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Koh Lanta : Julie, ancienne aventurière, nous donne de ses nouvelles et son avis sur la saison en cours de diffusion !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel échange.

Vous l’ancienne aventurière aguerrie de « Koh Lanta », la diffusion de cette nouvelle saison en ce moment sur TF1 fait-elle ressurgir des souvenirs et des émotions de vos deux participations ?

Ah oui, tout à fait. Déjà, je ne manque pas un seul épisode des nouvelles aventures. Je dois dire que ça me rappelle des bons souvenirs avec, c’est vrai, un peu de nostalgie. Parce que je me dis que j’aimerais bien être avec eux. Effectivement, je repense aux épreuves que j’avais faites et qu’ils font actuellement.

Indépendamment de la diffusion, pensez-vous encore souvent à l’aventure « Koh Lanta » ?

Oui, à vrai dire, j’y pense très souvent car, encore aujourd’hui, je croise des gens qui me reconnaissent. Forcément, ils me posent toujours des petites questions pour connaitre mon ressenti. Pour le coup, j’ai tendance à dire que « Koh Lanta » fait partie de mon quotidien. Ces échanges se font toujours avec bienveillance et sympathie.

Etes-vous encore en contact régulier avec d’anciens camarades d’aventure ?

On se croise une fois par an en fait avec les anciens candidats, toutes saisons confondues. Au jour d’aujourd’hui, je me suis plus rapprochée de certains aventuriers avec lesquels je n’avais pas fait mes deux saisons, que j’ai découverts justement pendant ces rencontres annuelles. Comme, par exemple, Kunlé, avec lequel je suis devenue très amie. C’est un grand coach sportif, c’est vrai que j’ai fait appel à ses services pour, notamment, avoir un rééquilibrage alimentaire. Parce que « Koh Lanta » perturbe un peu l’estomac. Donc j’ai de très bons contacts avec lui notamment.

 

 

En quoi vos deux saisons vous ont-elles changée ?

« Koh Lanta » m’a apporté beaucoup de choses, surtout un peu plus de confiance en moi. Ça m’a appris à affronter mes peurs aussi. C’est vrai que je redoutais notamment l’épreuve du parcours du combattant, ainsi que celle des ambassadeurs. J’ai appris, grâce à « Koh Lanta », qu’en affrontant ses peurs, on devient beaucoup plus fort. Grâce à cela, j’ai beaucoup plus de confiance aujourd’hui, c’est merveilleux.

J’ajoute aussi, en termes de changement, tout cet amour des gens que l’on croise dans la rue. C’est formidable.

Sur cette saison actuellement en cours, de quels aventuriers vous sentez-vous la plus proche ?

A ma grande surprise, mon aventurier coup de cœur cette année a été Sam. Parce que, même si tout nous oppose au niveau des caractères, on a quand même un point commun, il m’a d’ailleurs touchée avec cela, il a dit que c’était son rêve d’enfant. Il avait cette petite larme à l’œil quand il a été éliminé, ça m’a touchée. Il a réalisé son rêve d’enfant et je suis pour la réalisation des rêves. Il l’a fait avec brio, donc je ne peux que le féliciter.

Auriez-vous d’ailleurs aimé être l’un des cinq héros ?

Sportivement parlant, je ne suis pas très forte. Je ne sais pas si je leur aurais été d’une grande aide sportive, bien que j’ai quand même gagné des épreuves. Donc il ne faut pas se dévaloriser. J’avoue, c’est vrai, ça ne m’aurait pas déplu d’être avec eux. Au moins pour leur donner des petites astuces ou pour leur remonter le moral. Quand même, sur le camp, j’étais super active donc ça m’aurait bien plu d’être à leurs côtés, c’est sûr que ça aurait été un honneur. Mais bon, je pense que les cinq héros sont très bien là, je suis très contente pour eux.

A l’inverse, sur votre première participation, comment auriez-vous réagi en voyant débarquer cinq aventuriers déjà expérimentés ?

C’est une bonne question… Cette année, en fait, ils ont eu quand même le temps de découvrir l’île, le jeu et l’aventure tous seuls. Puisque, finalement, les héros les ont rejoints après. Donc je pense que si j’avais été à la place des nouveaux et que j’avais découvert cinq anciens aventuriers, j’aurais été super contente, c’est sûr, mais, à la fois, j’aurais eu le temps de faire mon expérience. Donc ça m’aurait bien plu, j’aurais eu et le temps d’être une nouvelle aventurière et celui de profiter de la venue d’anciens aventuriers pour m’enrichir de toutes leurs connaissances de survivants. Ça aurait été extraordinaire. Ça aurait été très enrichissant, ça m’aurait beaucoup plu.

 

 

Quels moments, depuis le début de l’aventure, vous ont semblés les plus forts, les plus marquants ?

L’épisode, j’avoue, qui m’a beaucoup marquée est quand même celui de vendredi dernier. L’élimination de Teheiura et Charlotte avec leurs colliers m’a beaucoup marquée. C’était une grande surprise pour tout le monde. C’est quand même un point fort de cette aventure-là, c’est terrible de se faire éliminer en la possession d’un collier. Ça m’a forcément fait penser à ce que j’avais vécu. A l’époque, j’avais trouvé un collier et je me souviens l’avoir donné pour en faire profiter les autres.

Ça m’a vraiment marquée, comme quoi, il faut vraiment s’attendre à tout dans « Koh Lanta », il y a toujours plein de surprises et de rebondissements.

Un mot aussi sur l’attitude de Joseph qui, à la fin du premier épisode, tente d’éteindre le feu qu’il avait mis plusieurs jours à faire ?

Je crois que c’était du jamais vu non plus, un aventurier qui réussit à faire du feu et qui, par colère, l’éteint et s’en va. Chaque être humain est différent et a son caractère mais, pour ma part, c’est vrai que je n’aurais jamais fait cela. Je ne peux cependant pas juger, on n’est pas à sa place à ce moment-là mais c’est du jamais vu. Lui aussi aura marqué « Koh Lanta ».

Comprenez-vous les différents points de vue qui peuvent être opposés, notamment celui d’un Ahmad très stratège et ceux d’un Sam ou d’un Teheiura, aventuriers dans l’âme ?

C’est délicat. « Koh Lanta » est un mélange de tout cela, c’est de la stratégie, du sport et de l’aventure de survie. Je pense que chacun fait comme il peut, avec les moyens qu’il a. D’ailleurs, il ne faut pas l’oublier, on s’en sort comme on peut, c’est vraiment difficile comme aventure. Pour avoir vécu les ambassadeurs, c’est très dur. Franchement, je me suis mise à la place d’Ahmad et ce n’est pas facile. Etre ambassadeur a été ma bête noire. La veille au soir, j’en ai pleuré toute la nuit parce que je ne suis pas du tout stratège. J’avoue que c’est une place très difficile donc, pareil, je ne lui jetterai pas la pierre. J’ai eu la chance finalement d’avoir tiré la boule blanche mais j’avoue que c’est une position difficile.

J’ai entendu dire que l’on avait été méchant avec lui sur les réseaux sociaux. Je ne les suis pas trop, j’ai même tendance à dire que je me protège un peu des commentaires des gens. J’aurais tendance quand même à le soutenir car c’est dur d’être ambassadeur.

Il ne reste plus que huit aventuriers dans le jeu. Qui sont vos favoris ?

J’aime Naoil, je trouve que c’est une aventurière très forte physiquement et même mentalement. Je trouve qu’elle est droite, elle dit ce qu’elle pense et elle est juste. Elle fera partie de mes favoris pour la suite de cette aventure. Dans les anciens, j’aime beaucoup Jessica aussi. C’est une grande sportive, qui s’entraîne très fort tous les jours. J’avoue que je défends beaucoup les femmes.

En tout cas, ils méritent tous de gagner. S’ils sont tous arrivés là, c’est qu’ils ont tous leur chance.

 

 

Pour finir, quels sont vos projets personnels pour la suite ?

Je suis en plein changement de vie, je suis un peu dans l’inconnue. J’ai divorcé, je cherche un nouveau travail actuellement. J’ai confiance en la vie, je suis toujours dans la positive attitude, je me dis que la vie me réserve de belles choses et de belles surprises. J’espère avoir aussi la chance, pourquoi pas, de faire d’autres belles émissions. Pourquoi pas un troisième « Koh Lanta », je ne sais pas, on verra bien ce que l’avenir me réserve. Disons que ma priorité est vraiment de trouver un travail. Après, pourquoi pas l’amour…et la cerise sur le gâteau serait de faire une autre émission télévisée artistique. Je laisse la porte ouverte aux belles opportunités.

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Teheiura évoque sa nouvelle élimination, cette fois-ci avec Charlotte, lors des destins liés !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Teheiura,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vendredi soir a été diffusée votre élimination dans cette saison de « Koh Lanta », à l’issu des destins liés où vous étiez en binôme avec Charlotte. Comment s’est passé le visionnage de ces images ? Ce n’était pas trop difficile de revivre ces émotions ?

Non, pas difficile mais on va dire que c’est comme si j’y étais encore, à ce conseil là. Je le vivais intensément. Je crois que c’est Charlotte qui expliquait cela dans son live avec Denis, elle a dit, vendredi, en s’adressant à elle-même « mais vas-y, sors, sors, sors ton collier ». Je n’étais pas loin, dans le même esprit. J’étais un peu comme ça aussi, à me demander quoi faire, sortir ou pas mon collier, mais en tant que spectateur.

Avec le recul, quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé, notamment le fait que ni Charlotte ni vous n’ayez sorti un collier d’immunité ?

Sincèrement, sur le moment, il y a beaucoup de déception. J’en voulais aussi un peu Charlotte, sur le fait de ne pas m’avoir écouté, moi qui voulais absolument jouer le collier. En même temps, c’est vrai aussi que j’aurais pu jouer le mien et, malheureusement, je ne l’ai pas fait.

Au moment de rejoindre le conseil, on le voit sur les images, même si votre alliance semble en surnombre, vous avez quand même un doute et vous suggérez à plusieurs reprises à Charlotte d’utiliser le collier trouvé. Pourquoi ne pas avoir, dans ce cas, utilisé le vôtre ?

Dans un premier temps, quand Denis demande qui a un collier et veut le jouer, là je m’attendais quand même à ce qu’elle le joue. Car, même si Régis parlait de voter Eric, il fallait le jouer. J’étais prêt à la bousculer pour qu’elle sorte son collier. Quand j’ai constaté qu’elle ne le jouait pas, j’ai eu un blocage, vraiment. Je n’ai pas plus d’explication que cela, j’étais tellement focalisé sur ce collier de binôme que j’avais oublié que je pouvais nous sauver à ce moment-là.

