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Un Si Grand Soleil : Claire Lise Lecerf évoque son personnage dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Claire-Lise,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

 

Depuis quelques semaines, vous avez rejoint la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». On imagine, à titre personnel, la joie que cela doit être de participer à cette belle aventure ?

J’étais très heureuse surtout parce que je trouvais le personnage hyper drôle. Enfin, drôle dans le sens : drôle à interpréter ! Sinon c’est vrai qu’elle est plutôt du genre hystérique (haha), c’est une jalouse possessive. Mais j’ai envie de la défendre en disant que c’est surtout une grande amoureuse ! Elle est peut-être “borderline“ dans sa manière d’aimer, mais elle est plus fine et plus complexe que ce qu’on pourrait croire. On va la découvrir sous pleins de facettes. Je trouvais cela vraiment très chouette à jouer. Les personnages de caractère sont toujours drôles à interpréter !

 

Face à ce caractère-là, avez-vous eu une méthodologie particulière de préparation et des sources spéciales d’inspiration ?

Ce qui est très marrant, c’est que je ne suis pas du tout jalouse dans la vraie vie. Mais vraiment pas du tout ! Et je suis très mal à l’aise avec la confrontation. Il est très rare que je m’engueule, mais quand je m’engueule, ça pète (haha). Je suis donc très loin du personnage de Carine et c’est la raison pour laquelle j’adore ce personnage. Il me donne l’occasion de m’énerver dans ma « fausse vie », chose que je ne m’autorise pas dans ma vraie vie ;). Donc, en matière de méthodologie, je dirais plutôt que j’ai laissé sortir des choses qui sont enfouies en moi, que je cache…

 

Avant de rejoindre l’équipe, avez-vous regardé les épisodes en cours de diffusion pour vous imprégner de l’ambiance ?

Oui bien entendu ! J’ai regardé avant d’arriver sur le plateau afin de mieux comprendre les intrigues, visualiser qui faisait quoi, où en étaient les personnages et surtout mieux percevoir les scenarii que l’on m’envoyait. Mais j’avais déjà regardé certains épisodes au début de la série.

 

On le sait, le rythme de tournage est plutôt soutenu. Comment avez-vous abordé cela ?

C’est vrai que le rythme est très soutenu, mais le plus étonnant c’est le fait que quatre équipes tournent en même temps. On peut donc, dans la même journée, passer d’un plateau à un autre, et tourner avec plusieurs réalisateurs.

Et pour tout vous dire, j’aime bien le rythme soutenu que l’on peut avoir en télévision. Déjà parce qu’il y a une forme de challenge à l’efficacité qui est intéressant. Et, surtout, parce qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer ! On est tout le temps dans l’action ! On n’a pas le choix, il faut essayer d’être bon tout de suite, dès la première ou deuxième prise. Je ne suis pas sure que refaire quinze fois une prise amène forcément au mieux, on peut vite devenir mécanique.

Il ne faut pas oublier que, maintenant, de manière générale, en télé comme au cinéma, avec les nouvelles technologies, les nouvelles caméras, les nouvelles manières de tourner, la HD, on peut tourner beaucoup plus vite qu’avant. Car la technique est devenue plus légère, on peut donc tourner plus de séquences et c’est normal. En tant que comédien, on a donc forcément plus de scènes à tourner dans une même journée. Et c’est plutôt là où réside le challenge. Réussir à bien préparer en amont chaque scène que l’on doit mettre en boite, travailler chaque sous-texte, chaque intention, chaque pensée… Plus il y a de scènes à tourner dans une même journée, plus il faut être concentré et avoir répété en amont.

 

Beaucoup de comédiens l’ont dit, l’ambiance de tournage est très familiale, avec une équipe très soudée.

Ah clairement ! Je pense que c’est une des meilleures ambiances de plateau que j’ai connue. Je ne dis pas ça pour faire genre, c’est vraiment vrai ! On m’avait dit que c’était génial de tourner là-bas, que c’est hyper sympa, et, il faut le voir pour le croire mais c’est vrai ! Tout est très bien organisé. Les studios et les décors sont magnifiques, à la production tout est très bien fait pour les comédiens, on est choyés, l’ambiance est géniale, les comédiens récurrents sont tous hyper sympas. Tout le monde arrive sur le plateau avec cet esprit bon enfant et est heureux d’être là. C’est très agréable. Comme c’est très agréable de tourner dans le Sud, au soleil. J’y étais de décembre à février et, on ne va pas se mentir, c’est chouette de voir la mer en hiver ;)

 

 

 

On le disait, l’audience est au top depuis le début. Vous qui avez vécu cette aventure de l’intérieur, qu’est ce qui, selon vous, explique cette fidélité du public ?

Je pense que ce sont les histoires qui sont racontées, les scenarii, les arches, qui sont tantôt romanesques, policiers, même abracadabrantesques. Il y a un côté très quotidien, la série est ancrée dans le réel, on peut facilement s’identifier, et, en même temps, les personnages vivent des événements extraordinaires. Il y a une vraie part de divertissement ! On sort de son quotidien tout en restant dans le quotidien. C’est cela qui plait.

Et il y a des personnages particulièrement attachants. J’ai eu par exemple plusieurs scènes avec le personnage de Gary, joué par Alban Aumard, j’adore ce personnage ! Et je crois que c’est un personnage très aimé du public. Il est génial, il est drôle, spontané, il fait souvent des bourdes, et entraine les autres personnages dans pleins de péripéties à cause de ses boulettes (haha). Il y a vraiment de tout dans la série, il y a des moments légers, et des moments sous tension. C’est ça qui plait !

D’ailleurs, pour le personnage de Carine que j’interprète, on a vu dans les premières diffusions que c’est un personnage très hystérique, très jaloux, mais aussi avec certaines scènes de comédie! Notamment quand je vire Quentin, mon ex, de son propre logement, et que je lui balance ses affaires à la tête! (J’ai adoré jouer cette scène !) En ce moment, on la voit très triste parce que Quentin s’est fait tirer dessus. C’est un personnage qui passe donc par plein de couleurs. D’autres petits moments de comédie arriveront par la suite, qui sont chouettes. On peut donc découvrir chaque personnage sous différentes facettes.

 

A titre personnel, comment réagissez-vous au visionnage de vos scènes ? Est-il facile de se voir dans un programme quotidien ?

Je dirais plutôt, est-ce facile de se regarder, tout court ? J’aime bien regarder les épisodes toute seule, tranquille, chez moi, je peux re-regarder certaines scènes pour voir ce que j’aurais pu faire mieux. On se regarde aussi pour apprendre, pour comprendre ses erreurs. Je pense que c’est important de se regarder, même si ce n’est pas facile. En fait, c’est toujours étonnant de se voir soi mais dans un soi qui n’est pas vraiment soi. C’est nous mais ce ne sont pas nos mots, ce n’est pas notre personnalité ni notre caractère. Je pense que c’est cette sorte de “double personnalité“ qui peut être déroutante et pas facile à regarder. Mais c’est nécessaire pour s’améliorer.

 

Sans rien en dévoiler, si le scénario le permet, aimeriez-vous poursuivre l’aventure ?

J’adorerais !!!!!!! Je le disais, l’ambiance est géniale. C’est tellement agréable d’aller tourner dans un contexte vraiment pro avec une vraie bonne ambiance. En plus, j’ai eu la chance d’avoir un personnage qui avait plein de choses à jouer, plein de facettes a dévoiler. C’est un personnage entier, sanguin, et sincère dans toutes ses démarches. C’est génial à interpréter ! J’adorerais revenir avec ce personnage de Carine qui, peut-être, va retrouver la raison ! Je lui souhaite, parce que, c’est vrai qu’elle est très possessive quand même (haha).

Et tout est bien organisé, c’est facile, bien fait, bien encadré. Le rythme est soutenu mais on a le temps de faire les choses, de les jouer, de s’amuser. On reçoit les textes vraiment en avance, ce qui n’est pas le cas sur toutes les séries. C’est vraiment chouette.

 

En parallèle, quels sont vos autres projets du moment ?

Je viens de réaliser un court-métrage, que j’ai écrit à la toute fin du confinement. J’ai eu besoin ensuite de deux jours pour le préparer et de deux autres jours pour le tourner. En gros, en une semaine, il avait été écrit, préparé et tourné. Maintenant, je suis en train de finaliser le montage.

Le but était d’être dans une forme “d’action“. Le confinement a pu faire peur à pas mal de comédiens, on ne savait pas quand reprendraient les tournages ni le théâtre. Je n’avais pas envie de rester dans une forme d’inactivité. J’avais, depuis très longtemps, envie d’écrire. C’était une envie et un challenge qui m’excitaient tout en me faisant peur. Finalement, je suis très heureuse d’envoi été au bout. C’est de la comédie pur jus, pur cru. Le confinement avait amené une atmosphère pesante, j’avais envie de m’amuser… J’espère qu’il amusera tout autant les gens qui auront l’occasion de le voir.

 

Merci, Claire-Lise, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Alexandra évoque son parcours jusqu'à l'orientation !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Alexandra,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez quitté l’aventure « Koh Lanta » sur décision médicale, lors de l’épreuve de l’orientation. Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Oui ! En fait, ce qui se passait, c’est que, chaque vendredi, on était en famille, à regarder et j’étais contente parce que je savais le dénouement et que j’étais sauvée, que je n’allais pas partir au conseil. Mais, là, ce vendredi-là, je n’ai vraiment pas eu faim, j’avais la boule au ventre, je savais que mes enfants et mon entourage allaient découvrir que je partais sur décision médicale. Honnêtement, j’appréhendais beaucoup leur réaction en fait.

Que s’est-il exactement passé ? La fatigue, l’émotion ont-elles eu raison de plus de trente jours d’aventure ?

Oui, je l’explique comme cela en fait. Je n’avais pas gagné de confort donc, forcément, je n’avais pas eu d’énergie. Le manque de sommeil aussi. Il faisait très très chaud, ça a duré très longtemps, mon corps, au bout d’un moment, a lâché. J’ai essayé de résister, résister, j’avais mal à la tête. Quand le médecin a vérifié mon état, il m’a dit que je n’étais pas apte à reprendre le jeu. Très très grosse frustration bien évidement d’arriver à ce stade et de ne pas pouvoir aller plus loin. Ca y est, je voyais les poteaux, c’était mon rêve…bon, je garde le côté positif, je suis très très contente de mon parcours. L’orientation, je voulais la faire, je l’ai vue. Je sais ce que c’est. Maintenant, je n’ai pas de regret.

Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué sur cette épreuve ?

Une côte de bœufJ. Non, je pense qu’il me manquait de la nourriture, tout simplement, c’est tout, en fait. J’aurais eu quelque chose dans le ventre, ça m’aurait redonné de l’énergie. Il me manquait simplement de la nourriture, la motivation était là, l’envie était là. J’avais besoin de nourriture….

