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Téléfoot : Eric Huet évoque le lancement de la nouvelle chaîne du football en France !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photos Sindy Thomas

 

Bonjour Éric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On pourra vous retrouver dès ce week-end sur l’antenne de « Téléfoot », la chaine du foot. A titre personnel, on imagine la joie et sans doute même la fierté que ce doit être de rejoindre cette grande famille et de participer au lancement d’une chaine ?

Exactement ! Surtout que c’est la première fois que ça m’arrive de participer à la création d’une chaine. J’avais eu l’immense privilège de participer aux écrits et aux oraux, on va dire ça comme cela, de la chaine « L’Equipe » en 1998, qui s’appelait « L’Equipe TV » à l’époque, au travers des réunions de création. Il y avait eu un entretien avec les trois rédacteurs en chef et, ensuite, une face cam, un petit JT de deux minutes à faire. Ce que j’avais réussi. Mais, à l’époque, j’étais pigiste récurent à Europe 1 et, donc, j’avais préféré continuer la radio et également piger à « L’Equipe TV » qui, finalement, par la suite, m’a embauché. Comme quoi, ça devait s’écrire ainsi, c’était le destin.

Je suis très heureux de participer à la création d’une chaine. A l’âge que je vais avoir bientôt, 50 ans, je trouve que, au moins, j’aurais connu cela dans ma vie. J’aime l’effervescence que procure la création d’une chaine, avec aussi beaucoup de jeunesse entourée de gens un peu plus expérimentés. L’effervescence existe depuis plusieurs mois, depuis les premiers contacts et puis maintenant que l’on est dans les locaux, en ce qui me concerne depuis début août, je prends connaissance de l’évolution en termes de matériel, de logistique et au niveau rédactionnel, de la progression que, aujourd’hui, « Téléfoot » connait. On a beaucoup beaucoup beaucoup, à tort d’ailleurs, sous-estimé la création de cette chaine, en disant que cela n’allait pas se faire. Aujourd’hui, on est fier de montrer le produit qui existe et qui sera donc bientôt à l’antenne, dans quelques heures.

Pouvez-vous nous préciser à la fois votre rôle mais aussi vos domaines d’intervention ?

Mon principal domaine, vous le savez, est le commentaire de matchs. Je commenterai un match le samedi et un autre le dimanche, sans oublier la coupe d’Europe, qui est un plus, une valeur ajoutée. Lorsqu’il y aura Grégoire et Bixente qui commenteront un gros match, l’une des vingt plus belles affiches de la saison, je serai le samedi sur le match directeur de Ligue 2 dans le Multi Ligue 2. Avec un consultant et un homme de terrain. On nous entendra, avec le consultant, dans le Multi mais vous pourrez aussi nous retrouver sur un canal additionnel. Le dimanche, je serai soit dans le Multi Ligue 1 de 15h, soit sur le match de 17h qui, en moyenne une fois sur deux, sera co-diffusé. Quand il n’y aura pas Grégoire et Bixente, je serai le samedi à 17h sur le match de « Téléfoot » et le dimanche, lui, ne changera pas, soit 15h, soit 17h en cas de co-diffusion.

Concernant la coupe d’Europe, je ne vous cache pas qu’avec déjà trois clubs français engagés en phase de poule, sans trop m’avancer, il y a de fortes chances que je fasse l’un des trois.

« Téléfoot » est une chaine en pleine naissance, dédiée au football français. Cela impliquera-t-il chez vous, notamment sur le ton et la forme, des adaptations particulières dans vos commentaires ?

Lorsque je suis arrivé à RMC Sport, on m’a demandé d’entrer dans un moule qui, je pense, sera reconduit ici. Puisque, parmi les chefs, j’en ai connus qui étaient déjà à RMC Sport et qui adhèrent complètement à cette forme de commentaires. Après, on a chacun notre style mais, oui, au niveau du ton, il faut garder son propre ton, il faut que l’on ait notre propre touche. Maintenant, on a des règles, on nous a donné quelques bases à respecter. On essaiera de se démarquer de certains commentaires d’autres chaines, pour montrer effectivement notre griffe. Je ne sais pas si on peut parler de valeur ajoutée mais, en tout cas, on va garder notre propre style, chacun d’entre nous, avec des règles à respecter.

Par exemple, quand une équipe ouvre le score, on ne doit pas dire « ouverture du score », quand une équipe égalise, on évite de dire « égalisation ». Quand je dis que l’on ne doit pas, si on le dit, il n’y a pas erreur mais on veut se démarquer d’un commentaire un peu, on va dire, trop facile. Je trouverai forcément une autre formule pour annoncer une ouverture du score, pour annoncer l’égalisation. Donc oui à la liberté de ton, oui à la liberté de style mais non à des choses qui se font simplement, non à la facilité. Essayons de nous démarquer de ce qui se fait ailleurs et de donner, du coup, un élan à « Téléfoot » à ce niveau-là. Je suis habitué à cela, d’autres, notamment les pigistes qui interviendront dans les Multis, n’ont pas cette habitude. Ce sera à eux de s’ancrer dans ce moule en question.

A quelques dizaines d’heures du démarrage, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ? Plutôt l’excitation, l’impatience de délivrer ce produit fini ? Ou un peu d’appréhension, bien compréhensible, d’avant démarrage ?

L’appréhension, je pense, arrivera le jour J, le jour où je serai sur mon premier match pour « Téléfoot », dans le stade où je devrai commenter. Aujourd’hui, c’est de l’excitation, une excitation tellement positive parce que je n’ai jamais vécu cela. Je n’ai jamais vécu le jour J d’un démarrage, ni une conférence de presse de gens qui se réunissent pour la première fois et qui apprennent à se connaitre. Il y a cette excitation-là. Celle concernant le boulot va venir crescendo. Aujourd’hui, je suis en mesure de vous dire ce que je commente samedi, je suis presque dans l’incapacité de vous dire ce que je commente dimanche puisque ça n’arrête pas de changer avec les différents cas de Covid dans les clubs. Donc je ne me projette pas encore sur ce que je vais faire dimanche. J’ai déjà en tête ce que je vais faire samedi mais, d’ici là, il y a aussi des programmes à mettre en place. On a des matchs à commenter de la saison dernière pour combler l’antenne. Donc ça nécessite du travail, on n’arrive pas comme cela en cabine. Ça se travaille évidemment, on se remet dans le contexte donc, pour l’instant, mon esprit est plus porté la dessus mais, je ne vous le cache pas, j’ai en tête le Lille - Rennes de samedi, mon premier match. On sera en quelque sorte dans la J2, il y aura eu le Multi, le match de 17h et puis, derrière, le match que je commenterai.

L’excitation, oui, est présente, l’appréhension pas encore, sans être prétentieux. Il y aura toujours une petite forme de trac quand on va prendre l’antenne et au bout de quatre à cinq secondes, la machine sera lancée et le trac disparaitra.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter, à vous et à cette belle nouvelle chaine ?

C’est très simple, qu’elle acquière des droits le plus longtemps possible. Je suis arrivé à RMC Sport avec beaucoup d’ambitions parce que c’est un projet qui était ambitieux. J’étais très heureux que RMC Sport vienne me chercher. Sans RMC Sport, je pense que je ne serai pas aujourd’hui en train de vous parler. RMC Sport m’a permis d’avoir une exposition que je n’avais pas forcément à Canal. Je suis très heureux de mon aventure à Canal qui a duré onze ans, j’y étais très bien puis, en partant, je suis sorti de ma zone de confort.

RMC Sport, qui s’appelait alors SFR Sport, était, une première fois, en 2016, venue me chercher, j’avais refusé, les patrons sont revenus à la charge en 2018, je ne pouvais pas, là, ne pas accepter. C’était impossible, ils avaient obtenu, entre temps, la Champions League. Comme je l’ai dit à mon pot de départ à Canal, on sait que le train siffle trois fois mais qu’il ne passe pas trois fois. Donc je suis monté dedans lors du deuxième passage et sans regret même si, évidemment, entre 2018 et 2020, il s’est passé plein de choses : la perte des droits de la Première League, qui a été sauvée par la co-diffusion avec Canal et surtout la perte de la Champions League. Là, vous vous apercevez que le projet pour lequel vous vous étiez engagé est en train de prendre un coup d’épée qui fait mal. J’ai eu cette chance, au mois de mars, au tout début du confinement, d’être appelé par Jean-Michel Roussier, j’ai sauté sur l’occasion. Donc je prends le risque de sortir d’une nouvelle zone de confort en quelque sorte. Oui, ce que l’on peut nous souhaiter, c’est que, évidemment, on aille au-delà des quatre ans. Pour l’instant, sur le papier, c’est quatre ans, c’est la chaine du foot et j’espère que ça restera la chaine du foot après 2024.