Au fur et à mesure du dépouillement, quelles sensations et quels sentiments avez-vous connus ?

Dès le premier vote contre Charlotte, j’avais tout de suite compris. Même si j’espérais, avant de venir, que le fait que Régis dise à Charlotte qu’il allait, comme nous, voter Eric nous donne la majorité. Du coup, forcément, je m’attendais à cette majorité mais, finalement, ça n’a pas été le cas. J’étais déjà sûr que c’était fini quand j’ai vu le premier prénom de Charlotte….

Lors de l’annonce par Denis d’un deuxième vote, vous saviez donc déjà que vos minutes dans l’aventure étaient comptées ?

Ah oui, c’était fait d’avance. On était quatre seuls à avoir votés contre Eric au premier tour, je ne vois pas pourquoi on serait six au deuxième tour. Donc c’était compliqué.

La différence de voix est notamment liée au choix de Régis, vous l’avez dit. Comprenez-vous sa décision ?

Je ne suis pas étonné parce que c’est un jaune qui veut éliminer une rouge comme Charlotte et, par la même occasion, moi, un élément fort sur les épreuves et, on va même dire, aimé par le jury final. Donc ça faisait partie de sa stratégie de faire miroiter Charlotte sur un autre vote. Finalement, il a fait basculer le vote.

Cette élimination devait être d’autant plus frustrante que, sur l’épreuve précédente de confort, comme le dit Denis à deux reprises, votre binôme a fait une véritable démonstration ?

On était un super binôme, avec Charlotte, vraiment complémentaire dans les épreuves. Avec son côté calme qui m’a beaucoup aidé dans l’épreuve de confort et même sur l’immunité. On a juste manqué d’un passage de la corde, ce qui nous a fait louper le totem qui nous protégeait.

Ce confort était, en tout cas, l’un des supers conforts que l’on peut espérer dans une telle aventure. Avec la difficulté que l’on connait sur le campement, une petite parenthèse douillée fait du bien. Le matelas est un luxe à « Koh Lanta ». Sans oublier le frigo garni, que j’ai pu cuisiner. En dehors de mon métier, j’adore cuisiner. Donc, là, cuisiner sur une ile perdue, dans une aventure telle que « Koh Lanta,  est inespéré. C’était un grand grand moment de régal.

A la fin, on vous voit donner votre collier à Claude. Est-ce là le choix du cœur ?

Oui, de cœur et de stratégie en même temps. Je souhaite vraiment qu’il aille le plus loin possible. Je me souviens bien encore, quand on était chez les rouges, que l’on était mal barrés. Du coup, on s’est soutenus tant bien que mal pour aller le plus loin possible. Là, j’ai la possibilité de l’aider, de lui donner un petit coup de pousse, notamment pour rester au moins trois jours de plus. C’est aussi, oui, un cadeau de cœur.

Le challenge du nombre de victoires individuelles était un plus pour nous deux. On ne s’y attendait même pas, je ne savais pas s’il serait ou non dans cette saison. Même au début, on n’y pensait pas, c’est Denis qui nous l’a rappelé. Forcément, il nous a lancés dans ce challenge. Oui, il est à une victoire de me rattraper et, là, il a plus de chances que moi. Pour me rattraper et peut-être me dépasser car il reste quand même quatre à cinq épreuves.

Il ne reste plus que huit aventuriers en course. Quel est votre pronostic ?

Forcément, je souhaiterais que Claude soit finaliste, sinon je ne lui aurais pas légué mon collier. S’il y a un trio de héros sur les poteaux, forcément ce serait le top pour nous. Mais, attention, il y a quand même pas mal de bonnes personnes, de bons aventuriers, qui restent parmi les nouveaux. Comme Naoil par exemple, qui a beaucoup de potentiel.

Merci, Teheiura, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Charlotte revient sur son élimination lors des destins liés!

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Charlotte,

Merci de répondre à quelques questions pour notre site !

On l’a vu vendredi soir, vous avez été éliminée lors des destins liés, de cette nouvelle saison de « Koh Lanta », actuellement en diffusion. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de ces images ?

Ça ravive vraiment toutes les émotions que l’on ressent à ce moment-là. C’est tellement un épisode où il se passe énormément de choses, c’est un ascenseur émotionnel. Jusqu’à la fin, j’étais là à me dire « mais je vais le sortir ce collier, je vais le sortir ». Je connais la finalité bien évidemment mais il y avait tellement de suspense, ça a été hyper bien fait, que je me suis demandée comment, à ce moment-là, j’ai pu ne pas le sortir.

A froid, quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé ? Notamment le fait de ne pas avoir sorti votre collier d’immunité.

C’est dommage parce que l’on aurait vraiment pu faire quelque chose de plus incroyable niveau stratégie. On est passé à côté de quelque chose.

On le voit tout au long de l’épisode, vous aviez quand même des petits doutes sur l’issue du conseil. Teheiura aussi vous avait sensibilisée sur ce point. Pourquoi avez-vous finalement choisi de prendre ce risque ?

Parce que, dans tous mes calculs que j’avais pu faire en prenant en compte certaines trahisons, je n’avais jamais envisagé celle de Moussa envers Teheiura. Encore la veille, Moussa me rassurait en disant qu’il ne pourrait jamais toucher à Teheiura. Donc j’étais sûre de moi, oui ça allait être serré mais on passait à ce moment-là. J’étais sûre de moi, vraiment.

Au moment de l’annonce par Denis d’un deuxième vote, saviez-vous déjà que la fin était proche pour vous ?

Bien sûr ! Au moment où les gens vont voter, je sais déjà que c’est terminé. Parce qu’il n’y a plus le vote noir de Teheiura et parce qu’Eric n’a plus son vote suite à sa dernière place.

Quelle a été votre réaction à l’annonce par Teheiura qu’il possédait, lui aussi, un collier ? Si vous l’aviez su, auriez-vous agi autrement ?

Si je l’avais su, évidemment que ça aurait tout changé. On aurait joué différemment et on se serait assurés ce conseil et le prochain conseil. Comme moi j’avais voulu le faire avec mon collier, en lui disant « on passe et ce collier là, au prochain conseil, je te le donne parce que les filles jaunes veulent voter pour moi, car tu es en danger en gagnant tous les conforts ». On aurait fait un retournement de situation en cassant justement ce noyau des jaunes. Donc, oui, ça aurait tout changé et, à la fois, à ce moment-là aussi, je déculpabilise et je me dis « bon, ce n’est pas que de ma faute ».

Ce départ est d’autant plus dommageable que, quelques temps avant, sur l’épreuve d’immunité, votre binôme réalisait une très belle prestation.

Oui, on était vraiment à rien de gagner cette immunité. On avait prouvé, sur l’épreuve de confort, que l’on pouvait être un super binôme et faire de belles prouesses. Franchement, c’est fâcheux quand on sait que l’on perd à 20 secondes.

Justement, sur cette épreuve de confort, Denis le dit très justement à 2 reprises, vous faites une véritable démonstration. Comment se sont passées ces quelques heures isolées, dans une maison, en guise de récompense ?

C’est vraiment un aparté dans l’aventure, en fait on déconnecte du jeu, là on apprécie le moment, on apprend à se connaitre, on discute, on rigole. Même si on pense toujours un peu au jeu et à la stratégie parce que l’on a cet indice sur le collier donc on met un peu le nez dedans. Mais on déconnecte, on apprécie vraiment là où l’on est, on se dit que l’on est aux Fidji, sur une plage, dans une maison de pêcheurs, … enfin c’est incroyable.

 

Crédit photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Alors, il y en a beaucoup mais mon plus beau souvenir est vraiment quand je découvre ma lettre, de mes proches, avec tout le soutien qu’ils m’envoient. A ce moment-là de l’aventure, c’était vraiment important, on était à plus de deux semaines, à peu près à 16 ou 17 jours je ne sais plus, et ça fait vraiment du bien d’avoir des nouvelles de sa famille à ce moment-là.

Le fait d’avoir côtoyé des héros était-il, à vos yeux, un plus ? Ou, à l’inverse, cela a-t-il quelque peu orienté votre quotidien, quitte à perdre un peu la saveur de l’innocence ?

C’est totalement ça. On a non seulement perdu l’innocence de la découverte mais, aussi, on est face à des héros qui ont déjà vécu des aventures ensemble, qui sont amis dans la vie, donc qui se connaissent très bien. Nous, nous sommes là avec des gens que l’on ne connait pas, à qui on doit faire confiance, dont on doit se méfier en même temps. Alors que, eux, au final, avaient quand même ce noyau très dur et c’est d’ailleurs pour cela que l’on avait voulu casser ça dès le début chez les rouges en éliminant Teheiura.

Sur place, qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous ?

Sur place, vraiment, c’était pour moi les nuits sous la pluie. C’est long, c’est dur, il fait très froid, c’est horrible, vraiment, notre corps souffre réellement à ce moment-là.

A l’inverse, certaines choses ont-elles finalement été moins compliquées que ce que vous auriez pu penser ?

Je pensais vraiment ressentir la faim. Dans mon quotidien, quand j’ai faim, je vais avoir un peu la tête qui tourne, je ne suis pas bien. Et, en fait, pas du tout, là-bas je me sentais vraiment bien. Je pense que j’étais tellement conditionnée à cette aventure, à ressentir cette douleur de faim que, en fait, non. Bon, à trois semaines d’aventure, un peu plus forcément mais c’était plus les gouts, la gourmandise, le chocolat, les choses comme cela, pas la faim en elle-même.

Ces semaines d’aventures aux Fidji vous ont-elles quelque peu changée ?

Oui, forcément, une aventure comme cela laisse des marques, des traces. Oui, ça m’a changé, j’essaie vraiment plus d’apprécier les moments, de consommer mieux, de dépenser moins pour des futilités, de me poser vraiment la question du besoin réel. Quand on est là-bas, on arrive à vivre avec tellement rien qu’on se dit que, dans notre quotidien, on a trop, beaucoup trop. Donc, voilà, plein de petites choses comme ça au quotidien qui nous font réfléchir.

On le voit à la fin de l’épisode, vous décidez de garder pour vous le collier non joué. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Tout simplement, tout le monde m’a trahie donc je n’allais pas le donner à des personnes qui m’ont trahie, c’était trop facile.

En conclusion, quel est votre pronostic pour la suite de l’aventure ?

