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Itinéraire d'une maman braqueuse : Claire Nadeau évoque ce nouveau programme de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Claire,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

L’unitaire de TF1 « Itinéraire d’une maman braqueuse » sera prochainement à l’antenne. Vous qui faites partie de cette belle aventure, comment le présenteriez-vous ?

Très simplement, c’est la description d’une chute annoncée. Celle d’une jeune femme avec enfants, qui se sépare de son conjoint, comme cela arrive souvent. Elle prend sa vie en main, sauf qu’elle s’y prend mal. La vie ne lui fait pas de cadeau non plus, du coup elle se heurte à des problèmes difficiles à assumer quand on est seul. Notamment payer le loyer, la voiture, nourrir les enfants. Elle n’a pas non plus beaucoup d’appétence pour les programmes sociaux, elle a un peu honte en fait de demander de l’aide. Du coup, elle s’enfonce, elle s’écroule et finit par faire un geste fou, qui ne ressemble à rien, qui ne la sauvera pas, au contraire.

C’est la description de ce qui peut arriver à, à peu près, deux tiers de la population.

Comment caractériser votre personnage ?

Elle a été très bafouée, elle ne s’en est pas remise, elle est un peu déclassée. Elle avait un travail tout à fait académique, dans la justice et, à la suite d’une très grosse déception amoureuse, elle n’a pas repris le fil de sa vie. Elle aussi s’est laissée couler, avec très peu de revenus et une toute petite retraite.

Elle a trouvé ce moyen de vivre en volant dans les magasins, grâce à un impair truqué. Quand elle voit cette jeune femme jouée par Cécile Rebboah, elle essaye de lui faire partager cette expérience « formidable ». Du coup, cela lui fait prendre conscience qu’elle vit dans une marge qui ne lui convient pas. Elle se prend d’affection pour Laura, elle la voit sombrer et elle essaye de la sortir de ce marasme, même une fois qu’il est un peu trop tard.

 

 

Avez-vous eu besoin de sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

Oui, moi-même. Plus sérieusement, je ne sais pas travailler comme cela. Je lis un texte, des dialogues, je vois ce qui est dedans et je les joue, c’est tout. Je ne me documente pas, je fais ce que je ressens et ce que j’ai cru comprendre de ce qui se raconte. Quand on joue le texte qui est écrit, l’histoire se comprend, je crois.

De façon plus générale, selon vous, qu’est ce qui pourra attirer de nombreux téléspectateurs à regarder cette fiction ?

On pourrait se demander si on a vraiment envie de passer sa soirée à regarder quelqu’un qui s’écroule ? La réponse est oui. Ce sont peut-être l’atmosphère, l’énergie, l’enthousiasme qui plairont. Ce n’est pas misérable, c’est juste juste. Avec des moments de franche gaieté, avec des enfants qui ont la pêche. C’est peut-être la description d’un milieu que l’on ne connait pas si on n’est pas dedans, ce qui peut permettre de le découvrir. Si, à l’inverse, on est dedans, on peut se demander si on parle bien de moi, si c’est juste, si c’est réaliste, si c’est vrai. Je pense que, des deux côtés, de l’intérêt peut être trouvé.

Pour terminer, quels sont vos autres projets du moment ?

Ils sont variés. En principe, je vais tourner une fiction pour la télé, dans un domaine totalement différent, qui se passe au Pays Basque, où je serai la sœur d’un boucher charcutier. Ce dernier fait de très bons produits mais, avec la mode du vegan, du bio, il ne les vend plus trop bien. Arriveront là-dessus sa fille et son gendre.

En principe, au début de l’année prochaine, nous tournerons le quatrième opus de « La famille Tuche ». En plus, je serai dans une pièce de théâtre qui sera diffusée en direct, « Noel Joyeux ».

Ce fut un plaisir, Claire, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Itinéraire d'une maman braqueuse : Medi Sadoun nous présente son personnage sur TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Medi,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous serez prochainement à l’affiche sur TF1 du programme inédit « Itinéraire d’une maman braqueuse ». Très simplement, comment le présenteriez-vous ?

C’est un unitaire. D’ailleurs, c’est la première fois que je joue ce format en télévision. Ça se tourne beaucoup plus rapidement qu’un long métrage, où j’avais surtout connu dix semaines de plateau. Là, nous avons mis 20 jours seulement, ce qui est très court. En même temps, c’est à échelle humaine. Je trouve que les rapports sont assez simples, tout le monde est à la même échelle. Il n’y a pas ce côté « star système » que l’on retrouve parfois au 7è art. J’ai beaucoup aimé et j’ai pris énormément de plaisir. Je trouve que la simplicité tisse les liens.

La thématique est assez réelle et réaliste, c’est l’histoire d’une dame qui ne s’en sort plus du tout, n’ayant plus d’argent. Elle a surpris son mari avec une autre femme, elle part donc à la conquête d’une autre vie. Mais elle n’y arrive plus, elle a les huissiers sur le dos. Ce qui va l’amener à réaliser un braquage. Inutile de dire que c’est un phénomène actuel d’une tristesse épouvantable mais qui correspond à une grosse partie de la société française.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

J’interviens un peu comme une soupape d’oxygène, un personnage qui va essayer de lui apporter un peu de rose dans sa vie. Mais cette femme ne va pas y répondre dans l’immédiat car je ne suis pas une priorité pour elle. L’amour n’est pas une priorité. Elle va plutôt essayer de donner à manger à ses enfants et de trouver un logement, chose qu’elle ne parviendra pas à faire. Ce qui l’emmènera vers ce dramatique braquage.

Selon vous, qu’est-ce qui plaira aux, on l’espère, nombreux téléspectateurs qui regarderont ce programme ?

On se rapproche de la réalité, tout simplement. L’identification est souvent la clé du succès. J’imagine qu’il y a beaucoup de gens qui vivent la situation de ce personnage. Nous envoyons un message d’espoir, en montrant qu’il faut s’ouvrir aux autres quand ça ne va pas. On peut constater que, dans ce film-là, le personnage principal reste assez obtus, décide au début de s’en sortir tout seul, ne veut pas répondre aux mains tendues. Alors que, en vérité, la générosité, c’est aussi d’accepter quand on vous tend la main.

Pour ça, un autre personnage, joué par Claire Nadeau, entre en scène. Elle lui propose des choses intéressantes, lui apprend à voler, la sort un peu du tunnel dans lequel elle se trouve.

Apprendre à s’unir, à parler quand ça ne va pas, aller vers l’autre sont autant de messages forts. Deux cerveaux valent mieux qu’un dans pareille situation.

 

 

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour votre personnage ?

