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Koh Lanta : Ahmad se remémore son parcours aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

@PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Ahmad,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination par la tribu réunifiée, dans la saison de « Koh Lanta » actuellement diffusée sur TF1. Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Chacun des épisodes, et pas forcément uniquement le dernier, ravive des souvenirs. Parce que l’on a beau avoir vécu l’aventure, on a beau tous savoir ce qui s’est passé, forcément, il y a des choses que l’on avait oubliées et il y a des choses que l’on découvre en regardant les images. Donc ça ravive des souvenirs et ça nous remet un peu dedans. Cet épisode pas plus pas moins que les autres. Je n’étais pas spécialement surpris, les souvenirs sont réapparus, il y a certaines choses dont je me rappelais très bien, il y a d’autres choses que j’avais un peu oubliées et qui sont revenues assez rapidement une fois que les images ont été diffusées. Mais, non, je ne l’ai pas mal vécu, pas du tout. Il n’y a pas eu de découverte particulière ou de ressenti particulier.  

Plusieurs mois après, quel regard portez-vous sur votre départ ? L’avez-vous digéré ?

Bien sûr ! Le soir même, je l’avais digéré. Je m’étais conditionné en sachant que je pouvais être éliminé à n’importe quel instant et de n’importe quelle manière. Une fois que ça arrive, je me dis que, voilà, ça devait arriver, de toute façon. Donc je l’ai très rapidement digéré, instantanément même. Je n’ai aucun soucis avec cela, c’est un jeu, je connaissais les règles avant de partir et ça serait hypocrite de ma part d’être mauvais joueur, mauvais perdant ou d’en vouloir à des gens qui m’ont éliminé, conformément aux règles du jeu.  

Sur place, dans quel état d’esprit étiez-vous au moment de rejoindre le conseil ? Sentiez-vous déjà le vent tourner ?

A tous les conseils, du premier jusqu’au dernier, j’étais toujours sur mes gardes. Même quand j’avais le contrôle, même quand j’étais en position en force, je restais sur mes gardes. Je connais trop bien ce jeu pour prendre la confiance. Même si je contrôlais tout jusqu’aux ambassadeurs, je suis toujours resté sur mes gardes et je faisais très attention à ne jamais prendre la confiance parce que c’est ce qui a couté la place de certaines personnes par le passé. Donc je faisais toujours attention. Sur ce conseil, un peu plus encore que sur les autres, oui effectivement. Je n’étais pas rassuré, j’étais sur mes gardes, il y avait une probabilité que je parte mais je ne pensais pas partir, non.

Selon vous, quelles sont les principales raisons de votre élimination ?

Mon niveau d’exposition dans l’aventure. Je m’explique, j’ai rapidement été désigné comme le stratège, le cerveau, celui qui tirait les ficelles chez les rouges. Cette image-là s’est amplifiée au fur et à mesure des jours. Au début, il y a eu ma noyade dans l’eau qui m’a exposé, ensuite il y a eu le fait que je ne parte pas, puis le fait qu’on élimine Teheiura mais que je sois désigné comme celui qui l’avait éliminé. Ensuite, il y a eu son retour dans l’équipe adverse, où forcément il a remis la cible sur moi. S’en est suivie l’élimination de Delphine, qui a multiplié par dix ce niveau d’exposition. Donc, en fait, c’étaient mon niveau d’exposition et l’image que j’avais, à savoir le stratège assumé qui tire les ficelles chez les rouges. C’est ce qui m’a couté ma place en réalité. Réellement, les jaunes craignaient que je puisse retourner toute la tribu au bout d’un certain temps et, forcément, ils craignaient aussi de ne pas pouvoir se fier à moi. Et ils avaient raison au final parce que, là, je me faisais tout petit, j’attendais mon heure, mais le jour où j’allais être en position de force, clairement, j’allais essayer de retourner les choses en ma faveur, en trouvant des alliés, en trouvant des failles et en les exploitant. Je suis convaincu que avec, allez, un jour de plus, je serais arrivé à mes fins. Donc, voilà, c’est ce qui m’a couté ma place, je le sais.

Après, eux ont dit que c’était à cause de mes stratégies mais ont aussi prétexté des choses qui étaient un peu plus visibles. Notamment le fait que j’ai changé mon vote à la dernière minute lors de l’élimination de Pholien. Ce changement de vote n’avait absolument aucune conséquence, je ne m’étais pas du tout engagé, ni même je n’avais promis aux jaunes de mettre tel ou tel nom, vu que je n’étais pas dans leur conversation, ni dans leurs tractations. Je ne savais pas réellement ce qu’ils allaient faire. Donc j’ai changé un vote inutile, Charlotte, en vote utile, Eric, pour me protéger en cas de collier de Pholien. Et ils ont prétexté cela, ont sauté sur l’occasion pour dire que j’étais trop dangereux. Ils voyaient des dangers là où il n’y en avait pas. Je souffrais de cette image-là qu’il avait de moi.

Comprenez-vous que le pacte passé lors des ambassadeurs n’ait finalement pas été respecté par vos camarades ?

Je ne l’ai pas compris parce que ça n’avait aucun sens pour moi. J’ai eu beau expliquer une fois, deux fois, dix fois, à Moussa et Claude que ce changement de vote n’était pas du tout pour les contrarier. Que, moi, depuis les ambassadeurs, mon but était de me faire petit et de suivre les règles. On le voit dans les épisodes, je ne joue pas un double jeu. Je l’ai dit, mon but est de suivre Claude et Moussa, les leaders, de les écouter, de me faire petit, de ne pas créer la polémique. Donc je ne vois absolument pas l’intérêt, pour moi, à ce moment-là, de m’attirer le moindre problème. Je comprends qu’ils voulaient me sortir car ils avaient « peur » de moi et des stratagèmes que je pouvais mettre en place. Mais ce que je n’ai pas compris, c’est le prétexte qu’ils ont utilisé pour annuler ce pacte-là. Après, je l’accepte, c’est le jeu, c’est comme ça, dans « Koh Lanta », beaucoup de gens utilisent des prétextes pour éliminer les uns ou les autres. Dès fois, c’est parce que la personne est simplement trop forte ou qu’on ne l’aime pas. Sur « Koh Lanta », très souvent, on utilise des prétextes pour sortir les gens, on ne donne pas la vraie raison.

 

@PH LE ROUX/ALP/TF1

 

D’ailleurs, comment aviez-vous vécu ce moment si particulier des ambassadeurs ?

C’est vrai que c’était un deux contre deux sur le papier mais, en arrivant, on a vite vu que c’était un trois contre un. Avec, dans les trois, deux héros. Clairement, je ne partais pas en position de force, je n’avais pas d’argument. J’avais deux personnes de ma tribu qui, officiellement, avaient dit qu’elles allaient basculer de l’autre côté. Donc j’étais complètement désarmé, sans corde à mon arc. C’était compliqué. Je m’en doutais avant d’arriver, j’en ai eu la confirmation à mon arrivée. J’étais déjà convaincu avant même de commencer que je n’avais aucun intérêt à aller à la boule, que, de toute façon, je n’avais plus la majorité et qu’on allait se faire éliminer les uns après les autres. Donc tout ce qui m’intéressait à ce moment-là était d’avoir le meilleur arrangement possible avec les jaunes. Ce que Moussa m’a proposé spontanément, à savoir être le dernier des rouges et que j’ai accepté.

Après, j’ai quand même essayé de défendre les rouges, j’ai quand même joué le jeu, mais je n’avais pas d’espoir de réussir.

Sur le camp réunifié, une fois l’annonce faite du départ de Delphine, comment se sont passés les jours suivants ? Aviez-vous réussi à vous faire une place dans cette tribu blanche ?

Au moment de l’élimination de Delphine, c’est vrai qu’elle est partie en ayant des mots quand même assez durs. Et, forcément, qui sont restés dans la tête des jaunes. Même si ces derniers ont fait la part des choses et ont compris qu’il y avait beaucoup d’incohérence dans les propos de Delphine, forcément ça reste dans la tête et, forcément, ils allaient se méfier.

Ils m’ont accepté très rapidement, je me suis très bien entendu avec les jaunes mais je pense qu’ils avaient cette crainte-là, du fait des mots très durs et nombreux de Delphine. Ils avaient peut-être cette appréhension, cette petite crainte et c’est pour cela que, je pense, ils ont sur-interprété mon changement de vote. Ils avaient des aprioris sur lesquels ils sont restés. Par contre, j’insiste, ils m’ont bien intégré, je me suis très bien entendu avec eux aussi, je n’étais pas du tout isolé comme ont pu le dire certains, j’étais intégré dans la tribu, il n’y avait pas de problème particulier non plus. Juste au lendemain du changement de vote, j’étais un tout petit peu isolé, mais ça n’a pas duré longtemps et je ne l’ai pas mal vécu du tout.

A l’inverse, quel était votre « rôle » sur l’ile des rouges ?

Dans la tribu des rouges, j’ai vraiment rapidement pris le contrôle, dans le sens où j’avais de fortes affinités avec Charlotte, avec Pholien, avec Delphine et je faisais le lien entre tous. Oui, oui, j’étais au centre un peu de la tribu. Je discutais bien avec chacun d’entre eux, je les avais tous cernés. J’avais une relation avec chacun d’entre eux, sincère d’ailleurs, et, du coup, j’avais une très bonne place, ce qui m’a permis de contrôler la tribu du début jusqu’aux ambassadeurs. J’avais mon alliance avec les filles, j’avais mon alliance avec les hommes, on avançait avec ce groupe de cinq et j’étais au centre de ce dernier. J’avançais, je menais ma petite barque, j’étais tranquille.

Globalement, si c’était à refaire, changeriez-vous certaines choses sur votre parcours ?

Bien sûr parce que mes choix m’ont amené à ma sortie au septième épisode. Donc c’est qu’il y avait un problème quelque part. Je n’ai pas de regret. Au moment où j’ai pris mes décisions, je pensais faire les bons choix, je ne regrette pas. Avec les informations qui étaient les miennes à chacune de mes prises de position, je pense que c’étaient les bons choix. Maintenant, avec le recul, clairement ce n’étaient pas les bons choix parce que ça m’a amené à ma perte. Donc, oui, je changerais des choses et j’essayerais d’autres choses. Mais, même si j’avais changé certaines choses, peut-être que ça m’aurait amené à être éliminé au même moment, peut-être avant, peut-être après, on n’en sait rien. Bref, j’essayerais autre chose, oui, vu que ça ne m’a pas permis de gagner.

Plus généralement, quels principaux souvenirs resteront gravés en vous concernant cette belle aventure ?

J’ai plusieurs bons souvenirs. Le fait déjà d’arriver aux iles Fidji, à l’autre bout du monde, coupé de tout, avec de très très beaux paysages, est un très bon souvenir. Mine de rien, il y a quand même eu des moments de partage où je me suis confié et où on s’est confiés les uns aux autres, le soir, quand on n’arrivait pas à dormir. J’ai eu des souvenirs avec Teheiura et Claude où, un jour, alors que je les suivais un peu pour voir s’ils n’allaient pas choper un collier d’immunité, nous sommes montés super haut sur une colline, où il y avait une vue magnifique. Je me rappellerai toujours de ce moment, il n’a pas été diffusé mais ce fut un moment marquant pour moi. Où j’ai contemplé les paysages à ce moment-là, vraiment. Voilà, j’ai beaucoup aimé ces instants de partage et ces moments de contemplation qui resteront gravés en moi.

Gardez-vous des contacts réguliers avec certains de vos camarades d’aventure ?

Je suis en contact tous les jours avec un noyau dur, Claude, Moussa, Teheiura, Inès, Charlotte, Benoit. Ce sont des gens avec lesquels je parle à peu près tous les jours. Je m’entends très bien avec eux, je m’entends bien avec les autres aussi. La seule personne qui, pour l’instant, n’a pas voulu reprendre contact avec moi est Delphine. Et encore une fois, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, je respecte son choix. J’ai fait le premier pas, j’ai fait ce que j’avais à faire, maintenant la balle est dans son camp.