Du coup, je suis un peu déçue, je vois le jeu trop facile, d’ailleurs c’est pour cela aussi que je donne mon vote noir à Jessica, en lui disant d’essayer de s’en sortir car son groupe est en minorité. On voit un noyau dur des jaunes en majorité et on se dit qu’en fait, la suite est toute tracée. Voilà, c’est ce que je pense vraiment à ce moment-là.

Ce fut un plaisir, Charlotte, d’échanger avec vous !

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Stana Roumillac évoque la mini série tournée en confinement, Nous Sommes En Guerre !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Stana,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

En cette période si spéciale du confinement, on peut actuellement vous retrouver dans une mini-série diffusée sur la chaine YouTube de "Fricero Films", « Nous Sommes En Guerre ». Très simplement, comment la présenteriez-vous ?

C'est une mini-série d'environ 4 minutes par épisode, qui est écrite, tournée et produite à 100% en confinement chaque semaine. Un défi artistique et technique chaque semaine pour donner vie à cette histoire ! Ça parle de ce que l’on vit actuellement, du confinement lié au Covid-19, l'histoire est ancrée dans la réalité. On part d'une jeune femme "Stella" qui ne croit pas au coronavirus, qui pense que c’est un complot, jusqu’à un bouleversement, qui va amener ce personnage à changer sa vision de la vie.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage "Stella" ? Comment le décrire ?

C’est quelqu’un qui, au départ, a une vision hermétique, elle est submergée sur les réseaux sociaux par la diversité des informations et par la désinformation. Elle a une vision très fermée du monde dans lequel elle vit. Il va lui arriver quelque chose dans la vie, qui va la pousser à une radicale conversion du cœur, une vision plus lumineuse, avec beaucoup d’espoir en l’humanité.

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

C’est une mini-série qui a pris naissance pendant le confinement avec le réalisateur Emmanuel Fricero et son ami le scénariste Loïc Landrau. Il n’y a pas eu d’idée avant, on est parti de quelque chose que l’on vit en ce moment pour créer. A deux vraiment sur place, confinés, avec le metteur en scène, qui fait quasiment 90% du travail technique, on est partis vraiment du cœur de ce que l’on vivait, d’un personnage qui peut exister. Il y a des "Stella" partout, d'ailleurs, le groupe Facebook qu’elle ouvre au premier épisode existe vraiment.

Le confinement impose une organisation technique et artistique particulière. Aussi, comment avez-vous procédé ? Des adaptations ont été, on l’imagine, nécessaires ?

On n’a pas d’équipe, donc pas de chef opérateur, pas de preneur de son etc etc ... on est tous seuls, il faut faire avec ce que l’on a. On est force de proposition chacun et on fait, avec notre savoir-faire. En même temps, on n’a pas de contraire horaires ou de planning de tournage à respecter par exemple, on s’adapte.

Comme Tarantino le dit « just do it », même si on se disait que ce serait compliqué au début, le fait de mettre un pied après l’autre, de sauter dedans, nous a aidés à créer. Les supers retours que l’on a résonnent en nous, nous motivent.

Selon vous, selon aussi les premiers retours que vous avez pu avoir, qu’est-ce qui plait aux internautes dans ce programme ?

Quand on lit les commentaires, ou les messages directs, Il y en a qui aiment le sujet, d'autres la qualité de l’image, la musique, la mise en scène ou l'interprétation. Chacun a une sensibilité et la décrit. On ressent en tout cas un véritable enthousiasme pour chaque épisode, toutes les semaines, de la part des spectateurs. Un grand merci à eux !

 

 

Trois épisodes sont déjà en ligne. Quelle suite est prévue ?

Un épisode sort chaque semaine, le samedi matin à 11h sur YouTube. Normalement, il y en aura six. Je touche du bois.

Une fois le confinement terminé, avez-vous l’envie d’adapter le contenu et/ou la forme de la mini-série pour prolonger l’aventure ?

Le principe de "Nous Sommes En Guerre" est d’être ancrée dans la réalité, dans ce que l’on vit. Pour l’instant, la fin de la mini-série n’est pas encore écrite, justement parce qu'on attend de voir l’évolution et le dénouement du confinement, pour s’adapter. On va suivre le personnage jusqu’au déconfinement. J'espère que la série aura elle aussi une belle histoire...

En parallèle, comment vivez-vous, en tant qu’artiste, cette période particulière du confinement ?

Je trouve que c’est plutôt le moment de se plonger à l’intérieur de soi, de se reconnecter. Je l’ai pris comme cela, comme le moment de se retrouver vraiment pour se dire ce que l’on veut dans la vie sur cette terre, parmi les autres. J’espère profondément qu’il y aura des changements, j’espère qu’il y aura une prise de conscience de la préciosité de la Vie et de son interaction directe avec son environnement. Comme le personnage de Stella, si chacun change, il peut y avoir un changement mondial. 

Quels sont ou seraient vos projets et envies artistiques à venir ?

J'aimerais vraiment pouvoir retrouver mes partenaires très rapidement sur le tournage de "Un Si Grand Soleil" sur France 2, j'ai aussi quelques projets de films dont certains avec le réalisateur Emmanuel Fricero. Mais je pense que tout le monde est encore un peu en attente, pour l’instant il n’y a pas de date précise. Je pense qu'on en saura un peu plus dans les prochaines semaines.

En conclusion, pour boucler la boucle, si ce n’est pas déjà fait, comment définitivement inciter les lecteurs à suivre la mini-série ?

Je reprendrais le message de la mini-série : Si nous changeons, le monde change.

Merci, Stana, pour cet échange très agréable !

 

Les premiers épisodes sont visibles sur les liens ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=4iLTrDxZUtQ

https://www.youtube.com/watch?v=hAdTYvMQYWk

https://www.youtube.com/watch?v=4bIMpA1S2G4

Vous pouvez retrouver aussi Stana sur son Instagram :

https://www.instagram.com/stanaroumillac/

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Tandem sur France 3, Baby Clash sur Youtube : Baya Rehaz évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Fabien Malot

 

Bonjour Baya,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis peu, votre série « Baby clash » est disponible sur Youtube, en 5 épisodes, série que vous avez développée en autoproduction, on y reviendra d’ailleurs plus tard. Très simplement, elle met en avant un jeune couple, qui se connait à peine et qui n’est pas forcément préparé à l’arrivée d’un bébé. Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce programme ? Quelles thématiques y sont abordées ?

C’est un programme court, une minisérie de 5 épisodes, chacun durant de 3 à 4 minutes. En fait, c’est une succession de polaroids exhaustifs de la vie d’un couple, de sa rencontre à sa séparation. Lorsque Thomas, célibataire endurci rentre avec Mina après une soirée entre copains, ils ne se doutent pas qu’ils seront liés à jamais. Se laissant entraîner dans le tourbillon de l’amour, Mina va vite s’installer dans la chambre que Thomas occupe en colocation. Après quelques semaines de relation seulement, elle tombe enceinte. Une grossesse et une naissance qui mènent à une crise dans la vie ce jeune couple dont le fonctionnement va être bouleversé. Le nom de cette crise est le Baby Clash. D’où le titre. 

Ces deux jeunes gens du même âge finissent la nuit ensemble mais on comprend, dès la séquence 2 du premier épisode, que, très vite, ils tombent amoureux. Ça va plutôt bien entre eux et elle va venir s’installer dans cette colocation, sans qu’ils ne le choisissent vraiment, un peu comme ça, dans la foulée des choses. Très très vite, elle va tomber enceinte, ils accueillent cette nouvelle avec énormément de plaisir, ils sont comme deux enfants qui ont reçu leurs cadeaux de Noel, sans comprendre les bouleversements que ça va amener. Ces derniers vont être énormes à plusieurs niveaux : parce que, elle, très féminine, très jeune fille de son temps, va se retrouver encombrée très rapidement par cette grossesse. Qui va carrément jouer sur sa féminité et sa libido et, petit à petit, elle va l’acculer lui, de plein de réflexions, de remarques, pour qu’il prenne un peu les choses en main et se responsabilise, si on peut dire. Mais il n’avait pas du tout prévu tout cela, c’est un peu trop gros pour lui. 

Je les ai placés dans un unique décor, cette chambre de colocation, cette garçonnière, qui va donc devenir une chambre d’amoureux, un petit nid, qui va ensuite devenir un mini studio pour toute la famille. Donc l’espace va être de plus en plus encombré, comme leurs émotions et comme le couple va l’être aussi. C’est-à-dire qu’ils vont de plus en plus étouffer au sein de cet espace, jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus et que lui n’en puisse plus de la pression qu’elle exerce sur lui. Elle va donc décider de partir avec son enfant, faisant ce choix car ce dernier ne peut plus vivre dans cette atmosphère de tension. Ce n’est pas qu’ils ne s’aiment plus, c’est qu’ils ne se sont pas compris, ça a été trop vite, les responsabilités ont été trop lourdes et trop fortes pour eux, ils n’étaient pas du tout prêts, ce bébé n’était pas un projet mûri et réfléchi et c’est pour ça entre autres que son arrivée déclenche une crise. Mais ils prennent la meilleure décision de parents, pour le bien de cet enfant, en se séparant pour lui offrir un environnement apaisant. Je trouve que c’est une belle fin…contrairement à la manière dont certaines personnes la reçoivent. Une séparation est un échec je l’entends, mais dans le cas de Thomas et Mina, elle est indispensable pour tous. Et puis, je ne suis pas forcément fan des happy end. Parce que la vie, c’est pas ça. 

Ces 5 épisodes montrent autant d’évolutions et de changements dans leur vie de couple et, surtout, dans leurs relations. En termes de registre, on peut parler, sans dévoiler de grand secret, d’une « dramédie » ?

Oui, c’est carrément une « dramédie ». Je sais qu’il y a des gens qui n’aiment pas beaucoup ce terme mais je l’utilise souvent. Tout mon travail est un mélange de comédie et de drame. La situation est déjà triste, on sait vers quoi on tend mais, à l’intérieur, on met de la vie, on met des punchlines, on met de la comédie pour que ce soit un peu plus facile à regarder pour le spectateur. J’aime bien faire rire les gens à un certain point puis qu’ils soient cueillis en se disant que, certes c’est drôle, mais que ce n’est pas si drôle que ça, que c’est triste. Il y a quelqu’un qui fait ça très bien, dont j’adore le travail et qui m’inspire énormément, je trouve son travail parfait, c’est Ricky Gervais. Il a un humour comme cela. En ce moment, je regarde la saison 2 de « After Life », qui est magnifique, on rit, on rit mais, en même temps, on est gêné, on est mal à l’aise et on pleure en même temps que l’on rit. On a le sourire en même temps que les larmes. J’adore ça, c’est la vie. 