Je suis resté moi-même. Je suis un peu timide à la base, ce qui m’a servi pour le film. Jouer avec une femme de manière premier degré ne m’était jamais arrivé. En plus, il y a beaucoup de scènes de rencontre, de séduction, ce qui, naturellement, m’avait mis un peu mal à l’aise. Mais avec Cécile Rebboah, qui est simple, qui vous donne parfaitement bien la réplique, avec laquelle on rigole en amont des tournages, ça a bien marché. J’ai un petit rôle, je suis là pour apporter à son personnage un peu de soleil.

Vous évoquiez précédemment à juste titre la différence de rythme entre ce tournage et les longs-métrages que vous aviez déjà faits. A certains moments, avez-vous dû adapter votre méthodologie de préparation ?

C’est une bonne question. Lorsque l’on fait un long-métrage, on a un plan de travail sur 60 jours, donc on voit les scènes qui vont arriver et on peut ainsi se préparer en amont. Là, tout est fait en 20 jours et, par exemple, 4 séquences que l’on ferait en 4 jours sur un long-métrage sont faites là le même jour. Parfois, il y a même un texte gros comme ça. Donc le changement de rythme se fait à ce niveau-là.

Je me suis rendu compte qu’il fallait que le cerveau soit de suite opérationnel. J’ai donc travaillé beaucoup plus vite et j’ai essayé d’assimiler beaucoup plus rapidement. Par contre, ce n’est pas beaucoup plus dur sur le tournage, c’est vraiment au niveau de l’assimilation des textes que j’évoquais.

Pour terminer, quels sont, en parallèle, vos autres projets ?

Quelques films sont actuellement en financement, je préfère taire les noms. Aussi, le numéro 3 de la grosse comédie « Qu’est-ce que l’on a fait au bon dieu ? » qui va se tourner l’année prochaine, en septembre si tout va bien. Je suis également en train d’écrire un long-métrage.

Merci Medi pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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OPJ Pacifique Sud : Antoine Stip nous présente la nouvelle série de France Télévisions !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Antoine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

A partir de novembre prochain, on pourra vous retrouver dans une nouvelle série pour France Télévisions, « OPJ Pacifique Sud ». Pour commencer, sans tout en dévoiler, quel en sera le contenu ?

Cette série a été créée par Bertrand Cohen et Stéphane Meunier, suite à une demande de France O pour développer un programme en Nouvelle-Calédonie qui intéresserait tous les DOM TOM. Cela fait suite à l’arrêt de « Cut » puisque c’est la même société de production et que nous allons occuper le même terrain de diffusion. C’est aussi le même format, de 26 minutes. Ajoutons que des membres réunionnais de l’équipe technique qui avaient été formés sur ce programme nous ont rejoints sur « OPJ Pacifique Sud ». Pouvoir transvaser d’un DOM TOM à un autre sans passer par la métropole est une des belles réussites. Yaelle Trulès, qui joue le rôle de la commandante, jouait aussi dans « Cut ». De mon côté, je passe de Charles de Kervelec au Capitaine Gaspard Watson, caldoche. Mais là s’arrêtent les ressemblances.

L’idée est de créer une brigade, composée d’une réunionnaise, d’un caldoche, d’un antillais et d’une kanak. Donc quatre cultures différentes, qui s’opposent, qui se rejoignent, qui s’affrontent, qui se retrouvent au sein de la brigade. Et, en plus, quatre générations différentes : 25 ans pour la kanak, 35 pour l’antillais, 45 pour la réunionnaise et 55 pour le caldoche. Tout cela créera un intérêt pour tous les ultramarins et même les métropolitains vont s’y retrouver. Je trouve que c’est un programme intelligent, ce n’est pas uniquement encré dans la réalité calédonienne, on enquête certes sur des crimes là-bas mais ça confronte aussi les caractères des quatre protagonistes.

 

 

Justement, quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage, le caldoche ? Qui est-il plus précisément ?

Gaspard Watson est un caldoche qui a vécu dans un ranch, comme beaucoup. Il est devenu capitaine de police judiciaire, il enquête sur les crimes, assassinats et meurtres sur le caillou. Il est en plein divorce, ce qui le déstabilise beaucoup dans sa vie personnelle. Il essaye d’emprunter de l’argent à la banque pour racheter le ranch dans lequel il a grandi mais que son père a perdu au jeu. Il est un peu fâché contre ça, il aimerait retrouver le nid dans lequel il a vécu.

C’est quelqu’un de très professionnel, il s’ennuie chez lui et, sur son temps libre, retourne à la brigade.

Pour vous approprier ce personnage, pour son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ? Vous êtes-vous imprégné de la culture locale ?

D’abord, je me suis intéressé à la vie calédonienne dans un sens général. Ensuite, de qui étaient les caldoches, d’où ils venaient, quel était leur accent. Là-dessus, ça a été compliqué, ils ont une façon de parler qui est parfois très colorée. Mais je ne voulais pas forcer le trait pour ne pas faire ridicule. J’ai simplement quelques petits mots. Je me suis renseigné également avec un officier de police judiciaire, qui nous a dit comment fonctionnaient là-bas les habitudes, comment se comportaient les gens. Il m’a montré ce qu’est une brigade de PJ, son fonctionnement à l’intérieur, la hiérarchie, le mode opératoire, les interrogatoires. Sans oublier la vie politique sur place. C’est très particulier car il y a l’état français et le Sénat coutumier. Ce qui a créé des cas très particuliers de résolution de meurtres dans la vraie vie.

 

 

Vous avez commencé à en parler, selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire dans ce programme ?

Plusieurs choses ! D’abord, de suite, d’emblée, la beauté du lieu. Le lagon est sublime. On a tourné dans des décors absolument magiques et magnifiques. Même lors de scènes de crime dans des lieux glauques, il y a toujours un ciel bleu, un palmier quelque part. Ce programme est à la série policière française ce que « Hawaï Police d’état » est à la série policière américaine urbaine. D’autre part, on démarre une intrigue le lundi et elle est résolue le vendredi. On a donc la semaine pour capter l’attention et l’imaginaire d’enquête des spectateurs, pour les fidéliser. Ensuite, je pense au mélange des deux écritures, à la fois l’écriture policière de l’enquête et l’écriture de la vie domestique, quotidienne, des quatre protagonistes. Avec les divorces, les séparations, la crise d’ado, le passé un peu lourd,…

Comment s’est passé le tournage sur place ?

Nous avons tourné la saison en une seule fois, sur une cinquantaine de jours, à raison de six séquences quotidiennes. Les anciens de « Cut » étaient aguerris à ce rythme, nous avons pu communiquer ce savoir-faire. C’est déjà une véritable famille, des larmes ont coulé au moment de la séparation.

Malgré ce rythme soutenu que vous évoquiez, avez-vous eu un peu de temps pour découvrir plus personnellement le cadre sublime ?

On était situés à un bel endroit de l’île, on a aussi tourné dans Nouméa, ce qui nous a fait découvrir la ville. On a tourné aussi dans des ranchs et en forêt notamment. On s’est également beaucoup baladés sur différentes iles dans le cadre du tournage.