Votre sac est-il déjà prêt pour une nouvelle édition, si la production venait à vous le proposer ?

Non, honnêtement, pour l’instant, il n’y a pas de sac prêt. Il n’y a pas vraiment de projection, c’est beaucoup trop tôt je pense pour se projeter, on est en pleine diffusion, l’aventure vient juste de se terminer. On verra mais, pour l’instant, il n’y a rien de concret.

En conclusion, au moment de quitter l’aventure, comment voyez-vous la suite du jeu ?

Clairement, la menace pour moi venait des héros. Teheiura, Claude, Moussa sont favoris et c’est une des raisons pour lesquelles je voulais les sortir. Ils sont quand même forts dans les épreuves, forts pour savoir mener leur barque, ils ont l’expérience et, pour moi, ils ont une place de favoris. J’ai voulu les éliminer, ça n’a pas abouti, on ne m’a pas vraiment suivi et, même quand on m’a suivi, on a regretté par la suite. Maintenant, on verra s’ils vont au bout et on verra si j’avais raison.

Ce fut un plaisir, Ahmad, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Réunions : Sara Martins et Loup-Denis Elion évoquent cette nouvelle mini-série sur France 2

Publié le par Julian STOCKY

©Ronan Lechat/ FTV/ Kwaï
©Ronan Lechat/ FTV/ Kwaï

 

Bonjour Sara, bonjour Loup-Denis,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver à partir du 15 avril prochain, sur France 2, pour une nouvelle mini-série de 6x52 minutes, « Réunions ». Comment présenteriez-vous ce nouveau programme ?

Sara : Ce nouveau programme, comme beaucoup de programmes aujourd’hui, a pour thème la famille. C’est un genre particulièrement aimé, je crois, par le public français. En cela, l’idée était de décliner un peu toutes les possibilités autours de la famille. Notamment celle de la famille que l’on se choisit. Deux frères qui se méconnaissaient jusqu’à présent vont se retrouver puisqu’ils vont hériter tous les deux d’un hôtel légué par leur défunt père. Ils vont donc s’associer et associer leur famille à cette aventure. Certains par plaisir, d’autres plus par obligation car, effectivement, l’une des deux familles vivait à Roubaix, dans de grandes difficultés financières et va déménager à la Réunion, pour reprendre cet hôtel, en impliquant tout le monde.

Ce qui me plaisait beaucoup, c’est que la famille de Laetitia Milot est une famille recomposée, avec des enfants d’une première union, où leur père les accompagne dans cette aventure. Parce qu’il aime faire partie de cette famille, en s’occupant des enfants. Il y a ainsi plein de combinaisons d’amour. Sans oublier la grand-mère qui va arriver, elle est plus une grand-mère par alliance mais le vécu et le ressenti sont aussi forts que les liens du sang. Donc tout cela me plait.

Loup-Denis : C’est une nouvelle comédie, une série de 6x52. C’est l’histoire de Jérémy et de sa femme Chloé qui vont apprendre que le premier cité hérite d’un hôtel à la Réunion. Il va aussi apprendre qu’il a un demi-frère et que son père, qu’il n’a jamais connu, est décédé. Ils vont décider de partir à la Réunion pour toucher cet héritage, mais ça ne va pas se passer comme prévu. L’hôtel qu’ils pensaient être le leur n’est pas du tout celui qui était prévu et est un petit peu pourri. En plus, Chloé n’a pas du tout prévenu son mari qu’elle avait absolument tout vendu, maison, voiture,… donc ils vont se retrouver bloqués sur l’île de la Réunion à gérer un hôtel miteux.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Comment le décrire facilement ?

Sara : Je joue le rôle de Victoire. Ma famille est beaucoup plus classique, je suis mariée de longue date avec Antoine, nous avons deux enfants et c’est plutôt un mariage heureux, même si c’était un mariage contraire aux attentes de mon père. Je me suis mariée en dessous de ma condition, selon lui. On est plutôt une famille conventionnelle, si ce n’est que, oui, je gagne plus d’argent que mon époux. Mais c’est aussi ça la modernité.  

Loup-Denis : Jérémy, au début, est quelqu’un qui galère un peu dans la vie, il est au chômage, il vend des tracts en étant déguisé. Donc cet héritage arrive pour lui un peu comme une bénédiction. La découverte de son frère est aussi émouvante pour lui. Sauf que, une fois sur place, tout va mal se passer, il va être obligé de rester par rapport au mensonge de sa femme. Il va se retrouver à devoir gérer sa propre famille, l’ex de sa femme qui vit toujours eux, et la famille d’Antoine, son demi-frère. Ainsi que toutes sortes de personnages qui vont se rajouter au fur et à mesure des épisodes. Ce qui est très rigolo avec ce personnage, qui est parfois de mauvaise foi, qui est une tête de cochon, c’est qu’il va essayer tant bien que mal d’être le chef de la famille, en faisant souvent beaucoup d’erreurs mais toujours en se rattrapant. Donc c’est un mec normal qui fait des erreurs, qui a du mal à le reconnaître mais qui finit par se mettre dans le droit chemin.

 

©Ronan Lechat/ FTV/ Kwaï

 

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Sara : Je me suis donnée, effectivement, des petits repères. Le personnage de Victoire est très drôle, elle est très « attachiante », c’est ce que l’on s’est dit. Dans l’histoire de la télé, il y a deux pestes comme cela, dont une emblématique, qu’est le personnage de Gabrielle Solis que jouait Eva Longoria dans « Desperate Housewives ». Cette femme qui a beaucoup d’argent, qui aime ses belles tenues, qui peut paraitre capricieuse. Il faut que le monde soit régi selon ses quatre volontés mais, dans le fond, elle est une femme très aimante, qui soutient son mari quoi qu’il arrive et qui, surtout, essaye de faire au mieux.

Loup-Denis : Je n’ai pas spécialement de sources d’inspiration mais ce qui m’a intéressé dans ce scénario, ce sont justement toutes les couleurs de ce personnage. Pour que la comédie soit crédible, il faut que tout ce qui est de l’ordre de la construction du personnage, toute son histoire, tous les moments d’émotion, soient réels. En effet, ce personnage va se retrouver au milieu de plein d’émotions, de nostalgie, en retrouvant cette famille et ce passé qu’il n’a pas connus. Ce sont tous ces plans émotionnels qu’il m’intéressait d’interpréter, que ce soient la comédie ou toute l’émotion du personnage.

Ce n’est jamais évident à définir mais, selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux, on l’espère, nombreux téléspectateurs qui regarderont la série ?

Sara : C’est une comédie familiale et on le sait, ce genre plait. Les petites engueulades d’amour qui se passent en famille attirent. Aussi, le paysage et le décor de la Réunion, qui sont absolument sublimes. Ils sont un autre personnage et permettent de s’évader. En cette période de confinement, je trouve que le programme tombe à point. Juste aussi le plaisir de se divertir, c’est léger, c’est familial, ça porte bien son nom : comment être ensemble malgré les différences de points de vue, de conditions ? C’est une série bienveillante, qui fait du bien, qui donne envie aux gens de s’aimer, de construire des choses ensemble, de prendre des nouveaux départs.

Loup-Denis : Je pense notamment au décor magnifique de la Réunion, qui va apporter de l’air en cette période difficile de confinement pour tous. C’est une comédie sur la fraternité, sur la famille donc sur toutes ces valeurs-là, sur toutes les difficultés aussi de la famille, de comment gérer une famille recomposée. Donc je pense que beaucoup de gens vont se reconnaître dans toutes les situations de la série.

 

©Ronan Lechat/ FTV/ Kwaï

 

Un mot sur les conditions de tournage qui devaient être, on l’imagine, très agréables ?

Sara : Oui…J’ai cette chance de travailler régulièrement dans des endroits superbes, notamment dans les iles. Ça reste du travail, il faut le rappeler aux gens, on passe notre journée sur un plateau de tournage. Après, effectivement, nos fins de journée et nos week-ends se passent sur la plage. C’est merveilleux, je connaissais déjà l’ile de la Réunion, c’est, je crois, la quatrième séries que je fais là-bas. C’était une des raisons qui m’ont fait accepter ce projet. J’avais très envie d’y retourner, d’y retrouver des amis que j’ai là-bas grâce à tous les tournages que j’ai faits. Ça fait du bien de faire, par la fiction, découvrir ces régions françaises. Ces lieux paradisiaques sont surtout des tournages très familiaux car nos familles nous rejoignent. Comme je connaissais, je le disais, déjà beaucoup l’île, je me suis moins baladée que les autres années mais je sais que mes camarades l’ont fait. Ce ne sont pas tellement les plages qui sont intéressantes, c’est tout le reste. Mes acolytes ont profité de tout, de la varappe, de l’hélicoptère,…. Bien sûr que ce sont des tournages que l’on accepte aussi pour ces raisons-là, pour l’aventure en plus de l’histoire à raconter.

Loup-Denis : C’était vraiment très agréable de tourner à la Réunion, une ile absolument somptueuse, magnifique, avec des décors absolument incroyables. Les Réunionnais sont des gens extrêmement accueillants, extrêmement tolérants donc le tournage s’est extrêmement bien passé, c’était vraiment très agréable. J’ai découvert cette ile avec joie.

Seriez-vous partant pour une nouvelle saison, le champ des possibles étant plutôt large ?

Sara : C’est le public qui décidera, ça dépendra de l’accueil qu’il réservera à la série. Effectivement, tout a été agréable, les retrouvailles avec le producteur, avec l’île, avec d’autres acteurs. Mes partenaires sont tous formidables donc évidemment que je ne m’y opposerai pas. Maintenant, et comme toujours, cela dépendra aussi de ce qui sera écrit, bien sûr. On ne retournera pas sur l’île juste pour le plaisir d’y être. Il faut que les aventures écrites soient tout aussi intrigantes et amusantes que celles de la saison une. Mais je trouve que l’on a posé les bonnes bases de choses amusantes. En tout cas, j’ai tellement aimé mon personnage que ça m’amuserait de retrouver Victoire et ses belles tenues.

Loup-Denis : Oui, ce serait un grand plaisir de faire une saison deux, si le public est au rendez-vous. La série, en tant que telle, permet plein de possibilités, plein d’options de suite.

En parallèle, quels sont vos autres projets artistiques à venir ?

Sara : Avant que le confinement n’arrive, je tournais sur une série qui s’appelle « Grand Hôtel », qui sera normalement diffusée sur TF1, si on arrive à la terminer. C’est aussi une histoire d’hôtel mais pas du tout dans les mêmes contrées. J’étais aussi en train de tourner la suite de « Alexandra Ehle », la série avec Julie Depardieu, on était aux sixième et septième épisodes. J’avais aussi d’autres projets pour des chaines britanniques, moi qui ai l’habitude de travailler en anglais. Pour l’instant, ils sont repoussés aux calanques grecques.

Loup-Denis : Juste avant la crise du Covid-19, j’ai tourné « Coup de foudre à Bangkok », en Thaïlande, pour TF1 avec Blandine Bellavoir. Je crois que, vraiment, on a fait un très beau téléfilm. Je ne sais pas encore quand ce sera diffusé. En tout cas, je ne sais pas pourquoi, mais je tourne souvent, depuis un petit moment, hors de la métropole donc c’est vraiment très agréable de pouvoir découvrir d’autres territoires, c’est vraiment super.

 

©Ronan Lechat/ FTV/ Kwaï

 

En conclusion, si ce n’est pas déjà fait, comment définitivement inciter les lecteurs à suivre ce nouveau programme ?

Sara : Parce qu’en ce moment, on est confiné et, j’espère, plus en famille que seul, « Réunions » porte tellement bien son nom. C’est comment vivre ensemble malgré les différents tempéraments et comment laisser plutôt les beaux projets et l’amour ficeler le tout.