Merci, Éric, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Demain Nous Appartient : Pierre Rousselet évoque son arrivée dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Pierre,

C’est une réelle joie d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

On peut vous retrouver jusqu’au 4 septembre dans la nouvelle intrigue de la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». On imagine la joie que ce doit être pour vous de faire partie de cette belle famille ?

Tout à fait ! Je suis hyper content. Comme on est un peu dans l’air de la mixité, du mélange, j’ai été ravi d’avoir cette proposition de rôle. Surtout, ce que j’ai aimé, c’est que l’on ne m’a pas mis dans une espèce de carcan, ce n’est pas un rôle où je fais un simple vigile, on découvre vraiment quelle est la personnalité d’Eric, à travers sa complexité, à travers ses problèmes du quotidien, comme ont la plupart des français en fait. C’est un personnage que j’ai trouvé hyper attachant, en tout cas à la proposition du rôle, c’est un mec humain, il a une faille, il tombe dedans. C’est aussi ce qui m’intéressait, c’est la première fois que je joue un « méchant » mais un méchant reste un être comme tout le monde, avec ses failles. Il franchit certaines lignes. J’ai été extrêmement ravi, surtout que j’ai eu un très bon accueil de la part des comédiens, de la production, de toute l’équipe, réalisateurs et techniciens compris. Il y a vraiment une super bonne ambiance sur DNA.

Au moment d’interpréter ce rôle, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Oui, bien sûr. Tout d’abord, j’ai envie de dire forcément un peu Denzel Washington dans son super film « Man on fire » où il faisait aussi un garde du corps, qui se rapproche vachement de la fille qu’il surveille, qui s’investit énormément dans cette enquête. Il y a une relation que je trouvais hyper intéressante entre lui et la petite fille.

Pleines d’autres aussi. C’est un rapport quelque part de père à enfants. Je suis papa, j’ai une petite fille aussi, j’ai un fils également que j’ai élevé. Oui, j’ai été puisé dans ma propre parentalité, dans ce que ça pouvait être que d’avoir l’enfant de quelqu’un d’autre. Après, je ne peux pas trop en dire pour ne pas spoiler la suite. N’oublions pas qu’Éric a un côté paternel fort et je pense que les gens vont le découvrir au fur et à mesure.

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est très soutenu. Au fur et à mesure de vos journées sur le plateau, avez-vous affiné votre méthodologie pour être toujours plus efficace ?

On dit souvent qu’il y a un rythme de travail effréné, que c’est assez compliqué pour certains comédiens,… Du coup, je me suis beaucoup beaucoup préparé en amont, je connaissais déjà quasiment tous mes textes avant d’arriver. Cela m’a forcé à être très compétitif sur le moment, c’est pour cela aussi que j’ai adoré cette expérience. Il fallait livrer de suite ce que l’on avait envie de livrer, ce que l’on veut faire découvrir du personnage, que ce soit au niveau des émotions, de son attitude, de son tempérament. Il fallait être prêt dès le mot « action » et envoyer. J’ai adoré cette école-là pour ça en fait. Après, je suis quand même déjà dans cet état d’esprit parce que j’ai fait pas mal de tournages à l’étranger, moi qui parle couramment l’allemand et l’anglais. Cette approche américaine que je connaissais déjà m’a aidé. Avec ce rythme très précis et cette confiance que l’on donne aux comédiens.

Sur DNA, ce qui est encore plus sympa et que je n’avais pas eu auparavant, c’est qu’il y a des coachs et des répétiteurs. C’est hyper rassurant. Toute une équipe est là pour nous aider. Cela m’a enrichi, m’a apporté des petites nuances, grâce à un travail en collaboration. J’ai trouvé cela, je le répète, enrichissant, c’était chouette.

Au-delà de l’ambiance de tournage que vous évoquiez, le cadre très agréable aide sans doute beaucoup ?

C’était énorme ! Initialement, je devais tourner le 18 mars mais ça a été arrêté. Je suis arrivé post confinement, le 27 mai, alors que tout était fermé, même les restaurants. On était dans un hôtel sans personnel. C’était une ambiance particulière mais j’étais à Sète, au soleil, j’avais quitté la grisaille parisienne. Là où je n’étais plus habitué à voir grand monde, pouvoir voir l’horizon, la mer, pouvoir se baigner, manger des fruits de mer était très sympa et très chouette.

 

 

Après quelques jours à l’antenne, quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir des téléspectateurs ?

DNA est une vraie famille, j’ai des retours toute la journée, mon Instagram a triplé d’abonnés, j’ai des messages d’encouragement, on me dit que l’on me déteste, que l’on me trouve gentil, que c’est dommage que je sois un méchant, que ce serait bien que je reste dans la série, qu’ils veulent me revoir… j’ai des retours formidables à chaque diffusion. Des GIF et des animations ont même été créés par des gens qui suivent la série et qui ont du talent. Je reçois du coup plein d’images montées, c’est super chouette. Il y a un fort public et c’est chouette de se sentir autant soutenu par autant de personnes en fait. J’ai même eu des témoignages venant d’Afrique, du Congo, du Sénégal, aussi de Belgique, de Suisse, je ne m’y attendais pas. Il y a une forte fans base, ce sont des gens adorables, ils sont tous bienveillants. Les gens aiment me haïr, en tout cas à ce niveau-là de l’intrigue, ça va peut-être se gâter après car ça va chauffer.

 

 

Sans rien en dévoiler, si le scénario le permet, aimeriez-vous pouvoir prolonger l’aventure DNA ?

Les gens ne savent pas si je vais mourir ou non. Après, on a vu des morts revenir en flash-back…Je ne dis pas que je vais mourir, je ne veux rien spoiler en tout cas. Par contre, l’aventure m’a plu donc, évidemment, que ce soit sur ce projet-là ou d’autres, parce qu’ils lancent aussi une nouvelle série, « Ici tout commence », je serais ravi de retravailler avec cette production, cette équipe et ces comédiens. C’était vraiment chouette, une très belle expérience.

Merci, Pierre, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Section de recherches, sur TF1 - Juste la fin du monde, au théâtre : Félicité Chaton évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

@ Jean Philippe Salerio

 

Bonjour Félicité,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site !

On pourra prochainement vous retrouver dans la saison 14 de « Section de recherches » sur TF1. Vous qui vivez cette aventure de l’intérieur depuis plusieurs années, comment présenteriez-vous, avec vos propres mots, ce programme ?

Je dirais que c’est avant tout un programme populaire, familial. Je me suis rendue compte (lorsqu’il m’arrive de rencontrer des fans de la série dans la rue) qu’il y a aussi de très jeunes gens qui suivent SR. C’est sans doute aussi lié à la manière dont les faits sont exposés. On se débrouille toujours pour que ce soit mis en scène de façon assez distancée. Le mort n’est jamais absolument « dégueulasse » ! Ce qui fait que, je pense, un jeune peut regarder, sans être choqué.

C’est un programme de divertissement, ce sont des enquêtes, avec un même schéma qu’on a plaisir à retrouver, un côté Cluedo que j’aime beaucoup. Il y a quelques éléments de contextualisation au départ et puis on rentre tout de suite dans le qui, quand, quoi, comment. Ce qu’il y a de sympathique aussi et qui fait que le téléspectateur peut être intéressé, c’est ce que l’on appelle les arches. C’est-à-dire le fait que l’on va s’intéresser aux personnages récurrents.

Quel regard portez-vous à présent sur votre personnage de Vicky ?

Tout ce que je peux voir, c’est qu’il a évolué, vraiment. Quand je suis arrivée, en première saison, j’avais trois phrases et surtout de la présence dans la gendarmerie. C’est une des choses que l’on apprend dans ce métier, à partir du moment où l’on est présent, il y a mille choses à inventer. Au début, j’étais un peu terrifiée, ça faisait longtemps que je n’avais pas tourné et je voyais bien que l’équipe avait l’habitude de ce rythme. Très vite, je me suis dit que, même si j’avais peu, je pouvais glisser peut-être des trucs marrants. A l’époque, Dominique Lancelot avait un peu repéré que je prenais du plaisir à m’amuser avec les accessoires, avec le côté geek. Du coup, elle a commencé à développer cela et à me donner davantage. Quelque part, j’ai grandi avec la série. On a eu aussi un moment où on est allé un peu trop loin au niveau de l’accoutrement : j’avais des tenues pas possibles et une seule boucle d’oreille, de plus en plus grosse ! C’est lié à Vicky, le personnage un peu décalé, dans un duo un peu marrant avec Alex (Stéphane Soo Mongo), mais SR n’est pas non plus une comédie, donc il fallait revenir à une sorte d’équilibre. Le personnage doit être léger mais en même temps crédible.