 

 

Même si les weekends étaient consacrés à se reposer ou à effectivement faire un peu de tourisme, on avait toujours les textes sous les mains. Parce que les quatre rôles principaux sont de presque tous les plans. J’avais plus de 240 séquences sur 47 des 50 jours de tournage. Donc, même les pieds dans l’eau, j’avais les textes sous les yeux.

En conclusion, c’est là la première saison et on imagine que vous seriez ravi de prolonger l’aventure si le succès d’audience est au rendez-vous ?

Au-delà de l’aspect carrière et du bonheur, pour un comédien, d’avoir un rôle récurrent à la télé, c’est tellement génial de construire un personnage et de le faire vivre sur la durée. Dans la rue, on m’appelle encore parfois Charles, en référence à Charles de Kervelec, si vous vous en souvenez dans « Cut ». Il suffisait que je m’habille pour que ma voix change. J’ai vécu pendant six ans avec cette personne que j’ai créée et qui est très éloignée de moi. C’est dingue mais c’est vraiment chouette. Donc, là, si je pouvais faire la même chose avec Gaspard Watson, évidemment que je serais très heureux.

Merci, Antoine, pour toutes vos réponses !

 

Retrouvez la bande annonce en cliquant sur le lien suivant : 

https://www.facebook.com/OPJ.Pacifique.Sud.Serie/videos/496142207600695/

Publié dans Télévision

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Demain Nous Appartient : Arthur Legrand évoque son personnage dans cette belle série de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Arthur,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous faites partie depuis quelques mois de la belle aventure « Demain Nous Appartient » sur TF1. Programme qui rencontre le succès d’audience que l’on sait. On imagine que vous êtes très heureux d’être un des membres actifs de cette chouette famille ?

Oh oui ! C’est mon premier gros projet, je suis très content. Je vois que, en plus, il y a visuel incroyable. En tout cas, c’est clair que je suis très très heureux de participer à ce projet.

Il n’y a pas de recette secrète mais, de votre point de vue, quelles sont les raisons qui expliquent la fidélité des téléspectateurs ?

Ce programme est très familial, on est dans la télé des gens, dans leur salon. En plus, les épisodes ne sont pas très longs, à chaque fois on est coupé dans l’action et on a envie d’en savoir plus.

Il y a également une bonne ambiance. Ca sort aussi un peu de l’ordinaire, plein de choses se passent à Sète, cela crée aussi un engouement autour de la ville.

Votre personnage, depuis son arrivée, a vécu pas mal de choses, dans sa vie familiale, aussi dans sa vie personnelle. Quel regard portez-vous sur lui à présent ?

C’est un adolescent, il ne faut pas l’oublier. Il a 16 ans, il va en avoir 17. Il est en crise d’ado, il a mal vécu, ce que je peux tout à fait comprendre, la transformation de son père. Ce que je me dis, c’est qu’il n’a pas de référent masculin. Sa construction personnelle pour devenir un homme est assez compliquée. Concernant ses histoires de cœur, on a tous un peu connu cela. Celui que j’appelle son demi-frère, Arthur, lui a « piqué » sa copine, ce qu’il avait mal pris.

Je pense qu’il était globalement assez remonté, on voit qu’il est en train de se calmer.

Revenons quelques instants à l’interprétation de la première intrigue, avec la non acceptation à ce moment-là de la transformation paternelle. Lorsque vous avez abordé, en amont des tournages, le personnage, comment vous y êtes-vous pris ? Vous êtes-vous renseigné sur ce sujet ? Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Bien sûr, je me suis renseigné là-dessus. Je me suis dit que, à ce moment-là, aucun dialogue n’est possible. Il est fermé, quoi qu’il arrive. Il n’accepte pas. C’est comme de l’improvisation, il n’y a pas d’écoute. Les parents sont face à un mur.

C’est juste une boule d’énergie, une cocotte-minute prête à exploser. La première scène que j’ai tournée avait lieu au commissariat. Mon personnage s’était fait arrêter après avoir volé dans un magasin. Je m’étais alors dit qu’il ne vole pas parce qu’il veut jouer mais parce qu’il est en colère. C’est un appel au secours, il est malheureux, il est mal dans sa peau et a juste besoin de montrer qu’il existe. Il veut faire un peu le caïd. J’ai abordé cela d’une manière assez naturelle, c’était assez fluide, comprenant rapidement ce qu’il ressentait. Mais j’essaie quand même de me mettre à sa place et de le comprendre. Typiquement, pour cette première scène, j’étais moi-même en colère car très investi dans mon personnage.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu. Au fur et à mesure de tous ces mois sur le plateau, peaufinez-vous votre propre méthodologie ?

Oui, tout à fait. Le cerveau est un muscle. Pour moi, la concentration est quelque chose de compliquée car je suis un hyper actif. Le théâtre m’a aidé et continue à m’aider face à cela.

A force, le travail d’apprentissage des textes va super vite. Dernièrement, j’ai appris deux séquences en dix minutes. A force de tourner, on entraine en effet le cerveau et on a les mécanismes. Surtout, c’est une série où l’on va très vite. On nous demande d’aller à un endroit très rapidement donc on a 5 à 6 prises maximum. Je trouve cela génial, c’est très formateur. On est un peu une machine, on apprend à aller vite au bon endroit.

J’ai fait des erreurs, il y a des séquences dont je ne suis pas très fier. J’apprends au fur et à mesure.

Nombreux sont les comédiens de la série à le dire, l’ambiance de tournage est très familiale, l’équipe est vraiment soudée.

C’est tout à fait vrai. C’est d’autant plus fou que l’on tourne avec énormément de monde. La plus grosse journée que j’ai faite contenait 8 séquences. Quand on voit ça de l’extérieur, on se dit que c’est facile. Mais passer d’une émotion à une autre ne l’est pas. C’est compliqué dans le corps et dans le ventre. La mise en place peut parfois durer une heure, on en profite alors pour rentrer dans son émotion mais, quand ça tourne, il arrive que l’on ait lâché prise. Mais tout le monde est bienveillant.

Quand je suis arrivé, j’étais complètement perdu. J’ai vu des studios de fou, avec des tas de costumes. Je ne connaissais pas cette dimension, je n’avais pas vu cela, ni au théâtre, ni en pub, ni sur les courts métrages auxquels j’avais participé. C’est vraiment une grosse industrie qui fonctionne super bien, le tout dans une très bonne ambiance. J’ai été très bien accueilli et, du coup, j’essaye de faire la même chose avec les nouveaux qui arrivent.

Pour la suite, au-delà de ce qui est proposé avec pertinence par les scénaristes, des thèmes ou des sujets vous tiendraient-ils à cœur de pouvoir aborder ?