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs sur place ?

Je pense à un en particulier, sur une épreuve sportive : d’avoir réussi à tenir aussi longtemps au paresseux. Pour moi, je me suis découverte un mental d’acier en fait. Il n’y a que « Koh Lanta » qui peut nous faire vivre de telles choses, un tel dépassement. Je me suis dit « waouh, tu es capable de résister ». Je me suis mise dans ma bulle et je ne pensais plus à rien. C’est le mental qui a pris le dessus et j’ai tenu. J’aurais aimé être la meilleure de toutes les femmes….bon, j’ai quand même eu un très très beau record.

Aussi le côté humain, j’ai fait de magnifiques rencontres et ce sont des choses qui resteront gravées tout le temps.

 

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Comment se passaient vos journées sur le camp ? Aviez-vous, à titre personnel, des occupations préférées ?

On avait nos petits rituels quand même. En plus de l’épreuve, il fallait bien manger, donc on allait chercher le manioc. En général, on y allait à deux ou trois, on discutait en même temps. Il fallait aller chercher l’eau, le bois. Donc, en fait, les journées sont longues mais, en même temps, on est très occupé. On arrivait des épreuves, on allait se rincer, on se séchait comme on pouvait. Non, vraiment, on a l’impression que les journées peuvent paraitre très très longues mais on est occupé. Honnêtement, je ne me suis jamais ennuyée. Si ce n’est une fois, où on a quand même eu des pluies tropicales. Là, les journées sont longues, il pleut tout le temps, il fait froid, on est autour du feu, c’est là où on se raconte nos vies, on connait la vie des uns et des autres par cœur je crois. Voilà, il faut s’occuper quoi…mais, bonnement, ça ne m’a jamais paru trop trop long.

Comparativement à la vision que vous en aviez avant de partir, certaines choses ont-elles été plus compliquées ? A l’inverse, d’autre furent-elles plus simples ?

C’est marrant, ça fait longtemps que je regarde « Koh Lanta » et je m’attendais exactement à ce que j’ai vécu. Ça parait incroyable. Je pensais que ma cohabitation avec les araignées allait être plus dure que cela, quand j’en vois une en France, chez moi, je saute au plafond. Je ne sais pas, j’ai l’impression que l’on se conditionne et que l’on accepte plus de choses que chez nous. Donc je n’ai pas eu de grosse grosse surprise. Je m’attendais à avoir des difficultés pour la nourriture, je savais que mes enfants allaient me manquer mais je m’étais conditionnée. A tel point que ça ne m’a pas paru si insurmontable que cela.

Quelle place pensez-vous avoir eu sur le camp jaune ? Et après la réunification ?

Même si on ne me voyait pas beaucoup à l’écran avant la réunification, j’étais quand même bien présente. On a réussi à former une bonne équipe jaune. Même après la réunification, notre relation n’a pas vraiment changé. On est resté soudé. Moussa avait de l’expérience, il nous guidait peut-être un peu plus mais on était tous pareil en fait.

Je me mettais moins en avant que les autres, je pense peut-être à Inès qui est plus une grande bouche, ce n’est pas méchant quand je dis ça. Je parlais peut-être un peu moins, mais je racontais des blagues, je prenais soin des autres, je faisais un peu la maman parce que j’étais la plus âgée. On a tous trouvé notre place très rapidement, il n’y avait pas de chef en particulier. C’était une équipe soudée et égalitaire, il n’y avait pas vraiment de différence entre nous.

Quelques jours après le début, vous aviez vu débarquer cinq héros dans l’aventure. Quelle avait alors été votre réaction ?

Pour être honnête, je n’étais pas contente. Quand je les ai vus, je me suis dit « oh là là, ce n’est pas juste, ils l’ont déjà fait et nous n’allons pas être sur la même longueur ». J’ai trouvé ça, au début, non pas injuste mais pas équitable. Quand, après, Moussa est venu sur le camp, il nous a montré des choses et je me suis dit que, là, quand même, l’expérience est importante. Finalement, j’ai pensé qu’il fallait trouver le côté positif à leur arrivée. Sarah, aussi, nous avait trouvé du manioc. Après, pour les épreuves sportives, je pense que c’était quand même un handicap pour nous. Même si ce n’est pas un héros qui a gagné…

Naoil a été sacrée grande vainqueur de cette édition. Quel regard portez-vous sur sa victoire ?

Je suis extrêmement contente. Bon, j’aurais préféré que ce soit moi, évidemment mais, voilà, par contre, s’il y avait eu une deuxième personne, j’aurais voulu que ce soit Naoil. Elle était méritante, elle était géniale sur le camp. Je trouve qu’elle était complète, c’était la femme et la personne que je voulais voir gagner. Je suis ravie, ça ne pouvait pas mieux tomber.

Merci, Alexandra, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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N'oubliez pas les paroles : Elodie évoque le tournoi des maestros, actuellement diffusé sur France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elodie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez, en ce moment, chaque samedi soir, en prime, à une nouvelle édition du tournoi des Maestros de « N’oubliez pas les paroles », sur France 2. On imagine le plaisir que ce doit être, pour vous, à chaque fois, de revenir ?

Oh oui ! Chaque année et chaque retrouvaille sont un plaisir, c’est l’occasion de retrouver les anciens et de découvrir les nouveaux. Bien que cette année ait été un peu particulière en termes de retrouvailles avec la distanciation sociale et le protocole sanitaire mis en place. Je suis quelqu’un d’ordinaire très tactile, j’aime serrer mes amis dans mes bras et, là, ça a été très très frustrant de pouvoir démontrer cette joie de les retrouver que par les yeux. Mais, voilà, c’est toujours un réel plaisir de retrouver mes camarades parce que de belles amitiés nous lient.

D’autant plus que, cette année, vous bénéficiez d’un positif concours de circonstances pour être présente…

Cette histoire est complètement inespérée. En toute honnêteté, depuis le mois de septembre, c’est-à-dire depuis mes dernières diffusions des masters, où j’étais déjà 16è sur 16, je m’étais bien préparée à ce que ce soit mes derniers. Finalement, je me suis faite doubler assez tardivement, ce n’est arrivé qu’en janvier avec Margaux. Mais je l’ai très bien vécu. Il y a eu ensuite trois nouvelles entrées dans le classement, dont la dernière étant Maureen. En étant 20è, je me faisais très très peu d’illusions sur le fait que je sois appelée pour ce tournoi.

La formule des tournois a changé, passant de 16 à 18. Deux personnes, Kevin et Aline, n’ayant pas pu venir, j’ai été appelée. Clairement, je mets vraiment des guillemets autours du mot « chance » car je sais que j’ai de la « chance » de revenir, mais leur absence m’a pennée, évidemment. J’ai notamment beaucoup communiqué avec Kevin et j’aurais aimé qu’il soit là. Mais bon, le contexte est particulier et j’ai eu la « chance » de pouvoir remonter sur ce plateau, alors que c’était inespéré.

Cette année, vous êtes en trio et jouez pour des associations. Qu’est-ce que cela change pour vous, comparativement à un tournoi en individuel, où les gains vous sont directement reversés ?

Il y a plusieurs émotions qui sont liées à ce système de jeu. Je préfère participer finalement à des tournois qu’à des masters. On a une énorme pression parce que l’on a envie de gagner pour les associations. En parallèle, on se sent plus fort parce que l’on a deux partenaires dans notre équipe qui sont très forts, on se sent surpuissant entourée de camarades avec une culture qui complète la nôtre finalement. Donc c’est un double sentiment : d’un côté, on se met moins la pression parce que l’on a des géants de la connaissance de la chanson française avec nous et, d’un autre côté, on se dit qu’il ne faut surtout pas se planter car on joue pour des associations. On s’en voudrait de ne pas réussir à décrocher 100 000 € pour ces dernières. Mais on passe vraiment de bons moments et l’ambiance équipe rend très joviale l’ambiance sur le plateau.

 

 

Pour cette nouvelle participation, comment vous êtes-vous préparée ?

Ça a été complètement à l’opposé de ma méthodologie traditionnelle. Puisque, comme je le disais précédemment, je n’étais absolument pas préparée à retourner sur le plateau. J’avais fait le deuil en fait de ce retour. Je m’étais dit que, peut-être, il y aurait un absent mais pas deux. Donc, pour moi, j’y allais en tant que remplaçante, en tant que 19è mais pas en tant que 18è. J’ai été prévenue seulement une semaine avant les tournages que j’étais de la partie. Au préalable, je savais seulement que j’allais me déplacer là-bas mais je ne savais pas que j’allais jouer. Donc je n’avais pas repris du tout les révisions. Parce que reprendre les révisions est un énorme sacrifice personnel, il faut en prendre conscience, on le fait au détriment d’autres choses dans sa vie quotidienne. J’avais sacrifié du temps de famille, justement, pour mes derniers masters afin de réviser et, là, je m’étais dit que, tant que l’on ne m’annoncerait pas officiellement que je monte sur ce plateau, je ne me lancerais pas dans des heures et des heures de révision. Sachant que ça pourrait être inutile. Et que je n’y croyais pas.

Quand j’ai été appelée, j’ai eu une semaine pour me préparer à cela, donc j’ai fait de mon mieux, mais ce n’était pas comme à mes habitudes. D’habitude, je m’organise pour pouvoir travailler, en me libérant du temps, notamment en faisant garder ma fille par la famille. Là, je travaillais à l’école car cette dernière avait repris, j’essayais de faire cours en même temps à ma fille qui, elle, n’a pas repris l’école. Du coup, c’était compliqué de réviser la journée, donc j’essayais de réviser le soir. J’ai eu une semaine vraiment de très très courtes révisions et j’y suis allée un peu avec mon bagage des révisions des années précédentes.

Au fur et à mesure des tournois, l’expérience sur le plateau  vous aide-t-elle ? Ou, à l’inverse, vous donne-t-elle une pression particulière ?

En toute honnêteté, je suis arrivée avec une énorme pression. Liée au fait que je n’avais pas révisé et aussi parce que j’avais, pour moi, tellement bien fini cette aventure avec les derniers masters 2019, en finale contre Kevin, ce qui était l’idéal. J’étais assez fière de mon dernier parcours. J’avais peur d’y aller en faisant moins bien, surtout pour des associations et j’avais peur de mal terminer l’histoire en fait. Donc c’est une pression que je m’étais mise en arrivant, qui m’a beaucoup angoissée durant toute la semaine avant que les tournages n’arrivent. Parce que j’ai ce côté perfectionniste, à toujours vouloir mieux faire qu’avant.

En même temps, cette expérience sur le plateau est un énorme point fort. Ca fait quatre ans que cette aventure dure maintenant. J’allais dire que je suis moins impressionnée par le public mais, là, nous n’en avions pas donc ça simplifie les choses. Disons que l’on prend nos habitudes physiques sur le plateau, on est moins stressé par les caméras, on se familiarise aussi avec la présence de Nagui. La première fois qu’on le voit, on est hyper impressionné puis, nos liens changeant, on se sent beaucoup plus à l’aise, d’émission en émission, à ses côtés.