Loup-Denis : Encore une fois, c’est une comédie familiale dans laquelle, j’espère, plein de gens se retrouveront, avec des situations parfois totalement burlesques. Surtout un casting assez impressionnant, avec des comédiens confirmés comme Laetitia Milot, Pascal Légitimus, Eva Darlan, et des comédiens que les gens vont découvrir, notamment toute une équipe de jeunes comédiens pour qui il s’agit de leur premier projet et qui sont absolument incroyables. Je crois que toute cette famille fonctionne très très bien.

Merci, Sara et Loup-Denis, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Pholien nous raconte son aventure aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Pholien,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Vous avez été le premier candidat éliminé au conseil après la réunification sur cette saison de « Koh Lanta », actuellement diffusée sur TF1. Comment avez-vous perçu la diffusion des images ? Ces dernières ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ? Peut-être vous ont-elles permis de mieux comprendre certaines décisions ?

Énormément de souvenirs sont revenus dans ma tête, c’était comme si je revivais les événements avec presque plus d’émotion. Chaque diffusion, éliminatoire ou non, est une pure excitation et une journée très spéciale.

Malheureusement, certains candidats avaient peut-être des amnésies concernant leur vote lors de ce conseil-là. J’ai découvert qui avait voté ou non cotre moi, et les raisons aussi des choix des votes. On a eu beaucoup de surprises.

Quelques mois après, votre élimination aussi tôt n’est-elle plus qu’un mauvais souvenir ? L’avez-vous digérée ?

Bien sûr ! Il faut digérer toute élimination, il faut aller de l’avant et en voir le positif. Je suis tout le temps quelqu’un de très positif donc, dans chaque chose malheureuse qui peut m’arriver, au final j’en retire le positif, j’en retire des leçons. Bien entendu, je suis passé à autre chose, je regarde de l’avant pour les prochains objectifs qui arrivent.

Sur place, au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Imaginiez-vous que votre élimination était dans l’air ?

On a toujours un doute, à chaque conseil. Même si on a l’impression que l’on ne sera pas éliminé, il faut toujours garder en tête que c’est possible. Maintenant, sur ce conseil-là, c’est vrai que c’était une sensation extrêmement bizarre, d’anesthésie totale, vraiment comme si la guillotine allait passer sur le cou. C’était très très déstabilisant et je pense que, même sur l’épreuve des paresseux, j’ai eu cette sensation d’anesthésie. Et même après, avec cette incapacité d’aller parler aux autres pour me défendre, ce qui est très comique car je suis quelqu’un d’un franc parlé assez extrême.

Chose rare dans ce jeu, les aventuriers ont dû voter une seconde fois, suite à l’égalité des votes entre vous et Eric. Comment aviez-vous alors vécu ces instants ?

C’est vrai que, au final, lors de l’égalité, j’ai eu un regain d’espoir, en me rappelant que presque la totalité des aventuriers jaunes disaient que c’était honteux d’éliminer un Teheiura qui était méritant. Aussi bien Eric est très méritant sur toute son aventure mais l’étiquette de leadership et de leader chez les rouges, tout le monde me l’avait collée. En me disant que c’était remarquable et que c’était une bonne chose. Au final, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de donneurs de leçons mais, dès que ça les concerne eux-mêmes ou que ça peut les désavantager et qu’ils sont concernés par un choix, au final ces propres gens-là ne respectent pas leurs dires quand ils sont en danger.  

Selon vous, quelles sont les principales raisons de votre élimination ? La « mauvaise » stratégie des rouges, en infériorité alors sur le camp réunifié ? Votre force physique et vos réussites dans les épreuves, qui pouvaient faire peur à vos camarades ?

Je ne pense pas que ce soit le fait que l’on était en infériorité parce que d’autres personnes étaient plus en danger. Je pense qu’il y a eu une très bonne alliance de deux personnes qui avaient beaucoup d’emprise sur d’autres aventuriers, à savoir Moussa et Claude, qui, dès les ambassadeurs, n’ont pas hésité à déjà essayer de me sortir. Dès le premier conseil venu, ils en ont profité aussi pour donner mon nom et me vendre parce que j’étais, bien entendu, un danger pour eux.

 

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

En parlant de la réunification, comment se sont passées les premières heures tous ensemble ?

Très bien. Justement, on était content de découvrir les autres, de pouvoir s’expliquer sur certaines choses qui se sont passées durant tout le jeu, d’écouter l’analyse de chacun. C’était très agréable, au final, de rencontrer d’autres aventuriers qui avaient encore plein de choses à nous apprendre, aussi bien au niveau de la survie que de la pêche, qu’au niveau de toute la vie sur le camp. Donc c’était un plus de voir arriver d’autres personnes parce que, voilà, quand on est en comité restreint sur une île, à tout le temps voir les mêmes gens, c’est vrai que ça devient compliqué. Toutes nouvelles personnes étaient les bienvenues.

Revenons, si vous le voulez bien, à l’équipe des rouges. Quel « rôle » y aviez-vous ?

Sur les épreuves, les autres m’ont clairement dit que j’étais le leader. Que si je menais l’équipe durant l’épreuve, on allait vers la victoire. C’est clair que ça faisait très plaisir mais en même temps très peur car c’est un rôle qui peut être à double tranchant, on l’a vu lors du premier conseil. Sur le camp, je pense que j’avais vraiment un rôle avec Eric de maintenir le camp à flot, en sachant que d’autres aventuriers en faisaient beaucoup beaucoup moins et qu’ils étaient, à ce stade-ci du jeu, très fatigués et préféraient prendre le soleil que de vraiment être actifs.  

Comment s’est passée la cohabitation avec les héros ? D’ailleurs, à titre plus personnel, aviez-vous apprécié leur renfort quelques jours après le début du jeu ?

C’était un réel plaisir de les voir arriver. On a eu la chance d’avoir Teheiura avec nous qui nous a appris énormément de choses et c’est pour moi l’aventurier le plus beau de « Koh Lanta » depuis la nuit des temps, c’est vraiment l’emblème de ce jeu. Maintenant, c’est clair que, en tant qu’aventurier, j’aime découvrir par moi-même, j’aime aller pêcher par moi-même, j’aime découvrir éventuellement les réserves que la jungle nous propose par moi-même ou avec les aventuriers novices. Nous servir tout sur un plateau d’argent m’a enlevé peut-être un peu du plaisir de découvrir les choses par moi-même.

Plus généralement, quels resteront les moments les plus marquants pour vous dans cette aventure ?

C’est du moment où l’on me dit que je suis repris jusqu’au moment où je suis revenu à la maison. Et encore, jusqu’à aujourd’hui, ça reste un festival d’émotions chaque vendredi, après avoir attendu l’épisode toute la semaine. Vous dire qu’il y a vraiment un seul moment, ce serait vous mentir. Le moment que je retiens, ce sont toutes les émotions créées grâce à « Koh Lanta ». Ce sont des émotions que, je pense, très peu de choses peuvent créer. Autant vous dire que même dans ma carrière de sportif de haut niveau, des émotions comme sur « Koh Lanta », je n’en ai jamais eues.

Votre sac est-il déjà prêt, si la production venait à vous rappeler pour une nouvelle édition ?

C’est clair que oui. Avant la réunification, c’était l’apéro. J’aurais voulu pouvoir participer aux épreuves individuelles pour avoir le plat principal. Et participer au dessert aurait été de faire la course de l’orientation, ce qui aurait été vraiment le must. En tant que sportif qui mange beaucoup, partir d’un repas juste en ayant pris l’apéro donne un gout de trop peu.

En conclusion, au moment de quitter le jeu, comment voyez-vous la suite ? Des favoris se dégagent-ils déjà à vos yeux ?

Donner des favoris serait compliqué. Maintenant, en ayant vu un tel manipulateur stratège comme Ahmad à ce stade-ci du jeu, je me dis que sa tête va être mise à prix très rapidement. Parce que, au final, c’est une personne qui, je pense, croit à ses propres mensonges. C’est donc très compliqué, je pense, pour lui à ce stade-ci du jeu.

Ce fut un plaisir, Pholien, d’échanger avec vous !

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Vivre sans eux : Bernard Le Coq évoque cet unitaire pour France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Bernard,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site.

Vous serez à l’affiche, ce mercredi 8 avril, d’un unitaire pour France 2, « Vivre sans eux ». Pour commencer, comment présenteriez-vous ce programme-ci ?

Je dirais que c’est l’histoire de deux personnages, une jeune fille et un vieux type, qui vont, d’une certaine façon, transformer et même retransformer leur regard sur deux autres personnes, respectivement son père et son fils, avec lesquelles ils étaient en conflit. Je ne dévoile rien en disant que ce conflit dure depuis plusieurs années et qu’ils vont chercher à les retrouver. En faisant ce voyage, ils vont apprendre à les connaitre et aussi tenter de rattraper une attitude négative qu’ils ont pu avoir précédemment.

D’une certaine façon, ce sont des gens qui se transforment et qui apprennent quelque chose sur eux-mêmes.

Vous y interprétez le rôle de Martin. Selon vous, quelles sont ses principales caractéristiques ?

C’est un homme certainement assez fermé à l’origine. Le conflit qu’il a eu avec son fils venait d’un caractère et d’un tempérament brutaux et fermés. Il ne pouvait pas accepter la réalité des gens tels qu’ils sont. Petit à petit, la séparation d’avec son fils lui pèse et l’oblige à se poser des questions. La jeune fille, Esther, est aussi dans la même situation avec son père, elle était fâchée et, petit à petit, elle va apprendre à le connaitre et à voir qu’il n’était pas celui qu’elle imaginait. Pour elle, c’est aussi une ouverture car il y a une relation entre cet homme que je joue et son personnage, qui va aussi les amener l’un et l’autre à se comprendre, à s’apprécier, à se soutenir.

Je n’aime pas tellement raconter des histoires, j’aime surtout qu’on les voie et que les téléspectateurs les apprécient. Quand je fais un rôle, il me plait de voir les états d’âme des personnages.

Comment avez-vous abordé son interprétation ? Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Je suis un être vivant, je connais des gens, j’ai vécu des situations particulières, j’ai eu des attaches affectives particulières, je sais ce que sont des conflits, je sais la douleur que c’est de perdre des gens que l’on aime. Je suis nourri comme un être humain à la fois de ma vie et de l’observation que je fais des autres.

 

 

Ce qui nourrit avant tout un personnage, c’est le scénario. On a avant tout une histoire à raconter. Je ne suis pas absolument certain qu’il faille aller plonger dans des racines très profondes quand on a à disposition un bon scénario, qui raconte en soi quelque chose auquel on va se livrer et s’adapter, pour essayer de bien raconter l’histoire, pour donner vie et crédibilité aux personnages. Ce sont des rôles, ici, de notre temps, ce n’est pas ni de la science-fiction ni un film historique, où des personnages se trouvent très éloignés de mon quotidien. Ici, ce sont des gens banals, qui se retrouvent confrontés à des souffrances, des questionnements, où des émotions fortes les bousculent. Tout cela est dans le scénario et, ensuite, c’est à nous, comédiens, de nous mettre au service des auteurs pour bien raconter l’histoire.

Selon vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux sans doute nombreux téléspectateurs qui suivront cet unitaire mercredi soir ?

Si je me place en tant que spectateur, ce qui m’intéresse, c’est d’être saisi par l’histoire bien entendu mais aussi par des personnages. Si on adhère à ces derniers, si on s’identifie, si on est touché par eux, questionné par eux, évidemment il y a un attrait et un intérêt qui se produisent.

Ici, il se trouve que, sur le plan de l’histoire et du scénario, il y a quelque chose de très complexe, de très intriguant et qui, j’espère, va coller les gens sur leur fauteuil pour les laisser être portés à la fois par les émotions que ça évoque, que ça éveille et par la transformation de ces personnages. Plus on fait des choses singulières, je crois, plus elles sont universelles. Quand des auteurs racontent des choses profondes, qui les touchent, ma foi, ils ont capacité à faire qu’un grand nombre de gens s’y retrouvent. J’espère toujours cela quand je fais des films et quand je joue des rôles. J’espère toujours qu’il y ait cette empathie pour les personnages.