Pas forcément sur DNA. Surtout, je me laisse guider par ce qui arrive. J’essaye de ne pas me dire que je veux faire absolument telle ou telle chose. On a trouvé de belles idées, j’espère pouvoir les approfondir sur d’autres intrigues mais je préfère recevoir. Je suis dans l’acceptation, j’écoute et je fais.

J’ai forcément des envies, je suis très ambitieux et très déterminé. Souvent, j’aimerais avancer plus vite mais il faut que j’apprenne à modérer la cadence.

Justement, quelles sont vos autres envies pour la suite de votre parcours ?

J’ai d’autres projets, notamment de cinéma. Je rêve de cela depuis tout petit, c’est quelque chose qui me tient à cœur. J’ai toujours eu quelque chose en moi qui me dit que je suis fait pour cela. Comme une petite voix.

J’espère revenir au théâtre mais pas forcément tout de suite. J’ai envie de tout faire. Un jour, j’aimerais passer à la réalisation. J’écris aussi, avec d’autres personnes. Le one man me tente également. J’espère plus tard pouvoir me servir de ma notoriété ou du pouvoir de parole que je vais avoir pour aider des associations. Celles pour des enfants à l’hôpital me tiennent particulièrement à cœur. Aussi celles qui aident les personnes qui meurent de faim.

Merci, Arthur, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Maëlle Mietton évoque son personnage d'Alice dans la jolie série de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maëlle,

C’est un réel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On l’a encore vu au Festival de la fiction Tv de La Rochelle, l’accueil des gens a été très chaleureux pour la série « Un Si Grand Soleil ». On imagine que ce bain de foule intense vous a fait très plaisir ?

Evidemment ! C’est chaleureux, on reçoit beaucoup et, en échange, je donne beaucoup. Ce que je fais déjà à l’écran, j’espère. C’est aussi le moment de rencontrer le public. J’ai souvent l’habitude de faire cela en théâtre, ma troupe est parfois engagée à la fin des représentations pour faire des rencontres avec le public, ce que j’aime beaucoup car c’est par là que ça passe, c’est une transmission, un échange. De fait, ce Festival est le moment, au niveau de l’image, pour le faire. Car nous ne sommes pas, à l’inverse du théâtre, en connexion directe avec le public. Ce n’est pas du tout le même format ni le même support. C’est en tout cas super chouette.

Nous avons eu de très beaux retours, j’en suis très heureuse. J’aime rencontrer, c’est agréable.

Vous évoquiez les retours que vous avez pu avoir des téléspectateurs. De façon générale, qu’est-ce que le public vous dit sur la série et sur votre personnage ?

Un très bon retour revient souvent, je l’estime du coup et j’en suis très heureuse parce que je travaille beaucoup dessus, en l’occurrence c’est, émotionnellement, ce que les gens reçoivent de ce que je donne. La subtilité dans les émotions, une ouverture, un espace intelligent où j’essaie de quitter les lieux communs. On est tous différents, chacun a sa façon de réagir.

Au plateau, j’ai essayé, sur toute la première partie de l’intrigue actuelle, de montrer comment on peut réagir avec aplomb, dignité, respect. A présent, Alice va plonger, un parcours très dur, dramatique, tragique arrive. Du coup, on va explorer aussi ce que c’est que de prendre des grosses claques, de souffrir pour voir comment, à des moments, l’égo prend le dessus. Dans pareille situation, on peut aussi faire souffrir parce que nous ne sommes pas des super héros. C’est beau de traverser ces fragilités, c’est notre condition humaine, c’est beau de l’explorer, de la partager, donc j’essaie de le faire avec le plus d’humanité possible. Alice descend à la cave et c’est intéressant de voir comment elle va réussir ou non à remonter.

Avec tout ce qu’a vécu Alice en un an à l’image, quel regard portez-vous sur elle à présent ?

Je l’aime toujours beaucoup. Il faut le savoir, on a eu la chance de créer nos personnages. Cela donne un avantage certain. Il y a eu une collaboration avec l’écriture, celle-ci s’est inspirée et nous a inspirés. Donc Alice est très proche de moi, même si, attention, je ne suis pas Alice. Elle me permet d’aller explorer, elle me donne une liberté et, personnellement, je ne réagirais pas toujours de la même façon dans la vie. Au début, elle avait beaucoup de recul, là elle va avoir des réactions et des actions un peu vives et pas forcément adaptées. C’est très intéressant, dans son parcours, de la voir tomber. C’est chouette de l’explorer et de le partager à des millions de personnes. C’est une catharsis, une façon de se projeter, de partager des émotions, de libérer des espaces émotionnels, ça ne règle pas tout mais c’est déjà un premier pas. La catharsis apportée via les médiums artistiques et mise en eouvre par les artistes est un miroir présenté à l'humanité et elle en a fondamentalement besoin. En tout cas, ce n'est que mon avis, je ne l'érige pas en vérité, c'est la mienne. 

Pour moi, qui fais du théâtre depuis toute petite, j’ai vraiment compris que la catharsis n’était pas un divertissement, ce n’est pas quelque chose qui vient en plus, c’est comme manger, dormir ou boire, c’est une nécessité. C’est une nécessité de partager les émotions car elles sont physiques et actives. Si on ne les exprime pas, elles se logent. C’est pour cela qu’il y a des livres, des photos, des peintures, de la sculpture, de la danse, du théâtre, depuis des milliers d’années.

Parmi tout ce que vous avez pu vivre au travers de votre personnage, parmi aussi tout ce que vous lui avez fait vivre, retenez-vous certains instants encore plus que les autres ?

J’ai traversé beaucoup de choses dans ma propre vie, je ne suis donc pas étonnée des traumatismes qu’elle traverse. Je n’en suis pas surprise, je n’en suis pas impactée. Après, il y a une résonnance, c’est-à-dire qu’il y a un dialogue entre la comédienne et le personnage.

Vraiment, j’aime le métier de comédien, j’aime l’art dans son ensemble, je fais du chant, de la danse, de la mise en scène, j’ai une compagnie, j’organise des ateliers, j’aime la transmission. Le théâtre ne règle pas tout mais il aide beaucoup à la formation du comédien, il répond à beaucoup de choses. J’aime du coup fouiner, en fait je suis une horlogère de mon métier, j’aime la précision, j’aime découvrir, j’aime les contraintes car elles sont positives et donnent un cadre. J’aime inventer des outils ou me servir de ceux qui sont existants, j’aime trouver à quelle réponse, à quelle situation, à quel moment les appliquer.

Du coup, pour en revenir à votre question, je pense à une scène qui va prochainement arriver en diffusion, qui a été très difficile, qui se passait à l’hôpital et qui m’a donné du fil à retordre. J’étais très fatiguée, c’était un contexte que l’on a tous déjà vu à la télé, où, face au lit de mort de quelqu’un, on veut quelque chose de la personne mais où cette dernière s’éteint avant d’avoir satisfait à notre attente. Dans la vie, je n’avais pas traversé cela et j’espère n’avoir à jamais le traverser, je n’avais donc pas d’exemple concret. Il fallait aussi que je me débarrasse de toutes les images que j’avais en tête de scènes similaires que j’avais pu, comme tout le monde, voir par le passé à l’écran. J’avais l’impression que je n’allais pas pouvoir sortir de la parodie. Il fallait que je trouve un endroit concret d’où démarrer mon jeu.