De retour de cette saison-là, on s’est dit qu’il fallait que l’on redescende. De même que l’enthousiasme débordant de Vicky, qui est un peu sa couleur, sa caractérisation, (qui, c’est vrai, n’est pas si éloignée de mon caractère !) a évolué. Je me disais qu’il pouvait y avoir des jours où elle est saoulée. Aussi la saison 13 a été, pour moi particulièrement importante. Elisa Castel, à la direction artistique, m’a offert la possibilité de jouer quelque chose de beaucoup plus dramatique puisque je perdais ma demi-sœur. Ce fut la possibilité de voir une face sombre, plus complexe, du personnage de Vicky. On l’a vue devant une tragédie. Suite à cet épisode, il a été décidé, en saison 14, de me mettre sur le terrain.

Le rôle de Vicky a donc évolué, petit à petit. En saison 14, elle va sortir du bureau et se retrouver confrontée à un travail qu’elle n’a jamais fait jusqu’alors, l’obligeant à développer de nouvelles compétences, à savoir enquêter. Je suis très heureuse de cela.

 

@ Jean Philippe Salerio

 

Le rythme de tournage est plutôt soutenu. Justement, au fur et à mesure des saisons, aussi au fur et à mesure de l’évolution de votre personnage, avez-vous adapté et peaufiné votre propre méthodologie de travail et de préparation ?

C’est vraiment en faisant que l’on apprend. J’ai appris à être efficace sur cette série, très clairement. Je savais qu’il fallait que le texte soit au cordeau. Mais je me suis rendue compte, vu le peu de temps qu’on a sur le plateau, que plus on a de termes techniques, (et j’en ai souvent !) plus il faut préparer, c’est-à-dire digérer la chose pour pouvoir se libérer, en sachant à quoi elle correspond. L’idée est d’humaniser un vocabulaire qui peut être globalement pénible quand on le lit. Il faut lui donner des couleurs, de l’intention, il faut l’incarner pour prendre du plaisir et pour que le téléspectateur ait du plaisir à le voir et à l’entendre. (Et il ne faut pas oublier à quel moment on intervient dans le déroulement de l’enquête !)

Pendant que l’équipe travaillait, ma manière à moi de rendre la chose plaisante était de beaucoup jouer avec les accessoires, pour me donner du soutien concret. Je m’accrochais à tout ce qu’il y avait sur le bureau. Je demandais des accessoires qui n’étaient pas forcément prévus. J’ai créé aussi des accidents : concrètement par exemple, si on joue avec une feuille de papier, elle peut tomber par terre, ce qui peut être finalement plus intéressant que si elle restait droite !

Avec le temps, je n’ai pas gagné forcément en efficacité mais en détente. Je me fais plus confiance, je laisse davantage faire. Je suis quelqu’un d’une exigence dingue, je veux que tout soit parfait du premier coup, c’est mon défaut, mais je travaille dessus !! Je crois que ce programme m’a aidé à lâcher, à me dire que c’est aussi vachement agréable d’être dans le regard de quelqu’un qui propose autre chose, qui remet en question ce que l’on fait. Ce chemin se fait à deux, entre le réalisateur et l’acteur. Je dirais que j’ai lâché la pression, avec les années. J’essaie vraiment d’être la plus vraie possible. Ce qui passe aussi par une grande détente. Ce programme nécessite à la fois beaucoup de travail et de souplesse.

Vous l’avez dit, en saison 14, votre personnage sera davantage présent sur le terrain. Cela vous a-t-il incité à de nouvelles sources d’inspiration pour l’interprétation de Vicky ?

Disons plutôt que, sur la saison 14, je me suis servie du fait que moi, en tant que comédienne, je n’avais jamais été en extérieur sur SR. J’ai trouvé la première scène de crime magnifique, je me suis extasiée pendant vingt minutes sur la beauté du décor (!) j’étais en fait dans un état second et j’avais un peu peur. Je me suis servie de mon « malaise », du fait que je ne m’étais jamais retrouvée là et je me suis dit que ce que je traversais, pouvait correspondre au malaise du personnage. Je n’avais jamais été sur le terrain et Vicky non plus.

De même, j’ai pris aussi du plaisir à faire des interrogatoires, ce que je n’avais jamais fait de ma vie. Le plaisir que je prenais était celui de Vicky.

En parallèle, dans un tout autre registre, vous avez démarré la mise en scène d’une pièce. Pour ce que vous pouvez en dévoiler, comment présenteriez-vous ce spectacle ? Quels thèmes et thématiques y seront abordés ?

C’est avant tout la thématique de la famille, même si ça parle de mort. La mort plane, elle n’est jamais dite entre les personnages mais elle est là. Cependant un lien très direct existe entre le personnage principal et le public qui fait que seul ce dernier sait. Il s’agit de « Juste la fin du monde », de Jean-Luc Lagarce, qui est une de ses pièces les plus montées. Elle est presque devenue un classique contemporain. J’ai un amour de ce texte depuis très longtemps, je voulais m’y atteler.

C’est l’histoire d’un homme qui sait qu’il va mourir. On apprend qu’il souffre d’une maladie, mais elle n’est jamais nommée, on peut supposer qu’il s’agit du Sida, la maladie qui, à l’époque, avait affecté l’auteur. En fait, il retourne dans sa famille après environ quinze ans d’absence…  Ce retour a pour but de leur annoncer qu’il va bientôt mourir. La beauté de cette pièce est qu’il ne leur dira jamais, le public restera le seul confident de son rapport avec la maladie et la mort. Mais le personnage va permettre, par son silence, de faire en sorte que les siens puissent s’exprimer, puissent dire tout ce qui les a travaillé pendant toutes ces années, tous les non-dits, tout ce qu’ils ont gardé pour eux et qui, là, va pouvoir être nommé pour la première fois. C’est vraiment une pièce sur, je dirais, le pouvoir du langage et le pouvoir de nommer, de dire avec exactitude, pour quitter les ténèbres de l’informulé.

 

@ Gordon Spooner

 

C’est une pièce qui a souvent été mise en scène, vous l’avez dit. Comment procédez-vous ? Vous servez-vous des travaux précédents ? Ou préférez-vous ne pas en prendre connaissance pour une totale liberté d’esprit ?

En fait, j’estime que je dois connaitre ce qui a été fait, que je n’ai pas le choix. Donc j’ai regardé tout ce que j’ai pu regarder. Pour moi, c’est hyper important de me nourrir de tout ce qui a déjà été fait. C’est une pièce où la parole doit être essentielle. Et où il y a beaucoup de théâtre aussi, comme si chacun des personnages se pressentait acteur dans une pièce. Cela m’importe de savoir comment d’autres metteurs en scène ont vu ces choses. ça me permet de me situer par rapport à eux et à la pièce.

J’essaie de mon côté, de tirer le fil d’un personnage principal qui est une sorte de double de l’auteur. Comme une sorte de mise en abyme, il serait à la fois acteur, spectateur et presque auteur de ce que l’on est en train de voir. Comme si au bout du compte, tout cela était une sorte de fantasme, de rêverie d’un homme au bord de la mort.

Quelles premières dates sont déjà connues ?

Nous jouerons à Bagnolet, en banlieue parisienne, au théâtre l’Echangeur, du 12 au 22 octobre. (Puis à la rentrée 2021 aux Théâtres de Maisons-Alfort et à l’Espace des Arts, Scène nationale de Chalon-sur-Saône). On a la chance que ce texte soit aussi au programme du bac français l’année prochaine. On va avoir, en plus, une représentation en matinée pour les lycéens. On est très contents de pouvoir toucher les jeunes avec cette problématique et ce texte magnifiquement bien écrit. Sur scène, vous retrouverez Florent Cheippe, Xavier Brossard, Aurélia Arto, Cécile Péricone et Angèle Peyrade.

Ce fut un plaisir, Félicité, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Un Si Grand Soleil : Elisabeth Margoni évoque son personnage dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright FTV Studio

 

Bonjour Elisabeth,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

La série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil » va prochainement fêter sa deuxième bougie. On imagine la joie et la fierté que ce doit être de voir une si belle et si grande fidélité des téléspectateurs ?

Oui, ça fait excessivement plaisir. C’est vrai que c’est une série, pour ce genre d’exercice, d’une très grande qualité. On a les fans sur Facebook qui adorent, on devient presque des amis.

Justement, quels principaux retours vous font-ils ? Qu’est-ce qui leur plait dans ce programme quotidien ?