Plus généralement, quels sont vos autres projets artistiques à venir ?

Si le contexte le permet, j’espère que nous allons reprendre la minisérie « Gloria » dont Cécile Bois est le rôle principal. J’avais aussi une participation très intéressante dans un « Voltaire » sur la jeunesse de ce dernier, où je joue le personnage âgé et mourant. La série est superbe et j’espère qu’elle va pouvoir se reprendre. J’ai encore en boite un film qui est une belle aventure, « Riquet », il y a, pour l’instant, des difficultés de distribution mais s’il arrive à sortir au cinéma, j’en serais bien heureux car c’est un film tout à fait passionnant, intéressant que l’on a tourné avec mes camarades François Marthouret et Alexandre Thibault entre autres. Les conditions étaient relativement modestes sur le plan financier mais c’est une aventure dans laquelle j’ai bien aimé me couler.

Ce fut un plaisir, Bernard, d’échanger avec vous !

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Koh Lanta : Maud, gagnante de la précédente saison, partage sa vision de l'édition en cours !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Maud,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

La diffusion de cette nouvelle saison de « Koh Lanta », avec d’autres aventuriers, ravive-t-elle en vous certaines émotions et certains souvenirs ?

C’est évident que ce « Koh Lanta » ci a une saveur pour deux choses. Déjà, j’ai le plaisir de replonger dans tous les souvenirs. Et, surtout, j’ai été approchée par Ciné Télé Revue, une revue belge, l’un des deux magazines les plus lus en Belgique, pour écrire une chronique après chaque épisode. Donc je vois cette saison avec mes souvenirs mais aussi je dois la voir autrement, en ressortant les moments forts et en créant des parallèles avec ce que j’ai vécu. J’en ressors ce que j’aime, ce que j’aime moins, j’en distingue ce qui peut être intéressant à raconter aux téléspectateurs, notamment quand quelqu’un pète un plomb, ou qu’il y a un contact entre les gens.

Quand on voit Ahmad et que l’on se dit que c’est un stratège, on ne doit pas oublier que, finalement, on va voir une dizaine, maximum une treizaine d’épisodes, ce qui ne représente même pas 24h de film. Alors que les aventuriers sont filmés 24h/24. Donc, ce que l’on voit est un condensé ce qu’il dit. Mais tout ce qui est social, tout ce qui est construction, tout ce qui est émotions n’est pas nécessairement vu dans son entièreté. C’est pour cela que je dis qu’Ahmad doit avoir un tas de qualités humaines que l’on ne voit pas. On ne voit que son côté stratège mais s’entendre avec les gens est aussi de la stratégie. J’en sais quelque chose, même si ce n’est pas pervers d’aimer les gens, simplement on a un chouette contact, ce qui peut jouer aussi en notre faveur.

Ce qui veut dire que, à titre plus personnel, indépendamment de la diffusion, vous pensez encore souvent à votre saison ?

C’est évident. Pour tout vous dire, nous avons un WhatsApp de groupe entre les 21 candidats de ma saison et, lors de la diffusion, on n’arrête pas d’échanger entre nous. On se fait des liens et des parallèles avec notre aventure, on y replonge, ce qui est génial.

Je peux vous dire que je suis extrêmement heureuse d’avoir vécu notre saison et pas celle-ci. Pour la simple et bonne raison que c’est génial d’avoir des aventuriers ou des héros comme ils les appellent mais j’aurais eu l’impression que, quelque part, on m’aurait enlevé la virginité de mon premier « Koh Lanta ». Je trouve qu’être entre personnes qui le vivent pour la première fois est terriblement différent que de partager l’aventure avec des gens qui l’ont déjà vécue. Parce que, nécessairement, le leadership va être influencé par la présence des anciens.

Pour un second « Koh Lanta », pour un retour, ce serait un honneur d’être par exemple avec un Teheiura ou un Moussa parce que je pourrais apprendre des choses mais, comme on le dit, le professeur est une cruche qui donne à boire à des élèves qui n’ont pas soif, j’aurais d’abord eu envie effectivement de vivre ma propre aventure avant de revenir croiser des héros. Je trouve que c’est très riche pour les téléspectateurs mais moins pour les aventuriers qui vivent leur première aventure.

Je n’aime pas que l’on nous appelle « héros », même aventuriers. On peut être aventuriers dans un tas de domaines autres. Je crois que je préférerais de nouveau que ce soit équitable, donc qu’il n’y ait que des anciens. Je suis certaine que je ne gagnerais pas, même si j’aimerais.

De quel aventurier vous sentez-vous le plus proche ?

Il y en a beaucoup. Sam me touche, il s’est investi à fond, il s’est appliqué pour être Le Robinson Crusoé, je pense que, en sport, il ne sera pas mauvais du tout. Mais il a un gros problème, quelque part au niveau humain, au niveau social. Denis Brogniart le dit souvent, pour être un bon aventurier, il faut être un bon sportif, un bon Robinson Crusoé et un bon stratège. Mais je pense aussi qu’il y a un autre pilier que sont les valeurs humaines. De simplement avoir la capacité de s’entendre avec tous et d’être cohérent. Je pense que le pauvre Sam ne se sent pas à l’aise et qu’il n’arrive pas à trouver la pelote pour se connecter aux autres. Il a été sauvé par l’arrivée des héros, avec lesquels il se sent en phase. Il n’arrivait pas jusqu’alors à s’adapter à des camarades plus intéressés par le bronzage que par le côté aventure. Donc lui me touche.

Un Ahmad est tout le contraire de moi, mais il est génial au niveau stratégie. Il assume ce rôle, chapeau. Il ne sait pas nager et, pourtant, il s’est inscrit à « Koh Lanta », ça montre qu’il y a d’autres valeurs qui permettent de survivre. Il a cette capacité de contact et de cohésion avec son équipe, ce qui lui a permis de rester dans le jeu alors qu’il a fait perdre réellement son équipe du fait de son incapacité à savoir nager.

Dans les aventuriers confirmés, je pense que Sara est quelqu’un de très chouette à côtoyer au quotidien. Pour la télé, on montre surtout ses cris et sa rage mais elle est sans doute bien plus douce que cela. Moussa et Teheiura me touchent aussi. Pour ce dernier qui vient des iles, il aurait été surprenant qu’il ne s’en sorte pas, parce qu’il a eu la chance d’apprendre par ses parents ou ses grands-parents. Chapeau, je l’envie et c’est avec lui que j’irais pour apprendre un maximum. Du coup, au départ, je dirais que, en termes de survie, les dés sont un peu pipés. Mais pas pour le reste, preuve en est, c’est son quatrième « Koh Lanta » et il n’a toujours pas gagné.

J’adore, chez Moussa, sa façon d’avoir un flegme anglais, il est très calme, il ne laisse rien paraitre mais il n’en pense pas moins.

 

 

Quel moment depuis le début de l’aventure vous a semblé le plus fort ?

Le premier épisode m’a choqué. Je me suis alors dit qu’ils ont fait un casting qui ressemble plus à un « Loft ». Je préférais le nôtre, ici on est plus dans l’explosif, dans le superficiel et j’ai eu peur qu’on revienne aux éditions d’il y a six à sept ans, avec des bimbos et des caractères très forts, pour faire de l’audience. Je n’ai pas de critique en ce sens, je dis juste que je préfère moins cet axe-là, je préfère le côté aventurier.

Par après, heureusement, et c’est ça qui est magnifique dans « Koh Lanta », on a beau avoir un côté un peu superficiel au départ, les choses se tassent et les caractères ressortent davantage. J’ai aimé ce côté humain, cette fatigue qui empêchent les gens de composer, et donc j’ai aimé l’évolution. Maintenant, on voit des gens attachants et qui se détachent.

Autre moment qui m’a marqué, comment d’ailleurs ne pas en parler, l’épisode du feu avec Joseph. Les gens étaient choqués mais j’ai trouvé ça génial. Joseph s’est battu pour faire ce feu, il avait un mental aussi fort que Sara lors de sa première aventure. Les autres ont respecté cette niaque qu’il avait de vouloir être LA personne qui réussirait à faire le feu. Joseph a fait le feu et, juste après, il a essayé de l’éteindre. Mais n’oublions pas les heures et les heures qu’ils ont vécues ensemble. Sans doute que des gens l’ont encouragé dans sa démarche, sans doute qu’ils ne lui ont rien dit pendant ce temps sur leurs intentions de l’éliminer. Au bout de trois jours, il apprend que ses camarades veulent le sortir. Là, je peux comprendre qu’il essaye d’éteindre le feu, en plus il en rigole donc ça peut aussi être de la stratégie. Cautionner ou pas cautionner, chacun a ses valeurs mais que ce serait-il passé si le feu avait vraiment été éteint ? Ça m’aurait intéressé de voir comment les autres aventuriers s’en seraient sortis pour le refaire, on aurait alors pu voir si, oui ou non, ils avaient bien fait d’éliminer Joseph.

Un mot peut-être sur le « piège » qui s’est refermé sur Ahmad lors de la réunion des ambassadeurs ?

C’était LE choix à faire. Je l’attendais, pour deux raisons. D’une, c’est un tel stratège qu’on se dit qu’il va pouvoir emballer ses trois camarades. De deux, on sait qu’il va être avec deux anciens, on sait que Claude va être contre lui, on sait que les deux jaunes vont être contre lui. Donc Ahmad arrive, on le sait, avec trois personnes contre lui. Comment pouvait-il alors renverser la vapeur ?

En plus, les autres lui disent qu’ils n’ont pas envie d’aller aux boules. Ahmad n’a même pas pu imaginer cette possibilité, alors qu’il avait trois chances sur quatre de s’en sortir. Mais les trois autres lui disent que, de toute façon, s’il reste, il sera le prochain à être éliminé. Alors que s’il choisit un rouge, il restera plus longtemps, jusqu’à l’élimination de ses premiers camarades d’aventure. Donc c’est très habile, de suite il est coincé, les possibilités de négociation sont cassées.

Quand il élimine Delphine, je trouve que c’est cohérent. Sur l’île, avant de partir aux ambassadeurs, tout le monde lui rappelle qu’il n’a pas été choisi et chacun ajoute que, à sa place, il n’irait pas aux boules. Donc je trouve que son choix, finalement, est normal.

Quel regard portez-vous sur la réaction de Delphine quand elle apprend qu’elle est éliminée ?

De toute façon, arriver à la réunification et se faire éliminer est la chose la plus horrible. Parce que c’est le résultat d’un vote de gens qui n’ont pas été choisis par leurs propres équipes pour participer à la réunion.

Delphine est une grande gueule. Rappelez-vous du premier épisode, les jaunes sont en train de se confier en disant que c’est difficile et Delphine, qui est rouge et qui n’a donc rien à dire à ce moment-là, va déjà aboyer sur la pauvre Valérie, en expliquant que, eux aussi, sont fatigués. Donc on sait que c’est une fille qui a du mal à se taire. C’est dans son caractère, elle est franc jeu, elle est brute de décoffrage mais, attention, dans « Koh Lanta », et je suis bien placée pour le dire, il faut être vigilant à ne pas trop l’ouvrir.

C’était logique qu’elle explose comme cela. Elle a mal, on l’a comprend mais Naoil a tout à fait raison dans la réponse qu’elle lui a apportée. Personne n’a forcé les équipiers rouges à suivre Ahmad, chacun est libre de faire ce qu’il veut. Donc elle qui a un caractère fort, qui a choisi de suivre Ahmad, quelque part ça devait bien l’arranger. Elle ne peut donc pas dire après que c’est un salopard. Choisir, c’est renoncer, elle a renoncé à avancer par elle-même. Elle est éliminée, c’est horrible, je la plains de tout mon cœur mais il en fallait un.

Je m’incline quand même car c’est une fille qui a une capacité physique dingue, qui a un cœur gros comme ça, donc je ne veux vraiment pas la critiquer en tant que personne. Je crois que ça aurait été intéressant de la voir aller plus loin mais, comme je l’ai dit, il fallait quelqu’un. Je suis très triste pour elle, ça doit être extrêmement frustrant car elle n’a pas pu tout montrer.