 

 

Alice avait quelque chose à obtenir de la personne, c’était la seule idée qu’elle avait en tête, c’était un moment tellement traumatique qu’elle n’avait plus d’empathie. A tel point que ce n’était plus un humain qu’elle avait en face d’elle, mais une poupée, un objet. Ça a été très violent comme scène à tourner. C’était violent à faire, ce sera, je pense, violent à voir et à vivre. Mais, encore une fois, c’est important de ne pas montrer que ce qui est joli. Ca donnera des leviers aux personnes qui vont regarder la scène.  

En ce moment à l’image, on voit beaucoup Alice dans sa vie personnelle. Précédemment, on l’avait aussi beaucoup vue au zoo. Aimeriez-vous que cette partie professionnelle revienne plus longuement ?

Oui, pour le zoo. Dès le départ, interpréter ce rôle m’a aussi plu parce qu’il me permettait d’être en interaction directe avec le vrai zoo de Montpellier. J’y ai fait deux jours d’immersion, je connais donc à présent les équipes, le directeur, Luc, qui est extraordinaire, David, le vétérinaire en chef, qui occupe un peu la même fonction que le personnage d’Alice en fait. C’est presque le même schéma que dans la série. Je pense aussi aux deux vétérinaires référents. Je les ai suivis pendant plusieurs heures, jusque dans les écographies qu’ils ont faites. J’ai adoré, cela fait aussi partie du travail du comédien.

Le zoo de Montpellier est atypique, c’est un zoo municipal, il a été donné fin XIXe par un homme très riche, qui avait une collection d’animaux sur plusieurs hectares. Au moment de la léguer à la ville, il avait une seule exigence, celle de la gratuité des visites. Ce qui est encore le cas aujourd’hui. Ce n’est pas un zoo spectacle, de divertissement, dont l’objectif serait de rentrer de l’argent. Il y a un vrai respect, une vraie méthode de conservation. Parfois, des échanges se font même entre zoos. Le but est clairement de veiller à préserver les espèces en danger.

Pour rebondir sur la question, il serait chouette, dans l’idée, de pouvoir mettre encore plus en valeur le travail du zoo. C’est déjà fait et, si on pouvait aller encore plus loin, ce serait super. J’adorerais qu’il y ait plus d’actes médicaux mais, techniquement, c’est très complexe. En tout cas, je tiens à dire que les équipes du zoo sont très accueillantes, très généreuses. Je pense qu’elles aimeraient aussi que nous allions plus loin ensemble mais ce n’est pas forcément simple à mettre en place.

Pour terminer, un mot peut-être sur l’ambiance de travail, très familiale, qui aide aussi sans doute à la réussite de ce programme ?

Je dirais même plus, elle est nécessaire à la réussite de ce programme. Parce que c’est un tel investissement, c’est un tel engagement, c’est une telle intensité que, si les humains ne fonctionnent pas entre eux, ce n’est pas possible. On a là une belle preuve que, si on veut grandir, c’est collectivement. On ne peut pas faire autrement, la nature est ainsi faite. Je viens du théâtre, comme je le disais, je connais cela et j’aime partager. S’il n’y avait pas cet esprit-là, je ne pourrais pas m’investir, je crois. C’est fondamental en fait.

Merci, Maëlle, pour cet échange très agréable et très intéressant !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Folco Marchi évoque son personnage de Ludo !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Folco,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

La série « Un Si Grand Soleil » a fêté, fin août, sa première année à l’antenne. Les téléspectateurs sont chaque soir fidèles au rendez-vous. On imagine que, pour vous, c’est une joie et une fierté de faire partie de cette belle aventure ?

Exactement, tout est dit. C’est très simple, ça se résume en très peu de mots. C’est une aventure magnifique, vraiment. Je pourrais en parler pendant des heures, c’est un gros cadeau que la vie m’a fait. C’était inespéré, compte tenu de ma situation, je ne m’attendais pas à autant. C’est beaucoup d’amour, beaucoup d’expérience, beaucoup de rencontres intéressantes. Surtout, ça donne envie d’exercer ce métier le plus longtemps possible. Bref, c’est au-delà de mes espérances, c’est comme un rêve.

Evidemment, il n’existe pas de recette miracle mais, d’après vous, qui vivez cette aventure de l’intérieur, quelles principales raisons expliquent ce très beau succès ?

Pour la peine, moi qui suis aussi une série quotidienne colombienne avec ma chérie, je crois que c’est le fait de pouvoir rentrer au quotidien dans la vie des gens, d’être témoins de leurs aventures, de leurs échecs, de leurs réussites, de leur bonheur, de leur malheur.

Etre dans le quotidien de français qui lui ressemblent crée une identification pour le public. Les gens ont peut-être, du coup, envie de partager des moments avec ces personnages que l’on représente. La série est un peu une représentation des français, un miroir dans lequel ils peuvent s’identifier.

Le travail évidemment aussi est une des recettes du succès.

Comme tous ses camarades, votre personnage a déjà vécu pas mal de choses pendant ses premiers mois à l’image. Comment l’abordez-vous à présent ?

J’ai du mal à répondre à cette question car j’ai du mal à prendre du recul. C’est comme une grande vague que tu reçois quand tu veux surfer pour la première fois sur la côte atlantique.

J’essaie toujours d’avoir de l’empathie pour lui, j’essaie systématiquement de le comprendre. Je tente modestement de lui faire traverser ses émotions, je suis en fait comme un passeur pour lui. J’ai l’impression que le gros du travail se fait au travers de l’écriture, je me repose beaucoup sur le texte et sur son apprentissage. Je me laisse surprendre.

 

 

Je l’aime de plus en plus, en fait je crois que je me suis attaché à lui. J’ai envie de le découvrir un peu plus. On a beaucoup de points en commun, on se dédouble, on se passe le relai. A des moments, quand ce qu’il vit me parle, je vais à lui, à d’autres je laisse le personnage venir vers moi, quand je ne me retrouve pas forcément dans ce qu’il traverse, n’ayant pas vécu la même chose. Je ne sais pas, par exemple, ce que c’est que de sortir avec la femme de son meilleur ami, n’ayant personnellement pas eu de maitresse. J’imagine simplement que ça doit être très dur.

Pour la suite, au-delà de ce que vont proposer les scénaristes, aimeriez-vous que sa vie personnelle continue à être davantage développée ? Aimeriez-vous qu’on le voit toujours plus au zoo ?