Donc, oui, c’est véritablement une « dramédie », c’est de la comédie mais il y a, je l’espère, de forts moments d’émotion. 

 

 

Le décor, unique (la chambre en colocation de Thomas) évolue, lui aussi, dans son contenu notamment, en fonction de ce qui se passe dans le couple et dans cette nouvelle vie à 3. Peut-on parler d’un personnage à part entière ?

Complètement, on peut dire que c’est un personnage. J’avais cette idée en tête d’écrire un huis clos parce que je savais que j’allais tourner probablement sans production, donc sans aide financière. Il fallait que je ne me disperse pas dans la logistique de tournage. Donc c’était quand même une condition que j’avais à l’écriture déjà.

Ensuite, je me suis dit qu’il serait intéressant d’avoir un lieu qui ne soit pas qu’un prétexte, mais qui soit carrément un personnage. J’adore encrer mes personnages dans des décors forts parce que je trouve que ces derniers, souvent, supposent des comportements et des attitudes que l’on n’aurait pas ailleurs. Là, c’est le confinement et l’espace réduit de plus en plus encombré qui créent cette tension et qui la révèlent. J’aimais bien dire que cette garçonnière, qui devient ce nid d’amoureux,  qui devient ce studio, n’était, au départ, justement, qu’une chambre de coloc occupée par un jeune, un espace de transition dans la vie d’un jeune adulte et donc pas prévue pour l’utilisation qu’ils en font ensuite, à savoir y accueillir un enfant. Forcément, l’histoire courrait à l’échec parce que l’espace n’était pas voué à cela. 

Un deuxième travail a été fait sur ce décor, en travaillant sur la lumière et ensuite l’étalonnage. Si on regarde les 5 épisodes à la suite, au départ, c’est assez chaleureux, ça le devient ensuite de plus en plus et, au niveau de l’épisode 3, il commence à y avoir un twist, où les couleurs deviennent plus grises, plus sombres, moins contrastées. Il y a alors une espèce de gris, de terne car ça répond aussi aux émotions internes et à ce que le couple traverse. Plus ce dernier était épanoui, plus c’était chaud, chaleureux, avec des plantes vertes et des petites lumières partout. Plus le couple est triste, plus ça devient chargé, gris, avec des plantes fanées. J'ai donc acheté des plantes un mois avant et je les ai laissées faner et ensuite j’ai acheté les mêmes plantes fraîches….et du coup Quentin Guiot avec qui je travaillais, savait quand mettre les plantes fraîches et vertes et quand les remplacer par des plantes fanées. On n'a évidemment pas tourné dans l’ordre des séquences donc je peux vous dire que le décor était un vrai casse tête. Mais il était indispensable, ce travail sur le décor. De manière inconsciente, le spectateur ne le voit pas mais je sais que l’on a fait ce travail. Si vous regardez la fin quand elle parle et qu’on l’a voit dans le miroir et qu’elle dit «  j’étouffe », autour d’elle dans le cadre du miroir, l’espace est très chargé. Lui, il a même du liniment et un biberon sur son espace de travail, son bureau, son espace à lui est aussi encombré.

Tourner un huis clos d’un couple avec l’enfant était plus simple chez moi. Au-delà du budget serré, j’avais surtout tout à la maison. Je suis moi-même maman de deux enfants, du coup j’avais le lit, la poussette, la chaise longue, la chaise haute. Je pouvais ainsi avoir tous les éléments de décor à l’intérieur, comme au théâtre. 

Pour en revenir à la genèse du programme, quelles motivations vous ont poussée à développer ce programme ? Votre propre expérience, qui s’est passée bien plus positivement, grâce notamment au soutien de votre conjoint, en est-elle la source principale d’inspiration ?

Il faut savoir qu’une grossesse et un accouchement sont, dans la vie d’une femme, comme un passage d’un 36 tonnes. Émotionnellement et physiquement, ça bouleverse beaucoup de choses. On s’en rend compte surtout après. Quand ma fille a eu 5 mois  et que j’ai développé ce projet, j’avais effectivement une sorte de recul sur tout ce que je venais de traverser. Je m’étais dit « heureusement que l’on était solide, que l’on était préparé, que c’était un projet et que l’on était fort » parce que, en fait, ça aurait pu nous balayer. Il y a tellement de fatigue et de frustration parce que, en tant que femme, le corps change et qu’on ne le retrouve pas tout de suite. Dans un premier temps, il est voué à nourrir son enfant, en tout cas me concernant, j’avais fait le choix de l’allaitement et j’avais adoré. Mais du coup, c’est un corps outil, nourricier, on est mère avant d’être femme, c’est tellement compliqué que l’on a forcément des frustrations qui sont cachées ici et là et que l’on balance à l’autre, notre miroir, notre seul retour.

 

 

Donc j’avais envie, très vite, de parler de cela. La maternité est un sujet qui me plait depuis longtemps. Sur « Paris, un jour de… », à l’époque, je n’avais pas d’enfant, j’en voulais un très très fort et j’avais déjà parlé de ce désir chez la femme qui commence à avoir 30 ans (même si je sais que certaines femmes n’en ont pas le désir ou l’ont mais plus tard). Là, je suis tombée enceinte, j’ai eu cet enfant et j’avais envie de montrer ce que c’était, dans un couple, que d’avoir un premier enfant. Ce que ça amène, aussi ce qu’est une grossesse pour une femme, comment les hormones se bousculent à l’intérieur, comment on doit penser à tout, comment, en devenant maman, on a peur pour notre sécurité et celle de l’enfant. L’enfant et la maman sont en fusion, on sait que le père est le tiers séparateur. D’ailleurs, dans la série, Mina épuisée par des nuits blanches fait remarquer à Thomas que, lui, les pleurs la nuit visiblement ne le dérangent pas, sous entendu qu’il dort paisiblement pendant qu’elle s’en occupe. Sous entendu, j’aurai bien aimé que tu prennes le relais de temps en temps...Mais elle n’arrive plus à communiquer calmement parce qu’elle est épuisée et dépassée. Lui se sent floué parce qu'il dit qu’il veut mais qu’elle l’en empêche…Et là, on est au cœur d’une vraie problématique qui est souvent vraie dans un couple qui vient d’accueillir un enfant, la maman est tellement en fusion avec son bébé que la relation est très animale, ça la fatigue mais elle ne peut pas faire autrement que d’être collée à son enfant, c’est un animal instinctif. Quand le père veut prendre sa place, il ne peut pas toujours, empêché par une maman louve…qui ne se rend même pas compte qu’elle est louve et lui reproche dans le même temps de pas être assez présent…c’est le poisson qui se mord la queue.  Et puis, je voulais parler de notre société, de la précarité, du prix exorbitant des loyers qui ruinent des familles parce que c’est trop difficile. J’aime encrer mon travail dans la réalité. je veux que ce soit générationnel, cru, sans concession. La réalité telle que je la vois, je la ressens.  Je veux que ça raisonne. Sinon, j’ai raté. 

Du coup, je voulais parler de tout cela, c’étaient ma propre grossesse et ma propre expérience qui m’ont donné l’envie. J’ai voulu parler de ces difficultés et, pour le faire en si peu de temps, il fallait que je prenne les conditions d’un couple qui soit propice à cela. C’est-à-dire un couple jeune, pas préparé, qui se connait à peine et dont l’espace de vie est précaire. 

« Baby clash » a été développée en autoproduction. Quelles ont été vos principales clés et astuces pour réussir ce « self made » ?

J’ai l’habitude de l’autoproduction donc je sais qu’il y a des postes clés sur lesquels je ne peux pas transgresser. Il y a le son, j’ai besoin d’un bon matériel, j’y ai mis les moyens, aussi l’image et l’éclairage. Ensuite, en post production, ce sont le montage, l’étalonnage et le mixage son. En gros, je savais qu’il fallait une à trois personnes à l’image. Je n’avais pas de script. J’en ai jamais , je derushe absolument tout. Dans une prise considérée ratée, il peut y avoir de très belles fulgurances et je m’en sers. Un regard, un mouvement, un bégaiement…ça m’intéresse. Les gens qui se sont engagés avec moi sont soit des gens qui ont déjà travaillé avec moi (Ben Rufi, le chef opérateur, était aussi à l’image de la saison 2 de "Paris, un jour de…", Karen Haddad au maquillage, Salomé Brussieux aux costumes, Quentin Guiot à la déco)…soit des gens qui sont venus sur lecture du projet et après avoir visionné mon travail pour ceux qui ne le connaissaient pas déjà. Toute l’équipe de post production me connaissait et connaissait bien mon travail parce que ce sont les mêmes avec qui je travaille depuis le début. Le compositeur musical Christophe Menassier aussi … tous se sont engagés et ont investi leur temps et leurs compétences au sein de ce projet. Je tiens à les remercier parce que, franchement, sans eux je n'aurai pas pu faire exister ce beau projet.  

On a tourné sur deux jours et demi. Donc c’était très restreint, je peux vous dire qu’il fallait une équipe de dingue, tous dirigés vers un même but et ça a été le cas. Équipe incroyable qui a tellement travaillé. 

Les spectateurs attendent un produit fini, quels que soient les moyens, il fallait donc être exigeant à l’image, je n’ai pas lâché les acteurs sur leur jeu, aussi exigeant à l’écriture en amont et à la post production en aval, notamment lors du mixage son et du montage. 

Dans le contexte d’un huis clos, le spectateur peut très vite s’ennuyer, mon travail a donc été de donner beaucoup de respirations, en multipliant les axes et en faisant exister vraiment toute la pièce. Et j’adore la caméra épaule...j’adore? ça suit les mouvements, on est au plus près des corps, je trouve ça tellement organique. 

Nous le disions au début de cet entretien, 5 épisodes sont en ligne. Aimeriez-vous pouvoir leur donner une suite ?

Je ne pense pas. Je suis déjà en train d’écrire autre chose. Cette série est une petite histoire, avec un début, un milieu et une fin de l’histoire du couple. Donc il n’y aura sans doute pas de suite, même si j’ai déjà reçu beaucoup de commentaires en ce sens. 

En parallèle, on peut vous retrouver actuellement sur France 3, dans la nouvelle saison de « Tandem ». On imagine votre joie de continuer à participer à ce chouette programme ?