Plein de choses. D’abord, ils sont très attachés à tous les comédiens, même ceux qui ont des rôles difficiles, comme mon copain Renaud Danner qui fait le méchant. En général, les gens adorent les comédiens et les intrigues. Certains aiment bien les intrigues policières, d’autres les intrigues amoureuses, d’autres les intrigues familiales. Je vais vous dire, j’habite à Paimpol, c’est fou ce que les gens sont heureux, m’abordent très gentiment en me disant qu’ils adorent la série. Les gens suivent et, souvent, nous associent à nos personnages.

Avec le recul, quel regard portez-vous à présent sur votre personnage de Marylin Legrand, la mère de Gary, la grand-mère d’Inès et la gérante de la coloc ?

Je l’aime bien. Dès le départ, quand j’ai accepté de le faire, j’ai adoré le personnage. D’abord parce que l’on se ressemble assez, en tous les cas dans la chronologie. C’est le genre de femme qui a fait mai 68. Dans les premières séquences, elle disait qu’elle pouvait donner des cours de théâtre. C’est quelqu’un qui me ressemble quand même beaucoup, enfin j’en ai fait quelqu’un qui me ressemble beaucoup en tous les cas.

Avez-vous eu ou avez-vous encore des sources particulières d’inspiration pour son interprétation ?

Avant tout mon émotionnel, mon intérieur, mes sentiments. Il y a eu plein de scènes avec mon fils où l’on pleurait, d’autres où l’on se mettait en colère. C’est surtout un travail intérieur. Son interprétation ne me donne pas beaucoup de mal, elle est très bien écrite, les dialogues sont très bien écrits et les auteurs ont pigé ma manière de phrasé et d’être. Même si, au départ, ça a été un peu compliqué de m’imposer, je parle plus lentement que les autres, étant plus âgée et j’ai aussi une manière de jouer assez intense. Maintenant, ils m’écrivent ce personnage qui va très bien avec ce que je suis dans la vie.

 

Copyright FTV Studio

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est soutenu, au travers du nombre de minutes utiles à défendre chaque jour. Au fur et à mesure, affinez-vous votre préparation pour être toujours plus efficace et disponible sur le plateau ?

Non, non, je fais ça depuis le début. J’ai joué 45 pièces de théâtre, j’ai toujours appris mon texte. J’apprends mon texte, je travaille en amont, un mois à l’avance, j’essaie de voir comment je peux faire, comment je peux aller d’un sentiment à un autre sentiment, comment tenir ce personnage.

Nombreux sont les comédiens à l’avoir dit, l’ambiance est très familiale et très chaleureuse, les décors magnifiques et le cadre très agréable. On peut penser que tout ceci participe au bon fonctionnement du programme ?

C’est super ! A la coloc, ce sont tous mes petits chéris. Ils prennent soin de leur mamie, c’est trop gentil, ils sont adorables. Les metteurs en scène, les assistants aussi, c’est une ambiance très spéciale à la coloc. Je suppose que, chez les Bastide, ça doit être comme ça aussi.

Que ce soient Alban, Jenifer, Malik, et tous les petits qui viennent, ce sont des amours, on s’entend très bien, on rigole bien, on travaille bien, surtout. C’est hyper sympa.

Mon décor est très très beau. Je me sens chez moi, je vais dans ma cuisine, je vais sur mon canapé. Les gens sont très très étonnés quand on leur dit quelques fois que c’est un décor construit.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite des aventures de Marylin ?

Je veux des choses à jouer, des sentiments à jouer, j’aime que ça bouge, qu’elle rit, qu’elle pleure, qu’elle se mette en colère, qu’il y ait des choses avec les autres comédiens. C’est ce qui m’intéresse le plus, non pas de faire du petit quotidien mais de faire des choses qui ont vraiment de l’ampleur. Ce n’est pas tant l’histoire qui me concerne, ce sont les choses à l’intérieur, l’émotionnel, ce que l’on peut sortir de soi, chanter, danser, comme Alban l’a déjà fait aussi.

Merci, Elisabeth, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Charlie Joirkin nous parle de son arrivée dans la série de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright FTV Studio

 

Bonjour Charlie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver actuellement dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». On imagine la joie et la fierté pour vous d’avoir rejoint cette belle aventure ?

J’étais ravie de rejoindre cette équipe. Déjà parce que c’est un rôle que je n’ai pas l’habitude de jouer, c’est un rôle plus sombre, j’en étais très contente. Aussi parce que j’ai retrouvé pas mal de personnes que je connaissais de « Plus Belle La Vie ». Des techniciens, des maquilleurs, des coiffeurs, donc j’étais très contente de retrouver ces personnes-là qui avaient marqué mes débuts à la télé si je puis dire. « Plus Belle La Vie » est quelque chose que j’ai fait au tout début de ma carrière, six ans après je retrouve une partie de l’équipe et, oui, j’étais très contente.

Vous interprétez le personnage de Louise. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C’est une très bonne comédienne, manipulatrice. Je pense qu’elle a dû avoir une histoire assez compliquée, du coup elle fait certainement des choses qui la dépassent. Je pense qu’elle a un problème avec ses émotions, ses sentiments. Je ne pense pas qu’elle soit fausse avec Akim ni avec les gens qui l’entourent, je pense qu’elle est même sincère, juste elle obéit et est prise par quelque chose qui la dépasse. Je ne peux pas dire la suite ni ce qui se passe dans l’intrigue mais, en tout cas, c’est une grande manipulatrice, très forte.

Au moment d’interpréter ce rôle, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Pas vraiment. Au moment où j’ai passé le casting et où j’ai été prise, je ne connaissais pas du tout l’histoire de mon personnage, je ne savais pas du tout ce qui allait lui arriver. La production n’a rien voulu me dire parce qu’ils estiment que ça peut changer le jeu des comédiens. Du coup, j’ai commencé à interpréter ce personnage sans savoir ce qui allait se passer pour elle et ce qu’elle allait devenir. Donc je ne connaissais pas encore son côté manipulatrice. Au fur et à mesure, en lisant les textes, j’ai essayé d’être la plus honnête et la plus sincère possible avec ce que j’avais sous les yeux. C’est vrai que je n’avais pas énormément de matière mais j’ai essayé de partir de moi en fait. Je lui ai donné la partie solaire que je peux avoir et la joie. J’ai essayé de lui mettre un peu de ça pour contraster avec son côté justement assez sombre manipulatrice d’après.

 

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On le sait, le rythme de tournage est soutenu. Ce qui vous a sans doute rappelé votre première expérience similaire sur France 3. Celle-ci vous a-t-elle aidée ? Les quelques années passées depuis vous ont-elles aussi été utiles pour être disponible et efficace sur le plateau ?

Ah oui, complètement. J’avais fait deux ans sur « Plus Belle La Vie », c’était une super école. Ce n’était pas mon premier tournage mais presque, du coup j’ai été mise dans le bain très tôt. C’est vrai que, une fois que l’on a fait une série comme cela avec un rythme aussi soutenu, je crois que l’on est prêt à faire toutes les séries en fait. Après « Plus Belle La Vie », j’ai fait pas mal de téléfilms qui, du coup, étaient moins à la chaine, moins rapide. Pour le coup, « Un Si Grand Soleil » ne m’a pas choquée ni épuisée.

Nombreux sont les comédiens à l’avoir dit, l’ambiance de tournage est très chaleureuse et familiale. On peut penser que cela aide aussi au succès du programme ?

C’est sûr ! Je pense que l’ambiance fait 50% de la réussite d’un programme. C’est vrai que l’ambiance sur « Un Si Grand Soleil », comme sur « Plus Belle La Vie » d’ailleurs, est superbe, c’est une grande famille en fait. Les gens travaillent toute la journée ensemble, ils se voient plus que leur propre famille ou que leurs amis. Il y a vraiment un lien qui se tisse. Je l’ai ressenti mais je n’ai pas vraiment eu le temps d’en faire partie, j’ai eu une intrigue qui s’est étalée sur quelques mois, avec le confinement entre et des jours de tournage parsemés J’ai surtout tourné avec les mêmes personnes, Akim et Maelle. Un peu à mon grand regret, je n’ai pas pu faire pleinement partie de cette grande famille. De l’extérieur et de ce que l’on m’a dit, oui, l’ambiance est géniale. Ils se retrouvent pour boire des verres, pour manger ensemble, ça rigole et tout le monde est ami. C’est vrai que c’est assez chouette. C’est quelque chose que j’avais déjà adoré sur France 3.

Sans rien dévoiler évidemment, si le scénario le permet, aimeriez-vous pouvoir poursuivre l’aventure ?