On en parle de temps en temps, une idée me traverse souvent l’esprit, c’est que Ludo se sente investi d’une mission à un moment donné et qu’il se munisse d’une combinaison un peu de super héros, pour sauver Montpellier d’une terrible menace écologique. Afin de porter un message sur ce thème.

J’aime bien l’univers des Marvel Comics, faire quelque chose de comique me tenterait. Sinon, j’adore aussi me laisser surprendre, tout le plaisir est là. C’est, à chaque fois, comme un petit cadeau de Noel.

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Encore des surprises et beaucoup de plaisir sur le plateau, comme on est déjà en train de faire. Poursuivre sur cette lancée ambitieuse et prendre toujours autant de plaisir à travailler tous ensemble. Faire demeurer l’harmonie.

Ce fut une joie, Folco, de nous entretenir avec vous !

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Un Si Grand Soleil : Retour sur cette belle aventure, avec Mélanie Maudran !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Mélanie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

L’aventure « Un Si Grand Soleil » a fêté le mois dernier sa première bougie, avec le succès d’audience que l’on connait. Quel regard portez-vous sur cette première année ?

Justement, un bilan très positif. L’année dernière, à la même époque, la diffusion venait de commencer, ça faisait à peine trois semaines, nous étions ravis des premiers scores mais nous étions quand même relativement prudents sur la suite, en se disant qu’il fallait attendre de voir si les gens continueraient à regarder et si on allait fidéliser tous ces téléspectateurs. En fait, ça n’a pas faibli, le bilan est donc très positif, nous sommes ravis et l’aventure continue à être belle, il n’y a pas de lassitude, l’ambiance est toujours très bonne, on a toujours du plaisir à aller tourner.

Même si c’est toujours difficile à dire, même s’il n’y a pas de recette miracle, d’après vous, pourquoi ce programme plait-il tant ?

Je pense que les gens se sont attachés très rapidement aux personnages et à l’univers que propose la série. Parce que nous ne sommes pas dans l’excès de happenings. On essaie de coller au plus près à une réalité à laquelle les téléspectateurs peuvent s’identifier. C’est quelque chose auquel je tiens beaucoup, dans la façon d’aborder mon personnage. J’ai besoin que les choses soient crédibles, que l’on s’y retrouve.

Il y a aussi de belles images, c’est vraiment très joli, la ville et ses alentours sont extrêmement bien filmés, c’est agréable à regarder, d’autant plus que la lumière est belle. Chaque comédien propose une partition de son personnage que je trouve chouette. La réalisation est bonne, grâce à de supers réalisateurs qui viennent d’horizons différents (télé, cinéma, clip). Même si, au début, on aurait pu être sceptique sur ce mélange, cela donne quelque chose de cohérent, de vivant, de rythmé. La musique aussi est chouette.

Beaucoup l’ont dit, l’ambiance est très familiale. De près ou de loin, cela se ressent à l’image.

C’est même complètement déterminant. En tout cas, j’ai beaucoup de mal à travailler autrement que comme cela. Surtout pour une quotidienne. Il y a quelque chose de fort, on est contents de se voir tous les jours.

A un moment donné, dans notre personnage, il y a un peu de nous. Parce que l’on est dans une rapidité de l’exercice qui implique cela. Je pense donc que c’est un ingrédient essentiel.

 

 

Vous évoquiez le rythme soutenu de tournage. A titre personnel, affinez-vous votre propre méthodologie de préparation pour, ensuite, être toujours plus disponible et efficace sur le plateau ?

En fait, ce n’est pas ma méthodologie que je fais évoluer, c’est moi qui évolue et qui ai une faculté d’apprentissage de texte de plus en plus rapide je pense. Ce sont des automatismes. C’est vrai que quand j’ai commencé le tournage, j’ai eu une appréhension de cela. A la première session, je me souviens avoir dû apprendre 62 scènes en quelques jours seulement. Ce chiffre m’a marqué, je m’étais même dit que je n’y arriverais pas, qu’un tel travail serait impossible. Aujourd’hui, quand je reçois les scénarii et que je vois qu’il y a 50 scènes à apprendre pour dans quatre jours, je me dis presque que ce n’est plus un problème. On prend des automatismes en fait, c’est un format où l’on doit apprendre à travailler vite et bien. Ce n’est pas plus compliqué que cela, il faut garder une énergie de l’instant T, ce qui est le principe du comédien et apprendre ses textes rapidement, sans oublier de s’adapter tout aussi rapidement à un nouveau réalisateur, à un nouveau décor, à une nouvelle équipe. Parce que l’on peut changer trois fois, voire maintenant quatre. Les gens ont des personnalités auxquelles il faut s’adapter.

Votre personnage, Claire Estrela, a vécu plein de choses, personnellement et professionnellement. Là aussi, quel regard portez-vous sur ce parcours ?

Elle a eu une évolution qui me parait crédible. En ayant vécu des choses aussi fortes, intenses et extrêmes au début, il fallait rester debout. Elle a ensuite eu besoin de cette phase où elle était un peu plus en retrait, je pense comme dans la vie en fait. Pour digérer un peu tout ce qui lui était arrivé, pour mieux avancer. On arrive à présent dans une nouvelle phase, où elle va à nouveau avancer, où elle va ouvrir sa porte à une nouvelle personne. Son fils est parti, je pense qu’elle évolue, qu’elle laisse derrière elle son côté ultra maman, son côté fille de ses parents qu’elle n’a pas vus pendant 17 ans. Elle avait des choses à rattraper, c’est pour cela qu’elle est restée vivre chez eux pendant si longtemps. Elle avance, je pense qu’il y a plein de femmes qui peuvent se reconnaitre en elle, elle s’est recentrée sur son travail, elle est toujours très dans l’empathie avec les gens qu’elle croise sur son chemin et il faut à présent qu’elle pense un peu à elle.

Pour terminer, très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

De continuer à prendre autant de plaisir à travailler sur cette série et à retrouver mes camarades. De pouvoir diversifier aussi les tournages parce que, contrairement à ce que l’on pense, on peut aller prendre des respirations sur d’autres plateaux. C’est un grand luxe pour un comédien.

Merci, Mélanie, pour votre disponibilité !

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Un Si Grand Soleil : Naima Rodric évoque avec nous la réussite de la série !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Naima,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La série « Un Si Grand Soleil » connait un succès d’audience qui ne se dément pas depuis un peu plus d’un an maintenant. Quel regard portez-vous sur cette aventure ?

Une fierté ! Je suis très fière de faire partie de cette belle équipe, avec des gens formidables que je côtoie au quotidien. Ce n’est que du bonheur et que du plaisir.

Surtout, le public est au rendez-vous tous les soirs. Les gens rencontrés au Festival de La Rochelle sont juste adorables et bienveillants, ce qui donne envie de continuer et de tout donner.

On le sait, il n’y a pas de recette miracle mais vous qui vivez cette aventure de l’intérieur, comment en expliquez-vous son succès ?