Oui, oui, je suis contente. Je suis rentrée en saison 3. Le but de mon personnage était d’amener un peu plus encore de comédie. J’avais eu un accueil hyper bienveillant. Surtout, j’ai eu et j’ai encore de la place pour faire évoluer mon personnage et le tendre vers quelque chose qui me plait. On est vraiment artisans, en tant que comédiens, dans ce programme, on a une place énorme pour notre personnage. On peut l’emmener là où on en a envie, ou presque. On est force de proposition, il y a de la discussion, de l’échange, dès la lecture. Du coup, c’est hyper plaisant.

J’adore mon personnage, elle est très fraîche, elle enquête à l’instinct, elle est très drôle, hyper attachante, tout en étant parfois très dure et très sérieuse quand l’enquête le nécessite. Il y a cette double palette à jouer, ce qui est génial à faire pour un acteur. 

 

Crédits photo : Fabien Malot

 

Retrouvez-vous des similarités entre votre personnage du lieutenant Inès Zaidi et vous-même ?

Oui, effectivement, Elle a un côté très frais et aussi très autoritaire, ce qui me ressemble également. Tous ceux qui ont travaillé avec moi pourront le dire (rires);

je ramène beaucoup Inès vers ce que je suis. Le fait qu’elle travaille à l’instinct me ressemble énormément, je suis très instinctive dans mon métier de comédienne et de réalisatrice. Je suis plus instinctive que technique d’ailleurs. Je suis traversée par des visions, Aussi dans l’écriture et dans mes montages, où je fais vraiment confiance à mon instinct. Je sens quand ça fonctionne ou pas, je ne peux pas l’expliquer.

Sans tout en dire, peut-on s’attendre à quelques petits changements pour le lieutenant ?

Elle est joueuse, on a vu qu’elle drague un peu son responsable, le capitaine Marchal, qui est quand même l’ex âme sœur du commandant. Elle est joueuse, elle le taquine un peu, le dragouille un peu. Jusqu’à quel point ? A vous de regarder les épisodes…Mais elle aime bien cela, elle aime bien jouer. Ce qui est génial avec ce personnage, c’est qu’elle est vraiment dans son temps et hyper générationnelle. Elle joue mais est-elle prête à en assumer les conséquences ? Je ne peux pas en dire plus mais elle va jouer pas mal de temps, va pousser le jeu très loin, va beaucoup tester. 

Plus généralement, quels sont vos autres projets et actualités artistiques à venir ? 

« Miss » de Ruben Alves a été tourné il y a un an et devait sortir en mars. Ce fut le premier film repoussé, avant même la mise en place du confinement. Il sortira fin septembre. J’y joue Miss Saint Pierre et Miquelon, ce fut une expérience géniale. C’était un tout autre rôle et, pour une comédienne, c’est génial de faire une miss. C’est le rêve de toute petite fille. Ce film est une comédie mais sur un fond social très fort, ça parle d’identité. 

Je viens de co-écrire et de co-développer pendant ce confinement une série, avec Rudy Milstein. Il jouait Doudou dans « Paris, un jour de… » et, là, on a décidé de co-écrire ensemble parce que ça faisait longtemps qu’on en avait envie. Une lecture est en cours, on espère que ça verra le jour. 

J’ai une autre série en lecture aussi, dans d’autres productions. Je vais me remettre à l’écriture très vite, ça m’a donné envie de repartir au combat. C’est vrai que c’est toujours compliqué de faire ses projets seuls, en autoproduction mais comme Cassavetes, je pourrais hypothéquer ma maison pour développer mes projets. C’est plus compliqué pour moi de les laisser dans un tiroir que de les faire. Je veux que ça existe, l’art est fait pour exister.

J’ai aussi passé des castings, même en période de confinement, en vidéo. J’attends patiemment les réponses, il faut croiser les doigts pour moi. 

Merci, Baya, pour toutes vos réponses !

 

Les épisodes de « Baby clash » sont visibles sur les liens ci-dessous : 

https://www.youtube.com/playlist?list=PLCTRKjoqSz4W2nD7ELHB2EuYEN3fymCH_

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Sam revient sur son élimination par l'équipe réunifiée !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : Ph. Le Roux/ALP/TF1

 

Bonjour Sam,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination par l’équipe réunifiée, lors d’un nouveau conseil de la saison de « Koh Lanta », actuellement diffusée sur TF1. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de ces images ? Vous ont-elles replongé aux Fidji ?

Oui, oui, oui, absolument. En fait, ce n’est pas tant mon élimination qui m’a fait replonger dans le jeu, c’était vraiment l’épreuve que je perds. Parce que c’est ce qui m’est resté un peu en travers de la gorge. Je savais que, en perdant, je partais. Mon aventure s’est vraiment jouée sur cette épreuve. Après, c’est tout à fait normal d’éliminer des gens, c’est la dure loi de « Koh Lanta » j’ai envie de dire. Mais, vraiment, ce qui m’a fait replonger, c’est l’épreuve d’immunité où je glisse.

Plusieurs mois après, avez-vous digéré votre départ ?

Le départ est totalement digéré, je n’en veux à absolument aucun aventurier, encore une fois c’est le jeu. Mais ce qui n’est pas digéré, j’insiste, c’est vraiment la défaite à cette épreuve. Ma stratégie était vraiment d’aller le plus loin possible avec les totems, puisque, en n’étant pas fort socialement ni stratégiquement, c’était très compliqué pour moi de monter une alliance. Ma seule solution était donc de gagner les totems. La frustration est plutôt de ce côté.

Selon vous, quelles sont les principales raisons de votre élimination ? Etiez-vous trop fort pour la majorité des autres aventuriers ?

Je n’aime pas utiliser le mot « trop fort » parce qu’il ne faut pas oublier que Claude et Teheiura sont bien meilleurs que moi. Mais j’ai envie plutôt de dire « dangereux », c’est plutôt le mot que j’aimerais utiliser. Dangereux peut-être pour les autres. Après, il y a aussi eu le côté social qui ne m’a pas aidé. D’ailleurs, on me l’a reproché dès le premier jour de l’aventure. Et puis, il y avait aussi le fait que je veuille continuer l’aventure uniquement au mérite, uniquement avec Claude et Teheiura.

A froid, si c’était à refaire, changeriez-vous certaines choses de votre parcours ? Avez-vous des regrets en particulier ?

Je changerais peut-être le social et ma relation avec les autres. Pour plus m’ouvrir, plus m’intéresser aux autres et moins faire les choses dans mon coin. C’est vraiment cela que, peut-être, je changerais.

Diriez-vous que cette aventure vous a changé ? Avez-vous eu l’impression de grandir un peu plus encore ?

Avant de faire « Koh Lanta » et après avoir fait « Koh Lanta », je suis toujours resté le même. Mais c’est vrai que cette aventure m’a fait prendre conscience qu’il faut plus s’ouvrir aux autres, plus s’intéresser aux gens. Même dans la vie de tous les jours, il faut toujours essayer d’être beaucoup plus sociable et de créer des liens. Pour que l’aventure soit encore plus riche et plus jolie en la vivant. Donc je ne dirais pas « grandi » mais « appris », plutôt.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Le plus beau souvenir restera, je pense, le premier jour, sur le bateau, lors du naufrage. C’est vraiment là où l’aventure commence, c’est très marquant. Le gros souvenir, en général, est vraiment le troisième jour, où les cinq héros débarquent avec nous sur la plage et où j’ai compris qu’ils feraient l’aventure en même temps que nous.

 

Crédits photo : Ph. Le Roux/ALP/TF1

 

On l’a vu, vous avez particulièrement apprécié la compagnie des héros. Que vous ont-ils apporté ?

Le premier des héros était Moussa, il avait rejoint notre équipe et il m’a appris sur le social. Il m’a beaucoup aidé et protégé, je pense que, sinon, je serais probablement sorti au deuxième épisode. Ensuite, j’ai eu la chance de vivre un bout d’aventure avec Sarah, qui m’a appris beaucoup de choses en survie, plein d’astuces. C’est vraiment une très belle personne. Ensuite, j’ai connu Teheiura, lui, pareil, c’était la survie et le partage autours du feu. On a vraiment vécu de super moments. J’ai connu un peu moins Jessica mais beaucoup Claude. Dans les épreuves, on a pu vivre de super moments, notamment avec le paresseux et l’épreuve des flèches, où on a pu se mesurer les uns aux autres, c’était vraiment exceptionnel.

Je n’oublie pas non plus ce très beau souvenir avec Teheiura, sur un marché local, où je me suis clairement ouvert à lui. Je savais que je pouvais lui faire confiance, c’est quelqu’un de très gentil, qui est un peu comme moi, il n’est pas fait pour la stratégie. On a pris une bouffée d’air frais, on pouvait être entre nous, qui partageons un peu les mêmes valeurs et la même vision de l’aventure. C’est vrai que ça a créé une belle osmose et un super moment.

Précédemment, quelle était votre place, sur le camp de l’équipe jaune ?

J’avais un peu, c’est vrai, le rôle du solitaire, que je m’étais un peu fait moi-même. Mais je pense que j’étais aussi un peu, j’ai envie de dire, là pour voter avec eux après la réunification. Donc c’est pour ça aussi, je pense, que l’on m’a un peu gardé. Ils se sont dits que ça ferait toujours un vote en plus pour pouvoir éliminer tous les rouges. Mais, avec moi, c’était vraiment au mérite…

Avant la réunification, j’ai vraiment essayé de tout faire pour eux, que ce soit sur le camp ou sur les épreuves. J’ai essayé de toujours les mettre dans un confort optimal sur le camp, je ne vais pas le cacher, je suis vraiment transparent avec cela, j’ai toujours essayé de les aider, eux ont peut-être vu cela comme de l’arrogance parfois, je crois qu’ils ne m’avaient tout simplement pas compris à ce moment-là.

Vous avez enchainé les très belles performances sur les épreuves, en plus d’une participation particulièrement active sur le camp. D’où vous viennent ces capacités et ce savoir ? D’une préparation particulière pour cette formidable aventure qui vous faisait rêver depuis plusieurs années ?

Exactement ! Je rajouterais même que c’est le fait d’avoir visionné « Koh Lanta » depuis tout petit. Ca fait déjà une grosse préparation mentale puisque, chaque année, j’appréciais un candidat ou une candidate qui se démarquait toujours des autres. Et puis j’avais envie de faire pareil. J’ai aussi eu, bien sûr, une grande préparation physique. Forcément, sur, par exemple, l’épreuve du paresseux, où je suis avec Claude et Teheiura, je me dis à ce moment-là que je ne peux pas lâcher avant eux puisque j’ai envie d’être comme eux. Donc c’est quelque part eux aussi qui me font gagner involontairement.