J’adorerais ! J’étais assez triste de partir donc pourquoi pas un retour. Je ne sais pas si ce serait possible, en tout cas, je ne meurs pas donc on ne sait pas, la porte n’est pas verrouillée.

Plus généralement, quels sont vos autres projets du moment ?

Je vais avoir, à la rentrée, un petit rôle dans « Commissaire Magellan » et je passe pas mal de castings en ce moment, j’attends des réponses, je touche du bois.

Merci, Charlie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Vincent Vermignon évoque son arrivée dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

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Bonjour Vincent,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

On peut, depuis peu, vous retrouver dans la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». On imagine, à titre plus personnel, la joie que ce doit être de rejoindre ce beau programme ?

Oui, je suis très très content d’avoir rejoint cette aventure. Puisque, déjà, c’est une série que je regardais avant et je trouve vraiment que c’est un feuilleton très qualitatif. Le fait de porter un personnage comme Joshua me comble en tant que comédien.

Avec vos propres mots, comment présenteriez-vous votre personnage ? Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Joshua est un personnage vraiment haut en couleurs. C’est le frère de Mo, que le public connait déjà. Il arrive à l’hôpital de Montpellier. C’est quelqu’un qui est extrêmement exigeant dans son travail et ses méthodes sont, effectivement, clivantes. Mais c’est un personnage qui est complexe aussi. Il a un certain rapport au travail mais ce n’est pas le même rapport qu’il a avec ses proches. Par exemple, on peut voir qu’il est très proche de sa nièce. Donc c’est un personnage qui a plusieurs facettes, c’est comme cela que je le décrierais. C’est aussi quelqu’un qui arrive avec une histoire, il arrive avec un passif et, au fil des épisodes, je pense que le public apprendra à le connaitre et surtout à le comprendre, à comprendre pourquoi il fonctionne d’une manière aussi particulière.

Au moment de son interprétation, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Oui, parce que c’est un personnage qui est un mélange de plusieurs personnages. Par exemple, « Doctor House » ou la série anglaise « Luther ». J’ai donc essayé de m’inspirer de ces personnages-là, qui ont un rythme propre, très forts en caractère, avec une énergie très particulière. Dans chaque scène, on ne sait jamais comment cela va se terminer, on ne sait jamais où la scène va aller. C’est ce que j’essaie d’apporter à chaque fois.

 

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Face au rythme soutenu de tournage sur une quotidienne, vos précédentes expériences, pour France Télévisions notamment, vous ont-elles aidé en ce sens ?

Oui, oui, ça a été essentiel. Je n’ai pas été débordé en arrivant sur le plateau car, effectivement, j’étais habitué à ce rythme de tournage. Comme je l’ai dit précédemment, sachant que c’est un personnage complexe, il y avait quand même pas mal de travail en amont, il fallait donc que je sois à l’aise et que je ne sois pas complétement perdu pour que ma performance soit régulière et constante sur une longue période de tournage.

Pour lancer le personnage de Joshua, pendant tout un mois, j’ai beaucoup tourné et il fallait tenir le rythme. C’est à ce moment-là, vraiment, que mon expérience m’a été plus qu’utile.  

Nombreux sont les comédiens à le dire, l’ambiance est très chaleureuse, très familiale. On peut penser que cela contribue aussi à la réussite de ce programme ?

Ca fait maintenant pratiquement une dizaine d’années que je suis comédien et, vraiment, j’ai été extrêmement bien accueilli en arrivant sur « Un Si Grand Soleil ». Ma partenaire de jeu, Mélanie Maudran, m’a mis à l’aise tout de suite, elle a été de suite dans la générosité, toujours dans le partage. C’est très important. Ça se passe bien sur le plateau mais aussi la production a fait en sorte que je sois bien accueilli. Tout le monde m’a été présenté, j’ai été présenté, tout a été très bien organisé. En fait, il y a un vrai vrai soucis de veiller au confort de chacun. Je pense que c’est un élément essentiel de cette série, qui nous met dans de bonnes conditions de travail et, du coup, on peut mieux tourner, on est efficace plus rapidement et, surtout, on est beaucoup plus impliqués.

Pour la suite, sans rien en dévoiler et si le scénario le permet, aimeriez-vous pouvoir prolonger l’aventure ?

Avec plaisir, vraiment ! C’est sans hésiter. Je suis content de ce que j’ai vu jusqu’à présent. C’est un plaisir d’y aller et on a toujours envie de rester là où on prend du plaisir.

Quels premiers retours avez-vous justement pu avoir des téléspectateurs de la série ?

Mon personnage n’est pas très apprécié pour le moment et je peux le comprendre. J’ai eu beaucoup de commentaires assez corsés on va dire parce que c’est un personnage qui bouscule pas mal de codes, qui bouscule aussi des personnages existants. Donc je ne suis pas surpris qu’il y ait eu beaucoup de commentaires, on va dire, assez piquants au sujet de Joshua.

Plus généralement, quels sont vos autres projets du moment ?

J’ai tourné dans un court-métrage aux Etats-Unis, « American dream », qui est actuellement en Festivals et nous avons déjà remporté cinq prix.

Ce fut un plaisir, Vincent, d’échanger avec vous !

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Fort Boyard : Laurent Maistret évoque sa nouvelle participation au programme de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laurent,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

On pourra vous retrouver, samedi 15 août, dans « Fort Boyard », sur France 2. Quelles raisons vous ont incité à repartir à l’aventure ?

Plusieurs raisons. Déjà parce que je suis fan de l’émission depuis que je suis tout petit. Depuis l’âge de 12 ans, je regarde « Fort Boyard ». J’avais toujours voulu faire cette émission. Aussi pour le surpassement et les épreuves sportives. Je suis toujours ravi de faire des épreuves comme celles-ci. Il y a aussi la magie du Fort, sans oublier l’association. Si je peux apporter de l’aide, je réponds toujours présent.

Quels souvenirs gardez-vous de vos précédents passages ? Une épreuve vous a-t-elle particulièrement marqué ?

Oui, oui, il y en a plusieurs. Dans mon premier « Fort Boyard », j’avais fait un sans-faute, j’avais réussi sept épreuves sur sept, j’étais chaud comme la braise. Il y avait des épreuves où j’avais dû me surpasser, comme sauter dans le vide à partir d’une chaise instable. Aussi celles d’insectes, moi qui en ai peur, j’avais dû récupérer des mots sur des mygales ou des scorpions géants. L’année dernière, j’ai fait la tête chercheuse, où l’on met sa tête dans des sortes de cases avec des pigeons, des rats, des insectes, … C’était vraiment l’épreuve que je ne voulais absolument pas faire et ils me l’ont faite faire. Toutes ces épreuves-là étaient très compliquées mais je les ai toutes réussies. J’avais beaucoup d’appréhension, en même temps je n’avais pas envie de les faire, tout en ayant envie de les faire parce que c’est encore plus cool d’avoir des épreuves où l’on n’est pas forcément à l’aise. Se surpasser, c’est cela aussi que je viens chercher dans « Fort Boyard ».

Cette année, attendiez-vous une épreuve tout particulièrement ?

Non, pas forcément. C’est toujours un peu la surprise. Ce qui est cool, c’est aussi de rencontrer les autres candidats et de passer un bon moment avec eux. Cette année particulièrement, j’ai vraiment kiffé les candidats avec qui j’étais. Notamment Alex Goude qui est un très bon pote à moi. J’ai aussi découvert les Bodin’s et ce sont des gens vraiment supers. Dans les épreuves, ils étaient vraiment à fond, ils étaient certes habillés dans leurs tenues de personnages mais ils ont vraiment répondu présents. J’étais surpris de voir cela, c’est un très très bon exemple.

 

 

Pour faire le lien avec cette année, par rapport aux conditions sanitaires que l’on connait tous et aux adaptations qui ont été nécessaires, avez-vous pour autant retrouvé, comme à chaque fois, l’esprit du Fort ?

Oui, bien sûr ! J’ai retrouvé la magie du Fort. On n’avait pas le droit de se taper les mains, de se checker, c’était un peu frustrant. Mais, sinon, non, ce n’était pas si gênant que cela, la magie du Fort agit quand même, dès que l’on y rentre. En plus, la production a réussi à trouver des méthodes pour que l’on puisse aider ses camarades dans les épreuves. Notamment des hauts parleurs dans les cellules pour pouvoir les accompagner de l’extérieur. C’était cool.

De façon générale, selon vous, quelles sont les petites astuces pour être un bon candidat ?