Qui sont vos favoris à ce stade-là de l’aventure ?

Ça va être très méchant ce que je vais dire mais je trouve que ce serait sympa que ce ne soit pas l’un des héros qui gagne. Même si je comprends leur position, à leur place j’aurais eu super envie de gagner. Si un héros venait à gagner, j’adorerais que ça soit Moussa ou Claude. Le côté stratège et honnête de ce dernier est intéressant. Quant à Moussa, j’adorerais que sa coquille s’ouvre un peu car je pense que c’est une personne géniale. Il a cette force justement d’être de marbre. Dans les autres aventuriers, j’ai aussi envie que l’on découvre mieux Sam, que l’on découvre le personnage qu’il est. Pourquoi pas Ahmad, ce serait intéressant de voir comment il va évoluer. Maintenant, je vous cite des gens que l’on voit énormément à la télévision, mais j’aurais envie qu’une Naoil soit dans le quinté final.

Ce fut un plaisir, Maud, d’échanger avec vous !

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Koh Lanta : Delphine se remémore son aventure aux Fidji !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright : @PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Delphine,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Vendredi dernier, nous avons assisté à votre élimination à l’issue des ambassadeurs sur cette nouvelle saison de « Koh Lanta ». Comment avez-vous vécu la diffusion de ces images ? Cela a-t-il ranimé en vous certains sentiments ?

Oui, tout à fait. L’idée de revoir les images, forcément, nous replonge un an en arrière. Donc il y a toutes les émotions qui remontent à la surface. Après, le plus dur était de voir mes enfants pleurer, même s’ils étaient préparés et qu’ils étaient au courant des tenants et des aboutissants. A un moment donné, ils n’ont pas réussi à retenir leurs larmes, ça m’a fait mal au cœur de les voir tristes pour maman.

Quelques mois après, avez-vous digéré votre départ ?

J’aurai toujours de l’amertume à l’idée d’avoir été éliminée aux ambassadeurs. Parce que je n’ai pas eu la chance, en tant que compétitrice, d’aller challenger les aventuriers sur des épreuves individuelles, ce qui restera une amertume. Ma sortie a été compliquée à gérer, vu que c’est une trahison. En plus, aux ambassadeurs, qui reste une cérémonie phare de l’aventure de « Koh Lanta ». Donc j’ai énormément d’amertume. Pas de rancune car ce n’est qu’un jeu et que je n’ai gardé que le positif, mais j’ai de l’amertume, en effet.

Sur l’ile, au moment du retour des 4 aventuriers désignés pour participer à la réunion des ambassadeurs, pensiez-vous alors qu’il y avait un risque important de départ ?

J’étais partagée. D’un côté, j’avais ce sentiment de confiance en Ahmad puisqu’il prônait la loyauté et la fidélité depuis le départ au sein du groupe des 5 rouges. D’un autre côté, lors l’élimination de Joseph, j’étais celle qui voulait patienter le plus pour ne pas le sortir. Lors de l’élimination de Teheiura, je n’étais dans aucune stratégie. Mais j’ai mis son nom, c’est une énorme erreur de ma part d’avoir suivi le groupe des 5. Je l’ai prôné haut et fort derrière auprès d’Ahmad, en lui disant que je ne suivrai pas cette stratégie et qu’elle ne me convenait pas. J’ai dit alors tout haut ce que tout le monde pensait tout bas chez les rouges. Je savais, à ce moment-là, que je mettais en péril la suite de mon aventure.

Maintenant, ça ne voulait pas dire que je me désengageais des rouges. Je m’étais dit que, comme Ahmad prônait, j’insiste, la loyauté et la fidélité, il ne pouvait pas mettre mon nom malgré tout. Il y avait d’autres noms à mettre. En plus, soi-disant, ils nous protégeaient, Charlotte et moi, depuis le départ. Donc je m’étais dit que, au pire des cas, il mettrait le nom de Pholien, d’Éric ou de Jessica. Ou qu’il irait à la boule noire car il avait cette éventualité aussi. En tout cas, j’avais l’espoir qu’il ne mette pas mon nom. Mais bon, ce n’est pas comme ça que ça s’est passé….

Regrettez-vous votre réaction juste après, lorsque vous « videz votre sac » avec Ahmad ?

Ma colère, ma peine, ma déception étaient à la hauteur de cette âme de guerrière et de cette envie que j’avais d’aller plus loin. Après, forcément, à chaud,… je préfère en rigoler aujourd’hui car j’en ai suffisamment pleuré sur l’île. On le sait tous, sur « Koh Lanta », nos sentiments sont décuplés, on est à 800% de ce que l’on est vraiment et de ce que l’on peut ressentir. Je suis impulsive, je dis ce que je pense, que ça plaise ou non. J’étais en colère, j’ai eu des larmes, je n’allais pas changer le cours du jeu…Quand je m’énerve, je peux monter très haut pour, après, très vite redescendre. Voilà, c’est moi… ce n’est pas grave.

Plus généralement, quel restera, pour vous, le moment le plus marquant de votre aventure ?

Dans un premier temps, selon moi, le moment où l’on a le plus d’émotions est lors de l’arrivée de Denis. Quand on le voit pour la première fois, qu’il arrive face à nous et qu’il nous dit « Bonjour les nouveaux aventuriers de Koh Lanta ».

Cette phrase, on l’a entendue, cette phrase on l’attend et cette phrase, on l’entend. Quand on voit Denis, charismatique, arriver et la prononcer, on se dit « ca y est, on y est ». Là, il y a vraiment une adrénaline. C’est un moment qui est magique et inoubliable.

Aussi ce collier d’immunité que j’ai été chercher au naufrage. Ce n’est pas un totem mais ça reste mon petit moment de gloire, et j’en suis fière. J’avais toujours dit que je ne le sortirai pas parce que les rouges se disaient loyaux et fidèles. Claude le rappelle d’ailleurs au dernier épisode et me le met même autour du cou.

Sur le camp, qu’est-ce qui était le plus difficile ?

L’ennui. Aux Fidji, on se lève très tôt, avec le soleil, vers 5h 30/6h. On se couche, du coup, vers 17h 30/18h. Une fois que les épreuves sont terminées, une fois que l’on a été chercher les denrées alimentaires et que l’on a trouvé trois cocos, le temps est, en fait, très très long. Moi qui suis hyper active et qui ne me pose jamais, cela a été le plus dur en fait.

On n’occupe pas ses journées en réalité. Même les promenades en forêt, la pêche et le pataugeage dans la mer ne suffisent pas. J’ai quand même fait plusieurs fois du harpon avec Claude. Le reste du temps, on attend que ça se passe, on discute, on patiente.

A l’inverse, pensiez-vous certaines choses plus compliquées que ce qu’elles ont finalement été ?

J’ai super bien géré l’alimentation. C’est vrai que, chez les rouges, on a quand même eu à manger mais il ne faut pas non plus croire que c’étaient des repas similaires à ceux chez nous en France. On était en difficulté, malgré tout.

Je n’ai pas souffert non plus du sommeil. Je dormais très bien le soir. Les moustiques étaient là, ils ont piqué tout le monde mais pas moi. J’avais froid, j’avais mal sur le côté mais j’arrivais de suite à changer de position et à me rendormir. Quand je m’endormais, je dormais vraiment. Même quand il y a eu la pluie, j’étais mouillée mais ça ne m’a pas dérangée plus que ça.  

 

Copyright : @PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Quel regard aviez-vous sur les héros qui ont rejoint votre équipe rouge ?

Encore une fois, un sentiment partagé. Cela a été une surprise et une chance de pouvoir partager justement un « Koh Lanta » avec des mentors de toute cette aventure, qui nous ont enseigné des choses. Etre avec Teheiura, un Dieu vivant de la nature, c’est une aubaine, on n’a rien besoin de faire. Tout ce qu’il y a en terre, il le déterre pour nous dire que ça se mange, il pêche avec une brindille, il nous allume du feu avec deux silex. Mais, à l’inverse, on a peut-être aussi envie d’apprendre par nous-mêmes et d’être dans le dur pour, justement, nous forcer à, comme Teheiura, chercher ce qui est comestible ou non. J’étais donc partagée entre les deux mais ça restera toujours un bonheur d’avoir fait l’aventure auprès, pour ma part, de Claude, Jessica et Teheiura car nous avons énormément appris d’eux, que ce soit en tant qu’aventuriers ou en tant qu’êtres humains. Ils avaient déjà beaucoup d’éditions à leur actif, ils ont pu nous tranquilliser, nous poser, ils nous ont énormément conseillés. Ils étaient hyper bienveillants dans leur aventure.

Si c’était à refaire, que changeriez-vous ?

J’ai été moi-même. La personne que vous avez vue à l’image est la Delphine de tous les jours. Par contre, une chose est sûre, je mettrais, si c’était à refaire, le côté affinités totalement de côté et j’avancerais uniquement au mérite. Chose que je fais dans la vie de tous les jours. J’aurais beau apprécier quelqu’un, à partir du moment où cette personne ne remplirait pas mes cases du mérite, le côté sportif, le côté mental, le côté vie sur le camp et aventurier, je mettrais son nom. J’aurais dû fonctionner comme cela, je le regrette. J’avancerais donc au mérite, et non plus sur le côté « on a commencé l’aventure ensemble et on s’aime ». Jusqu’à la réunification, c’est comme cela que j’aurais dû fonctionner en fait.

Etes-vous encore en contact régulier avec certains autres aventuriers ?

Oui, avec certaines personnes. En l’occurrence notamment les héros. Après, on ne peut pas tous s’entendre, on ne peut pas tous s’aimer, on n’est pas tous d’accord sur l’aventure donc, forcément, ça crée des discordes. Je ne veux de mal à personne, je ne suis pas malveillante, il y a des personnes avec lesquelles je n’ai pas forcément d’affinités et je n’ai pas cherché à en avoir. C’est la nature humaine, c’est la vie de tous les jours.

Pour finir, à ce stade-là du jeu, qui sont vos favoris pour la suite ?

J’en ai un, c’est Sam. Si j’aimerais que quelqu’un aille sur les poteaux, c’est bien Sam. Je trouve que c’est le plus méritant en fait. Humainement parlant, il est dans le vrai, même s’il n’a pas de douceur dans les propos qu’il tient. C’était un aventurier avant même d’avoir commencé l’aventure. Il est plus qu’aguerri, il sait tout faire de ses mains pour survivre. Côté sportif, il envoie du lourd à 20 ans. Ses propos sont propres, bien qu’il soit jeune. Il lui manque juste un peu la forme pour que ça passe un petit peu mieux quand il s’adresse aux ainés. Pour le reste, je rejoindrais Moussa, Sam est déjà une légende, Sam, à 20 ans, est un héros.

Ce fut un plaisir, Delphine, d’échanger avec vous !

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Koh Lanta : Brice, ancien aventurier, nous donne de ses nouvelles et évoque la nouvelle saison actuellement en diffusion !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Brice,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce deuxième entretien.

La diffusion de cette nouvelle saison de « Koh Lanta », avec d’autres aventuriers, ravive-t-elle en vous certaines émotions et certains souvenirs ?

Oui forcément, ça me replonge dans les souvenirs, c’est certain. Je les envie un petit peu, mais je ne vais pas aller jusqu’à dire qu’il y a de la jalousie, il faut passer à autre chose maintenant. C’est tellement une aventure à part entière que, oui, je les envie. On en parle beaucoup avec les anciens aventuriers, on débat de tous les épisodes tous les vendredis soir et samedis, on réalise que l’on a encore, pour certains, notre tête à « Koh Lanta ». On a du mal encore à couper le cordon, c’est difficile.

Ce qui veut dire que, à titre plus personnel, indépendamment de la diffusion, vous pensez encore souvent à votre saison ?

Oui, bien sûr. Je ne vais pas dire que j’y repense tous les jours mais j’y repense quand même très fréquemment et c’est en partie pour cela que j’avais prévu de partir pour une durée indéterminée à l’étranger, afin de me vider l’esprit par rapport à cela.