J’adopte aussi certaines stratégies, en me disant : « la dernière fois, j’étais tellement concentrée sur la rythmique de la chanson qui allait vite que j’ai bafouillé, du coup maintenant, tant pis pour la rythmique, je vais bien hacher chaque mot pour m’assurer d’avoir la bonne prononciation et ne pas être coupée à ce moment-là ». Donc on adopte certaines stratégies en fonction des erreurs que l’on a faites sur ce plateau précédemment. Le stress descend aussi parce que l’on a plus l’habitude des lieux.

 

 

Vous êtes entourée de nombreux camarades, hommes et femmes. Lesquels vous impressionnent le plus ?

Tous m’impressionnent. On a vraiment des profils différents. Il y en a qui m’impressionnent de par leur culture musicale de base, je pense notamment à Denis ou Hervé, qui connaissent des musiques que l’on appelle des faces B. Voire des faces C parfois. Parce que ce sont des musiques qui sont peu connues du grand public. On sent que ce sont vraiment des amoureux de la chanson française qui vont écouter l’album en entier et peut-être préférer une chanson qui n’a pas été célèbre par rapport à des singles qui ont fait des grands tubes. Cette culture de base m’impressionne, elle est très étendue et très surprenante.

Après, effectivement, on a la nouvelle génération des maestros qui arrive en ce moment, qui font preuve d’une capacité de mémorisation incroyable. Quand on voit les quatre entrées de cette année, Margaux, Arsène, Mickael et Maureen, ce sont des bosseurs, ils ont travaillé, ils ont été très efficaces dans leurs révisions, ce sont des candidats qui sont très peu déstabilisés sur une même chanson, tant ils ont révisé et se sont concentrés pour aller jusqu’au dernier mot de chaque chanson. Donc, forcément, ils sont très redoutables par le travail qu’ils ont fourni. Ce sont des maestros aussi qui m’impressionnent.

Dans le troisième profil, il y a aussi des maestros dont j’ai suivi le parcours avant de passer à l’émission, que j’ai un peu adulés. Je pense à Lucile notamment, qui, pour beaucoup d’entre nous, a été un modèle. Lucile a été première pendant pas mal de temps, elle a passé la barre des 100 000 euros à l’époque, nous étions tous impressionnés par son parcours. La première fois que je l’ai rencontrée, j’étais impressionnée et admirative de son parcours. Donc, finalement, ils m’impressionnent tous. Kevin également, c’est un génie, il est incroyable dans sa capacité à mémoriser très vite quelque chose. C’est flatteur de se retrouver dans un groupe comme celui-ci.

Si on revient un peu à la genèse de votre participation à ce programme, comment vous en est venue l’envie ?

L’envie n’est pas venue de moi. En fait, j’ai tendance à beaucoup douter de mes capacités. J’avais conscience d’avoir une culture assez élargie de la chanson française. De par déjà ce que mes parents écoutaient. J’avais ma culture de jeunesse et puis, après, il y a eu ma culture adolescente, où j’ai été plongée dans l’univers des chanteuses françaises à voix. J’ai une culture Disney aussi assez implantée en moi. Donc j’avais tous ces domaines qui étaient déjà là mais pas forcément l’envie d’aller à cette émission. Que, en plus, je suivais peu car je regarde très peu la télé.

De temps en temps, quand on tombait dessus par hasard, je voyais les candidats qui hésitaient sur des chansons, alors que les réponses me semblaient plutôt évidentes. J’étais surprise que les candidats qui allaient se présenter à cette émission ne sachent pas y répondre. Je me disais : « c’est quand même « N’oubliez pas les paroles », elle est assez connue cette chanson, comment se fait-il que la candidate ne connaisse pas la réponse ? ». Mon mari me disait que, non, ce n’est pas si facile que cela. Et que je ne me rendais pas compte que je connaissais pas mal de choses. M’incitant à tenter ma chance, plutôt que de commenter devant mon écran. Mais je ne voulais pas, ça ne m’intéressait pas de passer à la télé, je ne me voyais pas prétendre connaitre des paroles, je doutais beaucoup de moi.

D’année en année, ça continuait, mon mari me voyait, de temps en temps, donner les réponses à la place des candidats. Un jour, il en a eu marre de me voir parler devant mon écran et m’a appelé en me disant : « bon, ben, je t’ai inscrite, alors prépares toi à recevoir un coup de fil, tu vas devoir chanter dans le téléphone. Si tu chantes bien et si t’es assez joviale, naturellement, tu pourras participer au casting ». J’ai eu une pression monumentale quand il a franchi le pas pour moi.

L’appel téléphonique s’est très bien passé, je suis allée au casting. J’étais impressionnée, j’ai pu aller jusqu’à la dernière étape, celle en vidéo. J’ai eu, quelques semaines plus tard, une réponse négative. J’avais déjà commencé à réviser des choses et, maintenant que l’aventure avait commencé, je ne pouvais pas abandonner. Donc j’ai prévenu mon mari, je lui ai dit  « attention, tu m’as lancée dans une sacrée aventure, maintenant je vais réviser comme une malade ». L’année suivante, j’ai retenté le casting et je n’ai toujours pas été prise à la troisième étape. J’ai re-révisé encore une fois, pendant un an et, la troisième année, j’y suis retournée et j’ai été prise, me permettant de faire mes premiers tournages.

 

 

Lorsque la situation sanitaire et les règles gouvernementales le permettront, auriez-vous l’envie de revenir sur une scène, pour un événement particulier, entourée de vos amis de l’émission ?

Oui, c’est en projet. On avait quelques dates prévues de mars dernier à juin. Trois concerts étaient calés. Certains ont été annulés, certains ont été reportés et, effectivement, on a déjà un concert en projet sur Argelès-sur-Mer, en septembre. Il y en aura un autre prévu fin septembre sur Brest. Un nouveau est en projet à Leuville, en région parisienne. Là, en fait, on enchaînera trois voire quatre dates début octobre. Donc on a quelques dates qui sont déjà fixées mais on verra l’évolution du protocole et des permissions que l’on aura pour faire ces spectacles. On publie, au fur et à mesure, les affiches sur nos réseaux sociaux respectifs, pour pouvoir accéder à la vente des billets.

Après, j’ai bien conscience que je suis 20è et que, même si mes amis aiment chanter avec moi, que j’aime chanter avec eux, ils ne peuvent pas prendre les trente premiers maestros non plus. Parce qu’il faut que les associations caritatives gagnent un maximum. J’ai bien conscience que ces concerts auront une durée éphémère, même si ça fait maintenant deux ans que j’ai la chance d’en faire. Je sais bien qu’un jour, ça s’arrêtera. Le but est de pouvoir continuer la scène après, pourquoi pas pour moi, si j’y arrive. En attendant, je continue l’aventure avec les maestros, tant qu’ils sont d’accord pour que je sois de la partie. Si, un jour, je ne le suis plus, je comprendrais tout à fait, il y a des choix à faire, le but est de remplir la salle, c’est normal.

Justement, quelles seraient vos envies artistiques pour la suite ?

Lié à cette aventure, comme je le disais, j’ai tissé de très belles amitiés avec des maestros. L’un des anciens, Dorian Bedel, est auteur compositeur et, pendant le confinement, à la suite justement de la rediffusion des Masters 2019, il m’a écrit et composé une chanson, à mon sujet et pour moi. Ça s’est fait très vite, l’enregistrement a déjà eu lieu et j’ai tourné le clip la semaine dernière. La chanson, qui est donc mon premier titre, sera publiée le 14 juin prochain. C’est un peu une autre aventure qui commence à se dessiner pour moi, grâce à cet énorme tremplin qu’est « N’oubliez pas les paroles ».

Merci, Elodie, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Moussa se souvient de son parcours jusqu'en finale !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Moussa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier, vous avez été éliminé à l’orientation, pour votre troisième participation à « Koh Lanta ». A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Revoir les images, forcément, nous replonge dans l’aventure qu’est « Koh Lanta ». J’ai été totalement en immersion face à cet épisode de l’orientation. Je me souviens d’un Moussa qui était fatigué, d’un Moussa qui avait perdu quinze kilos, qui mangeait cinquante grammes de nourriture par jour, qui avait cherché pendant plus de cinq heures en plein cagnard ce poignard. Au final, je ne l’ai jamais trouvé. J’aurais aimé le trouver, pourtant je n’étais pas loin, Naoil a été meilleure que moi et je leur souhaite à tous une bonne finale et à moi un bon retour.

Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué sur cette épreuve ?

Je pense, avec le recul, que ce qui m’a manqué, c’était surement le calme et le temps. J’aurais dû utiliser mon temps différemment, avec moins de stress, et surtout être calme. C’est une épreuve de vitesse alors, forcément, le temps joue en notre défaveur mais si j’avais pris le temps de revenir à la table afin de voir si j’étais sur le bon repère, je pense que ça m’aurait servi. En tout cas, ça m’aurait aidé à trouver mon repère, la balise derrière et mon poignard.

On ne le voit pas forcément à la télé, je suis resté sur la zone à chercher trois heures non-stop, alors que, à un moment donné, j’aurais dû dire stop et changer de stratégie tout simplement.

Que retenez-vous spontanément ? Une élimination la veille des poteaux ? Ou un magnifique parcours qui vous a mené jusqu’à la finale à cinq ?

Bien évidemment, je ne retiens que le côté positif. Je me suis donné jusqu’à la fin de l’aventure. J’avais promis à l’équipe jaune de les emmener le plus loin possible, objectif atteint. Je suis quand même en final de « Koh Lanta » et ce n’est pas rien. J’ai laissé sur le terrain mes quinze kilos perdus. « Koh Lanta » reste une aventure extraordinaire, à vivre au moins une fois dans sa vie et je ne retiens que le positif.

J’ai un slogan : machine un jour, machine à jamais. La résultante est de ne jamais abandonner, même s’il y a plus fort que soi en face. Donc de ne jamais abandonner et d’aller au bout quoi qu’il arrive. Quoi qu’il arrive, vous n’en sortirez que du positif et ça vous fera avancer. Personnellement, « Koh Lanta » m’a fait grandir. Je me suis assagi surement avec le temps. Dans chaque aventure que j’ai faite, j’ai l’impression d’avoir laissé mes démons sur place et de sortir grandi.  

De façon plus générale, en quoi vos deux premières expériences sur cette aventure vous ont-elles aidé ?