Déjà, il faut être à fond partout. Il faut s’amuser et s’éclater mais je pense qu’il faut vraiment y aller en voulant gagner le maximum de clés et d’indices. Afin de remporter, à la fin, un maximum d’argent. Je crois qu’il faut garder son sang-froid. C’est quand même très safe, il y a très très peu de chance de se blesser, il faut donc se dire « je ne risque rien, j’y vais franchement ». On ne risque rien, il faut vraiment avoir conscience de cela.

Au fur et à mesure de vos participations, avez-vous une méthodologie particulière de préparation avant le tournage ?

Non, pas forcément. Je me prépare bien physiquement et sportivement parce que j’ai envie d’être au top. J’ai toujours une petite appréhension de me blesser mais surtout de tomber sur une épreuve avec des insectes parce qu’ils sont un peu ma phobie mais plus les années passent, plus j’arrive à aider mes partenaires dans les épreuves. J’arrive à donner le petit conseil qui va peut-être les aider à avoir la clé ou l’indice.

 

 

Un petit mot peut-être sur l’association que vous défendez cette année, « Hôpitaux de Paris, Hôpitaux de France » ?

Cette année notamment, parce que l’Ile de France a été plus touchée par le Covid que d’autres zones en France, c’était important, avec tout ce qu’ils ont fait pour nous pendant le confinement, de pouvoir les aider. Donc je suis vraiment très fier et content de les défendre cette année. Ils ont réalisé des choses incroyables, ils ont été un peu nos héros, nos X-Men à nous.

Plus généralement, quels sont vos autres projets du moment ?

Je travaille sur des projets pour l’année prochaine et, ce moment, je donne des cours de sport virtuels.

En conclusion, pour boucler la boucle, comment définitivement inciter les lecteurs à suivre le programme le 15 août ?

Il y a de nouvelles épreuves, aussi on n’a jamais vu les Bodin’s en candidats, on les avait simplement vus en tant que personnages du Fort. Franchement, ça vaut le coup de les voir. On va s’éclater, on va rigoler, on va dire plein de bêtises. « Fort Boyard », franchement, ça ne se loupe pas, la magie est encore là.

Ce fut un plaisir, Laurent, d’échanger avec vous !

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Les michetonneuses sur France 2, Demain Nous Appartient sur TF1 : Donia Eden évoque sa belle actualité!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Donia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Mercredi 5 août prochain, on pourra vous retrouver en prime time sur France 2 dans « Les michetonneuses ». Très simplement, comment présenteriez-vous ce programme ? Quels thèmes y sont abordés ?

C’est l’adaptation du livre du même nom, qui a cartonné aux Etats-Unis. Cela raconte l’histoire de trois jeunes femmes qui, dans l’idée commune, ont plein de rêves mais pas forcément les moyens de les réaliser. Pour cela, elles vont utiliser leur charme, leur beauté ou même juste leur sympathie à des fins financières.

J’interprète Eden, le rôle principal. J’étais ravie, il y a une sorte de circonstance folle sur plein de points différents. Elle s’appelle Eden. C’est une danseuse de pool dance qui a pour but de devenir championne de boxe, je fais beaucoup de danse et pas mal de boxe. Je m’étais dit que c’était fait pour moi. 

 

 

Selon vous, qu’est-ce qui va plaire aux, on l’espère, nombreux téléspectateurs de France 2 ?

A la lecture du scénario, j’ai été attirée par le fait qu’il n’y a pas de leçon ni de moral quant à ce qu’elles font et à leurs propres choix. Par exemple, mon propre rôle est celui d’une femme qui veut arrêter de michetonner pour devenir championne de boxe et être indépendante. Sa meilleure amie, Maya, n’a pas du tout envie d’arrêter, elle y trouve un plaisir fou.

J'ai trouvé hyper important de traiter ce sujet-là de la sorte, sans dire que c’est mal ou que c’est super, juste que c’est un choix de femmes qui font ce qu’elles veulent.

Quelles ont été vos sources d’inspirations pour l’interprétation d’Eden ? En amont, vous êtes-vous plongée dans la lecture de l’ouvrage initial ?

Je ne l’ai pas lu, je crois que c’est bien aussi pour pouvoir se défaire d’une idée qui pourrait porter le personnage. Quand j’ai pu parler avec des personnes qui ont vu le film, il y a deux références qui viennent un peu de loin. « Pretty woman » dans l’ascension d’une jeune femme qui était prostituée et qui devient l’amoureuse d’un millionnaire. Dans le téléfilm, Eden va rencontrer un homme qui va tomber fou amoureux d’elle et qui, effectivement, va lui mettre des étoiles dans les yeux, même si ce n’est pas ce qui va l’intéresser le plus. En tout cas, il y a ce principe-là, d’évolution chez cette jeune femme dans le pouvoir. Et aussi, un peu de loin, « Million Dollar Baby », où une championne de boxe veut vraiment s’en sortir. Même si le coté boxe n’est pas assez traité dans le film. En tout cas, j’ai pu penser à ces deux films, consciemment ou inconsciemment.

 

 

A titre personnel, avez-vous déjà eu la chance de voir le rendu final ?

Oui, je l’ai vu, quelques temps après la fin du tournage. En fait, on ne savait pas quand France 2 allait le diffuser. C’est aussi, sans doute, une question éditoriale, de choix, de moment. Pour une chaîne publique, je trouve que ce n’était pas évident de faire un film comme ça. Du coup, je suis ravie.

On imagine aussi la fierté pour vous de défendre, en rôle principal, ce sujet en prime, sur une grande chaîne nationale ?

Carrément ! Surtout que j’ai commencé très jeune, à 15 ans. J’avais eu déjà un joli rôle principal au Liban « The traveller » d’Hadi Ghandour mais le film avait été diffusé uniquement là-bas et sur Amazon. J’avais aussi fait un autre premier rôle dans une comédie "Moscou Royan" d’Elena Cosson qui a été diffusée dans peu de salles en France et surtout en Russie. J’ai également eu un magnifique premier rôle au théâtre mais à Beyrouth. Tous ces sublimes premiers rôles ne m’ont pas permis une exposition en France. Je suis donc effectivement très fière que cela arrive enfin. 

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, vous êtes actuellement présente dans la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». Votre intrigue principale commencera à l’image vendredi 7 août prochain. Quel regard portez-vous actuellement sur votre personnage de Chemsa ?

C’est toujours très compliqué, pour un comédien, de rentrer dans une machine comme ça. Déjà, à cause du rythme qui n’est pas évident, de sept séquences par jour, contre trois à quatre maximum au cinéma.

Ce qui est assez génial, c’est que l’on devient des machines de guerre après tout cela. C’est une vraie école. J’avais besoin de me confronter à des choses nouvelles. En me disant « ah bon, ça peut être compliqué pour moi de faire ce genre de série parce que ça peut me mettre dans des cases ? Ok, je vais le faire ! » Pour me prouver à moi-même et aux autres que c’est faux. Tout dépend, en effet, du chemin que l’on prend et de ce que l’on en fait. Je ne voulais pas y rester hyper longtemps mais, déjà, je voulais le faire pour un défi personnel.

Aussi, ce qui était intriguant et séduisant, c’est que je n’ai jamais joué ce genre de rôle, un rôle autant en danger et physiquement pas attrayant. C’est une caissière au Havre, dont le frère, l’un des plus grands dealers de sa ville, est à sa recherche. Elle se réfugie à Sète, en couple avec Samy au départ mais on s’aperçoit vite qu’elle est en fait un témoin protégé.

C’est une fille qui a très peur et qui va jouer sa vie. Le procès arrivant, elle doit se cacher au plus haut point et elle devient parano. C’est un rôle de composition totale. De plus, et je le pense aussi, beaucoup de mes amis me disent que je suis méconnaissable physiquement dans la série. Je ne me plains pas. C’est super à jouer, c’est super de montrer cela de moi, je trouve que c’est une vitrine parfaite, en access prime. 

Il est dit que c’est l’une des meilleures intrigues écrites de la série. Au niveau de la réalisation, j’ai tourné avec des réalisateurs qui m’ont vraiment impressionnée. On a fait des plans cinéma, des mises en scène poussées, je crois que ça va vraiment monter d’un cran et que ça va être vraiment l’une des meilleures intrigues. Je suis donc ravie d’être au centre de cela.

 

 

Sans tout en dévoiler, que pouvez-vous nous dire justement sur cette intrigue qui va démarrer ?

Samy va avoir un choix cartésien à faire : soit il me tue, soit il tue sa fille. Il doit faire le choix de me protéger ou de protéger sa fille, on ne sait pas comment ni pourquoi mais son choix orientera l’intrigue. Il y aura des morts et, à priori, la bande de mon frère ne sera pas si loin que ça. 