De quel aventurier vous sentez-vous le plus proche ?

J’étais très content qu’un aventurier comme Claude refasse ce « Koh Lanta », c’est vraiment l’aventurier par excellence. Il a tout pour aller au bout, il est stratège, il est sportif et, sur le camp, il se donne au maximum. Donc j’étais très content qu’il revienne. Très content aussi pour Teheiura qui mérite de l’emporter mais, à mon avis, ce sera plus compliqué pour lui car il est trop gentil.

Je pense que je me rapprocherais plus d’un aventurier comme Claude. J’aime bien aussi Moussa. On voit que les 5 héros sont des aventuriers de caractère, les fans de « Koh Lanta » savent ce qu’ils ont réalisé par le passé, ils méritent totalement leur place. Ca a amené du piment, à l’émission, selon moi.

J’apprécie aussi plusieurs des nouveaux aventuriers. J’ai deux gros coups de cœur, Pholien et Naoil. J’ai beaucoup aimé, dans le dernier épisode, comment cette dernière a parlé à la fin, c’est une personne entière, qui ne se met pas trop en avant, qui est sportive, qui apporte donc, je pense, beaucoup pendant les épreuves et qui participe aussi à la vie du camp. Idem pour Pholien.

J’aime beaucoup Sam aussi, on sent qu’il est vraiment venu pour l’aventure et pour vraiment se confronter aux meilleurs. Je ne sais pas ce qu’il va donner durant les épreuves, on ne l’a pas encore trop vu, c’est pour cela que j’attends avec impatience les épreuves individuelles. En tout cas, on peut dire que c’est un sacré aventurier. J’aime beaucoup ce profil-là, je pense qu’on se serait très bien entendu.

 

 

Auriez-vous aimé être l’un des cinq héros ?

Bien entendu ! Bien évidemment, j’aurais aimé être à la place de l’un des 5. Si, un jour, on me rappelle, que ce soit tout seul, à 5, à 3, à 10 anciens, je signe direct, c’est certain.

Comment auriez-vous appréhendé votre arrivée sur l’un des deux camps, quelques jours après la constitution des équipes ?

C’est difficile d’appréhender cette situation. Je pense qu’il ne faut pas trop en faire. D’ailleurs, j’ai été surpris car, quand les anciens sont arrivés, comme Moussa ou Teheiura, ils se sont mis rapidement en avant. Ce n’était peut-être pas la stratégie que, personnellement, j’aurais adoptée. Mais ça s’est très bien passé puisque les nouveaux aventuriers ont plutôt bien pris cela. Ils voulaient vraiment apprendre des expériences passées des anciens candidats. Perso, j’aurais eu peur d’en faire trop, je me serais peut-être mis un peu plus en retrait.

Quel moment depuis le début de l’aventure vous a semblé le plus fort ?

Je trouve que ça a commencé sur les chapeaux de roue avec Joseph qui a essayé d’éteindre le feu. C’était un moment exceptionnel. D’un point de vue téléspectateur, je dois dire que ça m’a beaucoup fait rire. Après, si j’avais été sur le camp à ce moment-là, je dois l’avouer, je pense que je l’aurais très mal pris et je crois que je me serais embrouillé, peut-être physiquement, avec lui.

Je trouvais que les dernières émissions étaient un peu plus molles, que le rythme ralentissait un peu mais c’est lié au fait que ça avait commencé vraiment fort au premier épisode. Avec la réunification, c’est reparti vraiment dans tous les sens. Je pense que l’on va assister à de belles semaines.

Un mot peut-être sur le « piège » qui s’est refermé sur Ahmad lors de la réunion des ambassadeurs ?

Je ne sais pas si on peut parler de piège. Il faut dire ce qui est, je trouve que les jaunes ont fait un très bon choix, en mettant Claude et Ahmad. Claude, on le sait, il le dit lui-même, est avec les jaunes. J’étais persuadé qu’Ahmad n’irait jamais à la boule noire. Je m’étais dit que si les jaunes voulaient sortir un rouge, il fallait prendre Ahmad. Je pense donc que les jaunes ont adopté une bonne stratégie. Je pense aussi qu’Ahmad a eu de la chance d’avoir été nommé aux ambassadeurs. Parce que, si ça avait été une Charlotte ou une Alexandra, elles auraient peut-être mis son nom sur le papier.

Donc je trouve qu’Ahmad s’en sort plutôt bien. Après, durant les ambassadeurs, avec trois personnes contre lui, c’était compliqué pour Ahmad. S’il avait essayé d’aller à la boule et qu’il tirait la noire, il se retrouvait en duel face à Claude. Ce dernier est quand même l’un des meilleurs aventuriers de l’histoire de « Koh Lanta » et je pense qu’il n’aurait fait qu’une bouchée d’Ahmad.

Je n’ai jamais eu ce ressenti-là, n’ayant jamais participé aux ambassadeurs mais je pense que ça doit être quelque chose d’assez étrange. Si on ne l’a pas vécu, on ne peut pas comprendre. Mais je crois qu’Ahmad ne peut s’appuyer que sur la stratégie, il n’a pas de côté sportif ni aventurier. Je trouve qu’il s’en est bien sorti sur le coup parce qu’il ne se fait pas éliminer, après il faut voir ce qui va se passer par la suite. Ça va être compliqué mais c’est « Koh Lanta » donc il peut se passer tout et n’importe quoi. Tout peut arriver encore je pense.

Quel regard portez-vous sur la réaction de Delphine quand elle apprend qu’elle est éliminée ?

Je comprends sa réaction, oui et non. Sur le coup, se faire éliminer par quelqu’un de son équipe est juste horrible. Je me souviens du moment, chez les bleus, quand Maxime vote contre Frédéric. C’est sûr que c’est horrible. Après, elle le dit elle-même dans l’épisode, quand elle parle à Charlotte, si Ahmad devait sortir un nom, ce sera le sien.

Je pense qu’elle a vidé son sac vraiment sur le moment. De ce que l’on voit à l’écran, elle a quand même suivi Ahmad dans ses stratégies depuis le départ. Que ce soit l’élimination de Joseph ou celle de Teheiura, il aurait peut-être fallu qu’elle les assume un peu plus. Mais bon, encore une fois, la position dans laquelle était Ahmad, était très difficile de toute façon.

Qui sont vos favoris à ce stade-là de l’aventure ?

Je vois bien aller au bout Naoil, une femme de caractère qui a l’air apprécié de tous. Je vois bien Claude également, je pense qu’il va remporter plusieurs épreuves individuelles, ce qui lui permettra de ne pas être trop en danger jusqu’à l’orientation. Allez, je vais en donner deux autres, je verrais bien Inès également et Moussa. Moussa c’est le bon mec, il est vraiment proche de tout le monde. Quand on a quelqu’un comme ça dans l’équipe, souriant, sympathique, qui donne la banane tous les jours, c’est quand même difficile de voter contre lui.

 

 

Quelques mois après votre participation à cette belle aventure, quels retours et quelles retombées avez-vous pu avoir et avez-vous encore aujourd’hui ?

Déjà, le retour à la réalité, avant que l’émission ne soit diffusée, était vraiment horrible. On devait cacher à tout le monde notre aventure, on ne devait en parler à personne. Nous sommes rentrés en France en pleine période de gilets jaunes, c’était vraiment compliqué pour nous, on n’était au courant de rien. Donc, 8 jours après mon retour, j’étais dans l’avion pour le Cambodge, où je suis resté un mois et demi. Vraiment pour me vider la tête. Je pense aussi que j’avais besoin de prolonger mon aventure. Quand je pars comme ça en Asie, je vais pas mal chez les locaux et je réalise souvent des treks en jungle.

Quand la diffusion est arrivée, c’était vraiment exceptionnel, il n’y a eu que des bons côtés. Le fait de se voir à la télé avec les copains, la famille, le fait de recevoir des centaines de messages, le fait d’être reconnu dans la rue est quelque chose d’incroyable, que je n’avais jamais vécu. Donc c’était super sympa.

Tout le monde a eu des remarques sur les réseaux sociaux, chacun a été critiqué. Pour vous donner une petite anecdote qui m’a beaucoup fait rire, je me suis même fait insulter à plusieurs reprises parce que je chassais des lézards, j’ai trouvé ça incroyable. Quand ça vient de gens que je ne connais pas, ça ne m’affecte pas. En revanche, quand ça vient de gens que j’estime être mes amis, qui me disent que j’en fais un peu trop sur les réseaux parce que je mets trop de contenu par rapport à « Koh Lanta », ça ça me dérange. « Koh Lanta » était mon rêve, je l’ai réalisé, et j’en suis très fier, je ne dois cela qu’à moi. Quand je reçois ce genre de remarques de la part de personnes se prétendant être mes amis, qui, plutôt que de critiquer ce genre de choses devraient être contentes pour moi, ça me dérange, oui. Au début, ça m’affectait beaucoup, au moment de la diffusion. A présent, pour être honnête, je m’en fiche un peu. On va dire que, pour réagir de la sorte, ce ne sont pas vraiment des amis proches, je trouve.

Voilà, c’est vraiment cela qui m’a dérangé. Sinon, il n‘y a que des côtés positifs. Et puis le top du top, c’est vraiment cette famille que l’on s’est créé avec « Koh Lanta ». Je suis toujours en contact avec ceux de ma saison, certains devaient même venir à Bayonne pour la Foire au jambon. En tout cas, on est très souvent en contact, c’est plus que de l’amitié, c’est un amour que l’on voue vraiment à certains aventuriers. Je ne m’y attendais pas, ça m’a mis un gros coup derrière la tête, je n’étais pas venu à « Koh Lanta » pour me faire des amis, ça a été un grand choc pour moi. Je m’en suis créé quand même beaucoup je pense, c’est magnifique.

Pour finir, quels sont vos projets plus personnels pour la suite ?

J’ai totalement changé ma façon de penser depuis « Koh Lanta ». Je venais tout juste de finir une école supérieure de commerce avant de partir aux Fidji, deux semaines avant de décoller. Donc j’étais prédestiné à travailler dans le commerce dès ma rentrée. Comme disent les parisiens, métro boulot dodo. Mais je me rends compte que ce n’est pas du tout ce qui m’attire pour l’instant. J’ai deux passions dans la vie : les voyages et la nature, plus précisément les animaux sauvages. J’ai 25 ans et je me dis que c’est maintenant qu’il faut que je fasse ce dont j’ai envie, avant d’être réellement posé et de construire une famille. J’avais prévu de partir le 16 avril en Colombie, pour descendre toute l’Amérique du Sud jusqu’à Ushuaia. Je ne m’étais pas fixé de dates du tout, je m’étais juste pris un billet aller. Malheureusement, ça ne se fera pas en avril avec tout ce qui se passe en ce moment mais je compte bien partir en septembre. Ça me permettra de faire la saison, ici, au Pays Basque et de partir avec un peu plus de trésorerie, ce n’est pas si mal. Une chose est sûre, j’ai envie de repartir à l’étranger, de rencontrer de nouvelles personnes, de découvrir de nouvelles cultures, de me mettre en danger, bref, de regoûter à l’aventure, c’est certain.

Merci, Brice, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Sara nous parle de son départ pour raisons médicales !

Publié le par Julian STOCKY

crédit photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Sara,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Vendredi soir, vous avez dû quitter précipitamment l’aventure « Koh Lanta », une nouvelle fois sur décision médicale, comme lors de votre première participation en 2012. Comment avez-vous vécu la diffusion de l’épisode ? Cela a-t-il ravivé en vous quelques souvenirs ?

Vous m’enlevez les mots de la bouche. Je m’attendais à être replongée dedans et, effectivement, j’ai été beaucoup émue. Du coup, je n’ai pas pu retenir mes larmes et c’est vrai que ça a complètement ravivé des souvenirs. J’ai même mis beaucoup de temps à m’en remettre, le lendemain j’étais encore très perturbée.