Aujourd’hui, par rapport à mes précédentes aventures, j’ai l’expérience. « Koh Lanta », je connais. Lors de ma première aventure, j’étais un gamin, je venais chercher la découverte. Sur la deuxième aventure, je connaissais plus ou moins « Koh Lanta » mais, là, je venais chercher la revanche. Cette année, j’ai cherché la gagne mais avec l’expérience. Ce que j’ai gagné à « Koh Lanta », c’est que j’ai réalisé que « Koh Lanta », je le connais, j’ai l’expérience sur le camp, j’ai l’expérience sur les épreuves, je pouvais apporter beaucoup à mon équipe. Qui, pour le coup, cette année, était en vraie demande. Faire une aventure comme « Koh Lanta », en tant que héros, face à de nouveaux aventuriers et pouvoir leur apporter de la bienveillance et surtout les conseils d’un aventurier aguerri, c’est un kif immense. C’est déjà une petite victoire de transmettre ce que l’on m’avait transmis lors de mes précédentes aventures.

Comment décrieriez-vous le rôle et la place que vous avez eus sur le camp jaune ?

J’étais dans mon rôle de grand frère protecteur. D’un côté, il y avait le sentiment profond de leur voler un bout de leur aventure en arrivant en tant que héros avec les autres. Mais je leur avais dit que, eux aussi, pouvaient faire leur aventure, pouvaient vivre leur « Koh Lanta » et qu’il ne fallait pas que je sois un poids pour eux mais un avantage. En tout cas, j’ai été pris d’affectation pour l’équipe jaune, ils m’ont fait un accueil chaleureux. Pas comme les rouges. Peut-être que j’aurais pensé différemment si j’étais tombé dans une équipe rouge, comme Claude. Finalement, chez les jaunes, ils ont été bienveillants à mon égard et il fallait que je leur rende. La meilleure manière de leur rendre était effectivement de les accompagner le plus loin possible. Alors, c’est vrai, tout le monde n’est pas d’accord avec cela, « Koh Lanta » est juste un jeu et rien d’autre. En tout cas, ma stratégie aussi nous a permis d’aller en majorité, nous les jaunes, au bout de l’aventure. Quoi qu’il arrive à l’orientation, on arrivait à quatre jaunes et un ex black.

 

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

A la place des aventuriers jaunes et rouges, comment auriez-vous réagi en voyant débarquer cinq héros ?

Si j’avais été à leur place, ça aurait été très compliqué. En leur disant aux héros, « vous êtes bien gentils mais nous aussi avons envie de vivre notre propre Koh Lanta ». Je n’en sais rien mais peut-être que j’aurais agi comme Ahmad…Ou pas, peut-être que, dans ma personnalité, je les aurais accueillis comme chez les jaunes. En fait, je suis mitigé. J’ai un sentiment partagé de me dire que, en tant que nouvel aventurier, il faut que je vive ma propre expérience, mais ce n’est pas plus mal aussi de se faire aider pour pouvoir vivre pleinement cette expérience. Donc, oui, mes sentiments sont partagés, c’est compliqué de répondre à une question comme ça finalement.

Globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs aux Fidji ?

Ah la la, il y en a tellement. Avant tout, une équipe de production au top, des aventuriers, des rencontres inoubliables. Au départ, on rencontre des aventuriers, finalement ils deviennent des membres de ta famille. Des épreuves magnifiques aussi. C’est un tout, « Koh Lanta ». Vous savez, quand on y va, c’est comme dans la série « Lost », on est toujours attiré par cette ile. Pourtant, quand on revient d’une aventure comme « Koh Lanta », on se dit à chaque fois : plus jamais. Alors voilà, j’ai lâché mes démons, j’ai l’impression d’être le Moussa non pas 2.0 mais 3.0 après trois aventures. J’ai l’impression d’avoir le besoin de vivre mes rêves, au lieu de rêver ma vie. Ce qui fait que, cette aventure-là, à chaque fois que j’en rentre, je me dis « plus jamais » mais, quand on me rappelle, je replonge dans l’aventure. On est attiré comme des aimants par cette ile, alors que c’est la misère là-bas. Ça peut être le paradis d’un côté, quand il fait beau, avec de belles épreuves et que vous avez à manger. Et l’enfer de l’autre côté, quand la pluie tombe trois jours d’affilé et que vous n’avez toujours rien à manger. C’est ce qui crée des liens familiaux, c’est ce qui crée cette aventure extraordinaire qu’est « Koh Lanta ». Bientôt, je crois que je vais mettre une bannière sur les réseaux sociaux, « Je suis Koh Lanta ». Je ferai une photo en mode totem…non, je plaisanteJ.  

Quelles ont été vos principales occupations sur le camp ?

Personnellement, j’ai trouvé les journées courtes parce que j’ai été actif toute la journée. Alors, c’est vrai, à la télé, on me voit avec la team bronzette. Malheureusement, quand je parlais avec les filles, elles étaient posées sur la plage, donc je me posais avec elles. Mais je vous rassure, en tant que black, je n’ai plus besoin de bronzer. Oui, je partageais la journée avec Claude, avec Teheiura, on échangeait beaucoup avec Sam, lui le grand fan de « Koh Lanta ». Je me rappelle que, au début de l’aventure, c’est moi qui l’ai intégré. On a passé énormément de nuits à discuter autour du feu.

Ca dépendait des jours mais, en général, les journées étaient courtes. Sauf quand la pluie tombait. A part Teheiura qui se croyait dans la pub pour « Tahiti douche », qui se lavait les cheveux avec de la noix de coco, pour nous c’était l’enfer. En tout cas, je fais partie des gens qui trouvaient les journées courtes.

A quelques heures du dénouement final, qui est votre favori ?

Je leur souhaite vraiment, parce que j’apprécie les trois, un bon courage. Ils ont tous des chances d’y arriver. Claude parce qu’il l’a prouvé à plusieurs reprises sur les épreuves, c’est une machine. Naoil parce qu’elle a un mental d’acier, comme moi, en tant que boxeur. Et Inès, qui n’a jamais gagné épreuve, ce sera peut-être l’épreuve ultime qu’elle pourrait remporter. Ça lui permettrait de dire à tous ses détracteurs : certes, je n’avais pas remporté d’épreuve, mais j’ai remporté la dernière, celle des poteaux.

En conclusion, êtes-vous resté en contact avec certains de vos camarades aventuriers, quelle que soit la couleur initiale de leur équipe ?

Je rassure tout le monde, quelle que soit la couleur initiale, nous avons de bons rapports avec presque tous les aventuriers. J’ai Sam tous les deux jours au téléphone, je parle avec Claude et Teheiura aussi, Jessica est également une belle personne, même si nous n’avions pas d’affinité sur l’ile. On a un petit groupe sur Whatsapp, on discute beaucoup, parfois on s’engueule mais tout va bien.

Juste une dernière chose, si je puis me permettre, on a sorti un clip qui s’appelle « Aventuriers ». Pendant le confinement, on a demandé à tout le monde à la maison de faire une vidéo, avec des images de l’aventure « Koh Lanta », pour partager ce beau projet autours de la musique. Le single est aussi disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.

Merci, Moussa, pour toutes vos réponses !

 

Le lien du clip est disponible ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=_Y7X_BIA35M

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Régis évoque sa belle et riche aventure !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

 

Bonjour Régis,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier, vous avez quitté l’aventure « Koh Lanta » au dernier conseil avant l’orientation. Comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

En fait, c’était assez étonnant. Pour faire un parallèle amusant, ça m’a fait penser au visionnage du film « Titanic » en fait. On a beau savoir que, à la fin, il va couler, on se dit toujours qu’il y a un espoir du contraire. Quand j’ai regardé l’émission, ça m’a fait cette impression-là, je me disais « non, finalement, non » et en fait, c’était plutôt « ben, si ». Donc un peu douloureux quand même, effectivement.  

Au moment de rejoindre le conseil, vous imaginiez-vous déjà à l’orientation ? Ou pensiez-vous être sur un siège éjectable ?

J’y vais extrêmement confiant, je suis persuadé que ce n’est qu’une formalité.

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez compris que vous partiriez juste avant l’orientation ? Et comment avez-vous « encaissé » les explications de Claude ?

En fait, si vous regardez bien les images, vous verrez que Moussa est extrêmement surpris, et Inès également en fait. Parce que l’on ne l’a pas vu arriver. Donc très surpris, très en colère aussi. Pas forcément envers Claude, surtout envers moi. Je suis tombé dans mon propre piège, j’ai fait confiance en la parole d’une personne en laquelle je n’avais, à la base, pas confiance. Donc très en colère contre moi-même car je suis tombé les pieds joints dans un piège que j’aurais dû voir arriver.

Selon vous, qu’est-ce qui vous a manqué pour franchir l’avant dernière marche ?

C’est une bonne question. Forcément, on refait le match mille fois dans sa tête. Sincèrement, je pense que j’ai perdu « Koh Lanta » à partir du moment où il y a eu l’épisode des binômes. De par mon positionnement avec Jessica, j’étais en mesure de faire croire aux autres que c’était nous qui étions en danger, avec la complicité de mon équipe jaune, pour effectivement savoir si, de l’autre côté, à savoir Charlotte et Teheiura, il y avait un collier en possession de l’un des deux, et donc pour jouer en conséquence. Donc je me suis mis en avant, j’ai fait la stratégie qu’il fallait faire, en communauté. En fait, après, mes comparses jaunes se sont bien cachés derrière et n’ont pas assumé leur part de responsabilité, on va dire, là-dedans.

La stratégie a joué une part importante de votre aventure. Etait-ce volontaire ? Ou le jeu vous a-t-il incité à agir de la sorte ?

Je l’ai clairement dit tout au long du casting et ça figure d’ailleurs dans mon portrait, je me suis toujours défini comme quelqu’un de stratège. Vous avez bien vu que, sportivement, je n’étais pas forcément à la hauteur. J’étais très loin d’imaginer que j’étais autant à la ramasse, même si je savais que ce serait compliqué quand même de ce point de vue-là. J’y allais effectivement pour la stratégie et, d’ailleurs, je pense très honnêtement que c’est pour ça que j’ai été choisi aussi, puisque je le revendiquais sans problème.

Plus personnellement, quels resteront vos plus beaux moments de l’aventure ?

Pour moi, vraiment, les moments les plus marquants sont ceux qui n’auraient aucun intérêt à être montrés aux téléspectateurs. En pleine nuit, vous vous levez, vous vous mettez près du feu alors qu’il n’y a personne, puis quelqu’un se lève, se rapproche et pose une tête sur votre épaule. Et on se parle de tout et de rien, ce sont des petits moments magiques en fait. Ce sont des moments vraiment incroyables, c’est dans ces moments-là que l’on s’ouvre et que les affinités se créent, plus que sur une épreuve d’immunité ou de confort. Ce sont tous ces petits moments-là, des moments de rien. Avec l’équipe jaune, on a passé toutes nos soirées à chanter autours du feu, jusqu’à la réunification. Ce sont des moments vraiment magiques parce que l’on part dans des fous-rires et des improvisations totales. A ce moment-là, il n’y a pas de jeu, il n’y a pas de calcul, il y a juste des gens qui sont contents d’être ensemble.