Un sac est-il déjà prêt pour repartir à l’aventure si l’opportunité se présentait à nouveau ?

Déjà prêt, non. Je vais d’abord reprendre les études. Je ne sais pas de quoi sera fait demain mais, une fois les études reprises, je verrai les opportunités qui s’ouvrent à moi.

Avez-vous gardé contact avec certains de vos camarades d’aventure ?

Oui, mais vraiment très très peu. De temps en temps, ça arrive que l’on s’appelle pour prendre des nouvelles. Je pense que c’est important. Mais vraiment pas tous.

A ce stade-là du jeu, qui sont vos favoris pour la suite ?

C’était un peu ma crainte à ce moment-là, j’espérais que Claude et Teheiura aillent le plus loin possible et qu’ils ne se fassent pas, justement, embobiner dans cette stratégie d’éliminer les plus forts. C’est vrai que je termine en disant espérer que ce sera le ou la meilleur(e) qui accompagnera Claude et Teheiura sur les poteaux. Parce que c’était ma vision du jeu, tout simplement. Je ne voulais pas qu’une personne qui était venue s’en trop savoir pourquoi dans l’aventure finisse par dépasser Claude et Teheiura, c’est surtout cela que je redoutais.

Merci, Sam, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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AllôbeIN sur beIN Sports : Mary Patrux évoque la nouvelle émission de la chaîne, en cette période de confinement !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Panoramic

 

Bonjour Mary,

C’est un réel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

On peut vous retrouver, en cette période de confinement, chaque mercredi et vendredi, à 19h, à l’animation de « AllôbeIN ». Très simplement, comment décrire ce nouveau programme ?

C’est un programme de retrouvailles, déjà. Avec, à mes côtés, les experts omnisports de la chaîne, pour pouvoir discuter de ce qui manque à tous, le sport, aussi pour parler un peu des enjeux du moment, de l’actualité, mais aussi pour débattre. Au début, on était partis sur quelque chose de très basé sur l’actualité mais on s’est rendu compte que cette dernière commence un peu à s’étioler. Donc on part sur des émissions très spécifiques, avec une spéciale handball la semaine dernière ou encore une spéciale Jordan cette semaine, suite à la sortie du documentaire le concernant. Ainsi qu’une spéciale natation prochainement, un autre sport diffusé sur nos chaînes, pour voir un peu comment les nageurs vivent leur confinement. On essaie un peu de penser différemment, tout en informant et en proposant un programme complet à nos abonnés.

Les quatre participants interviennent tous de chez eux. Quelles adaptations cette organisation implique-t-elle pour vous, en tant qu’animatrice et, on a envie de dire, que meneuse de jeu ?

La vraie difficulté est liée au fait que tous les intervenants doivent prendre la parole les uns après les autres. C’est plus difficile de donner du rythme à ce genre de programme car on n’a pas du tout l’habitude de travailler comme cela. A la télé, on a, en plus, le support de l’image, ce qui est plus difficile ici, puisque l’on est tous à la maison et que les moyens de production ne sont pas les mêmes non plus. Donc ce sont des choses auxquelles on doit s’habituer et, du coup, on fait plus attention au contenu, en essayant de proposer des émissions où la discussion apportera l’essentiel.

Selon vous, qu’est-ce qui plait aux téléspectateurs et internautes qui vous suivent ? Quels premiers retours avez-vous déjà eu en ce sens ?

Ils sont surtout contents de retrouver les animateurs et chroniqueurs de la chaîne. Ça fait du bien de voir des gens, tout simplement parce que tous dans nos confinements, on ne voit pas grand monde, si ce n’est notre famille. Ce que je veux, c’est que ce soit un peu un moment de convivialité où on discute entre nous, comme ce que l’on fait le soir via Skype avec nos familles ou nos amis. Quelque chose un peu à l’image de beIN, la famille beIN se retrouve et papote…

 

 

Ce programme un peu singulier, au sens où il est adapté à la configuration actuelle du pays, vous a-t-il déjà donné des envies et des idées pour l’après ?

J’ai surtout envie de retrouver ce que je faisais avant. J’ai clairement envie de retrouver « NBA Extra » et les évènements sportifs tels qu’ils étaient. Mais je crois qu’il va falloir que l’on se fasse à l’idée que les choses seront peut-être différentes. Pour l’instant, je vois ça vraiment comme un programme de remplacement, de confinement mais pas comme un programme de dé-confinement. Le programme de dé-confinement sera le retour au beIN d’avant, au beIN que l’on aime.

Plus généralement, comment vivez-vous, à titre personnel, ce moment singulier, avec le confinement imposé par l’Etat ?

Je prends mon mal en patience, globalement. Je ne râle pas, j’ai beaucoup de travail, j’ai des enfants donc je n’ai pas trop le temps de penser à tout cela. On est très occupés à la maison et on attend, on reste très prudents, on se dit qu’il faut passer par là pour s’en sortir, que c’est la solidarité qui nous permettra de sortir de cette situation. Donc on reste solidaire à notre niveau, on espère vite voir nos familles surtout, parce que c’est ce qui nous manque le plus aujourd’hui.

Est-ce l’occasion, pour vous, de faire des choses que vous n’aviez pas ou peu le temps de faire jusqu’alors ?

J’étais maniaque, je le suis encore plus. Je peux vous dire que, chez moi, c’est très propreJ. Là, on se lance dans le tri. Je passais déjà beaucoup de temps avec mes enfants, j’en passe encore beaucoup. Je pense que l’on vit plus lentement. Et je fais beaucoup plus la cuisine. Je me suis lancée dans des choses que je n’osais pas faire avant et je dois dire que je suis assez fière de moi.

 

Crédit photo : Panoramic

 

Pour la suite, quelles principales conséquences imaginez-vous pour les manifestations sportives en général ?

Je crois qu’il faudra peut-être que l’on fasse avec des évènements à huis-clos. C’est là où, nous, diffuseur, aurons un rôle très important. Il va falloir nous aussi, peut-être, penser à présenter le sport autrement parce qu’il sera différent. Je ne sais pas dans quel état économique les structures et les clubs vont pouvoir reprendre. Je m’attends à ce que ce soit très compliqué pour certains clubs. Je pense justement aux autres sports que le foot et je crois qu’il va y avoir beaucoup de huis-clos, pendant longtemps.

Il fallait arrêter les saisons en cours, je suis assez surprise, en fait, que certains sports pensent encore reprendre. Il faudrait s’arrêter là et reprendre proprement en septembre, avec des conditions sanitaires sûres pour les sportifs. Vouloir, par exemple, reprendre la Ligue 1 dans un mois et demi est, je trouve, assez ambitieux, dans le sens où, s’il faut des moyens de production, il y aura énormément de personnes autours du terrain. Cela mobiliserait beaucoup de gens, sans oublier que les rassemblements sont encore interdits pendant de longues semaines. J’ai du mal à croire que tout cela sera possible.

En conclusion, allez-vous prochainement offrir une revanche à Julien Brun dans le quizz de Darren Tulett « Home or Away » ?

Oui, très prochainement, j’offrirai une revanche à Julien Brun, qui est tellement mauvais perdant, ce qui est insupportableJ.

Merci, Mary, pour toutes vos réponses !

 

Voici le lien vers l’une des dernières émissions de Mary Patrux avec Olivier Girault, Président de la LNH, ainsi que Thomas Villechaize et François-Xavier Houlet : 

https://twitter.com/beinsports_FR/status/1250468863898255363

Publié dans Télévision

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Juliette Tresanini nous présente ses dernières vidéos récemment mises en ligne pendant le confinement !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo: Emilie Zangarelli mua: Jennifer Persévérante

 

Bonjour Juliette,

C’est toujours une joie d’effectuer une nouvelle interview avec vous !

 

Comment vivez-vous, à titre personnel, ce moment singulier, avec le confinement imposé par l’Etat ?

J’ai très mal vécu la première semaine parce que je me sentais un peu inutile par rapport à la situation. Je me disais que mon métier était en fait un peu futile. Je n’arrivais pas à trouver mes marques. … Et puis, je me suis dit que j’allais commencer à faire des vidéos pour ma chaîne dont les bénéfices seraient reversés à @MerciSoignants ou pour fournir les Ehpad en tablettes et ordinateurs pour garder le lien avec nos aînés, ou d'autres assos (matériel médical)  ... et là, tout avait à nouveau du sens... dans ce contexte-là. Même si je n’étais pas en première ligne, comme les médecins, les infirmiers, les livreurs, les commerçants, les agriculteurs, et tant d'autres comme tous les gens qui travaillent et qui sont nos nouveaux héros et héroïnes, j’ai compris que je pouvais les aider en seconde ligne. En faisant ce que je savais faire, écrire, jouer, réaliser et monter des projets.

Le fait de les poster sur YouTube et de reverser la monétisation est devenu, tout d’un coup, un moteur de création.

 

Cette période est-elle l’occasion, pour vous, de faire des choses que vous n’aviez pas ou peu le temps de faire jusqu’alors ?

C’est vrai que, la première semaine, avant de faire toutes ces vidéos-là, j’ai beaucoup lu, j’ai pris du temps pour moi, j’ai pris du temps pour réfléchir, pour « faire un point ».  Mais, tout d’un coup, il y a eu cette urgence d’aider, puis de maintenir le contact aussi avec les gens et les fans de la série, qui étaient dans une détresse de ne plus voir les épisodes. Je me suis vite mise finalement à laisser de côté mes projets perso, afin de trouver des émissions, des concepts, pour essayer de faire passer le confinement de la meilleure manière aux gens qui me suivent. Cela m’a pris beaucoup de temps, de préparer un live par jour avec des thèmes - tous les soirs à 18h 30, j’ai fait un live sur mon Instagram, plus de faire une ou deux vidéos par semaine sur ma chaîne…finalement, tout mon temps est passé là-dedans, à essayer de divertir, de maintenir le lien, de créer de nouveaux contenus et de s’adapter à la situation, qui est unique et j'espère le restera. Donc elle était aussi « intéressante » à dépeindre de manière artistique.

 

Vous avez mis en ligne, il y a quelques jours, une nouvelle vidéo, « Confinés et stylés », dont les bénéfices, comme pour certaines de  vos autres vidéos en période de confinement, seront reversés à @MerciSoignants ou d'autres assos. Quel en est le contenu ?

