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Le médias blog de Julian

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Julia Mevel évoque la pièce "Les hommes préfèrent les emmerdeuses" !

12 Mars 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour Julia,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à l’Alambic, de la pièce « Les hommes préfèrent les emmerdeuses ». Quelle histoire y est racontée ?

C’est une pièce café-théâtre, nous sommes deux sur scène, en couple. Donc cela évoque toutes les thématiques de couple, notamment les prises de tête et le quotidien qu’on peut avoir. Ces scènes sont agréables à jouer, car elles prêtent à sourire et à rire. Nous nous identifions chacun à ces personnages-là, nous apportons tous notre propre version.

La pièce est aussi un théâtre de vannes, sans prise de tête, pour passer un très bon moment avec de l’efficacité de texte et des situations drôles.

On y voit la rencontre d’un couple, où tout se passe bien. La fille est un peu la bimbo beta naïve, mais touchante. Lui est séduit par sa simplicité et surtout pas sa robe rose-bonbon. On les retrouve un an après, lui est un peu fatigué car elle est trop parfaite. Il lui demande donc de changer et de devenir un peu plus emmerdeuse, pour ajouter du piment dans le couple. C’est ce que la fille va essayer de faire mais, au début, elle va galérer, à essayer de comprendre comment devenir une emmerdeuse. En demandant de se marier, d’avoir des enfants, d’acheter une maison, elle essaie de se créer toutes ces suggestions qu’elle n’a pas de base et, finalement, elle se prend au jeu. Du coup, il va peut être finir par regretter sa volonté initiale.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est une femme naïve, joliment bébête, touchante et spontanée. Le cliché de la bimbo qui ne comprend pas tout ce qu’on lui dit.

Je me la suis appropriée différemment, en tant que « femme enfant » plutôt car j’aime beaucoup jouer ce personnage-là. Qui apprécie jouer de tout et s’émerveiller pour un rien.

3/ La pièce fonctionne bien, les rires sont nombreux. Selon vous, quelles sont les clés de ce succès ?

La thématique est infinie. Je pense que la chose la plus inspirante dans la vie et ce qui nous met dans tous nos états est l’amour. J’en suis même persuadée. Tous les jours, si on pleure, si on rit, c’est par amour. Il nous fait changer d’état, et c’est un thème dont on ne se lasse pas.

Cette pièce est le miroir du quotidien d’un couple. En tant que spectateur, on aime se rassurer en se disant que, finalement, d’autres vivent la même chose. Voire pire.

Vous vous retrouverez donc dans cette pièce, vous rigolerez et prendrez du recul sur votre couple.

4/ Au fur et à mesure des représentations, apportez-vous des petites touches personnelles à l’œuvre ?

Totalement ! Je joue cette pièce depuis un an et deux mois. Au fur et à mesure des représentations, je commence à trouver l’aisance du personnage, je me l’approprie et j’y rajoute un peu de clown. Car j’adore le côté toon des dessins animés, je suis très visuelle, je suis fan des mimiques. Je vais dès fois rajouter des mouvements un peu absurdes. C’est ma petite touche à moi.

5/ Quelques instants avant l’ouverture du rideau, comment vous sentez-vous ? Quelles sensations prédominent en vous ?

Tout dépend du nombre de représentations déjà effectuées. Maintenant, j’arrive avec une aisance, j’ai confiance, je sais ce qui a fonctionné donc je sais à priori ce qui peut fonctionner.

Par contre, il y a encore quelques mois, j’avais clairement encore le stress du trou. On ne sait jamais ! Mais comme nous ne sommes que deux sur scène, j’ai une vraie complicité avec mon partenaire, je sais que dans tous les cas nous allons nous aider l’un l’autre, nous allons rebondir.

Je reste excitée à l’idée de jouer, j’adore la scène. Je saute tout le temps avant de jouer, je fais des câlins avec mes partenaires. Je me bouge dans tous les sens et il m’arrive de pousser des petits cris lors des applaudissements du « noir » avant de monter sur scène. Cela m’apporte une certaine folie et énergie que nécessite le personnage.

6/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je me suis orientée depuis peu vers le court-métrage, le travail caméra. Je trouve ce domaine très intéressant, très subtil, incarné et approfondi. J’ai tourné dans deux courts-métrages pour lesquels j’avais le rôle principal. J’en prépare un autre et je me rends compte à quel point les répliques doivent être ciselées et très natures.

Mais clairement le théâtre est l’amour de ma vie, je sais que j’en ferai tout le temps, c’est ce pour quoi j’ai quitté mon travail de cadre commercial il y a deux ans. J’adore ce partage instantané avec le public. Je me sens à l’aise notamment dans la comédie et j’envisage aussi, pourquoi pas, de monter mon spectacle. J’écris des sketchs et j’ai fait quelques scènes ouvertes. Il faut juste que j’arrive à trouver confiance en moi.  

7/ En conclusion, comment inciter les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

Venez voir le reflet de vous-même. Vous vous rendrez compte que ça fait du bien, que c’est drôle et relaxant. A la fin, nous pourrons même aller prendre un verre ensemble, nous avons une vraie complicité avec le public, vous allez être très surpris et peut-être que nous allons un peu vous utiliser dans le spectacle. Nous sommes là pour s’amuser ensemble.