Quelles étaient vos principales occupations sur le camp ?

Moi, très honnêtement, je ne les ai pas trouvées si longues que cela. On m’a souvent décrit comme quelqu’un qui bronzait, alors que pas du tout. Je déteste le soleil. Si vous regardez bien les images, vous ne me voyez jamais posé sur la plage puisque je déteste cela même en temps ordinaire. Donc j’étais beaucoup dans la forêt, à me promener, à chercher à manger, notamment des fruits. Aussi à chercher des bigorneaux sur la plage, des huitres. J’ai beaucoup occupé mes journées en fait.

Comparativement à votre vision avant de démarrer le jeu, qu’est-ce qui a été le plus difficile ? A l’inverse, des choses étaient-elles plus simples qu’envisagées ?

Vraiment, le plus dur, et que je n’ai pas vu arriver, c’est la faim. On sait que l’on ne mange pas beaucoup et je suis moi-même, personnellement, pas un gros mangeur. Je peux passer sans problème une journée sans manger. Mais je ne pensais pas à quelque point on pouvait être obsédé et conditionné par la nourriture. Ce n’est pas loin d’être un cauchemar à vivre en fait.

Du coup, il y a une autre alternative… au bout d’un moment, le corps s’habitue au manque de nourriture mais vous gagnez un confort, où vous mangez jusqu’à plus faim. Du coup, après, votre corps se rappelle que la nourriture existe. La semaine qui suit le confort est alors une horreur, votre corps réclame à cor et à cri à manger à nouveau, que vous ne pouvez pas lui donner, forcément. C’est encore pire que de rester sans rien manger.

A l’inverse, la chose la plus facile était les nuits. Je pensais que ce serait plus compliqué. Ce n’était pas agréable mais, au bout d’un moment, on dort bien dans le sable car il épouse les formes. Plus le temps passait, mieux je dormais.

Comment avez-vous vécu la cohabitation avec les cinq héros ?

Quand je les ai vus arriver, j’étais dégouté. Je me suis dit que l’on allait servir de passe-plats, que l’on serait des figurant de luxe, des seconds rôles éternels. Je n’étais vraiment pas content. En plus, on avait face à nous des gens qui n’en avaient pas fait que deux, mais trois voire quatre. Des gens qui savent ce que c’est donc, psychologiquement, ils ont un avantage énorme. En plus, on nous a quand même mis des champions, qui gens qui avaient déjà gagné plein d’épreuves. Donc, sur le coup, je n’étais vraiment pas content, je me suis dit que l’on allait, en fait, nous voler notre « Koh Lanta ».

Ma première appréhension était que l’on se retrouve à trois équipes, les rouges, les jaunes et les noirs. Bon, ça ne s’est pas fait comme ça, on les a plutôt dilués dans les équipes et ça, pour le coup, c’était plutôt une bonne chose, qui m’a rassuré par la suite.

A quelques heures de la finale, qui sont vos favoris ?

Très honnêtement, à ce stade du jeu, je souhaiterais vraiment qu’Inès aille au bout et gagne.

Merci, Régis, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Eric se remémore son départ à l'issue d'une épreuve éliminatoire !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo : PH LE ROUX/ALP/TF1

 

Bonjour Eric,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

Vous avez quitté l’aventure « Koh Lanta » vendredi dernier, à l’issue de l’épreuve des dominos. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Oui, bien sûr. J’ai vécu cette émission de vendredi la boule au ventre. Je savais bien sûr que j’avais perdu.

J’étais divisé, je suis parti sur ce jeu stressé, très fatigué, affaibli. En plus, Claude me donnait son collier pour la suite de l’aventure. Donc je pense que ça a fini un peu de me mettre du stress et, moi, tout ce qui est jeu de patience, ce n’est pas trop mon fort, je suis une boule de nerfs, je suis quelqu’un qui ne reste pas en place. Donc cette émission a été dure, j’avais encore les larmes aux yeux, même si ça faisait un an que j’avais fini. Si je passais cette émission, j’étais à l’orientation et, pourquoi pas, sur les poteaux. Donc, forcément, l’émission a été très très dure. J’ai vécu cela durement vendredi.

Personne ne le savait, même ma femme savait que, à un moment donné, j’allais m’éliminer moi-même mais elle ne savait pas comment. Cela a été très dur de me voir comme ça. Avec le souvenir, avec le recul, on fait des calculs, je serais passé à l’orientation et peut-être que je serai allé aux poteaux. Même si je n’avais pas gagné, ils m’auraient peut-être pris pour le duo final car j’étais le dernier des rouges. Donc j’ai fait plein de calculs et je me suis dit que, finalement, j’aurais pu être vainqueur de tout cela. J’ai eu énormément les boules à la fin de cette émission.  

Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué sur cette épreuve ? Au fur et à mesure de voir vos camarades se qualifier, on imagine que le stress que vous évoquiez n’a fait que grandir ?

Tout à fait. Bien sûr que l’on se voyait les uns les autres. Claude qui arrive premier, on se dit que c’est normal. Arrivent ensuite le deuxième, le troisième, le quatrième, le cinquième… Lors du duel final avec Naoil, ça faisait trois heures que le jeu avait commencé, on était épuisés. Elle était à côté de moi en plus, ça me mettait du stress, bien qu’elle me disait de ne pas stresser. Elle le voyait et me parlait, me réconfortait. C’était un bel esprit de sa part. Même s’il y a des stratégies dans « Koh Lanta », on était tous solidaires, on était là pour se remonter le moral quelque part.

Donc, oui, bien sûr que ça met du stress quand on voit les autres finir le jeu et que l’on est toujours là, sans y arriver.

Que retenez-vous de votre parcours ? Une élimination quelques dizaines d’heures avant la finale ? Ou un parcours qui vous a permis d’aller loin, peut-être même plus loin qu’envisagé à un moment donné de l’aventure ?

Les deux. On pense que l’on a fait une très belle aventure. Même si je me suis éliminé moi-même. Quand j’ai quitté le jeu, j’avais en tête que je n’avais pas fait une belle aventure. J’aurais pu aller plus loin, j’avais la possibilité d’aller plus loin donc, quelque part, je me suis dit que j’avais gâché mon aventure. Maintenant, avec le recul, grâce aussi au soutien des autres concurrents, je me dis que j’ai fait une très belle aventure. Je suis quand même le dernier des rouges, j’étais dans le viseur de tout le monde, j’ai eu 29 voies contre moi, c’est un record. Quelque part, je préfère m’éliminer de moi-même, plutôt que ce soient les autres qui m’éliminent. Parce que je pense que c’est encore plus frustrant d’être éliminé par des noms sur un papier. Quelque part, ils ont voulu le faire mais ils n’y sont jamais arrivés. Quelque part, j’en suis fier aussi. Donc j’ai les deux ressentis. Je ne suis pas fier d’avoir été éliminé car je suis un battant et que j’ai toujours gagné. Mais, quelque part, je suis fier qu’ils ne m’aient pas éliminé. C’est un parfum divers, un sentiment bizarre. Il faut un perdant malheureusement et j’ai été celui-là.

Qu’est-ce qui vous a permis d’aller aussi loin dans l’aventure ? Comment avez-vous réussi à naviguer entre les différentes stratégies des uns et des autres ?

Je pense que c’est un petit peu ma personne à moi, mon sourire. Je rigole toujours, je plaisante toujours, je suis un bon vivant, je ne fais jamais d’arrière-pensée, je ne critique jamais personne. Même quand quelqu’un va me dire quelque chose …comme Claude qui m’a dit deux trois fois qu’il allait voter contre moi, je lui avais répondu que je n’y pouvais rien et que je ne pouvais pas changer son vote. Je n’étais pas stratège, je n’étais pas obligé de suivre, je me suis fait accepter par tout le monde, en étant sur le camp hyper actif.

Je pense que j’étais l’un des plus présents sur le camp, je pêchais, je faisais le feu, je m’occupais du feu la nuit, j’allais chercher à boire, je ramenais du bois, j’étais toujours présent, toujours actif. Je pense que les gens se sont dits que j’étais toujours là et qu’ils pouvaient me faire confiance. Je pense que j’ai fait mon petit bout de chemin comme ça, c’était ma stratégie à moi de donner du confort aux autres. C’est ma personne. Les autres m’ont accepté comme ça, tout doucement. Je suis le doyen, les gens ne se prenaient pas la tête avec moi. J’ai fait mon aventure, je ne cassais personne.

Quelles étaient, sur le camp, vos occupations favorites ?

La pêche. J’aimais bien aller chercher à manger, chercher le feu, faire le feu. J’étais toujours actif, je faisais toujours quelque chose, j’allais aussi chercher les feuilles de palmier pour mettre sur la cabane. J’aidais toujours quelqu’un. Mon passetemps favori restait d’aller chercher du poisson. On était dans un paysage idyllique, magique, on ne pouvait qu’en profiter. Et aussi discuter avec tout le monde.

A titre personnel, quels resteront vos plus beaux moments ?

Je pense à l’arrivée de Denis quand on est le bateau. On attendait depuis un moment, on ne savait pas ce qui allait se passer, on n’avait pas de notion du temps ni d’information. Sur le bateau, on commençait à tous discuter ensemble, on essayait de trouver les personnes avec lesquelles on aurait le plus d’affinités. On essayait quand même d’aller parler avec tout le monde, même moi qui ne suis pas trop bavard. Quand Denis arrive sur l’hydravion et qu’il nous lâche, on se dit « là, c’est le départ du jeu ». C’est quelque chose qui restera gravé dans ma mémoire. Parce que, franchement, on attend cela avec tellement d’impatience que l’on veut partir et y aller. C’est un des meilleurs moments de l’émission.

J’ai vécu cela avec tellement de bonheur, je me suis fait des amis. J’ai vécu une belle aventure, mais je n’ai pas de moment en particulier qui ressort. Peut-être la réunification car je me sentais visé le jour où, finalement, Delphine est partie. Quand Ahmad était revenu des ambassadeurs, on ne savait pas ce qu’il avait fait, je me sentais dans le viseur. Comme d’ailleurs tous les conseils, où j’y allais la boule au ventre. En en sortant, je me disais « ouf, je suis encore là ». A chaque fois, je prenais encore plus à cœur ensuite le jeu.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile ? Et, à l’inverse, le plus simple ?

Ce qui m’a le plus dérangé, c’était de ne jamais avoir l’heure. On se couche à 18h, on se relève à 11h/ minuit, on est cassé parce que l’on a mal de partout. Et on ne sait pas le temps qu’il va nous rester avant de pouvoir aller pêcher, avant d’aller mettre le feu en route, ni avant que le jeu n’arrive. Quelque part, c’est déconcertant car on ne sait jamais. C’est ce qui m’a le plus manqué, cette absence d’orientation. C’était très compliqué.

