par Jean-Luc justement mais, comme ça fait longtemps qu’on le suit, c’est un personnage que l’on a presque dans notre ADN. C’est étonnant de jouer pendant 25 ans le même rôle, c’est presque un réflexe. C’est vrai qu’il y a des choses de nous, mais pas seulement. C’est aussi un personnage que l’on a construit. Ce n’est pas nous.

Avec ce réflexe que vous évoquiez, est-il aujourd’hui plus facile d’interpréter votre personnage ? Ou, au contraire, l’habitude est-elle mauvaise conseillère ?

Je ne crois pas que l’habitude soit un piège. Je sais qu’il y a quelque chose qui a vraiment évolué, c’est le trac. Au début, je l’avais énormément. Donc c’était quelque chose qui me tétanisait. Au fil des ans, forcément, il s’est amoindri voire envolé. Ce qui a complètement modifié ma façon de jouer et d’aborder la comédie, les séquences.

Mais, autrement, je ne pense pas que ça soit plus ou moins compliqué. C’est vrai que, avec le temps, une forme de lien extrêmement intime s’est créée avec ce personnage. Forcément, le jeu se fait tout naturellement.

Spontanément, certains moments vous ont-ils encore plus marquée que d’autres ces dernières années ?

Oui, le mariage. C’était un chouette moment de tournage. Il y en a eu tellement d’autres, il s’est passé tellement de choses, il y a eu tellement d’épisodes. Mais le mariage était vraiment un beau moment, il a vraiment été une bulle enchantée, une bulle féérique pour moi. C’était beau, c’était bien ficelé, c’était très romantique.

Le 29 septembre prochain, un quatrième prime sera diffusé sur TMC. Sans tout dévoiler, que pourra-t-on y voir ?

Des petites images sont déjà sorties, je peux donc en parler plus librement, il s’agit du mariage de Fanny et Christian. Je ne vais pas dévoiler plus de choses que cela, ce prime se construit autour de leur union et il va se passer plein de choses, des rebondissements, des intrigues s’y grefferont, comme toujours. Il va donc y avoir plein de surprises autour, ça va être riche. C’est très très beau en plus.

 

 

En conclusion, pour la suite, certains thèmes à défendre vous tiendraient-ils particulièrement à cœur ?

Je vois que le personnage a évolué vers plus de maturité, plus de distance, plus de lâché prise, Bénédicte devient un peu sage, elle prend beaucoup de recul, elle encaisse les choses, elle relativise. J’aime bien cette valeur humaine que Jean-Luc a développée dans mon personnage. Donc c’est vrai qu’il pourrait pousser encore un peu plus loin.

Mais il est obligé de se cantonner à des personnages qui sont quand même très construits et il ne peut pas partir n’importe où. Nous sommes nombreux, chaque rôle est très emblématique. J’aimerais, par exemple, tourner des choses un peu plus délirantes, j’aimerais que Bénédicte « pète » un peu les plombs, comme elle a déjà pu le faire. Mais j’ai l’impression que la lignée du personnage est d’aller vers plus de sagesse, alors il faudrait fouiller là-dedans. C’est vrai qu’il pourrait lui arriver des choses un peu délirantes dans ce domaine-là, pourquoi pas. J’aime bien le personnage de Laly, qui a des visions, je trouve que ce côté mystique est très intéressant à jouer.

Merci, Laure, pour toutes vos réponses !

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Demain Nous Appartient : Grégoire Champion nous en dit plus sur son interprétation de Timothée sur TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Grégoire,

Merci de répondre à quelques questions pour notre site.

On l’a encore vu récemment au Festival de la fiction TV de La Rochelle, le public présent a été très chaleureux avec l’équipe de « Demain Nous Appartient ». Ces réactions doivent vous faire très plaisir et chaud au cœur ?

C’est très étonnant, très perturbant, bien sûr ça fait très plaisir aussi. Ce n’est que de l’amour donc c’est fou. Mais on prend cela en pleine face et c’est dans ce genre de moment que l’on réalise ce que vaut et raconte ce que nous sommes en train de faire. Je venais, plus jeune, au Festival en tant que spectateur, j’allais voir les acteurs et, cette année, je me retrouve à leur place, ce qui est très perturbant. Parce que je me dis que les gens viennent pour nous et je l’ai pleinement réalisé. C’est perturbant de se mettre de l’autre côté de la barrière et de se rendre compte que les gens nous appellent et nous sollicitent. C’est une très bonne expérience pour moi, un apprentissage.

