De miel et de sang : Selma Kouchy évoque la fiction inédite diffusée ce samedi 1er octobre sur France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

© François LEFEBVRE - FTV

 

Bonjour Selma,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Ce samedi soir, nous pourrons vous retrouver en prime sur France 3 dans la fiction inédite « De miel et de sang ». Avant de revenir plus en détails sur ce téléfilm et votre personnage, on imagine déjà, à titre personnel, le plaisir et la joie que cela a dû être pour vous de participer à cette belle aventure ?

Effectivement, quand Lou Jeunet m’a proposé le rôle lors de notre rencontre, j’ai été ravie immédiatement. D’abord par son approche et son explication du personnage parce que c’était effectivement le rôle d’Anaïs Portal, une apicultrice, terrienne, femme forte mais, à la fois fragile et un petit peu trouble. Donc j’ai tout de suite rêvé de jouer ce rôle et ça a été un très très beau tournage, une très belle expérience pour moi.

En plus, le tournage a eu lieu dans une très belle région et vous êtes entourée d’un casting très sympathique…

Oui, oui, une chance incroyable ! C’est un polar, un policier, avec Nicolas Gob et Léa François. Pour ma part, plus proches aux niveaux des personnages, Eva Darlan, Sarah Saidi qui fait ma fille, ainsi que Kim Higelin. Donc, oui, un casting de camarades avec qui ça a été un plaisir de jouer.

 

© François LEFEBVRE - FTV

 

Vous y interprétez, vous l’avez dit, Anaïs Portal, qui avait tragiquement perdu son mari dans un accident de bus quinze ans auparavant. Quelles ont été vos sources principales d’inspiration au moment de rentrer dans la peau de ce personnage ?

Alors, j’ai eu la chance en fait que le principe même du personnage m’aide beaucoup à rentrer en elle parce qu’elle est apicultrice. Vous l’avez dit, il y a des décors extraordinaires et nous avons tourné dans une miellerie. D’ailleurs, mon personnage dit à un moment donné « j’ai les mains dans le miel comme je les aies dans le cambouis ». Ça a été pour moi, vraiment, la trame du personnage…se fondre dans cette femme qui travaille, qui gère son entreprise, seule donc depuis le décès de son mari, qui ne compte pas ses heures mais c’est un travail de passion aussi. Ça a été une découverte, pour moi, de rentrer dans ce personnage avec ce milieu du miel. J’ai eu la chance d’être coachée par des apiculteurs de la miellerie de Sainte-Victoire, qui ont d’ailleurs été avec nous jusque sur le plateau bien évidemment parce qu’il y a vraiment des scènes que l’on a tournées avec des ruches, où ils nous ont prêté leur rucher. Avec donc ouverture des cadres…Il a fallu être coachée et j’ai pu moi-même tourner les séquences avec les abeilles. Donc c’était beaucoup de concentration pour être à la fois dans le personnage et dans l’actif, dans les vrais gestes pour essayer de transcrire au mieux ce qu’est ce métier incroyable. Evidemment avec toute la charge de la fiction à côté de cela, on a voulu retranscrire au mieux et le plus vrai possible ce métier.

C’est vrai qu’elle a un parcours de vie qui n’est pas si simple que cela à porter….Artistiquement, cela permet une diversité de palettes de jeu…

Oui, ce personnage est trouble et, en même temps, je le disais, c’est une femme forte. On est véritablement à la maison, trois générations de femmes vivent sous le même toit, la mère de mon défunt mari, moi-même et ma fille, avec évidemment tous les chocs générationnels que cela entraine. Donc il lui faut ménager sa fille qui est une ado, qui vit dans ce petit village où il y a beaucoup de passé, beaucoup de non-dits et qui veut en sortir, donc c’est le regard de la mère qui voit son enfant partir et qui, en même temps, peut comprendre et qui, peut-être, regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt. Et, en même temps, l’envie, elle, de rester où elle est parce que sa vie est dans ce village. Elle ne veut pas laisser non plus sa belle-mère, à qui elle a repris l’entreprise, elle veut continuer son travail. Donc, oui, il y a beaucoup d’émotions, il faut essayer de faire en sorte que le téléspectateur puisse les ressentir et puisse s’identifier à ce que ça peut être d’être une femme seule qui travaille et qui élève sa fille.