Je pensais que j’allais avoir plus faim que cela. On a eu de la chance chez les rouges d’avoir des conforts et du riz. Aussi de pouvoir pêcher. J’aurais pensé, en tout cas, que la nourriture allait plus me manquer que cela. Finalement, pas tant que ça, si ce n’est sur la fin.

A quelques heures du dénouement, qui sont vos favoris ?

J’en ai deux. Bien sûr Claude, c’est quelqu’un de très fort, on l’a vu. C’est vrai qu’il a un petit avantage sur nous car c’est sa troisième aventure. On ne va pas dire le contraire, il savait comment affronter les choses quand elles arrivaient. Alors que nous étions novices. Notre aventure n’a pas été simple pour nous. Quand j’ai vu arriver les héros, je m’étais dit que ce ne serait pas simple pour nous.

Et Naoil, elle est pour moi une super sportive, elle s’est donnée à fond, c’est une belle personne, elle disait les choses, elle prenait du recul quand il fallait parler.

Ce fut un plaisir, Eric, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Florence Coste nous en dit plus sur son actualité post confinement !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Florence,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

On peut vous retrouver, depuis peu, dans le court métrage parodique de la Casa de Papel, « La Maison de Papier », une création des Confinis, avec Lorène Devienne, Pierre Noguéras, Roxane Le Texier, Barbara Laurent et Sébastien Gill. Très simplement, comment présenter ce programme ?

C’est un projet confiné, c’est pour cela que l’on a mis un peu d’humour dans notre nom, nous qui étions confinés ensemble en Ardèche. On est avant tout amis, pour certains on avait déjà travaillé ensemble mais pas tous. Quelques jours avant le confinement, tous nos contrats et dates ont été annulés, on n’avait plus du tout de visibilité sur notre emploi du temps et nous en avons profité pour se retrouver dans la maison de Lorène. C’était un endroit assez idyllique, complètement perdu dans la nature, éloigné de la ville. C’était l’endroit idéal pour le confinement et nous en avons bien profité, au départ, pour nous reposer. Au bout d’un moment, notre métier nous manquait et nous avions envie de créer quelque chose ensemble.

 

 

Pierre est réalisateur, nous sommes tous comédiens, avec les filles nous sommes chanteuses, Roxane sait faire du graphisme, ….chacun avait vraiment des compétences complémentaires. Il se trouve que, pendant le confinement, la partie 4 de « La Casa de Papel » est sortie, on est très fans de cette série, j’avoue que j’en suis assez accro. Ça a été un peu notre rayon de soleil de début de confinement. L’endroit où nous étions nous a complètement fait penser à celui où les personnages sont réunis par le professeur pour préparer leur coup. Parce que c’est un endroit isolé où l’on est difficilement repérable. A partir de là, on a laissé notre imagination faire le reste, on s’est mis à écrire tous ensemble ce court-métrage. Ce qui est chouette, c’est que c’est vraiment un projet collectif. Il n’y a pas quelqu’un qui l’a initié plus que les autres, ou qui a plus participé, on a vraiment tout écrit ensemble, tout le monde est passé par tous les postes, c’était l’occasion de faire un court-métrage avec rien, juste un Iphone. Pour le son, on a utilisé le micro que Barbara avait emmené pour faire des prises de voix. On a fait les décors nous-mêmes, c’était vraiment cool.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage, Roubaix ? Comment le décririez-vous facilement ?

L’une des premières idées que nous avons eue était de choisir des noms de villes françaises, j’ai trouvé cela drôle en comparaison avec les noms des vrais personnages, qui sont des noms de villes un peu sexy, comme Rio ou Denver. Roubaix est l’équivalent de Lisbonne dans la vraie série, une flic qui va démasquer le professeur dans la première saison avant de tomber amoureuse de lui, l’amenant à intégrer le groupe. C’est une forte personnalité, c’est une femme forte, avec du caractère et qui sait mener ses troupes.

Selon vous, et aussi selon les premiers retours que vous avez déjà pu obtenir, qu’est-ce qui pourra plaire aux, on l’espère, nombreux internautes qui viendront découvrir ce court-métrage ?

Je pense, déjà, que « La Casa de Papel » est assez fédératrice. C’est une série qui a connu un succès assez dingue. Il y a un engouement particulier, plus que pour une autre série. J’ai regardé le documentaire de Netflix sur la série et on ressent vraiment cela. Donc le fait que ce court-métrage en soit la parodie a plu aux fans de la série. Je pense que ça a également touché les gens, qu'il ait été tourné dans les conditions particulières du confinement. On l'a fait avec le plus grand soin, on a travaillé le rythme notamment mais c'est un vrai projet system D. Je pense, par exemple, au fond de prison que j'ai dessiné avec des feutres, Roxane a réalisé la maquette de la maison de papier, Lorène a fabriqué les origamis, etc. Il y a plein de petits clincs d’œil, de références pour les gens qui connaissent la série. Et, en même temps, il y a plein d’autres niveaux de lecture pour les gens qui ne la connaissent que de loin.

 

 

Il y a aussi plein de petites surprises, il y a même des choses que les gens ne voient pas forcément au premier abord. Par exemple, les paroles du cover du générique sont directement liées à la chute et ont un double sens une fois que l’on connait cette dernière. Quand les gens réécoutent, ils rigolent bien en général. Mais ils sont peu à l’avoir capté dès le début.

Je pense donc que chacun peut y trouver des choses qui font sourire. J’ai été très sensible à tous les projets qui ont été faits en confinement, d’artistes qui ont continué à créer. J’ai participé à distance à un film qu’ont créé les gens avec qui je jouerai dans « Titanic », ça s’appelle « Les disparus ». Plus de cent artistes ont travaillé dessus, chacun à distance a tourné des séquences et le montage a permis d’en faire un long-métrage. Je trouve ça beau de transformer une période peu facile en quelque chose d’artistique, je pense que les gens sont sensibles à cela. C’est cool en tout cas, on a vraiment eu de très bons retours, où les gens étaient très enthousiastes, où ils nous ont même remercié d’avoir partagé cela car ça leur avait fait du bien. Ça m’a fait très plaisir.

C’est un film certifié 100 pour 100 confiné, entièrement tourné à l’Iphone 11, et vous êtes tous les 6 passés par tous les postes : de l’écriture à la prise de son en passant par la confection des décors et des costumes. A titre personnel, cela a-t-il été l’occasion de découvrir ou d’approfondir certains de ces domaines ?

Complètement ! Jusque-là, en général, j’ai surtout été interprète. J’adore être interprète mais là, de participer de A à Z à l’élaboration d’un projet, de l’écriture en passant par la réalisation, jusqu’au montage final, était assez fascinant en fait. C’est là que je me dis qu’avoir, en temps normal, une équipe technique autours de soi est un réel confort car c’est un sacré boulot. Même si le programme ne dure que cinq minutes, c’est un gros travail. Ça m’a donné aussi envie de développer cette créativité et peut-être même avec cette équipe de refaire d’autres courts-métrages par la suite. De créer ensemble générait vraiment une super dynamique et une super énergie. Chacun à sa manière a apporté vraiment une valeur ajoutée. Oui, ça m’a beaucoup plu.

Avec votre groupe Fly, vous avez interprété les covers des chansons de la série. Et les musiques originales ont été composées par Ben Samama.

Je trouve que la musique, dans les films, est vraiment hyper importante, elle donne une atmosphère. Lorène et Roxane sont très fortes pour créer des harmonisations et pour écrire la musique, sur ce projet en particulier c’est Lorène qui les a faites. On avait aussi besoin de musiques additionnelles car, dans « La Casa de Papel », il y a énormément de musiques qui créent cette urgence en fait. On avait déjà travaillé avec Ben, Lorène a pensé de suite à lui, il a fait quelque chose de super, on était ravies. C’est d’ailleurs le seul qui a travaillé avec nous à distance.

 

 

Plus généralement, quels sont ou seraient vos projets à venir ?

Toutes les dates du « Passager de l’aube » ont été reportées. A priori, on va reprendre à la rentrée. Je devais faire un double Avignon cet été qui, malheureusement, a été annulé. Mais, avec « Titanic », si tout se passe bien, on finira la création en juillet et en aout pour être prêts à jouer des dates à la rentrée. Avant d’enchainer l’année prochaine en Avignon. Donc ce qui était prévu est normalement « juste » repoussé. C’était frustrant de voir passer les dates de premières et se dire que l’on était confinés, mais le fait de savoir que c’est juste repoussé donne un côté réconfortant. Après, la situation reste très incertaine sur l’ouverture des théâtres.

Merci, Florence, pour toutes vos réponses !

 

Le court-métrage est à retrouver sur le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=3D6tWF0vLr4

Le long-métrage est visible ci-dessous :

https://m.youtube.com/channel/UCiR8R9jsvxtRmJIMIz5z87A

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Les Mystères de l'Amour : Emilie Ascensao évoque son personnage de la série à succès de TMC !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Emilie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver actuellement sur TMC, dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour ». Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Quelques années auparavant, Emilie a eu une aventure avec José. Suite à une dispute dans le trio Béatrice – Cathy – José, les deux derniers cités souhaitent se séparer de Béatrice. Par la suite, José  recontacte plusieurs de ses conquêtes pour la remplacer, dont Emilie. Elle accepte la proposition de José, après l’avoir vu, et séduit Cathy à son insu.

Emilie est issue d’une famille portugaise, elle est serveuse dans un restaurant, c’est une jeune femme dynamique, stratégique je dirais même, aussi séductrice dans l’âme. Elle est très ouverte d’esprit et assez déterminée. Quand elle a un objectif en tête, elle ne lâche pas.

Au moment de son interprétation, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Je me suis tout simplement mise dans la peau de ce personnage, avec lequel j’ai beaucoup de similitudes. Elle s’appelle Emilie, comme moi, je suis également d’origine portugaise, comme le personnage, je suis de nature très ambitieuse, optimiste. Tout comme elle, quand j’ai un objectif, je me donne les moyens de l’atteindre.

On le sait, le rythme de tournage est particulièrement soutenu sur ce genre de programme. Aussi, quelle est votre méthodologie de préparation en amont du plateau ?

Oui, en effet, vous avez raison, c’est un rythme qui est assez soutenu. Ma méthode est simple, tout d’abord je dirais que c’est d’apprendre mes textes par cœur, je dirais même comme un robot, de façon très linéaire. Afin, ensuite, d’y introduire toutes les émotions et les caractéristiques du personnage d’Emilie.

Pour la suite, quelles autres thématiques aimeriez-vous pouvoir y développer ?

Je crois vraiment qu’un artiste doit penser au présent et au futur proche. Donc, aujourd’hui, je me concentre vraiment sur la thématique de mon personnage à l’heure actuelle dans la série. Pour la suite, j’ai toute confiance en Jean-Luc Azoulay.