Merci Julia d’avoir répondu à quelques questions pour notre blog !

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David Le Roch évoque son actualité et ses projets artistiques !

9 Mars 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour David,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ Vous serez, du 6 au 8 avril prochain, sur scène avec « Dieu, le diable et moi », dans le cadre du festival Printemps de la Création à l'Art Studio Théâtre Paris 19. Quelle histoire y est racontée ?

Cette pièce, de l’auteur Dragan Marinkovic, aborde la vie, notre place sur cette terre, notre destinée, ce que l’on fait, pourquoi l’on est venu, bref toutes les questions que l’on peut se poser. Et s’il y avait des choses à refaire, qu’est ce que l’on referait, qui on voudrait être.

C’est un homme qui rencontre un personnage dans une gare déserte et ce dernier lui apprend qu’il est mort. De là va suivre un dialogue entre ces deux protagonistes. Au fur et à mesure des réponses, on va petit à petit comprendre qui ils sont vraiment et pourquoi ils se sont rencontrés dans ce lieu un peu improbable et désert.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

On pourrait dire qu’il est tour à tour diable, dieu, le bien et le mal. Comme c’est un duo, on pourrait s’imaginer que le bien est d’un côté, le mal de l’autre mais peut-être que cela s’inverse, ou peut-être pas.

L’auteur, dans son écriture, ne donne jamais de réponse à toutes les questions mises en avant. Dans la mise en scène non plus. Le spectateur doit cheminer là-dedans et apporter sa propre réponse. Cette dernière n’appartient qu’à soi car, autours de nous, personne n’est déjà allé là-bas, à moins de croire à la réincarnation. Comme on oublie tout, c’est ce qui est dit dans la pièce, c’est à chaque fois une grande première. A nous donc de travailler sur quelque chose d’ouvert et de rendre ce texte et ce jeu le plus concrets possible.

3/ Quelles seront, selon vous, les facteurs de réussite de cette pièce ?

C’est un thème universel,  c’est aussi un nouvel auteur puisqu’il s’agit de sa première création. Cela a été tiré d’un de ses romans, adapté au théâtre, que j’ai ensuite repris pour travailler scéniquement.

Aimeriez-vous d’ailleurs poursuivre les représentations dans une autre salle parisienne ?

Oui, bien sûr ! C’est une création, nous travaillons actuellement pour ce festival mais il y aura évidemment une suite. Au théâtre, on veut toujours poursuivre l’aventure, c’est tout le temps vivant.

4/ En parallèle, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je reprends une pièce dans laquelle j’ai joué la saison dernière, « Jeu de piste », de Jean Rigaud. Pareil, c’était une création. C’est encore un duo, un homme une femme cette fois-ci, que nous avons joué l’année écoulée en Avignon. Nous y retournons cette année et, avant, en mai, sur Paris, du 17 au 21.

J’y interprète le rôle d’un écrivain qui est derrière sa machine à écrire, et qui revit son écriture, ses personnages, entouré d’une sorte d’alter égo féminin qui sera le fil rouge de la pièce. Au-delà de cette histoire, c’est l’univers de cet auteur qui a été édité après sa mort que l’on découvre, sa femme faisant revivre sa mémoire à travers ses écrits.

Faisant la mise en scène aussi, ce qui m’a intéressé était de mettre sur le plateau, avec les mots de l’auteur, la rencontre qu’il a eue avec sa femme Nadia. Ce n’est pas leur vie calquée, mais l’histoire s’en inspire. Il a rencontré sa femme autours d’une machine à écrire et d’une voiture de course. Je me suis attaché à essayer de faire revivre cette magie. La rencontre d’un homme et d’une femme dans un monde imaginaire, qui est l’écriture, le roman, la passion des mots.

5/ Plus généralement, vous êtes un artiste aux multiples casquettes. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

C’est un métier mais aussi une passion. J’aime créer, me retrouver avec une équipe sur un plateau de théâtre, m’enfermer dans un lieu pour essayer de travailler sur une pensée et des mots d’un auteur.

Puis, en même temps, cela permet de s’amuser, au premier abord on dit jouer. J’aime être avec une équipe et essayer de refaire des morceaux de vie, ce qui est plutôt intéressant. C’est agréable d’en faire son métier, d’aller travailler en jouant.

La passion des auteurs, la rencontre, la discussion, c’est plutôt délicieux.

6/ Pour finir, que dire à nos lecteurs pour les encourager à venir vous voir sur scène début avril ?

Poussez la porte d’un théâtre, osez la création. Ca peut faire peur d’aller voir un auteur que personne ne connait, ce que je peux comprendre mais, en même temps, c’est l’occasion de se laisser surprendre.

 Comme dirait l’auteur, « l’expérience passée n’est rien d’autre qu’une habitude qui t’empêche d’être libre, un chemin bien connu que tu choisiras systématiquement au détriment de celui qui t’est inconnu ». Choisissez donc un chemin sur les auteurs vivants qui ne sont pas connus, cela permet tout de suite après d’aller voir un auteur connu, comme cela vous vivrez les deux expériences.