Vous évoquiez à juste titre le rythme très soutenu sur le tournage. Justement, comment avez-vous fait pour soutenir avec pertinence ce rythme-là ?

C’est vrai que j’ai une mémoire proche de Dory, dans la vie de tous les jours mais que, en revanche, je peux apprendre très vite vingt pages de textes pour le lendemain. Si ce n’est que, dès que c’est coupé, j’oublie. C’est un choix de mon cerveau, c’est une mémoire instantanée qui s’efface très vite. Je suis prof de théâtre et de jeu face caméra, je donne la réplique à mes élèves donc j’ai quand même l’expérience d’aller vite. Et puis, quand la pression arrive, elle arrive. Quand on a dix-sept pages de textes, au début, c’est très compliqué puis, à la fin, c’est devenu tout à fait normal. Je pouvais même les apprendre la nuit ou le matin, pour le jour même. Car le cerveau se mettait dans un mécanisme de répétition qu’il n’avait jamais vu. En revanche, ce qui m’a vraiment beaucoup frustrée et perturbée, c’est surtout que l’on a très peu de temps pour les séquences d’émotions, avec des flingues, des morts, il est neuf heures du matin, avec soixante minutes devant soi et donc trois prises pour la mise en boite.

Je m’étais dit que ce n’était pas possible, que je me mettais en danger car je ne travaille pas comme cela. J’aime avoir le temps. Et finalement, c’est une très bonne école, quand on y arrive on se sent vraiment technicien de notre art. 

 

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets du moment ?

Je viens d’avoir la bonne nouvelle qu’un producteur avec lequel j’ai déjà travaillé sur le film libanais « The Traveller », où j’avais justement le premier rôle féminin, écrive son premier long métrage et qu’il pense à moi là aussi pour le premier rôle. Je suis ravie de retourner à la comédie.

Je suis aussi en écriture à la fois d’une pièce de théâtre mais aussi de mon long-métrage, qui sera également assez personnel.

Merci, Donia, pour toutes vos réponses !

 

 

 

Publié dans Télévision

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Laure Millet évoque ses projets à venir, à l'écran et sur les planches !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laure,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement en tournage de la saison 5 de « Sam » pour TF1. Votre personnage est de retour, après une année sur Bordeaux. Justement, dans quel contexte s’inscrit ce retour ?

Dans la saison 5, Juliette travaille maintenant en tant que magistrat de liaison, à Londres, de manière temporaire, dans un cabinet. Elle a vraiment du mal à conjuguer sa vie professionnelle et son enfant de quatre ans, Gus, qu’elle a eu avec son chéri Alex, le fils de Sam. Forcément, ce dernier lui fait beaucoup de reproches. Le retour de Juliette s’accentue

donc vraiment là-dessus, et aussi sur les choix qu’elle va devoir faire.

 

A titre plus personnel, avez-vous des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de Juliette ?

C’est marrant, ma soeur est avocate et je trouve qu’elle ressemble vraiment à Juliette. Mon

personnage a beaucoup de caractère, elle sait ce qu’elle veut, elle est très ambitieuse. Elle a aussi un style vestimentaire classique. Je me suis pas mal inspirée de ma sœur en ce sens pour créer mon personnage.

Pour cette nouvelle saison, j’ai essayé de regarder divers parcours de femmes qui ont du mal à conjuguer leurs vies pros et persos. Pour voir un peu ce que ça leur coûte au quotidien. J’ai surtout essayé de ne pas juger mon personnage, on dit souvent de certaines femmes qu’elles sont de mauvaises mères car elles ne s’occupent pas assez de leurs enfants, parce qu’elles travaillent. Mon personnage est jeune, elle a eu un enfant tôt, qui, à la base, n’était pas vraiment désiré. Elle l’aime, mais elle a quand même une vie professionnelle à gérer, elle a de l’ambition et c’est extrêmement important pour elle. Donc j’ai vraiment voulu m’axer là-dessus.

 

Pour la suite, vous plairait-il d’aborder certains thèmes en particulier ?

J’aimerais bien. Mais je ne sais pas encore s’il va y avoir une saison 6. Je ne peux pas non plus

dévoiler la fin de la saison 5 mais peut-être qu’il va y avoir un petit revirement aussi de situation par rapport au personnage de Juliette. Donc on ne sait pas si on va la revoir ou pas. Ce sont vraiment les scénaristes qui choisiront. Tout dépendra aussi des audiences, on verra, affaire à suivre.

 

En parallèle, sur les planches, vous développez deux projets de spectacles. Pour le premier, deux dates sont déjà connues, celles du 6 et 9 janvier prochains au centre d’animation Montgallet dans le 12ème. A ce titre, comment présenteriez-vous cette pièce ?

C’est le spectacle « Une petite sirène », écrit par Lauren Oliel, où je joue le personnage principal. L’histoire est vraiment modernisée, on est partis du conte de Hans Christian d’Andersen, qui est vraiment retranscrit de A à Z mais on s’est permis des libertés autour. L’histoire se passe dans les années 70, pendant le premier gros choc pétrolier Torrey Canyon. La mère de la petite sirène est montée à la surface de l’eau et meurt dans cette nappe de pétrole qui l’étouffe. Le peuple des sirènes doit alors migrer car les humains commencent à tout ravager sur leur passage, si bien que les sirènes ne se sentent plus en sécurité chez elles.

On garde malgré tout la thématique du rêve de la petite sirène d’aller voir le monde des humains. C’est une tradition familiale, donc sa grand-mère l’autorise à le faire. C’est là qu’elle rencontre le prince dont elle va tomber folle amoureuse. Elle va sacrifier sa voix pour pouvoir lui ressembler et se faire aimer de lui. On a rendu le prince passionné des océans, il travaille beaucoup avec le commandant Cousteau, il n’est absolument pas content de ce qui commence alors à se passer sur terre et dans les océans. Cette période évoque vraiment les prémices de la pollution des océans, on a voulu montrer les ravages que ça pouvait avoir au fur et à mesure.

On parle aussi de la petite sirène qui devient une femme et qui part à la découverte d’un autre

monde. On parle également de la différence, de la liberté, de la mort, de pleins de chosesj’adore !

 

 

Ce spectacle s’adresse à toutes les générations. Au jeune public pour le sensibiliser mais aussi aux adultes, avec une lecture différente.

Oui, complètement. On a voulu vraiment rendre cette pièce accessible à tout le monde, pour

sensibiliser un public plus large. Dans le milieu théâtral, il y a deux sortes de pièces jeune public à mon sens. Il y a des pièces qui sont vraiment destinées à faire rire, à divertir les enfants et c’est ce qu’ils recherchent. Ils le font très bien. Nous avons davantage cherché à les sensibiliser et à les faire s’évader dans un univers poétique. Avec également de l’humour. C’est vraiment un spectacle qui s’adapte à tout le monde, je pense qu’il peut autant toucher un enfant de huit ans qu’un adulte de soixante ans.

 

Pour votre préparation, allez-vous vous replonger dans le conte originel, comme base de travail ?

Oui, car il va y avoir des références. Cette profonde admiration qu’elle a pour le monde des humains et le rêve d’aller découvrir leur monde me nourrit pendant toute la pièce. Ce que j’aime dans la pièce adaptée du conte, c’est que malgré la noirceur du début de la pièce, la Petite Sirène ne perdra jamais sa joie de vivre et sa fougue. Et grâce à cela, elle apporte un grand vent de fraîcheur à la pièce. Son amour pour le prince est toujours aussi très présent dans notre adaptation.

Après, certaines choses vont changer par rapport à la lecture du conte en terme de préparation : par exemple, elle est quand même affectée par la mort de sa mère, et elle dit dès le début de la pièce qu’elle n’a plus le coeur à chanter, alors que, dans le conte, on voit quand même qu’elle chante beaucoup et est apprécié par tout le royaume grâce à sa jolie voix. Je vais aussi mettre ma personnalité au service du personnage et apporter ma touche personnelle évidemment. Je vais travailler aussi sur le fait de retrouver la malice, la fraîcheur et l’innocence que l’on a à quinze ans.

 

On imagine que les deux premières dates évoquées visent à faire découvrir ce spectacle pour, ensuite, le proposer plus largement ?

Ces deux dates font office de sortie de résidence mais sont ouvertes au public. On a envie de faire Avignon 2021, on va voir si cela est possible. Mais aussi de le faire tourner le plus largement possible, de le jouer le plus possible, on adore cette pièce. On travaille cette écriture depuis près de deux ans, ce projet nous tient à coeur, on le trouve très beau et très important à montrer dans l’époque actuelle, très touchée par les thèmes de l’écologie et du feminisme. Cette pièce est très actuelle, nous aimerions donc la montrer au plus grand nombre.