En parallèle, comment vivez-vous, en tant qu’artiste, cette période si singulière du confinement ? Parvenez-vous quand même à travailler certains projets et/ou à vous exercer à votre art ?

Je pense vraiment que cette période de confinement est une réelle opportunité. Elle permet déjà, dans un premier temps, de se recentrer sur soi-même. Et j’en profite également pour revisionner chaque épisode de la série. En fait, j’en extrais les points forts et, bien évidemment, les points d’effort. Ces points d’effort-là, je les retravaille. Ça me permet aussi de m’exercer, je ne veux pas perdre la main. En fait, je le fais à la manière d’un sportif. Pour être bon, avant un match par exemple, il doit faire plusieurs heures d’entrainement. Là, c’est pareil. Et comme on dit, « oublier de se préparer, c’est se préparer à être oublié ».

D’ailleurs, quelles seront vos actualités à l’issue de ce confinement ? On imagine votre impatience de pouvoir retrouver les plateaux ?

A l’issue de ce confinement, je vais être prudente. Je pense vraiment que ça va être une période où l’on sera exposé. On a la chance que la production prenne autant de mesures de sécurité. Déjà, c’est très rassurant pour nous. Et, en effet, j’ai hâte de retrouver les plateaux.

Pour la suite de votre parcours, quelles seraient vos principales envies artistiques ?

Comme je le disais, je suis vraiment dans le présent et le futur proche. Ce qui me plait, c’est l’évolution de mon personnage, que je découvre à chaque nouveau scénario. Après, oui, bien sûr, j’ai les envies de tout acteur, de tout artiste, d’avoir un jour un grand rôle.

En parlant d’artistique, justement, qu’est-ce qui vous plaît tant dans votre quotidien d’artiste, en temps normal ?

En fait, j’aime beaucoup avoir la surprise de l’évolution de mon personnage. Et, justement, de ce fait, je vis pleinement le moment présent en fait.

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

Tout d’abord, c’est l’évolution du personnage d’Emilie dans « Les Mystères de l’Amour ». C’est un personnage que je me suis approprié depuis quelques mois donc, forcément, j’ai envie qu’il évolue. Et continuer à être heureuse, épanouie dans ma passion.

Merci, Emilie, pour toutes vos réponses !

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Hélène Martin évoque son parcours, son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hélène,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux multiples cordes artistiques, citons notamment la scène et l’image. Plus généralement, qu’est-ce qui vous plait tant dans votre quotidien artistique ?

Ce qui me plait particulièrement dans mon métier et, j’allais dire, dans mes métiers, c’est la possibilité de faire de nouvelles rencontres très régulièrement, de travailler avec des équipes différentes tout au long de l’année. Je rencontre de nouvelles personnes, de nouvelles équipes, c’est quelque chose qui m’enrichit énormément. Ce travail collectif est ce qui me plait le plus, on évite une certaine routine, on est toujours dans la nouveauté.

Retrouvez-vous, ponctuellement, certaines complémentarités entre ces différents domaines ? Ou les considérez-vous comme autant de métiers différents ?

Je pense vraiment qu’il y a un lien dans tout ce que je fais, qui me permet justement de m’adapter à chaque situation. C’est vrai que je travaille, à la fois sur scène et en plateau, aussi bien en tant que comédienne, qu’en tant que metteur en scène. J’ai fait, dans le passé, beaucoup de régie pour de gros festivals. Du coup, ça m’a permis d’apprendre toutes les facettes de ces métiers-là. Donc, je crois que, à chaque fois, ce sont des expériences qui nourrissent les suivantes.

Par exemple, quand j’ai commencé les tournages pour « Les Mystères de l’Amour », c’était quelque chose de nouveau pour moi puisque, jusqu’à présent, j’avais principalement travaillé au théâtre. Là, de travailler sur une série, toutes les expériences passées m’ont permises d’être plus à l’aise. Car, en tournage, c’est très différent du théâtre. Au théâtre, on répète pendant des semaines, des mois, on a le temps d’apprendre à connaitre les gens, on a le temps de prendre des repères avant de se lancer sur scène. En tournage, c’est un travail absolument différent, c’est de l’immédiat, même si, évidemment, il y a des répétitions, en amont, selon les scènes à jouer. Du coup, oui, je pense vraiment qu’il y a un vrai lien dans tout ça.

 

 

D’ailleurs, êtes-vous davantage encore intéressée par un de ces domaines en particulier ? Ou est-ce l’ensemble, le tout, qui vous attire ?

Je pense que j’aurais du mal à choisir, effectivement. C’est pour cela, je crois, que j’ai plusieurs « métiers ». Parce que je m’enrichis avec chacun d’entre eux. Donc c’est vrai que le choix serait difficile à faire. Mais, surement par rapport à mon parcours, mes expériences et surtout ma personnalité, c’est vrai que j’ai un affect un peu plus développé pour le théâtre. Parce que, justement, comme je suis quelqu’un qui a besoin de temps pour rencontrer les gens, pour me sentir à l’aise, je pense que le théâtre me correspond bien. J’aime aussi beaucoup le rapport direct avec le public, forcément on ne le retrouve pas en tournage par exemple. Le théâtre me permet aussi d’assembler toutes les cordes que j’ai mises à mon arc tout au long de mon parcours. C’est vrai qu’au théâtre, il m’arrive souvent à la fois de faire la mise en scène, de jouer, et de réfléchir à la scénographie. Disons que je peux me servir justement de tout ce que j’ai appris, alors qu’en tournage je suis comédienne et juste comédienne (pour l’instant !).

Concernant la mise en scène au théâtre, avez-vous des sources particulières d’inspiration ?

Je pense que oui, on est continuellement inspirés par tous les spectacles que l’on peut voir, de différents metteurs en scène. Que ce soient des grands metteurs en scène de renom ou des mises en scènes de personnes qui ont des noms, on va dire, inconnus du grand public. On est continuellement inspirés par les choses qui nous plaisent, qui nous touchent mais aussi inspirés par les choses qui peuvent nous déplaire. Il y a des spectacles avec lesquels on accroche moins et, pourtant, ils sont source d’inspiration parce qu’ils nous poussent à aller chercher ailleurs et à trouver de nouvelles idées. Donc, oui, c’est évident que l’on tire notre inspiration de tout ce que l’on voit et d’ailleurs pas uniquement du théâtre ou du cinéma ou encore des séries télé. On la tire dans une peinture, dans une musique, dans une scène du quotidien, en prenant le bus par exemple, quand on entend une conversation. On est continuellement happés par de micro choses respirées.

Au moment de rentrer sur scène ou sur un plateau, adaptez-vous votre méthodologie de préparation en fonction de l’art concerné ?

Oui, je crois que je fais ça. C’est vrai que je ne me pose pas forcément la question en le faisant, c’est quelque chose qui se fait un peu intuitivement et naturellement. En tournage, il  y a un certain lâché prise qui est demandé, puisque l’on est en attente d’un résultat immédiat. Le travail qui se fait en amont, est assez solitaire je trouve. Quand on apprend notre texte, on réfléchit aux propositions que l’on pourra faire, au niveau du jeu, à notre réalisateur par exemple. Mais, une fois arrivée sur le plateau, le jour j, il y a des contraintes avec la caméra, avec l’éclairage, avec son partenaire, avec tout un tas de choses. Là, il faut intégrer tout cela en quelques secondes, en quelques minutes et faire avec. Du coup, en tournage, je projette moins à l’avance ce que je vais faire, et j’essaie de me laisser porter par toutes ces choses qui vont m’arriver à la dernière minute. Alors qu’au théâtre, je pense que je réfléchis plus, j’imagine plus, je visualise plus, mais ça, c’est probablement dû à mon petit côté metteur en scène. J’ai du mal à me détacher du rendu final que je souhaite obtenir. Parce que j’ai toujours ce regard un peu extérieur à ce que je fais et ça c’est quelque chose que je travaille continuellement en tant que comédienne, à essayer d’être plus dans le lâché prise, justement pour laisser la metteur en scène de côté, quand je suis à la place de comédienne. Ce qui n’est pas toujours évident pour moi.

 

 

Parmi vos diverses expériences, certaines ont-elles été particulièrement marquantes ?

C’est vrai que chaque expérience est tellement différente que c’est un peu difficile d’être marquée plus par certaines que par d’autres. Je pense que l’expérience que j’ai dans la série « Les Mystères de l’Amour » est une expérience unique pour l’instant dans mon parcours, puisque c’est la première série dans laquelle je travaille. Donc, effectivement, ça a quelque chose de marquant. D’autant que je suis de la génération qui regardait « Hélène et les garçons » à l’époque donc c’est un joli clin d’œil que de tourner dans cette série aujourd’hui.

Après, il y a d’autres expériences auxquelles je pense. Par exemple, récemment, j’ai travaillé à l’Opéra de Paris, l’Opéra Bastille et, pour moi qui suis une fan d’opéra et de grandes productions comme celles qu’on peut trouver là-bas, c’est quelque chose qui reste gravé en moi. Se retrouver sur ce plateau immense devant ces spectateurs qui sont là par centaines était quelque chose d’assez magique. C’était réellement un rêve de petite fille de pouvoir monter sur une scène comme celle-ci un jour.

Vous avez aussi, pendant dix ans, au conservatoire d’Aix en Provence, dirigé des ateliers théâtre. Quels souvenirs en gardez-vous ?

C’est vrai que j’ai débuté ma carrière de comédienne à 19/20 ans, donc j’ai eu la chance de travailler assez jeune. Très vite, j’ai monté une structure pour diriger des cours amateurs, pour des publics adultes amateurs de théâtre qui souhaiteraient se lancer sur scène. J’ai eu la chance d’avoir un partenariat avec le conservatoire d’Aix en Provence et j’ai pu diriger des ateliers là-bas pendant dix ans. Dix ans de vie, à mon âge, c’est énorme, c’est un travail qui me marque particulièrement.

C’est quelque chose qui m’a appris beaucoup, que ce soit dans mon métier de comédienne ou de metteur en scène. Ça demande une capacité d’adaptation permanente puisque l’on travaille avec des gens qui ne sont pas du métier, qui ont des expériences différentes, et qui pour la plupart n’ont jamais fait de théâtre. Souvent, ils viennent par envie, c’est un loisir, il y en a aussi beaucoup qui viennent pour travailler leur peur du regard des autres. C’est quelque chose d’extrêmement enrichissant, on se sent utile, vraiment utile, dans ces cas-là. Les amateurs ont une telle passion, une telle envie de se dépasser, d’aller plus loin, d’apprendre et de faire de belles choses, que j’ai passé des moments merveilleux là-bas.

En ce moment, on peut vous retrouver sur TMC, dans le rôle de Gladys. Un mot peut-être sur ce personnage ?