De façon plus générale, si l’on revient au programme en lui-même, comment en expliquez-vous son succès ?

Je ne sais pas. Les histoires que l’on raconte sans doute car elles accrochent les gens. Les téléspectateurs aiment bien l’horaire, 19h 20, et le format, 25 minutes. Ils se posent devant leur télé, regardent cela et se prennent d’amour pour certains acteurs, qu’ils aiment bien retrouver. Ça devient une habitude, qui raconte des choses qu’ils apprécient. Ca plait aussi parce que c’est fait d’une manière que les gens aiment. C’est une réussite au final.

Votre personnage, Timothée, a eu une belle évolution. Quel regard portez-vous à présent sur lui ?

Je dis qu’il grandit. Avec ce qui est diffusé en ce moment, on a un créneau pour pouvoir faire grandir mentalement le personnage, pour le rendre plus mature. Il reste autiste, il y a bien sur des limites à tout cela mais on a la place de le faire évoluer, notamment dans sa façon de penser.

C’est intéressant de voir son personnage évoluer, de le voir non pas devenir quelqu’un d’autre mais simplement quelqu’un de différent. Il y a un truc en plus, il se renouvelle.

 

 

Pour ce jeu très riche que vous proposez du personnage, avez-vous des sources particulières d’inspiration ?

Oui. Il y a eu des séries, des films. J’ai rencontré aussi un autiste d’Asperger. Donc, forcément, quand il est face à soi, on comprend comment ça fonctionne, ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas. D’ailleurs, c’est assez fou, il capte tout ce qui se passe. Il voit tout, c’est phénoménal, assez impressionnant.

Concernant les séries, je pense notamment à « The good doctor », « Atypical », « Redman ». Sans oublier de grands acteurs. En fait, il y a plein de choses qui inspirent et pas forcément les films avec des autistes. « Forrest Gump » me revient à l’esprit. Je terminerais par Jim Carrey car il a une façon de jouer, des mimiques, des expressions du visage qui sont très intéressantes à lier avec l’autisme. Il y a quelque chose à jouer, c’est hyper intéressant de lier les deux. Des façons de faire, de parler peuvent aussi inspirer et nous faire jouer avec.

Jouer un autiste nécessite-t-il une concentration particulière ?

Cela nécessite d’envoyer quelque chose de très fort, qui soit crédible. Donc il faut y aller à fond mais il ne faut pas trop en faire, sans non plus ne pas assez en faire. C’est un curseur, qu’il faut mettre au milieu, pour trouver ce que l’on appelle la justesse. C’est très compliqué d’être juste parce que l’on peut vite devenir faux. C’est un piège, c’est très compliqué et ça demande énormément de concentration. Une journée de tournage est un épuisement mental. On se met dans le personnage, on ne peut pas être juste naturel. Même quand ça ne tourne pas, on reste dedans et on ne lâche pas. Sinon, on se déconcentre et, clairement, c’est foutu. C’est donc très épuisant.

Le soir, j’arrive sans problème à l’inverse à sortir du rôle. Même si j’aime bien rester dedans quand j’ai de grosses semaines de tournage. Ça fait partie du métier d’acteur d’être tout le temps chargé. Ça me laisse alors dans la bonne énergie et cela rend les jours suivants plus faciles.

 

 

En parallèle, avez-vous le temps de développer d’autres projets ?

J’ai envie, au grand oui. Mais il faut trouver les bons projets, il faut être capable de bien les faire. Des choses sont en discussion, ça avance doucement mais surement. Il faut prendre le temps, laisser le temps au temps.

Pour terminer, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure DNA ?

De belles intrigues, de belles arches, de belles choses à jouer. Autant dans la comédie que dans le dramatique. D’aller toujours plus loin avec le personnage, de toujours dépasser toutes les limites possibles et imaginables.

Ce fut un plaisir, Grégoire, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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