Je pense que nous avons d’excellents réalisateurs, un très bon producteur, des techniciens formidables et de magnifiques comédiens. Je pense aussi que le public n’est pas bête, que l’on ne peut pas le tromper. On a une pression supplémentaire, celle d’être les plus vrais possible dans notre jeu pour que ça puisse paraitre crédible. C’est là le métier de l’acteur et je crois que, dans cette série, on le fait plutôt pas mal.

Le personnage de Lucille a vécu, dans cette première année, beaucoup de choses. De près ou de loin, vous retrouvez-vous parfois en elle ? Y mettez-vous-même quelque fois de vous pour son interprétation ?

Pas tout le temps mais oui, bien sûr. En tout cas, je me nourris de ce que je suis dans la vie de tous les jours pour nourrir ce personnage-là. C’est ce que je fais d’ailleurs aussi pour la plupart des rôles que j’ai pu interpréter.

Le rythme de tournage, sur une quotidienne, est soutenu. Avez-vous modifié votre méthode de travail dans ce sens ?

Oui et non. Ça dépend en fait. Sur une grosse intrigue ou une grosse arche, telle celle que j’ai pu avoir avec Akim, Bruno Serrat et Eve, j’avais effectivement une grosse préparation. C’étaient des scènes très compliquées, avec un rythme de tournage très intense. On avait souvent jusqu’à huit séquences par jour, il fallait donc être prêt et en forme. Il fallait aussi être dans le présent pour foncer.

Pour la suite, certains thèmes en particulier vous tiendraient ils à cœur de défendre ?

J’aimerais que ce personnage puisse switcher de ce que l’on connait d’elle du début, à manger des gros burgers, à fumer des joints, vers une prise de conscience personnelle. Pour peut-être défendre des causes comme le réchauffement climatique, les animaux. J’adorerais partir là-dedans car je pense que ce personnage est capable de faire passer des messages.

Je trouverais hyper intéressant et important de la faire partir là-dedans. Ce serait cool, ça me plairait car ces thèmes me touchent beaucoup.

En conclusion, tous les comédiens rencontrés sont unanimes, il y a un vrai esprit d’équipe entre vous.

Complètement ! On s’entend tous très bien, tout le monde est bienveillant en fait, vraiment. Si on a un petit problème, tout de suite cinq personnes différentes viennent nous remonter le moral. On a beaucoup de chance, je pense que c’est un très beau casting. Grâce à Joanna Delon qui a choisi de très bonnes personnes. Il y a une belle homogénéité, ce qui est super.

Merci Naima pour vos réponses !

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Un Si Grand Soleil : Yvon Back nous parle de son arrivée dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Yvon,

Nous sommes ravis d’effectuer cette interview avec vous !

L’aventure « Un Si Grand Soleil » a démarré il y a un peu plus d’un an en termes de diffusion. Vous avez rejoint les équipes quelques mois après. Vous qui vivez à présent cela de l’intérieur, comment expliquez-vous le succès de ce programme ?

Je ne sais pas pourquoi les gens sont venus mais, si ils restent, c’est parce que le programme leur plait. Par contre, j’ai deux à trois pistes là-dessus. Je crois qu’il y a une ambition sur ce feuilleton-là assumée, l’envie de faire différemment, de monter en gamme à peu près tous les curseurs je trouve. Ce qui fait que c’est très à la mode, que c’est très agréable et joyeux à faire. Tous les gens le ressentent. Ils vivent cela inconsciemment.

Il y a des téléspectateurs qui regardent chaque jour les trois quotidiennes. Peut-être que nous sommes à une époque où l’ultra individualisme a gagné, où les gens ont besoin d’avoir des connexions avec des personnages du quotidien.

Je fais ce métier depuis quelques temps, les gens me connaissent, m’identifient. Avant le feuilleton, dans la rue, on n’osait pas trop s’approcher quand on me croisait. Là, depuis USGS, c’est une notoriété qui se décuple et qui est différente. Les gens ont une vraie proximité avec moi, je fais partie de la famille car je rentre dans leur salon tous les soirs. Ce qui est plutôt rigolo.

Le commissaire Becker a vécu beaucoup de choses. D’un point de vue professionnel et aussi, plus récemment, d’un point de vue personnel. Quel regard portez-vous sur ses premiers mois à l’antenne ?

Je n’avais pas fait de feuilleton jusqu’à présent, il y a une vraie différence dans la façon d’appréhender le rôle. Sur un projet classique, un unitaire ou une mini-série, on lit un scénario, on voit un parcours de personnage sur lequel on peut réfléchir et fantasmer. On peut construire et fabriquer des choses. Alors que le feuilleton ne donne que peu d’informations, à part la session en cours et la suivante. A partir de là, on essaye de fabriquer quelque chose.

Au début, je ne savais pas très bien où j’allais et, petit à petit, on donne pas mal de nous personnellement. C’est compliqué de construire quelque chose qui n’existe pas, il y a donc très clairement une part de moi en lui. C’est un échange. Evidemment aussi que les scénaristes et les auteurs ont besoin d’une certaine incarnation pour écrire les choses. Maintenant, je ne me pose plus ces questions qui m’inquiétaient un peu au départ, je vis chaque séquence instinctivement, quelque chose s’est fabriqué et je commence à savoir à peu près qui est Becker.

 

 

On le sait, pour un programme quotidien, il faut défendre chaque jour un nombre élevé de minutes utiles. Une quatrième équipe de tournage s’est même mise en place il y a peu. Personnellement, affinez-vous votre façon de travailler au fur et à mesure des jours sur le plateau ?

En fait, pour parler très simplement et très concrètement, la vraie contrainte pas rigolote est surtout la mémorisation. Notamment quand on a des journées de travail à neuf séquences. Il faut que je parle avec le producteur pour avoir une oreillette peut-être J. C’est là la chose pénible. Une fois que cela est fait, on est dans le plaisir du jeu, de l’instant. En fonction des partenaires, c’est en plus très souvent sympa.

Becker, ça y est, je vous le disais, je commence à savoir qui il est, comment il réagit. C’est un switch on et off. Il s’empare de moi. Cela se construit petit à petit, on va voir ce que les auteurs me concoctent.

Vous l’avez abordé, nombreux sont les comédiens à le dire, il y a un vrai esprit d’équipe entre vous.

Ah oui, vraiment, c’est très joyeux à faire. Je suis content d’aller à Montpellier tourner, c’est plutôt festif, on se voit le soir à l’hôtel, on mange ensemble. Il y a un vrai truc familial très sympa.

On a des grosses journées, c’est important que ça se passe comme ça, qu’il y ait cette espèce de solidarité, de connivence, de complicité. Avec les acteurs mais pas uniquement, aussi avec les réalisateurs, l’équipe technique et la production. Pourvu que ça dure !