 

© François LEFEBVRE - FTV

 

Elle travaille dans le milieu de l’apiculture, on l’a dit. Etait-ce un domaine que vous connaissiez ? Ou sur lequel vous vous êtes peut-être davantage renseignée en amont du tournage ?

Bien sûr ! J’ai la chance, en fait, d’avoir 3 à 4 ruches dans mon jardin. Ce n’est pas moi qui m’en occupe, ce n’est pas moi qui récolte mais j’ai l’habitude de ce milieu. Quand on s’est rencontrées avec Lou, évidemment une des premières questions a été de savoir si j’avais peur des abeilles et si je suis allergique aux piqûres. C’était très important de savoir cela, étant donné qu’elle voulait au maximum tourner des scènes avec la comédienne qui serait choisie, sans avoir besoin de doublure. Du coup, je lui ai dit que je n’avais pas peur et que je n’étais pas allergique. Donc, oui, je n’étais pas totalement novice mais, dans la miellerie, j’ai eu une demi-journée, avant le tournage, avec les apiculteurs de la région pour manipuler les fameux cadres. Ils m’ont expliqué qu’il fallait, le jour du tournage, éviter de porter du parfum, ne pas s’affoler ou s’angoisser et puis s’éloigner du plateau dès qu’on sentait une émotion forte ou une peur un panique monter. Pour éviter qu’elles ne le sentent et puis possiblement qu’elles n’aient pas envie de nous piquer. Mais cela n’a pas été le cas, ça s’est très bien passé. La production avait aussi, de toute façon, mis en place tout un protocole, l’équipe était aussi en combinaison, il y avait un médecin sur le plateau donc nous étions dans des conditions de sécurité totale.

 

© François LEFEBVRE - FTV

 

C’est, en tout cas, une fiction très riche, intense en rebondissements, en suspense mais aussi forte en émotions, où des thèmes très variés sont abordés….

Oui, tout à fait ! Le point de départ est un meurtre lié aux abeilles, ce qui va engendrer la venue au village d’un membre de l’OCLAESP, l’Office Centrale de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique. C’est un membre de la police judiciaire que l’on connait moins et qui a trait à l’ensemble des atteintes qui peuvent être portées à la santé publique ou à l’environnement. Ce personnage qui va revenir est, en fait, un ancien enfant du village, de là vont en découler des rebondissements par rapport au passé. Il avait quitté le village après un accident qui avait plongé le lieu dans la douleur. Tout cela va remonter, sous fond d’intrigue du meurtrier à retrouver donc, oui, c’est très riche en émotions et en rebondissements.

On le voit très largement tout au long du téléfilm, les images sont magnifiques, alternant notamment des plans larges et des gros plans, pour permettre aux téléspectateurs une plus grande immersion encore.

Oui, c’est le fabuleux travail de Lou Jeunet, la réalisatrice, qui voulait montrer effectivement cette sublime région dans laquelle nous étions. Nous avons tourné entre Aubagne et Aix. On a eu un temps, en plus, magnifique, on a fait beaucoup beaucoup d’extérieurs avec les abeilles. Lou tenait à cette atmosphère de village comme point de départ et elle a réussi à montrer cela merveilleusement, avec son chef opérateur aussi, sans oublier toutes les équipes sur place. Oui, je crois que ça rend un film superbe !

 

© François LEFEBVRE - FTV

 

En conclusion, quels sont vos autres projets et actualités du moment ?

Il va y avoir aussi la diffusion d’un « Meurtres à Nancy » le 15 octobre prochain, dans lequel je joue une commissaire-priseur, donc rien à voir et c’est la chance de ce métier de passer d’un rôle à un autre, de pouvoir s’immerger dans des domaines complètements différents, de découvrir des choses que je ne connaissais pas particulièrement non plus. C’était une grande chance, d’un commissaire-priseur, on a plutôt l’image d’un monsieur en costume et, là, retrouver une femme dans ce rôle, c’était un vrai plaisir. J’ai beaucoup de chance d’avoir tourné ces deux projets, je suis très heureuse !

Merci, Selma, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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