Gladys est un personnage plein de mystères, justement. On n’en sait pas énormément sur sa vie passée. C’est très intéressant à travailler parce qu’au tout début je n’avais pas énormément de matière à laquelle me raccrocher. Donc il y a eu des choses à inventer, à imaginer, notamment par rapport à la relation qu’elle entretient avec le personnage de Tania. Elles vivent ensemble, elles ont l’air d’être en couple mais, en même temps, rien n’est complètement défini non plus C’est assez intéressant, j’aime bien cette ambivalence que l’on peut deviner dans ce personnage. Elle fait partie de la case des méchants mais elle n’est pas qu’une méchante, elle est quand même ultra attentive et pleine d’empathie pour Tania. Donc c’est que Gladys n’a pas que des mauvais côtés. C’est quelque chose qui me plait bien dans ce rôle.

 

 

Plus généralement, indépendamment du contexte actuel, quels sont vos projets et envies pour la suite de votre parcours ?

Alors, il y en a plein. C’est vrai que ce confinement m’a un peu coupé l’herbe sous le pied, puisque j’avais beaucoup de travail en cours et à venir. C’est assez étrange comme situation. Je travaille actuellement sur l’écriture et la mise en scène d’une pièce de théâtre, qui est très importante pour moi et sur laquelle je travaille depuis des années. Les choses sont en train de se concrétiser de plus en plus, c’est pour cela que je suis très impatiente que le déconfinement arrive et surtout que la reprise de la vie culturelle se fasse. C’est une pièce qui va parler de la prostitution dans les années 70. Puisque, en 1975, il y a eu ce que l’on appelle la révolte des prostituées.

Je travaille aussi avec une chorégraphe et danseuse. On devait être en résidence au mois de mai pour travailler sur une pièce chorégraphique qui parlera des traumatismes. Je suis chargée de faire la mise en scène et la dramaturgie.

J’ai un projet de court-métrage aussi, que j’ai co-écrit et dans lequel je vais jouer. Cette comédie devait se tourner au mois d’avril. Enfin, pour l’instant, en ce qui concerne la prochaine saison sur TMC, je ne sais pas encore si on retrouvera Gladys, ni comment on la retrouvera.

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

De continuer à faire un tas de nouvelles rencontres, de participer à des projets tous plus différents les uns que les autres. De pouvoir me nourrir de toutes mes passions de jeu, que ce soit en série ou au théâtre. J’aimerais bien faire une expérience de projet de comédie pour la télévision, j’adorerais faire quelque chose d’un peu différent. Bien sûr, de continuer à faire de la mise en scène et, surtout, que la pièce que je suis en train d’écrire ait une longue et belle vie.

Merci, Hélène, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Charlotte Adrien évoque son processus de création et nous parle de sa vision du monde d'après !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Charlotte,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux multiples cordes artistiques, citons notamment la comédie et le chant. Qu’est-ce qui vous plait dans votre quotidien artistique ?

J'aime bien la possibilité de passer d'une discipline à l'autre justement. Je ne sais pas à l'avance comment je vais exprimer ce que j'ai à dire, la forme que ça va prendre. Cela dit, je constate à postériori que j'ai tendance à exprimer certaines parties de moi dans la musique, des parties que je n'utilise pas forcément à l'écran ou au théâtre...

En tous cas, le fait de passer d’une discipline à l’autre, et bien....euh... je crois que je suis constituée comme ça en fait ! Je ne sais pas « faire autrement » ! Ma formation est multiple, j’étais au conservatoire de Théâtre de Marseille, et en même temps, en fac de sport. Et puis un jour, pour rassembler les disciplines corporelles et les « disciplines poétiques », je suis partie faire une formation Russe à Minsk, en Biélorussie. Il y avait autant de théâtre que de musique, d’escrime ou d’acrobatie. On faisait tout. J’étais comme un poisson dans l’eau ! Le fait que tout soit possible tout le temps je trouve ça super... 

 

Retrouvez-vous, ponctuellement, certaines complémentarités entre ces différents domaines ? Ou les considérez-vous comme des métiers différents ?

C’est une bonne question. Un peu des deux... en fait plus le temps avance, plus je me rends compte que tout ça est plus poreux que ce que je croyais au départ. En France en tous cas, car en Russie ils mélangent tout ! Mais ici, il faut déguiser les techniques pour que personne ne s'aperçoive de rien !!! Rester malins… ! Dans une pièce de théâtre que j’ai jouée l’été dernier, à des moments, j’utilisais une technique « de tournage », à d’autres moments j’utilisais une technique de clown, et à d’autres j’utilisais uniquement le rapport au texte, à sa matière, je revenais à la comédienne de théâtre au sens pur.... 

En ce moment je suis en train d’écrire un clip pour mon groupe de musique, « CARDINALE », que l’on va réaliser à la sortie du confinement. Et au fond, c’est pareil, je me rends compte que j’utilise un savoir-faire d’actrice mais il y a sans doute un peu de folie que je puise dans l'univers très poétique du clown, et je fais cela au service de la musique que j’écris. Tout ça est perméable en fait... J’adore l’idée que la poésie prenne pleins de formes différentes… !

 

 

 

Etes-vous davantage encore attirée par l’un d’eux en particulier ? Ou, à l’inverse, est-ce justement l’ensemble, le tout, qui vous ravit ?

Ça dépend des périodes de ma vie... Mais s’il y a quelque chose qui prédomine, c’est probablement mon rapport à la musique. Ça me permet d’écrire mes textes, de les interpréter et de composer les mélodies. C’est très complet. J’ai de l'espace pour créer un univers qui m'appartient, de l'espace pour l’interprétation, un rapport à la poésie, et à la composition.

Cela dit, j’adore pouvoir arriver en répétition, ou sur un tournage et être juste au service de ce que le réalisateur ou le metteur en scène veulent. Ça me repose quelque part ! C’est très agréable !

 

Vous évoquiez les compositions, au sens large du terme, que vous pouvez être amenée à réaliser. Avez-vous des sources particulières d’inspiration à ce moment-là ?

Ah oui, oh là là. Quand j’étais petite, j'ai la chance que mes parents aient mis de la super musique ! J'ai beaucoup entendu Gershwin, dès que je suis née, et pendant toute mon enfance, ça forge un esprit musical Gershwin ! Il mélange le classique, le jazz et la musique moderne. Du coup, ça enlève beaucoup de limites dès le départ ! Mes parents mettaient aussi du Nougaro, du Gainsbourg, qui ont un rapport très prégnant au texte, avec une vraie qualité musicale. On écoutait aussi Renaud, qui était transgressif, provocateur, avec beaucoup d’humour. Et il a de jolies mélodies. Donc des sources comme ça assez lointaines. En ce qui concerne des influences plus directes, j'ai été beaucoup inspirée par des artistes comme Emilie Simon, -M-, les Doors, BRNS, Keren Ann, Miss Li...

Etrangement, les gens qui écoutent « CARDINALE » m'ont souvent dit qu’ils entendaient des influences de Feu ! Chatterton et de Baschung. Alors que, bien que ce soit de très grands artistes, j'ai relativement peu écouté. Je pense que les gens entendent ça parce que CARDINALE déploie un rapport poétique à la langue et à l’interprétation. Comme en plus les musiciens jouent assez rock... On m’a dit aussi qu'on ressemblait un peu à Fauve mais version Meuf ! Peut-être parce qu’il y a un rapport à la parole chantée-parlée...

Sinon, j’ai tellement écouté Vanessa Paradis !!!! mais ça ne ressemble pas du tout à ce qu'on fait !!! 

 

 

 

Avez-vous des méthodologies particulières de préparation, avant de monter sur scène ou de rentrer sur le plateau ?

J’ai l’obligation de beaucoup me chauffer les cordes vocales parce qu’elles ont été un peu fragilisées. Mais au final c'est plutôt un atout, car ça oblige à se centrer et ce n’est pas plus mal ! Je fais toujours une petite demi-heure de technique pure de chant, même parfois avant d’aller tourner. En déplacement, n'importe où, je me lève une heure avant pour faire un échauffement de chant, c’est devenu un rituel qui me permet de me centrer, d’être complètement là.

D’ailleurs, c’est drôle, à Minsk, notre professeur de théâtre nous avait demandé d’échauffer nos voix, même pour des rôles muets, nous expliquant que, pour être complètement là, complètement présent, il fallait que l’on soit échauffé même vocalement. En fait, maintenant je comprends pourquoi. La voix fait vibrer le corps et, du coup, je pense que ça réveille quelque chose d’un peu profond.

 

Comment vivez-vous, en tant qu’artiste, cette période si particulière du confinement ? Parvenez-vous tout de même à maintenir, en partie au moins, une activité artistique ?

Cette période est étrangement intéressante... Evidemment, elle a suspendu toute la diffusion des projets qu'on a. En revanche, ça a permis d’aborder les choses autrement. Tout d’un coup, on a eu du temps... ce qui n’arrive jamais. On est tous dans une course absolument effrénée depuis des années, ça ne va qu’en s’accélérant, et là, on a eu du temps. (Enfin, je me dois de préciser, « certains » ont eu du temps... Car on n'a pas tous eu les mêmes conditions de confinement, le nombre d'enfants jouent beaucoup sur le rapport au temps !)

Donc notre rapport au temps pour certains s'est détendu... Et la créativité a pu reprendre sa forme originelle : je veux dire qu’on pouvait expérimenter cet état d'être « traversés par » quelque chose... ne pas forcer la chose à advenir parce qu'on est pressés...

Cela dit, on est aussi évidemment très poreux à l'actualité, ce qui ne permet pas toujours de s'abandonner... Il y a beaucoup d’enjeux en ce moment. Notamment sur le monde d’après. La culture risque de ne pas reprendre aussi vite que les autres secteurs. Que va-t-on faire de ce temps-là ? Va-t-on l’utiliser pour créer le monde d’après ? Comment on y réfléchit ? Comment on utilise ce temps-là pour construire quelque chose de nouveau, puisque le monde anormal dans lequel nous étions n’était plus vivable. Avec des camarades du même métier et aussi d’autres métiers, on prend du temps pour réfléchir à l’après. En regardant comment le gouvernement est en train de gérer cette crise… Comment nos esprits vont réinventer, renverser les imaginaires pour aller inventer un autre monde que celui que l’on nous a proposé jusque-là. Et ça, je crois, que c’est de notre responsabilité. 

 

Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Nous devions sortir le premier EP de « CARDINALE » en avril. Et là nous sommes en train de réorganiser une tournée qui a été en partie annulée. On a beaucoup d’inconnues quant aux dates de reprises, ce qui ne nous empêche pas de continuer à travailler sur des morceaux, des clips et de nouveaux arrangements !

Et puis, j’avais des tournages en prévision, qui vont sans doute être décalés au mois de juillet. Des projets de théâtre sont en place pour 2021. J’aimerais surtout que tous ces projets se fassent dans le nouveau monde, c'est ça l’essentiel !

Merci, Charlotte, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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