Là, en l’occurrence, c'est un projet fait avec Syrano ! C'est lui qui a composé la musique, et co-écrit les paroles. Avec comme inspiration, je l’avoue: Philippe Katerine.

 

Crédit photo: Emilie Zangarelli mua: Jennifer Persévérante

 

 

Cette vidéo est riche, variée, drôle et originale. Quelles ont été vos sources d’inspiration pour sa création ?

Déjà, je voulais faire participer le plus d’amis possible… Comme ça s’appelle « Confinés et stylés », je voulais avoir le plus de looks absurdes possibles, donc j’ai fait appel à mes amis de Youtube et à ceux de « Demain Nous Appartient », ainsi qu'à une personne du groupe Tryo (ami de Syrano). Je n’ai pas élargi plus, parce que je me disais que le montage allait être compliqué, pour placer les 25 personnes. Je voulais une vidéo collective, une vidéo qui diffuse de la bonne humeur. Tout le monde s’est filmé à l’iPhone mais je suis quand même très fière du résultat, et du message très positif. C’est home made mais c’est bien fait ! C’est beaucoup de travail en fait...  de compo, de paroles, de récupérer toutes les vidéos et de montage. Encore une fois : Merci Syrano

 

Plus généralement, profitez-vous de la situation actuelle pour développer d’autres projets ?

C’est vrai que là, pendant trois semaines, comme j’ai écrit cinq vidéos en ligne pour des assos, j’ai un peu mis de côté le reste. Je vais m’y remettre et finir un très très très joli projet que j’ai à proposer pour le CNC sur ma chaîne Youtube. J'aimerais proposer un court-métrage produit avec beaucoup d'acteurs autour du thème de la folie. Et puis, je participe à la création de vidéos du collectif des « nanas d'paname », j'écris donc sur des thèmes engagés qui dénoncent les violences obstétricales, qui parlent des injonctions faites aux femmes d’avoir forcément des enfants, de ne pas vieillir…

Sans oublier énormément de travail d’écriture avec ma camarade Maud Bettina Marie pour la chaîne « Parlons peu, mais parlons » sur Youtube  donc je n’arrête pas en fait.

Et Je n’oublie pas la mise en ligne de la troisième vidéo et de la 4 eme vidéo  avec mes camarades de DNA, « Demain c’est confinement». On s'est beaucoup amusé en les tournant, hâte de vous les montrer et après le verre d'eau et la baffe, que va encore nous faire Solène Hebert ?  Je  crois que la France a envie de savoir (lol) … En tout cas, merci à elle de m'avoir donné l'impulse de faire cette mini-série et à Mayel Elhajaoui et Marie Catrix de nous suivre dans nos délires.

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ? De retrouver rapidement les plateaux ?

Oui, j’aimerais beaucoup. Mes camarades de jeu me manquent, même si je les ai souvent au téléphone. Après, ce qui sera frustrant, c'est de ne pas pouvoir les prendre dans les bras tout de suite et se contenter d'un coucou de loin !

Et puis, j'ai été prise sur deux projets, une série pour M6 et un unitaire sur TF1, j’aimerais aussi pouvoir honorer ces tournages-là cet été.

 

Et puis reprendre ma vie d'avant, serrer ma famille dans mes bras, mes parents, ma mamie qui est seule dans son Ehpad à Cusset...  parce que là, ça commence à faire long, surtout pour les personnes isolées.

 

Merci Juliette et à très vite pour de nouveaux projets !

 

Les vidéos évoquées sont visibles sur les liens suivants :

https://www.youtube.com/watch?v=r_kEpcyLCEo

https://www.youtube.com/watch?v=_TwXr80VVY8

Publié dans Télévision

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Gaëlle Millon évoque cette période de confinement et nous parle de ses différents projets !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit Richard De Hullessen

 

Bonjour Gaëlle,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Comment vivez-vous, à titre personnel, ce moment singulier, avec le confinement imposé par l’Etat ?

Je le subis véritablement. Je ne le vis pas mal dans le sens où je suis en famille, chez moi, et surtout on n’est pas malades. Donc, dans l’absolu, ça va. Je respecte les règles, je m’occupe de mes enfants. J’attends que ça aille mieux et j’espère que ce sera bientôt le cas. Ce moment génère forcément un peu de stress, notamment au niveau de mon activité professionnelle. Parce que, là, je suis totalement à l’arrêt depuis le 10 mars à peu près. Ce n’est pas évident à gérer.

Est-ce l’occasion, pour vous, de faire des choses que vous n’aviez pas ou peu le temps de faire jusqu’alors ?

Je dis à mes enfants que je pense qu’ils ne m’ont jamais autant vue que depuis un mois ! Parce qu’être 24h/24 en famille depuis quatre semaines - et au moins huit à la fin du confinement - ne nous est jamais arrivé, sauf quand ils étaient bébés. Donc, oui, on fait forcément plus de choses en famille, avec eux. On prend du temps que l’on n’a pas en semaine normalement. Rien de bien original, on cuisine, on fait du sport, on joue, on lit. Je réfléchis aussi bien sûr à la suite, en gardant le contact avec les gens avec lesquels je travaille, pour essayer de redémarrer assez vite.

Indépendamment de la situation sanitaire du moment, on peut vous retrouver notamment sur Eurosport lors de la coupe de France de football. Pensez-vous que la finale Psg v Saint Etienne se déroulera de façon traditionnelle ?

Sincèrement, j’aimerais bien mais je ne suis pas dans le secret des dieux pour savoir ce qui se trame sur ce plan-là. Ce que l’on sait aujourd’hui, c’est qu’il n’est pas question pour le moment de remplir un Stade de France et encore moins de faire jouer des footballeurs samedi prochain. Clairement, il y a des priorités. C’est vrai que l’on a hâte de voir des stades où l’on joue au foot mais surtout des stades pleins, pour partager ces moments. Pour l’instant, je crois que l’on en est assez loin quand même. Je suis une grande fan de sport, une grande fan du spectacle sportif et des émotions qu’il procure. Pour moi, une finale à huis clos n’a pas d’intérêt, pour personne en fait. Il faut du public, il faut de l’émotion. Quand on se souvient de celle de l’an dernier avec ce Stade Rennais qui a été poussé jusqu’au bout, je n’imagine pas un scénario dans un stade totalement vide cette année. Selon moi, il faut attendre de pouvoir remettre les gens dans les stades avant de reprendre les compétitions. Mais je comprends aussi les enjeux de chacun…

Plus généralement, on imagine votre impatience de retrouver l’antenne bien sûr pour ce match-ci mais aussi dès la saison prochaine pour cette belle compétition ?

J’espère, évidemment. J’ai un statut un peu particulier avec Eurosport, je suis pigiste, j’interviens uniquement sur la Coupe de France depuis quatre ans. Je n’avais pas encore l’assurance de couvrir la finale, même si je l’espérais fortement. Il est un peu tôt pour parler de la saison suivante, même si, évidemment, j’adorerais rempiler avec les équipes. C’est vraiment un moment que j’aime beaucoup depuis que j’ai quitté « L’Equipe 21 » en 2016. C’est une vraie belle compétition et j’apprécie vraiment l’équipe de journalistes avec laquelle je travaille, j’ai l’impression de retrouver une famille quelques jours par an. Donc, oui, il y a de l’impatience mais, pour le moment, c’est trop tôt pour en parler.

 

 

Quel regard portez-vous sur la fin à donner au championnat de France ? Faut-il aller au bout et décaler le calendrier de la saison prochaine ?

C’est vraiment compliqué de se positionner quand on est un acteur-spectateur, même si je connais ce milieu. Je ne suis pas au cœur des décisions. Je pense que, aujourd’hui, ce qui va décider, c’est, au final, le paiement ou non des droits-télé. Ils sont le nerf de la guerre aujourd’hui, notamment pour le foot. C’est sûr que s’arrêter là, figer la saison, peut générer pas mal de frustrations. Faire une saison blanche fera aussi des déçus. Franchement, je ne voudrais pas être celle qui devra prendre la décision dans les jours qui viennent !

En parallèle, vos autres activités, notamment l’animation d’évènements, sont, elles-aussi, en stand-by actuellement. En profitez-vous peut-être pour compléter et enrichir vos connaissances et relations dans ce domaine ?

Aujourd’hui, l’animation d’événements est mon activité principale. Je suis journaliste de métier et je le resterai. Mais je suis surtout aujourd’hui chef d’entreprise, dans l’événementiel et la communication. J’ai pris un virage forcé après le plan social qui nous a touchés à L’Equipe en 2016. J’ai décidé de prendre le plan de départ volontaire et je n’ai jamais regretté cette décision. Mais c’est vrai qu’avec cette crise que l’on traverse, je suis impactée de plein fouet. Il n’y a plus d’événements, ni dans le sport ni ailleurs. C’est assez compliqué à vivre. J’ai deux solutions : soit j’attends, et ça peut durer longtemps soit j’essaie d’être un peu proactive et de faire marcher mon cerveau ! J’essaie de garder le lien avec mon réseau, mais ce n’est pas évident, parce que je suis à la maison, que mes enfants sont demandeurs et que l’on n’est pas dans un contexte de travail habituel. Je suis en relation avec mes clients, j’essaie de leur proposer des choses, on essaie de réfléchir aux formats qu’on pourrait proposer à la rentrée. Après, sincèrement, c’est très compliqué aujourd’hui parce que les gens n’ont pas la tête à cela, en fait. Et que, hormis quelques webinaires sur la situation actuelle auxquels je participe, que je regarde ou peut-être que j’animerais dans les semaines qui vont venir, il y a très peu de choses qui se mettent en place. C’est beaucoup trop tôt. Parce que l’on ne sait pas quand ça va redémarrer, que l’on ne sait pas comment, ni dans quel contexte on aura le droit de rassembler du public, ni à quelle échéance. Et surtout on ne sait pas si les gens viendront dans des endroits où il y aura beaucoup de monde. Il y a tellement d’inconnues que c’est hyper compliqué, pour le moment, de se projeter.

 

Crédit Viuz

 

Quels sont, ou seront, en parallèle, vos autres projets à venir ?