 

Dans les autres projets théâtraux, une deuxième pièce est espérée pour 2021. Comment

définiriez-vous ce spectacle ?

C’est aussi une pièce jeune public, à partir de huit ans, qui s’appelle « Fly me to the Moon », mis en scène par Virginie Mathelin et Jean Luc Bertin. C’est une pièce que j’adore : j’ai vraiment eu un gros gros coup de coeur à la lecture. Elle parle en partie de la différence, sujet qui me touche très fortement. La pièce se passe en 1969 avec deux enfants, Maggy, que j’interprète, et Jack. Mon personnage a 10 ans, habite à Londres et apprend au fur et à mesure de la pièce être atteint de la maladie des enfants de la lune. Elle ne peut plus se mettre au soleil, son quotidien change au fur et à mesure que la pièce avance. C’est très compliqué pour elle car ses amis de l’école la fuient, pensant tous que cette maladie est contagieuse. Un jour, elle tombe fortuitement sur Jack au téléphone, un jeune afro américain souffrant de la ségrégation à Houston, et ils vont se lier d’amitié. Ils souffrent beaucoup de leur différence et cette amitié va leur permettre de s’évader, de parler ensemble. C’est vraiment une très jolie pièce, j’ai hâte de commencer les répétitions.

 

Merci, Laure, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Fort Boyard : Delphine Wespiser évoque la nouvelle saison actuellement en cours de diffusion sur France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Delphine,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

On peut vous retrouver, tout au long de l’été, le samedi soir, dans la nouvelle saison de « Fort Boyard » sur France 2. Avant toute chose, on imagine la joie que cela a dû être pour vous et le reste de l’équipe, de pouvoir effectuer ce tournage, qui s’annonçait incertain, avec la situation sanitaire actuelle ?

Oui, tout à fait. C’est vrai que le tournage, du coup, par rapport aux dates initiales, a été décalé à peu près d’un mois et que tout était incertain jusqu’à la dernière semaine, oui, c’est sûr. On a vraiment été très très contents de pouvoir le faire et de pouvoir livrer une émission au public, qui attend bien sûr son rendez-vous estival. Ensuite, sur les tournages en tant que tels, on avait des masques, à la cantine on ne pouvait pas forcément s’assoir les uns à côté des autres mais en tout cas, l’ambiance générale et le cœur de l’émission ont vraiment été conservés malgré le Covid qui plainait au-dessous de nous. C’était, malgré tout, une année comme une autre. On était contents de retrouver les copains, de retrouver ses personnages.

 

 

Justement, comment se sont passés les tournages ? Avez-vous facilement trouvé vos marques avec cette organisation singulière ?

Oui, parce que la routine était toujours la même. Certes, on avait un masque mais on arrivait en bateau, ensuite j’allais me préparer pour Rouge, puis je revenais me préparer pour Blanche. Au final, notre agenda était calibré un peu près de la même manière. La seule chose clairement qui changeait était ce port du masque mais, au final, comme au quotidien dans la vie. Après, c’est vrai que j’adore la cantine à Fort Boyard, je me régale évidemment chaque année, là le fait que l’on avait chacun des barquettes individualisées était un peu triste pour moi. Mais tout le monde a vraiment donné son maximum pour que ce soit une année plus ou moins normale. Du coup, cela a donné une émission, je trouve, qui est encore mieux cette année. C’est ça l’essentiel.

Une nouvelle fois, vous interprétez les personnages de Rouge et de Blanche, deux sœurs aux caractères et tempéraments bien opposés. D’ailleurs, dans la cage, au-delà des nouveaux adversaires, en l’occurrence la famille Boo, qui se présentent face aux candidats, le contexte sanitaire vous permet un échange plus direct et plus exhaustif avec le candidat qui combat.

Exactement ! Je suis ravie de cela. Au final, oui, il y a un vrai échange entre les candidats et Rouge, c’est très chouette. La création de cette nouvelle famille Boo, vraiment en tant que famille, me ravit. Parce qu’il y a Casey dedans. Je trouve que c’est un enfant formidable. Il est déjà d’une grande politesse et d’une grande gentillesse, mais aussi d’un grand talent. A la base, il était un enfant du Fort, il était très petit lors de son arrivée et, là, maintenant, il devient Little Boo, un personnage à part entière, il a vraiment gagné sa promotion par son talent et sa gentillesse. Je suis vraiment ravie, j’étais très contente lorsque j’ai appris cela. La cage est sublimée par le parcours de cet enfant qui était un enfant parmi plusieurs autres et qui, au final, a vraiment su tirer son épingle du jeu. Rien que pour ça, je trouve que, cette année, la cage a une saveur particulière.

 

 

Que ce soit dans la cage ou au jugement, testez-vous les différentes épreuves en amont des tournages, pour mieux percevoir leurs difficultés ?

Bien sûr, en grande sportive, je teste toutes les épreuvesJ. Non, j’en teste quelques-unes, je ne les teste pas toutes. Celles chez Blanche, je ne les réussie que très rarement, elles ne sont vraiment pas simples, je fais faire des choses aux gens que je n’arriverais pas forcément à faire moi-même. Les candidats ont vraiment, en tout cas, du fil à retordre et sont très courageux.

Autre nouveauté pour cette 31è saison, vous êtes présente dans l’émission « Fort Boyard, toujours plus fort ! », où vous jouez le rôle d’envoyée spéciale, en accompagnant les trois candidats participant aux épreuves bonus et en recueillant leurs impressions à leur sortie. Comment avez-vous appréhendé cette tâche ?

Déjà, ce nouveau rôle est un rôle sans vraiment en être un. Parce que l’envoyée spéciale est directement Delphine Wespiser. Ça me tenait à cœur, au bout de huit ans. C’est vrai que, parfois, sur le Fort, on m’appelle Blanche ou Rouge. Au final, il y a maintenant Delphine qui arrive et c’est très bien. Je pense que, là, la boucle est aussi un peu bouclée. J’adore poser des questions aux gens, être dans l’empathie, recueillir les impressions, en fait, je suis vraiment dans ce que j’aime faire. On verra, au fur et à mesure des épisodes, comment les gens prennent tout cela mais, pour l’instant, j’ai eu de bons retours. Ils aiment bien que je sois présente aussi dans cette deuxième partie de soirée et certains aimeraient me voir encore plus. J’y vais step by step. En tout cas, j’aime beaucoup ce rôle, qui permet aussi d’avoir une complicité différente avec les candidats.

 

 

Sans dévoiler de grand secret, certains candidats cette année vous ont-ils particulièrement impressionnée ?

Oui, oui, oui. Il y a, par exemple, Vaimalama, notre ancienne Miss France, qui a réussi dans la cage d’ailleurs à totalement battre Lady Boo, un truc de dingue. Je pense aussi à Gil Alma, dans la cage également, qui a totalement pulvérisé Big Boo sur l’épreuve des pompes, c’est quelque chose d’assez improbable comme ça mais qui donne une certaine classe.

Auriez-vous aimé, en tant que candidate, participer à certaines des nouvelles épreuves proposées ?

Dans une deuxième partie de soirée qui sera diffusée cet été, on va se faire un petit stage entre personnages, dans le sens où on va se lancer des défis les uns les autres. Le mien sera de sauter d’une passerelle du Fort. En vrai, j’ai mis onze minutes trente à me décider à sauter, je me suis dit « Oh mon Dieu, pourtant, je fais faire plein de choses aux gens à Fort Boyard et moi je ne veux pas sauter de là ». Pour vous dire que nous qui sommes à l’intérieur du Fort ne sommes pas forcément les plus téméraires. Mais je l’ai fait, ça m’a touché et je me rends compte que je ne saurais pas faire beaucoup d’épreuves. Donc j’ai envie de rester sur mon souvenir de candidate en 2012 où j’avais réussi la mythique épreuve des cylindres, ce fut un peu ma petite gloire, ce qui est très bien.

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison de « Fort Boyard » dont la diffusion commence à peine ?

Que les audiences continuent comme cela. Que ça continue à rassembler les familles pour des moments devant la télé le samedi soir, où les enfants continuent à avoir des étoiles plein les yeux. Il ne faut pas oublier que, avec cette période de Covid, ils ne sont pas allés à l’école, c’était un peu compliqué, ils ne savaient pas si c’était une bonne nouvelle ou non. Là, ça remet du baume au cœur à tout le monde et, surtout, c’est une émission qui permet à toutes les générations de s’assoir sur le même canapé pour un certain moment, c’est bien là l’essentiel.

Merci, Delphine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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