Quelques mois après, avez-vous réussi à évacuer cette déception ? Physiquement, comment allez-vous ?

En ce qui me concerne, je ne pardonne pas à mon corps de me faire le coup une seconde fois. Peut-être qu’il m’envoie ces messages-là pour me préserver, je ne sais pas. Mais, en tout cas, la pilule est difficilement ingérable, du coup c’est compliqué de voir ces images, ça perturbe l’esprit et, même si tout est rentré dans l’ordre à l’heure d’aujourd’hui, j’ai effectivement le souvenir que ça m’a valu quand même une hospitalisation, une opération, un mois de convalescence. Je n’étais franchement pas bien fichue pendant cette période-là, j’ai beaucoup souffert de cette opération. Mais, voilà, je suis une battante et, comme une battante qui soit, tout rentre dans l’ordre. Mon chirurgien m’avait dit que je n’aurai plus jamais le ventre que j’avais avant, avec mes plaques de chocolat mais, du coup, j’ai tout retrouvé, j’en suis heureuse et je continue mes abdos aujourd’hui.

Cette blessure est survenue lors d’une magnifique victoire au jeu de confort, offrant sans doute l’une des plus belles récompenses à l’équipe jaune, avec cette nuit chez l’habitant. Quels souvenirs gardez-vous de ces instants de partage ?

Pour moi, ça a été vraiment largement mérité, à la hauteur de l’effort que l’on a tous fourni. D’autant plus chez moi, parce que c’est la première fois, en trois aventures, que je gagnais un confort tel que celui-là. Je n’avais pas eu l’occasion de vivre cela, pour moi ça a été magnifique et magique, j’en ai tellement bien profité que j’ai bien fait car ça aura été la seule.

D’ailleurs, la force, la conviction, la détermination montrées par l’équipe jaune sur cette épreuve mythique de « Koh Lanta » résument-t-elle bien, selon vous, les valeurs de votre tribu et aussi vos valeurs personnelles ?

Complètement ! On a bien pu remarquer, lors de la diffusion, qu’il y avait une belle cohésion d’équipe chez les jaunes, non seulement dans le jeu mais aussi sur le camp, ce qui n’était pas forcément, je dirais, le cas chez les rouges. Cela s’est bien remarqué, la preuve ils perdent ce jeu de confort mais ils perdent aussi le jeu d’immunité précédemment. Sur le camp, on voit bien que ces valeurs-là ne sont pas chez les rouges.

Revenons quelques jours en arrière, lors de l’annonce par Denis de l’équipe noire, composée de 5 héros. Quelle a été votre réaction à ce moment-là ?

Quand on est considéré comme des « héros » et que l’on se retrouve à 5, vous pensez bien que l’on sait de suite que la suite de l’aventure ne va pas se passer à 5, qu’il y a quelque chose qui se trame que l’on va découvrir plus tard. Pour nous 5, c’est déjà perturbant mais on sait très bien que « Koh Lanta » ne vas pas être juste avec 5 héros.

 

crédit photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Quelques temps plus tard, vous ne parvenez pas à être dans les deux premiers lors de l’affrontement à 5. On peut imaginer que les jours suivants ont été particuliers et difficiles à vivre, car vous n’étiez pas sûre alors de rejoindre l’une des deux tribus ?

En tout cas, ce que je peux vous dire par rapport à ces trois quatre jours que nous avons vécus seuls tous les 3, c’est que j’étais plus sereine que les 2 autres héros, Jessica et Claude qui, eux, étaient vraiment beaucoup plus stressés que moi à l’idée de vivre seuls un début d’aventure. Mais, moi, je ne sais pas, je n’étais pas du tout en stress, bien évidemment j’étais inquiète sur la suite car l’un de nous 3 allait partir. A côté de ça, j’ai vécu pleinement chaque jour que l’on passait tous les 3. Donc j’ai profité de chaque instant et j’ai fait tout ce que j’avais à faire durant ces trois quatre jours.

Lors de votre arrivée sur le camp jaune, quelle place avez-vous essayé d’avoir ? Celle de la grande sœur, expérimentée de l’aventure, qui conseille ?

Ma priorité était de me faire de suite une belle place au sein de cette équipe jaune. Ma priorité était de les découvrir, d’apprendre à les connaitre le plus vite possible et de voir dans quelle équipe je tombais parce que vous savez que, dans « Koh Lanta », tout peut changer d’une minute à l’autre. Je me suis sentie vraiment bien et très bien accueillie, pour moi ce fut vraiment très facile, je ne sentais pas du tout d’animosité, pas du tout de regard en coin, non non je me suis sentie intégrée de suite de suite dans cette équipe jaune.

J’irais même un peu plus loin, j’étais plus leur maman que leur grande sœur. Parce que, effectivement, avec mon expérience de déjà deux aventures précédentes qui ont été complètement différentes aussi, j’ai essayé de leur demander s’ils étaient d’accord pour que je leur donne des conseils par rapport à mon expérience, mon vécu et surtout la sagesse d’une cinquantenaire. J’ai essayée, en tout cas, d’être la plus posée possible pour leur faire passer des informations qui, dans mes aventures précédentes, avaient été directes et avec moins de gants. Je ne voulais pas reproduire les mêmes erreurs donc j’ai essayé d’être la plus docile possible, pour faire passer les informations vraiment sans agressivité, pour que chacun puisse garder sa place et ne pas me prendre pour le commandant de bord dès mon arrivée.

Sans cette blessure, vous vous imaginiez sans doute déjà aller loin dans l’aventure ?

J’étais tellement bien partie, je me sentais vraiment bien, je me suis sentie bien dès le départ, le seul instant où ce ne fut pas le cas a été le moment de devoir se départager entre les 3 derniers héros pour rejoindre les deux équipes. Mais, autrement, j’étais vraiment bien, comme si j’avais une étoile au-dessus de moi qui me protégeait et qui m’emmenait là où il fallait aller. La preuve, j’ai découvert du manioc en dix minutes. Du coup, je me voyais vraiment aller bien plus loin que là où je suis allée. J’étais vraiment bien pour aller vraiment loin.

Parmi les candidats encore dans le jeu à l’heure actuelle, avez-vous des coups de cœur en particulier ?

S’il fallait que je donne deux noms, j’espère que, dans le carré final, il y aura un héros, j’ose vraiment espérer qu’il y en aura l’un d’entre nous, et, à travers l’équipe jaune, j’aimerais vraiment qu’il y ait Naoil, j’espère qu’elle fera partie de ces derniers survivants.

Ce fut un plaisir, Sara, d’échanger avec vous !

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Koh Lanta : Teheiura se remémore son élimination par l'équipe rouge !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Teheiura,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On l’a vu lors du dernier épisode de « Koh Lanta », vous avez été éliminé par vos camarades, quelques jours seulement après avoir intégré l’équipe rouge. Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Cela a-t-il ravivé en vous certains souvenirs ?

Ce n’est pas toujours facile de se voir être éliminé. Mais ce n’était pas ma première saison. C’était quand même un bel épisode et j’ai encore plus compris certaines choses. J’ai vu des réactions des aventuriers que je n’avais pas vues sur place.

A froid, quel regard portez-vous sur votre élimination ? Etait-elle finalement plutôt logique ?

Ce n’est pas évident, tout est possible sur « Koh Lanta ». Ce qu’il y a, c’est que, quand on arrive dans un groupe déjà composé quelques jours auparavant, c’est compliqué de s’intégrer totalement. En effet, les alliances se font dès les premiers jours et je suis arrivé au troisième ou quatrième jour de l’aventure. Pour s’intégrer complètement, c’est dur. Mais, bon, après, voilà, sur « Koh Lanta », si on arrive à discuter avec les bonnes personnes, à mettre en place la bonne stratégie, tout est possible. Maintenant, ma personnalité fait que je ne suis pas le plus fort dans la mise en place de stratégies. On va dire qu’il y a une logique, quelque part, sur ma sortie prématurée.

Sur le moment, vous attendiez vous à voir votre flambeau être éteint ?

Oui, oui, bien sûr. Il y avait Jessica et moi dans la balance, en tant que héros, vu que Claude était immunisé  à ce moment-là. Par contre, entre Jessica et moi, celui qui faisait le plus peur pour la suite de l’aventure, c’était moi. Donc je m’y attendais à, on va dire, 90%.

Revenons à ces quelques jours passés aux Fidji. Comment aviez-vous réagi à l’annonce par Denis de la constitution de l’équipe noire des 5 héros ?

On a été tous surpris, les 5. Une fois que l’on a été présentés chacun notre tour avec Denis, il nous a dit tout simplement que l’on était au complet. Là, on ne savait plus quoi dire. Même, je crois que j’ai pensé un peu fort que l’on aurait pu aller directement à l’orientation. Sauf que Denis a enchainé avec le fait que, dans quelques jours, l’un des 5 partirait. On peut dire que c’était flippant.

On imagine aussi l’adrénaline que cela vous a procurée d’affronter des aventuriers aussi aguerris que vos quatre adversaires ? Vous étiez peut-être même revenu tenter votre chance pour vivre des moments comme ceux-là ?

Quand on nous rappelle pour revenir dans l’aventure, c’est forcément pour se confronter à des anciens, à des aventuriers aguerris. Là, Denis nous annonce que l’on est au complet et ça choque. Parce que l’on ne sait pas du tout qui sont les autres aventuriers, forcément. On ne pouvait pas faire un « Koh Lanta » à 5. Il pouvait peut-être y avoir d’autres équipes de 5 ailleurs, on avait d’ailleurs envisagé toutes les combinaisons possibles, sauf celle-là.

On n’était pas vraiment une vraie équipe, on était adversaires d’entrée, donc on partait vers notre campement dans l’idée de se confronter et de rester parmi les 4.

Comment se passait d’ailleurs la vie sur le camp des héros ?

C’était super bien, une bonne ambiance, malgré cet affrontement annoncé par Denis. On était quand même contents de se retrouver. Le montage de la vie de camp s’est très très vite mis en place, chacun avait ses tâches à faire, on savait exactement quoi faire pour gagner du temps et se mettre à l’abri dès la première nuit. Bien que nous étions adversaires, on est resté bons copains, dans une bonne ambiance.

Après votre qualification, vous avez rejoint l’équipe rouge. Quel rôle avez-vous alors essayé d’avoir ? Celui du grand frère, expérimenté ?

On peut dire ça comme ça. Quelque part, j’ai plus de bagages sur l’aventure que l’équipe rouge. Je n’étais pas forcément un grand frère mais un plus pour les aider à améliorer la survie sur le campement et aussi pour les épreuves. J’ai tout donné sur les premiers jours. Quelque part, je pensais aussi que ça pouvait m’aider à m’intégrer plus facilement.

Avec le recul, que feriez-vous différemment ?

Je pense que je ne changerais rien. Ma façon d’être est celle-ci. Je suis arrivé naturellement sur le campement. Même dans les épreuves, je donne toujours le maximum, sans arrière-pensée. Du coup, je referais certainement la même chose à ce moment-là. S’il y avait quelque chose à changer, ce serait forcément une meilleure stratégie pour rester un peu plus longtemps.

Quels sont les principaux souvenirs que vous garderez de cette nouvelle aventure ?

Forcément, les moments de partage par rapport à mon vécu, à mes expériences, que ce soit avec les anciens ou avec les nouveaux. Surtout avec les nouveaux car j’ai partagé beaucoup plus de choses, avec les Rouge en tout cas.

Tous ces bons moments, comme chaque saison que j’ai vécue. Je garde toujours les meilleurs moments en fait de mon aventure. Aussi les erreurs éventuellement à ne plus commettre si, d’aventure, je devais refaire une nouvelle saison.

Votre sac est-il d’ailleurs déjà prêt, si la production vous rappelait ?

Je peux dire que oui, bien sûr. C’est compliqué de dire non à une telle invitation.

Pour finir, à ce stade-là de l’aventure, qui sont vos favoris pour cette édition ?