Très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Que ça dure, que ça reste sympathique et joyeux ! Qu’il arrive plein de choses à Becker, j’aurais beaucoup de plaisir à les jouer en tout cas.

Merci Yvon pour toutes vos réponses !

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Un Si Grand Soleil : Moise Santamaria évoque la première année à succès de la série !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Moise,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

La série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil » vient de fêter sa première année de diffusion. Selon vous, pourquoi ce programme plait-il tant aux téléspectateurs ?

Une équipe de plus de 300 personnes qui, tous les jours, fait de son mieux, tous corps de métiers confondus. De l’artistique à la technique, de la décoration à la production, des gens qui ont envie de faire quelque chose de beau, de bien, de vrai. Voilà, ce sont cette synergie et cette alchimie entre les personnes.

Ce sont aussi quinze ans d’expérience des équipes de Thomas de Matteis et d’Olivier Szulzynger sur le projet de « Plus Belle la Vie » auparavant. Qui leur ont permis, depuis trois ou quatre ans, de préparer ce projet et donc d’avoir l’expérience de ce qui fonctionne et de ce qui fonctionne moins. Pour notamment moderniser les choses. La synergie aussi avec les gens qui font la musique, avec Mathieu Bollet également à la direction artistique.

Une vraie volonté générale de faire en sorte que ce paquebot qui prend la mer depuis un an parte pour une longue croisière, avec des modifications d’équipage dès fois, avec des mises au point techniques,… En un mot, la volonté de tous de faire au mieux.

On peut facilement imaginer que faire partie de ce paquebot, pour reprendre vos mots, est un plaisir au quotidien ?

Tout à fait ! Je ne peux parler qu’en mon nom. Je ne vis pas ce travail dans la souffrance, c’est une chance de pouvoir faire ce métier, de pouvoir en vivre et de travailler régulièrement. C’est vrai que, sur ce genre de projets, on est sur un minutage par jour énorme, on fait beaucoup plus de séquences qu’au cinéma ou qu’en télé classique, type unitaires ou séries 8x52 minutes. On en sort très aiguisé lorsque l’on fait bien les choses. Bien sûr, il y a des gens qui se plantent, certains acteurs se loupent dans ce genre de profil alors que d’autres s’affutent encore plus. Parce qu’il faut être réactif de suite, on n’a pas le temps de préparer une séquence pendant trois heures. Donc, si on est capable de le faire au mieux sur ce genre de format, qu’est-ce que ce sera sur les formats où deux à trois minutes utiles par jour seulement sont à produire ?

Je suis très heureux de faire partie de ce projet, je suis très heureux de l’ampleur qu’a prise mon personnage depuis maintenant un peu plus d’un an. Je suis très heureux aussi d’une certaine reconnaissance ou d’un certain amour que le public me donne de plus en plus. On va dire, pour ne pas dire le terme exact, que mon personnage n’est pas le moins aimé. Je remercie le public pour cela. Je me suis énormément investi, j’ai beaucoup donné de ma personne, de moi, j’ai voulu ne pas mentir. Je me sens chez moi, c’est une famille de travail. Je connais tout le monde et tout le monde me connait. C’est une reconnaissance qui a été faite par le travail et non pas par autre chose. Je suis très heureux d’appartenir à ce projet et de travailler pour France Télévisions. C’est une belle boite, c’est le service public, ça me correspond sur plein de points. On n’est pas dans une entreprise privée donc on travaille, dans un certain sens, avec l’argent du public, ce qui donne encore plus une obligation de résultat. Il y a une forme de respect, de remerciement et de gratitude sur beaucoup de choses.

Vous évoquiez l’évolution de votre personnage. Quel regard portez-vous sur lui à présent et sur tout ce qu’il a déjà pu vivre ?

Je suis évidemment très content de cette évolution. Il est parti d’une coquille fermée, assez dure, assez directe à un effritement total jusqu’à maintenant. Je n’avais pas de vision même à moyen terme de l’évolution de mon personnage, contrairement à un long-métrage. Jusqu’à présent, mes précédentes expériences me permettaient toujours de connaitre l’évolution grâce au scénario, je savais d’où je venais et où j’allais. Du coup, sur USGS, au début, c’est vrai, c’était un peu frustrant. Au bout de deux à trois mois, j’ai lâché cette idée et j’ai fait confiance.

 

 

Même quand il n’y avait pas Camille, plus ça avançait, plus on sentait que ce mec avait une fragilité, qu’il avait de la douceur et qu’il avait quelque chose de mystérieux. Que j’ai voulu entretenir assez longtemps. Ce qui a donné envie, finalement, aux scénaristes de peaufiner cela et d’aller jusqu’à une arche très très intense avec sa fille. L’arche qui va suivre, avec la rencontre d’Elsa, va être très intense également. Donc ça a été une continuité de montée émotionnelle, où on a montré toute la fragilité de ce personnage finalement, qui contenait beaucoup, qui était beaucoup dans le contrôle, qui cachait tout cela, qui gardait pour lui par pudeur. Ce qui en fait un personnage très humain, dans lequel le public peut se reconnaitre. Autant il sait faire des prises et mettre des coups, autant il sait pleurer dans les bras d’une femme et être complètement effondré, comme tout père, à la disparition de sa fille. Donc c’est un humain fort et fragile, toutes ses nuances m’intéressent.

Vous parliez de ce fameux rythme très intense de tournage. A titre personnel, affinez-vous votre méthodologie de travail au fur et à mesure ?

Chacun a sa méthode de travail et sa manière de faire. J’ai une mémoire rapide, je me détache très vite du texte, qui m’intéresse très peu. Ça peut paraitre étrange mais c’est l’essence du texte et ce qu’il y a sous lui qui m’attirent. Dès fois, on peut voir quand quelqu’un dit un texte.

Je cherche à être le plus naturel possible, à me débarrasser du texte. Pour cela, il faut savoir de quoi on parle, sans savoir à chercher où est la virgule. Ce qui est moins le cas, c’est vrai, pour des scènes informatives d’un médecin légiste.

Du coup, en général, je lis le texte et c’est sur le plateau qu’il me vient en travaillant avec mon partenaire. Sur toute l’arche, ce qui m’intéressait, c’était l’émotion, c’était l’intensité de ce que j’avais à jouer. Pour cela, j’ai besoin d’être dans une confrontation. Avec Julie Boulanger, qui joue Elsa, on fait des choses magnifiques et intenses, c’est une actrice incroyable et nous avons très bien matché tous les deux. Il me faut une concentration, l’équipe technique me comprend et commence à me connaitre.

Bref, oui, évidemment, le texte m’intéresse mais c’est surtout le fond qui doit être connu. Les mots ne sont qu’un support. On est sur un fleuve, sur une rivière et les mots sont là où l’écume du mouvement de ce bateau vient taper les rivages. Ce qui est caché m’intéresse le plus.

Ce fut un plaisir, Moise, d’échanger avec vous !

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