Je suis encore en phase de développement dans ma nouvelle vie, même si cela fera quatre ans au mois d’aout que j’ai quitté L’Equipe. Le temps de monter ma structure et de commencer à vraiment bien m’implanter, je vais dire que je tourne à plein régime depuis trois ans maintenant. J’étais sur une belle dynamique… Il va falloir la retrouver.  Pour le moment, je veux consolider les bases et étendre mon réseau, en allant voir un peu au-delà du sport ce que je pourrais apporter en termes d’animation et de construction d’événements. Je veux aider les différentes structures, que ce soient les clubs, les associations, les collectivités locales, les marques avec lesquels je travaille aujourd’hui, afin de les conseiller dans la construction de leurs événements, de A à Z. Je travaille un peu là-dessus. A terme, j’aimerais aussi me rapprocher de structures complémentaires à la mienne, qui peuvent faire de la photo, de la vidéo afin de proposer un package beaucoup plus complet au niveau des événements. C’est dans un coin de ma tête mais non formalisé pour le moment. J’essaie surtout d’élargir mon « portefeuille » de clients, plutôt que d’aller trop vite en besogne. La situation actuelle montre qu’il vaut mieux être un peu prudent en ce moment. De toute façon, il va falloir reconstruire à partir du mois de septembre et y aller petit à petit.

 

Crédit Alea/JM Liot

 

En conclusion, pensez-vous, ou peut-être même espérez-vous, que la situation que nous connaissons actuellement aura des impacts sur la suite, notamment sur la façon de voir et de considérer le sport ?

Oui, j’espère que cette crise peut donner un élan au sport et à sa pratique.  Je suis fière de faire partie d’un collectif très récent, « Les colibris du sport ». Ce collectif a publié une tribune dans « Le Parisien », le lundi de Pâques, sur la façon d‘imaginer le sport d’après. En se disant que le sport pouvait être l’un des vecteurs de reconstruction de la société. Avec les Colibris, on veut simplement relayer les belles actions, mettre en lumière ce qui se fait déjà en matière de sport : des actions qui sont faites par des Fédérations, des clubs, par des associations, et de façon aussi un peu anonyme. Le but, c’est de recenser & de donner des idées, à d’autres. Je crois beaucoup en la puissance du sport dans plein de domaines, notamment à l’école. Aujourd’hui, les enfants font au minimum trente minutes d’activité physique par jour. Je ne sais pas si c’est suffisant ou si c’est la bonne manière de le faire. En tous cas, avec les Colibris on se dit que petites actions par petites actions, on peut faire bouger les lignes. Et donner au sport la place qu’il mérite.

Merci, Gaëlle, pour cet échange très agréable !

Publié dans Télévision

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Sandy Heribert nous donne de ses nouvelles et évoque son activité en cette période de confinement !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sandy,

Merci de nous accorder un peu de votre temps en cette période de confinement.

Depuis le 6 avril dernier, à 19h, en live Instagram, vous proposez des « interviews confinement » avec des sportifs à la maison. Parmi vos premiers invités, Ladji Doucouré, Alain Bernard, Yoann Huget ou encore David Douillet. Très simplement, comment présenteriez-vous ce programme ?

Comme tout le monde, ça faisait trois semaines que je broyais un peu du noir chez moi et que je me sentais un peu seule, en cette période difficile du confinement. Je me suis dit que je pourrais mettre à profit un peu mon carnet d’adresses, de tous les sportifs que j’ai rencontrés et avec qui je suis devenue amie, pour certains, ces dernières années. A destination des gens confinés chez eux et qui n’avaient plus de sport à la télé. Comme ces sportifs nous manquent, je me suis dit que ce serait pas mal de savoir comment eux vivaient le confinement et s’ils avaient des conseils à donner, pour garder la forme et pour une bonne nutrition.

Voilà, j’ai mis cela en place assez simplement, j’ai demandé à Ladji si ça l’intéresserait, j’ai demandé à Yoann, à Alain,…  il fallait quand même que j’ai une dizaine de sportifs prêts à tenter l’aventure avec moi. Cela s’est fait assez rapidement et assez naturellement, je pense que ça plait, j’ai de plus en plus de gens qui suivent les lives à 19h. J’en suis ravie, d’autant plus que ça me permet de travailler, de garder du lien social avec mes amis sportifs et ça permet surtout aux gens de voir comment les autres vivent cette période un peu spéciale.

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir sur ces interviews ? Plus généralement, qu’est-ce qui plait aux internautes vous regardant à 19h ?

Les messages privés que l’on peut m’envoyer à l’issue du live disent que ça fait du bien de voir les sportifs qui nous manquent, de voir comment ils vivent, de savoir que l’on est tous dans le même bateau. Les gens n’ont pas l’impression d’être tous seuls. On voit aussi le côté un peu intime, Ladji nous a montré sa fille, Alain nous a parlé de son mariage avec sa femme, ça permet d’emmener l’interview un peu différemment que ce qui peut être proposé sur les gros médias. Le retour est très positif et les gens me disent de continuer.

Ces interviews à la maison impliquent-elles des adaptations particulières, sur le ton, sur la forme voire même sur la façon de les préparer ?

Oui, bien sûr. Je dirais que ces sportifs amis sont un peu plus détendus que lorsque je les contacte à travers l’Equipe, Eurosport ou France 2. Ils savent que le ton va être un peu plus amical. C’est aussi la promesse de mon programme. Les sportifs invités, en plein confinement, sont prêts à se livrer et à donner certains conseils. Ça n’a rien à voir avec le reste de l’année où l’on est plus sur leurs performances sportives ou sur les projets qu’ils ont. Là, on rentre vraiment dans leurs intimés.

Quels seront vos prochains invités ?

Cette semaine, après Théo Curin, nageur paralympique qui avait de grandes chances de médailles aux JO de Tokyo, après Justine Dupont, championne du monde de surf, on aura Rio Mavuba samedi. Semaine prochaine, je recevrai Luc Alphand lundi, un ami avec lequel je m’étais retrouvée sur le Dakar. Je suis aussi en train d’essayer de caler des interviews avec Henri Lecomte, Teddy Riner et Didier Drogba.

Pour aller plus loin, pensez-vous que ce programme puisse trouver sa place, sous une autre forme, une fois le confinement derrière nous ?

Non, je ne pense pas. Je pense que c’est vraiment sur le moment. Ça n’aura pas lieu d’être après. Ces sportifs ont des pages spéciales dans les journaux, participent à des reportages aussi pour « Stade 2 » par exemple, en ouvrant leurs portes. En ce moment, c’est pour avoir un programme un peu parallèle, pendant le confinement. Ça n’ira pas au-delà je pense.

Après, pourquoi pas, ça pourrait donner des envies d’autres choses je dirais, avec ces personnes-là en particulier, notamment sous une forme de documentaires. Je suis d’ailleurs en train d’y réfléchir mais les interviews de confinement resteront uniquement sur la période actuelle. Une fois que ce sera levé, chacun reprendra ses activités et tant mieuxJ.

 

 

On peut aussi vous retrouver sur Automoto La chaine, dans l’émission « V6 ». Vous la passionnée de sport et d’automobile, on imagine le plaisir que doit être l’animation de ce programme ?

C’est beaucoup de plaisir. J’étais ravie de continuer sur cette chaine, j’avais commencé l’année dernière avec une émission en direct tous les jeudis, un talkshow sociétal autours de la voiture en général, avec mon ami David Douillet. L’aventure s’est arrêtée, pour différentes raisons mais la chaine voulait me garder. En même temps, Margot Laffite avait envie d’autre chose, notamment de se concentrer sur la F1 sur Canal +. Assez naturellement, la chaine m’a demandé de reprendre l’animation de son émission, et j’en suis ravie. Ça me permet de continuer à bouger, je pars un peu partout en Europe et même dans le Monde pour couvrir des évènements automobiles, l’une de mes grandes passions.

On a réussi à mettre l’émission de mars en boite quatre jours avant le début du confinement. On est en train de travailler sur une version confinée pour avril, nous avons interviewé un grand pilote français de F1, chez lui. On rebondit comme on peut, on a notamment des images d’archives et quelques autres images tournées ces derniers mois.

Plus généralement, selon, bien entendu, l’évolution du contexte sanitaire, quels sont vos projets à venir ?

On avait re-signé pour une saison de « V6 » en septembre dernier. J’aurai aussi le « Ballon d’Or » sur la chaine L’Equipe, si les championnats et compétitions européennes de football reprennent, ce qui permettra d’avoir un élu en décembre, que je présenterai avec Didier Drogba. Avec France 2, on a aussi des projets en cours.

 

 

Comment vivez-vous, à titre personnel, ce moment singulier, avec le confinement imposé par l’Etat ?

Je le vis de mieux en mieux. Je ne vous cache pas que les dix premiers jours ont été un peu compliqués. Trois à quatre jours avant le début, mon compagnon, qui a une maison de famille en Bretagne, m’a proposé de partir là-bas et je pense qu’il a bien fait. Donc je suis en Bretagne, dans une maison un peu loin de tout mais, au moins, j’ai accès à l’extérieur et je peux voir la mer de temps en temps.

Je le disais, les dix premiers jours ont été compliqués, j’ai dû me résoudre au fait que tous mes évènements sportifs et tournages étaient annulés, que tout était à l’arrêt. Comme on ne sait pas pour combien de temps, c’est une période très floue, l’avenir est incertain. Donc ça a été très compliqué d’aborder les choses les dix premiers jours puis, au fur et à mesure, l’être humain s’habitue à tout. J’ai commencé à prendre mon petit rythme, avec du sport le matin et du travail l’après-midi. J’essaie de manger sainement, je me mets à la cuisine, moi qui n’aime pas cela. Je pense que l’on revoit un peu sa vie et ses priorités. On pense à l’avenir, on va voir la société autrement, je pense qu’il y aura très clairement un après Covid-19. Je prends mon mal en patience mais je me dis surtout que, tant que l’on a la santé, on ne peut pas vraiment se plaindre. Je respecte évidemment les mesures prises par le gouvernement, il faut leur faire confiance, ils sont là pour prendre les grandes décisions et nous devons réagir en tant que citoyen français. On fait attention aux autres, on reste chacun chez soi et, finalement, on s’habitue à tout, en ayant juste hâte que ça se termine.

Est-ce l’occasion, pour vous, de faire des choses que vous n’aviez pas ou peu le temps de faire jusqu’alors ?

J’ai le temps de faire du sport tous les jours, contre tous les deux ou trois jours d’habitude. Je me suis mise, je le disais, à la cuisine. J’apprends de nouvelles choses, je commence à dessiner un peu aussi. Je donne un peu plus de nouvelles régulières à mes proches. Je n’oublie pas non plus la méditation, en faire chaque matin - contre deux fois par semaine habituellement - m’aide à mieux vivre cette situation. Donc la méditation me sauve un peu.

Ce fut un plaisir, Sandy, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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