C’est quand même un peu compliqué de sortir un prénom ou deux, c’est quand même très tôt encore. Souvent, c’est à partir de la réunification que l’on peut voir vraiment qui peut aller plus loin. Mais je peux déjà dire que je donne mon soutien aux héros, forcément, et plus particulièrement à Claude. Je lui souhaite d’aller loin.

Ce fut un plaisir, Teheiura, d’échanger avec vous !

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Juliette Tresanini évoque sa nouvelle vidéo, sur l'éducation des filles en France !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : @Mila Deth

 

Bonjour Juliette,

C’est toujours une joie d’échanger avec vous pour évoquer votre actualité.

Vous mettez en ligne demain une vidéo « Girl’s Education : L’école des filles ». Avant d’en évoquer son contenu, quelle est la genèse de ce projet ?

Il y a quelques mois, Google m’appelle à 8 heures du matin, j’étais en train de manger des céréales au chocolat (c'est pas important dans l'histoire mais, c’est important la précision !) et ils me disent que Michelle Obama a choisi mon profil pour parler de l’éducation des filles en France. Étant donné qu’elle fait une campagne mondiale sur l’éducation des  filles, elle choisit une créatrice par pays.

Google m’a ainsi demandé si j’acceptais de relever le défi lancé. J’ai d’abord cru à un canular. Il faut savoir que je suis fan d’elle, j’ai lu « Devenir », j’assiste pas mal à ses congrès et conférences. J’étais très étonnée qu’elle ait choisi ma chaîne Youtube, étant donné que ce n’est pas la plus grosse de France non plus, en termes de quantité d’abonnés. Mais je pense que mon engagement féministe et le fait que  je suis la créatrice de « Martin sexe faible » ont joué en ma faveur.

Donc je me suis  dit : Yes, I can !

Au-delà de l’étonnement, on peut imaginer la fierté que cela a générée en vous ?

Mais tellement ! Michelle Obama c'est la classe absolue.

Après, le stress est monté, je me suis dit : mais en France, il n'y a plus d'inégalités depuis belles lurettes ! (j'adore les vieilles  expressions), je me suis demandée ce que je pourrais raconter.

C'est vrai, l'école est laïque, gratuite et obligatoire pour les filles comme pour les garçons et pourtant … et pourtant …. et bien je ne vais pas vous spoiler la vidéo non plus:-)

Pour être plus concret encore, comment présenteriez-vous ce programme ? Quel en est le principe ?

C’est de faire prendre conscience qu’il y a encore du travail à effectuer. Que, même si on évolue évidemment vers une plus grande égalité des chances, il y a encore des différences. Il faut se forcer à ne pas reproduire certains mécanismes, certains automatismes que l’on a nous-même appris de nos aînés, il faut essayer d’innover dans l’éducation. Par exemple, on pourrait proposer plus d’autrices en lecture obligatoire.

J’en parle dans la vidéo : il y a cent écrivaines qui sont tombées dans l’oubli, qui n’ont jamais été lues ou imposées en classe. Passons peut-être même, un temps, par les quotas, pour équilibrer. Pour qu’il y ait autant d’autrices que d’auteurs, pour qu’il y ait autant de films faits par des réalisatrices que par des réalisateurs. Dans les manuels d’histoire, on pourrait réhabiliter certaines femmes qui ont fait l’histoire, qui ont accompli de grandes choses. Dans les problèmes de maths, on pourrait arrêter de dire que, pendant que papa fait le plein d’essence, maman fait un gâteau. Ces choses-là sont également de la responsabilité des professeurs. Ça ferait évoluer forcément les comportements et ça aiderait aussi les petites filles ainsi que les petits garçons à se rêver autrement.

Les petites filles auraient plus de « rôles modèles » pour se dépasser, elles se diraient que les maths ne sont pas forcément une matière de garçons. Les petits garçons se diraient aussi qu’il pourrait être chouette d’inviter les filles à jouer au foot avec eux dans la cours de récréation. Ils se diraient également qu’ils ont aussi le droit d’aller en filiale littéraire. Dans les deux sens, ne pas avoir ce modèle patriarcal imposé libérerait les deux genres. Ça ferait du bien à tout le monde et chacun se reconnaîtrait dans ses capacités à lui et non pas dans celles de son genre.

 

Crédit photo : @Mila Deth

 

Quelles ont été vos principales sources d’inspiration et votre méthodologie pour en développer le contenu ?

J’avais fait beaucoup de recherches au moment de « Martin, sexe faible » donc j’avais pas mal déjà sourcé, j’avais lu des livres autour de l’éducation des filles. Notamment « Sorcières » et « Beauté fatale » de Mona Chollet, « Devenir » de Michelle Obama, « V comme Virago » de mon amie Aude Gogny-Goubert, « Le Salon des dames » de Céline Bizière. J’étais déjà dans le bain. J’ai aussi écouté un podcast, « Les couilles sur la table », qui est formidable et qui parle de l’aspect public, notamment de comment les villes sont, en fait, conçues pour les hommes. Montrant que tout y est pensé pour un homme. Certains architectes réfléchissent à rétablir une certaine égalité, même dans l’architecture, c’est intéressant.

En ouvrant les manuels d’histoire tout bêtement, je ne vois quasiment pas de femmes mentionnées, ou alors ce sont des épouses, alors que scoop , il y 'a aussi des femmes qui ont fait l'histoire !

Vous y abordez de nombreux thèmes et y proposez différentes solutions. On imagine que ces sujets vous touchent de près ou de loin ?

Oui, ça me touche parce que, comme je le dis aussi très honnêtement, j’ai été un peu dans le déni. Pour moi, la scolarité s’est extrêmement bien passée donc je ne l’ai pas du tout mal vécue. Ça a été beaucoup plus compliqué après, quand je suis arrivée sur le marché du travail mais de ça, j’en parlerais dans une seconde vidéo. Aussi quand je suis devenue mère, où des réflexions très sexistes m’ont quand même choquées : du genre : oh mais tu recommences les tournages? et qui garde votre enfant ? Jamais on a dit cela à mon compagnon.

J’ai un petit garçon et j’ai cette responsabilité de l’éduquer de la manière la plus féministe possible. C’est-à-dire qu’il ne se comporte jamais mal avec une fille.  Que la manière dont on s’habille ne justifie en aucun cas du harcèlement de la part d’un garçon. J’aimerais que les mamans des petits garçons donnent cette éducation-là : respecter l'égalité des genres.

D’ailleurs, mon fils a vu la vidéo et, le lendemain, m’a dit : « maman, j’ai invité les filles à venir jouer au foot avec nous ». C’était très mignonJ. Bon, il a aussi ajouté : « elles ne sont pas très fortes, on ne va pas se mentir mais on va leur apprendre ! J’ai trouvé ça très chou qu’il ait retenu ce sujet-là, c’est déjà un premier pas vers le dialogue.

Quelles ont été vos petites astuces, vos petites clés personnelles pour réussir cette vidéo ? Qu’est-ce qui peut plaire aux, on l’espère, nombreux internautes qui la regarderont ?

Je pense que c’est une vidéo honnête, c’est la première fois que je parle réellement de moi. Comme vous le savez, je fais beaucoup de fictions, même si je mets beaucoup de moi-même dans mes personnages. J’ai essayé de laisser tomber l’humour pour être au plus près de la sincérité, de la simplicité surtout et d’être la plus humble possible car je sais très bien que je ne suis pas experte. J’ai juste relevé le défi que l’on m’avait lancé parce que c’était un trop beau cadeau. En soi, je me place en simple observatrice à essayer de lancer des pistes, tout en étant complètement ouverte au dialogue. J’aimerais aller plus loin, j’aimerais aider des autrices à parler de leurs livres en écoles, j’aimerais aider les institutrices en ce sens. Parce que l’éducation est un sujet qui me tient à cœur.

J’avoue que c’est un peu ironique que cette vidéo sorte à un moment où plus personne ne va à l’école. Je me faisais la réflexion encore récemment, je sais que ce n’est pas la préoccupation du moment mais, pour moi, cette vidéo est vraiment d’intérêt public car, évidemment, tout va reprendre, je le souhaite, le plus rapidement possible.

Peut-être avez-vous déjà eu des premiers retours ?

Évidemment, j’ai déjà eu le retour de Michelle Obama et de ses équipes de Google. J’ai aussi eu un retour de mamans de filles, qui me disaient « merci » car elles ressentent cette différence, au travers de réflexions de certains professeurs. Le fait que ça puisse être dit et diffusé  sur un média plus grand leur permet de se sentir moins seules face à des réactions où elles se trouvaient un peu démunies finalement.

Dans le même registre d’idées, « le masculin l’emporte sur le féminin » est la première chose que l’on m’ait dite en grammaire. Je pense que ça a joué sur mon problème de légitimité. C’est-à-dire que, quand j’ai une idée, je dis toujours « ce n’est que mon idée, vraiment vous en faites ce que vous voulez ». Je m’excuse mille fois avant de l’affirmer alors que par exemple mon conjoint, qui est scénariste comme moi, va avoir beaucoup plus d’aplomb.

Quelle suite aimeriez-vous voir donner à ce projet ?

J’aimerais que ça touche les professeurs. Il faut savoir quand même que je suis très admirative de tout le « corps enseignant ». Et je sais que beaucoup vont dans le sens de la vidéo. Mais si ça vient aussi d'une envie des élèves, ça sera encore plus facile à faire passer.

Par exemple, typiquement, je trouve très positive la réaction de mon fils de 7 ans. Je me dis que si les petits garçons font attention à cela, si les professeurs se mettent à recommander à leurs élèves certaines autrices, ce serait chouette. J’aimerais que ça change. Pareil pour les réalisatrices, on n’en a pas assez. Ce qui n’inspire pas pleinement les jeunes filles à se dépasser pour la suite.

 

Crédit photo : @Mila Deth

 

Cette première initiative vous a-t-elle donné l’envie de proposer d’autres vidéos sur des sujets différents ?

Oui, je souhaite faire une vidéo sur le harcèlement de rue, car je viens de suivre une formation dessus ! Pareil grosse ironie ! Mais les harceleurs de rue sont au chômage depuis hier car harceler les poteaux c'est quand même vraiment moins marrant (lol) ! Je voudrais aussi faire une vidéo sur le male/ female gaze dans les films et enfin une sur illettrisme. En France, on sous-estime le nombre de personnes qui ne savent pas lire, qui trouvent même des stratagèmes pour ne pas être découvertes. La pression aussi sur les femmes d’être mères. Une femme qui n’est pas maman à 35 ans est interrogée sur les raisons de cette situation, elle est jugée bizarrement, pensant qu’elle doit être hystérique, lesbienne, ou je ne sais quoi.

Il y a plein de choses en fait. Je vais d’ailleurs profiter d’avoir un peu de temps actuellement, avec la situation dans notre pays, pour lire énormément et réfléchir à des sujets que je trouve révoltants.

Pour finir, plus généralement, quels sont vos autres projets et actualités en ce moment ?

Je vais également faire une vidéo sur l’écologie. D’ailleurs, pour moi, comme je l’expliquerai dans la vidéo, ce thème et celui du féminisme sont liés. Je vais sortir aussi trois courts métrages sur ma chaîne ce mois-ci. Notamment un avec Frédéric Bouraly de « Scènes de ménages » et avec Marie-Christine Adam, nommé « La tirailleuse  sénégalaise », réalisé par Laurent Firode, mon acolyte de toujours. Un autre avec Gérard Hernandez, toujours de « Scènes de ménages » qui s’appelle « Corporate ». Je vais aussi tourner sur un unitaire pour TF1, j’ai décroché un très joli rôle dans « Le furet ». Je suis contente que la chaîne me fasse confiance. Je suis très heureuse car j’adore les projets de TF1, que je trouve très qualitatifs en ce moment. Ça me fait plaisir d’y participer. Enfin, dès que les tournages reprendront, vous pourrez me retrouver dans le téléfilm de M6 « Lucas a disparu », aux côtés de Laetitia Milot et d’Assaâd Bouab. 

Merci Juliette pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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