Ce fut un plaisir, David, de nous entretenir avec vous !

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Raphaëlle Lenoble évoque sa pièce de théâtre "Gros mensonges entre amis" !

7 Mars 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Bonjour Raphaëlle,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous serez sur la scène de L’Auguste Théâtre à partir du 19 mars avec la pièce « Gros mensonges entre amis ». Comment présentez l’histoire ? Quelles thématiques y sont abordées?

Sacha Guitry a, en fait, écrit ce que l’on appelle des pièces en un acte, d’une durée chacune de 15 à 20 minutes. Nous avons eu l’envie de monter ces pièces, qui ne sont pas souvent jouées pour la plupart.

Nous en avons choisies 3, qui tournent autour d’un thème principal, le mensonge. D’où le titre que le metteur en scène a inventé. Nous avons également ajouté un texte de Jean Cocteau en introduction, « Le menteur ». Des surprises font le lien entre les différentes œuvres, mais je ne vous en dis pas plus.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de vos personnages ? Comment les décrieriez-vous ?

Je joue dans les deux dernières œuvres, « Villa à vendre » et « Une paire de gifles ». Les deux personnages que j’interprète sont très différents.

Dans la première pièce, je joue une grande bourgeoise qui vit à Joinville, dans une maison qui lui appartient. Elle s’y retrouve seule avec sa bonne, elle est complètement déprimée car elle n’arrive pas à vendre cette villa. Ce n’est pas vraiment dit dans la pièce, mais on le suppose, elle est ruinée et a donc vraiment besoin de cette vente. Elle va recevoir un couple de potentiels acheteurs et va tenter de les manipuler. Mais…tel est pris qui croyait prendre !

Dans « Une paire de gifles », c’est complètement différent. J’y interprète une femme qui a un amant. On suppose qu’elle aime beaucoup les hommes et que son mari le sait. Il va donc se jouer de cette femme et de son amant. Le naif n’est pas toujours celui que l’on croit…

Ce fameux trio amant – femme – mari fonctionne toujours très bien au théâtre.

3/ Vous avez déjà joué cette pièce avec succès notamment l’année dernière. Quelles sont, selon vous, les clés de son succès ? Pourquoi plait-elle autant aux spectateurs ?

Guitry est un auteur intemporel, comme Feydeau ou Molière. Il n’a absolument pas vieilli, à la fois dans les thématiques abordées mais aussi dans l’écriture.  Ses personnages ne sont pas simplement des poseurs ou des faiseurs de bons mots, ce sont des hommes et des femmes qui poussent leurs faiblesses à l’extrême pour se croire un instant les plus forts.

Beaucoup de gens nous disent avoir aimé la pièce  parce que le parti pris de la mise en scène de Lionel Fernandez est un peu différent de la façon dont ces pièces se montent habituellement. Nous apportons un peu notre touche personnelle !  En plus, scoop, on pousse la chansonnette ;-)

4/ La structure particulière de cette œuvre, 3 pièces en 1 acte, implique-t-elle une adaptation de votre part, en termes de jeu ou de préparation notamment ?

C’est un exercice un peu différent parce que, comme je vous le disais, je joue deux personnages. Donc le travail de concentration est différent, d’autant plus que j’enchaine deux pièces.

Il faut donc switcher très rapidement, oublier ce qui vient de se passer pour tout de suite se remettre dans une autre énergie. C’est la seule chose qui change mais, en même temps, c’est très agréable.

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je tourne depuis début août un long métrage, « Réconciliation », le premier long-métrage de Freddy Mouchard, avec qui j’avais tourné deux publicités il y a quelques années et on avait très envie de re-travailler ensemble.

J’y joue une Cathare, pendant l’inquisition, à Montségur, dans les Pyrénées. J’interprète également deux autres rôles car je représente la femme à travers le temps. Il nous reste encore les scènes en studio à tourner à Paris, pour une sortie espérée en mars 2018 au cinéma, si tout se passe bien.

C’est un très beau film et je suis ravie d’en faire partie.

6/ En conclusion, que dire à nos lecteurs pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

Si vous avez envie de découvrir ou de redécouvrir Guitry, ce sont des pièces que les gens n’ont pas l’habitude de voir monter. Et c’est une création originale !

Vous allez passer un bon moment, vous allez rire, dans un joli petit théâtre de 90 places.

Nous sommes une super équipe, nous nous entendons tous très bien, cela se ressent sur scène. Nous prenons beaucoup de plaisir à vous faire rire !

Satisfait, ou remboursé J

Vous pouvez venir nous voir aux dates suivantes : 

En mars : Dimanche 19 / Mardi 21 Mars / Lundi 27 / Mardi 28 
En avril :  Lundi 3 / Mardi 4 / Lundi 17 / Mardi 18 / Vendredi 21 / Dimanche 23 
A 21H y compris les dimanches
 

Ce fut un plaisir, Raphaëlle, d’effectuer cet entretien avec vous !

Merci ! Plaisir partagé !

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